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Exposé des motifs La Convention pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime faite

Exposé des motifs La Convention pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime faite à Rome, le 10 mars 1988 (ci-après la Convention SUA 1988) et le Protocole pour la répression d’actes illicites contre la sécurité des plates-formes fixes situées sur le plateau continental, fait à Rome, le 10 mars 1988 (ci-après le Protocole SUA 1988) ont été adoptés en réaction au détournement par quatre hommes du navire MS Achille Lauro qui a eu lieu en octobre 1985 au large de l’Egypte. Quatre-vingt-dix-sept passagers avaient été pris en otage et l’un d’entre eux avait été tué par les terroristes. La Convention SUA 1988 prévoit un régime de coopération internationale relative à la commission d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime. Pareils actes incluent notamment le fait de s’emparer d’un navire par la force, certains actes de violence à l’encontre de personnes se trouvant à bord d’un navire et le placement à bord de dispositifs propres à détruire ou endommager le navire. Les États parties s’obligent à extrader ou à poursuivre les auteurs présumés desdites infractions. La Convention SUA 1988 a été adoptée le 10 mars 1988 et est entrée en vigueur le 1er mars 1992. Elle a été approuvée au Luxembourg par une loi du 27 octobre 2010 1) portant approbation de la Convention pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime faite à Rome le 10 mars 1988, et du Protocole pour la répression d’actes illicites contre la sécurité des plates-formes fixes situées sur le plateau continental, fait à Rome le 10 mars 1988 ; 2) modifiant la loi du 14 avril 1992 instituant un code disciplinaire et pénal pour la marine. (Mémorial A n°195 de 2010) Néanmoins, postérieurement à l’adoption de la Convention SUA 1988, de nouveaux attentats ont frappé notamment le secteur maritime. Les attentats du 11 septembre 2001 ont été le facteur déclencheur de la révision au sein de l’Organisation maritime internationale (OMI) des conventions pertinentes. Le Code international sur la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS) est venu compléter la convention de 1974 pour la sauvegarde de la vie humaine en mer (convention SOLAS). La Convention SUA 1988 et le Protocole SUA 1988 ont également été révisés avec l’adoption de deux nouveaux Protocoles, le 14 octobre 2005 à Londres. Entre temps, deux actes terroristes notables avaient été perpétrés à l’encontre de navires et des personnes se trouvant à bord. En octobre 2002, le pétrolier Limburg qui transportait quatre cent mille barils de pétrole brut a été heurté par un bateau-suicide. L’explosion a ouvert une brèche et provoqué un incendie. Un marin est décédé et d’autres ont été blessés. Quatre-vingt-dix mille barils de pétrole se sont déversés dans la mer. En février 2004, le navire Super Ferry 14 a été la cible d’une bombe cachée dans un téléviseur. Cent seize personnes ont perdu la vie dans l’explosion, qui a provoqué l’incendie et le naufrage du navire. Enfin, bien qu’il ne s’agissait pas d’une attaque terroriste, l’accident et l’incendie survenus sur la plate-forme fixe Deepwater Horizon donne un exemple des conséquences dommageables qui pourraient se produire au cas où une attaque terroriste viserait une plate-forme pétrolière. L’explosion de la plate1/2 forme en avril 2010 avait provoqué la mort de onze personnes et une marée noire de plus de cinq millions de barils de pétrole dans le golfe du Mexique. Le Protocole, fait à Londres, le 14 octobre 2005, relatif à la Convention pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime, faite à Rome, le 10 mars 1988 (ci-après le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime) vise à renforcer la Convention SUA 1988 afin de prendre effectivement en compte les risques croissants que représente le terrorisme international pour la navigation maritime. L’objectif de cette convention est de lutter contre les risques nucléaire, radiologique, biologique et chimique en mer. Avec le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime, l’éventail des infractions concernées a été élargi et inclut dorénavant le fait d’utiliser un navire de manière à provoquer la mort ou des dommages corporels ou matériels graves comprenant ainsi les actes de terrorisme écologique, le transport de terroristes dans le but d’éviter des poursuites pénales, ou le transport maritime non autorisé d’armes de destruction massive. Le Protocole, fait à Londres, le 14 octobre 2005, relatif au Protocole pour la répression d’actes illicites contre la sécurité des plates-formes fixes situées sur le plateau continental, fait à Rome, le 10 mars 1988 (ci-après le Protocole SUA 2005 sur les plates-formes fixes) a pour objectif de limiter l’accès des terroristes à des armes biologiques, chimiques ou nucléaires et à réduire le risque qu’elles soient effectivement utilisées. Le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime et le Protocole SUA 2005 sur les plates-formes fixes s’inscrivent ainsi dans le cadre de la résolution 49/60 du 9 décembre 1994 qui réaffirme la condamnation de tous les actes, méthodes et pratiques terroristes, où qu’ils se produisent et quels qu’en soient les auteurs, de la résolution 51/210 du 17 décembre 1996 sur les mesures pour éliminer le terrorisme international de l’Assemblée générale des Nations Unies et des résolutions 1368

(2001)et 1373
(2001)du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Par ailleurs, le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime et le Protocole SUA 2005 sur les platesformes fixes ont été adoptés alors que le contrôle des armes biologiques, chimiques ou nucléaires était à l’ordre du jour du Conseil de sécurité et de plusieurs conférences diplomatiques. Le deuxième objectif de l’adoption du Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime est donc bien la lutte contre la prolifération des armes nucléaires, biologiques, chimiques et nucléaires et prévoit un contrôle tel qu’exigé par la résolution 1540
(2004)du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la non-prolifération nucléaire. Cette résolution a affirmé que la prolifération des armes nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales et a décidé que les États doivent entre autres s’abstenir d’apporter un appui, quelle qu’en soit la forme, à des acteurs non étatiques qui pourraient mettre au point, se procurer, fabriquer, posséder, transporter, transférer ou utiliser des armes nucléaires, chimiques ou biologiques ou leurs vecteurs. Enfin, bien que ce ne soit pas leur objet premier, le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime et le Protocole SUA 2005 sur les plates-formes fixes ont un impact potentiellement positif pour l’environnement en ce qu’ils incriminent les actes de terrorisme écologique consistant en un déversement en mer de matières explosives, radioactives, chimique ou bactériologiques, d’hydrocarbures, de gaz naturel liquéfié ou de toute autre substance nocive ou dangereuse, à des fins terroristes. Ces deux textes sont entrés en vigueur le 28 juillet
  1. Au 2 septembre 2022, 53 États avaient ratifié le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime et 47 le Protocole SUA 2005 sur les plates-formes fixes. 2/3 Enfin, il est rappelé que le Groupe d’action financière (GAFI) exige la ratification de la Convention SUA 1988 et du Protocole SUA 1988 sur les plates-formes fixes en vertu des Recommandations 5 et 36 des normes du GAFI. En effet, la Recommandation 5 du GAFI indique que « les pays devraient conférer le caractère d’infraction pénale au financement du terrorisme sur la base de la Convention sur le financement du terrorisme », tandis que la Recommandation 36 oblige les pays à mettre cette dernière pleinement en œuvre. L’article 2 de la convention sur le financement du terrorisme de 1999 stipule quant à elle que « commet une infraction au sens de la présente Convention toute personne qui, par quelque moyen que ce soit, directement ou indirectement, illicitement et délibérément, fournit ou réunit des fonds dans l'intention de les voir utilisés ou en sachant qu'ils seront utilisés, en tout ou partie, en vue de commettre : a) Un acte qui constitue une infraction au regard et selon la définition de l'un des traités énumérés en annexe ; […] ». L’annexe énumère, entre autres, la Convention SUA 1988 et le Protocole SUA
  2. Afin de tenir compte des amendements subséquents adoptés par les deux protocoles de 2005 et de satisfaire pleinement à ses obligations internationales, le Luxembourg devrait donc approuver le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime et le Protocole SUA 2005 sur les plates-formes fixes. Le présent projet de loi entend approuver le Protocole SUA 2005 sur la navigation maritime et le Protocole SUA 2005 sur les plates-formes fixes. Il sera complété par un projet de loi prévoyant de nouvelles sanctions pénales. 3/3

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Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.