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Projet de loi relative à la construction de laboratoires et de bureaux de l’Administration des services techniques de l’agriculture à Gilsdorf 1 TEXTE

MINISTÈRE DE LA MOBILITÉ ET DES TRAVAUX PUBLICS DÉPARTEMENT DES TRAVAUX PUBLICS ADMINISTRATION DES BÂTIMENTS PUBLICS © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Projet de loi relative à la construction de laboratoires et de bureaux de l’Administration des services techniques de l’agriculture à Gilsdorf 1 TEXTE DU PROJET DE LOI Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Le Conseil d'État entendu ; Vu l'adoption par la Chambre des Députés ; Vu la décision de la Chambre des Députés du ... et celle du Conseil d'État du ... portant qu'il n'y a pas lieu à second vote ; Avons ordonné et ordonnons : Art. 1er. Le Gouvernement est autorisé à procéder à la construction de laboratoires et de bureaux pour l’Administration des services techniques de l’agriculture (ASTA) à Gilsdorf. Art.

  1. Les dépenses engagées au titre du projet visé à l’article 1 er ne peuvent pas dépasser le montant de 74 820 000 euros. Ce montant correspond à la valeur 1 149,68 de l’indice semestriel des prix de la construction au 1er octobre
  2. Déduction faite des dépenses déjà engagées par le pouvoir adjudicateur, ce montant est adapté semestriellement en fonction de la variation de l’indice des prix de la construction précité. Art.
  3. Les dépenses visées à l’article 2 sont imputables à charge des crédits du Fonds d'investissements publics administratifs. 2 III. PROGRAMME DE CONSTRUCTION L’Administration des services techniques de l’agriculture (ASTA) dépend du Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Viticulture. La majorité de la division des laboratoires de contrôle et d’essais est actuellement hébergée à Ettelbruck. L’effectif est de 50 personnes avec une évolution future vers 58 personnes. Le programme de construction de la nouvelle structure prévoit notamment les locaux suivants : Utilisation commune : - structure centrale de réception d’échantillons avec guichet et dépôt de nuit locaux de préparation et de conservation des échantillons bibliothèque et salles de réunions vestiaires avec sas hygiénique locaux d’archives et de dépôts 40 emplacements pour les véhicules de service, des visiteurs et du personnel 40 emplacements pour vélos Service d’analyse du lait : - laboratoire d’analyses du lait cru laboratoire d’analyses de biochimie et microbiologie bureaux Service d’analyse d’engrais, d’aliments pour animaux et d’alcools : - laboratoire d’analyses des aliments pour animaux laboratoire d’analyses des engrais laboratoire d’analyses des eaux de vie bureaux Service d'analyse des fourrages : - laboratoire d’analyses des fourrages bureaux Service de contrôle et d'analyse des semences : - laboratoire d’analyses des semences salles PCR (réaction de polymérase en chaine) bureaux Service de pédologie : - laboratoire d’analyses chimique des sols laboratoire d’analyses physique des sols laboratoire d’analyses écologie des sols local de cartographie bureaux 1 Service de coordination et de support : - local vaisselle laboratoire de métrologie bureaux conciergerie 2 IV. PARTIE TECHNIQUE
  4. Parti urbanistique 1.1 Implantation Le terrain de construction d’une superficie d’environ 0,49 ha se situe sur le territoire de la Commune de Bettendorf, au campus du nouveau Lycée technique agricole (LTA), mis en service en septembre
  5. Ce terrain au versant nord du lieu-dit « Kréiwénkel » à proximité de la limite communale entre Bettendorf et Diekirch se situe en zone de bâtiments et d’équipements publics (BEP) du plan d’aménagement général (PAG) de la Commune de Bettendorf. 1.2 Accessibilité L’entrée au site se fait par la route d’accès, raccordant la route N14 au campus du LTA moyennant le nouveau giratoire. Un chemin carrossable, projeté en contrebas du parking des enseignants du lycée, mène vers l’entrée du bâtiment de l’ASTA. Au pied du bâtiment, une cour de service offre des places de stationnement pour visiteurs, voitures de service et une partie du personnel. Au sous-sol du bâtiment, un maximum d’emplacements supplémentaires sont aménagés. Une connexion piétonne est prévue depuis le nouveau chemin piétonnier venant de la rue Merten à Diekirch et également depuis la route N14, sur laquelle des arrêts de bus sont aménagés. Une nouvelle piste cyclable, projetée par l’Administration des ponts et chaussées à l’extrémité nord-ouest, permet également d’accéder à vélo au site depuis Diekirch et Ettelbruck. Le bâtiment est accessible de chaque côté par les services de secours. © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan de situation 1
  6. Parti architectural 2.1 Concept urbanistique et spatial Bien que situé dans la localité de Gilsdorf, le bâtiment surplombe la Ville de Diekirch. Typique d’une construction à flanc de coteau, une partie du volume est enterrée dans le terrain. Due à sa volumétrie compacte, le gabarit de quatre niveaux s’intègre harmonieusement dans le paysage rural environnant. Aux côtés nord, est et ouest le corps principal du bâtiment est dégagé du terrain environnant et s’ouvre vers la vallée de la Sûre, tandis que sur son flanc sud, le rez-de-chaussée (niveau N-00) et son annexe sont encastrés dans la pente. Le sous-sol (niveau N-01) est entièrement enterré. Autour du bâtiment, des murs de soutènement retiennent le terrain sur trois côtés afin de créer une cour d’accès et de service. © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan d’implantation 2 2.2 Concept fonctionnel Le bâtiment est desservi verticalement par deux noyaux de circulations comprenant chacun une cage d’escalier et un ascenseur : un noyau au nord, proche de l’entrée principale et l’aile des bureaux, et l’autre au sud, en relation avec les laboratoires et les locaux annexes. Le bâtiment comporte un niveau souterrain N-01 regroupant principalement des locaux techniques, des vestiaires avec douches et des emplacements pour vélos et véhicules. Au niveau du rez-de-chaussée sont organisés les locaux d’utilisation commune tels que l’accueil, une salle de réunion et des locaux techniques. L'entrée, avec la réception et l'accès à la cage d'escalier principale, se trouve du côté nord. Le centre de réception de l'ASTA, avec la zone d’enregistrement et de préparation des échantillons, est situé du côté est. Ces locaux donnent sur la cour extérieure, profitant d’un éclairage naturel. D’ici, les échantillons livrés sont distribués à l'aide des ascenseurs dans les différents laboratoires situés aux étages. Les locaux qui nécessitent un accès direct vers l’extérieur, tels que les locaux techniques et les locaux de raccordements, l’atelier ainsi que les locaux de déchets et de produits à évacuer, sont orientés vers la cour à l’ouest. Une annexe avec accès direct vers la cour de service se trouve contre le mur de soutènement au sud du bâtiment. Cette aile abrite notamment le transformateur, l’entrepôt de gaz liquéfiés et une zone avec douches hygiéniques. Tous les laboratoires de l’ASTA ainsi que les bureaux correspondants sont organisés de manière analogue sur trois niveaux. Le noyau de circulation vertical, avec la cage d’escalier principale, donne accès à la zone de laboratoire du côté sud et à la zone de bureaux du côté nord, tout en assurant une séparation des deux entités. 3 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan de principe d’un étage La zone administrative regroupe notamment des bureaux, des salles d’archives et une bibliothèque. Située le long de la façade nord, cette zone profite de l’éclairage naturel et offre une vue dégagée vers Diekirch. Dans la zone d’analyses, tous les laboratoires sont organisés selon un module régulier et accessibles par un couloir central nord-sud, formant des plateaux de laboratoires à deux ailes symétriques. Chaque aile comporte trois axes de laboratoires reliés entre eux afin de garantir une flexibilité maximale et des chemins courts pour le transport des échantillons. Les zones de laboratoires pour travaux d’analyse sont placées en retrait par rapport à une zone de documentation située le long de la façade. À chaque niveau, une zone d’archivage et des locaux techniques sont organisés dans le noyau de circulation secondaire situé au sud du bâtiment. Le niveau N+04 comporte une partie des installations techniques du bâtiment. 2.3 Architecture Le bâtiment se caractérise par sa forme compacte et son architecture sobre permettant de s’intégrer dans le voisinage. Le rez-de-chaussée est démarqué par rapport aux étages et figure comme socle sur lequel repose le volume des laboratoires et bureaux. Les façades nord, est et ouest sont percées par des ensembles de fenêtres à rythme régulier. Les grandes parties vitrées assurent un apport généreux en lumière naturelle et offrent aux occupants des vues panoramiques vers la vallée de la Sûre. La façade sud, orientée vers le versant, est entièrement recouverte de panneaux photovoltaïques. La toiture traitée comme cinquième façade, porte une partie des installations techniques du bâtiment. Etant donné que le bâtiment est bien visible depuis les versants avoisinants tel que le Herrenberg, il était important à ce que les installations techniques soient cachées sous les panneaux photovoltaïques couvrant l’ensemble de la toiture. À l’intérieur, des dalles de planchers sans poutres permettent une grande flexibilité d’aménagement des locaux et le passage libre des réseaux techniques. 2.4 Choix des matériaux Les matériaux utilisés correspondent aux critères de qualité tels que : - Bonne résistance à l’usure et bon vieillissement dans le temps ; Durabilité et matériaux écologiques ; Conformité au concept énergétique ; Entretien facile. Eléments structurels : - Poteaux, voiles, dalles et poutres en béton vu. 4 Façades : - Façade ventilée, isolée et recouverte de panneaux ; Protection solaire par stores mobiles à lamelles perforées orientables; Façade sud entièrement couverte de panneaux photovoltaïques. Toiture : - Complexe d’étanchéité sur couche d’isolation, lestée partiellement par une couche de gravier ; Structure autoportante pour supporter les panneaux photovoltaïques ; Complexe de toiture isolé et végétalisé sur l’annexe. Revêtements de sols : - Laboratoires : revêtement sans joints et résistant aux contraintes physiques et chimiques ; Bureaux : carrelage ; Pièces humides et cuisines : carrelage ; Locaux techniques : résine synthétique ; Sous-sol : résine synthétique. Revêtements muraux : - Laboratoires : enduit de plâtre, plaque de plâtre ; Bureaux : système de cloison avec finition en peinture ; Pièces humides et cuisines : carrelage ; Couloirs : enduit de plâtre, béton vu ; Cages d’escaliers : béton vu. Plafonds : - Laboratoires : béton vu, avec réseaux techniques en apparent ; Circulations : faux plafond en plaques de plâtre, métal déployé ; Bureaux : béton vu avec panneaux acoustiques suspendus. Alentours : - Chemins de circulation pour véhicules, chariots d’échantillon : revêtement asphaltique Chemins piéton : pavés Plantations périphériques 5
  7. Parti constructif 3.1 Fondations Afin de profiter du terrain naturel en forte pente, le rez-de-chaussée est semi-enterré et un terrassement avec un mur de soutènement est nécessaire sur la partie sud. Le bâtiment repose sur un système de fondations composé de semelles isolées sous les piliers et de fondations filantes sous les voiles. Un blindage du type « paroi berlinoise » est prévu du côté sud pour soutenir les terres du terrain en pente. 3.2 Structures La structure du bâtiment est conçue principalement d’un système d’éléments porteurs avec poteaux, voiles et dalles en béton armé. En général, toutes les dalles sont de type plat, sans poutres, et seulement à l’endroit des grands percements comme notamment pour des gaines techniques, des sur-poutres ou poutres pour rigidifier les bords des dalles, sont prévues. Le bâtiment est contreventé par les deux noyaux formant les cages d’escaliers et d’ascenseurs ainsi que par des voiles en béton armé continus à travers tous les étages.
  8. Concept énergétique et développement durable Le projet s’inscrit dans la stratégie de l’État de réaliser des constructions durables, respectueuses de l’environnement et à faible consommation énergétique. Cet objectif est notamment atteint par : - 4.1 un concept énergétique minimisant les consommations énergétiques ; une construction durable respectant des critères écologiques ; l’utilisation des énergies renouvelables ; la réduction de la consommation des eaux et la rétention des eaux pluviales ; une volumétrie compacte. Consommation en énergie et performances thermiques La qualité de l’enveloppe thermique est conçue de manière à répondre à la classe d’isolation thermique A pour bâtiments fonctionnels suivant le règlement grand-ducal du 9 juin
  9. Étant donné que les laboratoires fonctionnent avec un débit d’air neuf très élevé, de l’ordre de 7 renouvellements d’air par heure, les besoins en chauffage sont à priori importants. Néanmoins, le système de production d’énergie thermique très performant, permettant une récupération de 6 chaleur sur la production de froid, limite la consommation annuelle en chauffage à environ 23 kWh/m
  10. Au vu des débits d’air et des charges calorifiques des appareils de laboratoires, les besoins en refroidissement sont également élevés. La consommation annuelle électrique pour le refroidissement est de 190’000 kWh, ce qui correspond à une consommation électrique annuelle pour le refroidissement de 66 kW/m2 pour les laboratoires, y inclus les appareils et de 8,5 kW/m2 pour les bureaux. La structure massive en béton du bâtiment présente une grande inertie thermique qui permet d’emmagasiner la chaleur provenant des charges calorifiques importantes des laboratoires, auxquelles s’ajoutent en été les charges calorifiques dues à l’ensoleillement. Les dalles et poteaux en béton agissent comme accumulateurs et régulateurs de la température. Les fenêtres équipées d’un triple vitrage sont dimensionnées afin d’éviter une surchauffe des locaux. Des protections solaires extérieures réglables, constituent une protection supplémentaire contre la chaleur estivale. 4.2 Ventilation naturelle Afin d'établir un lien plus direct avec l'extérieur, tous les locaux destinés au séjour prolongé tels que bureaux et laboratoires disposent d'ouvrants manuels permettant une ventilation naturelle. Dans la zone de laboratoires, les ouvrants sont verrouillables à clé au cas où un contact avec l’atmosphère extérieure n’est pas souhaitable lors des procédures d’analyse. 4.3 Éclairage naturel Grâce aux larges ouvertures vitrées en façade, les postes de travail profitent directement de l’éclairage naturel. Pour garantir le confort visuel en été, les stores extérieurs sont perforés dans leur partie inférieure ce qui permet aux occupants de maintenir un lien avec l’extérieur pendant que les stores sont baissés en journée. Des lamelles orientables dans la partie haute assurent un maximum d’éclairage naturel du local, tout en se protégeant contre les charges calorifiques solaires de l’été. 4.4 Énergies renouvelables Une installation d’énergie solaire recouvre toute la toiture et une partie de la façade sud du bâtiment. Une partie substantielle de l’électricité est générée par les panneaux photovoltaïques tandis que des panneaux solaires thermiques permettent de réduire la consommation en chauffage. Une partie des charges calorifiques internes des laboratoires est récupérée et stockée au soussol dans des ballons tampons, et sous le bâtiment moyennant un collecteur horizontal. L’énergie emmagasinée sert à chauffer le bâtiment par une pompe à chaleur. 7
  11. Installations techniques 5.1 Installation de chauffage, de climatisation et de ventilation Les centrales techniques du bâtiment sont principalement situées au sous-sol. Une centrale technique de ventilation pour la reprise d’air des laboratoires est installée en toiture. En principe, l’exploitation des installations de production de chaud et de froid dépend des charges climatiques. En hiver, la température extérieure conditionne l’utilisation des installations de chauffage. En été, ce sont les charges internes qui déterminent l’utilisation des installations frigorifiques. 5.1.1 Installation de chauffage et de froid La production d’énergie thermique est destinée à assurer le chauffage et le refroidissement du bâtiment. Elle est assurée par un système de récupération calorifique efficiente composée de: - 2 pompes à chaleur eau / eau réversibles pour la production de froid ; 2 réservoirs tampons pour le circuit froid ; 2 réservoirs tampons pour le circuit chaud ; 2 tours de refroidissement ; 1 collecteur géothermique d’environ 1'800 m2 ; 1 production de chaleur à haute température d’appoint. En période de chauffe, les laboratoires et les bureaux ont des charges internes estimées en moyenne à 30 W/m² dépassant les besoins de chauffage en journée. Le surplus en charge calorifique, surtout généré par les appareils des laboratoires émettant une puissance calorifique importante, doit être refroidi même en période froide. Cette énergie thermique est entre-stockée dans le collecteur géothermique horizontal en-dessous du bâtiment pour être récupérée par les pompes à chaleur pour les besoins de chauffage pendant la nuit. En été, les pompes à chaleur réversibles fonctionnent en machines frigorifiques avec les deux tours de refroidissement en toiture. La production de chaleur à haute température assure d’un côté la production d’eau chaude sanitaire en combinaison avec une installation de panneaux solaires thermiques pour maximiser le recours à des énergies renouvelables et d’un autre côté le chauffage du bâtiment en période de très grand froid à des moments où les charges internes sont insuffisantes. La production thermique alimente : - les ventilo-convecteurs en allège pour chauffer et climatiser les bureaux ; les ventilo-convecteurs en plafond pour chauffer et climatiser les laboratoires ; les groupes de ventilation ; les radiateurs des pièces annexes. 8 5.1.2 Installation de ventilation Le système de prétraitement de l’air frais avec récupération d’énergie moyennant l’intermédiaire d’un échangeur de chaleur enterré dans le sol est également intéressant pour la ventilation des laboratoires qui fonctionne uniquement avec de l’air frais extérieur. Les puissances des installations de froid et de chaud sont diminuées grâce à l’installation d’un système de tuyaux enterrés utilisant la terre comme réservoir de chaleur. Plusieurs groupes de ventilation sont prévus pour extraire l’air notamment : - des paillasses de travail ; des armoires chimiques ; des broyeurs ; des bureaux ; du sous-sol ; des sanitaires et vestiaires. Tous les groupes fonctionnent avec 100 % d’air neuf et une récupération d’énergie de 75 %. 5.2 Installations sanitaires L’alimentation en eau potable est organisée en deux zones : - la zone de bureaux ; la zone de laboratoires, alimentée également en eau déminéralisée. L’évacuation des eaux usées des laboratoires est traitée par une installation de neutralisation avant d’être rejetée dans le réseau d’eau usée. Un réseau d’assainissement séparatif pour l’eau pluviale est également prévu. Équipements sanitaires Les lavabos, toilettes et éviers sont en céramique de type suspendu. Les urinoirs prévus sont de type « sans eau ». Les armatures et la robinetterie sont de type « économiseur d’eau ». Protection incendie La protection incendie est réalisée par des hydrants extérieurs, robinets d’incendie armés (RIA) et des extincteurs portatifs. La pression dans le réseau d’eau potable de la commune ne permet pas d’assurer le débit en eau incendie. Par conséquent, un réservoir d’eau avec surpresseurs incendie est prévu pour alimenter les besoins des hydrants extérieurs et des RIA. 9 5.3 Installations électriques 5.3.1 Installations moyenne tension Le bâtiment est alimenté en énergie électrique par un nouveau poste de transformation situé à l’extérieur du bâtiment principal, au rez-de-chaussée de l’aile annexe, facilement accessible depuis la cour. La puissance nominale du transformateur est estimée à 1’000 kVA. 5.3.2 Installations basse tension et courant fort Groupe électrogène En cas de panne du réseau électrique du distributeur local, un groupe électrogène de secours d’une puissance électrique nominale de 500 kVA est prévu pour alimenter les installations importantes telles que : - une partie de l'éclairage ; l'éclairage de secours ; les installations techniques de sécurité ; certains équipements de laboratoires ; une partie de la ventilation et de la production de froid ; les ascenseurs ; le réseau « no-break » ; les appareils de laboratoire (autoclave, hottes, frigos, etc.). Ainsi, une alimentation sans coupure du type « no-break » est prévue pour l’alimentation de l’ensemble des équipements informatiques et des équipements sensibles des laboratoires. L’installation est raccordée au réseau secouru par le groupe électrogène. Distribution électrique Un tableau général basse tension (TGBT) divisé en trois réseaux « normal », « secours » et « nobreak » est installé au rez-de-chaussée du bâtiment et est accessible depuis la cour. En cas de panne du réseau normal, le tableau est alimenté par le groupe électrogène de secours sur lequel sont raccordés les installations qui devront être secourus. Afin de maintenir trois réseaux séparés, des tableaux secondaires complètement séparés pour le réseau non-secouru et le réseau secouru sont prévus. Pour chaque tableau, une réserve tant au niveau puissance qu’au niveau encombrement est prévue. Câblage, gainage et chemins de câbles Les câbles appartenant aux installations de sécurité et au réseau secouru sont installés dans un réseau de chemins et d'échelles à câbles séparés, garantissant une suspension de câbles pendant au moins 90 minutes en cas d'incendie. Afin de permettre une flexibilité pour des aménagements futurs, les échelles et les chemins à câbles ont une capacité de réserve. Éclairage L’éclairage du bâtiment se fait séparément pour chaque pièce. Le niveau d’intensité lumineuse est adapté au besoin du local et en fonction du type d’activité. L’éclairage est commandé à partir 10 d’une gestion technique centralisée (GTC) et réglé en fonction des besoins. Ce système de commande permet une grande flexibilité lors de réaménagements futurs. Afin de réduire les consommations d’énergie, le bâtiment est équipé de la technologie LED. Pour optimiser les consommations d’énergie, la commande de l’éclairage est manuelle pour les bureaux et les laboratoires. Les sanitaires, couloirs et cages d’escaliers sont équipés de détecteurs de présence et de mouvement. L’éclairage de secours est assuré par un système à batterie centralisée afin de garantir une luminosité minimale règlementaire sur tous les chemins de fuite. L’éclairage extérieur, réalisé également en LED, est en conformité avec les lignes directrices du guide d’orientation concernant la réduction de la pollution lumineuse, élaborées par le Ministère de l’Environnement, du Climat et du Développement durable. Installation photovoltaïque La toiture et la façade sud sont complètement recouvertes de panneaux photovoltaïques avec 900 m2 en toiture et 300 m2 en façade, avec une puissance crête totale de 270 kWc. Cette installation permet de couvrir environ 65 % des besoins électriques annuels du bâtiment. Des onduleurs placés en toiture injectent le courant produit dans le réseau interne du bâtiment pour être directement consommé. 5.3.3 Installations courant faible Installation de détection incendie L’ensemble des locaux du bâtiment est équipé d'une installation de détection incendie automatique. Des détecteurs sont placés dans tous les locaux et adaptés aux risques. L'alarme est transmise par sirènes reparties dans tout le bâtiment. De plus, des signaux lumineux sont prévus dans les locaux à activités bruyantes. La centrale incendie asservit tous les équipements impliqués notamment l’installation de ventilation, les ascenseurs, les clapets et les portes coupefeu. Réseau de communication et téléphonique Une centrale téléphonique à postes fixes est prévue dans la zone administrative et la zone laboratoires. Une installation de couverture pour le réseau de radiocommunication numérique « Réseau National Intégré de Radiocommunication » (RENITA), dédié aux services de sécurité et de secours du Grand-Duché de Luxembourg, y est également prévue. Contrôle d’accès Un système de contrôle d'accès avec carte personnalisée est prévu. Le type de contrôle d’accès varie en fonction du degré de sécurité des locaux. 11 5.4 Installation ascenseurs Le bâtiment est équipé d’un ascenseur pour le transport de personnes et d’un ascenseur pour le transport de matériel de laboratoire. 5.5 Installations techniques spéciales Le bâtiment abrite notamment les laboratoires de biologie moléculaire, de chimie ainsi que les locaux annexés avec leurs équipements spécifiques. Les échantillons sont livrés et enregistrés dans la réception centrale au rez-de-chaussée. Ils sont préparés (séchés et broyés) dans une zone adjacente avant d'être distribués aux étages pour analyse. Extraction et aspiration d’air Les laboratoires prévus pour le travail avec des produits chimiques sont équipés de hottes d’extraction. Les produits chimiques utilisés quotidiennement sont stockés dans des armoires de sécurité raccordées à un système d’extraction d’air vicié. La ventilation fonctionne en continu. D’autres espaces de travail nécessitant une aspiration spécifique profitent d’un système d’aspiration d’air ponctuelle flexible et réglable individuellement. Dans les locaux à fort dégagement de poussière, des postes de travail spéciaux « anti - poussière » offrent une protection individuelle tout en empêchant la propagation de poussière dans les salles de laboratoires adjacentes. Fluides et gaz Pour certains fluides et gaz dont notamment l’eau déminéralisé, l’air comprimé et l’argon, un approvisionnement centralisé des laboratoires est prévu. La centrale conditionnée en bouteilles se trouve à l’extérieur du bâtiment dans la cour, accessible pour les livraisons. Les fluides et gaz spéciaux tels que l’eau ultra pure et le gaz pur sont installés de façon décentralisée. Notamment l’alimentation en gaz purs est réalisée à partir de bouteilles à gaz comprimé, logées dans des armoires de sécurité. Ces armoires sont localisées dans les laboratoires ou dans les locaux techniques associés aux laboratoires. Pompes à vide Dans les laboratoires, la sous-pression qui sert à aspirer les surnageants liquides des cultures est fourni à l’aide de pompes à vide à membrane, installées au niveau du mobilier de laboratoires. L’approvisionnement est assuré en fonction des besoins et du nombre de points d’extraction. Grâce à ce système, les exigences de sécurité dans les domaines de la sécurité microbiologique et génétique sont garanties. Mobilier des laboratoires Les surfaces de travail des laboratoires, sont exécutées selon leur mode d’utilisation, en grès cérame, en inox ou en mélamine. 12
  12. Aménagements extérieurs 6.1 Accès Une nouvelle voie d’accès propre à l’ASTA est projetée depuis le campus scolaire jusqu’à la cour de service entourant le bâtiment de laboratoires. Les talus reprenant les différences de niveaux sont plantés d’arbustes. La cour de service est recouverte de pavés écologiques pour assurer l’infiltration des eaux de pluie. Le chemin rural existant, propre au lycée et donnant accès au bassin de rétention du site, est légèrement dévié et raccordé à la nouvelle voie d’accès précitée tout en tenant compte également de la piste cyclable projetée par l’Administration des ponts et chaussées. 6.2 Raccords des réseaux Le concept d’assainissement prévoit l’évacuation des eaux moyennant un réseau d’assainissement séparatif. Ainsi, les eaux usées du bâtiment sont évacuées dans la canalisation d’eaux usées existante du site. Vu leur faible débit, le raccordement de la nouvelle construction n’a pas d’influence notable sur la capacité hydraulique du réseau existant. L’évacuation des eaux pluviales résulte de la topographie du site. Les eaux récoltées en surface sont collectées par des rigoles, caniveaux linéaires et fossés et se déversent ensemble avec les eaux des toitures dans la canalisation d’eaux pluviales projetée. Par la suite, ces eaux sont menées vers le bassin de rétention existant, situé au point bas du site. Le bassin permet d’absorber le volume calculé pour le bâtiment des laboratoires sans qu’une modification ne soit nécessaire. Le raccordement au réseau électrique et de télécommunication est prévu à hauteur de la route d’accès au site. Une nouvelle conduite d’eau potable depuis le parking du lycée alimente le bâtiment des laboratoires en eau potable. Au sous-sol, une cuve d’incendie remplie d’eau permet d’alimenter le bâtiment en eau en cas d’incendie. 13 VI. FICHE RÉCAPITULATIVE RELATIVE AUX COÛTS DE CONSOMMATION ET D’ENTRETIEN ANNUEL (selon l’art.79 du chap. 17 de la loi du 8 juin 1999 portant A) sur le budget, la comptabilité et la trésorerie de l’État) FRAIS DE CONSOMMATION 142’000 Énergie thermique Énergie électrique Eau / Canalisations 15’000 110’000 17’000 FRAIS D’ENTRETIEN COURANT ET DE MAINTENANCE 656’000 Bâtiment (~1 % du coût de construction hors techniques) Installations et équipements techniques Alentours 293’000 316’000 47’000 PROVISIONS D’ENTRETIEN PRÉVENTIF 1’760’000 Bâtiment (~2 % du coût de construction hors techniques) Installations et équipements techniques 586’000 1’174’000 FRAIS DE FONCTIONNEMENT SUPPLÉMENTAIRES 2’087’000 Frais personnel Frais d’exploitation 635’000 1’452’000 TOTAL FRAIS TTC 4’645’000 1 VII. PLANS - Plan d’implantation - Plan du sous-sol - Plan du rez-de-chaussée - Plan du 1er étage - Plan du 2e étage - Plan du 3e étage - Coupe AA Coupe BB - Façade Est Façade Nord - Façade Ouest Façade Sud 1 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan d’implantation 2 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan du sous-sol 3 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan du rez-de-chaussée 4 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan du 1er étage 5 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan du 2e étage 6 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Plan du 3e étage 7 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Coupe AA’ © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Coupe BB’ 8 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Façade Est © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Façade Nord 9 © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Façade Ouest © planetplus ARCHITECTES & URBANISTES Façade Sud 10

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