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Arrêté ordonnant la publication du rapport sur Berichtes über die Lage des Ackerbaues la situation de l'agriculture pour 1864. im Jahr 1864 angeordnet

521 Memorial MEMORIAL des DU Großherzogthums Luxemburg. GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG. Zweiter Theil. SECONDE PARTIE. Oeffentliche Acte verschiedener A r t und nichtamtliche Mittheilungen. N°

  1. D o n n e r s t a g , 2 8 .December 1 8 6 5 . ACTES PUBLICS DIVERS ET PUBLICATIONS NON OFFICIELLES. J E U D I , 28 décembre 1 8 6 5 . In einem der Säle des
  2. Stockes hiesigen Il sera déposé dans une des salles du 1 e r étage Regierungsgebäudes wird eine Liste zur Aufnahme de l'Hôtel du Gouvernement une liste destinée a der Unterschriften derjenigen Personen, welche recevoir les signatures des personnes qui , à l'ocwünschen bei Gelegenheit des neuen Jahres Ihren casion du nouvel a n , désirent présenter leurs Königlichen Hoheiten dem Prinzen und der Prin- hommages à Leurs Altesses Royales Monseigneur zessin Heinrich der Niederlande ihre Ehrfurchts- le Prince et Madame la Princesse Henri des bezeugungen darzubringen, aufgelegt. Pays-Bas. Beschluß, wodurch die Veröffentlichung des Arrêté ordonnant la publication du rapport sur Berichtes über die Lage des Ackerbaues la situation de l'agriculture pour
  3. im Jahr 1864 angeordnet wird. LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUDer Staatsminister, Präsident der VERNEMENT ; Regierung; Vu le rapport de la situation de l'agriculture Nach Einsicht des Berichtes über die Lage des Ackerbaues im Jahr 1864; pour l'année 1864; Vu l'art. 12 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 Nach Einsicht des Art. 12 des Königl.-Großh. novembre 1857 ; Beschlusses, vom
  4. November 1857; Arrête : Beschließt: Article unique. Einziger Artikel. Der vorerwähnte allgemeine Bericht soll ins „Memorial" eingerückt werden.*) Luxemburg, den
  5. December
  6. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Baron V. de Tornaco. *) Der Bericht gehört als Beilage zu dieser Nummer. II. Le rapport général susmentionné sera inséré au Mémorial.*) Luxembourg, le 20 décembre
  7. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Baron V . DE TORNACO. *) Ce rapport forme une annexe an présent numéro. 62 522 Bekanntmachung. — Einregistrirungs- und Domänen-Verwaltung Durch Königl.-Großh. Beschluß vom
  8. December 1865 ist H. Robert Well, Einregistrirungs- und Domänen-Einnehmer zu Diekirch, zum Einnehmer am Büreau der Einregistrirung der Civil-Acte zu Luxemburg ernannt worden. Luxemburg den
  9. December
  10. Der General-Director der Finanzen, Ulveling. Bekanntmachung. — Entlassung eines Schäffen. Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heutigen Tage ist Hrn. Johann B r i t z von Dickt auf fein Ansuchen ehrenvolle Entlassung als Schöffe der Gemeinde Hoscheid bewilligt worden. Luxemburg den
  11. December
  12. Der General-Director des Innern und der öffentlichen Bauten, E. Simons. Bekanntmachung. — Ernennung von zwei Schöffen. Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heutigen Tage sind zu Schössen nachstehender Gemeinden ernannt worden: Helsingen: Hr. Andreas Z e i m e s - S c h m i t , Landwirth und Gemeinderachsmitglied daselbst: Medernach: Hr. Peter Funck, Landwirth und Gemeinderathsmitglied daselbst. Luxemburg den
  13. December
  14. Der General-Director des Innern und der öffentlichen Bauten, E. S i m o n s . Bekanntmachung. — Postwesen. Den Gang des Brief-, Personen- und GüterTransportoienftes zwischen Wasserbillig und Echternach habe ich, vom
  15. Januar 1866 ab, geregelt, wie folgt: Avis. — Administration de l'enregistrement et des domaines. Par arrêté royal grand-ducal du 22 décembre 1865, le sieur Robert Well, receveur de le' nregistrement et des domaines à Diekirch, a été nommé receveur au bureau des actes civils à Luxembourg. Luxembourg, le 23 décembre
  16. Le Directeur général des finances ULVELING. Avis. - - Démission d'un échevin. Par arrêté du soussigné, en date de ce jour iémission honorable a été accordée, sur sa demande, au sieur Jean Britz de Dickt, de ses foncions d'échevin de la commune de Hoscheid. Luxembourg, le 23 décembre
  17. Le Directeur-général de l'intérieur et des travaux publics, E. SUIONS. Avis. — Nomination de deux échevins. Par arrêté du soussigné, en date de ce jour, ont été nommés échevins, savoir : de la commune de Hachiville, le sieur André Zeimes-Schmit, cultivateur et conseiller communal, domicilié au même lieu; de la commune de Medernach, le sieur Pierre Funck, cultivateur et conseiller communal au même endroit. Luxembourg, le 23 décembre
  18. Le Directeur-général de l'intérieur et des travaux publics, E. SIMONS. Avis. — Postes. Je viens de régler comme suit la marche du service du transport des dépêches et de messageries entre Wasserbillig et Echternach, à partir du 1 er janvier 1866: 523 Wasserbillig (Bahnhof) — Echternach. Wasserbillig (gare) — Echternach. Abfahrt von Wasserbillig, 9 Uhr 15 Vormittags. Ankunft in Mörsdorf, 10 0 Born, 10 15 Rosport, 11 0 Steinheim, 11 15 Départ de Wasserbillig à 9 h . 15 du matin; Arrivée à Mœrsdorf à 10 h. à Born à 10 h. 15 à Rosport à 11 h. à Steinheim à 11 h. 15 à Echternach à 11 h. 45 Echternach, 11 45 Echternach — Wasserbillig (Bahnhof). Abfahrt von Echternach, 5 Uhr 0 Nachmittags. Ankunft in Steilcheim, 5 „ 30 Rosport, 5 . „ 45 Born, 6 „30 Mörsdorf, 6 „ 45 Wasserbillig, 7 „ 30 Die Personen- und Güter-Transporttarife find die durch den Beschluß vom
  19. März 1863 festgesetzten. (Memorial 1863, Th. l l , S . 157.) Luxemburg den
  20. December
  21. Der General-Director der Justiz, Vannerus. Echternach — Wasserbillig (gare). Départ d'Echternach à 5 h. du soir; Arrivée à Steinheim à 5 h. 30 à Rosport à 5 h. 45 à Born à 6 h . 30 à Mœrsdorf à 6 h, 45 à Wasserbillig à 7 h. 30 Les tarifs pour le transport des personnes, des marchandises et des colis sont maintenus tel qu'ils ont été réglés par l'arrêté du 25 mars 1863, i n séré au Mémorial de 1863, I I e p., page
  22. Luxembourg, le 22 décembre
  23. Le Directeur-général de la justice, VANNERUS. Avis. — Justice de paix. Bekanntmachung. — Friedensgrricht. Par arrêté royal grand-ducal du 19 décembre Durch Königl.-Großh. Beschluß vom
  24. d. M t s . ist Hr. Königl-Großh, Advocat und zweiter courant, le sieur Zenon Demuyser, avocat et seistHr.ZenoDemuyser,beim Friedensgericht zu Luxem-cond suppléant de la justice de paix à Luxemburg, zum ersten Erganzungsrichter beim näm- bourg, a été nommé premier suppléant de la même justice de paix. lichen Friedensgerichte ernannt worden. Parle même arrêté, le sieur Frédéric Michaelis, Durch den nämlichen Beschluß ist Hr. Friedrich Michaëlis , Advocat zu Luxemburg, zum zweiten avocat à Luxembourg, a été nommé second supErgänzungsrichter bei besagtem Friedensgerichte pléant de la dite justice de paix. ernannt worden. Luxemburg, den
  25. December
  26. Der General-Director der Justiz, Vannerus. Bekanntmachung. — Notariat. Durch Königl.-Großh. Beschluß vom 15 d. M t s . ist Hrn. Johann Peter Salentiny, aufsein Luxembourg, le 22 décembre
  27. Le Directeur-général de la justice, VANNERUS. Avis. — Notariat. Par arrêté royal grand-ducal du 15 décembre courant, démission honorable a été accordée, sur 524 Ansuchen, ehrenvolle Entlassung aus seinem Amte als Notar zu Ettelbrück bewilligt worden. Luxemburg, den
  28. December
  29. Der General-Director der Justiz, Vannerus. sa demande, au sieur Jean-Pierre Salentiny, de ses fonctions de notaire à Ettelbruck. Luxembourg, le 21décembre
  30. Le Directeur-général de la justice, VANNERUS. Bekanntmachung. — Ernennung von BürgerAvis. — Nomination de bourgmestres. meistern. Par arrêté royal grand-ducal du 15 de ce mois, Durch Königl.-Großh. Beschluß vom
  31. d. Mts. sind zu Bürgermeistern nachstehender Gemeinden ont été nommés aux fonctions de bourgmestre ernannt worden: des communes ci- après dénommées, savoir : Heinerscheid : Hr. Peter Schröder, Landwirth de la commune de Heinerscheid, le sieur Pierre und Schöffe, wohnhaft zu Kalborn; Schrœder, actuellement cultivateur et échevin, domicilié à Kalborn; Ermsdorf: Hr. Nikolas Reuter, Landwirth und Schöffe, wohnhaft zu Eppeldorf. Luxemburg, den
  32. December
  33. de la commune d'Ermsdorf, le sieur Nicolas Reuter, cultivateur et échevin actuel à Eppeldorf. Luxembourg, le 22 décembre
  34. Der General-Director des Junern und der öffentlichen Bauten, E. Simons. Le Directeur-général de l'intérieur et des travaux publics, E. SIMONS. Bekanntmachung — Notariat, Durch Königl.-Großh. Beschluß vom
  35. d. M s . ist Hr. Edmund Rudolph Heldenstein, Notariats-Candidat zu Luxemburg, in Ersetzung des verstorbenen Hrn. Keyl, zum Notar im Canton Mersch mit dem Amtswohnsitze zu Fels ernannt worden. Avis. — Notariat. Par arrêté royal grand-ducal du 22 décembre courant, le sieur Edmond-Rodolphe Heldenstein, candidat-notaire à Luxembourg, a été nommé notaire dans le canton de Mersch, à la résidence de Larochette, en remplacement du sieur Keyl, décédé. Luxemburg, den
  36. December
  37. Der General-Director der Justiz, Vannerus. Luxembourg, le 28 décembre
  38. Le Directeur-général de la justice, VANNERUS. Luxemburg. — Druck von V. Bück. RAPPORT GÉNÉRAL présenté par la Commission d'agriculture SUR LA DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG EN
  39. CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. D'après l'art.12, 2° alinéa, de L'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, la Commission d'agriculture présente tous les ans un rapport général sur la situation agricole du pays, lequel doit fournir des renseignements sur 1° Le produit de la dernière récolte; 2° les effets des lois et règlements relativement à l'agriculture; 3° les mesures qu'il peut y avoir lieu de prendre dans l'intérêt de cette dernière. Dans les six rapports annuels qui précèdent celui de l'année 1864, les questions découlant de ces diverses rubriques ont fait l'objet de nombreuses investigations, de sorte qu'aujourd'hui les redites deviendraient inévitables, si l'on s'y arrêtait de nouveau. La Commission d'agriculture a été par suite de l'avis, lors de sa dernière assemblée générale, de voir donner moins d'étendue a son rapport annuel. Elle n'a pour cela pas entendu restreindre le cadre de ses recherches; elle a seulement voulu réserver les faits généraux, ayant une actualité moins grande, pour des publications se rapportant à de plus longs intervalles. Par ce dernier moyen, elle espère alors pouvoir mieux définir le progrès agricole, dont le caractère indélébile est la lenteur et qui par suite ne se laisse pas toujours saisir dans le court espace d'une année. L'exemple donné par tous les pays où la statistique agricole est organisée convenablement, justifie d'ailleurs cette manière de voir. Les rapports annuels ne sont que les compléments obligés de travaux généraux plus étendus, et deviennent les matériaux de mémoires supplétifs d'autant plus précieux sous le rapport de l'étude comparative des faits économiques qu'ils présentent, que la période sur laquelle ils s'étendent, n'est pas limitée à une trop courte série d'années. Annexe au Mémorial
  40. IIe partie. 2 Le rapport annuel ainsi modifié s'appuiera néanmoins comme les précédents sur les documents périodiques fournis par les membres de la Commission d'agriculture et les vétérinaires du Gouvernement. Les renseignements donnés par les administrations communales seront également d'une grande utilité chaque fois qu'ils seront rédigés avec les soins convenables. Si, sous ce point de vue, il y en a qui se distinguent par leur exactitude, il y en a d'autres qui paraissant ne pas comprendre l'importance du travail qui leur est demandé, s'en acquittent tardivement et avec peu d'attention. En le signalant ici, notre intention est avant tout de remercier MM. les bourgmestres qui font tout leur possible pour nous seconder dans nos travaux et pour exprimer l'espoir qu'à l'avenir nous n'aurons plus que des éloges à distribuer. CHAPITRE I . Administration agricole. §
  41. COMMISSION D'AGRICULTURE. Il est survenu pendant 1864, deux mutations dans le personnel de la Commission d'agriculture. Le sr de Colnet-d'Huart, de Luxembourg, ayant demandé à être déchargé des fonctions de membre de la Commission d'agriculture qu'il occupait depuis la reconstitution de ce collège, il fut remplacé en cette qualité par le sr Dominique Stiff, agriculteur et propriétaire à Fentange. Cette nomination eut lieu par arrêté royal grand-ducal du 27 avril 1864, par lequel il est accordé démission honorable des dites fonctions à son prédécesseur. Par arrêté royal grand-ducal du 8 juin suivant, le sr Bivort Hyppolite, vétérinaire du Gouvernement à Esch s/A., a été attaché comme vétérinaire à la Commission d'agriculture, pour le terme de six ans, à partir du 1er du dit mois. Il remplace en cette qualité le sr Knepper, vétérinaire du Gouvernement à Echternach, dont le mandat était expiré. — La réunion annuelle ordinaire de la Commission d'agriculture a été tenue a Luxembourg, le 22 décembre
  42. Pendant le courant de cette année, aussi bien qu'à l'occasion de cette assemblée générale, elle a traité 329 affaires, se répartissant comme suit : ANNÉE. Nombre total des affaires traitée. Dans ce nombre sont compris Rapports. Propositions. Réquisitoires. 1864 329 30 12 11 1863 301 24 5 6 3 D'où il résulte que le nombre des affaires revenant à la Commission d'agriculture va en augmentant. Quant à leur importance, elle sera indiquée dans le cours de ce rapport, à leur rubrique spéciale. §
  43. COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION D'AGRICULTURE. Le Comité permanent de la Commission d'agriculture, institué par l'art. 16 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, et qui a à s'occuper pendant l'intervalle des réunions des affaires courantes, a été renouvelé lors de l'assemblée générale annuelle. Il a été par suite composé pour 1864 de MM. Eug. Fischer, président de la Commission d'agriculture, à Luxembourg, président: Stiff, de Fentange, et Bivort, d'Esch s/A., membres; Koltz, de Mersch, secrétaire. Il s'est réuni les 8 février, 31 mars et 12 avril 1864, à l'effet de délibérer sur les affaires qui lui sont réservées et qui sont comprises dans l'état ci-dessus. L'assemblée générale qui en a reçu communication n'y a fait aucune observation. §
  44. BUDGET DE L'AGRICULTURE. Les crédits portés au budget de l'État de 1864, en faveur de l'agriculture, sont les suivants : LIBELLÉ. EXERCICE. 1864
  45. 1° Commission d'agriculture fr. 1,500 1,500 2° École agricole 13,600 13,600 3° Traitement des vétérinaires 5,520 5,520 4° Frais de voyages de ces derniers 1,000 1,000 5° Amélioration de la race chevaline. — Dépôts d'étalons à demeure fixe. 25,000 36,000 6° Amélioration des races bovine et porcine 12,000 6,500 7° Subsides à certaines communes dans l'intérêt de la saillie des bêtes à cornes 2,500 5,000 8° Crédits pour la chaux à prix réduits 4,000 4,000 500 500 10° Travaux d'irrigation et de drainage 2,000 8,000 11° Subsides aux sociétés agricoles et autres 3,000 3,000 70,620 84,620 9° Subsides aux c o m m u n e s pour boisement Total Différence en moins pour
  46. 14,000 4 Le budget de l'agriculture qui était déjà inférieur à celui des autres pays qui nous entourent a été par suite placé dans une condition moins favorable encore. Ceci est d'autant plus regrettable que la principale industrie du pays est l'agriculture, et que celle-ci contribue pour la plus grande part à toutes les charges de l'État et des communes. Si, comme dans d'autres pays, les grands propriétaires faisaient valoir directement les sacrifices exposés par eux dans l'intérêt de l'amélioration des races, suppléeraient en quelque sorte à l'intervention de l'Étal; mais comme tel n'est pas le cas, nous verrons se renouveler l'abus où des contrées entières seront privées de reproducteurs, non seulement de la race chevaline, mais encore des races bovine et porcine faute de ressources suffisantes pour les entretenir. Les faits économiques résultant de la situation actuelle de la production, démontrant à l'évidence que l'avenir de l'agriculture réside tout entier dans l'élève des bestiaux, cette pénurie de bons reproducteurs nous placera nécessairement dans un état d'infériorité nullement en rapport avec nos antécédents et les progrès réalisés dans les derniers temps. Au surplus, si, lorsqu'il s'agit de créer de nouvelles ressources budgétaires, le soin d'y pourvoir le premier est réservé aux détenteurs du sol, ceux-ci ne manqueront pas à se demander le motif pour lequel on commence à faire des économies sur les allocations qui leur sont destinées, et pas sur les autres crédits votés pour subsides et encouragements, dont l'utilité est moins directe et moins patente. CHAPITRE II Étendue du domaine agricole. § 1 . NATURE DE CULTURE. Les mutations suivantes sont survenues en 1864, dans la mise en valeur par la culture, du domaine agricole du Grand-Duché. BOIS. TERRES VAINES, BRUYÈRES etc. CANTONS. ConConteverties nance totale mise en terres labouen rables. culture. h. a. c. h. a. Capellen 4 18 4 18 Clervaux 27 18 Diekirch 21 52 1 40 Echternach 2 Esch-sur-l'Alzette 6 Transformées en prairies. C. h. Contenance déboisée. Boisées. a. c. h. a. C. h. 1 Mersch 17 42 72 2 72 1 1 13 8 Redange h. a. Remich Total pour 1864 a. 47 30 00 4 50 00 24 94 9 33 3 8 3 2 14 70 3 50 1 20 72 1 1 18 70 8 1 90 9 9 60 0 75 5 1 22 Wiltz a. C h. C. h. C 1 20 40 30 10 50 40 89 84 36 70 3 72 57 42 163 76 1 75 68 10 58 5 70 4 50 5 44 Convertis en prairies. Terres labourables Transformées en prairies. 9 Grevenmacher Luxembourg a. Prairies transformées en terres labourables. 6 Par suite de ces mutations, l'étendue cultivée du pays se trouve être répartie de la manière suivante: Terres Contenance totale en 1863 Défrichements nouveaux Bois transformés Prés rompus Total A déduire les terres labourables converties en prairies labourables. h. 111,161 04 15 h. h. 36 70 00 163 76 00 41 68 00 242 14 00 10 58 00 Reste pour 1864 h. 231,56 00 Total général h. 111,392 60 15 Terres vaines, sarts, broussailles. Contenance totale en 1863 Défriché en 1864 h. 32,113 55 10 89 84 00 Reste pour 1864 h. 32,023 71 10 Prairies naturelles. Coutenance totale en 1863 Terres vaines transformées en prés. Terres labourables transformées en prés Total h. A déduire pour prés rompus Diminution pour 1864 Reste pour 1864 h. 24,867 94 92 5 72 00 10 58 00 16 30 00 41 68 00 Bois et haies à écorces. Contenance totale en 1863 Terres vaines transformées en bois 57 42 00 Déboisement 163 76.00 Diminution pour 1864 Reste pour 1864 h. 25 39 00 h. 24,842 56 92 h. 78,697 23 32 h. 106 34 00 h. 78,592 89 32 Ces chiffres confirment la tendance accusée les années antérieures de prendre sous la charrue le plus de terre possible et cela aux dépens des terres vaines, des bois et des prairies. Notre tâche n'est pas ici de rechercher les résultats de ces opérations, qui doivent être attribuées surtout au morcellement de la propriété par suite de partages. Toutefois nous ferons remarquer comme nous l'avons déjà répété dans nos rapports antérieurs, que ce n'est précisément pas la terre qui manque 7 à l'agriculture. Ce qu'il lui faut, c'est la concentration du capital, sur un espace restreint bien cultivé, parce que c'est le moyen de diminuer le prix de revient des produits du sol et par suite d'augmenter son revenu net. Dans nos rapports antérieurs nous avons surtout appuyé sur l'activité des déboisements. Encore l'année dernière nous avons constaté que tandis que la moyenne annuelle des terrains coupés à blanc étoc avait été pendant les 20 dernières années de 48 hect., elle s'élevait en 1863 à 106 hect. Pour l'exercice qui nous occupe, cette proportion est restée la même après déduction des reboisements. La région sud du pays se distingue encore toujours sous ce rapport et c'est toujours le canton de Capellen qui fournit le plus fort contingent dans les chiffres ci-dessus. Par contre les cantons nord reboisent, et nous sommes de l'avis qu'il y a lieu de les encourager dans cette voie, parce que c'est, à notre sens, la meilleur moyen de fertiliser les nombreux vacants qu'on y rencontre encore. En effet le boisement réclame une faible mise de fonds, améliore le sol et le climat, et permet de retirer à peu de frais un revenu que ne donne pas toujours l'agriculture des terrains pauvres, parce que celle-ci nécessite des frais considérables pour devenir lucrative. Encore ne réussit-on pas toujours, comme le prouvent les grandes entreprises de défrichements, dont l'insuccès notoire a malheureusement entravé plus d'un progrès utile et d'une initiative privée. CHAPITRE III. Produits agricoles. — État des récoltes. § 4 . MÉTÉOROLOGIE. L'année 1804 a conservé le caractère météorologique exceptionnel des dernières années. Aux derniers mois de 1863, dont la température avait été anormalement élevée, comme le dit Dove, par suite d'un courant équatorial qui s'est élancé vers les latitudes septentrionales après avoir condensé son humidité par des précipités considérables et réchauffé l'air par la grande chaleur qu'il dégagea — ont succédé des froids rigoureux qui sévirent une grande partie de l'hiver. Après les journées tièdes des deux premiers mois du printemps, ils se sont de nouveau fait sentir. Ils acculminèrent dans les gelée des 14,25, 26, 27 et 28 mai 1864, pour entraver les développements de quelques-uns des produits en terre. Une sécheresse trop persistante est venue après augmenter les suites de cet excès de froid. Quelques averses en juillet eurent pour effet, il est vrai, de rafraîchir la végétation et de lui rendre la vigueur nécessaire pour supporter la chaleur tropicale qui s'est, pour ainsi dire maintenue jusqu'après la rentrée des récoltes. L'avoine seule a été retardée par les pluies de septembre. — L'automne a débuté par un temps froid et brumeux, le mois de novembre a donné a l'agriculture une large compensation des sécheresses prolongées de l'été, mais n'en a pas moins inauguré d'une manière relativement assez rude la saison d'hiver, qui s'annonça vers la mi-décembre par la neige et les gelées intenses. Les moyennes thermométriques observées pendant celte année complètent les renseignements ci-dessus : 8 Température minima. Température maxima. Température moyenne à degré C. MOIS. Date 1864 Degré C. Date 1864 Degré C. Janvier Février Mars 22 5 2 8 26 5 2 28 9 16 8 27 +11.0 — 3.6 — 9.3 — 2.3 — 5.0 — 0.3 13 9 15 25 16 23 31 6 9 19 18 7
  47. + 2.17 4 0.30 0.94 2.79 6.60 •8.20 8.87 10.86 12.44 14.60 14.44 14.25 17.58 16.35 16.25 17.10 + 24.5 . 14.90 10.55 8.40 11.95 + 21.9 +11.2 + 3.80 + 4.95 + 5.5 - 2.60 + 1.50 - 9.3 — 4.6 +11.2 + 30.0 +24.0 +29.6 +26.6 +29.9 +28.4 de 10 année. + 0.01 1.92 5.25 9.64 14.09 16.49 16.67 17.67 13.80 8.49 5.05 1.15 17.00 Avril Mai Juin + 4.0 Juillet + 7.5 Août + 4.5 Septembre + 13.4 Octobre + 1.0 — 8.0 Novembre — 11.8 Décembre Minim. observé. Maxim. observé. + 29.9 + 32.9 +35.00 Les renseignements sur le produit des récoltes auquel les chiffres ci-dessus servent de prolégomènes, prouveront qu'en dépit des variations anormales de température relevées, la dernière campagne agricole n'a pas été aussi défavorable qu'on serait tenté de l'admettre à la première vue. §
  48. ÉTAT ET PRODUIT DE LA RÉCOLTE. Les végétaux de grande culture se rencontrant dans le pays, restent en général les mêmes, malgré les nombreux essais faits pour en introduire de nouveaux. S'il survient des changements, c'est plutôt dans l'aire de leur culture. C'est ainsi que le froment prend de plus en plus la place du seigle et du méteil. L'épeautre disparait peu à peu, et le sarrasin est rélégué dans le Nord du pays. Le trèfle hybride, dont la semence était recherchée, doit faire place au sainfoin, tandis que la carotte fourragère, à laquelle on reproche les frais élevés de culture, est abandonnée pour la betterave. Le lupin jaune, après avoir été essayé un peu partout, paraît finalement avoir gagné droit de cité dans les terres légères provenant de la désagrégation du grès de Luxembourg, et aider ainsi à les mettre en produit. A) Céréales et farineux. La récolte des durs grains s'est en général bien faite et le résultat en a été satisfaisant. Le froment est entré en hiver dans des conditions favorables, mais la rigueur des frimas a fait qu'au printemps on craignait un peu pour cette céréale. Les gelées de mai peuvent également lui avoir nui; mais ceci n'empêcha pas la température favorable survenue en temps utile à faire cesser toutes les craintes. La récolte a été abondante, même très-abondante en grains; la paille a été moins satisfaisante, mais elle portait des épis lourds, bien garnis, et livrant au battage une forte proportion de grain conservant tout son volume. 9 Le seigle a également donné une récolte très-bonne. Toutefois les emblaves hatives qui étaient en pleine floraison lors des gelées de mai, souffrirent de celles-ci. Ceci a été le cas dans certaines localités élevées des Ardennes, où la première pousse ayant été détruite par les froids de mai, a été remplacée par une seconde que la sécheresse n'a pas laissé venir à bien. Ce qui a été dit pour le froment peut s'appliquer au méteil. Quant à l'épeautre ou engrain, son rendement a été satisfaisant sous tous les rapports. La paille seule est restée courte et fine, ce qu'on peut attribuer à la sécheresse et aussi au mauvais état de fumure des terres dans lesquelles on cultive cette céréale. Viennent maintenant les marsages. Les avoines qui n'étaient pas trop avancées lors des pluies de juillet, les variétés hâtives et celles venant en terres fortes donnèrent un produit extraordinaire et magnifique sous tous les rapports. Le rendement des autres fut également très-bon, mais beaucoup souffrirent des pluies lors de leur rentrée. L'orge a très-bien réussi, malgré la sécheresse prolongée de l'été. Son rendement n'a néanmoins pas atteint celui de l'avoine. Les trémis, mélange d'orge et d'avoine, se comportèrent comme l'orge, mais à l'instar des avoines, quelques emblaves souffrirent lors de leur récolte, par suite de la pluie. Le sarrasin a été pour ainsi dire détruit par les gelées tardives. Aussi son produit est-il pour ainsi dire nul. Les céréales cultivées exceptionnellement sont le froment de mars et l'orge d'hiver ou escourgeon. Le froment de mars a été employé pour compléter les emblaves de durs grains détruits par les gelées d'hiver. Son rondement a été celui d'une récolte moyenne, soit 15 hectolitres à l'hectare, ou 3 hectolitres de plus qu'en
  49. L'escourgeon que l'on ne trouve que dans quelques ressorts, donne le plus souvent une bonne récolte. Aussi y a-t-il lieu de s'étonner que cette culture ne prenne pas plus d'extension. L'année 1864 a fourni un très-bon produit. On a relevé pour cette période les chiffres suivants : 4863 1864 11 27 hect. Grains 1500 kilo. 3500 Paille 56 65 Poids de l'hectolitre Ajoutons qu'on reproche en général à l'orge d'être trop épuisante. D'où il résulte que dans la partie sud du pays, on ne la cultive plus aussi souvent, et cela malgré les besoins croissants de la brasserie. Les céréales le plus généralement cultivées font l'objet du tableau suivant, s'etendant sur leur rendement en qualité et en quantité. Annexe au Mémorial 1864, IIe partie. b 10 FROMENT. MÉTEIL SEIGLE. (FROMENT ET SEIGLE) CANTONS. Rendement moyen. Qualité. Rendement moyen. Qualité. Rendement moyen. Qualité. Capellen 16.4 bonne. 18.0 bonne. 18.1 bonne. Clervaux 13.7 id. 19.6 id. 15,0 id. Diekirch 14.6 id. 17.3 id. 17.2 id. Echternach 14.9 id. 17.2 id. 16.5 id. Esch-sur-l'Alzette 19.1 id. 18.4 id. 19.6 id. Grevenmacher 14.6 id. 17.6 id. 18.0 id. Luxembourg 15.8 id. 17.8 id. 17.3 id. Mersch 14.8 id. 15.4 id. 15.8 id. Redange 15.9 id. 15.4 id. 15.7 id. Remich 16.3 id. 18.2 id. 18.7 id. Wiltz 13.8 id. 16.3 id. 14.6 id. Moyenne de 1864 15.43 bonne. 18.73 bonne. 17.13 bonne. de 1863 12.57 id. 15.13 id. 14.01 id. Différence en plus pour
  50. en moins 2.86 id. 3.60 3.12 11 ÈPEAUTRE, ENGRAIN, PETITE ÉPEAUTRE. Rendement Qualité. moyen. 12.0 18.0 ORGE. AVOINE. TRÉMIS (ORGE ET AVOINE). SARRASIN. RendeRendeRendeRendement Qualité. ment Qualité. ment Qualité. ment Qualité. moyen. moyen. moyen. moyen. 22.7 bonne. 26.9 bonne. 24.2 bonne. 5.5 moyenne 18.3 id. 26.8 id. 14.0 id. 4.0 id. bonne. 22.7 id. 20.3 id. 21.1 id. 4.5 id. id. 18.2 id. 26.2 id. 18.2 id. 5.0 id. 21.0 id. 29.2 id. 25.8 id. 16,5 bonne. 18.6 id. 25.8 id. 15.8 id. 16.0 id. 23.7 id. 25.7 id. 22.4 id. 3.0 id. 15.6 id. 17.8 id. 21.7 id. 20.9 id. 4.0 id. 18.0 id. 23.3 id. 24.9 id. 25.4 id. 10.0 id. 24.6 id. 22.8 id. 25.0 id. 17.4 id. 22.3 id. 13.0 id. 4.5 id. 16.01 bonne. 19,57 bonne. 24.80 bonne. 20.52 bonne. 13,45 id. 17,23 id. 18.86 id. 19.50 id. 2.56 2.34 5.94 5.06 moyenne 8.55 1.02 3.49 id. 12 À l'exception du sarrasin, toutes les récoltes portées à l'état ci-dessus, ont donné un produit supérieur à celui de l'année dernière. I l nous reste à examiner, comment ces chiffres se comparent a ceux des années antérieures. C'est à ce titre que nous donnons le tableau suivant : RÉCOLTES. RENDEMENT MOYEN EN 1859 1860 1861 MOYENNE 1862 1863 TOTALE. 1864 Froment. 11.3 15.1 10.9 13.8 12.6 12.6 15.2 Seigle 15.1 11.3 17.3 14.4 12.9 14.2 17.1 Méteil 14.0
  51. 4 17.4 14.5 12.1 16.4 13.8 Epeautre 13.5 12.3
  52. 5 12.5 14.6 16.0 13.8 19.5 Orge 18.9 17.2 19.1 22.7 18.7 17.1 Avoine 20.6 18.9 19.8 21.8 22.3 20.2 24.8 Trémis 19.5 17.2 18.3 20.5 18.6 18.2 19.9 5.0 16.5 Sarrasin. 8.6 20.9 14.4 22.3 16.5 D'où il résulte que la récolte de 1864 est également supérieure à la moyenne des cinq derniers exercices. Ceci pour le rendement en graine. Quant a celui de la paille, il fait l'objet du relevé suivant, à l'occasion duquel il est observé que les chiffres contenus dans nos rapports antérieurs devront être compris comme demi-kilogr., au lieu de kilogr., que nous donnerons toujours à l'avenir. PAILLE DE CANTONS. Froment. Seigle. Méteil. Épeautre. Capellen kilo Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette. Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz 623 665 817 521 764 630 711 740 763 736 676 792 940 778 774 644 880 676 616 646 748 684 707 802 797 647 704 755 693 678 705 722 679 Moyenne de — 1863 696 766 787 765 741 765
  53. 544 346 420 237 484 508 423 Orge. Avoine. Trémis. 681 823 794 546 840 558 829 534 745 799 674 672 697 609 707 726 722 693 542 582 570 535 676 760 702 626 783 640 761 538 663 685 605 684 654 695 644 689 647 51 42 30 24 Cette production en paille a été un bienfait pour l'année
  54. Sans elle, il aurait été impossible de maintenir le bétail en bon état, les fourrages ordinaires ayant fait défaut. Différence pour 1864 en plus en moins 22 70 13 Après avoir parlé de la quantité, il nous reste à rechercher la qualité. Le poids de l'hectolitre permettant de baser une appréciation assez positive sous ce rapport, c'est à ce titre que nous donnons le tableau ci-joint : POIDS DE L'HECTOLITRE DE CANTONS. Froment. Seigle. Méteil. Épeautre. Orge. Avoine Trémis Sarrasin. 82 67 76 60 30 60 47 Clervaux 77 70 77 65 40 54 55 Diekirch 80 70 80 35 67 45 65 40 Echternach 80 76 77 51 65 47 62 55 Esch-sur-l'AIzette. 80 73 77 63 45 54 Grevenmacher 79 76 77 41 60 47 56 Luxembourg 80 73 77 35 70 48 55 40 Mersch 79 72 75 48 62 40 50 40 Redange 76 71 73 45 57 46 50 55 Remich 77 76 72 70 47 55 Wiltz 78 74 75 53 45 54 60 Moyenne de
  55. 78.9 72.7 76.0 42.5 62.9 42.7 55.9 50.2
  56. 77.0 73.2 74.7 47.1 60.2 47.4 51.9 41.2 1.0 9.0 Capellen k° 1.1 Différence pour 1864 0.5 en moins. Moyenne ordinaire. 2.7 1.3 en plus. 75 à 78 72 à 75 4.6 4.7 50 à 53 45 à 48 14 Pour obtenir un hectolitre de semences des plantes ci-dessus indiquées, il a été nécessaire de battre le nombre suivant de gerbes, réduites au poids uniforme de 5 kilogrammes : NOMBRE DE GERBES BATTUES PAR HECTOLITRE CANTONS. Froment. Seigle. Orge. Avoine. Capellen 38 44 30 25 Clervaux 50 48 45 26 Diekirch 56 45 35 30 Echternach 35
  57. 30 27 Esch-sur-l'Alzette 40 35 40 25 Grevenmacher 50 50 30 22 Luxembourg 45 38 35 27 Mersch 50 40 30 25 Redange 48 42 32 25 Remich 45 40 37 25 Wiltz 49 42 43 24 Moyenne en
  58. 46 42 35 26
  59. 63 51 38 33 17 9 3 7 — Différence pour 1864 en plus en moins rapports antérieurs, quant à l'aire d'étendue occupée dans la culture (…)ment l'objet de ces investigations, nous donnons ci-après un état (…)elles a été cultivée en 1864 : 15 11 7 44 Clervaux 11 8 11 8 14 14 14 14 Echternach 8 8 8 8 Esch-sur-l'Alzette 12 12 11 11 9 9 6 14 14 14 14 Mersch 11 11 10 11 Redange 13 11 13 10 10 7 10 10 Wiltz 13 E n 1864 o n a cultivé dans communes E n 1863 Différence pr 1863 id. 10 13 118 114 11 7 5 5 11 1 3 11 14 12 8 7 8 7 4 4 12 9 5 9 6 12 12 10 1 10 11 9 4 10 13 7 8 5 10 8 8 13 1 6 86 124 77 39 3 2 6 2 6 126 118 116 112 120 18 15 92 126 3 en plus en moins 2 9 Luxembourg Remich 9 3 Diekirch Grevenmacher Sarrasin . Méteil. 11 Trémis. Seigle. Capellen Com- Avoine. munes. Froment CANTONS. Orge. de Épeautre NOMBRE DE COMMUNES où l'on cultive NOMBRE 2 8 74 45 3 6 2 6 La région Nord du pays cultive le froment sur de faibles superficies et toujours pour l'usage de la ferme. Encore cette culture n'y est-elle possible qu'à force d'engrais d'étable et avec l'aide du chaulage. Une partie de la récolte n'entre pas dans la consommation. C'est celle qui est destinée à l'ensemencement. Des renseignements fournis et que nous récapitulons plus bas, il résulte qu'en général, les quantités employées diffèrent peu d'une région à l'autre. 16 Nombre de hectolitres par hectare. Semences de CANTONS. Froment. Seigle. Capellen Hectol. Avoine. Orge. Sarrasin. 2.20
  60. 3.75
  61. 0.60 Clervaux.
  62. » 2.03
  63. Diekirch 2.10
  64. 3.50
  65. Echternach 2.25 2.20
  66. 2.35 .60 Esch-sur-l'Alzette
  67. 2.20 Grevenmacher 2.02 2.20 2.60 2.25 Luxembourg
  68. 1.80 3.60
  69. Mersch
  70. 2.10 2.40 2.20 .70 Redange 2.20
  71. 3.60 2.25 . 75 Remich 2.02 2.02 3.50 2.20 Wiltz
  72. 1.90 3.50 2.20 .70 2.07 2.02 3.31 2.28 .79 Moyenne totale
  73. B) Légumineux. La culture des légumineuses perd continuellement en importance et les années comme celle que nous venons de traverser ne sont pas de nature à ralentir leur abandon de plus en plus prononcé. En effet, les haricots dont la culture en plaine est l'exception, ont été détruits par les gelées tardives, et ceux qui sont venus à bien, proviennent d'une seconde plantation, d'ailleurs contrariée par la sécheresse. Les pois de campagne ont donné une bonne récolte dans les terres légères, tandis qu'elle a été pour ainsi dire nulle dans les sols argileux. Il en a été de même des lentilles et des féveroles, dont la culture est très-peu développée. Les vesces ont été très-recherchées cette année pour être fourragées en vert. Le rendement a été médiocre, satisfaisant ou bon suivant l'époque des semis et la nature du sol. En général on est d'accord en prenant en moyenne le produit ordinaire d'une année commune. Annexe au Mémorial 1865, IIe partie. HARICOTS. CANTONS. Capellen POIS DE CAMPAGNE. LENTILLES. FÉVEROLES. VESCES. RendeRendeRendement Qualité. ment Qualité. ment Qualité. ment Qualité. ment Qualité. moyen. moyen, moyen. moyen. moyen, Rende- Rende- 10.0 moyenne Clervaux 10.6 moyenne 7.5 id. 6.0 bonne. 13.3 bonne. 11.8 bonne. Diekirch 10.5 id. 9.9 . id. 7.2 id. 13.0 id. 12.3 id. Echternach 9.3 id. 7.0 id. . 5.5 id. 7.5 id. 9.5 id. 9.3 id. 8,3 id. 5.3 id. 12.3 id. Esch-sur-l'Alzette 13.5 id. 13.2 id. 11.6 id. 6.7 id. 12.7 id. Luxembourg 8.0 id. 8.8 id. 9.0 id. 11.0 id. 11.2 id. Mersch 8.0 id. 5.0 . id. 15.0 id. 12.3 id. Redange 14.5 id. 10.0 id. 15.0 12.5 id. 12.5 id. 9.3 id. 6.5 id. id. 11.0 id. 10.66 moyenne 8.80 id. 8.01 bonne. 9.36 bonne. 11.74 bonne. bonne. 11.59 bonne. 11.06 id. 13.61 id. 12.71 id. Remich 13.0 id. Wiltz Moyenne pour 1864 pour 1863 11.92 plus Différence r p 1864 en moins 1.26 — 2.79 11,5 3,05 id. 4.25 0.97 id. 17 Grevenmacher 18 D'où il résulte un déficit continu dans le rendement de l'année. Pour en juger en connaissance de cause, nous laissons suivre le produit comparatif des cinq derniers exercices. Rendement moyen en Moyenne RÉCOLTES. 1859 1860 1861 1862 1863 Haricots, hect 14.9 13.8 10.7 15.5 11.9 13.8 13.1 12.9 15.2 11.6 Pois 11.4 12.8 9.2 11.4 14.1 Lentilles 15.9 18.1 9.5 14.9 13.6 Féveroles 11.1 10.7 11.6 Vesces 14.5 12.7 18.1 Lupin 24.0 Ces légumineuses donnèrent en fanes le résultat suivant par hectare. totale
  74. 13.3 13.3 11.8 14.4 12.1
  75. Rendement moyen en PAILLE de
  76. 600 900 Haricots. K 1460 1100 Pois Lentilles 750 300 1500 2830 Féveroles Vesces 1850 2150 Lupin 1380 1150 Voici maintenant le poids de l'hectolitre de graines de chacune de ces plantes: 10.7 8.80 8.01 9.36 11.74 28.7 19 Poids de l'hectolitre de CANTONS. HARICOTS. POIS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz 84 77 80 84 85 82 85 82 75 82 80 75 80 82 85 80 85 85 75 76 74 75 75 83 84 79 76 60 Moyenne 1864 pour 1863 80 82 80 80 75 78 Différence en plus pour 1864 en moins 2 LENTILLES. FÉVEROLES. VESCES. 86 79 78 80 83 86 76 75 72 82 80 82 77 82 78 80 78 79 76 81 77 3 5 86 3 Les renseignements ci-dessus seront complétés par l'indication du nombre de communes les légumineuses sont cultivées en plaine : Nombre de communes où l'on cultive des CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach. Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz. HARICOTS. POIS. LENTILLES. 6 9 3 10 1 6 4 4 4 3 4 En 1864 sur 128communeson a cultivédanscomes En 1883 id. id. 31 25 Différence en plus pour 1864 en 6 moins. FÉVEROLES. VESCES 9 4 2 6 3 11 5 5 5 2 7 10 6 10 5 5 10 7 6 3 78 92 27 28 48 49 71 69 14 1 1 5 12 5 7 8 7 7 5 5 2 7 5 4 1 2 20 Les haricots et pois cultivés dans les jardins ne sont pas compris dans les chiffres indiqués cidessus. C) Plantes racines. Les renseignements fournis sur le produit de la récolte des plantes sarclées concordent peu entre eux. Les circonstances locales de climat, d'exposition de terrain et avant tout, les soins culturaux sont pour beaucoup sinon pour tout, dans le résultat de ces appréciations. Ainsi qu'on ne l'ignore pas, les cultures qui nous occupent supportent difficilement, dans la première période de leur croissance, les effets d'une sécheresse continue. Les betteraves semées de bonne heure, celles qui furent raffraîchies par des pluies d'orages locaux donnèrent de meilleurs résultats que celles qui furent mises plus tard en terre ou qui durent attendre jusqu'aux averses de juillet pour être semées. Les carottes dont la germination progresse lentement, commencèrent également a pousser trop tard pour acquérir leur volume ordinaire. Quant aux turneps et rutabagas, ils ont en général donné une faible récolte. Attaqués d'abord par les pucerons, ceux qui restèrent, souffrirent de la sécheresse de l'année. Celle-ci fut également cause de la non-réussite des navels en récolte dérobée. Par bonheur la pomme de terre résista en grande partie à toutes ces causes d'insuccès. Si, dans les côtes exposées au midi, et dans les sols légers qu'elle préfère d'habitude, ce tubercule est resté petit et n'a pas toujours donné des résultats satisfaisants, elle a été par contre d'un bon rendement dans les sols argileux. Il est vrai que les gelées de mai ont détruit par zône les fanes de la parmentière, mais il n'est pas moins vrai non plus que la maladie, qui la décimait depuis 4845, n'a pour ainsi dire pas été observée. En résumé donc, la récolte en pommes de terre a été excellente sous tous les rapports. POMMES DE TERRE. CANTONS. Capellen Rendement moyen. Qualité. Hectolitre bonne. 222 CAROTTES. BETTERAVES. Rendement moyen. Qualité. K° 12,200 moyenne. Rendement moyen. Qualité. K° 4,000 moyenne. RUTABAGAS-TURNESPS. NAVETS EN RÉCOLTE DÉROBÉE. Rendement moyen. Rendement moyen. Qualité. K° K° bonne. id. 25,000 id. 6,000 id. 7,500 id. id. 2,000 id. 10,000 id. 2, 200 id. id. 13,000 id. 2,550 id. 10,000 id. id. id. 11,000 id. 4,000 id. 25,000 id. 9,000 id. 2, 000 id. 16,000 id. 10,000 id. 1,500 id. 8,000 id. 1,500 id. 30,000 id. 198 très bonne 10,920 id. 8,475 id. 19,929 —
  77. 151 bonne id. 12,526 Différence en plus pour
  78. en moins 47 10,195 9,733 170 id. Diekirch 186 id. 13,000 id. 9,000 Echternach 188 id. 12,000 id. Esch-sur-l'Alz 196 id. 11,000 Grevenmacher 180 id. Luxembourg 191 Mersch 180 Redange 194 Remich 194 id. Wiltz 176 Moyenne en
  79. id. 12,865 1.945 7,050 1,600 mauvaise 21 26,000 Clervaux Qualité. 500 id. 800 id. 100 id. id. 750 id. id. 2,314 id. 1,564 22 Comparés à la moyenne des rendements des cinq dernières années, ces chiffres présentent le résultat suivant : RENDEMENT MOYEN EN MOYENNE RECOLTES. 1859 1860 1861 1862 1863 134 109 80 142 151 totale en 1864 123 Pommes de terre hect. Betteraves kilo. 23,903 12,951 24,389 25,570 11,865 19,975 10,920 Carottes — Rutabagas et turneps. Navets en récolte dérobée. 13,934 10,340 10,416 19,058 12,526 14,000 198 3,475 17,483 32,500 10,195 12,035 19,928 2,615 8,950 2,314 8,030 750 Les pommes de terres et les rutabagas seuls dépassèrent par suite la moyenne prise pour point de départ. Pour compléter les renseignements sur les cultures qui nous occupent, nous allons communiquer le tableau des communes où elles se rencontrent en plein champ et sur des superficies réunies d'une certaine étendue. 23 Nombre de communes où l'on cultive des CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz En 1864, sur 126 communes on a cultivé dans communes En 1863, id. id. en plus . Différence p r 1864 en moins Pommes de terre. Betteraves. Carottes. 7 3 Turneps Navets et en récolte rutabagas dérobée. 11 11 14 8 12 9 14 11 13 10 13 10 7 10 8 12 11 126 126 81 87 47 54 28 29 11 20 6 7 1 9 5 6 5 9 5 4 6 6 5 3 2 4 1 1 8 2 3 1 2 1 4 7 2 6 1 L'aire d'étendue de la betterave, de la carotte comme plantes de grande culture, diminue. Ces plantes sont au surplus dans la plupart des exploitations confinées dans les jardins attenant à la ferme. D. Plantes fourragères. Les fourrages ont généralement fait défaut cette année. Les prairies naturelles non irrigables, les prés secs ne donnèrent tout au plus qu'une coupe, valant le quart d'une récolte ordinaire. Dans les fonds humides, marécageux, irrigables, cette somme s'est élevée à une demi-récolte de foin de bonne qualité. Il y a eu peu ou point de regain. Les trèfles sont entrés en hiver dans de mauvaises conditions. La sécheresse de 1863 ayant empêché la germination et la levée des semis, l'hiver rigoureux qui l'a suivi a fait périr beaucoup de plants. Les gelées de fin de mai ont ensuite noirci les tiges supérieures des plantes, lesquelles ont été en grande partie cause du déficit dans le rendement de la première coupe. Quant à la seconde coupe, l'absence de pluies l'a réduite à une faible valeur. Cette seconde coupe a été néanmoins meilleure pour le sainfoin et les luzernes, dont le rendement final a été supérieur à celui du trèfle ordinaire. Les vesces sont toutefois restées supérieures à ces produits, et ont suppléé dans bien des cas à la pénurie des autres fourrages. En somme, s'il y a pénurie de fourrages, la qualité en est bonne, parce que la fenaison a pu se faire dans de bonnes conditions. Voici, au surplus, un aperçu chiffré du produit des plantes fourragères : LUZERNE SAINFOIN Rendement moyen Rendement moyen Rendement moyen FOURRAGES VERTS. Rendement moyen Qualité. TRÈFLE (fourrage sec). (fourrage sec). (fourrage sec). Qualité. Rendement moyen Qualité. Qualité. Rendement moyen REGAIN. Qualité. FOIN. VESCES ET AUTRES PRAIRIES ARTIFICIELLES. PRAIRIES NATURELLES. Qualité. CANTONS. Capellen 2000 bonne. 1080 bonne. 1083 bonne. 1500 bonne. Clervaux 1850 id. 550 id. 700 id. Diekirch 2300 id. 710 id. 2160 id. 2920 id. 2880 bonne. 2130 id. Echternach 2360 id. 1250 id. 1400 id. 1620 id. 1900 850 id. Esch-sur-l'Alzette 2800 id. 1040 id. 1500 id. 2850 id. Grevenmacher 3000 id. 1320 id. 1900 id. 3410 id. 2800 id. 2750 id. Luxembourg 2400 id. 785 id. 1510 id. 2930 id. 2950 id. 2450 id. Mersch 2700 id. 788 id. 2180 id. 2390 id. 2560 id. 2060 id. Redange 2600 id. 1200 id. 1310 id. 1720 id. 2670 id. 1800 id. Remich 2550 id. 860 id. 2070 id. 3600 id. 2950 id. 2500 id. Wiltz 2380 id. 666 id. 825 id. Rendement moyen p r
  80. 2444 id. 932 id. 1512 id. 2636 id. 2673 id. 2166 id.
  81. 2769 id. 970 médiocre. 2220 moyens. 2889 id. 2094 moyenne. 1942 moyenne. Différence pr 1864 en plus. en moins. 579 325 38 708 253 id. 224 24 — 2100 bonne. 25 Le rendement moyen de l'année courante, mis en regard de celui des cinq années antérieures donne le résultat suivant : RENDEMENT MOYEN EN MOYENNE RÉCOLTES. Foin k° Regain Trèfle Luzerne Sainfoin Vesces et autres fourrages verts. 1859 1860 1861 1862 1863 TOTALE. EN 1864 3352 1456 3099 4438 4948 3601 1150 3368 4355 4070 2964 1139 2962 2984 2515 2726 1407 2500 2797 2481 2769 971 2220 2889 2094 3082 1204 2829 2444 932 1512 2536 2673 3492 3223 2704 2299 1942 2315 2166 Ces chiffres indiquent la position critique de l'éleveur et la nécessité pour loi de chercher autre part les aliments dont il a besoin pour ses animaux. Dans la prévision de suppléer à cette pénurie de fourrage, il avait, il est vrai, semé du trèfle incarnat, des vesces d'hiver; ces plantes, aussi bien que les navets sur culture dérobée, mis en terre dans le même but, n'ont pas donné le résultat favorable qu'on en attendait. La nécessité a donc été dans l'espèce la mère del'industrie,et s'il y a un regret à exprimer, c'est que ces efforts aient échoué devant l'appelé de notre climat. Les plantes signalées ci-dessus ont données des produits dans les communes suivantes du Grand-Duché : CANTONS. NOMBRE DE COMMUNES où l'on A RÉCOLTÉ DES Foins. Regains. Trèfles. Luzernes. Sainfoins. Vesces. Redange Remich Wiltz 11 11 14 8 12 9 14 11 13 10 13 11 3 8 3 11 6 8 10 11 5 6 7 2 11 7 6 6 7 10 8 5 4 En 1864, sur 126 communes, il a été récolté en communes En 1863, i d . i d . i d . 126 126 82 98 74 106 16 32 Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Différence pour 1864 en plus en moins Annexe au Mémorial 1865, IIe partie. 3 9 5 10 6 6 4 10 5 7 5 4 9 3 8 8 5 8 8 9 3 47 41 45 45 58 69 9 5 6 d 26 La diminution dans le rendement des trèfles ne doit pas seulement être attribuée à l'inclémence de la température. Elle est encore due à ce que ce fourrage revient trop souvent à la même place. C'est pourquoi on voit plus rarement des semis bien réussis et par suite des produits aussi forts qu'autrefois. Un assolement mieux raisonné, des labours profonds, des sous-solages énergiques remédieront à un état de choses d'autant plus regrettable que les fourrages abondants deviennent de plus en plus indispensables, par suite de l'augmentation du bétail et des besoins de celui-ci. E) Plantes industrielles et commerciales. La culture des plantes industrielles et commerciales perd tous les jours en importance et les années comme 1864, ne sont pas faites pour les remettre en faveur. Les quelques communes où on les rencontre encore, méritent à peine une mention spéciale. Aussi allons-nous résumer en quelques lignes les divers renseignements qui nous sont parvenus à leur égard. Le colza d'hiver a donné une récolte minime; le printemps a été nuisible, les pucerons ont attaqué la fleur. La moyenne du rendement a été de 11 hectol. du poids de 65 kilo à l'hectare. Le colza d'été a également produit une récolte manquée. Contrairement à ce qui a d'ordinaire lieu pour la variété d'hiver, cette oléagineuse n'est semée que pour la consommation de la ferme. Le rendement a été en moyenne de 12 hectol. à I'hect. du poids de 63 kilogr. La navette, cultivée dans le même but que le colza d'été, n'a pas produit de résultat plus favorable. La quantité et la qualité laissent également à désirer. Produit à I'hect. 11 hect. du poids de 55 kilogr. La cameline, cette plante des terrains pauvres, se trouve dans le même cas que la précédente. Rendement moyen par hect. 5 à 6 hect. du poids de 62 K. La paille en provenant sert à la fabrication de balais, façon sorgho. Nous n'avons aucune donnée précise sur le rendement du pavot, quoiqu'il ait été cultivé dans une commune. Son produit doit également avoir laissé à désirer. Si des oléagineuses nous passons aux textiles, nous nous trouverons tout d'abord en présence du chanvre. La culture de cette plante reste d'ordinaire limitée aux besoins du ménage. Il en est du même du l i n , qui se rencontre surtout dans la partie Nord du pays. Le rendement en filasse de ces deux plantes a été de bonne qualité. La quantité était celle d'une année moyenne. Par contre la semence a peu donné. Le houblon est pour ainsi dire sans culture; son rendement a été passable sous le rapport de la qualité. Dans les houblonnières des cantons de Diekirch, Clervaux et Wiltz, on estime le rendement en cônes à 1000 kilogr. à l'hectare. Le tabac ne se rencontre que dans les jardins de quelques amateurs qui le cultivent pour leur usage. La récolte doit avoir laissé à désirer. La chicorée ne se cultive en général que pour l'usage particulier du producteur. Son produit en racine a été médiocre par suite de la sécheresse de l'été. 27 Enfin le cardon à fouler a donné une bonne récolte ; il a donc pour ainsi dire fait exception parmi toutes les plantes signalées ci-dessus. F) Graines fourragères et autres de grande culture. Les causes de la pénurie des fourages se trouvèrent réunies pour compromettre la production de la semence de trèfles, qui, dans les années ordinaires, fait l'objet de nombreuses transactions commerciales. Cette ressource a par suite manqué au cultivateur, et cette perte lui a été d'autant plus nuisible, que les autres produits de la terre étaient généralement en baisse. Le sainfoin seul a fait exception. Il a donné une bonne semence marchande, ce qui n'était pas toujours le cas avec les autres plantes fourragères, notamment les trèfles. Quant à la semence de betterave qui est également faite en grand chez nous, il n'a pas été possible de se procurer des renseignements positifs. Voici d'ailleurs le résumé de ceux qui nous ont été fournis sur les autres graines faites dans le pays : Capellen Kil° 270 moy nne . 260 id. 350 id. 283 id. 291 id. Echternach 424 id. 150 id. 160 id. 80 médcre. Esch-sur-l'AIzette 298 308 id. 258 id. 30 Grevenmacher 275 id. id. 120 id. 229 id. Luxembourg 217 id. 233 id. 257 id. 30 Mersch 300 id. 225 id. 228 id. Redange 250 id. 220 id. 200 Remich 290 id. 210 id. 240 Wiltz 130 id. Moyenne p o u r 1864 273 id. 224 id. 235 médcre — 1863 différence en plus pour 1864 en moins bonne. 89 Qualité. Rendement moyen. Qualité. 416 médcre. Diekirch — SAINFOIN. LUZERNE. Rendement moyen. Qualité. Rendement moyen. Qualité. Rendement moyen. Qualité. TRÈFLE HYBRIDE. 240 médcre. 200 médcre. Clervaux 28 Rendement moyen. CANTONS. Qualité. Rendement moyen. MINETTE. TRÈFLE BLANC.TRÈFLE ROUGE. 248 bonne. 24 384 id. 800 id. 286 id. 590 id. id. 200 id. 420 id. 64 id. 200 id. 630 id. id. 100 id. 180 id. id. 70 id. 160 id. 600 id. 62 médcre. 261 médcre 593 id. 282 bonne. cre 129 méd . 330 moynne 132 263 283 bonne. 48 517 bonne. 220 id. 29 Les différences signalées deviendront encore plus sensibles si nous les mettons en regard de la moyenne des cinq dernières années. RÉCOLTES. RENDEMENT MOYEN DES ANNÉES 1889 1860 1861 1862 MOYENNE 1863 400 Minette K° 317 362 600 278 270 248 520 297 Trèfle blanc 225 283 400 202 — rouge 225 297 282 400 214 192 — hybride 100 129 700 295 148 Luzerne 950 333 650 433 252 Sainfoin 600 Ce résultat a été obtenu dans le nombre suivant de communes : TOTALE. EN
  82. 391 312 281 237 444 453 273 224 235 62 261 593 C O M M U N E S OÙ L'ON A FAIT DE LA GRAINE DE CANTONS. Minette. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz 4 7 6 5 7 4 9 4 2 2 Sur 126 communes, en 1864, on a fait de la graine dans 50 communes Trèfle blanc. Trèfle rouge. 2 3 2 5 2 3 4 2 1 2 5 Trèfle hybride. Luzerne. Sainfoin. 6 4 5 8 3 5 2 2 6 4 9 4 2 10 25 36 22 43 7 5 7 5 1 7 8 10 4 1 1 1 1 5 24 51 Sur 126 communes, en 1863, on a fait de la graine dans communes 63 38 104 19 en plus en moins 13 14 53 9 Différence pour 1864 2 3 7 30 G. Plantes potagères. — Légumes. Les jardins donnèrent en général un produit peu rémunérateur. Les gelées de mai et les chaleurs de l'été ont tout compromis. Les choux, carottes, radis firent seuls exception. Les fèves furent dans le même cas, mais les haricots restèrent rares. H. Vergers. — Arbres fruitiers. La floraison des arbres fruitiers ayant été magnifique, on s'attendait à un revenu convenable; mais on comptait sans les gelées tardives et la température élevée de l'été. Les fruits à pépins, pommes et poires, donnèrent une bonne récolte, mais furent de courte durée. Le produit des noyers et noisetiers a été plus abondant. Les fruits à noyaux furent par contre moins productifs. Tous fournirent un placement avantageux, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. I. Vignobles. D'après le recensement officiel en fait par l'administration des contributions, les vignobles du Grand-Duché donnèrent, en 1864, 34,652 hect. 39 de produit brut, de sorte que la vendange ne dépassait pas la moyenne du rendement des dix dernières années et était inférieure de 16,779 hectol. à celui du crû de
  83. Le vin de 1864 doit être au moins égal en qualité à celui de l'année précédente et même se rapprocher sous ce rapport de celui de 1862, dont la réputation est faite. L'avenir doit toutefois encore décider en dernier ressort sur la valeur réelle du crû dont il s'agit, et dire s'il sera digne de ses sept devanciers et le rang qu'il occupera parmi eux. J. Bois, Haies à écorces, Plantations. La crainte de ne pas obtenir des prix convenables, a été cause que les coupes ont été moins nombreuses que les années antérieures. L'hiver rigoureux, les faibles approvisionnements, l'offre restreinte, qui en a été la suite, a fait que le bois de chauffage s'est placé avantageusement. Les écorces à tan ont aussi fait l'objet de nombreuses et fructueuses transactions. Enfin le bois d'œuvre a conservé les hauts prix qu'il avait atteints les années antérieures. Les bois ont souffert de la température et leur croissance a été retardée par la sécheresse. Dans les bas-fonds, les feuilles sont gelées en mai, et les plantations ont d'autant plus souffert des gelées, qu'elles se sont reproduites plusieurs années de suite. Il y aura donc bien des travaux à recommencer et des regarnis à faire. Mais les prix présents font espérer que l'avenir apportera une compensation pour des travaux dont les fruits lui appartiennent pour ainsi dire exclusivement. K . Résumé général de la récolte. Le tableau ci-après donne le produit final de la récolte de 1864, et permet de le comparer à celui des dernières années : 31 RÉCOLTE MOYENNE. NATURE DES PRODUITS. Unité. Céréales et farineux Légumineuses. Plantes racines. Fourrages. Froment d'hiver Seigle Méteil Épeautre ou engrain Orge d'été Avoine Trémis Sarrasin Haricots Pois de campagne Lentilles Féveroles Vesces Lupin Pommes de terre Betteraves Carottes Rutabagas, turneps. Navets à recolte dérobée 12.6 14.2 13.8 13 8 18.9 20.6 18.6 16.5 12.6 15.1 14.0 13.5 17.2 18.9 19.5 15.2 17.1 16.4 16.0 19.5 24.8 20.5 8.6 5.0 13.1 13.3 11.8 14.4 12.1 21.0 11.9 11.6 11.4 13.6 12.7 18.1 10.7 123 hect. tub. K° racines. 19,975 14,000 12,000 8,030 151 198 12,865 12,526 10,195 2,314 10,920 3,475 19,928 3082 1204 2829 3492 3223 2315 2769 2444 16.0 11.1 11.5 11.0 433.2 316.2 11 16.1 11.9 11 11.6 5à6 12.0 7.5 393.0 293.
  84. hectol. gr. Foin K° four, sec Regainq Trèfle Luzerne Sainfoin Vesces et autres fourrages Colza d'hiver Navette Plantes industrielles Caméline Pavot et commerciales. Chanvre Lin Lupuline ou minette Trèfle blanc — rouge Graines fourragères. — hybride Luzerne Sainfoin des cinq dernières de
  85. de
  86. années. hectol. gr. K° filasse. K° grain. 391 312 281 237 444 453 971 2220 2889 2094 1942 362 248 283 282
  87. 333 8.8 8.0 9.4 11.7 28.7 750 932 1512 2636 2673 2166 275 224 235 62 ,261 593 32 De ce qui précède, il résulte que toutes les céréales d'hiver, ou durs grains, et tes marsages, ont fourni une bonne récolte. Il en est de même des pommes de terre. Par contre, le sarrasin, les piaules-racines et les fourrages ont laissé à désirer. Ceci est d'autant plus regrettable, que la même pénurie s'étant présentée l'année dernière, on avait alors déjà absorbe les réserves des exercices antérieurs. La moindre perte que cette disette de fourrage puisse occasionner, est un déficit notable dans la production des engrains et par suiïte des récoltes de l'avenir. CHAPITRE I V . Améliorations agricoles. §
  88. PROCÉDÉS NOUVEAUX. En renvoyant à nos rapports antérieurs, notamment à celui de 1863, pour les progrès faits en agriculture, nous constaterons qu'ils ne se ralentissent pas et que tous les jours voient s'étendre la généralisation des améliorations agricoles, .prônées dans le principe par les cultivateurs intelligents. C'est à leur exemple qu'on voit adopter les labours profonds et les façons plus soignées du sol, qu'on voit disparaître de plus en plus l'ancienne charrue du pays, pour faire place aux araires perfectionnés. Les herses en fer, les rouleaux puissants, les tarares de nouvelles constructions acquièrent droit de cité dans la plupart des, exploitations. Enfin, le nombre des machines à battre augmente de plus en plus. Si l'on considère que tous ces progrès s'accomplissent en présence de la situation économique exceptionnelle., de l'augmentation des frais de production sans compensation équivalente des prix de vente, on devra reconnaître que la position faite en l'espèce à l'agriculture, est justement appréciée. Car c'est à ce titre qu'on cherche à diminuer les frais généraux par l'emploi d'un outillage plus expéditif et mieux conditionné. §
  89. IRRIGATION.—PRATICULTURE. La contenance des terres en nature de prés diminuant continuellement, il est nécessaire d'accorder plus de soins aux prairies restantes, surtout que le trèfle donne moins qu'autrefois. Les années que nous venons de traverser sont venues démontrer l'importance d'un bon aménagement des irrigations pour la production du fourrage; mais les efforts particuliers étant souvent paralysés sous ce rapport ; il y aurait profil d'encourager l'établissement de travaux d'une utilité générale pour faciliter la prise des eaux. Pour cela il suffirait Je plus souvent de recourir aux syndicats, tels qu'ils existent dans d'autres pays. L'association, cette force productive de l'époque, serait en l'espèce du plus heureux effet, et permettrait de convertir en plantureuses prairies, les herbages qui le plus souvent ne méritent pas ce nom. Jusque-là, lés travaux entrepris n'auront qu'exceptionnellement de l'importance et se réduiront à quelques améliorations isolées, du genre de celles qui furent exécutées en 1864 et qui sont relevées dans le tableau ci-joint: 33 CANTONS. Prairies anciennes améliorées. H. Capellen Clervaux Diekirch Echternach 1 7 Esch-sur-l'Alzetté Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Total pour 1864 1863 Différence en moins pour 1864 14 4 A. 63 50 C. 70 80 25 3 4 17 20 13 30 96 43 30 70 70 38 58 94 30 L'amélioration de 20 hect. dans le canton d'Esch s./A. provient du redressement de ruisseaux, dans la commune de Mondercange, lequel travail a été fait à frais communs, grâce à l'intervention de l'administration locale. § 4 . DRAINAGE. Quoique les années de sécheresse qui se suivent depuis plusieurs années, ne soient pas de nature à démontrer la nécessité de l'asséchement du sol, on ne continue pas moins les travaux de drainage, mais sans y mettre la même ardeur qu'autrefois. En 1864, on a assaini à l'aide de conduits souterrains, la contenance suivante : Annexe au Mémorial 1865, IIe partie. 34 Drainages exécutés. CANTONS. Nombre de communes. Contenance. H. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Total pour 1864 — 1863 §
  90. ENGRAIS 1 A. C. 33 2 2 2 3 3 4 2 6 2 37 54 2 2 8 19 21 107 112 50 70 53 95 AMENDEMENTS. La manutention des engrais, leur conservation et leur emploi laissent toujours à désirer, malgré les améliorations partielles qui ne discontinuent pas de se produire. L'engrais liquide surtout, qui déjà, dans l'intérêt d'une bonne hygiène, devrait être recueilli avec soin, va encore trop souvent se perdre dans les ruisseaux du finage et en gâter les eaux après avoir empesté l'air. Les engrais du commerce ne sont qu'exceptionnellement employés. Dans les cantons de Capellen, Grevenmacher, Esch-sur-l'AIz., Echternach, Luxembourg et Mersch, on a usé de guano et de poudre d'os, soit seul soit en mélange. Les quantités relevées s'élèvent à 44,000 kilogr. Les résultats obtenus sont diversement appréciés. Les champs où le guano a servi doivent surtout avoir souffert des chaleurs intenses de l'année. Quant aux phosphates de la Rhenania, nous n'en avons entendu que du bien. Le chaulage et le plâtrage continuent a être appliqués ; mais leur effet le plus utile se présente dans l'agriculture du Nord. Le crédit voté en faveur des petits cultivateurs des Ardennes produit par suite de bons résultats et mérite d'être continué. En 1864, il a été demandé sur ce crédit 8124 hectol. de chaux par des cultivateurs des communes de Hosingen, Clervaux, Heinerscheid, Weiswampach, Mecher, Wiltz, Eschweiler, Winseler, Oberwampach, Bœvange-sur-Sûre, Asselborn, Hachiville, Basbellain et Boulaide. Comme les années précédentes, les autres communes n'ont fait aucune déclaration pour participer au bénéfice du crédit volé. Pour le paiement des primes fixées par l'art. 2 de l'arrêté du 28 octobre 1850, à raison de la quantité de chaux demandée, une somme de 5402 fr. 84 c. aurait été nécessaire. Le crédit n'étant que de 4000 fr., il a fallu déduire, dans les limites de ce crédit, la quantité; de chaux à primer. Cette opération a eu pour résultat de porter le nombre de hectolitres de 35 chaux à subventionner, à 5529, mais il est à prévoir que, ainsi que cela a toujours ou treu jusqu'ici, un certain nombre de cultivateurs ne jouira pas de la prime accordée, pour le motif que les frais et la difficulté de transport ne le leur permet pas toujours. L'exploitation de la ligne du Nord sera pour beaucoup un affranchissement à un obstacle qui n'a déjà que trop longtemps retardé la mise en produit de nos terres improductives. §
  91. CULTURES NOUVELLES. Les plantes nouvellement introduites dans le pays sont peu nombreuses. Elles sont d'ordinaire des variétés peu ou point connues de celles cultivées en grand, et la grande majorité ne dure le plus souvent que l'espace d'un essai, c'est-à-dire une ou deux saisons. Aussi ne pouvons-nous pas toujours les suivre dans leur court séjour chez nous. A. Céréales. En fait de céréales nouvelles, le membre du ressort de Diekirch dit : « Le froment Spolding, introduit depuis quelques années dans notre ressort, a toujours donné de bonnes récoltes. Cette année, il n'en fut pas de même; il n'a pu supporter l'hiver rigoureux de
  92. » Le même résultat a été annoncé dans le rapport du membre du district agricole de Redange-Wiltz. B. Plantes-racines. M. Tschiderer constate que les betteraves globe jaune et de Silésie ont donné de bons résultats, tandis que la disette a produit une mauvaise récolte. Une variété de pommes de terre anglaises, la « Victoria », cultivée dans les environs de Luxembourg, se distingue par sa grosseur, sa bonté et sa beauté, et a donné de 300 à 400 hectolitres à l'hectare. C'est une espèce tardive, bonne pour la table, surtout vers le printemps. C. Plantes fourragères. Le brome de Schrader, cultivé dans le temps sous le nom de Ceratochlea australis, ne pouvait manquer d'être introduit chez nous. Les semis ont souffert de la gelée, mais on ne peut pas encore se prononcer sur son rendement en fourrage et graine. D. Plantes forestières:. L'ailante ou faux-vernis du Japon, cultivé depuis de longues années dans le pays comme arbre d'ornement, a été recommandé dans les derniers temps comme essence forestière et comme nourriture d'un nouveau ver à soie. Dans les communes de Petange, Lintgen, Lorentzweiler, Steinsei et Walferdange, il en a été semé en forêt, mais tous ont été détériorés par la gelée. Comme cette essence est très-reproductive, il y a lieu d'admettre qu'a l'instar de ce qui se passe dans nos plantations d'agrément, ces ravages ne dureront que dans la première jeunesse et qu'il faudra une année exceptionnelle pour leur nuire. Ajoutons que dans le pays Messin on a tenté des repeuplements considérables avec cet arbre, mais qu'ils sont trop jeunes pour pouvoir encore s'y prononcer en connaissance de cause, § 7, INSTRUMENTS D'AGRICULTURE. La charrue à arracher les pommes de terre, de M. de Laporte, qui se répand de plus en plus, a une concurrente sérieuse dans l'araire Coleman construit à Berg-Colmar. 36 Le semoir centrifuge américain, par contre, qui fonctionne depuis 1859, dans le canton de Mersch, entre difficilement dans la pratique, par suite de sa manœuvre rapide et de l'habilité qu'il réclame. Le hache-paille Manderscheid a reçu de nouveaux perfectionnements, de sorte qu'il remplit de plus en plus les conditions d'un vaillant instrument, dont la solidité compense un prix un peu élevé CHAPITRE V. Industries agricoles. Aucune nouvelle industrie n'est, à notre connaissance, venue s'annexer à la ferme, et tout s'est borné à un appel aux cultivateurs, en vue de la création d'une sucrerie dans le fond de Mersch. Nous avons la conviction que cet appel sera entendu, et que l'époque n'est plus éloignée où ce puissant moyen d'amélioration fournira l'occasion d'un placement fructueux de la betterave, en vue de la production et des résidus qui retournent à la ferme. A. Distilleries. La disette des fourrages a provoqué la mise en activivé d'un grand nombre de distilleries. Outre que ces dernières convertissent les menus grains en spiritueux, leur résidu sert à l'alimentation du bétail et, en quelque sorte, de rendement à la paille, qu'en l'absence d'autre fourrage on doit faire entrer dans la ration. Cette coutume a, en outre, l'avantage de donner des aliments chauds en hiver, sans pour cela avoir besoin d'autre préparation. En suite d'indications et de renseignements fournis par M.Eydt, architecte à Luxembourg, de nouveaux appareils perfectionnés de distilleries agricoles ont été introduits à Fœtz par M. de Wacquant, et à Hœbenhof, par M. Ellis. Les 2011 distilleries, en activité en 1864, ont employé les matières suivantes: Quantités nettes de matières déclarées. DÉSIGNATION DES MATIÈRES. droit droit par Agricoles. par hectol. hectol. Autres. Grains 0.29 185,993 70 0,35 17,587 86 Pommes de terre 0.29 15,801 40 0.25 droit Autres par hectol. matières. 660 95 Fruits à pépins, marcs de fruits à pépins, fruits à baies de toute espèce et lies de vin 0.63 34,466 54 Marcs de raisins 0.42 4,593 89 Vin, cidre, poiré et fruits à noyaux 1.25 12,395 00 22,371 27 Betteraves Total hectol. Total général pour 2011 distilleries 201 ,795 10 18,248 81 293, 870
  93. 73, 826 70 37 De cette somme il a été distillé 232,414 hect. 18 de farineux, dont les résidas entrèrent dans la ration alimentaire du bétail. Dans ce chiffre sont compris 203,581 hect. 56 de céréales, qui, si ells avaient été apportées au marché, auraient déprimé encore davantage le cours des grains. Et comme les matières distillées sont recrutées parmi les grains de qualités inférieures, il s'ensuit que leur entrée dans la consommation aurait influé défavorablement sur l'alimentation. Pour le surplus, le tableau suivant donne un aperçu comparatif du mouvement de nos distilleries pendant les six dernières années : Nombre Qantités nettes distillées. de ANNÉES. distillerie s activées. Farineux etc. Fruits etc. Total. 1859 1796 213,293 21 42,383 75 255,676 96 1860 2022 130,518 10 77,994 46 208,512 56 1861 1028 152,045 78 1862 1808 1863 1785 225,126 26 67,619 37 292,745 63 1864 2011 242,415 18 51,454 43 293,869 61 16,027 40 168,073 18 198,847 52 Le revenu sur les distilleries augmente par suite à raison de la position précaire faite à l'éleveur; Outre que le marché est encombré des produits étrangers venant des grandes usines de l'Union douanière, nous avons l'abondance des fabriquais indigènes. D'où il s'ensuit une baisse de prix laissant souvent au cultivateur, comme bénéfice net, le seul sur lequel il compte d'ailleurs les résidus obtenus. B. Brasseries. L'industrie de la brasserie est en pleine prospérité. Trente-six de ces établissements ont travaillé, en 1864, 1,470,000 kilogr. de matières nettes. Comparé au roulement des années précédentes, nous trouvons le résultat suivant : 38 NOMBRE ANNÉES. QUANTITÉS NETTES de de brasseries matières farineuses déclarées. en activité. 1859 30 1860 28 883,742 1861 32 1,056,255 1862 35 1,286,345 1863 36 1,354,471 1864 36 1,472,000 k° 920,911 Les résidus de ces matières retournent à l'agriculture et donnent une alimentation recherchée par les engraisseurs. C. Fabrique de chicorée à café. La seule fabrique du pays a tiré de Belgique la matière première dont elle a besoin. Elle a importé en 1864 : 218,519 kil. de racines, tandis que ce chiffre s'élevait en 1863 à 253,250 et en 1861 à 210,
  94. Ses produits sont recherchés aussi bien à l'intérieur qu'à l'étranger. D. Autres industries se rattachant à l'agriculture. Aucune nouvelle fabrique d'instruments aratoires n'a été établie dans le pays, et celles existantes ont continué à fournir les instruments tant à l'intérieur que pour l'exportation. Le peu d'activité dans l'exécution des drainages fait que les usines qui fabriquent des tuyaux ont peu à faire. La plupart d'entr'elles ont encore des produits pour plusieurs années. Nous n'avons au surplus rien à ajouter à nos précédents rapports relativement aux vinaigreries, syropteries, féculeries, huileries, etc. 39 CHAPITRE V I . Animaux domestiques. §
  95. RECENSEMENT DES BESTIAUX. L'état suivant résume le résultat du recensement des bestiaux, opéré dans le Grand-Duché du 1 au 10 juillet 1864 : er 40 Nombre des chevaux. 79 146 152 Bœufs. Vaches. Taureaux. 68 5066 Bœufs. de trois mois jusqu'à 3 ans. Vaches. de trois ans et au-dessus. Taureaux. Juments. Entiers. Hongres. | Juments. Hongres. Juments. Entiers. CANTONS. Poulains de six mois au-dessous jusqu'à 3 ans. de 6 mois. Entiers. de trois ans et au-dessus. Nombre des bêtes à Capellen 45 1286 583 145 221 Clervaux 14 620 246 50 110 29 71 84 79 5316 1318 531 3349 1179 Dïekirch 19 634 507 56 97 35 43 45 58 4642 928 218 1945 523 Echternach 13 555 367 71 109 24 49 60 21 3001 305 141 1292 362 Esch-sur-l'Alzette 85 1731 811 211 326 90 109 227 54 5524 43 270 2278 184 Grevenmacher 44 921 577 103 120 37 79 93 51 4011 150 172 1610 390 Luxembourg 69 1059 590 108 124 31 90 89 35 5713 49 151 1403 151 Mersch 36 67 120 36 88 77 57 3890 96 168 1549 145 Redange 24 1225 506 198 305 137 130 147 109 4989 368 447 3041 Remich 35 697 496 64 72 18 41 45 Wiltz 14 669 356 34 93 39 75 69 120 4797 734 301 2582 264 Total pour 1864 395 10102 5950 1117 1699 555 1021 1088 683 50110 4070 2705 22165 4019 Total pour 1863 415 10310 5995 196 1750 506 914 1010 759 49902 4660 2345
  96. 3779 en plus Différence sur 1864 en moins 705 551 49 107 20 208 45 70 69 31 3146 78 43 218 1837 200 36 76 88 1279 101 360 1208 530 520 273 230 41 Chèvres. Boucs. Mulets. Anons. Anesses. verrats. truies des Anes. Agneaux. Brebis. Moutons. destinésà laon reproduct Nombre au-dessous de trois mois. au-dessus de trois mois. des bêtes à laine. Béliers. destinées à l'élève. de trois mois. boucherie. Nombre de porc Nombre destiné à l'engrandissement cornes. 122 632 45 387 569 287 98 1063 3368 1573 27 950 118 1118 109 3536 8109 6907 61 1418 3155 1763 3 47 418 39 3880 1803 1308 48 865 3724 1505 15 16 994 565 42 1956 1451 97 595 46 3394 1282 359 74 1691 158 554 22 1328 90 345 88 620 5126 3040 24 1746 1 683 66 799 2458 1499 96 180 1059 2 3 38 1216 4214 1536 3 12 919 495 117 80 1058 4109 1542 5 67 1709 2568 194 38 621 2954 1031 4 42 970 2 43 170 960 171 74 2490 5464 3685 47 944 3211 29 1107 2 2 26993 1 14 1171 33 1286 1494 24 761 94 24 657 3748 1035 5 68 3160 6925 4648 85 862 3681 1217 1 4 6845 540 22900 29803 17453 659 11193 39748 17285 39 10 4 348 12674 1173 10748 567 24088 28225 17496 546 11459 32549 23296 35 10 4 369 13464 45 193 75 746 1086 16 141 177 87 3903 27 1188 Annexe au Mémorial
  97. IIe partie. 43 4 7199 113 1578 266 70 1723 6011 21 e 790 42 La récapitulation par espèce des animaux portés à l'état qui précède, comparée au nombre de têtes recensées les cinq dernières années, présente le résultat suivant : NOMBRE D'ANIMAUX en ESPÈCES.
  98. 1861
  99. DIFFERENCE sur 1863 pour
  100. En plus. En moins 6 8 547 305 787 300 549 6611 9517 Luxembourg Redange Remich Wiltz Total pour 1864 1863 Mersch 2906 535 Grevenmacher moins 1114 Esch-sur-l'Alzette 1864 en 409 Echternach Différ. pr plus 997 Diekirch 8 14 1 3 2 1 1 1 2 2 1 619 Clervaux 2 2 1 2 1 449 Capellen CANTONS. Nombre de communes Nombre de ruches où il n'y avait pas de ruches en en
  101. 21245 20093 Chevaline 21927 21594 21594 22196 269 86989 78425 90485 90485 Bovine 95257 91683 3574 57390 47398 73569 73242 Ovine 70376 66776 3600 60957 70867 48249 45678 Porcine 67850 68885 1035 55 51 61 67 Asine 45 49 4 3 4 3 1 Mulassière 4 4 14571 13696 14435 14541 Caprine 13833 13022 811 La diminution du nombre de têtes de bétail est justifiée par le déficit dans la production des fourrages. Elle est d'autant plus regrettable que, comme nous l'avons déjà rappelé, il en résultera une perte dans la création des engrais d'étable, perte que réfluera désavantageusement sur l'avenir. Nous ferons suivre le relevé récapitulatif ci-dessus de celui du nombre de ruches servant de logement aux abeilles. Cette diminution notable est une suite de la température exceptionnelle du printemps. Le premier essaimage, qui forme la partie la plus productive du croit, a eu lieu trop tard, de sorte que l'approvisionnement des ruches n'a pu avoir lieu dans les circonstances normales. 43 §.
  102. AMÉLIORATION DES RACES, L'amélioration de nos races d'animaux domestiques a été le but constant des efforts de tous les Gouvernements qui se sont succédé dans le pays. Déjà une ordonnance de Charles Y, du 7 octobre 1531, prohibe dans ce but l'exportation des juments du pays et défend d'acheter ou de vendre des chevaux autrement qu'aux foires. Sous la date du 17 mai 1781, le Gouvernement autrichien prescrivit l'admission des étalons pour la saillie et vota des subsides et gratifications pour les étalons et poulains étrangers introduits par des particuliers. Partant de ce règlement et s'inspirant des principes de la loi rurale du 28 septembre — 6 octobre 1791, qui a enjoint aux corps administratifs d'employer les moyens de protection et d'encouragement qui sont en leur pouvoir pour la multiplication des chevaux, des troupeaux et de tous les bestiaux des races étrangères qui seraient utiles a l'amélioration des races indigènes, et pour le soutien de tous les établissements de ce genre (titre I §. IV. Art. 20), un nouveau règlement pour le même objet fut élaboré en 1819 et approuvé par arrêté royal du 11 avril
  103. Ce dernier resta en vigueur jusqu'en 1830 et fut remplacé par un autre du 11 juillet 1837, qui, sauf quelque courtes interruptions, fut maintenu et reçut son exécution jusqu'à son remplacement par celui du 28 novembre
  104. L'expérience acquise lors de la mise en vigueur des dispositions citées, nécessita finalement une dernière modification des mesures adoptées et c'est celle-ci qui fait l'objet du règlement du 14 décembre 1861, encore en vigueur aujourd'hui. Ces divers règlements prouveraient déjà l'importance de la production chevaline pour notre pays, si le haras y établi à grands frais dès 1820 ne se chargeait de venir le démontrer. En effet, nos éleveurs ont, en général, l'amour du cheval et une aptitude toute spéciale pour sa production. Ce qui les entrave dans leurs opérations, ce sont les conditions économiques dans lesquelles ils se trouvent. Agents de la moyenne et de la petite culture, n'ayant à leur disposition que des capitaux insuffisants, ils rencontrent partout des obstacles a toute amélioration et des causes de dépérissements et de déboires. Les animaux pauvrement nourris, mal logés, soumis à une hygiène vicieuse, se font au milieu où ils sont forcés de vivre. Au lieu de se perfectionner, ils contractent des tares amenant peu à peu la dégénérescence de l'espèce, et rendant héréditaires les vices qu'ils ont ainsi constractés. Les règlements successifs pris chez nous dans l'Intérêt de l'amélioration des races, étaient avant tout destinés à annihiler ces causes de destruction, en faisant écarter de la monte les reproducteurs vicieux et tarés. Ils vinrent ensuite par des primes et des subsides, susciter l'émulation parmi les éleveurs et ainsi provoquer les tentatives d'amélioration, qu'il s'agit aujourd'hui d'entretenir, afin de ne pas les stériliser, et de conserver toute sa valeur à cette partie du capital agricole. Les rapports des membres de la Commission d'agriculture et ceux des vétérinaires du Gouvernement viennent constater que ce but est atteint et que nos races d'animaux domestiques sont en voie d'amélioration. Pour la race chevaline spécialement il est constaté que on est en général très-content des étalons placés en station. Un très-grand nombre des juments saillies paraissent être pleines. Les étalons conviennent et s'appareillent très-bien avec nos juments poulinières. Il est par suite bien à regretter que depuis quelques années les résultats chèrement acquis, soient remis en question 44 par la diminution des crédits votés dans l'intérêt de la race chevaline. Car, ne l'oublions pas, ceux-ci ont une autre importance pour les chevaux que pour les bêtes à cornes. Les prix élevés des étalons, leur perte en valeur avec l'âge, font que les détenteurs de ces animaux doivent être moins nombreux que ceux de taureaux ou de verrats. L'influence sur les produits est également appréciable, attendu qu'un mauvais poulain n'a aucune valeur marchande, tandis qu'un taureau ou un verrat mal conformé nous donne encore un revenu pour la boucherie. En le constatant ici, nous n'entendons toutefois pas méconnaître l'importance relative du bétail et comme nombre et comme valeur agricole ; nous voulons simplement rappeler la nécessité des encouragements votés pour la race chevaline. Pour en revenir à la race bovine et à celle des porcs, nous dirons que l'institution des concours cantonaux est appelée à la faire progresser d'une manière très-active. Ici tout le monde est d'accord de reconnaître que les faibles primes distribuées en 4864 dans les communes pour l'amélioration de ces races font déjà prévoir pour 1865 un résultat très-satisfaisant. Ce qu'on réclame généralement, c'est l'augmentation du nombre et du taux de ces primes, leur extension aux génisses et aux truies, enfin, la diminution des formalités pour obtenir les paiements des primes décernées. Nous n'avons la possibilité de parvenir à ce but qu'en rétablissant les concours cantonaux, à l'occasion desquels on remettrait les primes aux lauréats des concours communaux et des prix aux bêtes femelles. Aujourd'hui que l'expérience a parlé, il semble donc ne plus manquer qu'une chose au règlement du 14 décembre 1861, c'est son exécution franche et entière. Espérons par suite qu'à l'avenir les animaux non approuvés ne sailliront plus impunément et que l'on n'admettra plus à la . monte que les taureaux bouclés. Enfin la monte ne se fera plus sur la voie publique et les troupeaux communs ne renfermeront plus de mâles ne réunissant pas les conditions voulues. Les efforts louables faits dans les derniers temps par la gendarmerie paraissent garantir que tous ces abus ne seront plus que d'une courte durée. C'est pourquoi nous les signalons ici. § 3 . SERVICE DE LA MONTE. B. Race chevaline. L'admission des étalons pour le service de la monte a eu lieu conformément au règlement. Pour l'année 1864, il en a été présenté 124 à la commission d'expertise, soit 7 de moins qu'en 1863, 29 de moins qu'en 1862 et 50 de plus qu'en
  105. De ce nombre il a été en
  106. Admis 90 86 86 Rejeté 53 45 38 Total 124 131 143 Ainsi la diminution accusée l'année dernière continue de se produire. Le motif en est que lors de la mise en vigueur du règlement de 1861, plus d'un éleveur n'avait compris que ses avantages et ne les avait pas contrebalancés avec ses charges. Lorsque l'expérience vint le renseigner à cet égard, il abandonna une spéculation qui pour être conduite à bonne fin, exige une aptitude spéciale, et disons-le de suite, une certaine passion du cheval, qui n'est pas le fait d'un chacun. Parmi les étalons présentés, il y en avait qui ont été livrés à la monte dans le Grand-Duché pendant les années 46 antérieures Étalons nouveaux 72 Total Ces nombres se décomposent comme suit: Étalons admis, S'étant déjà livrés à la monte dans le pays Nouveaux élevés dans le pays venant de l'étranger 124 48 15 23 Total Etalons rejetés. Admis les années antérieures Nouveaux élevés dans le pays introduits de l'étranger 86 4 30 4 Total 38 Les motifs de ces décisions de rejets se trouvent indiqués dans le relevé suivant: Trop jeune ou pas assez développé, eu égard à l'âge 5 Mauvaise conformation 2 Haut sur jambe 5 Boiterie, billarder, croiser 9 Panard 8 Mauvais jarrets 1 Suros 1 Formes 1 Grosse tête 3 Mauvais trotteur Pieds plats 1 Total 38 Les renseignements qui précèdent permettront d'établir comparativement avec ceux de l'année 1863, la proportion des rejets et des admissions entre le nombre des reproducteurs présentés pour la première fois : Admis Nouveaux, élevés dans le pays — introduits de l'étranger. Rejetés Total 1863
  107. 1863
  108. 22 15 20 30 42 45 25 23 6 4 31 27 47 38 26 34 73 72 46 La proportion da nombre des étalons provenant de l'étranger diminue continuellement. Elle était de 89 en 1862, de 31 en 1863, aujourd'hui elle ne s'élève plus qu'à
  109. Nous rentrons donc sensiblement dans l'état normal ; l'amélioration de la race par la race. Ceci est d'autant plus désirable que les chevaux du pays jouissent d'une réputation étendue et méritée. Comme c'est à celle-ci que nos transactions commerciales doivent toute leur activité, il est de bonne économie de maintenir ce que nous avons et de l'amener par des soins et des appariements raisonnés à toute la perfection désirable. Nous disons par des soins, parce que les défauts les plus répandus, les vices de conformation proviennent en majeure partie de leur absence. Aussi longtemps que les reproducteurs et leurs produits seront logés dans des écuries basses, mal aérées, mal éclairées et mal pavées, qu'ils seront mal nourris et mal traités, aussi longtemps il n'y aura pas de progrès durable possible. Sous ce rapport il y a, il est vrai, amélioration, mais il est nécessaire de généraliser l'éducation en liberté des poulains, afin de leur faire prendre des allures plus dégagées et des extrémités normalement développées. Passons maintenant à l'organisation du service de la monte. Ainsi, qu'on ne l'ignore pas, le règlement du 14 décembre 1861 suit pour ce service la circonscription cantonale. 11 y a par suite dans chaque canton des étalons à demeure fixe, subsidiés par l'État et d'autres non subidiés pouvant faire saillir dans toute la circonscription. Ce dernier système, qui a été exclusivement suivi jusqu'en 1859, est depuis longtemps condamné par l'expérience, non seulement du pays, mais de tous ceux qui nous entourent. Un rapport qui nous est parvenu, dit à ce sujet : Avant l'introduction des reproducteurs en station, on était heureux s i , sur cinq juments saillies, on obtenait un poulain, tandis qu'aujourd'hui on peut compter que, sur cinq juments saillies, on obtient au moins quatre poulains. Ce sont ces motifs qui firent augmenter successivement le nombre des stations. Tandis qu'en 1859 il n'en existait que 9, on en comptait 16 en 1860, 22 en 1861, 49 en 1862 et en
  110. Nous devons donc considérer comme un pas en arrière la diminution qui a eu lieu en 1864, et en suite de laquelle il n'y en avait plus que
  111. Ce nombre, qui n'est même devenu possible qu'à l'aide d'une réduction sensible des subventions accordées jusqu'alors, est venu porter l'indécision parmi les détenteurs d'étalons, qui y virent une espèce de menace de nuire à leur industrie et surtout le peu de stabilité dans les crédits votés. Sous ce rapport, le système d'amélioration adopté a souffert, parce que s'il suffit d'un espace de temps relativement court pour détériorer une race, il faut plusieurs générations pour la ramener à son état primitif. Et alors il y a encore loin de la à son amélioration. L'agriculture s'était d'autant moins attendue à une réduction de l'espèce, qu'elle venait d'être frappée d'une nouvelle contribution, de celle des chevaux, et cela sans compensation notable. Car, en définitive, l'impôt des barrières ne tombait qu'accidentellement sur le cultivateur, tandis que celui qui le remplace est pour ainsi dire exclusivement à sa charge. Pour eh revenir aux étalons admis à la monte, ils furent répartis de la manière suivante entre les cantons : 47 Étalons en station. Étalons libres. TOTAL pour 1863 1864 1863 1864 1863 1864 Capellen 5 5 7 6 12 11 Clervaux 4 4 2 6 6 Diekirch 3 3 1 4 4 Echternach 3 3 3 3 Esch-sur-l'Alz. 7 5 10 12 17 17 Grevenmacher 3 3 4 7 7 10 Luxembourg 5 3 5 8 10 Mersch 4 2 2 6 Redange 6 4 7 10 12 Remich 3 3 1 1 4 4 Wiltz 6 4 1 1 7 5 49 43 35 44 84 87 Total 3 1 Des étalons admis en station, neuf provenaient d'éleveurs indigènes, 25 n'avaient pas encore été livrés à la monte dans le pays. 15 avaient été stationnés antérieurement ; 3 étaient livrés à la monte libre. Enfin, des 25 étalons nouveaux, 2 avaient été élevés dans le pays. 5 De ces 86 étalons admis, ont été vendus a l'étranger 6 se sont livrés a la monte en France De sorte qu'il n'y eut en définitive que 80 étalons admis qui se livraient en 1864 à la saillie des juments d'autrui. Ces reproducteurs desservirent le nombre de juments suivants : CANTONS. TOTAL GÉNÉRAL. ÉTALON LIBRES. ÉTALONS EN STATION. Nombre Moyenne Nombre Moyenne Des Des Nombre total total par étalon étalons Moyenne Nombre étalon juments en des saillies par en total. des saillies en admis. en saillies. en en 1863 1864 1863 1864 1863 1864 1863 1864 1863 1864 1863 1864 1863 1864 1863 1864 1863 1864 5 5 354 333 70.8 66.6 7 Clervaux 4 4 268 241 67.0 60.2 Diekirch 3 3 155 197 51.0 65.6 Echternach 3 3 264 193 88.0 64.3 Esch-sur-l'Alzette 7 5 387 234 55.6 46.8 7 10 363 266 51.8 26.6 14 Grevenmacher 3 3 196 148 65.3 49.3 3 6 225 293 75.0 48.8 6 9 421 441 70.3 49.0 Luxembourg 5 5 349 262 65.8 52.4 2 3 99 118 49.5 39.3 7 8 418 380 59.7 48.5 Mersch 4 3 256 178 64.0 59.3 2 1 96 68 48.0 58.0 6 4 352 246 58.6 61.5 Redange 6 5 479 342 79.9 68.4 .4 6 .288 344 72.0 57.3 10 11 767 686 76.7 62.3 Remich 3 3 162 179 54.0 59.7 1 1 55 47 55.0 47.0 4 4 217 226 54.2 56.5 Wiltz 5 4 285 230 57.0 57.5 1 1 73 2 73.0 36.5 6 5 358 232 70.4 71.6 48 43 3125 2537 65.1 57.8 30 37 1699 1521 56.6 41.1 78 80 4824 4058 61.8 53.7 Total 12 12 675 592 56.2 40.2 2 122 134 61.0 67.0 6 6 390 375 65.0 62.5 1 57 4 3 212 197 53.0 65.6 3 3 264 193 88.0 64.3 57.0 5 588 7.3 15 750 500 53.0 33.3 2 7 Différence en plus pour 1864 en moins 321 249 42.0 35.6 7 178 15.5 766 48 Capellen 49 Il y a donc diminution du nombre de juments saillies. La différence, qui est surtout sensible pour les étalons routeurs, provient de la pénurie des fourrages de l'année, du bas prix des élèves, qui en est la suite. I l a donc été nécessaire de songer au plus pressé, c'est-à-dire à l'entretien des bêtes de travail. Partout le nombre de juments saillies par les étalons en station a dépassé la moyenne de 40, qui lui revenait d'après le nombre admis de poulinières. Ceci n'a été le cas que dans cinq cantons pour les étalons admis à la monte libre, tandis que la moyenne des saillies a été, à l'exception de deux cantons, inférieure a celui des entiers subsidiés. Nous n'appuyons pas davantage sur ces chiffres. Ils prouvent mieux que tout raisonnement les services rendus par les stations et la faveur dont elles continuent de se réjouir. Nous observerons au reste que, sans le système des entiers à demeure fixe, il y aurait eu impossibilité d'organiser la monte d'une manière répondant, tant soit peu, aux besoins dans les cantons de Clervaux, Diekirch, Echternach, Remich et Wiltz. Ces régions ont été pourvues de reproducteurs par des propriétaires des autres parties du pays. Il suffira de comparer le chiffre des saillies dans ces cantons, pour s'assurer des résultats et de la nécessité de cette mesure. En résumé, il y a tout lieu d'être satisfait du mode adopté pour l'amélioration de la race chevaline. Les résultats obtenus répondent aux sacrifices faits par l'État. Ils peuvent, à la première vue, paraître élevés, mais si on les compare aux chiffres alloués dans les autres pays pour l'entretien des haras, on trouvera que nous sommes dépassés de beaucoup par tous nos voisins. Arrêtons-nous finalement à l'état sanitaire des entiers. Les rapports des vétérinaires chargés de la visite des étalons ne contiennent qu'exceptionnellement des observations défavorables sur les soins accordés aux reproducteurs. Ils étaient donc presque toujours bien tenus, et leur état sanitaire laisse peu à désirer. Le tout se borna à des accès de gourme chez plusieurs étalons nouvellement introduits dans le pays. Deux d'entr'eux souffrirent seuls des suites d'accidents peu graves, qui ne les empêchaient pas de se livrer à la desserte des juments. Il nous resterait à compléter l'aperçu qui précède par des chiffres positifs sur les suites de la saillie. Pour y parvenir, il faudrait toutefois que les poulinières restassent dans le pays et entre les mains des mêmes propriétaires; mais tel n'est pas le cas. Plus d'un éleveur fait saillir sa jument dans l'espoir de s'en défaire plus avantageusement; ce qui explique en quelque sorte le peu de vogue qui reste aux étalons routeurs. Car du moment qu'on ne veut pas élever le produit soimême, on ne regarde le plus souvent qu'au bas prix du saut des juments réformées. Le recensement fait par les administrations communales a amené un nombre extraordinaire de poulains provenant de la monte de 1864, qui sont restés dans le pays et sont venus à bien. En effet, on compte par canton ; Annexe au Mémorial 1865, IIe partie. 50 Poulins provenant d'un étalon TOTAL. CANTONS. en station libre. inconnu. Mâles. Femelles. Capellen 246 29 4 163 116 Clervaux 103 51 4 63 95 Diekirch 80 1 10 36 55 Echternach 84 9 5 46 52 Esch-sur-l'Alzette 285 179 8 227 245 Grevenmacher 77 64 68 77 Luxembourg 167 18 13 108 90 Mersch 81 27 10 55 63 Redange 233 69 7 149 160 17 1 40 37 Remich Wiltz Totaux 124 15 66 73 1539 479 993 1100 2084 2084 Ici aussi l'avantage est pour les produits des étalons en station. B. Races bovine et porcine. Sous les règlements de 1849 et de 1861, les reproducteurs des races bovine et porcine étaient admis par des commissions locales, nommées par les conseils communaux. Les animaux ainsi admis étaient visités par les vétérinaires, qui proposaient la mise à la réforme de ceux qui, à leur avis, ne réunissaient pas les qualités prévues pour améliorer la race. Outre que les commissions locales ne fonctionnaient qu'exceptionnellement, ce système présentait des inconvénients de plus d'un genre, dont le moindre n'était certes pas la difficulté de trouver des hommes compétents et indépendants à la fois. L'organisation des concours communaux, en suite des arrêtés des 14 et 22 avril 1864, a permis de faire cesser les abus signalés. Aujourd'hui une commission cantonale procède à l'admission, 51 en même temps qu'elle choisit les sujets les plus méritants pour leur décerner les primes allouées par l'État et subsidiairement par la commune. Le dépouillement des procès-verbaux de ces diverses commissions a donné le résultat suivant: RACE BOVINE. Nombre de taureaux Communes Nombre de verrats Communes où il n'y a où il n'y a pas de pas admis. rejetés. taureau admis. rejetés. de verrat admis. admis. CANTONS. Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'AIzette Grevenmacher… Luxembourg. . Mersch… Redange… Remich… Wiltz… RACE PORCINE. 54 62 56 31 62 34 47 46 82 27 52 1 5 3 4 6 7 9 11 3 3 5 Total pour
  112. — —
  113. 553 625 57 295 Différence en plus… pour 1864 en moins. 72 238 . 3 1 4 4 28 42 24 17 41 16 32 22 28 15 31 2 2 3 3 296 318 29 24 12 7 5 5 7 4 4 1 3 1 2 4 1 1 2 1 22 Les observations faites à l'occasion de ces admissions constatent, qu'a de rares exceptions près, le nombre de taureaux admis suffit pour l'organisation du service. Au surplus, les communes où il manque de reproducteurs n'élèvent pas, et sont principalement des villes. Les animaux admis à la monte appartiennent aux races suivantes : 52 Total pr
  114. 267 — -
  115. 344 Différ. en plus . pr 1864 en moins 77 1 2 2 6 22 1 7 1 1 1 1 1 1 3 2 1 2 33 5 12 1 1 Croisée. 1 2 1 Indigène. Perfectionnée. 1 B 22 1 11 1 5 3 21 28 26 3 2 3 5 2 3 1 5 4 9 2 3 3 Ayr. 29 55 32 6 10 13 5 14 42 23 38 Suisse. Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alz. Grevenmacher. Luxembourg . Mersch… Redange… Remich… Wiltz… irkenfeld. Hollandais. Durham. Indigène. CROISEMENTS. Suisse. Hollandaise. irkenfeld et Glane. RACE PORCINE. B Ayr. Durham. CANTONS. Ardennaise et indigène. RACE BOVINE 3 4 3 43 55 121 124 10 14 12 3 4 5 5 1 22 21 3 3 28 41 23 14 38 16 29 22 27 18 28 1 1 3 9 280 291 16 6 9 10 2 2 1 2 1 61 78 6 8 17 2 1 10 1 1 3 3 3 21 21 Le plus grand nombre de reproducteurs appartient par suite aux races du pays. Ceci paraît provenir de ce que l'on comprend généralement, que le moyen Je plus sûr de parvenir à la fixation d'une race répondant aux besoins du pays, est sans contredit la voie de la sélection ; on reconnaît enfin que, lors de l'introduction de races étrangères de bêtes à cornes, les croisements furent peu recherchés, et cela particulièrement parce qu'on procéda, le plus souvent, sans méthode et toujours par bâtons rompus. — Autre chose est des races pures. C'est ainsi que la race hollandaise et ses croisements continuent à obtenir la préférence des cultivateurs, tandis que celle de Birkenfeld baisse tous les ans davantage dans leur opinion. Les Durham et Ayr relevés proviennent des introductions faites dans le temps par le Gouvernement. Quant aux porcs, les races anglaises disparaissent de plus en plus, d'abord par la difficulté de se procurer du sang nouveau, ensuite devant la répulsion du consommateur. C. Race ovine et caprine. L'État, les communes et les particuliers font peu pour cette classe d'animaux, de sorte qu'elle est laissée à l'abandon. La raison en est bien simple. L'élève du mouton est l'exception chez nous et ne se pratique en général que dans les Ardennes. Quant à la chêvre, la race primitive paraît devoir rester stationnaire aussi longtemps qu'elle fera partie du troupeau commun et que le pâtre sera le détenteur du bouc reproducteur. 53 §
  116. CONCOURS ET PRIMES POUR L'AMÉLIORATION DÈS RACES. A. Race chevaline. par suite de la diminution du crédit voté depuis deux ans dans l'intérêt de l'amélioration de la race chevaline, les encouragements prévus par le règlement du 14 décembre 1861 ont dû être modifiés. En 1864 on a par suite distribué : A. Subsides pour étalons en station. 6 étalons en tête de la liste, stationnés hors du domicile du propriétaire, à 600 fr. l'un 3,600 9 étalons en tète de la liste, restant chez leur propriétaire, à 400 fr. l'un… 3,600 11 étalons suivants, stationnés hors du domicile du propriétaire, à 500 fr. l'un… 5,500 16 étalons suivants, placés au domicile de leur propriétaire, à 350 fr. l'un… 5,600 Total des subsides… 18,300 B. Primes. 1 prime 4 primes 4 primes de 400 générale… spéciales… 900 conservation… 900 Total des primes… 2200 Total des encouragements donnés aux étalons pour id. id. pour Différence en moins pour 1864… fr. 1863… 20,500 29,600 1864… 9,100 Les juments obtinrent à Luxembourg… fr. id. à Diekirch… 650 650 Total pour id. 1864… 1863… 1300 2000 Différence en moins pour 1864… 700 Nous ne reviendrons pas sur les effets produits par ces réductions, parce que nous les avons déjà indiqués ci-avant. Ils se résument d'ailleurs dans les quelques lignes suivantes que nous extrayons du rapport annuel du membre de la commission d'agriculture du canton d'Esch-s.-l'AIzette, où l'élève du cheval est pratiqué en grand : Il est bien à regretter que la belle et utile mesure de placer dans chaque canton un certain nombre d'étalons en station semble gravement compromise par l'incertitude du chiffre de la subvention accordée annuellement à cette fin par notre Assemblée des États. Les propriétaires n'osent plus acquérir à de chers deniers de bons étalons, parce qu'ils ne sont pas certains que quand même ils auraient réussi de se procurer de bons reproducteurs, le subside du gouvernement ne leur fasse défaut, ou ne soit tellement amoindri qu'ils ne se trouvent plus suffisamment garantis contre les mauvaises chances qui sont souvent inévitables malgré toutes les précautions.» 54 C'est en s'appuyant sur des considérations analogues que la Commission d'agriculture a proposé de porter le crédit destiné a la monte au budget des. dépenses permanentes. B. Races bovine et porcine. Il fut distribué sur les fonds de l'État les primes suivantes, dans l'intérêt de l'amélioration des races bovine et porcine, fonctionnant en suite de l'arrêté du 24 avril 1864 : PRIMES DISTRIBUÉES AUX CANTONS. Taureaux. Porcs. Capellen… fr. 646 fr. 200 Clervaux… 726 220 Diekirch… 812 220 Echternach… 422 140 Esch-sur-l'Alzette . 692 220 Grevenmacher… 474 180 Luxembourg… 866 200 Mersch… 646 200 Redange… 778 220 Remich… 554 120 Wiltz… 762 220 Total pour 1864… 7378 2140 — pour 1863… 3630 1760 plus.... 3748 380 Différence pr 1864 en moins. Des sommes allouées et non comprises dans le relevé ci-dessus, il n'a pu être distribué faute de concurrents convenables, Taureaux… fr. 36 Verrats… 200 Total… qui sont tombés en économie. fr. 236 55 Outre les primes ci-dessus, le nouveau règlement prévoit le cas où les communes allouent des subsides à distribuer lors des concours communaux. Bans ce cas elles sont représentées dans les jurys par deux membres, à choisir par elles. En 1864, plusieurs autorités locales ont fait usage de cette faculté ; l'exemple qu'elles donnèrent à cette occasion mérite d'être apprécié, et c'est pourquoi nous allons en donner la liste. CANTONS. COMMUNES. SOMMES VOTÉES. Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Kœrich. Kopstal. Asselborn. Bastendorf. Diekirch. Fouhren. Berdorf. Differdange. Esch-sur-l'Alz. Kayl. Leudelange. Mondercange. Petange. Sanem. Betzdorf. Flaxweiler. Manternach. Mertert. Hesperange. Hollerich. Sandweiler. Larochette. Sæul. Useldange. Total fr. 20 20 30 60 54 30 56 40 115 45 25 50 20 50 20 66 20 20 74 50 25 14 50 40 994 De sorte que, à l'occasion des concours communaux, il a été distribué en 1864 pour 10,512 francs de primes. L'État a en outre alloué 330 fr. de subsides a six sections de communes dans l'intérêt de l'organisation du service de la monte en
  117. CHAPITRE VII. Service vétérinaire. — État sanitaire du bétail. La place de vétérinaire de Gouvernement, à Echternach, étant devenue vacante par suite du décès du sieur Haagen, le sieur Knepper, attaché au ressert de Mersch, fut nommé en son placement par arrêté du 20 avril
  118. Le même arrêté chargea le sieur Hoffmann, vété- 56 de Gouvernement à Remich, du remplacement provisoire du sieur Knepper à Mersch, en même temps que le sieur J.-A. Neyen, vétérinaire de première classe à Berchem, fut désigné pour le canton de Remich. Par suite de ces divers changements, le service se trouve organisé de la manière suivante : NOMBRE DES VÉTÉRINAIRES CANTONS. du Gouvernement. Autres. Capellen… 1 1 Clervaux… 1 Diekirch… 1 2 Echternach… 1 1 Esch-sur-l'Alzette… 1 Grevenmacher… 1 2 Luxembourg… 1 1 Mersch… 1 Redange… 1 Remich… 1 Wiltz… 1 1 1864… 11 8 id. de 1863… 11 7 Différence en plus pour 1864… 0 1 Total de Le service vétérinaire marche avec la régularité désirable dans la plupart des ressorts. II n'y a eu des plaintes du chef de négligence que contre l'un de ces hommes de l'art. Comme elles étaient fondées, nous ne manquerions d'y aviser si elles continuaient à se reproduire et à compromettre le service important dont i l est chargé. §
  119. ÉTAT SANITAIRE DU BÉTAIL. . D'après l'art. 10 du règlement du 20 juillet 1863 sur le service des vétérinaires du Gouver- 57 nement, ces hommes de l'art doivent adresser pendant les dix premiers jours de chaque semestre, à la Commission d'agriculture, un rapport énonçant les cas de maladies contagieuses et épizootiques qu'ils ont observées dans leur ressort pendant le semestre écoulé. C'est de ces rapports que M. le vétérinaire attaché à la Commission d'agriculture, a extrait le résumé suivant : A. Influence des agents extérieurs sur la constitution médicale des animaux. Pendant l'année 1864, les maladies tant contagieuses qu'épizootiques et sporadiques ont assez généralement épargné nos animaux domestiques. Cet état sanitaire satisfaisant est particulièrement dû aux influences atmosphériques qui avaient une tendance prononcée à la sécheresse, de manière que les travaux agricoles et autres ont pu se faire sans presse et aux époques propices. Les bonnes qualités des fourrages récoltés, quoiqu'en quantité parcimonieuse, y ont également contribué pour une bonne part. Dans leurs rapports, plusieurs vétérinaires ont fait la remarque que pendant les années où la pénurie des aliments se fait sentir, les cultivateurs et éleveurs intelligents rationnent leurs animaux domestiques. Le tableau ci-joint donne un aperçu sur l'ensemble des maladies contagieuses traitées par nos vétérinaires et démontre en partie les services qu'ils peuvent rendre à l'agriculture en empêchant la propagation de ces maladies. Il est seulement à regretter que quelques-uns des rapports ne soient pas dressés avec toute l'exactitude désirable, et qu'on puisse même, quoique rarement, y constater une négligence impardonnable. Les observations intéressantes pouvant donner lieu aides découvertes utiles à l'amélioration de notre production animale, sont clair-semées dans les rapports. II doit en résulter nécessairement quelques irrégularités, qui, il faut l'espérer, disparaîtront avec le temps, quand tous les rapports seront fournis uniformément sur le même modèle. Une bonne statistique suivie sur les maladies de nos animaux domestiques à laquelle on travaille depuis quelques années avec assiduité dans plusieurs États de l'Allemagne, ne pourra manquer de jeter beaucoup de lumière sur la science vétérinaire et agricole, et offrir dans un avenir prochain des données intéressantes aux agriculteurs, aux éleveurs et aux vétérinaires. Annexe au Mémorial 1865, IIe partie. h 58 B. Maladies contagieuses et épizootiques. 1 20 2 Diekirch… 15 2 Echternach… 15 2 Esch-sur-l'Alz… 58 7 Grevenmacher. 36 Luxembourg… 94 Porcs. Charbon. Vaches. Exanthème coïtal. Farcine. Morve. Chevaux. Gale. Moutons. Vaches. Capellen… Chiens. Rage. CANTONS. Influenza Gourmes DÉSIGNATION DES MALADIES. 9 Clervaux… 140 Mersch… 3 30 6 Remich… 1 38 Wiltz… 1 20 7 33 302 20 Redange… Totaux… 3 2 14 2 100 4 180 1 3 5 3 9 32 1 1 172 1 299 La rage. — Cette terrible maladie a atteint trente-sept de nos animaux domestiques; trentetrois chiens et trois vaches. Elle a été observée dans les cantons de Capellen, Luxembourg Remich, Wiltz et Redange. Dans chacun des quatre premiers cantons un seul cas a été observé sur le chien ; tandis que dans le canton de Redange ce fléau a enlevé trente chiens et trois vaches. En ce point le travail de M. Geimer, vétérinaire du Gouvernement à Redange est assez intéressant, pour en donner un résumé. Des trente chiens observés, dix étaient atteints de la rage ordinaire et vingt de la rage mue. Cinq des dix premiers chiens étaient des chiens inconnus dans la contrée, tandis que chez les cinq autres la maladie s'est déclarée aux époques suivantes après la morsure : 59 Chez le premier après 12 jours et la mort s'en suivit le 5e jour. Chez deux après 20 jours et la mort s'en suivit le 6e jour. Chez un après 30 id. id. 7e jour. Chez un après 3 mois id. id. 8e jour. Symptômes observés les premiers jours: Inquiétude, tristesse, ils suivaient encore l'appel du maître, passaient d'une chambre à l'autre, ils avaient le regard ardent, la pupille élargie, quittaient la maison pendant la nuit et y rentraient le jour (pas tous); ils attaquaient les chiens étrangers et prenaient de la nourriture jusqu'au troisième jour. Après cette époque ils mordaient chez leurs maîtres et se sauvaient pour ne plus rentrer. A l'un de ces animaux qui était attaché on observait qu'il buvait encore de l'eau au cinquième jour, qu'il mangeait au troisième jour de la paille et du bois; dans cette période il suivait encore l'appel du maître mais cherchait à le mordre, la cavité buccale devint d'un rouge vif; la paralysie du train postérieur arriva au sixième et la mort au septième jour. Chez les vingt chiens atteints de rage mue, la maladie s'est déclarée comme suit : Chez 2 le 10e jour après la morsure et la mort au 5e jour après l'invasion de la maladie. id. id. 3 le 18e id. 4e e id. id. 4 le 27 id. 4e id. id. 5 le 32e id. 6e e id. id. id. 1 le 36 6e id. id. id. 2 le 39e 6e id. 3 le 42e id. id. 7e Symptômes observés: Pendant les deux premiers jours, inquiétude, ils recherchaient les endroits sombres — inappétance, yeux ardents — le troisième jour paralysie de la mâchoire inférieure et du train postérieur — ils bavaient abondamment. — Du quatrième jour jusqu'à leur mort ils restaient couchés. Les symptômes observés chez les trois vaches furent : inquiétude, inappétence, le regard ardent, elles avaient la pupille élargie, bavaient, mugissaient, frappaient des pieds, elles avaient des convulsions et le train postérieur chancelait. Elles avançaient le mufle pour lécher la main, mangeaient jusqu'au quatrième, buvaient jusqu'au sixième et périrent au septième jour. La rage s'est déclarée chez l'une le douzième jour, chez l'autre trois semaines après la morsure. Chez la troisième vache la tête était fortement enflée. M. Geimer se demande comment cette maladie a pu prendre une aussi grande extension dans le canton de Redange, attendu qu'on sait qu'elle ne se propage que par l'inoculation ou la morsure. D'après les données les plus récentes de la science, il faut admettre que c'est par la morsure du chien, et conséquemment par un manque de précaution que la rage a pris une aussi grande extension dans le canton de Redange. 1) Les gourmes. — Les gourmes ont attaqué 302 chevaux d'après les rapports des vétérinaires. 1) Pendant la vacance du ressort d'Echternach (avril 1864), |a rage fut observée à Bora, suivant le rapport du membre de la Commission d'agriculture du 27 avril
  120. 60 Aucun cas n'a été observé dans les cantons de Mersch et de Clervaux, du moins les vétérinaires de ces deux cantons n'en font pas mention. La marche en a été généralement bénigne et des soins hygiéniques suffisaient le plus souvent pour amener la guérison. Deux cas de mort sont signalés dans le canton de Luxembourg ; dans l'un la mort a été la suite d'une résorption purulente, dans l'autre d'un hydrothorax consécutif. On pense généralement que cette maladie a été introduite dans le pays par des chevaux étrangers. Un cas de gourmes observé et traité par M . Kurt dans le canton de Capellen mérite d'être relaté ici. La maladie a débuté par une dysphagie qui mettait tout d'abord la vie en danger; les boissons farineuses seules ont sustenté la vie de l'animal jusqu'à maturité d'un abcès intermaxillaire qui, s'est fait assez longtemps attendre. Un seton, appliqué au poitrail, provoqua une inflammation considérable, qui s'est terminée par gangrène des tissus à quelques centimètres autour du trajet du seton. La cautorisation par le fer rouge a pû arrêter les progrès de la mortification commençante. Des pétéchies sont apparues sur la muqueuse nasale : preuve évidente d'une affection putride du sang. En face de ces symptômes alarmants, les antimoniaux, les composés de souffre qui avaient été employés jusqu'alors, furent remplacés par des stimulants aromatiques, tels que le camphre et la térébenthine en électuaire. L'huile phosphorée, tant vantée il y a quelques années par des vétérinaires belges dans les affections putrides du sang et les maladies charbonneuses, fut administrée à la dose de trente gouttes en deux fois dans les vingt-quatre heures; une alimentation réparatrice et excitante fit place au régime émolient et diététique suivi jusqu'alors; un abcès gourmeux se forma à la face externe de la cuisse et suscitait une violente fièvre de réaction; cette tumeur œdémateuse finissait par le sphacèle d'une partie de la peau et des muscles sousjacents; les débris de ces derniers furent éliminés par une suppuration sanieuse; des foyers purulents se formèrent dans toute la région de la jambe correspondante, et se frayèrent une issue en dedans et au milieu du tendon d'Achille. Simultanément à cet acte pathologique se forma un œdème chaud à la partie supérieure, à la région parotidienne qui a fini par s'abcèder et donner le jour à un pus abondant. La prostration du sujet était excessive, ce qui s'explique d'ailleurs par la suppuration étendue. La médication tonique et excitante fut continuée et une alimentation alibile en rapport avec les forces digestives du sujet fut administrée. On prodigua des soins de propreté aux plaies suppurentes et celles-ci furent lotionnées avec une décoction de plantes aromatiques. Une bronchopneumonie nerveuse clans le cours de la maladie n'a pas nécessité de soins particuliers, celte maladie coïncidante était de nature asthénique, la médication ci-dessus y fut applicable. Dès l'apparition de cette bronchopneumonie le jetage a tari, i l fut rappelé par des fumigations de vapeurs empyreumatiques de goudron; une toux rauque et prolongée se fit entendre et fut suivie d'expectoration. Peu à peu les surfaces suppurentes commencèrent par secréter un pus plus consistant; des bourgeons charnus de bonne nature se montrèrent au fond des plaies, le jetage devint plus abondant et tout permettait d'espérer une issue heureuse. Afin de ne pas surexciter les viscères digestifs, la médication fut suspendue et le bon régime fut continué; le sujet entra en convalescence, considérablement amaigri après deux mois de traitement. En présence d'une maladie si insidieuse dans sa marche, on doit se demander qu'elles peuvent avoir été les causes efficientes de cette affection ? Je crois qu'on peut avec beaucoup de vraisem- 61 blance lui assigner tout un cortège de causes débilitantes auxquelles ce cheval avait été exposé depuis sa migration, tels que les arrêts de transpiration, les changements et les irrégularités de régime, les marches forcées, la stabulation dans des écuries malsaines durant les voyages etc, etc, Reste encore à savoir quelle peut avoir été l'action thérapeutique de l'huile phosphorée, cet agent si actif et si vanté, nouvellement reçu dans la pharmacopée vétérinaire. Ceux qui en ont eu de bons résultats, lui attribuent des vertus diurétiques, en excitant vivement les organes urinaires afin déliminer par cet émonctoire un germe pathogénique qui se trouve dans le sang, comme cela a lieu dans les maladies charbonneuses. D'autres lui reconnaissent son effet thérapeutique par cette excitation générale de l'organisme qu'il produit, en faisant dans les maladies septiques où l'adynamie est si prononcée, un dernier effort, un dernier appel aux forces de l'organisme, pour le mettre à même de lutter contre cet élément morbide virulent qui existe dans la maladie putride du sang. Influenza. — Vingt chevaux ont été attaqués d'influence. Cette maladie n'a été observée que sporadiquement dans cinq cantons, deux cas dans chacun des cantons de Capellen, de Diekirch et d'Echternach et sept cas dans chacun des deux cantons d'Esch et de Wiltz. Les sept cas signalés dans le canton d'Esch revêtaient la forme gastro-érysipelateuse. Comme les années précédentes, M. Bivort fit l'observation que dans les cas où l'on pratiquait la saignée, la cécité en fut la suite. Des sept cas sous forme gastro-hepato-conjonctivite observés dans le canton de Wiltz et dont cinq chevaux appartenaient à l'entreprise Waring, la guérison s'en suivit par le traitement anthiphlogistique employé par M. Buffet. En comparaison des années précédentes, cette maladie tend à diminuer. Morve.— Cinq chevaux seulement ont été observés comme atteints de la morve, dont deux dans le canton de Luxembourg, deux dans celui de Merch et un dans le canton de Remich. Ce dernier a été abattu après six mois de traitement sans résultat, après remploi de l'arsenic combiné avec la noix vomique. A l'autopsie des quatre premiers, MM. Fischer et Hoffmann ont constaté la présence de tubercules miliaires dans les poumons. Cette maladie n'a donné lieu à d'autres observations, sinon qu'on est de l'opinion que ces animaux furent amenés dans le pays de l'étranger qu' ils avaient contracté la maladie. Farcin.— Le farcin a été traité sur trois chevaux dans le canton de Wiltz et n'a pas donné lieu à une observation particulière. L'Exanthéme coïtal, observé par M. Kurth sur un entier stationné qui a communiqué la maladie à huit juments. La guérison fut facile par l'emploi de la liqueur mercurielle de Van Switen et des soins de propreté. Gale.— Cette maladie a été observée sur 172 moutons en trois troupeaux introduits de la Prusse dans les cantons de Grevenmacher et de Luxembourg. M. Eichhorn a traité avec succès deux troupeaux de 140 têtes par l'emploi des bains arsenicaux. Les moutons observés par M. Fischer furent livrés à la boucherie. Il est étonnant que la gale ne soit pas signalée dans le rapport du vétérinaire cantonal de Diekirch. M. Neyen de Remich donne une relation de huit moutons et de deux chèvres atteints de cette maladie dans la commune de Canach. Les symptômes qu'il a observés sur les chèvres étaient les 62 suivants : elles avaient la tête fortement tuméfiée ainsi que les oreilles qui étaient recouvertes de croûtes épidermiques à moitié desséchées par suite de l'emploi d'astringents appliqués avant sa visite. Le pourtour des lèvres, des naseaux, des yeux, et le chanfrein étaient également couverts de petites croûtes — la peau se fendillait en certains endroits et présentait de petites gerçures — l'exanthème avait gagné le cou, puis le dos et les membres — les démangeaisons étaient vives, — au bout de quelques semaines presque toutes les régions du corps étaient recouvertes de croûtes qui, en se détachant, entraînèrent la chute des poils. La communication de cette maladie a dû se faire par l'introduction d'un bélier acheté à Wecker; M . Neyen est en contradiction avec luimême en avançant à la fin de son travail sur cette maladie que cette dernière vient du sarcopte de la chèvre. On se demande comment le bélier venu de Wecker a pu communiquer le sarcopte de la chèvre à huit moutons et à deux chèvres. M . le vétérinaire Fischer à qui M. Neyen a envoyé de ces croûtes pour les examiner au microscope, n'a pu y découvrir des acares ; ce praticien est de l'opinion que la maladie en question est due à une végétation cryptogamique, comme les dartres, et qu'elle constitue un état maladif analogue à la teigne chez l'espèce humaine. M. Neyen n'est pas de cette opinion parce que des croûtes de ces animaux appliquées pendant 36 heures sur son bras ont provoqué d'abord des points rougeâtres, puis formèrent une pustule de la grosseur d'une lentille qui augmenta et occasionna un prurit assez vif, qu'il finit par faire disparaître avec quelques gouttes d'essence de térébenthine. Il faut plutôt croire que cette curieuse et rare maladie est à classer dans les exanthèmes, soit dartreux soit papuleux, et qu'elle constituait une dartre humide, l'herpès onctueux ou le prurigo qui a été aggravé par l'application intempestive de mauvais remèdes de la part d'un charlatan. On a aussi vu des dartres de nos bêtes à cornes se communiquer à l'homme. Typhus charbonneux. — Le charbon a été observé dans les cantons de Diekirch, Luxembourg, Mersch, Redange, Remich et Wiltz. Comme les années précédentes, les vétérinaires n'apprennent le plus souvent l'existence de ce fléau domestique qu'au moment où il a fait ses ravages, tel que le cas a eu lieu à Warken, dans la commune d'Ettelbruck, où une vingtaine de porcs doivent avoir péri du typhus abdominal, envisagé par d'autres comme maladie charbonneuse. Cette négligence de la part des autorités communales est vraiment très-regrettable et blâmable. Par cette manière de procéder de leur part elles lèsent les intérêts de leurs administrés et sont cause que Cette maladie est encore si peu étudiée par les vétérinaires, lesquels ne trouvent pas l'occasion de combattre avec avantage ce fléau éventuel, qui, annuellement, fait éprouver des pertes assez considérables, dans quelques localités. Dans le canton de Luxembourg quatorze porcs ont été atteints du typhus ou du charbon. M. Fischer fait l'observation que le typhus chez le porc était probablement la même maladie observée dans d'autres cantons. Cette maladie que des auteurs admettent comme un charbon et que dans une instruction officielle publiée par l'ancienne commission d'agriculture (vers 1824) on a désignée sous le nom de phlogose abdominale, était surtout caractérisée par des plaques rouges bleuâtres sur le paroi abdominal. M. Hoffmann, dans son rapport, indique cent porcs atteints du charbon, dont quarante sont morts avant et vingt après sa visite. Il a obtenu quarante guérisons. Il est à regretter que M. 63 Hoffmann ne soit pas entré dans quelques détails concernant les causes, les symptômes et surtout la médication employée par lui ; le cas en valait bien la peine. Les auteurs n'étant pas encore d'accord concernant les causes, les symptômes, la nature de cette maladie du porc et les remèdes à employer pour la guérir, son rapport aurait peut-être contribué à éclaircir quelques-unes de ces questions. Des quatre porcs traités par M. Geymer, deux ont été guéris par le saignée, les purgatifs et l'application d'un vésicatoire sur la colonne vertébrale. Suivant le rapport de M . Neyen, 180 porcs et une vache ont succombé par le charbon dans les villages de Waldbredimus, Welfrange, Filsdorf et Trintange dans le canton de Remich. Il signale que les truies pleines avortaient dans ces localités pendant que la maladie y régnait, mais que généralement elles étaient exemptes de la contagion. Quant à la vache, elle a péri au bout de 24 heures. La maladie a débuté par le membre postérieur droit. Il me semble que le cas chez cette vache n'était qu'un charbon sporadique simple, et que c'est à tort qu'on l'a nommé typhus charbonneux. Enfin le typhus charbonneux a sévi avec une grande intensité parmi les bêtes à cornes et les porcs des communes de Bettendorf (Gilsdorff), Heiderscheid et Oberwampach dans le canton de Wiltz.

(1)Le caractère en était apoplectique. M. Buffet l'attribue aux grandes chaleurs qui dessèchent les abreuvais de ces communes, auxquels il ne reste qu'une eau bourbeuse et malsaine. Les premiers symptômes se faisaient ordinairement remarquer à la rentrée aux écuries après les jours chauds. Les animaux qui n'allaient pas aux pâturages pendant les grandes chaleurs et auxquels on administrait de temps en temps du sulfate de soude, en sont restés, exempts. C. Maladies sporadiques internes et externes. Quoique presque tous les rapports désignent l'année 1864 comme très-favorable à l'état sanitaire de nos animaux domestiques, il n'est pas moins vrai que les diverses maladies sporadiques non contagieuses et épizootiques ne les ont cependant pas épargnés. Sans entrer dans de grands détails sur ces maladies, nous jugeons néanmoins utile de transcrire quelques observations remarquables de ces rapports, comme nous avons agi à l'égard de maladies contagieuses. Apoplexie de la moëlle épinière. —Sous cette dénomination, M. Neyen de Remich décrit le cas suivant qu'il a observé et traité: Une jument de trait fort vigoureuse, âgée de huit ans, dans un très-bon état d'embonpoint, attelée à une charrette, fut prise, après un trajet d'une lieue, à la descente d'une côte, d'une forte claudication du membre postérieur droit. Le boulet fléchit en avant, les rayons des membres s'affaissaient les uns sur les autres ; la jument fait des efforts inouis pour les redresser et parvient ainsi à se traîner à une distance de 300 mètres environ. Ar

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