.‘*?' CHFEP JJ A-3521-1/21oc. parl. n° 7755/04 Chambre des fonctionnaires et employés publics 26, boulevard Royal 1 L-2449 Luxembourg Tél.: 47 22 24-1 Fax: 47 23 74 chfep@chfep.lu A V ][ S du 7 octobre 2021 sur les amendements parlementaires à la proposition de révision du chapitre II de la Constitution www.chfep.lu Par dépêche du 18 août 2021, Monsieur le Premier Ministre, Ministre d'État, a demandé l'avis de la Chambre des fonctionnaires et employés publics sur les amendements parlementaires à la proposition de révision constitutionnelle spécifiée à l'intitulé. Lesdits amendements visent à tenir compte de la prise de position du 4 juin 2021 du gouvernement quant à la proposition de révision initiale du chapitre II de la Constitution, portant sur les droits fondamentaux et les libertés publiques. Ils ont pour objet, d'une part, de transférer les dispositions relatives au droit de fonder une famille et à la protection de l'intérêt de l'enfant de la section traitant des objectifs à valeur constitutionnelle à celle concernant les libertés publiques (le but étant de donner plus de poids auxdites dispositions) et, d'autre part, de préciser que la liberté de la recherche scientifique peut uniquement être promue par l'État "dans le respect des valeurs d'une société démocratique fondée sur les droits fondamentaux et les libertés publiques" . Si ces deux amendements n'appellent pas de remarques spécifiques de la part de la Chambre des fonctionnaires et employés publics, elle constate qu'il n'a pas été tenu compte des considérations pertinentes qu'elle avait formulées dans son avis n° A-3521 du 16 juillet 2021 sur la proposition de révision initiale n° 7755. La Chambre espère que cela est tout simplement dû au fait que son avis récent n'a pas encore pu être examiné dans le cadre des travaux menés par la Commission des Institutions et de la Révision constitutionnelle de la Chambre des députés. Ceci dit, la Chambre des fonctionnaires et employés publics rappelle dès lors encore une fois brièvement ci-après les observations les plus importantes qu'elle avait déjà présentées dans son avis susmentionné n° A-3521 et elle renvoie à celui-ci pour le détail de ces observations: Les dispositions de la section re du chapitre II devraient être placées après celles des sections 2 à 4. En effet, dans une Constitution moderne, les droits fondamentaux et intangibles (dignité, intégrité physique et mentale de la personne humaine, droit à la vie, droit de ne pas être torturé et de ne pas subir des traitements inhumains et dégradants, droit de ne pas être tenu en esclavage ou en servitude, etc.) doivent avoir un rang de priorité par rapport à la nationalité luxembourgeoise et aux droits politiques. Le paragraphe
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.