Commentaire des articles Commentaire de l’article 1er Le présent article apporte une modification à l’article 3 du règlement grand-ducal modifié du 25 janvier 2019 déterminant les exigences et les normes auxquelles doivent répondre les services hospitaliers d’urgence des hôpitaux et le service hospitalier national d’urgence pédiatrique afin d’y introduire la précision que le service hospitalier d’urgence des deux centres hospitaliers situés sur le territoire de la Ville de Luxembourg assurent une garde diurne en parallèle de 07h00 à 17h00 et nocturne en alternance de 17h00 à 07h00 pendant les jours ouvrables. Une garde alternée de 24h sur 24h est assurée les fins de semaines ainsi que les jours fériés. La présente modification découle d’une analyse faite par la Direction de la santé au sein du Groupe de travail « Urgences », qui s’appuie sur des données d’activité, une évaluation des flux nocturnes et les contraintes liées à la disponibilité du personnel médical. Depuis 2021, les services d’urgences du Grand-Duché de Luxembourg ont connu une augmentation continue de la fréquentation. Cette croissance, chiffrée à +3 % entre 2022 et 2023, puis à +5 % entre 2023 et 2024, souligne la pression croissante exercée sur ces structures. En particulier, le Centre Hospitalier Emile Mayrisch (CHEM) et le Centre Hospitalier du Nord (CHDN) concentrent la majorité des admissions, tandis que les hôpitaux de la ville de Luxembourg (CHL et HRS) présentent une organisation alternée des gardes nocturnes. Une analyse approfondie a démontré que les pics de fréquentation ont lieu principalement entre 18h et 22h, notamment en raison de la fermeture des cabinets médicaux de ville et du fonctionnement alterné des urgences hospitalières. Toutefois, l’activité chute sensiblement entre 00h et 07h, ne justifiant pas, selon les indicateurs de référence, une ouverture parallèle permanente des deux centres hospitaliers de la capitale durant cette tranche horaire. Commentaire de l’article 2 Point 1 Au deuxième alinéa du point 3.3 intitulé « Personnel soignant » de l’annexe, il est précisé qu’il faut tenir compte des dispositions particulières requises en fonction des exigences de prise en charge énoncées au point 4.6 qui se rapporte aux filières de prises en charges spécifiques. Page 1 de 4 De là, l’organisation par équipe dédiée et par filière est encouragée car elle permet une optimisation de la prise en charge en termes de rapidité d’orientation, de réduction des délais d’attente et de diminution des risques de complications ou de ré hospitalisation. Point 2 L’insertion de la présente phrase au point 4.2 intitulé « Accès aux compétences médicales » découle non seulement d’une demande exprimée par les différents établissements hospitaliers, mais se justifie également par la nature même de l’endocrinologie. Bien qu’elle soit considérée comme une sous-spécialité de la médecine interne, cette discipline connaît une complexité croissante et couvre des pathologies fréquentes de santé publique. En pratique, la présence d’un médecin spécialiste en endocrinologie est indispensable, notamment pour la gestion des pompes à insuline, le traitement des décompensations acidocétosiques ne nécessitant pas de réanimation, ou encore pour le suivi du diabète chez les femmes enceintes. Point 3 L’introduction dans le parcours spécifique à la gériatrie des patients dont l’état de santé requiert, pour des raisons médicales, une prise en charge en gériatrie, vise à garantir une prise en charge adaptée dans des espaces dédiés de ces patients ainsi que des patients de 75 ans ou plus. Il s’agit également de mettre en avant le dépistage de la fragilité via un outil reconnu type Prisma-
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.