NOTE AU CONSEIL D ETAT CONCERNANT LE CLASSEMENT EN ZONE PROTEGÉE D INTERÊT NATIONAL DE LA ZONE « BRÉICHEN » À CLERVAUX Dans la « Déclaration d Intention Générale » (D.I.G.) de 1981, le site « Weicherdange-Bréichen » avait été retenu sur la liste des sites prioritaires en vue d être déclarés zones protégées d intérêt national (Réserve Naturelle - Zone Humide ZH 83). Le même site a été repris en tant que site prioritaire en vue d un classement comme réserve naturelle dans l Annexe A du Plan National pour la Protection de la Nature. La zone « Bréichen » est également considérée d importance communautaire, elle est classée selon la directive « Habitat » en tant zone Natura 2000 « Weicherdange - Bréichen » (LU0001004). Le classement de la zone « Bréichen » en tant que réserve naturelle est à considérer aussi comme mesure réglementaire en vue de l atteinte des objectifs selon la directive « Habitats ». La zone « Bréichen » est située dans la partie septentrionale du Luxembourg sur le territoire de la commune de Clervaux, localisée au Nord de Weicherdange et au Sud-ouest d Eselborn. L Oesling septentrional recèle encore plusieurs de ces zones humides marécageuses avec des sols à tendance tourbeuse et une flore et faune spécifique. La zone « Bréichen » est caractérisée par la présence dans sa zone noyau d une haute densité de biotopes tels que sources, ruisselets, marais, prairies humides Cependant, les plus grands intérêts de la zone résident dans la présence de reliques d une boulaie à sphaigne, ainsi que des pelouses à Nard et des prairies à Molinie, tous les trois des habitats communautaires à protéger et extrêmement rares au Luxembourg. Les différents biotopes et habitats humides, ainsi que les herbages mésophiles hébergent plusieurs espèces de plantes qui figurent sur la Liste Rouge des espèces végétales protégées. Ainsi, il faut surtout souligner la présence de quelques exemplaires de l Arnica des montagnes. Il s agit de l une des deux dernières populations résiduelles de l arnica du Luxembourg. La zone de « Bréichen » est habitée respectivement visitée par plusieurs espèces d oiseaux, de coléoptères, d orthoptères et de lépidoptères qui figurent sur la Liste Rouge des espèces menacées au Luxembourg. Concernant les espèces d oiseaux, il y a lieu de citer le Milan royal, la Pie-grièche grise, ainsi que la Cigogne noire. Ces espèces sont visées par la directive « Oiseaux ». Parmi les espèces de papillons diurnes figurent 14 espèces qui figurent sur la Liste Rouge des papillons du Luxembourg. De plus amples informations quant à la valeur écologique de la zone « Bréichen » figurent dans le dossier de classement ci-joint. Le projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone humide « Bréichen » sise sur le territoire de la commune de Clervaux a été approuvé par le Conseil de Gouvernement en sa séance du 26 février 2016. A la suite, le dossier a été introduit dans la procédure réglementaire. Suite à l enquête publique prévue par la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, différentes adaptations au niveau des dispositions du projet de règlement grand-ducal et de la délimitation de la zone ont été réalisées afin de tenir compte des observations pertinentes émises lors de l enquête publique. Ces adaptations sont commentées dans l avis émis par l Administration de la Nature et des Forêts après l enquête publique, et intégrées dans le présent projet soumis à l avis du Conseil d Etat. Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d’intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone humide « Bréichen » sise sur le territoire de la commune de Clervaux. Nous HENRI, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; Vu la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et notamment ses articles 2 et 34 à 45; Vu la décision du Gouvernement en conseil du 11 mai 2007 relative au plan national concernant la protection de la nature et ayant trait à sa première partie intitulée Plan d’action national pour la protection de la nature; Vu l’avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles; Vu l'avis émis par le conseil communal de Clervaux après enquête publique; Vu la fiche financière; Vu l’avis de la Chambre d'agriculture; Notre Conseil d'Etat entendu; Sur le rapport de Notre Ministre de l’Environnement et de Notre Ministre des Finances, et après délibération du Gouvernement en Conseil; Arrêtons: Art. 1er. Est déclarée zone protégée d’intérêt national sous forme de réserve naturelle la zone humide « Bréichen », sise sur le territoire de la commune de Clervaux, partie de la zone protégée d’intérêt communautaire « Weicherdange - Bréichen » (LU0001004). Art. 2. La zone protégée « Bréichen », d'une étendue totale de 46.68 ha, se compose de deux parties: 1. la partie A, d'une étendue de 12,02 ha, formée par les parcelles cadastrales suivantes:
- a)commune de Clervaux, section CB d’Eselborn: 982/2282, 982/3352, 982/3354, 983/2288 partie, 984/1282, 984/1356, 985/1738, 985/2596, 985/2597, 986/1624, 986/1625, 987/2563, 989/1, 989/2, 989/1626, 989/1627, 992/5, 992/6, 992/866, 992/1366, 992/1367, 992/1368, 992/1369, 992/1371, 992/2353, 992/2354, 992/2706, 992/2707, 993/1372, 995/1634, 996/1635, 996/1636, 996/1637, 997/1638, 997/1639, 998/133, 999, 1000/873, 1000/874, 1001/2598 partie, 1024/1923 partie, 1024/2567 partie, 1024/2915,
- b)commune de Clervaux, section CF de Mecher: Version de texte 19.12. 2016 549/2062, 550/621, 551/1538, 555/379, 2. la partie B, d'une étendue de 34,66 ha, formée par les parcelles cadastrales suivantes:
- a)commune de Clervaux, section CB d’Eselborn: 982/1874, 982/3351, 982/3353, 1001/2598 partie, 1002/2542, 1002/2543, 1003, 1004/877, 1004/878, 1004/2289, 1005, 1006/2290, 1006/3053, 1007/3054, 1007/3055, 1007/3355, 1007/3356, 1010/2237, 1010/2238, 1010/2239, 1011/2, 1011/2240, 1012/2709, 1012/2910, 1013/889, 1015, 1016/2316, 1018/2911, 1019/1644, 1019/1645, 1020/135, 1020/213, 1020/216, 1020/2377, 1020/2378, 1020/2379, 1020/2667, 1021/1647, 1022/1648, 1024/1923 partie, 1024/2565, 1024/2566, 1024/2567 partie, 1024/2916, 1024/3294, 1032/3300 partie, 1032/3545 partie, 1033/3301, 1056/3549, 1056/3551, 1069/2814, 1069/2815, 1069/3568, 1070/1688, 1070/2712, 1070/2713, 1070/2714, 1070/2817, 1070/3570, 1071, 1071/2, 1072/3573, 1072/3574,
- b)commune de Clervaux, section CF de Mecher: 503/2245 504, 505/2246, 509/2, 509/594, 509/2450, 537/2255, 547/2268, 547/2351, 547/2352, 548/1535, 552/1539, 553/1540, 554/2269, 554/2270. Sont également inclus tous les fonds et toutes les parcelles cadastrales ne portant pas de numéros, tels que chemins et cours d’eau se trouvant à l’intérieur du périmètre de la zone protégée d’intérêt national. La délimitation de la zone protégée et de ses parties est indiquée sur le plan annexé. Art. 3. Dans la partie A sont interdits: 1. les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, notamment l’enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai, l’extraction de matériaux; 2. le dépôt de déchets et de matériaux; 3. les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels que le drainage, le changement du lit des ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées; 4. toute construction incorporée au sol ou non; 5. la mise en place d’installations de transport et de communication, de conduites d’énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d’équipements assimilés ; les interventions nécessaires à l’entretien des installations existantes restent soumises à autor isation préalable du Ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, dénommé ci-après « le ministre »; 6. le changement d’affectation des sols, y compris la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes tels que sources, cours d’eau, haies, arbres solitaires, rangées d’arbres, lisières de forêts, couvertures végétales constituées par des joncs, prairies humides ou friches, mares, marais, ainsi que les habitats énumérés à l’annexe 1 et les habitats d’espèces énumérées aux annexes 2, 3 et 6 de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles; Version de texte 19.12. 2016 7. la circulation à l’aide de véhicules motorisés en dehors des voies munies d’un revêtement à base de bitume, cette interdiction ne s’appliquant pas aux propriétaires des terrains ni à leurs ayants droit; 8. la circulation à pied, à vélo et à cheval en dehors des sentiers balisés à cet effet, cette interdiction ne s’appliquant pas aux propriétaires des terrains et à leurs ayants droit; 9. la divagation d’animaux domestiques; 10. l'appâtage du gibier; 11. la capture, la destruction ou la perturbation d’animaux sauvages indigènes; 12. l’enlèvement, l’endommagement et la destruction de plantes sauvages; la lutte mécanique ou thermique contre les adventices de l’agriculture est autorisée; 13. le retournement des prairies permanentes et le sursemis; 14. l'emploi de pesticides ou de fertilisants, ainsi que le chaulage; 15. la plantation de résineux. Art. 4. Dans la partie B sont interdits: 1. les travaux de terrassement, notamment l’enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai ou l’extraction de matériaux dépassant un volume de 50 m3; 2. le dépôt de déchets; 3. les travaux susceptibles de modifier le régime des eaux superficielles ou souterraines tels que le drainage, le changement du lit des ruisseaux, le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées; 4. toute construction incorporée au sol ou non, à l’exception d'abris agricoles sans impact significatif sur le site, la faune, la flore et le paysage, qui restent soumis à autorisation du ministre; 5. la mise en place d’installations de transport et de communication, de conduites d’énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d’équipements assimilés, sauf dans le cadre de projets de constructions conformes au présent règlement; les interventions nécessaires à l’entretien des installations existantes restent soumises à autorisation préalable du ministre. 6. la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes tels que sources, cours d’eau, haies, arbres solitaires, rangées d’arbres, lisières de forêts, couvertures végétales constituées par des joncs, prairies humides, ainsi que les habitats énumérés à l’annexe 1 et les habitats d’espèces énumérées aux annexes 2, 3 et 6 de la loi modifiée du 19 janvier 2004; 7. le retournement ou le sursemis des prairies permanentes, les réparations de dégâts de gibier pouvant se faire selon les instructions de l’administration de la nature et des forêts ; 8. l’emploi de rodenticides. Art. 5. Les dispositions énumérées aux articles 3 et 4 ne s'appliquent pas aux mesures prises dans l’intérêt de la conservation et de la gestion de la zone protégée d’intérêt national sous forme de réserve naturelle. Ces mesures sont toutefois soumises à l'autorisation du ministre. Art. 6. Notre Ministre de l’Environnement et Notre Ministre des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial. Version de texte 19.12. 2016 La Ministre de l’Environnement Le Ministre des Finances Version de texte 19.12. 2016 Weicherdange Ministère du Développement durable et des Infrastructures Département de l'Environnement Administration de la nature et des forêts ZONE PROTÉGÉE BRÉICHEN Partie A Partie B 0 100 200 300 400 m ± Fond de plan© Administration du Cadastre et de la Topographie Luxembourg Commentaires des articles Ad article 1er : Cet article formule l objectif du présent règlement grand-ducal qui est la désignation d une zone appelée « Bréichen » en tant que zone protégée d intérêt national sous forme de réserve naturelle en vertu de la loi modifiée du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles. Il précise la situation géographique de la zone en précisant la commune concernée. En plus, cet article indique que la zone sous question fait partie de deux zones protégées d intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter en tant que mesure réglementaire desdites zones d intérêt communautaire. Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la réserve naturelle proposée et liste les numéros des parcelles cadastrales visées par la désignation de la zone protégée d intérêt national. N.B. les valeurs des surfaces ont été adaptées afin de tenir compte de l adaptation de la délimitation suite à l enquête publique. Il précise que certaines surfaces incluses dans la réserve naturelle ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également visées par la désignation de la zone protégée d intérêt national. Finalement, cet article indique que la délimitation de la réserve naturelle est précisée sur base d un plan topographique annexé au règlement grand-ducal. N.B. la délimitation de la zone a été adaptée suite à l enquête publique et la carte en annexe du projet de règlement grandducal a été substituée en fonction. Ad article 3 : L article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants dans la partie A de la zone. Ad 1er à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d enlèvement de matériaux ou encore d utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Ad 4e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Ad 5e point : à l instar du 4e point, ce point interdit l installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, qui restent cependant soumises à autorisation. Ad 6e point : il interdit le changement d affectation des sols tout en précisant que la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite. Ad 7e et 8e point : ces deux points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou risquerait d impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d espèces et espèces ou qui risqueraient de perturber plus précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit. Ad 9e point : il interdit la divagation d animaux domestiques ; le pâturage par le bétail n est pas visé par cette interdiction. Ad 10e point : l exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce point règlemente la chasse en interdisant l appâtage du gibier qui consiste dans l apport ✥✁✂✄ ☎✆✝✞✄✂✟☎✟✝✠✂ ✥☎✟✟✡☎✝✟ ✂✠✂ ✟✡☎✂☛☞✠✡✞ée en petites quantités dans le seul et unique but d un tir immédiat ou rapproché. Ad 11e point : il interdit toute capture - temporaire ou définitive destruction ou perturbation de tout animal non classé comme gibier dans la réserve naturelle. Ad 12e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Une exception est prévue sur les surfaces agricoles afin de respecter la conditionnalité dans le cadre de l exploitation agricole. Ad 13e point : il réglemente l exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également la plantation d espèces d herbes compétitives et concurrentielles, impactant d autres espèces rares de la flore. Ad 14e point : il interdit l utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes, les habitats d espèces et les espèces. La fertilisation risque d homogénéiser la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement voire indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores et les fongicides sont connus d impacter indirectement différentes espèces d insectes. Le chaulage impacte directement notamment les basmarais acides et les zones humides. Ad 15e point : il réglemente l exploitation forestière en interdisant la plantation de résineux qui risqueraient d impacter ou dégrader les différents habitats forestiers telles les boulaies à sphaigne ou autres feuillus présentes dans la zone. Ad article 4 : L article 4 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants dans la partie B de la zone. Ad 1er à 2e point : ces deux points interdisent les différents types d activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d enlèvement de matériaux ou encore d utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Cependant, ces interdictions sont plus modulables respectivement sont moins strictes que les interdictions de la partie A de la zone. Ad 3e point : de la même manière que le 3e point de l article 3 concernant la partie A de la zone, ce point interdit tout changement du régime hydrique impactant ou risquant d impacter directement les biotopes, les habitats d espèces et les espèces, aussi bien de la partie B de la zone que ceux de la partie A de la zone qui risqueraient fortement d être impactés. Ad 4e point : il interdit les différentes constructions qui impacteraient ou risqueraient d impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Cependant, par rapport aux interdictions de la partie A de la zone, des abris agricoles peuvent être autorisés dans la partie B de la zone. Ad 5e point : de la même manière que le 5e point de l article 3 concernant la zone A, ce point interdit l installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, qui restent cependant soumis à autorisation. 2 Ad 6e point : de la même manière que le 6e point de l article 3 concernant la zone A, il interdit le changement d affectation des sols tout en précisant que la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite. Ad 7e point : de la même manière que le point 13 de l article 3 concernant la partie A de la zone, cet article réglemente l exploitation agricole en interdisant le labourage des prairies permanentes (habitats des espèces protégées), même temporaire, et interdit également la plantation d espèces d herbes compétitives et concurrentielles, impactant d autres espèces rares de la flore. N.B. suite à l enquête publique, la possibilité de réparation de dégâts causés par le gibier dans les prairies permanentes a été introduite. Ad 8e point : il interdit l utilisation de substances nocives pour les rongeurs (rodenticidies). Les rodenticides sont connus d impacter indirectement différentes espèces de rapaces se nourrissant de rongeurs, tels le Milan royal, par bioaccumulation de substances nocives. Ad. article 5 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et réglementations disposées par les articles 3 et 4 s il s agit de mesures de conservation et de gestion prises dans l intérêt de la zone. Ad. article 6 : Cet article comporte la formule exécutoire. 3 Dossier de classement 2014 Réserve Naturelle «Weicherdange-Bréichen» zone humide RN ZH 83 Dossier de classement «Weicherdange-Bréichen» Administration de la nature et des forêts Service de la nature 16 rue Eugène Ruppert, L- 2456 Luxembourg www.emwelt.lu Personne responsable du suivi du dossier: Jan HERR 40 22 01 309 jan.herr@anf.etat.lu TABLE DES MATIERES Avant-propos Définition et aspects juridiques de la protection des réserves naturelles 1 LES ZONES HUMIDES DES HAUTS - PLATEAUX DE L'OESLING 1.1 Intérêts et statut de protection 1.2 La zone humide Weicherdange-Bréichen 2 1.2.1 3 1. 3 1.2.2 Situation administrative et géographique 5 1.2.3 Délimitation de la zone protégée 5 Description générale et analyse écologique 8 1.3.1 Topographie 8 1.3.2 Hydrologie 9 1.͵.3 Géologie 12 1.͵.4 Pédologie 12 1.͵.5 Données climatiques 15 1.͵.6 L'occupation actuelle du sol 19 1.͵.7 Les valeurs culturelles et historiques et Carte du Comte de Ferraris 23 1.͵.8 Acitivité cynégitique 24 VALEURS BIOLOGIQUES 26 2 A A.1 Statut juridque de la zone de protection Weicherdange - Bréichen 1 FLORE 27 Methodik 27 A.1.1 Klassifizierung des Biotope 27 A.1.2 27 Beschreibung der Biotope A.1.3 A.2 Bewertungssystem 27 A.1.3.1 Bewertung der Biotope 27 A.1.3.2 Bewertung magerer Grünlandflächen 27 Biotope des Untersuchungsgebietes 28 A.2.1 Liste der Biotope im Untersuchungsgebiet 28 A.2.2 Nach FFH-Richtlinien geschützte prioritäre Biotope 30 A.2.2.1 Borstgrasrasen (FFH-Code 6230) 30 A.2.2.2 Torfmoos-Birkenwald (FFH-Code 91D0) 32 A.2.3 Nach FFH-Richtlinien geschützte Biotope A.2.3.1 Pfeifengras- Wiesen (FFH-Code 6410) A.2.4 Biotope nach Art.17 des Naturschutzgesetzes A.3 34 37 A.2.4.1 Quellen (BK05) 37 A.2.4.2 Calthion-Wiesen (BK 10) 39 A.2.4.3 Nassbrachen und Quellsümpfe (BK 11) 41 A.2.4.4 Fliessgewässer (BK08) 46 A.2.4.5 Unbefestigte und/oder von Krautsäumen begleitende Wege 48 A.2.4.6 Einzelbäume, Baumreihen und Baumgruppen 49 A.2.4.7 Hecken 49 A.2.4.8 Gebüsche 50 A.2.5 Wälder im Untersuchungsgebiet A.2.6 34 51 A.2.5.1 Wärmeliebender Eichenwald 51 A.2.5.2 Erlen-Bruchwald (Carici elongata-Alnetum) 52 Mageres Grünland ohne Indikatorarten des Biodiversitäatsregelemnt 53 Pflanzenarten des Untersuchungsgebietes 54 A.3.1 Einteilung in Gefährdungskategorien 54 A.3.2 Gesamtliste des lebensraumtypischen Pflanzenarten 55 A.3.3 Beschreibung gefährdeter Pflanzenarten im Untersuchungsgebiet 57 A.3.3.1 Vom Aussterben bedrohte Arten (CR) 58 A.3.3.2 Stark gefährdete Arten (EN) 60 A.3.3.3 Arten der Kartierung SCHOTEL ('93) ohne rezenten Nachweis 65 B FAUNE 66 B.1 Avifaune 66 B.2 Entomofaune 69 B.2.1 Coleoptères 69 B.2.2 Orthoptères 71 B.2.3 Hymenoptères 74 B.2.4 Lepidoptères 75 B.2.5 Diptères 84 B.2.6 Odonates 85 B.3 Diplopodes 86 B.4 Mammifères 87 B.4.1 Chiroptères 87 B.5 Amphibiens 88 B.6 Reptiles 88 B.6.1 Lézard vivipare 88 3 DERZEITIGE BEEINTRÄCHTIGUNG UND GEF 89 3.1 Intensivierung der Landbewirtschaftung 89 3.2 Aufforstung mit Fichten 90 4 ENTWICKLUNGSZIELE UND MAßNAHMEN 91 4.1 Entwicklung der Hölzbestände 92 4.1.1 92 Umwandlung der Fichten in naturnahe Laubwälder 4.1.2 Entwicklung bestehender Laubwaldbereiche in naturnahe Laubwälder 92 4.1.3 Vergrößerung des Torfmoos-Birkenmoorwaldes (91D0) 92 4.1.4 Heckenpflege 92 4.2 Entwicklung des Grünlandes 93 4.2.1 93 Weiterentwicklung des bestehenden Borstgrasrasens 4.2.2 Extensive Bewirtschaftung Grünlandkomplexes B1; B3; B5 und B6 93 4.2.3 Wiederaufnahme der Bewirtschaftung B7 und E1 94 4.2.4 Extensivierung des Intensivgrünlandes 94 4.2.5 Umwandlung der Ackerflächen in extensives Grünland 94 5 ANNEXE 95 5.1 La topographie de la zone Weicherdange - Bréichen en 1952 et actuelle 95 5:2 Les espèces de plantes recensées dans la zone A en 1993 et 2005 97 5.3 Le relevé des parcelles cadastrales et de leurs propriétaires et exploitants 100 5.4 La distribution des parcelles selon la zone A et B 105 5.5 Les parcelles et leurs exploitants 105 5.6 Les valeurs environnementales 107 5.7 Liste des cartes du dossier de classement 108 5.8 Répertoire des sources utilisées 108 1. LES ZONES HUMIDES DES HAUTS – PLATEAUX DE L’OESLING 1.1 Intérêts et statut de protection Les hauts-plateaux de l’Oesling situés au nord d’une ligne Niederwampach-Weiswampach sont considérés comme une des régions les plus riches en zones humides du pays (voir fig. 1). Cette zone constitue le prolongement méridional des Hautes Fagnes belges. Elle était jadis un paysage ouvert composé de landes à callune et à genêt, entre lesquelles des zones marécageuses étaient intercalées. Fig. 1 : Extrait du schéma « Les zo es hu ides dig es d’u statut de p otectio selo la DIG. Les hautsplateaux de l’Oesli g situ s au o d de la lig e Niede a pach-Weiswampach sont une des régions les plus riches en zones humides du pays. Les lieux-dits tels que « Rittefenn », « Deckt Fenn », « Holler Fenn », « Dischfenn » et « Conzefenn »1 témoignent encore de l’existence de grandes zones humides dans la région. Aujourd’hui environ 200 ha de zones humides intéressantes qui méritent d’être conservées et protégées subsistent encore en Oesling (Heidt, 1990). Les zones humides présentent un intérêt biologique remarquable. La végétation de ces milieux se caractérise par des espèces strictement aquatiques, des espèces amphibies et des espèces hygrophiles. Ces zones accueillent également une faune très diversifiée: mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, 1 Fenn = (Fr : fagne) désigne un marais tourbeux situé sur une hauteur. Le mot français « fagne » provient du francique (langue des Francs) fanja signifiant « boue. » 1| P a g e poissons, crustacés, insectes, mollusques, etc. Ces espèces utilisent les zones humides à des fins multiples: gîte, alimentation, reproduction et repos. Les zones humides figurent parmi les écosystèmes les plus menacés au Luxembourg. Entre 1962 et 1999 82% des zones humides ont disparus au Luxembourg. Désormais de nombreuses espèces végétales et animales de ces milieux de vie sont menacées. L’explication majeure en est que les pratiques agricoles extensives ont été remplacées par une exploitation de plus en plus intensive de ces terres. Les zones humides, considérées jadis avec un certain dédain car peu productives, ont été mises en culture et valorisées du point de vue agricole par assèchement ou drainage, remblaiement et par correction des cours d’eau. Ces mesures ont influencé négativement ces zones, surtout par diminution de la quantité d’eau disponible. L’utilisation des fertilisants et des pesticides a induit une forte diminution de la qualité de l’eau. Les eaux oligotrophes, qui étaient les plus riches en biodiversité, ont quasiment disparu. Depuis l’introduction des espèces résineuses pour maximiser la production ligneuse, la sylviculture occupe une grande surface des zones humides. Cela se traduit entre autre par une acidification des sols. La tendance générale observée dans ces milieux humides est une banalisation et uniformisation de la végétation. Les espèces végétales nitrophiles se développent aux dépens de la végétation qui affectionne les terrains maigres beaucoup plus rares. En ce qui concerne la protection de ces zones humides, l’article 17 de la loi du modifiée 19 janvier 2004 2 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, déclare qu’« il est interdit de réduire, de détruire ou de changer les biotopes, tels que mares, marécages, marais, sources, […], landes, tourbières, couvertures végétales constituées par des roseaux ou des joncs […] ». Cette mesure de protection générale n’est toutefois pas suffisante pour assurer la protection efficace de ces zones humides. 1..2 La zone humide de «Weicherdange-Bréichen L’Oesling septentrional recèle encore plusieurs de ces zones humides en partie avec prairies marécageuses caractérisées par une végétation et faune spécifique. Une de ces zones « WeicherdangeBréichen» (numéro 11 sur Fig.1) est située dans la région entre Doennange et Eselborn. Ses plus grands intérêts sont surtout les restes d’une « boulaie pubescente tourbeuse (Moorbirken-Wald), et des restes d’une pelouse à Nard raide (Borstgrasrasen). Ces biotopes hébergent plusieurs espèces de plantes qui figurent sur la Liste Rouge des espèces végétales protégées (voir A.1.2 Beschreibung der Biotope). Il faut signaler ici surtout la présence de quelques exemplaires d’Arnica montana. Du point de vue faunistique, ils hébergent également des espèces rares de l’avifaune, de lépidoptères d’orthoptères, etc. (voir chapitre B : La Faune). 2 (Memorial ; Recueil de législation ; A –– N° 10 du 29 janvier 2004) 2| P a g e 1.2.1 Statut juridique actuel de la zone Weicherdange-Bréichen Dans la « Déclaration d’Intention Générale » (D.I.G.)3 de 1981, le site « Weicherdange-Bréichen » avait été retenu sur la liste des sites prioritaires en vue d’être déclarés zones protégées d’intérêt national (Réserve Naturelle - Zone Humide ZH 83). Le même site a été repris en tant que site prioritaire en vue d’un classement comme réserve naturelle dans l’Annexe A du Plan National pour la Protection de la Nature (PNPN). La zone « Weicherdange-Bréichen » est également considérée d’importance communautaire. Elle est classée selon la Directive Habitat (92/43/CEE) en tant que Zone Spéciale de Conservation (LU0001004). La zone « Weicherdange-Bréichen » fait donc partie intégrante du Réseau NATURA 2000 (voir carte 1). Ce réseau écologique européen est formé par les Zones de Protection Spéciales et les Zones Spéciales de Conservation. Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à assurer le maintien ou, le cas échéant, le rétablissement, dans un état de conservation favorable, les types d'habitats et d’espèces concernés. Pour ce faire, ils peuvent utiliser des mesures réglementaires, administratives ou contractuelles. La loi du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles […] prévoit également que « les zones d’intérêt communautaire4 (…) peuvent être déclarées, tout ou en partie, zone protégée d’intérêt national et comme tel être grevées de servitudes et de charges définies à l’article 44 ». Le classement de zones protégées d’intérêt national peut donc être considéré comme mesure réglementaire en vue de l’atteinte des objectifs de conservation de sites Natura 2000 en vertu des articles 37 et 39 de la loi modifiée du 19 janvier 2014. 4 Il s’agit du seau « Natura 2000 » c.-à-d. les zones spéciales de co se atio et les zo es de p otectio sp ciale d sig luxembourgeois dans le cadre de la directive « Habitats » respectivement de la directive « Oiseaux ». 3| P a g e es pa l’Etat Carte 1 : La zone Wei herda ge- Br i he 4| P a g e par rapport aux zones du réseau Natura 2000. 1.2.2 Situation administrative et géographique Carte 2 : Localisation géographique de la zone RNZH83 (avec zones de Natura 2000) Weicherdange-Bréichen (RNZH83) La future réserve naturelle Weicherdange-Bréichen (ZH83) est située dans la partie septentrionale du Luxembourg (voir carte 2), plus précisément dans le canton de Wiltz sur le territoire de la commune de Clervaux (section cadastrale B d’Eselborn). Elle est localisée au Nord de Weicherdange et au SO de Eselborn (voir carte 3). Les localités les plus proches de cette zone sont Eselborn au NE à 1,1km; Doennange au NO à 1,7 km ainsi que Clervaux à l’E à 3,1km. Les coordonnées dans le système Gauss-Krüger de la zone Weicherdange-Bréichen sont à l’Ouest (en bas) X : 66533 et Y: 123243 et à l’Est (en haut) X : 67588 et Y : 124459. 1.2.3 Délimitation de la zone protégée de « Weicherdange - Bréichen » Ancienne délimitation Dans le dossier du bureau d’étude ECAU5, proposé en 1989, figurait une délimitation de la zone (voir carte 3). Elle distinguait une zone noyau de 8ha 40a ainsi qu’une zone tampon de 52 ha. La superficie totale de la zone proposée était de 60,4 hectares. En principe les limites de la zone tampon étaient formées par les lignes de partages des eaux. Dans la partie à l’E, ce sont par contre les limites du bassin versant de la zone centrale qui délimitent la zone tampon. L´article 44 de la loi du 19 janvier 2004 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles (…) prévoit qu´une zone protégée peut se composer d´une réserve naturelle (zone à statut juridique plus sévère) et d´un paysage protégé (zone à statut juridique moins sévère). La loi énonce les restrictions susceptibles d´être imposées pour chacune des deux catégories de zones. Dans le cas de la 5 Bureau Ecau : dossier de classement Weicherdange - Bréichen; mars 1989 ; mis à jour février 1992 5| P a g e future zone protégée ‘Weicherdange-Bréichen », ces restrictions prévues par la loi pour la zone protégée d’intérêt national ne nous paraissent pas suffisantes pour la zone désignée comme « zone tampon » par ECAU. La future zone protégée devrait donc correspondre dans sa globalité à la définition de « réserve naturelle » de l´article 44, ceci pour pouvoir choisir parmi l´ensemble des restrictions prévues dans la loi. Pour permettre malgré tout la distinction entre une zone à statut juridique plus sévère et une zone à statut juridique moins sévère, les dénominations « partie A » et « partie B » seront préférées aux termes « réserve naturelle » et « zone tampon ». Carte 3: anciennes et nouvelles limites de la zone « Weicherdange-Bréichen » 6| P a g e Nouvelle délimitation : Nous avons effectué un changement de la délimitation de la zone Weicherdange- Bréichen en respectant autant que possible les limites des parcelles cadastrales, afin d’éviter au maximum que des parcelles soient coupées en deux. Dans la région NE de la zone, nous avons également procédé à certains légers remaniements du trace de la limite. La partie A, c.à d. la zone à statut juridique plus sévère, se compose principalement de 2 vallées adjacentes qui sont caractérisées par des parties marécageuses étendues. Suite à ces modifications, la future zone protégée d’intérêt national Weicherdange - Bréichen » aura une superficie totale de 45,62 ha. La surface de la zone A s’élèvera à 12,27 ha alors que la zone B recouvrira 33,35 ha. (voir tab. 33 page 105 ) Les parcelles cadastrales appartenant à la partie A respectivement à la partie B sont reprises dans le tableau des propriétaires (voir annexe page 101) ainsi que dans la carte des propriétaires (voir carte page 104). 7| P a g e 1.3 Description générale et analyse écologique 1.3.1 Topographie Selon la classification de l’ouvrage ‘Territoires écologiques du Luxembourg’6, le site de « Weicherdange – Bréichen » est situé dans le domaine écologique de l’Oesling, précisément dans le secteur écologique des «hauts-plateaux de l’Oesling septentrional » à la limite du secteur des « hauts-plateaux de l’Oesling méridional » (voir carte 4). Le paysage de cette partie septentrionale est caractérisé par ces hauts-plateaux qui culminent au-delà Carte 4 : la r gio de l Oesli g septe trio ale ave les hauts-plateaux. de 500 m d’altitude (coloris bleuâtres ; chiffre 1. Ils sont entrecoupés par des vallées peu profondes, aux pentes douces. La morphologie de la zone Weicherdange-Bréichen est caractérisée par le «vallon du « Randsbaach ». Ce petit ruisseau est en forme d’amphithéâtre. Il a un relief marqué. L’altitude relevée dans la zone Weicherdange-Bréichen varie entre 452 m à l’ E et 504 m à l’O. Dans la partie A, qui est localisée dans la région E de la zone, les altitudes relevées sont les moins importantes. Les pentes les plus fortes sont répertoriées au N du Randsbaach et atteignent par endroit presque 20%. La zone Weicherdange-Bréichen (RNZH83) est indiquée par la flèche. (Voir également Carte 14 pages 95 et 96) Administration des Eaux et Forêts, 2002. Ministère de l’Environnement, Ministère de l’Agriculture, de la Viticulture et du Développement Rural. 6 8| P a g e 1.3.2 Hydrologie Dans la zone Bréichen, nous avons distingué deux vallons (A et B) qui drainent chacun un petit cours d’eau. Le ruisseau du vallon A émane de la Boulaie pubescente en légère pente (voir carte 5 page 10). A ce niveau se situe un horizon contenant plusieurs petites sources diffuses qui sont quasi permanentes. Le ruisseau A possède une eau peu minéralisée (Conductivité +/-122μS ; COLLING & SCHOTEL 1991) et une teneur en nitrates faible (+/-3 mg/ ; COLLING & SCHOTEL 1991). Un fossé latéral de drainage (voir photo 1) recueille l’eau qui ruisselle le long de la légère pente pour la conduire vers le ruisseau A. Le ruisseau A s’est incisé visiblement dans le terrain. Photo1: le vallon A en amont de la confluence Photo 2: le vallon B avec la source du ruisseau B Le ruisseau « Ransbach » coulant dans le vallon B, possède sa source près du bord méridional de la forêt, à environ 60 m au Nord du lieudit « Haardhecken », qui se localise au SO de la zone « Weicherdange-Bréichen ». Le vallon B est également alimenté par l’eau de pluie qui ruissèle le long d’une légère pente. Ce cours d’eau est intermittent. Son débit varie beaucoup selon les aléas climatiques. En 2010, lors d’une visite de terrain, le ruisseau B était à sec sur les 60 premiers mètres. 9| P a g e Carte 5 : Réseau hydrographique de la zone Weicherdange - Bréichen A 150 m du point de sortie du ruisseau A de la boulaie pubescente se situe la confluence avec le ruisseau B, à proximité de la limite NE de la zone (voir carte 5 et photo 3). 10| P a g e Photo 3: le point de confluence des 2 ruisseaux Photo 4: Vue sur le vallon A et son ruisseau qui prend sa source dans la boulaie pubescente (à l arri re de la photo) 11| P a g e 1.3.3 Géologie Géologiquement la zone Weicherdange-Bréichen fait partie de l’Emsien inférieur (E1), un étage du Dévonien. La zone centrale se compose en grande partie de grès quartzeux et quatzophyllades, appelé « Quartzophyllades de Schuttbourg » (E1b). Ce matériel est constitué de schistes gris ou gris-bleuâtre, souvent riches en quartz. Au NO de la zone Weicherdange-Bréichen affleurent des schistes bien stratifiés. Ils contiennent de rares bancs de grès quartzeux et de quartzophyllades. Ce sont les „Schistes de Stolzembourg“ (E1a) (Carte page 13) 1.3.4 Pédologie L’altération de la roche-mère a donné naissance à des sols bruns limono-caillouteux généralement à horizon B structural. Ils se retrouvent sur les pentes plus ou moins inclinées (vallée B). Sur les surfaces relativement horizontales par contre, l’altération des roches a conduit souvent à des sols hydromorphes à pseudogley plus ou moins développé (voir carte 7 page 14) La forte composante d’argile et de limon favorise la stagnation de l’eau. Les horizons superficiels du profil sont fréquemment engorgés temporairement, surtout après la fonte de la couche neigeuse. Pendant la saison chaude par contre, ces sols tentent à dessécher profondément. Ce changement entre phase de réduction et phase d’oxydation favorise la pseudo-gleyification des sols. Pendant toute l’année le suintement des sources dans la vallée A, engendre le développement de Sphaigne. À l’ombre des résineux (qui désormais ont disparu par endroit) s’était développée ainsi une épaisse couche de tourbe. Photo 5: une épaisse couche de Sphaignes (photo de M. Meyer MNHN 1990) 12| P a g e Carte 6: la géologie de la zone protégée Weicherdange – Bréichen 13| P a g e Carte 7: la pédologie de la zone protégée 14| P a g e 1.3.5 Données climatiques La région concernée est située dans l’Oesling septentrional et fait ainsi partie de l’étage submontagnard. C’est la région la plus pluvieuse et la plus froide du Luxembourg. Elle est soumise à une influence considérable de l’Atlantique et subit des passages fréquents de dépressions. Il en résulte un ciel souvent couvert et de la neige en hiver. La somme des précipitations sur une année peut dépasser les 1000 mm comme par exemple en 2008 et 2009 (voir graph.1) Tab.1: Relevé des précipitations (
- mm)et des températures (°C) : 15| P a g e Ces données climatiques mises à disposition par l’ASTA sont issues de la station climatique de Reuler à l’est de Clervaux. Elle est la station la plus proche de la zone en question. Malheureusement ces données climatiques mensuelles comportent des lacunes puisque certains mois la station automatique était hors d’usage et n’a pas enregistré. Une interprétation est ainsi rendue très difficile et hasardeuse. Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aout Sep Oct Nov Déc Σ mens. 2000 2001 177,5 97,1 86,4 62,1 97 - 63,2 47,5 - - 2003 2004 2005 80,7 98,6 6,2 20,1 33,2 16,9 36,8 36,1 22,7 66 81,7 63,5 101,8 65,9 87,9 42,7 211,5 140,6 57 223,7 61,7 7,1 7 58,7 53,9 36,9 19,1 42,3 10,8 62,3 12,7 - 2006 17,1 45,7 90,2 43,5 132,7 54,4 45,4 190,5 23,2 67,8 64,8 61,8 2007 - - - - 865,9 837,1 - 4,9 1,9 103,3 83,8 97,4 - 2002 - μ des mois sur 2008 2009 10 ans P(
- mm)61,6 19,1 49,5 47,2 28,9 34,2 112,9 41,4 56,7 93,9 98,2 76,7 252,6 109,6 110,9 149,1 58,2 69,6 108,4 129 119,8 60,6 91,7 108,2625 96,8 45,9 52,8125 69,6 80,5 55,7 41,6 226,9 80,56667 35,3 128 60,02 1129,6 1057,4 Tab. 2: Les précipitations pour la période de 2000 à 2009 (les données ne sont pas complètes comme la mesure auto ati ue de la statio Reule ’a pas toujou s enregistré) 16| P a g e 874,6 Dans le tableau 3 uniquement les années dans lesquelles les données relevées étaient complètes ont été prises en compte: 2004 98,6 33,2 36,1 66 63,5 65,9 211,5 223,7 7 36,9 10,8 12,7 865,9 2006 17,1 45,7 90,2 43,5 132,7 54,4 45,4 190,5 23,2 67,8 64,8 61,8 837,1 2008 2009 61,6 47,2 112,9 93,9 252,6 149,1 108,4 60,6 96,8 69,6 41,6 35,3 1129,6 P(μ) mensuelle sur 4 ans en mm 49,1 Janv 38,7 Fev 70,1 Mar 75,4 Avr 139,6 Mai 81,9 Juin 123,5 Juil 114,2 Aout 55,3 Sept 72,6 Oct 111,1 Nov 75,0 Déc 1006,808 Σ des Précipitations mensuelles moyennes sur 4 années P(
- mm)19,1 28,9 41,4 98,2 109,6 58,2 129 91,7 45,9 80,5 226,9 128 1057,4 Tab. 3: Les précipitations pour les années 2004, 2006, 2008 et 2009 (Sommes mensuelles et sommes annuelles ; moyennes mensuelles et annuelles) Pμ mensuelle moyenne (pour les années 2004; 2006; 2008; 2009) 140 120 100 80 60 40 20 P(
- mm)0 1 2 3 4 5 6 7 Graph.1: Les précipitations mensuelles moyennes P(
- mm)sur 4 ans 17| P a g e 8 9 10 11 12 On peut constater cependant pour les années 2004, 2006, 2008, 2009, que les précipitations moyennes sont réparties sur toute l’année. Les moyennes sont élevées et correspondent à un climat sous influence océanique. Les maximums des précipitations sont à signaler tard au printemps (mai) ainsi qu’en été au mois de juillet. Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Aou Sep Oct Nov Déc 2000 13,3 16,2 13,3 8,9 5,1 - T°moyenne annuelle - 2001 0,4 2,2 4,2 5,7 13,1 16,9 17,8 10,7 12,6 3,8 0,2 - 2002 - 2003 -0,3 -0,5 5,6 9,6 12,7 18,6 18,7 \ 20,8 \ 14,3 6,4 6,4 2 2004 0,3 2,1 4 8,1 11 14,8 14,2 9,9 3,2 0 2005 1,6 -1,1 4,9 8,9 12 17 17,4 15 14,5 12,4 4,3 1 2006 -0,9 0,3 1,6 6,8 11,9 16,2 21,9 13,7 16,3 11,8 6,5 3,2 2007 3,9 4,2 5,2 12,4 13,2 15,4 15,2 15,2 11,6 8,4 3,5 1,5 2008 2,9 3,6 3 6,5 14,8 15,1 15,9 15,7 11,1 8 4,2 0,1 9,52 - 8,99 9,10 9,14 8,40 2009 T° moyenne des mois -2,1 0,72 0,6 1,42 3,8 4,04 10,9 8,61 12,7 12,61 13,4 15,45 16,6 17,51 18 16,60 14,4 13,38 8,3 9,72 6,9 4,85 0,5 1,06 8,66 8,83 T° μ sur 10 ans Tab.4: Les températures moyenne mensuelle et annuelle (°C) T° mensuelle moyenne 2000 - 2009 18 16 14 12 10 8 6 T emp. (°C) 4 2 0 1 2 3 4 Graph.2: Les températures mensuelles moyennes 18| P a g e 5 6 7 8 9 10 11 12 La répartition des températures moyennes mensuelles pour la période de (1998-2007) est de type unimodal (voir graph. 2). Le mois de janvier est caractérisé généralement par la température moyenne mensuelle la plus basse, tandis que le mois de juillet (ou août) connaît les températures moyennes mensuelles les plus élevées. 1.3.6 L’occupation actuelle du sol L’occupation du sol actuelle dans la zone concernée est représentée dans la carte 8 page 21. Selon le type d’utilisation on peut distinguer forêt feuillue, forêt résineuse, prairie de fauche, pâture, labour, et succession naturelle. Dans le tableau 5, les surfaces sont exprimées en ha. Occupation Forêt feuillue Forêt mixte Forêt résineuse Labour Prairie de fauche Pâture Succession naturelle Somme Nombre d'unités 18 2 10 10 1 4 Surface totale 8,73 0,95 7,72 18,23 0,30 7,25 2 47 2,59 45,77 % 19,06 2,07 16,87 39,84 0,66 15,83 Surface Zone A 6,22 0,42 0,40 0,59 0,30 4,62 5,66 100,00 0,00 12,55 % de B % de A 49,55 3,37 3,19 4,67 2,40 36,81 Surface Zone B 2,51 0,53 7,32 17,65 0,00 2,63 0,00 100,00 2,59 33,21 7,80 100,00 Tab. 5 : Les surfaces (
- ha)et % de diff re ts t pes d occupation du sol dans la zone Weicherdange-Bréichen Graph. 3.1 et 3.2 : l Occupation (en %) du sol dans zone A et zone B Zone A: Occupation actuelle du sol (%) Succession naturelle 0% Pâture 37% Forêt de feuillus 50% Praire de fauche 2% Labour 5% Forêt de résineux Forêt mixte 3% 3% 19| P a g e 7,54 1,58 22,04 53,13 0,00 7,91 Zone B: Occupation actuelle du sol (%) Forêt de feuillus 7% Forêt mixte Succession naturelle Pâture 2% 8% 8% Praire de fauche 0% Forêt de résineux 22% Labour 53% 20| P a g e Carte 8: L Occupation actuelle du sol dans la zone Weicherdange - Bréichen 21| P a g e Carte 9: Les parcelles sous contrat de biodiversité 22| P a g e La carte 9 montre la répartition des parcelles agricoles avec un contrat de biodiversité. Ce terrain exploité sous le contrat de biodiversité (H08/559) est localisé dans la zone A. Il couvre une surface de 67,7 ares. 1.3.7 Valeurs culturelles et historiques (Carte de Ferraris) Cette région porte les traces de différentes civilisations. Les premières remontent au 2. âge de fer (vers 700 av. J.C.). Ce sont les Celtes qui s’installent dans la région. A partir de 58 av. J.C., jusqu’au 3. siècle après J.C., cette région va se retrouver sous la domination de l’empire romain. Ils structurent le paysage et font reculer la forêt ardennaise au profit de l’agriculture. Partout dans le paysage de nos jours nous retrouvons encore les traces de ce grand travail de cadastrage romain. Ils construisaient quelques grandes voies de circulation, dont surtout la voie Reims - Cologne. Le déclin de l’Empire romain est marque par le début des invasions germaniques et l’introduction du francique mosellan comme langue après le latin de l’époque romaine. Les archives cartographiques d'un territoire sont des éléments concrets de sa mémoire. Le destin des hommes et des paysages y est inscrit. Ainsi les cartes « de Cabinet des Pays-Bas Autrichiens » dressées sous la direction du Comte J. de Ferraris, entre 1771 et 1778, à l’initiative de l'Impératrice Marie-Thérèse, avait une vocation exclusivement militaire : elle retraçait les éléments stratégiques les plus importants. Ces cartes reflètent cependant aussi de manière relativement précise l’occupation humaine à cette époque. Elles nous permettent ainsi de découvrir aujourd’hui le cadre de vie des gens du 18e siècle. La zone « Weicherdange- Bréichen se retrouve sur la feuille N°10. Le lieu principal est la localité de Clervaux. La carte de Ferraris ne dévoile pas beaucoup d’informations pour cette région. Dans les « Mémoires et Commentaires» qui accompagnaient les cartes, nous pouvons cependant lire que la zone ‘Weicherdange-Bréichen’ faisait partie d’une région recouverte principalement de bruyères et de landes. Le sol y était lourd et pierreux et moins adapté à la production de céréales qu’à celle du bois. Les bruyères servaient surtout de pâturages aux nombreux moutons. Les habitants en faisaient un commerce considérable. Les champs situés dans les zones plus favorables à la culture, produisaient du seigle, de l’avoine, du sarrasin et des pommes de terre pour la consommation des habitants de la contrée. Les fonds de vallées étaient souvent marécageux et ainsi inadaptés à la culture agricole. Ces terres qui sont quasi en permanence humides puisque l'eau ne s'infiltre guère à cause de la présence d'argile sous quelques cm de terre, n’étaient pas vraiment adaptées à l’agriculture. Ainsi l’expression « Bréichen », « Breechen » ou « Bréicher » trouverait ses racine (cf. Roth) dans la famille des mots luxembourgeois comme « Breech » ; « brooch », « Broochland , qui signifie « friche », c.à.d. un terrain où il ne pousse rien d'utile. Les localités d’Eselborn et de Weicherdingen étaient déjà présentes à l’époque et formaient de petits groupes de maisons avec des haies, des potagers et des vergers aux alentours. Le tracé de la route de Weicherdange vers Lentzweiler est bien visible sur l’extrait de la carte de Ferraris (carte 10). 23| P a g e Localisation approximative de la zone « Weicherdange-Bréichen » Carte 10 : la carte de Ferraris de la zone Weicherdange-Bréichen et des environs 1.3.8 Activités cynégétiques La zone Weicherdange-Bréichen fait partie des lots de chasses 046A et 039 (voir carte 11) 24| P a g e Carte 11 : Les lots de chasses dans la zone Weicherdange - Bréichen 25| P a g e 2 VALEURS BIOLOGIQUES A A.1 Flora Methodik Die Erfassung, Klassifizierung und Bewertung der Lebensräume im Untersuchungsgebiet erfolgt auf Grundlage der Kartieranleitung für das Biotopkataster Luxemburg (NAUMANN ET AL. 2008). Dadurch ist eine Vergleichbarkeit mit anderen Kartierungen, die im Rahmen des Biotopkatasters Luxemburg erfasst wurden, am besten möglich. A.1.1 Klassifizierung des Biotope Die kartierten Biotope lassen sich auf Grundlage der Flora-Fauna-Habitatrichtlinie 92/43/CEE (FFH) und des luxemburgischen Naturschutzgesetzes in vier Klassen nach ihrer ökologischen Bedeutung ordnen: 1. 2. 3. 4. Nach FFH geschützte prioritäre Biotope (EUROPÄISCHE UNION 1992). Nach FFH geschützte Biotope(EUROPÄISCHE UNION 1992). Nach Art. 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes geschützte Biotope (GROßHERZOGTUM LUXEMBURG 2004). Magere Grünlandflächen mit Indikatorarten nach Anhang 2 der luxemburgischen Biodiversitätsrichtlinie (GROßHERZOGTUM LUXEMBURG 2002). A.1.2 Beschreibung der Biotope Die Beschreibung der Biotope gliedert sich in eine allgemeinen und in einen speziellen Teil. Die allgemeine Beschreibung des Biotoptypes umfaßt seine generelle Bedeutung für Luxemburg. Diese Beschreibungen wurden NAUMANN ET AL.
(2008)und für den Torfmoos-Birkenmoorwald FELTEN
(2006)entnommen. Die spezielle Beschreibung umfaßt die Darstellung der lebensraumtypischen Pflanzenarten und, soweit möglich, eine pflanzensoziologische Einordnung. Alle erfaßten Biotope wurden nummerriert (B1 – Bx). 26| P a g e A.1.3 Bewertungssystem A.1.3.1 Bewertung der Biotope Die erfaßten Offenlandbiotope werden nach NAUMANN ET AL.
(2008), die TorfmoosBirkenmoorwaldbestände nach FELTEN
(2006)in ihrer Struktur, Artenzusammensetzung und ihren Beeinträchtigungen wie folgt bewertet: Bei der Bewertung der Struktur wird das Vorhandensein bestimmter, für den jeweiligen Biotoptyp typischer Strukturmerkmale bewertet, teilweise fließen bei Offenlandbiotopen auch der Grad der Verbrachung oder Verbuschung mit ein. Das Resultat ist eine Einordnung in die Bewertungskategorien A, B, oder C. Die Bewertung der Artenzusammensetzung basiert auf der Artenliste, die Charakterarten und seltene Arten enthält. Aus der Summe der kartierten Pflanzenarten resultiert eine Artenzahl, die eine Einordnung in die Kategorien A, B oder C ermöglicht. Der dritte Bewertungsparameter berücksichtigt die Beeinträchtigungen und Störungen des Biotoptyps. Alle Störfaktoren werden benannt und in ihrer Relevanz gewichtet. Daraus resultiert eine Einordnung in die Kategorien A, B oder C. Die Bewertung der Einzelparameter ergibt eine Gesamtbewertung, die nach folgendem Schema berechnet wird: Tab.6: Schema zur Bewertung der Biotope Habitatstruktur A A A A A A A A A B B B B B B B B B C C C C C C C C C Arteninventar A A A B B B C C C A A A B B B C C C A A A B B B C C C Beeinträchtigungen A B C A B C A B C A B C A B C A B C A B C A B C A B C Gesamtbewertung A A B A B B B B C A B B B B B B B C B B C B B C C C C A.1.3.2 Bewertung magerer Grünlandflächen Die mageren Grünlandflächen, die innerhalb der Fläche Pflanzenarten des Anhang 2 des Biodiversitätsreglements aufweisen, werden wie folgt bewertet (MINISTÈRE DE L'ENVIRONNEMENT 2008): Kategorie 1a: Fläche von regionaler oder nationaler Bedeutung Fläche mit optimaler, artenreicher und typischer Ausbildung der Vegetation, Vorkommen mehrerer gefährdeter Arten oder einer hochgradig gefährdeten Art in größeren Populationen. 27| P a g e Kategorie 1b: Fläche von regionaler oder nationaler Bedeutung Vegetation entweder gut strukturiert, aber leicht artenverarmt oder Störeinflüssen in der Struktur, aber noch mit Vorkommen von einer oder mehrerer seltener Arten in größeren Populationen. Kategorie 2: Fläche von lokaler Bedeutung Fläche mit Störeinflüssen. Teilflächen noch gut strukturiert und mit typischer Artenzusammensetzung und/oder Vorkommen gefährdeter Arten in kleineren Populationen. Kategorie 3: Entwicklungsfläche Fläche mit starken Störeinflüssen. Vegetation nur in kleinen Teilflächen noch typisch ausgebildet und/oder wenige Exemplare oder randliches Vorkommen gefährdeter Arten. A.2. Biotope des Untersuchungsgebietes A.2.1 Liste der Biotope im Untersuchungsgebiet Tab.7: Biotopliste Nr. DC Sporbaach B1 B2 B3 B4 B5 B6 B7 B8 B9 B10 B11 B12 B13 B16 B17 B18 B19 B22 E1 28| P a g e Biotoptyp Art. 17 Naturschutzgesetz (in Klammern: Code FFH bzw. Biotopkartierung) Borstgrasrasen
(6230)+ Pfeifengraswiese
(6410)Torfmoos-Birkenmoorwald (91D0) Pfeifengraswiese
(6410)Quelle (BK05) Calthion-Wiese (BK 10) Feuchtbrache (BK11) Feuchtbrache (BK11) Feuchtbrache (BK11) Fließgewässer (Ransbaach, Tal A) Fließgewässer (Tal B) Unbefestigter Feldweg (Feldweg A, südost) Unbefestigter Feldweg (Feldweg B, zentral) Einzelbaum (Baamkadaster Nr. 210091) Hecke (Heckenkadaster Nr. 210136) Hecke (Heckenkadaster Nr. 210137) Hecke (Heckenkadaster Nr. 210138) Hecke (Heckenkadaster Nr. 210208) Gebüsch feuchter Standorte Grünland Entwicklungsfläche Carte 12: Die Biotope im Untersuchungungsgebiet 29| P a g e A.2.2 Nach FFH-Richtlinie geschützte prioritäre Biotope A.2.2.1 Borstgrasrasen (FFH-Code 6230) Allgemeine Beschreibung des Biotoptypes Borstgrasrasen kommen in niederschlagsreichen Gebieten (höhere Berglagen oder subatlantisches Klima) auf nährstoffarmen, silikatischen, stark versauerten Böden vor. Sie sind in der Regel durch Beweidung entstanden. Typische Borstgrasrasen sind meistens nicht sehr artenreich, zeichnen sich aber durch das Vorkommen speziell angepasster Pflanzen aus. Drei potentielle Borstgrasrasengesellschaften kommen in Luxemburg vor: Juncetum squrrosi (feuchte Borstgrasrasen), Polygala-Nardetum und Festuco-Genistellum sagittalis. Alle Borstgrasrasen ab einer Mindestgröße von 25 m2 sind gesetzlich geschützt. Zu beachten ist bei diesem Biotoptyp außerdem, daß infolge von Überbeweidung oder einer langen Brachephase stark artenverarmte Bestände mit weniger als drei Charakterarten nicht unter den gesetzlichen Schutz fallen. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Der Borstgrasrasen im Untersuchungsgebiet läßt sich dem Polygala-Nardetum zuordnen. Er bildet einen Komplex mit dem Biotoptyp „Pfeifengraswiese“ (FFH-Code 6410). Der mit dem Borstgrasrasen abgegrenzte Biotop B1 läßt sich zu 75% dem Biotoptyp „Pfeifengraswiese“ und zu 25% dem Biotoptyp „Borstgrasrasen“ zurordnen. Tab.8: Die Kenn- und Trennarten des Borstgrasrasen Borstgrasrasen
(6230)im Biotop B1 Arten: Arnika montana Carex demissa Carex nigra Carex ovalis Carex pallescens Carx panicea Carex pilulifera Festuca filiformis Galium saxatile Luzula multiflora Nardus stricta Potentilla erecta Succisa pratensis Bewertung Struktur: A Bewertung Arteninventar: B Bewertung Beeinträchtigungen: A Gesamtbewertung: A 30| P a g e Foto 5: Borstgrasrasen Der Borstgrasrasen im Biotop B1 befindet sich auf einer kleinen Erhebung in einer Pfeifengraswiese. Die Vegetationsstruktur ist überwiegend niedrigwüchsig. Aufgrund der regelmäßigen Pflegenutzung durch Mahd und Austrag des Mähgutes haben sich keine Streuauflagen gebildet, die die konkurrenzschwachen Gräser und Kräuter der Borstgrasrasen allmählich verdrängen könnten. Die Vegetationsstruktur kann daher als „hervorragend“ („A“) eingestuft werden. Die Wiederaufnahme einer Beweidung durch eine extensive Rinderrasse (Galloway Rinder) trägt durch mäßigen Vertritt zum Entstehen offener Bodenstellen bei. Dies wird die Struktur des Borstgrasrasen weiter verbessern, da so eine Verjüngung verschiedener Pflanzenarten durch Samen verbessert wird. Vor allem die Arnika ist auf offene Bodenstellen zur generativen Vermehrung angewiesen. Foto 6: Arnica montana Das Untersuchungsgebiet beherbergt eine der letzten beiden Populationen von Arnica montana in Luxemburg. 31| P a g e Das Arteninventar ist mit 13 lebensraumtypischen Pflanzenarten als gut bis mittel („B“) einzustufen. Hervorzuheben ist das Vorkommen von Arnika montana. Neben der Population im Conzefenn (Troisvierges – Wilwerdange) gehört sie zu den letzten beiden autochthonen Populationen Luxemburgs. Allerdings ist die Population mit wahrscheinlich nur zwei älteren Individuen sehr klein und nicht überlebensfähig. Problematisch ist die Kleinflächigkeit des Borstgrasrasen und das z. T. individuenarme Vorkommen lebensraumtypischer Pflanzen. Dies kann in Zukunft zum Aussterben lebensraumtypischer Arten führen. Als Mindestanforderungen an die Überlebensfähigkeit von Pflanzen gelten Populationsstärken von mindestens 500 Individuen. Dies ist bei den Borstgras-Charakterarten Arnica montana und Nardus stricta nicht der Fall. Foto 7: Nardus stricta Borstgras (Nardus stricta) in der Blüte. In diesem Stadium ist die Pflanze im Gelände schwer zu erkennen. Der Borstgrasrasen ist insgesamt in einem hervorragenden („A“) Erhaltungszustand. A.2.2.2 Torfmoos-Birkenmoorwald (FFH-Code 91D0) Allgemeine Beschreibung des Biotoptypes Dieser Biotoptyp ist gekennzeichnet durch das Vorkommen der Moorbirke Betula pubescens. Er besiedelt Randbereiche von Hochmooren, entwässerte Hoch- und Zwischenmoore sowie sehr saure mineralische Nassböden in schwachmuldiger Lage mit stauender Nässe. Standortvoraussetzungen für einen Torfmoos-Birkenmoorwald sind oligotrophe Nährstoffverhältnisse, ein geringer pH-Wert (< 4,5), Torfsubstrat und ein hoher Grundwasserspiegel. Die Vegetation besteht in der Regel aus einer lückigen Moorbirken-Baumschicht. Die spärliche Strauchschicht bilden Faulbaum (Frangula alnus) und Ohrweide (Salix aurita). Die Krautschicht wird 32| P a g e vom Pfeifengras (Molinia caerulea) dominiert. Die Moosschicht ist meist sehr artenreich und ist gekennzeichnet durch das Vorkommen von Torfmoosen, die meist ausgedehnte Teppiche bilden. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Tab. 9: Bewertung des vorkommenden Borstgrasrasens Torfmoos-Birkenmoorwald (91D0) B2 Baumarten : Betula pendula Betula pubescens Strauch- und Krautarten : Salix spec. Sphagnum spec. Bewertung Struktur : B Bewertung Arteninventar : B Bewertung Beeinträchtigungen : A Gesamtbewertung : B Foto 8: Sphagnum spec. Das Torfmoos bildet im Torfmoos-Birkenmoorwald meist ausgedehnte Teppiche. (natur&ëmwelt; C.Felten) Der Bestand stockt auf einem ehemaligen, sickernassen Fichtenkahlschlag. Die Fläche wurde nach einem Windwurf im Jahr 1992 geräumt und danach der Sukzession überlassen. Er besteht aus gleichaltrigen, etwa 15jährigen Birken der Arten Betula pendula und Betula pubescens. Da die für die Artbestimmung der Birken wichtigen, jungen Triebe in unerreichbarer Höhe hingen, wurden die Arten anhand der Blattform unter Zuhilfenahme des auf dem Boden liegenden Laubes bestimmt.Die 33| P a g e prozentuale Verteilung der beiden Arten ist daher nur eine grobe Schätzung. Allgemein überwiegt die Hängebirke (Betula pendula), während im tiefer gelegenen, südlichen Teil jedoch verstärkt die Moorbirke auftritt, begleitet von Torfmoos. Foto 9: Torfmoos-Birkenmoorwald Der TormoosBirkenmoorwald B2, vom Biotop B5 aus gesehen. Auffällig ist die gleichaltrige Struktur der etwa 15jährigen Birken A.2.3 Nach Flora-Fauna-Habitatrichtlinien geschützte Biotope A.2.3.1 Pfeifengraswiesen (FFH-Code 6410) Allgemeine Beschreibung des Biotoptypes Pfeifengraswiesen sind vom namengebenden Pfeifengras (Molinia caerulea) dominierte Wiesen auf sehr nährstoffarmen wechselfeuchten bis feuchten Böden. Sie waren traditionell nur einschürig gemähte Wiesen, deren Heu zur Einstreu benutzt wurde. Sie zeichnen sich daher durch einige Pflanzenarten aus, die sich erst spät in der Vegetationsperiode entwickeln. Heutzutage werden die meisten genutzten Pfeifengraswiesen zweimal gemäht, in diesem Fall tritt das Pfeifengras aber zugunsten anderer Gräser zurück. Zum FFH-Typ 6410 gehören sowohl die Wiesen auf kalk- und basenreichem Substrat als auch jene auf basenarmem Ausgangsgestein. Potentielle Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind: -Junco-Molinietum (basenarm), -Molinietum caeruleae (basenreich). In Luxemburg snd alle Pfeifengraswiesen ab einer Mindestgröße von 100 m2 nach Art. 17 geschützt. Nicht mit eingeschlossen sind artenarme Dominanzbestände von Molinia caerulea, die z. B. Aus der Entwässerung von Moorstandorten resultieren können. 34| P a g e Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Der Biotoptyp erstreckt sich über die Biotope B1 und B3. In Biotop B1 bildet die Pfeifengraswiese einen Komplex mit einem Borstgrasrasen der von der Pfeifengraswiese B3 umgeben ist. Foto 10: Pfeifengraswiese im Untersuchungsgebiet (im Juli 2007) Südöstlich an B1 angrenzender Bereich von B3. Aufgrund von Nutzungsaufgabe ist der Biotop stark vergrast und verstaudet. Foto 11: Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet im April 2009 B3 aus gleichem Blickwinkel. Im Rahmen eines LIFE-Projektes wurde dieser Bereich entbuscht, entstaudet und entfilzt. Talwärts, etwa in Höhe des Zaunknicks, schließt sich die Nassbrache B6 an. 35| P a g e Tab. 10: Bewertung der Pfeifengraswiesen im Untersuchungsgebiet: Pfeifengraswiese
(6410)in den Biotopen B1 und B3 Arten: Agrostis canina Angelica sylvestris Carex demissa Carex hostiana Carex nigra Carex ovalis Carex pallescens Carex panicea Carex pilulifera Carex pulicaris Cirsium palustre Crepis paludosa Dactylorhiza maculata Danthonia decumbens Galium uliginosum Juncus acutiflorus Juncus conglomeratus Luzula multiflora Lychnis flos-cuculi Molinia caerulea Potentilla erecta Ranunculus flammula Succisa pratensis Valeriana dioica Viola palustris Bewertung Struktur: B Bewertung Arteninventar: A Bewertung Beeinträchtigungen: B Gesamtbewertung: B Ein höherer Anteil dominanter Obergräsern (v. a. Holcus lanatus) beeinträchtigt die Struktur des Biotopes. Das Arteninventar entspricht weitgehend der lebensraumtypischen Ausstattung und enthält mit den Arten Carex hostiana und Carex pulicaris zwei in Luxemburg vom Aussterben bedrohte Arten. Beeinträchtigungen des Lebensraumes sind durch aufkommende Weidengebüsche gegeben, die jedoch nicht mehr als 25% der Fläche des Biotopes einnehmen. Der Biotop kann insgesamt mir „B“ (gut bis mittel) bewertet werden kann. Eine Fortsetzung der Mahdnutzung, welche im Rahmen des LIFE-Projektes „Borstgrasrasen“ eingeführt wurde, läßt eine positive Entwicklung des Biotoptypes erwarten. 36| P a g e Foto 12: B3 im Jahre 2007 Südwestlich an B1 angrenzender Bereich von B3. Auch hier war der Biotop aufgrund von Nutzungsaufgabe stark vergrast und verstaudet. A.2.4 Biotope nach Art. 17 des Naturschutzgesetztes Biotoptypen des Offenlandes nach Artikel 17 des Naturschutzgesetzes vom 19. Januar 2004, die keinen Schutzstatus nach der europäischen Flora-Fauna-Habitatrichtlinie genießen. Die allgemeinen Beschreibungen wurden NAUMANN et al.
(2008)entnommen: A.2.4.1 Quellen (BK05) Allgemeine Beschreibung Bei Quellbereichen handelt es sich um permanent oder zeitweise schüttende natürliche Grundwasseraustritte. Dabei werden nach Austrittsart die Quelltypen Sturz-, Tümpel-, Sicker- oder Sinterquellen unterschieden. Die typische Umgebung umfasst je nach Quelltyp Quellflur, Quellbach, Kleinseggensumpf, Nasswiese, Niedermoor, Zwischenmoor oder Staudenfluren. Alle nicht gefassten und nicht zur Trinkwassernutzung genutzten Quellen sind nach Art. 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes unabhängig von ihrer Größe geschützt. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Insgesamt wurden zwei Grundwasseraustritte erfasst. Diese sind gleichzeitig der Ursprung von zwei kleinen Bächen, die im Gebiet kleine Muldentälchen bilden und hier als Tal A und Tal B bezeichnet werden. 37| P a g e Der Ursprung des nördlich gelegenen Ransbaach (Tal A) befindet sich im Torfmoos-Birkenmoorwald B2 und läßt sich nicht eindeutig lokalisieren. Ob es sich hier um eine Sickerquelle im Sinne der Biotopkartierung handelt oder um eine Hangwassersammelstelle, war vor Ort nicht eindeutig zu erkennen und wäre Gegenstand einer näheren Untersuchung. Dieser Grundwasseraustritt wurde daher nicht als Quelle klassifiziert. Er ist aber im Biotop B2 integriert. Der Ursprung des südlich gelegenen namenlosen Baches (Tal B) läßt sich dagegen eindeutig lokalisieren. Er befindet sich in einem Gehölzbestand, in unmittelbarer Nähe einer südwestlich angrenzenden Ackerfläche. Zum Aufnahmezeitpunkt war die Quelle jedoch ohne Schüttung und der oberste Bereich des Baches lag trocken. Diese Quelle wird als mäßig beeinträchtigt („B“) bewertet. Die unmittelbare Umgebung der Quelle ist naturnah, der große Ackerbereich im Einzugsbereich der Quelle hat jedoch durch Eintrag von Nährund Schadstoffen negative Einflüsse auf die Wasserqualität. Tab.11: Gesamtbewertung der Quelle Quelle (BK05) Biotop B4 Zusammenfassende subjektive Bewertung B Foto 13: -Biotop B5 im Jahre 2012 Die Quelle B5 befindet sich am Ende des zungenförmig in den Acker hineinragenden Gehölzbestandes (Bildmitte), an den Acker angrenzend. 38| P a g e A.2.4.2 Calthion-Wiesen (BK10) Allgemeine Beschreibung Sumpfdotterblumenwiesen (Calthion) sind mäßig nährstoffreiche, leicht aufgedüngte, gemähte oder beweidete Grünlandbestände, die typischerweise durch Seggen, Binsen und andere Feuchte- und Nässezeiger charakterisiert sind. Diese Wiesen werden von zumindest zeitweilig auftretendem Grund-, Stau- oder Quellwasser oder Überflutungen beeinflußt. Der Begriff „Calthion“ umfaßt mehrere Pflanzengesellschaften, die z. T. sehr unterschiedlich ausgebildet sind. Hierzu zählen „typische“ Feuchtwiesen wie Trespen-Wassergreiskraut-Wiesen im südlichen Gutland oder die Waldbinsen (Juncus acutiflorus)-Sumpfwiesen im Ösling. Aber auch Dominanzbestände der Waldsimse (Scirpus sylvaticus) oder hochstaudenreiche Bestände mit Kohldistel und Waldengelwurz gehören zu diesem Biotoptyp. Potentielle Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind: Angelico-Cirsietum oleracei (Waldsimsenwiese) Bromo-Senecionetum aquatici (Wassergreiskraut-Traubentrespen-Rasen) Crepido-Juncetum acutiflori (Crepis paludosa-Juncus acutiflorus-Gesellschaft) Scirpus sylvaticus-Gesellschaft (Waldsimsenwiese) Juncus effusus-Gesellschaft (Flatterbinsenwiese) Polygonum bistorta-Gesellschaft (Wiesenknöterich-Gesellschaft) Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Untersuchungsgebiet gibt es eine abgrenzbare Sumpfdotterblumenwiese. Der Biotop B5 geht aus einem Fichtenkahlschlag hervor. Die Fichten auf der Fläche wurden nach einem Windwurf 1992 entfernt. Danach erfolgte eine gelegentliche Beweidung mit Schafen sowie sporadisch eine Entfernung von Gehölzen, um den offenen Charakter der Fläche zu erhalten. Im Rahmen des LIFE-Projektes „Borstgrasrasen“ wurde die Fläche 2007 von Restholz gesäubert und seit dem jährlich gemäht. Seit 2009 erfolgt zusätzlich eine Nachbeweidung mit Galloway-Rindern. 39| P a g e Foto 14: Die Sumpfdotterblumenwiese B5, ( Blickrichtung nordwest. Einzelne Bäume wurden in der Fläche belassen) 2009 Die Sumpfdotterblumenwiese weist eine artenreiche, aus Kräutern, Binsen, Sauer- und Süßgräsern aufgebaute Vegetation auf. Es besteht ein hoher Krautreichtum. Dominant sind jedoch das Wollige Honigras (Holcus lanatus) und die Spitzblütige Binse (Juncus acutiflorus), so daß die Struktur als gut bis mittel („B“) zu bewerten ist. Die lebensraumtypische Artenausstattung ist bei dieser Sumpfdotterblumenwiese sehr hoch und als hervorragen („A“) zu bewerten. Sie läßt sich der Gesellschaft Crepido-Juncetum acutiflori zuordnen. Tab. 12: Gefährdete Pflanzenarten EN Endangered Stark gefährdet NT Near Threatened Potentiell gefährdet Dactylorhiza maculata Viola palustris Caltha palustris Darüber hinaus enthält der Biotop noch die Igelsegge (Carex echinata), die in Luxemburg als „gefährdet“ (VU) gilt. Beeinträchtigungen für diesen Biotop sind derzeit nicht vorhanden, so daß dieser Parameter mit „A“ zu bewerten ist. 40| P a g e Tab. 13: Bewertung des Calthions Calthion (BK10) Biotop B5 Arten: Angelica sylvestris Caltha palustris Carex ovalis Carex panicea Cirsium palustre Crepis paludosa Dactylorhiza maculata Equisetum fluviatile Galium uliginosum Holcus lanatus Juncus acutiflorus Juncus effusus Lotus pendunculatus Luzula multiflora Lychnis flos-cuculi Myosotis scorpioides agg. Poa trivialis Ranunculus flammula Ranunculus repens Valeriana officinalis agg. Viola palustris Bewertung Struktur: B Bewertung Arteninventar: A Bewertung Beeinträchtigungen: A Gesamtbewertung: A A.2.4.3 Naßbrachen und Quellsümpfe (BK11) Allgemeine Beschreibung Unter diesem Sammelbegriff werden alle Feuchtbiotope zusammengefaßt, die laut „Instructions d'application“ zum Art. 17 unter gesetzlichen Schutz fallen. Diese lassen sich aber pflanzensoziologisch nicht eingrenzen (z. B. Nassbrachen) oder kommen häufig nur in sehr kleinen Beständen und daher nur im Komplex vor (Kleinseggenriede). Als verschiedene Subtypen oder Ausprägungen lassen sich Naßbrachen, Quellsümpfe, Kleinseggenriede und Niedermoore unterscheiden. Kernkriterium für das Vorkommen des Subtypes Naßbrache ist die fehlende oder nur in größerem zeitlichen Abstand durchgeführte Nutzung. Hierzu können im Spezialfall Flächen gehören, die als feuchte Senken innerhalb größerer Weideflächen liegen und von Weidetieren nur selten aufgesucht werden. Wichtig ist in diesem Fall das Vorkommen typischer Brachezeiger wie z. B. Zottiges Weidenröschen (Epilobium hirsutum). Darüber hinaus müssen die Flächen aber auch eine deutliche Vernässung und einen gewissen Artenreichtum aufweisen; reine Mädesüßbestände , die auch häufig 41| P a g e auf wechselfeuchte Standorte übergreifen, fallen nicht darunter. Es müssen eindeutige Vernässungszeiger vorhanden sein. Die Quellsümpfe dagegen sind durch einen oder mehrere Quellaustritte gekennzeichnet. Charaktistisch ist ein ganzjährig hoher Grundwasserstand, dabei können die Sümpfe mehr oder weniger artenreich sein. Auch extrem artenarme Bestände wie z. B. Glyceria-Reinbestände, fallen darunter. Die Kleinseggenriede sind spezielle Pflanzengesellschaften nasser Standorte, die durch kleinwüchsige Seggen dominiert werden. Sie kennzeichnen nährstoffarme, häufig auch quellige und vermoorte Flächen. Sie nehmen in Luxemburg nur geringe Flächen ein. Die Niedermoore sind in der Regel durch Vermoorung von Flächen mit hohem Grundwasserstand oder aber durch Verlandung von Stillgewässern entstanden. Sie sind durch eine mehr oder weniger dicke Torfschicht aus abgestorbenen Torfmoosen oder Sauergräsern gekennzeichnet. Ein Indiz dafür, daß es sich bei der Fläche um ein Niedermoor handelt, ist das Vorkommen von Sphagnum-Arten; bei degradierten Flächen ohne rezente Torfbildung kann auch das Vorkommen anderer Zeigerpflanzen wie z. B. Sumpfblutauge (Comarum palustre) oder Schmalblättriges Wollgras (Eriophorum angustifolium) auf einen Niedermoorstandort deuten. Potentielle Pflanzengesellschaften in Luxemburg sind: Angelico-Cirsietum oleracei Calystegio-Epilobietum hirsuti Calystegio-Eupatorietum cannabini Carici canescentis-Agrostietum caninae (Pott 1995) Caricetum nigrae Parnassio-Caricetum nigrae Valeriano-Filipenduletum Crepis paludosa-Juncus acutiflorus-Gesellschaft Juncus effusus-Gesellschaft Lysimachia vulgaris-Lythrum salicaria-Gesellschaft Polygonum bistorta-Gesellschaft Scirpus sylvaticus-Gesellschaft Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Untersuchungsgebiet finden sich drei Biotope des Subtypus „Naßbrache“, B6, B7 und B
- Die ökologisch wertvollste Naßbrache ist Biotop B
- Diese Fläche war aufgrund fehlender Nutzung stark verbracht und verbuscht. Im Rahmen des LIFE-Projektes „Borstgrasrasen“ wurden im Winter 2008/2009 umfangreiche Entbuschungen und Entstaudungen vorgenommen. Aufgrund der massiven Stockausschläge sowie der großen Biomasseproduktion durch Mineralisationsprozesse kann die Struktur nur mit „B“ bewertet werden. 42| P a g e Der Biotop B6 enthält die stark gefährdeten Arten Geflecktes Knabenkraut (Dactylorhiza maculata), Schmalblättriges Wollgras (Eriophorum polystachion), Kleiner Baldrian (Valeriana dioica) und Sumpf-Veilchen (Viola palustris), die gefährdeten Arten Sumpfblutauge (Comarum palustre), SumpfWeidenröschen (Epilobium palustre) und Fieberklee (Menyanthes trifoliata). Foto 15: Die Nassbrache B6 Blickrichtung NW, in der zweiten Vegetationsperiode nach der Entbuschung und Entstaudung. Juli
- Durch die durchgeführten Pflegemaßnahmen und die Wiederaufnahme einer Weidenutzung können Verbuschung und Verbrachung und fehlende Nutzung abgestellt werden. Dadurch werden die Beeinträchtigungen des Biotopes maßgeblich verringert und können mit „A“ (gering bis keine) bewertet werden. Die subjektive Gesamtbewertung für den Biotop ist „A“. Bei fortgesetzter Mahd und Weidenutzung wird sich der Biotop von der jetzigen Brache zu einer Sumpfdotterblumenwiese entwickeln, wie dies auch bei B5 der Fall war. Die Naßbrache Biotop B7 ist schon längere Zeit aus der Nutzung gefallen. Sie weist einen hohen Verbuschungsgrad auf (Bewertung Struktur „B“). Das lebensraumtypisches Arteninventar ist vergleichsweise geringer und enthält an Rote-Liste-Arten das gefährdete Sumpfblutauge (Comarum palustre) und das gefährdete Sumpf-Weidenröschen (Epilobium palustre) sowie das potentiell gefährdete Sumpfstraußgras (Agrostis canina). Stark fortgeschrittene Verbrachung stellen eine starke Beeinträchtigung des Lebensraumes dar, was in dieser Kategorie zur Bewertung „B“ führt. Die subjektive Gesamtbewertung ist „B“. Der Biotop enthält vor allem in den höhergelegenen Randbereichen Kennarten des mesophilen Grünlandes sowie Pfeifengras (Molinia caerulea) und Echter Ziest (Stachys officinalis). Diese Arten sind jedoch kleinräumig mit den Arten der Naßbrache vernetzt und lassen sich nicht sinnvoll als eigener Biotop abgrenzen. Sie werden daher mit dem Biotop B7 zusammengefasst und charakterisieren eine typische Öslinger Talwiese. Diese vereinigt typischerweise Arten der Feuchtwiesen, des mesophilen Grünlandes und manchmal auch der Silikatmagerrasen in sich, häufig kleinräumig durchmischt. 43| P a g e Tab. 14: Die Kennarten des mesophilen Grünlandes in B7 Kennarten Agrostis capillaris Centaurea jacea Festuca rubra Galium mollugo Knautia arvensis Lotus corniculatus Pimpinella saxifraga Stachys officinalis Stellaria gramminea Veronica chamaedrys Vicia cracca Foto 16: Die Feuchtbrache B7 Blickrichtung SW. Der Biotop im Tälchen B ist bereits stark verbracht. Juli
- Der Biotop B8 befindet sich entlang eines Grabens zwischen intensiv genutztem Grünland. Er verbindet den im Zentrum des Untersuchungsgebietes gelegenen Waldbereich mit dem TorfmoosBirkenmoorwald (B2). Dem Graben scheint nur eine Entwässerungsfunktion zu besitzten. Zum Aufnahmezeitpunkt war die Grabensohle trocken. Auch im oberhalb gelegenen Waldbereich war keine den Graben speisende Quelle erkennbar. Der Biotop wird von der umgebenden intensiven Landwirtschaft beeinflußt (Eutrophierung, Entwässerung) und kann daher in der Stuktur nur mit „B“ bewertet werden. Dementsprechend verarmt ist das Arteninventar. Es enthält an gefährdeten Arten nur das Sumpf-Weidenröschen (Epilobium palustre) und das Sumpfveilchen (Viola palustris) und ist mit Störzeigern (Cirsium arvense, Urtica dioica) durchsetzt. Die Beeinträchtigung ist daher mit „B“ zu bewerten. Die subjektive Gesamtbewertung des Biotopes ist „B“ (gut bis mittel). 44| P a g e Tab 15 : Bewertung der Naßbrachen Arten: Agrostis canina Ajuga reptans Angelica sylvestris Caltha palustris Carex nigra Carex rostrata Cirsium palustre Comarum palustre Dactylorhiza maculata Epilobium palustre Equisetum fluviatile Eriophorum angustifolium Filipendula ulmaria Galium palustre Galium uliginosum Glyceria spec. Juncus acutiflorus Juncus effusus Lotus pendunculatus Lychnis flos-cuculi Lycopus europaeus Mentha arvensis Menyanthes trifoliata Molinia caerulea Myosotis scorpioides agg. Ranunculus flammula Scirpus sylvaticus Valeriana dioica Valeriana officinalis agg. Viola palustris Bewertung Struktur Bewertung Beeinträchtigungen Gesamtbewertung 45| P a g e B6 B7 B8 Naßbrachen (BK 11) B B B A B B A B B Foto 17: Die Feuchtbrache B8 Sie befindet sich in einem ausgezäunten Grabenbereich zwischen intensiv bewirtschaftetem Grünland. 2010 A.2.4.4 Fließgewässer Allgemeine Beschreibung Alle permanent Wasser führenden Fließgewässer sind laut luxemburgischen Naturschutzgesetzt, unabhängig von ihrer Breite sowie beidseitig der Ufer auf einer Breite von 30 m geschützt (EFOR-ERSA 2009). Innerhalb der 30 m breiten Abstandszone sind Beeinträchtigungen, wie insbesondere eine Bebauung – ohne eine vom Umweltminister erteilte Genehmigung – nicht erlaubt. Eine Differenzierung der Fließgewässer in naturnahe und naturferne Abschnitte ist, da die Fließgewässer unabhängig vom Ausbaugrad geschützt sind, nicht vorgesehen. Die innerhalb der 30 m – Abstandszonen vorhandenen geschützten Biotope sind gesondert zu erfassen und darzusellen. Das bedeutet, daß es zu Überlagerungen von schutzwürdigen Biotopen und 30 m – Abstandszone kommen kann. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung Das Untersuchungsgebiet wird von zwei kleinen Bächen durchflossen, die hier auch ihren Ursprung haben. Das nördlich gelegene Tal A wird vom Ransbaach (Biotop B9), das südlich gelegenere Tal B wird von einem namenlosen Bach (Bach B, Biotop B10) durchflossen. Bach B mündet an der östlichen Grenze des Gebietes in den Ransbaach. Der Ransbaach entwässert über den Eselbaach in die Clerve. Beide Fließgewässer passieren in ihrem Verlauf im Untersuchungsgebiet keine Siedlungsbereiche oder Einzelhöfe, so daß keine Abwassereinleitungen existieren. Von einer diffusen Eutrophierung durch die angrenzende intensive Landwirtschaft ist jedoch auszugehen. 46| P a g e Foto 18: Der Ransbaach (Tal A, Biotop B9) im Bereich der entbuschten Feuchtbrache B6 2009 Der Ransbach (Biotop 9) hat seinen Ursprung im Torfmoos-Birkenmoorwald B
- Er durchfließt bis zur Grenze des Untersuchungsgebietes die Pfeifengraswiese B3 und die Feuchtbrache B
- Bach B entspringt in der Quelle B4, war zum Zeitpunkt der Untersuchung jedoch erst ca. 50 m unterhalb der Quelle wasserführend. Er durchfließt die Feuchtbrache B7 und mündet in der Feuchtbrache B6 in den Ransbaach. Foto 19: Bach B (Biotop B10) im Bereich der Feuchtbrache B
- Der Bachverlauf ist durch die Hochstauden der Feuchtbrache weitgehend verdeckt. 2010 47| P a g e A.2.4.5 Unbefestigte und/oder von Krautsäumen begleitete Feldwege Allgemeine Beschreibung Entsprechend des Artikels 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes und dessen Interpetationstexten sind von Krautsäumen begleitete und/oder von Vegetation bewachsene Feldwege aus wasserdurchlässigen Substraten inklusive gänzlich unbefestigter Wege speziell aufgrund ihrer das Landschaftsbild aufwertenden Bedeutung geschützt (EFOR-ERSA 2009). Die Erfassung der von krautreichen Säumen begleiteten Wege ist auf die das Landschaftsbild bereichernden Feldwege eingegrenzt. Neben den gänzlich unbefestigten Wegen zählen auch Wege mit wassergebundener Decke bzw. allgemein Wege mit der Befestigung dienenden, jedoch wasserdurchlässigen Substraten (EFOR-ERSA 2009). Eine Differenzierung in Untertypen kann über das Vorhandensein von den Weg begleitenden Gras/Staudensäumen bzw. Krautsäumen und deren Qualität erfolgen. Bestimmte Artvorkommen bzw. eine bestimmte Artenkombination wird jedoch im Hinblick auf den Schutzstatus nicht vorausgesetzt (EFORERSA 2009). Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet Im Untersuchungsgebiet entsprechen zwei Wege den vorgenannten Kriterien und stellen daher einen Biotop im Sinne des Naturschutzgesetzes dar. Beide Wege beginnen im Süden des Untersuchungsgebietes, etwa 200 m nach der Zufahrt von der C.R.332b (Weicherdange – Eselborn) an einer Wegegabelung. Bis dahin ist diese Zufahrt geteert. Feldweg A (Biotop B 11) hat einen mit Gräsern und Kräutern bewachsenen Mittelstreifen und ist von einem gras- und krautreichen Saum begleitet. Er verläuft durch intensiv bewirtschaftete Ackerflächen und stellt in dem ansonsten ausgeräumten Bereich eine wertvolle Biotopvernetzungsachse dar. Foto 20:Landschaftsprägender Feldweg B11 an der südöstlichen Grenze des Untersuchungsgebietes Juli 2010 48| P a g e Feldweg B (Biotop B12) hat gleichfalls einen mit Gräsern und Kräutern bewachsenen Mittelstreifen und ist von einem gras- und krautreichen Saum begleitet. Er erschließt den zentralen Bereich des Untersuchungsgebietes und stellt eine ökologisch wertvolle Vernetzungsachse der hochwertigen Grünlandbiotope des Untersuchungsgebietes mit den südwestlich gelegenen extensiven Grünlandbereichen des Gebietes „Pessenheck“ dar. Dieses Gebiet enthält die in Luxemburg stark gefährdete „Echte Mondraute“ (Botrychum lunaria). Etwa 250 m talabwärts von „Pessenheck“ findet sich eine extensiv genutzte Talweide mit einem kleinflächigen Relikt eines Borstgrasrasen (Nardus stricta, Danthonia decumbens, Potentilla erecta, Succisa pratensis), das entlang des Kirelbaaches mit Kleinseggenriedern (Carex nigra, C. echinata, C. demissa, C. canescens) und Binsenbeständen (mit u. a. Menyanthes trifoliata und Comarum palustre) verzahnt ist (SCHNEIDER & KRIPPEL 2008). A.2.4.6 Einzelbäume, Baumreihen und Baumgruppen Allgemeine Beschreibung Bei der Erfassung der geschützten gehölzdominierten Biotoptypen des Offenlandes wird auf das Hecken- und Baumkataster zurückgegriffen, welches für die Gemeinde Clervaux und somit auch für das Untersuchungsgebiet vorliegt. Nach Artikel 17 des luxemburgischen Naturschutzgesetzes sind nicht nur bemerkenswerte Einzelbäume, sondern auch bemerkenswerte Baumreihen inklusive Alleen sowie Baumgruppen geschützt (EFOR-ERSA 2009). Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet Im Untersuchungsgebiet wurde eine Rotbuche (Baamkadaster Nr. 210091, Biotop B13). als schützenswert kartiert. A.2.4.7 Hecken Allgemeine Beschreibung Geschützt sind sowohl Feld- als auch Schnitthecken. Feldhecken sind lineare, aus Sträuchern und Bäumen (Baumhecken) oder nur aus Sträuchern (Strauchhecken) zusammengesetzte Gehölzbestände. Im Unterschied zu Schnitthecken findet allenfalls ein gelegentlicher Rückschnitt bzw. ein gelegentliches auf den Stock setzen statt (EFOR-ERSA 2009). Kriterien für die Erfassung als Artikel 17-Biotop sind (EFOR-ERSA 2009): Mindestlänge: 30 m, Mindestgröße: 50 m2, Beimengung nicht einheimischer Gehölzarten: max. 25% Flächenanteil, Kleinere Bestandslücken auf maximal 1/3 der Länge. 49| P a g e Bei der Erfassung der Hecken wird auch hier auf das Hecken- und Baumkataster zurückgegriffen, welches für die Gemeinde Clervaux und somit auch für das Untersuchungsgebiet vorliegt. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet Im Untersuchungsgebiet gibt es sechs Hecken im Sinne des Artikel 17 des Naturschutzgesetzes. Diese haben im Heckenkadaster die Nummern 210136 (B16), 210137 (B17), 210138 (B18), 210208 (B19). Foto 21: Hecke B16 südlich GrünlandEntwicklungsfläche E1 Juli 2010 A.2.4.8 Gebüsche Allgemeine Beschreibung Gebüsche sind höherwüchsige, aus Sträuchern oder Sträucher und Bäumen (Strauchartenanteil: >50%) aufgebaute Gehölzbestände (EFOR-ERSA 2009). Im Gegensatz zu den Gebüschen bleiben fast ausschließlich aus Brombeeren oder Rosensträuchern bestehende Gestrüppe ausgeklammert (EFORERSA 2009). Bei Gebüschen feuchter bzw. nasser Standorte handelt es sich zumeist um die charakteristisch halbkugelförmig ausgebildeten, aus breitblättrigen Strauchweiden zusammengesetzte Gebüsche der Talauen (EFOR-ERSA 2009). Kriterien für die Erfassung als Artikel 17-Biotop sind (EFOR-ERSA 2009): Mindestgröße: 100 m2, Beimengung nicht einheimischer Gehölzarten: max. 25% Flächenanteil. Der Biotoptyp im Untersuchungsgebiet und Bewertung 50| P a g e Im Untersuchungsgebiet befinden sich ein Gebüsch nasser bzw. feuchter Standorte (Biotop B22) im Quellbereich sowie am Oberlauf des Baches B (Biotop B10). Dominierendes Gehölz ist hier die Ohrweide (Salix aurita). Foto 22: Südwestliches Ende des feuchten Gebüsches B22 im Quellbereich des Baches B10, nordwestlich an die Entwicklungsfläche E1 angrenzend. Juli
- A.2.5 Die Wälder im Untersuchungsgebiet Nach Artikel 17 des Naturschutzgesetzes zählen nur Wälder als geschützte Biotope, die im Anhang 1 der Natura-2000-Richtlinie aufgeführt sind (EUROPÄISCHE UNION 1992). Im Untersuchungsgebiet ist das nur bei dem in Kapitel 2.1.2 bereits beschriebenen Torfmoos-Birkenmoorwald der Fall. Im Untersuchungsgebiet gibt es neben den Nadelholzanpflanzungen zwei naturnahe Waldgesellschaften. Die allgemeinen, nicht gebietsspezifischen Kurzbeschreibungen sind FELTEN
(2011)entnommen. A.2.5.1 Wärmeliebender Eichenwald Diese Waldgesellschaft enthält in der Baumschicht die Arten Traubeneiche, Stieleiche, Rotbuche, Hainbuche, Mehlbeere und Zitterpappel. In der Strauchschicht tritt noch Eberesche, Hasel und Weißdorn dazu. Die Krautschicht besteht typischerweise aus Weißer Hainsimse, Waldgeißblatt, Honiggras, Salbei-Gamander, Drahtschmiele und Wiesenwachtelweizen. Dieser Waldtyp besteht in der Regel aus überalterten Niederwäldern (Lohhecken). Davon zeugen mehrstämmige Eichen und häufig eine dichte Strauchschicht aus Hasel oder Hainbuche. In solchen Beständen gelangt nur wenig Licht an den Boden, so daß die hauptsächlich aus Säurezeigern bestehende Krautschicht eher spärlich ausgebildet ist. 51| P a g e Typische Standorte des Luzulo-Quercetum sind mehr oder weniger saure, nährstoffarme Böden mit mäßiger bis guter Wasserversorgung. Das Vorkommen dieser Wälder beschränkt sich auf das Ösling, wo sie große Bereiche einnehmen. Sie ersetzen hier die natürlichen Buchenwaldgesellschaften. Foto 23: Torso einer Stieleiche in der Lohhecke nordöstlich B6. A.2.5.2 Erlen-Bruchwald (Carici elongata-Alnetum) Der Erlenbruch besteht in der Baumschicht ausschließlich aus der Schwarzerle. In der Strauchschicht treten Schwarze Johannisbeere, Grauweide und Ohrweide hinzu. Die Krautschicht besteht hauptsächlich aus verschiedenen Seggen- und Binsenarten sowie weiteren Nässezeigern. Die Bezeichnung Bruchwald ist auf den für das Waldbild typischen, hohen Anteil an toten und absterbenden Bäumen zurückzuführen. Typische Standorte sind staunasse, basenreiche bis mäßig saure Böden. Bruchwälder sind azonal, d. h. sie sind nicht an bestimmte klimatische Regionen gebunden, sondern kommen überall dort vor, wo Staunässe herrscht. Meist sind es jedoch nur kleinflächige 52| P a g e Bestände innerhalb von Wäldern. Viele frühere Bruchwaldstandorte erkennt man noch an ihrem Namen: Brouch bei Mersch, Brouch – Biwer und weitaus häufiger der Flurname „Brouch“. A.2.6 Mageres Grünland ohne Indikatorarten Biodiversitätsreglement Allgemeine Beschreibung Hier handelt es sich um Grünland, welches derzeit keine Pflanzenarten des Anhangs 2 des Biodiversitätsreglements enthält (RECUEIL DE LEGISLATION 2002). Zu diesen Arten gehören alle RoteListe-Arten sowie definierte Magerkeitszeiger im Grünland, die als nicht gefährdet eingestuft sind, aber eine Zeigerfunktion hinsichtlich Nährstoffarmut einer Wiese oder Weide haben. Hierzu gehören beispielsweise Leucanthemum vulgare, Centaurea jacea coll., Lychnis flos-cuculi, Saxifraga granulata oder fast alle Carex-Arten. Mageres Grünland im Untersuchungsgebiet und Bewertung Im Süden des Untersuchungsgebietes befindet sich eine stark verbrachte Grünlandfläche, die sich bei Wiederaufnahme einer Bewirtschaftung zu magerem Grünland mit Indikatorarten des Biodiversitätsreglementes entwickeln könnte. Diese Fläche stellt derzeit kein Biotop im Sinne des Artikel 17 des Naturschutzgesetzes dar. Foto 24: GrünlandEntwicklungsfläche E1 2010 In dieser Fläche sind folgende Pflanzenarten enthalten: 53| P a g e Tab. 16: Die Arten des mageres Grünlandes im Untersuchungsgebiet Entwicklungsfläche Grünland E1 Arten: Agrostis capillaris Angelica sylvestris Anthriscus sylvestris Dactylis glomerata Epilobium angustifolium Festuca rubra Galium mollugo agg. Heracleum sphondylium Lotus pendunculatus Rumex acetosa Senecio fuchsii Urtica dioica Vicia cracca A.3 Pflanzenarten des Untersuchungsgebietes A.3.1 Einteilung in Gefährdungskategorien Der Gefährdungsgrad der Pflanzenarten Luxemburgs in der „Roten Liste“ wird in folgende Kategorien eingeteilt (COLLING 2005): Tab. 17: Die Gefährdu gskategorie der „‘ote Liste“ Gefährdungsgrad RE Regionally Extinct CR Critical EN Endangered VU Vulnerable NT Near Threatened Ausgerottet Vom Aussterben bedroht Stark gefährdet Gefährdet Potentiell gefährdet Im Rahmen des Biodiversitätsreglements nach Art. 17 des Naturschutzgesetztes ergibt sich folgende Klassifizierung des Gefährdungsgrades (GROßHERZOGTUM LUXEMBURG 2002): Tab.18: Die Gefährdungsgrade nach Biodiversitätdsreglemt *** ** * Art nach Anhang II der EU-VO 92/43 Art nach Anhang IV der EU-VO 92/43 Art nach Anhang II des nationalen Biodiversitätsreglementes 54| P a g e A.3.2 Gesamtliste der lebensraumtypischen Pflanzenarten 55| P a g e E1 (Grünland) B8 (BK11) B7 (BK11) B6 (BK11) B5 (BK10) B2 (91D0) Arten: Agrostis canina Agrostis capillaris Ajuga reptans Angelica sylvestris Anthriscus sylvestris Arnika montana Betula pendula Betula pubescens Caltha palustris Carex echinata Carex demissa Carex hostiana Carex nigra Carex ovalis Carex pallescens Carex panicea Carex pilulifera Carex pulicaris Carex rostrata Centaurea jacea coll. Cerastium fontanum Cirsium palustre Comarum palustre Crepis paludosa Dactylis glomerata Dactylorhiza maculata Danthonia decumbens Epilobium angustifolium Epilobium palustre Equisetum fluviatile Eriophorum angustifolium Festuca filiformis Festuca rubra Filipendula ulmaria Galium mollugo agg. Galium palustre Galium saxatile Galium uliginosum Glyceria spec. Heracleum sphondylium B1 + B3
(6410)Biotope & Biotoptypen B1
(6230)Tab.19: Die le e srau t pis he Pfla ze arte i der Zo e „Wei herda ge-Br i he “ Status Status Rote Liste Biodiversitäts Luxemburg -reglement NT * CR *** NT NT VU * * * CR *** * * * * CR *** * * VU * EN VU ** * VU * EN ** 56| P a g e E1 (Grünland) B8 (BK11) B7 (BK11) B6 (BK11) B5 (BK10) B2 (91D0) B1 + B3
(6410)Arten: Holcus lanatus Juncus acutiflorus Juncus conglomeratus Juncus effusus Knautia arvensis Lotus corniculatus Lotus pendunculatus Luzula multiflora Lychnis flos-cuculi Lycopus europaeus Mentha arvensis Menyanthes trifoliata Molinia caerulea Myosotis scorpioides agg. Nardus stricta Pimpinella saxifraga Poa trivialis Potentilla erecta Ranunculus flammula Ranunculus repens Rhinanthus minor Rumex acetosa Salix spec. Scirpus sylvaticus Senecio fuchsii Sphagnum spec. Stachys officinalis Stellaria graminea Succisa pratensis Urtica dioica Valeriana dioica Valeriana officinalis agg. Veronica chamaedrys Vicia cracca Viola palustris Bewertung Struktur Bewertung Arteninventar Bewertung Beeinträchtigungen Gesamtbewertung B1
(6230)Biotope & Biotoptypen Status Status Rote Liste Biodiversitäts Luxemburg -reglement * A B A A B A B B B B A B B A A A B A A A B B B B B B B B / / / / VU * * EN ** * NT * NT * VU * EN ** EN ** A.3.3 Beschreibung gefährdeter Pflanzenarten A.3.3.1 Vom Aussterben bedrohte Arten (CR) Im Untersuchungsgebiet gibt es drei vom Aussterben bedrohte Arten. Arnica montana Die Arnika wächst im Untersuchungsgebiet als kleiner Bestand mit ca. drei Pflanzen und mehreren Blütenständen pro Pflanze. Es ist zu befürchten, daß die Art aufgrund der geringen Individuenzahl und der damit einhergehenden geringen genetischen Variabilität am Standort nicht überlebensfähig ist. Nach SCHOTEL
(1993)konnte die Art seinerzeit noch mit einer „hohen Präsenz“ nachgewiesen werden. Die Arnika wächst vor allem in sauren und mageren Wiesen (Borstgrasrasen, Zwergstrauchheiden) und meidet kalkhaltige Böden. Man kann sie von den Tallagen bis in eine Höhe von 2800 m antreffen. Die Bestände der auf stickstoffarmen Böden wachsenden Arnika haben vielerorts durch Eutrophierung der Böden, durch Immissionen und Eintrag von Dünger erheblich abgenommen. Aber auch die Aufgabe der Nutzung, Verbuschung und Aufforstung der Magerrasen haben zum starken Rückgang der Licht liebenden Pflanze beigetragen. Eine weitere Rückgangsursache ist die Selbststerilität mit der Folge, dass in den verbliebenen Kleinstpopulationen der Samenansatz unter 10 % sinkt. Ungünstige Phasen kann die Pflanzen dann wegen der fehlenden Diasporenbank nicht mehr überbrücken. In Luxemburg gibt es derzeit nur noch zwei bekannte Standorte mit indigenen Arnikavorkommen. Neben dem sehr kleinen Bestand im Untersuchungsgebiet befindet sich ein größeres Arnikavorkommen im Naturschutzgebiet „Conzefenn“ (RN ZH 06, Natura 2000 Code LU0001033). Hier wurde erfolgreich die Arnika aus autochthonem Saatgut wiederangesiedelt. 57| P a g e Foto 25: Arnica montana Foto 26: Arnica montana Carex hostiana Am Rande des Borstgrasrasen B1, in der Verzahnung zu den Pfeifengraswiesen B1 und B3, existiert eine Population der Saumsegge (Carex hostiana), die im Jahr 2010 etwa 10 bis 20 Blütenstände aufwies. 58| P a g e Foto 27: Carex hostiana Die Saumsegge besiedelt Flachmoorwiesen, Binsen- und Pfeifengrasbestände, feuchte Heiden, sumpfige Weiden, Ufer und Quellen. Standorte sind stau- oder sickernasse, mäßig nährstoffreiche, basenreiche, kalkreiche oder seltener kalkarmen, milden bis mäßig sauren Sumpfhumusböden (HEGI 1980). Die allgemeine Verbreitung erstreckt sich über fast ganz Europa. Die Art fehlt lediglich in Island sowie im größten Teil Finnlands und Rußlands und im südlichsten Europa (HEGI 1980). Foto 28: Botaniker beim Bestimmen von Carex hostiana. (V. l. n. r.: Thierry Helminger (MNHN) Claude Meisch (MNHN) Tanja Walisch (MNHN) Guy Colling (MNHN) Steffen Caspari (Delattinia Saarland) Yves Krippel (Naturpark Obersauer) Der Bestand im Untersuchungsgebiet ist der derzeit einzige bekannte Standort in Luxemburg. 59| P a g e Carex pulicaris Am Rande des Borstgrasrasen B1, in der Verzahnung zu den Pfeifengraswiesen B1 und B3, existiert eine Population der Flohsegge (Carex pulicaris), die im Jahr 2009 in wenigen, etwa fünf Horsten nachgewiesen wurde. Foto 29: Carex pulicaris Die Flohsegge besiedelt Sumpfwiesen, Flach- und Quellmoore, feuchte Waldstellen sowie auch trockenere Hänge mit tonigem und mergeligem Untergrund.Die Standorte sind vorwiegend sickernasse, basenreiche, mäßig saure, sandigtonige Torfböden (HEGI 1980). Die allgemeine Verbreitung erstreckt sich über fast ganz Europa. Die Art fehlt in der Arktis und im Mittelmeergebiet (HEGI 1980). Der Bestand im Untersuchungsgebiet ist einer von derzeit drei den Bearbeitern bekannten Standorten in Luxemburg. Weitere Vorkommen gibt es im Conzefenn (Troisvierges-Wilwerdange) und in der Lukeschbaach (Weiswampach-Binsfeld). A.3.3.2 Stark gefährdete Arten (EN) Dactylorhiza maculata Das „Gefleckte Knabenkraut“ wächst im Untersuchungsgebiet in den Pfeifengraswiesen (Biotope B1 und B3) sowie seit 2009 in der Sumpfdotterblumenwiese B
- 60| P a g e Foto 30: Dactylorhiza maculata Das „Gefleckte Knabenkraut“ wächst zerstreut in feuchten Magerrasen, in Flach- und Quellmooren, auf nass-feuchten oder wechselfeuchten, neutralen bis sauren, modrig-humosen Lehm- und Tönböden (OBERDORFER 1990). In Luxemburg kommt Dactylorhiza maculata zertreut auf kalkfreien Böden, besonders im Ösling, vor. Das sehr ähnliche Fuchs' Knabenkraut ist kalkliebend und kommt zerstreut im Gutland vor. In der Kontaktzone beider Arten in der Mitte Luxemburgs gibt es Individuen, die nicht eindeutig dem einen oder anderen Taxon zuzuordnen sind (MANGEN et al. 1997). Eriophorum angustifolium Das Schmalblättrige Wollgras wächst in der Pfeifengraswiese B3, am Oberlauf des Ransbaach. Die Populationsgröße liegt bei ca. 50 Individuen. 61| P a g e Foto 31: Eriophorum angustifolium Die namensgebenden Fruchtstände des Schmalblättrigen Wollgras. Juni
- Das Schmalblättrige Wollgras wächst in Flachmoor-Gesellschaften, in Binsenwiesen, in Quellmooren in Verlandungsgesellschaften, an Ufern und in Gräben. Der Standort ist naß, z. T. auch überschwemmt, nährstoffarm, mäßig basenarm und sauer, auf reinen oder sandigen Torfböden (OBERDORFER 1990). Nardus stricta Das Borstgras befindet sich im Borstgrasrasen B1 des Untersuchungsgebietes. Es handelt sich hier um einen kleinen Bestand mit wenigen Pflanzen, der durch Vergrasung und Verbuschung in seinem Bestand bedroht war. Seit 2007 hat sich der Standort durch Pflege- und Bewirtschaftungsmaßnahmen im Rahmen eines LIFE-Natur-Projektes verbessert. Borstgras ist eine mehrjährige, krautige Pflanze und gehört zur Familie der Süßgräser (Poaceae). Es wächst etwa 10 bis 30 cm hoch und bildet dichte graugrüne Horste. Seine Blätter sind borstenartig, weshalb das Borstgras auch als Bürstling oder Hirschhaar bezeichnet wird. Die Pflanze, die von Mai bis Juni blüht, bevorzugt als Standort bodensaure Magerrasen. Als niedrigwüchsiges Gras ist es auf stickstoffarme Standorte angewiesen, auf denen es nicht durch kräftigere Arten überwachsen wird. Das Borstgras gehört zu den so genannten Weideunkräutern, weil das Vieh die derben, kleinen Blätter verschmäht. In sauren Magerrasen wird das Borstgras durch die Trittbelastung und Beweidung durch das Vieh deshalb gefördert und kann zur Dominanz kommen und bestandsbildend werden. Es gehört zu den Charakterarten der Namen gebenden Gesellschaft der Borstgrasrasen. 62| P a g e Foto 32: Nardus stricta Borstgras (Nardus stricta) kurz vor der Blüte. Typisch sind die schmalen, dunkel überlaufenen Blütenstände. In Luxemburg gibt es derzeit etwa 20 bekannte Standorte, auf denen Borstgras in meist sehr kleinen Beständen vorkommt. Die größten Bestände in Luxemburg befinden sich im Naturschutzgebiet „Conzefenn“ (RN ZH 06, Natura 2000 Code LU0001033), in der Habitatzone „Vallée supérieure de la Sûre/lac du barrage“ (LU0001007) und in den „Sauerwisen“ (RN ZH 14, Natura 2000 Code LU0001002). Valeriana dioica Der Kleine Baldrian wächst in ca 50 – 100 Exemplaren in den Pfeifengraswiesen B1, und B3 und in der Nassbrache B
- Foto 33: Valeriana dioica Typisch für Valeriana dioica sind die sich rötlich verfärbenden Grundblätter. 63| P a g e Die Pflanze kommt in der collinen bis subalpinen Höhenstufe vor und besiedelt nasse Wiesen, (eher kalkreiche) Niedermoore, Sümpfe und Bruchwälder. Pflanzensoziologisch ist sie eine schwache Kennart der Ordnung Molinietalia caeruleae W.Koch 1926, und hat ihre Schwerpunktvorkommen in Pfeifengraswiesen und Sumpfdotterblumenwiesen (Verbände Molinion caeruleae W.Koch 1926 und Calthion Tx. 1937). Der Kleine Baldrian ist Futterpflanze für den gefährdeten Baldrian-Scheckenfalter (Melitaea diamina). Er ist unvollkommen zweihäusig, das heißt im Regelfall gibt es rein männliche und rein weibliche Pflanzen, es kommen aber (selten) auch Zwitter vor. Foto 34: Valeriana dioica Fruchtstand Juni 2010 Viola palustris Das Sumpf-Veilchen wächst in den Pfeifengraswiesen B1 und B3 des Untersuchungsgebietes, im Calthion-Biotop B5 sowie in zwei Nassbrachen B6 und B
- Das Sumpf-Veilchen braucht nassen, sauren, humusreichen, nährstoffarmen, sandig-torfigen oder torfig-lehmigen Boden. Die Art besiedelt oft Flach- und Hochmoore, Quellhorizonte und Verlandungsgebiete von Seen. Die Art fehlt vollständig in Gebieten mit Kalkstein Vorkommen und in Höhenlagen über 2000m NN. 64| P a g e Foto 35: Viola palustris Das Sumpfveilchen ist von den im Untersuchungsgebiet vorkommenden stark gefährdeten Arten noch die häufigste Art im Ösling. A.3.3.3 Pflanzenarten der Kartierung SCHOTEL
(1993)ohne rezenten Nachweis In der Kartierung von SCHOTEL
(1993)wurden in der Kernzone des geplanten Naturschutzgebietes insgesamt 120 Pflanzenarten nachgewiesen. Dabei wurden nach COLLING
(2005)folgende, vom Aussterben bedrohte und stark gefährdete Pflanzen aktuell nicht nachgewiesen: Juncus squarrosus (CR) In dem seinerzeitigen Fichtenkahlschlag, auf dem sich heute der Torfmoos-Birkenmoorwald B2 und die Calthion-Wiese B5 befinden, konnte bei einer Begehung 1992 Juncus squarrosus beobachtet werden. Epipactis palustris (EN) Diese Art wird dem Magnocaricion zugeordnet und im „Tal A“ nachgewiesen. Eine genauere Beschreibung des Fundortes existiert nicht. Das „Tal A“, welches vom Ransbaach durchflossen wird, umfaßt die Grünland-Biotope B1, B3, B5 und B
- 65| P a g e B Faune Les données utilisées pour établir les listes d’espèces ont été aimablement mises à disposition principalement par le Musée national d’histoire naturelle ainsi que par la Centrale Ornithologique de la natur&ëmwelt-LNVL (concernant l’avifaune). La zone de « Weicherdange - Bréichen » héberge plusieurs espèces d’oiseaux, de coléoptères, d’orthoptères et de lépidoptères qui se retrouvent sur la Liste Rouge des espèces menacées au Luxembourg. B.1 Avifaune Les espèces d’oiseaux observées dans (ou aux alentours) de la future zone protégée « WeicherdangeBréichen » et figurant dans la liste rouge nationale des espèces menacées, respectivement reprises à l’annexe 1 de la directive « Oiseaux », sont regroupées dans le tableau ci-dessous. Une des espèces phares de la région est la Cigogne noire (Ciconia nigra). Le site « Weicherdange-Bréichen » fait partie de la zone de gagnage de la cigogne noire. Photo 36: Ciconia nigra - Cigogne noire - Schwarzstorch (Photo P.Lorgé), Les autres espèces sont la pie-grièche grise, le milan royal, la bécassine des bois et la bécassine des marais. 66| P a g e - Photo 37: Gallinago gallinago Bécassine des marais (P. Lorgé) Tab 20: les esp es d oiseau menacées qui ont été observées dans (ou près de) la zone « Weicherdange-Bréichen » ORDRE / Famille / Genre espèce Statut LR 79/409/CE B, N 4 1 N, Z,B 3 1 B, W 2 0 Bécassine des marais - Gallinago gallinago- Bekassine Z, W 0 0 Bécasse des bois - Scolopax rusticola- Waldschnepfe B, Z 4 0 GREIFVÖGEL - RAPACES - ACCIPITRIFORMES Habichtartige - Accipitridae Milan royal - Milvus milvus- Rotmilan SCHREITVÖGEL - CICONIIFORMES Störche - Cigognes - Ciconiidae Cigogne noire - Ciconia nigra- Schwarzstorch Würger - Pies-grièches - Laniidae Pie-grièche grise - Lanius excubitor- Raubwürger WATVÖGEL - CHARADRIIFORMES Schnepfen - Scolopacidae Dans le tableau 20 les colonnes de droite donnent des informations sur le statut d’espèce sur le site, sur leur statut de la Liste Rouge ainsi que sur leur présence sur l’Annexe 1 de la « Directive Oiseaux » (explications dans tab. 21 et 22 ci-dessous). 67| P a g e LR = Statut sur la liste rouge du Luxembourg 2005
- 1 2 3 4 / VW / Eteint ( früherer Brutvogel) Me ac d’exti ctio (Vom Aussterben bedroht) Fortement menacé (Stark gefährdet) Menacé (Gefährdet) Potentiellement menacé (Potentiell gefährdet) Vorwarnliste Non menacé (Brutvogel, Nicht gefährdet) Statut de l esp e sur le site B G J Z W N Tab. 21: abréviations utilisées pour le statut dans la Liste Rouge Esp e figure da s l a e e 1 de la Directive « oiseaux » (79/409/CEE) Nicheurs (All :Brutvogel) Espèce présente occasionnellement sur le site (All :Gastvogel) Esp ce p se te du a t toute l’a e su le site (All : Jahresvogel) Migrateurs (All :Zugvogel, resp. Durchzügler) Hivernants (All :Wintergast) 1 = Oui 0 = Non Espèce se nourrissant sur le site (All :Nahrungsgast) Tab. 22 : e pli atio s des a r viatio s sur le statut de l esp e sur le site et sur la pr se e da s l a Directive oiseaux Photo 38: Milvus milvus (Milan royal) (Photo Conzemius T.) 7 Espèces qui font l’objet de mesures de conservation spéciales concernant leur habitat. 68| P a g e 7 e e 1 de la Photo 39: Lanius excubitor (Pie-grièche grise) (Photo Cordella M.) B.2 Entomofaune B.2.1 Coléoptères Tab. 23 : les coléoptères de la zone « Weicherdange- Bréichen Nom latin Agonum obscurum Cateretes pedicularius Chilocorus renipustulatus Coccinella septempunctata Corticarina alemannica Corticarina gibbosa Cryptophagus pilosus Cyphon ruficeps Dasytes niger Elmis aenea Elmis maugetii Hydraena gracilis Lathridius nodifer Lema lichenis Lema melanopus Platambus maculatus Platycis minutus Propylea quatuordecimpunctata Pterostichus madidus 69| P a g e Rhagonycha fulva Sciodrepoides watsoni Simplocaria semistriata Stilbus testaceus Strangalia melanura Tytthaspis sedecimpunctata Fig.2: Cyphon ruficeps Source: www.colpolon.biol.uni.wroc.pl/cyphon%20ruficeps.htm) Cyphon ruficeps est une espèce des Scirtidae, dont les larves aquatiques se dévloppent dans le détritus organique des petits cours d’eau surtout de l’Oesling moyenne montagne. L’imago de cette espèce mène une vie terrestre. Cyphon ruficeps avait déjà été recensé au Luxembourg cependant cette espèce reste rare au Grand- Duché de Luxembourg. Dans la zone «Weicherdange- Bréichen, existent certaines espèces typiques des ruisseaux de l’Oesling, par exemple Hydraena gracilis Fig.3 : Hydraena gracilis – grazile Zwergwassserkäfer Source : http://www.kaefer-der-welt.de/hydraena__gracilis.htm 70| P a g e B.2.2 Orthoptère Latin Name Omocestus viridulus** Chorthippus biguttulus Chorthippus parallelus** Chrysochraon dispar** Metrioptera bicolor Tettigonia viridissima Sample Date 06/07/2000 03/09/2002 03/09/2002 03/09/2002 03/09/2002 03/09/2002 Statut L.R. LC LC LC LC LC LC Tab.24 : les Orthoptères présents dans (**) ou dans les alentours de la zone « Weicherdange-Bréichen » (dans un rayon de 1000 m). Le Criquet doré (Chrysochraon dispar) est une espèce à tendance hygrophile qui occupe une large amplitude de milieux de vie. Malgré qu’il affectionne surtout les milieux humides ou marécageux, on rencontre le criquet doré aussi dans des biotopes plus mésophiles comme les friches ou les clairières forestières, pour autant qu'elles présentent un couvert végétal dense et relativement haut. Photo 40: Chrysochraon dispar Criquet doré Große Goldschrecke Source:www.commanster.eu/commanster/Insects/Grasshoppers/SpGrasshoppers/Chrysochraon.dispar2.jpg La Decticelle bicolore (Metrioptera bicolor) est une espèce qui vit surtout dans les friches herbeuses plutôt sèches, les bords de route herbeux et non fauchés. La decticelle bicolore est typiquement liée aux prairies qui sont bien exposées sur pente et mal entretenues. Elle est bien adaptée à la chaleur mais affectionne cependant les sols avec une certaine humidité. On la trouve également parfois sous les fils barbelés dans certaines prairies et friches. Elle devient rare ou disparaît relativement vite si la prairie est ombragée de façon continue et si elle est fauchée intesivement d’une façon homogène. 71| P a g e Photo 41: Metrioptera bicolor - Decticelle bicolore mâle (Source : http://www.afblum.be/bioafb/especes/tettigon/tettigon.htm) Photo 42 : Chorthippus biguttulus Criquet mélodieuxNachtigall Grashüpfer Source :http://www.afblum.be/bioafb/especes/acridida/acridida.htm Le Criquet mélodieux (Chorthippus biguttulus) affectionne surtout les prairies plutôt sêches mais aussi les coupes forestières, les bords de chemins mal entretenus et les friches. Il accepte également les milieux de vie les plus humides. 72| P a g e Le Criquet des pâtures (Chorthippus parallelus) est le criquet le plus commun du Luxembourg. Il est absent des endroits trop secs ou complètement boisés. C’est une espèce que l’on retrouve dans pratiquement tous les biotopes à graminées. Elle fréquente également des landes à bruyères mais évite pourtant les zones les plus calcicoles et les zones dénudées de végétation ou trop ombragées. Photo 43: Chorthippus parallelus Criquet des pâtures - Gemeiner Grashüpfer Photo 44: Omocestus viridus Criquet vert - Grashüpfer La femelle du Criquet vert (Omocestus viridulus) pond ses oeufs à la base de certaines graminées comme Festuca ovina et Deschampsia flexuosa. Ces oeufs ne supportent pas la sécheresse, ainsi cette 73| P a g e espèce n’est présente que dans les milieux présentant une certaine humidité, comme les prairies humides et les tourbières. Selon Roland PROESS & Marc MEYER (Rote Liste der Heuschrecken Luxemburgs ds: Bull. Soc. Nat. luxemb. 104
(2003)p. 57), Omocestus viridulus est une espèce beaucoup plus fréquente dans l’Oesling que dans le Gutland. Photo 45 : Tettigonia viridissima Grande Sauterelle Verte (mâle) - Grünes Heupferd La Sauterelle Verte (Tettigonia viridissima) affectionne surtout les friches herbeuses. Cette espèce nécessite la présence de haies ou d’arbres. Lors de la période de reproduction le mâle s’y cache pour « chanter » et attirer les femelles. (Source : http://lejardindelucie.blogspot.com/2010/06/tettigoniaviridissima-la-grande.html) B.2.3 Hymenoptera Les Hymenoptères suivants ont été recensés en 1989 respectivement en 2000 lors de différentes campagnes avec des pièges à Malaise et avec des pièges (Pitfall Trap): Tab.25 : Liste des Hyménoptères de la zone « Weicherdang-Bréichen » Nom latin Ancistrocerus claripennis Apis mellifera Bactra lancealana Bombus hypnorum Bombus lucorum Bombus lapidarius Bombus pascuorum Bombus pratorum Bombus soroeensis Bombus sylvestris Bombus terrestris Crossocerus cetratus Dolichovespula saxonica Lasioglossum pauxillum Vespula vulgaris Vespula rufa 74| P a g e Date 23.8.1990 13.4.1989 30.5.1990 2000 2000 2000 05.8.1989 2000 2000 2000 2000 11.5.2000 2000 15.7.1989 2000 15.7.1989 Photo 46: Bombus lucorum Bourdon des Saussaies Hellgelbe Erdhummel (Ouvrière récoltant le pollen sur chaton d'un Saule marsault mâle) Source :http://butinages.over-blog.fr/article19001018.html B.2.4 Lépidoptères Le tableau 26 contient les espèces de Lépidoptères diurnes qui ont été relevées en 2009 lors du Projet LIFE Nature « Erhaltung und Regeneration von Borstgrasrasen Mitteleuropas » ainsi que les espèces qui ont été déterminées par Marc Meyer en 2000 (marquées **) respectivement *** en 1989 et 1990. Tab.26 : Liste des Lépidoptères de la zone « Weicherdange-Bréichen » Noms Latins Noms Allemands Adscita statices statices Aglais urticae** Anthocharis cardamines Aphantopus hyperantus Araschnia levana*** Boloria selene Boloria euphrosyne*** Brenthis ino Callophrys rubi Coenonympha arcania** Echtes Ampfer-Grünwidderchen Kleiner Fuchs Aurorafalter Schornsteinfeger Landkärtchen Braunscheckiger Perlmutterfalter Silberfleck Perlmutterfalter Mädesüß-Perlmutterfalter Grüner Zipfelfalter Weißbindiges Wiesenvögelchen Catégorie Liste Rouge VU * LRnt * LRnt VU EN * * * Coenonympha pamphilus Colias croceus Epirrhoe rivata*** Erebia medusa Gonepteryx rhamni Issoria lathonia ** Kleines Wiesenvögelchen Wander-Gelbling Weissbinden-Labkrautspanner Rundaugen-Mohrenfalter Zitronenfalter Silbriger Perlmutterfalter * * VU EN * EN 75| P a g e Lycaena hippothoe*** Lycaena phlaeas*** Lycaena tityrus Maniola jurtina Melanargia galathea** Nymphalis io Nymphalis urticae Ochlodes sylvanus Pararge aegeria Pieris brassicae brassicae Pieris napi Pieris rapae Polygonia c-album** Polyommatus icarus Satyrium pruni*** Thymelicus lineola** Lilagold Feuerfalter Kleiner Feuerfalter Brauner Feuerfalter Großes Ochsenauge Schachbrett Tagpfauenauge Kleiner Fuchs Rostfarbiger Dickkopffalter Waldbrettspiel Echter Großer Kohlweißling Rapsweissling Grünader-Weißling C-Falter Hauhechel-Bläuling Pflaumen-Zipfelfalter Schwarzkolbiger Braun-Dickkopffalter EN VU EN * LRnt * * LRnt * * * * * * EN * Thymelicus sylvestris Vanessa atalanta Vanessa cardui Braunkolbiger Braun-Dickkopffalter Admiral Distelfalter * * * Tab.27 : Catégories de la Liste Rouge des Lépidoptères Revised IUCN-categories Applied categories for
(1994)Luxembourg EW extinct in the Wild EW extinct in the Wild CR critical CR critical EN endangered EN endangered VU vulnerable VU vulnerable LRnt lower risk near LRnt lower risk near threatened threatened LRlc lower risk least LRlc lower risk least concern concern - R extremely rare Not threatened * not threatened La zone Bréichen est selon Caspari relativement isolée géographiquement et sa surface est réduite. Ainsi s’expliquerait le fait que dans cette zone le nombre d’espèces de Lépidoptères diurnes est moins élevé que dans d’autres zones comparables. Parmi les espèces de papillons diurnes que S. Caspari 76| P a g e respectivement Marc Meyer ont recensées, figurent 14 espèces qui se retrouvent sur la Liste rouge des papillons du Luxembourg. Ces espèces sont les suivantes : Espèce de la catégorie : EN endangered Photo 47 : Erbia medusa Moiré franconien Rundaugen-Mohrenfalter (Source : www.papillon-poitoucharentes.org/spip.php?page=document&id_document=5534) Le Moiré franconien affectionne les prairies assez sèches mais également les prairies humides, qui sont exploitées extensivement, respectivement qui sont en friches. Les plantes hôtes des chenilles de ce papillon sont surtout certaines graminées comme Festuca rubra, Festuca ovuna ou Nardus stricta. Le Moiré franconien est une espèce cible du projet LIFE Nature « Erhaltung und Regeneration von Borstgrasrasen Mitteleuropas » Le papillon est surtout attiré par des fleurs de couleur jaune ou violette comme par exemple Potentilla erecta, Knautia arvensis, ou Ranunculus nemorosa. Ce représentant des Satyrinae supporte une pâture extensive mais nécessite également des zones en friche. Le Cuivré fuligineux affectionne les pelouses calcaires et prairies humides. Source : http://biodiversite.wallonie.be/fr/lycaenatityrus.html?IDD=50333847&IDC=280 Photo 48 : Lycaena tityrus (mâle) Cuivré fuligineux Brauner Feuerfalter , 77| P a g e Les plantes-hôtes sont surtout Rumex acetosella, Rumex acetosa, Rumex obtusifolius et Rumex hydrolapathum. Le Petit nacré est une espèce qui affectionne les milieux ouverts, notamment les pelouses sèches. Photo 49 : Issoria lathonia Petit nacré - Kleiner Perlmutterfalter http://www.schmetterlingraupe.de/art/lathonia.htm Le Collier argenté affectionne surtout les lisières et les bords de forêts ainsi que les prairies maigres. Les chenilles se nourrissent des feuilles de violettes. Cette espèce de Lépidoptère est en forte régression. Photo 50 : Boloria euphrosyne Grand Collier argenté Veilchen Perlmutterfalter Source : http://biodiversite.wallonie.be/fr/boloriaeuphrosyne.html?IDD=50333874&IDC=276 78| P a g e Le Cuivré écarlate est devenu très rare. On ne le retrouve plus que dans des prairies ardennaises humides riches en Rumex. Photo 51: Lycaena hippothoe Cuivré écarlate Lilagold Feuerfalter . http://biodiversite.wallonie.be/fr/lycaenahippothoe.html Photo 52: Satyrium pruni Thècle du prunier Pflaumen - Zipfelfalter Le biotope de la Thècla du Prunier est la clairière dans les fonds de vallons. Sa plante nourricière est surtout Prunus spinosa. Source : http://biodiversite.wallonie.be/fr/satyrium-pruni.html?IDD=50333863&IDC=695 79| P a g e Espèces de la catégorie : VU - vulnerable Photo 53: Adscita statices (femelle) Zygène turquoise – Echtes Ampfer-Grünwidderchen La Zygène turquoise est hôte des prairies humides souvent tourbeuses mais également des prairies maigres sèches. Les chenilles se développent surtout sur les représentants du genre Rumex. http://marc-solari.doomby.com/photo1481909.html À cause de l’intensification de l’exploitation des prairies et de leur enrésinement, Adscita statices a perdu au cours des décennies une grande partie de ses milieux de vie. Le Petit Collier argenté (Boloria selene) est une espèce de la famille des Nymphalidae. Elle affectionne surtout les prairies maigres et les zones humides des Ardennes, mais on les trouve aussi parfois dans les coupes forestières. Les chenilles de cette espèce recherchent Viola palustris pour se nourrir. S. Caspari a constaté une forte présence de Boloria selene dans la zone Bréichen, ce qui indique que cette espèce a déjà profité des mesures qui ont été mises en vigueur dans le cadre du projet « LifeNature : Pelouses à Nard raide ». Photo 54 : Boloria selene Petit Collier Argenté Braunscheckiger Perlmutterfalter Photo: S Caspari 80| P a g e Le Cuivré commun fréquente des milieux ouverts variés, prairies de fauches et pelouses sèches où l'oseille lui sert pour y pondre ses œufs. Le papillon adulte recherche des Lamiacées comme Origanum vulgare, Thymus pulegioides ou Mentha arvensi. Photo 55: Lycaena phlaeas Cuivré commun Kleiner Feuerfalter Source : http://biodiversite.wallonie.be/nl/lycaenaphlaeas.html?IDD=50333846&IDC=280 La Mélanippe riveraine affectionne les prairies maigres bien dégagées. Les chenilles se nourrissent surtout de différentes espèces de Gallium spec, surtout le Caille-lait jaune. Photo 56: Epirrhoe rivata Mélanippe riveraine Weissbinden-Labkrautspanner Source: http://www.papillon-poitoucharentes.org/Epirrhoe-rivataHubner-1813,16619.html . 81| P a g e Espèce de la catégorie: LRnt - lower risk near threatened L’Aurore fréquente de préférence les prairies humides, mais également les lisières de forêts ainsi que parfois les bords des routes. Photo 57: Anthocharis cardamines Aurore – Aurorafalter (Aurore mâle sur Cardamine pratensis) Les plantes nourricières sont des brassicacées comme la Cardamine des prés et la Moutarde sauvage. Suite à l'assèchement des zones humides et à leur mises en culture, l’Aurore est en continuelle régression. (Source : http://biodiversite.wallonie.be/fr/anthocharis-cardamines.html?IDD=50333897&IDC=279) La Sylvaine fréquente des milieux variés riches en graminées comme Festuca, Poa, Triticum, Molinia, Luzula etc. Comme fournisseur de nectar, la Sylvaine choisit surtout Vicia cracca, Cirsium spec., Scabiosa columbaria ou Knautia arvensis , ainsi que les représentants de Rubus spec. Photo 58: Ochlodes sylvanus Sylvaine Rostfarbiger Dickkopffalter http://www.insecte.org/forum/viewtopic.php?f=2&t=79198 82| P a g e Le Demi-deuil est surtout hôte des prairies maigres voire sèches. Le Luxembourg constitue la limite nord de son aire de répartition. Photo 59: Melanargia galathea Demi-deuil - Schachbrett La Carte géographique est une espèce se reproduisant surtout sur l'ortie. Elle recherche les lisières, les clairières de bois, les bosquets ainsi que les haies. Photo 60 : Araschnia levana Carte géographiqueLandkärtchen Source : http://biodiversite.wallonie.be/fr/araschnia-levana.html?IDD=50333869&IDC=719 83| P a g e B.2.5 Diptères Les Diptères se caractérisent par une immense diversité. Ils possèdent une grande importance dans les écosystèmes terrestres. Pendant la campagne de surveillance des Syrphidae entre avril et août 2000, Madame Evelyne Carrières, a capturé à l’aide de piège Malaise quelques espèces de Syrphidés peu communes: Les Espèces de syrphes (ci- dessous) sont remarquables, respectivement nouvelles pour le Luxembourg8 : Parasyrphis malinellus est une espèce qui a besoin de clairières et de bords de chemin des forêts. Il affectionne surtout les forêts de conifères. C’est une espèce peu fréquente dans notre région. Photo 61: Parasyrphus malinellus (http://insektenfotos.de/forum/thread.php?postid=3278) Cheilosia lenis affectionne surtout les forêts de feuillus, c’est une espèce moins fréquente dans le nord du pays. Photo 62: Cheilosia lenis (Source:www.commanster.eu/commanster/Insects/Flies/Syrphidae4.html) 8 Ds: Bulletin Soc. Nat. Luxemb. 103
(2003); Evelyne Carrières 84| P a g e Epistrophe flava a comme habitat surtout les forêts de feuillus plus humides avec Populus, Salix et aussi des forêts avec Fagus. Elle n’est cependant pas complètement absente des forêts thermophiles à Quercus. Photo 63: Epistrophe flava (Source: http://www.diptera.info/forum/viewthread.php?thread_id=8890&pid=40682) B.2.6 Odonates Les espèces d’odonates suivantes ont été constatées à une distance d’environ 1 km à l’E de la zone Bréichen. Les 2 espèces ci-dessous figurent dans la catégorie préoccupation mineure (LC) de la Liste Rouge des Odonates. Tab 28 : espèces de libellules présentes près de (ou dans) la zone Weicherdange – Bréichen Taxon Latin Name Calopteryx virgo Platycnemis pennipes Sample Date Status sur L.R. 15/05/2001 LC 15/05/2001 LC Ces espèces se développent dans les eaux des petites rivières fraiches. Elles affectionnent les cours d’eau propres, en partie ombragés, à courant rapide et à petit débit. 85| P a g e Photo 64 : Caloptéryx virgo Caloptéryx viergeBlauflügel Prachtlibelle (Accouplement de libellules) (Source : www.naturepixel.com/libellules_calopteryx_virgo_accouplement_1.htm) Photo 65 : Platycnemis pennipes Agrion à larges pattes Blaue Federlibelle (source : http://de.wikipedia.org/wiki/Blaue_Federlibelle)