LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère d'État Le Ministre aux Relations avec le Parlement Monsieur le Président du Conseil d'État Luxembourg Luxembourg, le 2 janvier 2018 Personne en charge du dossier: Jean-Luc Schleich 247 - 82954 SCL : R 5693 — 1699 / sp V/réf. 52.465 Objet : Projet de règlement grand-ducal portant modification du règlement grand-ducal modifié du 14 novembre 2013 concernant l'agrément à accorder aux gestionnaires de services d'éducation et d'accueil pour enfants. Monsieur le Président, Comme suite à ma lettre du 20 octobre 2017, j'ai l'honneur de vous faire parvenir en annexe l'avis de la Chambre des fonctionnaires et employés publics sur le projet de règlement grand-ducal sous rubrique. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assurance de ma haute considération. Pour le Ministre aux Relations avec le Parlement John Dann Directeur 43, boulevard F.-D. Roosevelt L-24.50 Luxembourg Tél. (+352) 247-82952 Fax (+352)46 74 58 scl@scl.etat.lu www.legilux.lu www.gouvernementiu www.luxembourg.lu ,CHFEP A-3013/17-95 Chambre des fonctionnaires et employés publics 26, boulevard Royal L-2449 [uxembourg TéL: 47 22 24-1 Fax: 47 23 74 chfep@chfep.lu l www.chfep.lu A ][ S sur le projet de règlement grand-ducal portant modification du règlement grand-ducal modifié du 14 novembre 2013 concernant l'agrément à accorder aux gestionnaires de services d'éducation et d'accueil pour enfants Par dépêche du 12 octobre 2017, Monsieur le Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enfance et de la Jeunesse a demandé l'avis de la Chambre des fonctionnaires et employés publics sur le projet de règlernent grand-ducal spécifié à l'intitulé. Aux termes de l'exposé des motifs qui l'accompagne, le projet en question a pour objet d'adapter la réglementation relative à l'agrément à accorder aux gestionnaires de services d'éducation et d'accueil pour enfants, cela notamment afin de remédier aux problèmes qui se posent en matière de mise en conformité pour les services agréés antérieurement à l'entrée en vigueur du règlement grandducal du 14 novembre 2013. Plus concrètement, il vise essentiellement à: - prévoir une dérogation pour les services en place avant ladite entrée en vigueur en ce qui conceme les dispositions relatives à la capacité d'accueil et à certains espaces aménagés; - prolonger d'une année (jusqu'à rni-juillet 2019) la phase transitoire au cours de laquelle les services d'éducation et d'accueil en place sont obligés d'introduire une demande d'agrément conformément aux dispositions du règlement grand-ducal du 14 novembre 2013 ; - apporter certaines modifications pour assurer la cohérence entre les dispositions légales et la réglementation applicables en la matière; - donner une base juridique à la cornmission ad hoc fonctionnant depuis quatre années auprès du Ministère de l'Éduction nationale et ayant pour mission principale d'évaluer quels diplôrnes ou titres d'enseignement relèvent des domaines psychosocial, pédagogique ou socio-éducatif, et - permettre aux services d'activité de jour accueillant des enfants handicapés et aux structures assurant l'accueil en pleine nature ("Bëschcrèches") d'être agréés comme services d'éducation et d'accueil pour enfants. -2 Le texte soumis pour avis à la Chambre des fonctionnaires et employés publics appelle les observations suivantes. Remarques préliminaires Cornme il est à juste titre décrit à l'exposé des motifs, la réglernentation entrée en vigueur en 2013 a été fortement critiquée en raison de l'application rétroactive de l'obligation de mise en conformité pour les services agréés antérieurement. En effet, l'application aux agrérnents délivrés avant 2013 a conduit à des problèmes souvent insurmontables pour les services en place — certains ayant même dû arrêter leur activité — ce qui a entraîné une forte baisse (jusqu'à 50%) de la capacité d'accueil des structures. La Chambre regrette que les mesures prévues par la réglementation actuellement en vigueur aient été décidées par le ministère du ressort sans concertation préalable avec les acteurs du secteur concerné. En effet, une telle concertation aurait permis d'éviter, d'une part, des conséquences néfastes pour les services en place et, d'autre part, la situation difficile dans laquelle se trouvent aujourd'hui certaines structures. De plus, la Chambre des fonctionnaires et employés publics déplore que le gouvernement n'ait pas réagi plus vite aux maintes critiques formulées par les acteurs concernés, une première réaction n'étant intervenue qu'en juillet 2015 par la prolongation de deux années de la période transitoire prévue par le texte réglementaire de novembre 2013 pour permettre aux services d'éducation et d'accueil en place de se confonner aux nouvelles dispositions. S'y ajoute que le projet sous avis prévoit désormais certaines dérogations concernant l'obligation de mise en conformité pour les structures agréées avant la mise en vigueur du texte réglementaire précité. Or, la majorité des structures concemées ont entre-temps déjà engagé des frais conséquents pour se confoimer aux dispositions dudit texte, et certaines d'entre elles connaissent actuellement des difficultés en raison des investissements importants réalisés pour cette mise en conformité, raison pour laquelle la Charnbre rappelle encore une fois que la consultation préalable des acteurs du secteur en question aurait été indispensable. 3 Au sujet des frais, la Chambre approuve dès lors que, aux termes de l'exposé des rnotifs, les modifications proposées par le projet de règlement grand-ducal "sont de nature purement administrative" et "nientraînent aucun coût supplémentaire" ni pour l'État ni pour le service agréé, ce qui n'est que conforme au bon sens. Examen du texte Ad préam bule La Chambre prend note de la mention "Les avis de la Chambre de commerce, de la Chambre des fonctionnaires et employés publics et de la Chambre des salariés ayant été demandés" figurant au préambule du projet de règlement grand-ducal. Cette mention ne correspond pourtant pas aux usages puisque la formule consacrée se lit: "Vu les avis de la Chambre (...)" . À ce sujet, la Chambre des fonctionnaires et employés publics tient d'ailleurs à signaler qu'il découle de deux jugements du tribunal administratif, rendus le 12 octobre 2016 et le 24 janvier 2017, que le simple procédé "depureforme et stérile" de solliciter l'avis d'une chambre professionnelle sans l'attendre, ou au moins laisser à celleci un délai suffisamment long pour se prononcer, constitue en fait une violation de la loi, alors que la chambre n'est pas effectivement et raisonnablement "en mesure de finaliser son avis" et de remplir ainsi une mission lui imposée légalement. Ad article 2 L'article 2 prévoit d'adapter, entre autres, l'article 4, paragraphe
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.