385 Memorial MEMORIAL des DU Großherzogthums Luxemburg. Grand-Duché de Luxembourg. Zweiter Theil. Verschiedene Mittheilungen. N°. 51. Samstag. 30. December 1 8 7 1 . SECONDE PARTIE. PUBLICATIONS DIVERSES. SAMEDI, 30 décembre 1 8 7 1 . Beschluß, betreffend die Vertheilung der den Gemeinden zu Communal-Bauten bewilligten Subside. Arrêté relatif à la répartition des subsides alloués aux communes dans l'intérêt des constructions communales. D e r G e n e r a l - D i r e c t o r des I n n e r n ; L E DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR; Nach Einsicht des Königl-Großh. Beschlusses vom 15 December 1871 wodurch die Bestimmungen des Beschluss s vom 18. März 1869, über die Vollziehung des Budgets von 1869 (Mein. I, 132) für anwendbar auf das Ausgaben-Büdget von 1871 erklart werden; Vu l'arrêté royal grand-ducal du 15 décembre 1871, déclarant applicables au budget des dépenses pour l'exercice 1871 les dispositions de l'arrêté royal grand-ducal du 18 mars 1869, réglant l'exécution du budget pour 1869 (Mém. I , p. 132); Vu les propositions faites par les commissaires de district ; Nach Einsicht der von den Districtscommissären gestellten Anträge; Arrête : Art. 1 e r . — Les subsides suivants, repris dans Art. 1 — Nachstehende, im beigehenden Etat erwähnten, auf den Credit des Art.90 des Budgets l'état qui fait suite au présent arrêté, imputables von 1871 zu verrechnenden Subside im Betrage sur le crédit de l'art. 90 du budget de 1871 et monvon zwanzig tau send Franken sind nachbenannten tant ensemble à la somme de vingt mille francs, Gemeinden bewilligt, um dieselben bei Bau und sont accordés aux communes ci-après dénomHerstellung von Kirchen und Schulhäusern, bei mées, pour les aider dans la construction et répaandern Arbeiten und sonstigen Ausgaben von Ge- ration des églises et des maisons d'école, et pour d'autres travaux ou dépenses d'utilité communale. meindenutzen zu unterstützen. Art. 2. — Le présent arrêté sera publié au Art. 2 — Gegenwärtiger Beschluß soll durchs Mémorial. „Memorial" veröffentlicht werden. Luxembourg, le 29 décembre 1871. Luxemburg den 29. December 1871. Le Directeur général de l'intérieur, Der General-Director des I n n e r n , Beschließt: N. II. Salentiny. N . SALENTINY. 51. N° d'ordre. 386 Noms Montant. Affectation des subsides. 1000 Acquisition de cloches pour l'église du faubourg du Pfaffenthal. 2 Berg. 3 id. 4 Bœvange. 5 Eich. 300 200 400 500 6 Frisange. 7 Larochette. 8 Mondercange. 9 Nommera. 10 Reckange. 11 Rollingergrund. 12 Sanem. 13 Steinfort. id. 14 600 375 400 500 600 300 300 500 100 Reconstruction de la fontaine de Berg. Réparation du presbytère de Berg. Construction d'une maison d'école à Finsterthal-Grevenknop. Agrandissement de l'église de Weimerskirch et de la maison d'école de Neudorf. Construction d'une église à Aspelt. Construction d'une nouvelle maison d'école à Larochette. Construction d'une salle d'école à Pontpierre. Restauration des bâtiments communaux incendiés à Nommern, Construction d'un nouveau presbytère a Reckange. Construction d'une nouvelle maison d'école à Rollingergrund. Restauration de l'église de Soleuvre. Agrandissement et ameublement de l'église de Hagen. Ameublement de l'église de Steinfort. des communes. 1 Ville de Luxembourg District de Luxembourg. District de Diekirch. 15 Asselborn. 16 id. 17 Basbellain. id. 18 19 Bettborn. 20 Bettendorf. id. 21 id. 22 23 Boulaide. 24 Bourscheid id. 25 26 Diekirch. 27 Eschweiler. 28 Gœsdorf. 29 Grosbous. 30 Hachiville. 300 200 500 250 100 325 100 150 150 400 150 500 500 100 75 250 31 Heiderscheid. 200 Construction d'une salle d'école pour les filles à Asselborn. Réparation de l'église de Boxborn et achat d'une cloche. Achèvement et ameublement de l'église de Basbellain. Restauration de la maison vicariale de Huldange. Ameublement du logement des institutrices de Bettborn-PIaten. Construction d'une nouvelle maison d'école à Bettendorf. Construction d'une passerelle sur la Sûre à Mœstroff. Réparation à l'église et au presbytère de Mœstroff. Restauration de la tour de la chapelle de Baschleiden. Construction d'une église à Welscheid. Restauration de la chapelle de Lipperscheid. Acquisition d'une horloge. Construction d'une église à Eschweiler. Ameublement de la chapelle de Buderscheid. Fontaine communale de Dellen. Construction d'une écurie et d'un hangar près du presbytère de Hachiville. Appropriation de la maison d'école de Heiderscheid. 387 Heiderscheid. id. id. id. 100 50 100. 50 id. 36 37 Heinerscheid. 38 Hoscheid. id. 39 40 Hosingen. 41 Mecher. 42 Munshausen. id. 43 44 Neunhausen. 45 Oberwampach. id. 46 id. 47 48 Pulscheid. 150 150 150 100 200 200 100 150 150 250 200 300 250 id. id. Reisdorf. Useldange. id. Vichten. Wahl. id. id. 75 500 500 150 200 350 200 150 250 3 34 35 49 50 51 52 53 54 55 56 57 58 id. •100 Wiltz. 59 300 60 Winseier. 150 District de Grevenmacher. 61 Beaufort. 400 62 Bech. 200 63 Flaxweiler. 500 id. 64 200 id. 65 200 id. 66 67 Manternach. 100 100 Reconstruction du pignon de la maison vicariale de Merscheid. Réparation du logement de l'instituteur de Merscheid. Ameublement de la salle d'école du Fond de Heiderscheid. Construction d'une fontaine publique avec mur d'enceinte au jardin carial de Tadler. Acquisition de deux cloches pour l'église d'Eschdorf. Ameublement de l'église de Heinerscheid. Revêtement en ardoises du pignon sud du clocher de Hoscheid. Construction de trois fontaines publiques. Construction d'une maison vicariale à Bockoltz. Ameuble m t de l'église et restauration du presbytère de Dunckroth. Restauration du logement d'instituteur à Munshausen. id. du presbytère de Marnach. Construction d'un lavoir public à Insenborn. id. d'une nouvelle maison d'école à Oberwampach. Réparation de l'église de Niederwampach. id. i d . de Brachtenbach. Reconstruction de la toiture du presbytère et de la maison d'école de Merscheid. Reconstruction de la cave du presbytère de Stolzembourg. Appropriation de la maison d'école et vicariale à Bivels. Construction d'une nouvelle église à Reisdorf. Construction de la maison vicariale de Rippweiler. Construction d'une grange avec écurie au presbytère d'Everlange. Restauration du presbytère de Vichten. Agrandissement de l'église de W a h l . Mise en couleur de l'ameublement de l'église de W a h l . Réparation de la toiture de la grange et de l'écurie du presbytère de Rindschleiden. Réparation de la maison d'école et de vicaire de Kuborn. Ameublement de l'église. Restauration de la chapelle de Grummelscheid. Reconstruction de la conduite d'eau de Beaufort. Construction d'une maison d'école à Hemsthal-Zittig. Reconstruction du presbytère de Niederdonven. Construction d'une maison d'école à Gostingen. Quote-part de la section de Beyern dans les dépenses de construction du presbytère de Gostingen. Ameublement de la chapelle de Beyern. Réparations à l'église de Berbourg. 388 68 69 70 71 72 73 Réparations aux fenêtres de l'église de Wasserbillig. Rehaussement de la maison d'école de Mompach. Construction d'une nouvelle église à Born. Construction d'une nouvelle église à Ellange. Construction d'une pompe au presbytère de Mondorf. Réparations et ameublement de la chapelle, achèvement du mur d'enceinte et porte en fer du cimetière, réparations à la maison du vicaire, réparations et lieux d'aisance de la maison d'école de Gonderange. Luxembourg, le 29 décembre 1871. Le Directeur général de l'intérieur, Mertert. Mompach. id. Mondorf. id. Rodenbourg. 150 50 1000 600 300 300 N. SALENTINY. Avis, — Télégraphes. Bekanntmachung. — Telegraphenwesen. Da die zu Baden-Baden am 25. October 1868 Les conventions télégraphiques conclues a Bade zwischen den verschiedenen Staaten des vorma- le 25 octobre 1868 entre les divers États de l'anligen deutsch-österreichischen Vereins abgeschlosse- cienne Union austro-allemande et aux avantages nen Telegraphen-Verträge, zur Theilnahme an desquelles le Grand-Duché de Luxembourg avait deren Vortheilen das Großherzogthum Luxemburg été admis à participer pour sa correspondance für seine Korrespondenz mit den süddeutschen avec les États de l'Allemagne du Sud, les PaysStaaten, den Niederlanden und der österreichisch- Bas et la monarchie Austro-hongroise, venant ungarischen Monarchie zugelassen worden w a r , d'être revisées, les modifications suivantes seront revidiert worden sind, werden vom 1 . Januar apportées, à partir du 1 er janvier 1872, au tarif 1872 ab folgende Abänderungen i m Tarif der de la correspondance en question : fraglichen Correspondenz zur Anwendung kommen: 1° Die Korrespondenz zwischen den Aemtern 1° La correspondance entre les bureaux du des Großherzogthums Luxemburg und denjenigen Grand-Duché de Luxembourg et ceux de la von Baiern, Württemberg, des Großherzogthums Bavière, du Wurtemberg, du Grand-Duché de Baden und der Hohenzollernschen Fürstenthümer Bade et des principautés de Hohenzollern sera wird gemäß dem für die Korrespondenz mit Nord- taxée d'après le tarif actuellement en vigueur deutschland jetzt bestehenden Tarife taxiert. Die pour la correspondance avec l'Allemagne du einfache Depesche von 20 Wörtern wird demge- Nord. La dépêche simple de 20 mots sera donc mäß, je nach den Entfernungen, einer Taxe von soumise, selon les distances, à une taxe de 62½ 62½ Centimen, 1 Franken 25 Centimen und 1 centimes, de 1 franc 25 centimes et de 1 franc Franken 8 7 , Centimen unterliegen. 87½ centimes. 2° Die Correspondenz mit den Niederlanden 2° La correspondance avec les Pays-Bas et la mound der österreichisch ungarischen Monarchie wird narchie Austro-hongroise sera taxée, dans la prefür die erste Zone auf 1 Fr. 25 Centime und mière zone à raison de 1 franc 25 centimes, et für die zweite Zone auf 2 Fr. 50 Cent, per ein- dans la seconde zone a raison de 2 francs 50 fache Depesche von 20 Wörtern taxiert. centimes par dépêche simple de 20 mots. Luxemburg den 29. December 1871. Der General-Director der Finanzen, G. Uveling. Luxembourg, le 29 décembre 1871. Le Directeur général des finances, G. ULVELING. 389 Beschluß, die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer betreffend. Der Staatsminister, P r ä s i d e n t der Regierung; Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelskammer vom 4. d. Mts. über die Lage des Handels und der Industrie im Großherzogthum während der Jahre 1868,1869 und 1870; Beschließt: Der genannte Bericht soll in's „Memorial" eingerückt werden. Luxemburg den 27. December 1871. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, L.J.E. Servais. Arrêté concernant la publication du rapport général de la Chambre de commerce. L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT; Vu le rapport général de la Chambre de commerce du 4 de ce mois, sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant les années 1868, 1869 et 1870; Arrête : Le rapport susvisé sera inséré au «Memorial». Luxembourg, le 27 décembre 1871. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, L.-J.-E. SERVAIS. Bekanntmachung. — Pensions-Commission. Avis — Pensions. Durch Königl.-Großh. Beschluß vom 20. December c. ist die durch Art. 27 des Gesetzes über die Pensionen der Civilbeamten und Geistlichen vom 16. Januar 1863 vorgesehenen Commission fürs Jahr 1872 zusammengesetzt, wie folgt:
- a)Gerichtspersonen: die HH. Rausch, Obergerichtsrath, und F ö h r , Vice Präsident des Bezirksgerichtes zu Luxemburg, wirkliche Mitglieder; B o u r g , Obergerichtsrath, und H e u a r d t , Untersuchungsrichter zu Luxemburg, stellvertretende Mitglieder.
- b)A b g e o r d n e t e : die HH. T o u t s c h und K l e i n , wirkliche Mitglieder; L. W ü r t h und K. S i m o n s , stellvertretende Mitglieder.
- c)V e r w a l t u n g s b e a m t e n : — 1° wenn der zu pensionierende Beamte der Zollverwaltung angehört: die HH. D e l o o s , Ober-Inspector, wirkliches Mitglied; Webe r, Zollrath,Directions-Secretär,stellvertretendesMitglied; — 2° in jedem anderen Falle: die HH. B e r n a r d , Post-Director, und Lentz, Rath an der Rechnungskammer, als wirkliches und respective stellvertretendes Mitglied. Par arrêté royal grand-ducal du 20 décembre courant, la commission spéciale instituée par l'art. 27 de la loi du 16 janvier 1863 sur les pensions civiles et ecclésiastiques, a été formée comme suit pour la durée de l'année 1872 :
- a)Pour l'ordre judicaire : — MM. Rausch, conseiller à la Cour supérieure de justice, Fœhr, vice-président du tribunal de Luxembourg, membres effectifs ; Bourg, conseiller à la même Cour, et Heuardt, juge d'instruction, membres suppléants.
- b)Pour la Chambre des députés: MM. Toutsch et Klein, membres effectifs; L. Wurth, et Ch. Simons, membres suppléants.
- c)Pour l'ordre administratif : — 1° lorsque l'employé à mettre à la retraite appartient à l'administration desdouanes:MM. Deloos, inspecteur en chef, membre effectif ; Weber, conseiller de douane, secrétaire de direction, membre suppléant ; — 2° dans tous les autres cas : MM. Bernard, directeur des postes, et Lentz, conseiller à la Chambre des comptes, membres effectif et respectivement suppléant. 390
- d)Militärpersonen: — die HH. C ofter und Servais, Hauptleute im Jägerbataillon, ersterer wirkliches, letzterer stellvertretendes Mitglied. Durch Beschluß des Regierungs-Conseils vom heutigen Tage sind vorerwähnter Commission die HH. DD. Bivort und Koch, und als Stellvertreter die HH. DD. Niederkörn und A l e s c h , sämmtlich aus Luxemburg, fürs Jahr 1872 mit berathender Stimme beigegeben. Luxemburg den 23 December 1871. Der General Director der Finanzen, G. Ulveling. Bekanntmachung. — Polizeireglement. In seiner Sitzung vom 16. l. Mts. hat der Gemeinderath der Stadt Luxemburg ein Reglement über die Reinlichkeit der Straßen in den beiden Unterstädten Grund und Pfaffenthal beschlossen. — Besagtes Reglement ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden. Luxemburg den 27. December 1871. Der General-Director des Innern, N. Salentiny.
- d)Pour les Chasseurs Luxembourgeois : MM. Coster, capitaine, membre effectif; Servais, capitaine, membre suppléant. Par arrêté du Conseil de Gouvernement en date de ce jour, ont été adjoints à la commission, avec voix consultative et pour l'année 1872, MM. les docteurs Bivort et Koch, de Luxembourg, et comme suppléants, MM. les docteurs Niederkorn et Alesch, de Luxembourg. Luxembourg, le 23 décembre 1871. Le Directeur général des finances, G. ULVELING. Avis. — Règlement de police. Dans sa séance du 16 décembre ct., le conseil communal de la ville de Luxembourg a arrêté un règlement au sujet de la propreté dans les rues des villes basses de Grund et de Pfaffenthal. — Ce règlement a été dûment approuvé et publié. Luxembourg, le 27 décembre 1871. Le Directeur général de l'intérieur, N . SALENTINY. Luxemburg. — Druck von V. Bück. GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation du Commerce et de l'Industrie pendant les années 1868, 1869 et 1870. La Chambre de commerce s'était proposée de publier en 1870 un rapport sur la situation du commerce et de l'industrie; la guerre est venu mettre obstacle à ce projet. Organisation de la Chambre de commerce. Dans son dernier rapport la Chambre de commerce a fait l'observation que son organisation, qui date de 1841, n'est plus suffisamment en harmonie avec la situation actuelle du commerce et de l'industrie de notre pays. Elle a exprimé le vœu que cette organisation soit remaniée et que le mode de nomination de ses membres soit modifié. Le Gouvernement ayant invité la Chambre de commerce à formuler les modifications qu'elle croirait devoir être apportées à l'arrêté royal du 10 octobre 1841, « attendu que le mode de renouvellement des membres de ce collége n'avait pas l'approbation générale et avait pour résultat que de nouveaux éléments entraient difficilement dans la composition de ce collége», l a d i t e Chambre émit son avis le 19 août 1869. Jusqu'à ce jour il n'a été donné aucune suite à ses propositions. Il a été assigné un local de l'hôtel du Gouvernement dans lequel la Chambre de commerce a réuni ses archives et tient ses réunions. MM. Conrot-Lenoël et L. Lamort ont renoncé à la continuation de leur mandat. MM. Giraud et De Marie sont décédés. En leur remplacement ont été nommés MM. Gabriel Meyer, Jules Lamort, Édouard Metz et Michel Deny. 1 Annexe au Mémorial 1871. IIe partie. — 2 — Voici la composition actuelle de la Chambre de commerce, dans l'ordre du renouvellement biennal du tiers de ses membres. Sortant à lafindes années : 1875. 1873. 1871. MM. Raach Henri, MM. Krewinckel, MM. Mersch-Wittenauer, Godchaux Samson, Berchem Émile, Buck Victor, Meyer Gabriel, Macher-Wurth, Hoffmann V., Lamort Jules, Schmit-Gengler, Knaff J.-B., Larue Ferdinand, Wahl Valentin, Metz Édouard, Eydt Henri, Mongenast Théodore, Tschiderer V., Deny Michel. Dondelinger Henri. Mersch Nicolas. Aperçu général. Le Grand-Duché de Luxembourg a eu le bonheur de voir respecter son territoire, pendant que la guerre mutilait celui de l'un de ses plus proches voisins. Touchant par nos frontières du Nord , de l'Est et du Sud aux champs de bataille sur lesquels s'étaient étreints deux colosses, cette proximité nous a permis de porter de prompts secours aux victimes de la guerre de l'un et de l'autre belligérant. L'industrie a eu de tristes préoccupations, mais les inquiétudes sur l'interruption de son activité n'ont été que passagères et l'esprit d'entreprise a su tirer un certain profit du commerce qu'on a pu faire dans le voisinage des armées. Après les graves événements qui viennent de se passer autour de nous, notre commerce et notre industrie sont encore aussi vivaces que jamais. L'adjonction de l'Alsace et de la Lorraine à l'Allemagne donnera à l'une des principales industries luxembourgeoises une concurrence formidable à soutenir, mais par contre d'autres industries et notre commerce en général y trouveront un débouché plus étendu de leurs produits. Toutefois on ne peut attendre le développement normal des relations avec les pays annexés à l'Empire d'Allemagne qu'après que les difficultés des transports et de la douane auront été levées. Pendant et surtout après la guerre, une inquiétude toute naturelle se fit sentir au sujet de notre avenir. Des bruits répandus et l'attitude de la presse allemande firent craindre pour notre autonomie, effrayèrent les capitaux et enrayèrent l'essor de notre industrie et les projets d'établissements nouveaux. Mais l'auguste parole du Souverain, confirmée récemment encore par Son Altesse Royale le Prince Henri, est venue nous rassurer, etiln'est pas douteux que l'industrie et le commerce vont reprendre un nouvel essor et accroître par leurs efforts persévérants et intelligents le bien-être que nous leurs devons déjà. Population. La population ne s'est augmentée que de 5919 âmes depuis 1867 jusqu'à lafinde 1870. C'est que l'émigration qui a lieu vers les pays transatlantiques continue à enlever tous les ans des familles, surtout dans les campagnes. — 3 — Le recensement général qui doit être fait à la fin de l'année courante, fera connaître jusqu'à quel point il concorde avec la population telle qu'elle est représentée par les états de mouvement, savoir : Ville de Luxembourg District de Luxembourg de Diekirch de Grevenmacher Total 1868. 1869. 1870. 13,574 74,661 71,580 44,082 13,743 75,605 72,096 44,469 13,560 76,941 72,633 44,946 203,897 205,913 208,080 Jurisprudence commerciale. Voici le tableau des affaires commerciales portées devant nos deux tribunaux d'arrondissement : NOMBRE D'AFFAIRES AFFAIRES Exercices clos au 15 août des années 1869 1870 1871 ayant figuré au rôle de l'année antérieure nouvellement enrôlées terminées à Luxembourg. à Diekirch. à Luxembourg. à Diekirch. à Luxembourg. 73 51 44 41 43 29 410 328 449 234 154 169 432 335 446 à Diekirch. 232 143 Les tribunaux ont su réduire le nombre d'affaires qui restaient en suspens à la fin des années judiciaires. Espérons que les mesures qu'ils ont prises pour terminer plus promptement les litiges ressortiront leur plein effet, et qu'en conséquence le motif le plus puissant du désir que la Chambre de commerce avait exprimé; de voir établir un tribunal consulaire, viendra à disparaître. Par suite de la loi du 2 juillet 1870, les faillites des débiteurs malheureux sont jugées moins sévèrement qu'autrefois ; les liquidations doivent devenir plus simples et moins coûteuses, et la caisse des consignations, dépositaire des fonds en provenant, ne deviendra pas un gouffre où s'engloutira l'avoir des créanciers. Le nombre des faillites a été, respectivement pendant les trois années, à Luxembourg de 5, 3 et 4, à Diekirch de 4, 4 et 2. —4— On se plaint généralement de l'élévation des frais de protêt, formalité ayant uniquement pour but la conservation du recours contre les coobligés des effets de commerce ; ces frais sont vraiment iniques dans les cas nombreux où le débiteur parvient à remplir son engagement avant que le recours puisse être exercé judiciairement. Il nous semble que l'on pourrait, comme en Belgique, permettre le remplacement du protêt par une simple déclaration de l'impossibilité temporaire du payement ou du refus d'acceptation, reçue par huissier. Le droit proportionnel d'enregistrement des effets au moment du protêt augmente d'un degré fort sensible la créance des porteurs, sans leur procurer une plus grande chance de remboursement ; au contraire, le débiteur n'en a que plus de difficultés dans ses efforts pour couvrir son obligation. Il serait à désirer que l'enregistrement des effets et billets de commerce n'ait lieu qu'après le jugement de condamnation. Postes et Messageries. Le Grand-Duché de Luxembourg a accédé aux conventions postales faites par ou au nom des États de l'Allemagne avec les États-Unis de l'Amérique du Nord, avec l'Italie, la Suisse, la Suède, les États de l'Église, la Grande-Bretagne et l'Irlande, avec la Belgique pour la correspondance par ce pays avec Gibraltar, Porto-Rico, la Havanne et le Mexique; il a conclu une convention directe avec les Pays-Bas. Il est vraiment déplorable qu'après les facilités acquises pour la correspondance avec les pays éloignés, le service de messagerie avec nos plus proches voisins de la province rhénane, même avec Trèves, et avec les pays annexés à l'Empire d'Allemagne, laisse tant à désirer sous le rapport de la sûreté, de la célérité et des frais. La Chambre de commerce a plusieurs fois réclamé contre ce fâcheux état de choses, mais l'Allemagne nous ayant récemment dénoncé le traité postal, on ne peut guère espérer d'amélioration avant qu'un nouveau traité n'ait été négocié. En attendant le commerce aurait vu avec satisfaction que l'Administration des postes du Grand-Duché fût substituée à la Compagnie de l'Est pour le transport des petits paquets et des valeurs. On remarque dans les états de mouvement des postes que nous donnons ci-après, une diminution notable de la correspondance pendant l'année 1868, celle du départ de la garnison, mais aussi une nouvelle reprise en 1869 et 1870, qui prouve l'élan de nos affaires pendant ce dernier temps. Recettes postales. Année. Timbres-poste. 1868 1869 1870 122,291 78 132,462 39 135,985 91 Taxe des lettres. Total des recettes. 14,892 01 11,711 17 10,213 34 137,183 79 144,173 56 146,199 25 —5— Envols de provenance et à destination da l'intérieur. Année. 1868 1869 1870 Lettres Lettres Lettres affranchies chargées de service. 440,596 501,939 544,908 12,649 18,200 25,103 146,435 142,155 152,789 ARTICLES D'ARGENT. MANDATS DE POSTE. Imprimés. Nombre. Montant. 2,598 2,966 2,863 2,195,289 11,886 985,161 948,237 2,623,107 11,544 2,253,633 11,721 1,011,269 60 135,681 206,219 422,474 Nombre. Montant. La moyenne des lettres affranchies et des lettres chargées excède la moyenne des trois années précédentes de 37,044, soit plus de 100 lettres par jour. — C'est surtout en 1870 que la correspondance a été la plus active. Le nombre des articles d'argent a peu augmenté, tandis que leur valeur a plus que doublé. En 1867, première année de la mise en usage des mandats de poste, leur nombre était de 9105, valeur 813,242 fr. ; pendant le triennat qui nous occupe, la moyenne du nombre a été de 11,717, de la valeur de 981,555 francs. 1868 1869 1870 60,814 48,254 45,176 283,963 7,111 1,965 324,909 9,334 1,809 393,343 14,780 1,720 Échantillons. Imprimés. taxées. affranchies. Total des i colonnes. Journaux. Lettres Le lires de rebut renvoyées. Lettres Année. Lettres chargées Envois livrés aux offices étrangers. Mandats de poste. 353,853 57,876 36,751 3,200 6,802 384,306 67,793 35,425 4,251 9,340 455,019 120,406 25,941 3,732 9,158 154,264 1,002,215 31,225 5,494 1,193,178 TOTAL. 458,482 497,115 614,256 25,300 1,569,853 Envois reçus des offices étrangers. 1868 1869 1870 40,569 36,815 30,848 317,161 8,003 3,037 367,757 10,140 3,524 409,004 12,971 3,392 368,770 126,191 54,951 '3,900 3,299 418,239 156,598 93,929 5,291 5,533 456,215 231,686 51,742 9,622 5,019 108,232 1,093,925 31,112 9,953 1,243,224 557,111 679,587 754,284 13,851 1,990,982 — 6 — Pendant cette époque le nombre de lettres comparé au triennat a été inférieur : à l'expédition de 61,070 à la réception de 40,723 Toutefois, la moyenne précédente a été dépassée en 1870. Les pays étrangers ont pris part dans l'échange des envois avec le Grand-Duché dans les proportions suivantes : Envois livrés par le Grand-Duché : 1868. 1869. 1870. à l'Allemagne à la France à la Belgique aux Pays-Bas 173,541 153,627 119,801 11,513 199,592 163,034 127,477 7,012 261,206 155,788 190,899 6,363 Total 458,482 497,115 614,256 Envois reçus par le Grand-Duché : 266,964 de l'Allemagne de la France de la Belgique des Pays-Bas 210,211 184,771 150,478 11,451 248,938 229,604 192,208 8,837 211,056 271,057 5,207 Total 557,111 679,587 754,284 Service des Mandats de poste. NOMBRE. EXPÉDITIONS à destination de l'Allemagne la France la Suisse l'Amérique Total MONTANT. 1868. 1869. 1870. 1868. 1869. 1870. 6,182 620 1 8,010 1,272 32 79 8,046 999 31 60 622,825 23,128 18 800,275 51,334 2,980 12,345 842,240 40,669 2,659 10,099 6,803 9,393 9,136 645,971 866,934 895,667 —7— NOMBRE. EXPÉDITIONS de provenance de l'Allemagne la France la Suisse l'Amérique Danemark Total MONTANT. 1868. 1869. 1870. 1868. 1869. 1870. 2,473 826 1 3,628 1,814 6 3 5 3,478 1,533 8 12 8 191,137 24,391 18 300,692 55,931 400 338 412 302,959 24,391 315 2,174 716 3,300 5,456 5,039 215,546 357,773 330,555 Télégraphe. Mouvement de la correspondance. Nombre des dépêches KILOMÈTRES ANNÉE. 1868 1869 1870 de ligne en exploitation. reçues. transmises. 172 221 244 9,144 13,169 27,214 9,615 13,946 28,844 Recettes. Dépenses. francs 9,866 11,614 37,890 francs 38,008 41,390 43,200 L'augmentation de la correspondance télégraphique en 1870 est due à des circonstances anormales; toutefois l'emploi du télégraphe se généralise de plus en plus et il est à prévoir que bientôt les recettes dépasseront les dépenses. La correspondance se fait par 13 bureaux de l'État et 17 stations du chemin de fer; dans le nombre il y en a beaucoup qui ne rapportent pas les frais qu'ils occasionnent ; néanmoins le mouvement des dépêches imprime aux affaires en général un effet très-favorable. Monnaie-Billon. La monnaie de bronze commence à refluer vers le Grand-Duché avec une abondance telle que pour l'échange contre la monnaie de payement, ceux de nos commerçants que leurs relations forcent à accepter du billon en trop forte proportion, sont obligés de subir une perte d'agio q u i , à Luxembourg, varie de 3/4 à 1 pour cent. Il est à craindre même qu'à mesure que les monnaies allemandes remplaceront dans les pays annexés à l'Empire — 8 — d'Allemagne la monnaie de bronze qui y est en circulation , celle-ci refluera chez nous en plus forte quantité encore et causera au commerce un préjudice notable. Chaque fois que la Chambre de commerce a eu à donner son avis sur les émissions successives de monnaie de bronze, il s'est élevé des voix dans son sein qui ont combattu les projets de nouvelle émission, parce qu'on prévoyait que cette monnaie pourrait un jour refluer vers nous, causer au commerce de grandes pertes et à l'État clé graves embarras, et aucune émission n'a eu lieu sans que la Chambre de commerce n'ait insisté auprès du Gouvernement pour qu'il accordât au billon des facilités d'échange dans les caisses publiques et son admission en proportion plus forte dans le payement des impôts. Maintenant, si le billon continue à nous revenir, cette mesure deviendra impérieuse et l'un des moyens de soutenir son cours sera de le recevoir en de très-fortes proportions dans les caisses publiques, pour servir au payement des traitements et des travaux que fait exécuter l'État. Situation financière. Affaires de Banque. Le Grand-Duché de Luxembourg a eu le bonheur de ne pas subir les graves influences que la terrible lutte de l'année dernière, entre l'Allemagne et la France, devait faire craindre pour ses intérêts; son crédit est resté sans atteinte, la confiance n'a pas été ébranlée et l'argent fut toujours assez abondant pour les transactions. La Banque internationale, dans la conscience de sa mission, a prêté largement son concours au crédit et a aidé notre industrie à franchir, sans ralentissement de travail, les moments difficiles de la crise. Cet établissement, dont le développement va croissant, vient de réémettre 10,000 de ses actions de 250 francs retirées de la circulation, et d'élever ainsi son capital à 10 millions de francs. Sans suivre actuellement la progression équivalente pour sa circulation fiduciaire, la Banque n'a augmenté son émission que de deux et demi millions de francs, ce qui va porter sa circulation à 7 ½ millions de francs. En dehors de ses commandites à Francfort s/M et à Amsterdam et d'une maison commanditée à Bruxelles, qui est entrée en activité au commencement de cette année, la Banque internationale a encore fondé à Metz une succursale qui a commencé ses opérations le 14 août dernier. La création d'une Banque de crédit foncier et d'une Banque agricole, dont les projets et les demandes en autorisation avaient été déposés par une société à former et par un établissement de banque en cette ville, et soumise à l'examen approbatif du Gouvernement et de notre collége, ne s'est pas encore réalisée. D'autre part la Banque internationale poursuivant sans précipitation, mais sûrement, le développement de ses statuts, élabore le projet d'une grande extension à donner à sa caisse hypothécaire. L'amélioration du cours de nos fonds d'État a, selon nos prévisions, suivi une progression — 9— constante, et la cote de notre 4 ½ pCt. que dans notre rapport d'octobre 1863 nous avons laissé à 80, 80 ½ pCt., dépasse aujourd'hui 89 pCt. Comme conséquence des sommes si considérables versées par la France à l'Allemagne pour le payement de la contribution de guerre, le cours de Paris est descendu fortement au-dessous du pair et les espèces françaises subissent une perle. Cette circonstance, si elle dure, facilitera beaucoup nos relations avec la France et la Belgique, puisqu'elle nous affranchit de la perte que nous subissions sur l'argent d'Allemagne , comparativement à l'argent de France, perte qui s'est élevée parfois à 2 ½ pCt. D'ailleurs l'introduction du Thaler dans la Lorraine et l'Alsace à la suite de l'occupation allemande, ne peut que développer les rapports que nous avons déjà avec la Lorraine et nous ouvrir plus efficacement l'entrée en relations d'affaires avec l'Alsace. Il est vrai que dans ces deux pays, comme aussi ailleurs, les transactions sont momentanément entravées par la dépréciation de la monnaie et des billets de banque de France, dépréciation qui, par rapport au Thaler, a atteint pour les billets de banque de France 3 pCt., pour l'or 1 pCt. et pour l'argent (écus de 5 francs) 1 ¼ pCt. L'immense déplacement d'espèces qui a eu lieu vers l'Allemagne a causé une forte élévation du taux de l'escompte, dans les pays qui y coopéraient, comme l'Angleterre pour son or, la Belgique pour son argent (écus de 5 francs). Ainsi nous voyons l'escompte en France à 6 pCt., en Angleterre et en Belgique à 4, après avoir été à 5 et à 6 pCt. Tout ce mouvement se faisant au profit de l'Allemagne, l'escompte est resté à 4 pCt. à la Banque de Prusse et à Francfort. Comme dans notre pays c'est plutôt le Thaler qui est en cours, et que cette monnaie se règle sur la Banque de Prusse pour l'escompte du papier allemand, le loyer de l'argent n'a pas augmenté chez nous, au grand avantage de notre industrie et de notre commerce, dont les principaux rapports sont avec l'Allemagne. Ainsi l'escompte pour les valeurs de l'intérieur du pays est resté à son taux ordinaire de 5 pCt. et les hauts taux signalés ne trouvaient leur application que pour l'escompte du papier sur les pays prémentionnés. La Caisse commerciale et industrielle ayant appelé le versement du second quart de ses actions souscrites, cet établissement trouvera, dans l'augmentation de son capital roulant, la facilité d'augmenter le chiffre de ses affaires. Caisses populaires. Union du crédit. — Luxemburger Credit-Verein. Cette institution comptait environ 280 membres à la fin du dernier exercice. Nous donnons ci-après les bilans de cet établissement, arrêtés au 31 décembre de chacune des années 1868, 1869 et 1870. Annexe au Mémorial 1871. II e partie. 2 — 10 — ACTIF. Caisse Avances sur billets Billets étrangers Billets en souffrance Coupons Effets publics Débiteurs et comptes courants Banquiers et établissements Compte de 1 e r établissement Mobilier Comptes de divers Dividende restant Créances douteuses 1868. 1869. 1870. 2925 12 41,531 50 13,958 26 5,247 19 149 78 900 55,312 97 108,635 28 400 665 68 2,222 06 66 02 7312 21 36,055 25 22,255 57 8,545 32 119 47 2490 98,397 24 78,866 26 388 50 694 18 7,740 70 13,211 33 43,522 30 9,919 7,281 56 2,743 66 3,890 118,027 35 17,697 76 378 50 1,133 58 1,968 67 58,538 48 fr. 232,013 86 262,964 70 278,312 19 41,411 81 3,934 25 86,194 88 37,811 79 2,273 46 22,984 79 1,858 68 3,101 13 10,171 11 22,271 96 49,940 35 55,556 84 1200 74,447 83 49,136 49 3,680 92 2,756 49 1,750 48 2,734 14 13,472 64 73,224 58 318 26 33 52 PASSIF. Versements des membres définitifs provisoirs Emprunts Dépôts Fonds de réserve Compte de divers Réescompte Profits et pertes Comptes courants Banquiers et établissements Billets en souffrance Dividende de 1869 232,013 86 94,263 37 45,281 25 2,921 05 8,830 06 2,537 91 2,526 65 20,850 39 36,271 77 41 90 262,964 70 278,312 19 — 11 — Nous regrettons de ne pas avoir reçu de renseignements sur des associations du même genre qui se sont formées dans d'autres localités et dont la moindre importance témoigne cependant de la propagation de l'esprit d'entreprise et de soutien réciproque. Caisse d'épargne. Tableau comparatif des opérations pendant les trois dernières années : 1868. 1869. 1870. Avoir moyen par déposant. 353 95 357 83 360 61 Intérêts moyens bonifiés aux déposants 12 83 12 56 13 46 2,249 Nombre des dépôts 2,761 2,613 Moyenne par dépôt 123 06 124 77 119 04 Déposants nouveaux 693 837 762 1,447 1,505 1,762 523 538 578 Moyenne par remboursement 168 64 179 86 158 74 Rapport par nombre des déposants au nombre des habitants 75 69 63 Nombre des remboursements pour solde Excédant des versements sur les remboursements 32,751 75 73,886 74 31,356 79 — 12 — Catégories et avoir des déposants pendant les trois dernières années : Nombre de livrets. Moyenne par livret. Montant. PROFESSIONS. 1868. 1869. 1870. 1868. 1869. 1870. Ouvriers 718 817 803 288,387 329,201 320,571 401 65 402 93 399 21 Domestiques 567 576 635 202,117 210,397 237,792 356 57 382 63 374 45 Cultivateurs et vignerons 279 337 350 120,786 144,235 150,996 432 92 427 99 431 42 Mineurs 572 615 716 127,897 138,165 174,595 223 42 224 66 243 84 Employés 102 129 127 40,933 44,092 45,168 401 31 341 80 355 65 Instituteurs et ecclésiastiques 83 138 123 30,878 54,496 43,025 372 03 394 90 349 80 Personnes sans état et professions diverses 231 248 289 94,684 101,258 126,859 409 88 408 29 438 95 Établissements publics et fabriques d'église 51 45 42 23,366 19,973 17,401 458 17 443 87 414 31 Militaires et douaniers 87 84 88 31,926 30,601 30,086 366 96 364 30 341 89 1868. 1869. 1870. 2,690 2,989 3,173 960,978 1,072,423 1,146,498 Parmi les classes qui nous intéressent plus directement, les ouvriers ont eu, pendant la dernière année, une moindre part dans l'accumulation de l'épargne. On constate avec satisfaction l'augmentation du nombre de livrets et du capital des déposants. — 13 — Société ouvrière de secours mutuels à Luxembourg. Situation au 1 e r mars des trois années : Nombre des membres effectifs — — admis pendant l'année Cotisations des membres honoraires — — effectifs Droits d'admission Intérêts des capitaux placés Total des RECETTES Honoraires des médecins Rétribution des chirurgiens Médicaments à 20% de rabais sur la taxe officielle Secours à 75 centimes par jour Incapacités de travail Nombre Jours 856 1868/69 21 1869/70 26 893 913 1870/71 36 Frais d'inhumation Frais de bureau 1869. 1870. 1871. 93 31 91 8 107 15 161 20 495 65 41 50 144 40 842 75 145 60 468 62 14 75 144 40 773 37 156 606 38 29 50 187 80 979 58 46 33 207 24 642 1 205 99 669 75 1 310 47. 684 75 7 35 6 30 11 40 906 97 1,004,59 883 04 L'avoir de la Société au 1er mars 1871 est de frs. 4265 56. Depuis deux ans M. Koch a bien voulu partager avec M. Aschman la tâche des soins gratuits que réclament les malades. Pendant quatre années consécutives il n'a été constaté aucun décès parmi les membres effectifs. Nous ne pouvons que répéter les observations contenues dans notre précèdent rapport au sujet de l'administration autonome de la Société des ouvriers, et nous croyons devoir leur rappeler que l'expérience de plus de vingt ans leur enseigne qu'ils sont assurés du secours qu'ils espéreraient en vain de la part de ceux qui promettent le même sort aux paresseux et aux prodigues qu'aux laborieux et économes. Chemins de fer. Le défaut de matériel de transport occasionné par la guerre a causé de fortes pertes à l'industrie. Les plaintes de l'industrie allemande et de la Chambre de commerce de Luxembourg contre la privation de wagons de la Compagnie de l'Est retenus sur le territoire allemand — 14 — avaient abouti à un ordre de restitution de ces wagons, mais cet ordre est resté sans exécution ; une décision récente du Ministère de commerce à Berlin a ordonné le renvoi immédiat de ces wagons. Nous espérons que cette fois rien ne s'opposera plus à l'exécution de cette équitable mesure, qui rendra de nouveau possible l'approvisionnement des hautsfourneaux d'Allemagne au moyen du minerai qui reste sur nos chantiers, et le transport de nos fontes et autres produits pondéreux, ainsi que du combustible si indispensable à nos grandes et petites industries. Quelques administrations de chemins de fer allemands examinent le projet de remédier au défaut de wagons en exécutant tous les transports par grande vitesse; par ce moyen les wagons vides seraient remis plus souvent à la disposition des expéditeurs. Que ce soit par ce moyen ou par tout autre qu'on parvienne à soulager la détresse du commerce, peu importe, pourvu qu'il soit fait en sa faveur quelque chose de pratique. Nous avons la confiance que notre Gouvernement, pénétré de l'étendue des pertes que cause à notre industrie en général l'exploitation défectueuse des chemins de fer GuillaumeLuxembourg, s'efforce de trouver les moyens de concilier les droits et les intérêts qui sont en cause, afin de ramener sous peu la régularité des transports et rétablir les conditions normales de bon marché et de sécurité des envois confiés aux chemins de fer. La Chambre de commerce ne peut que former des vœux pour que notre Gouvernement trouve bientôt à conclure, pour l'exploitation de nos lignes ferrées, un traité qui sauvegarde à la fois notre indépendance, les intérêts du commerce et de l'industrie et ceux de l'État. Les circonstances qui ont jusqu'ici retardé la construction du réseau Prince-Henri ou « chemin de fer de ceinture » sont, paraît-il, écartées et l'on peut espérer dès lors que les travaux de cette importante entreprise vont être poussés avec activité, et que bientôt notre Grand-Duché jouira de ce nouvel élément de prospérité et de richesse. Nous faisons suivre ici la comparaison des recettes des trois dernières années, ainsi que les transports effectués sur les lignes du Guillaume-Luxembourg. Relevé des recettes. Grande vitesse (voyageurs, bagages et messageries Petite vitesse 1868. 1869. 1870. 569,859 648,846 675,745 09 2,832,552 3,402,41 3,634,140 4,282,986 3,727,409 67 4,403,154 76 er Les recettes pour le 1 semestre 1870 s'étaient élevées à frs. 2,458,844; les recettes totales de l'année auraient dépassé le chiffre de 5,000,000 frs. sans la guerre. — 15 — Transports par petite vitesse. 1869. 1868. Tonnes. Proportion Proportion du par transport pays. général. du par Irans port pays. général. 21 272,294 TRAFIC INTÉRIEUR 1870. Tonnes. 381,944 23 5 Proportion Tonnes. du par transport pays. général. 27 7 427,072 TRAFIC D'EXPORTATION 21,838 4 284,950 52 244,074 44 550,862 100 42 6 19,165 25 438,573 60 274,2.89 37 5 732,027 100 45 2 6 442,333 63 235,592 33 9 695,968 100 44 de France 19,967 10 32,274 12 5 20,263 de Belgique 148,026 75 de Prusse 27,887 15 192,213 74 35,331 13 5 244,633 81 28,947 10 195,880 100 15 2 259,818 100 16 293,843 100 19 3 46,402 17 47,290 19 1,082 4 188,057 75 25,918 17 7 2,788 2 en France en Belgique en Allemagne 18,063 TRAFIC D'IMPORTATION 9 TRAFIC DE TRANSIT de France en Belgique en Prusse de Belgique en France en Prusse de Prusse en Belgique 1 206,008 75 16,567 6 3,403 1 2,796 en France 275,176 TOTAUX 1,294,212 100,893 70 12,695 8 7 10,048 4 2,309 3,687 1 4 1 6 150 504 2 00 21 2 250,668 100 15 5 144,753 100 9 100 ,624,457 100 1,561,636 100 Pendant cette période le commerce du Grand-Duché avec la Belgique a continué d'augmenter. — 16 — Expéditions par nature de marchandise 1868. LIGNES France. Nord. l'Ouest. de Prusse. TOTAL l'Intérieur. Par tonnes. 3,110 Minerais oolitiques (B) (A) 19,420 185,910 175,867(
- a)2 3 5 , 4 6 6 d'alluvion 618,72 11,755 9,771(
- b)16,006 37,53 48,417 (
- c)51 111,96 Fers et fontes 14,708 38,950 9,777 Pierres à pavés 30 1,340 1,903 7 1,734 5,01 Plâtres 200 9 1,610 265 184 2,26 299 296 4 3,437 4,03 1,236 2,070 957 56 3,948 8,26 Céréales 941 1,999 2,037 255 2,836 8,06 Écorces 48 207 135 2,257 107 2,75 Sables, scories 223 5 56 1,027 1,31 Cuirs tannés 57 143 649 6 Boissons 92 14 168 65 296 83 63 Pommes de terre 113 374 3,687 Chaux Bois Castine 1,060 Divers 21,818 Tantième p % 2 60 694 2,191 502 26 40 52 10 515 6,395(
- d)6,179 16,51 272,294 823,13 33 00 100 0 65,524 219,426 244,074 8 00 4,67 30 00 A) Y compris les minerais et fontes par Maubeuge.
- a)29,479 tonnes par la Moselle. 4,636
- b)24,380
- c)
- d)683 86,183 par Forbach. B) — 17 — Du Grand-Duché aux destinations ci-après. 1869. 1870. LIGNES LIGNES de de TOTAL. ance. 20 Nord. l'Ouest. Prusse. l'Intérieur. TOTAL. France. Nord. l'Ouest. Prusse. l'lntérieur (A) 65,003 277,364 206,268(
- a)326,561 875,216 83,785 258,292 (I) 159,253 337,671 839,001 7,315 3,573 22,833 33,721 54,080 9,991 48,957 40 126,542 1,014 1,624 90 2,610 5,338 1,229 1,163 50 181 2,753 141 485 19 5,042 5,687 9,816 2,235(
- b)22,305 34,356 86 138,434 13,474 ,049 56,690 7,569 58,040 (
- c)8 1,147 2,738 13 2,700 6,604 50 1,586 571 111 52 2,370 191 174 3,473 3,838 ,020 2,123 1,263 116 3,355 7,877 1,167 2,531 596 567 6,453 11,314 587 1,871 3,997 104 3,470 10,029 245 1,404 1,594 13,849 7,663 24,755 77 83 1,435 170 1,765 52 297 42 1,037 220 1,648 221 60 16 3,944 4,241 10 20 19,745 19,775 14 78 614 1 707 246 7 542 189 11 231 137 272 840 73 42 322 306 126 869 44 6.27 195 266 1,132 15 1,450 453 110 267 2,295 141 141 15,149 26,420 2,877 2,782 1,390 8,370 24,214 39,633 18,043 149,064 283,267 236,427 25 40 21 30 886 4,273 913 5,199 165 133,743 304,831 274,288 70 12 00 28 00 25 00 381,945 1,113,972 33 30 Y compris les minerais et fontes par Maubeuge. 797,681 tonnes par Forbach. et 33,038 par la Moselle. 1,145 22,530 Annexe au Mémorial 1871. IIe partie. 100 00 130 289 1 60 13 40 427,072 1,113,873 100 00 38 30 I) Y compris 48,085 tonnes entrées en Prusse par Forbach. 3 — 18 — Importations de produits 1868. LIGNES de TOTAL. France. Coke Nord. l'Ouest. l'Allemagne. 83,723 46,064 3,135 132,922 1,186 15,360 24,950 97 4,791 Houille 6,553 1,851 Bois 4,658 36 Céréales 1,739 739 175 1,014 3,667 652 256 1,460 294 2,661 108 15 2,188 250 1,599 2,321 6,200 120 6,320 A r g i l e , ardoises Sel 2,065 Fers et fontes 119 351 Minerais Sucre, café, etc 42 324 522 8 896 H u i l e , pétrole 29 33 530 18 610 Cuirs et peaux 64 724 40 90 915 288 308 Tabacs 20 Boissons 60 4 25 484 573 Produits chimiques 108 58 124 84 374 3,877 995 2,250 5,271 12,393 19,966 89,111 58,934 27,877 195,889 10 00 46 00 30 00 14 00 100 00 Divers Tantième p % — 19 — étrangers par provenance. 1869. 1870. LIGNES de LIGNES de TOTAL. Nord. l'Ouest. l'Allemagne 93,584 76,119 5,646 175,349 12,075 3,532 781 20,242 7,484 142 20 1,967 63 1,180 961 France. l'Ouest. l'Allemagne. 10 93,231 75,145 7,429 175,815 36,630 8,443 12,886 4,912 13,639 39,880 91 7,737 4,133 30 111 128 4,402 72 126 2,228 1,882 2,923 22,911 691 28,407 2,353 1,299 5,793 788 889 3,100 684 5,461 3,236 1,375 330 3,037 6 4,748 4,516 552 715 923 1,614 3,804 3,236 1,626 833 TOTAL. Nord. 685 1,372 6,820 France. 4,295 6,820 7 437 693 29 1,166 63 26 723 17 829 24 803 29 120 976 1 4 1 437 443 92 11 29 529 661 4,295 1,157 3,485 103 4,745 27 151 1,797 16 1,991 12 888 368 2 1,270 227 4 299 530 46 188 85 386 705 304 104 136 85 629 31 211 287 22 551 4,215 1,928 1,325 5,337 12,805 2,862 3,546 6,860 3,945 17,213 32,274 102,428 89,786 35,330 259,818 20,161 117,372 127,320 28,964 293.817 12 40 39 4 0 34 50 13 7 0 100 00 7 00 4 0 00 43 2 0 9 80 100 00 20 Transport de bestiaux. Expéditions du Grand-Duché pour l'Intérieur. la la la France. Belgique. Prusse. Bœufs et vaches Moutons Chevaux et poulains 419 1,050 8 14,824 Porcs 5,635 Arrivages de TOTAUX. Totaux. la Bella la France. gique. Prusse. 1868. 1,276 20 2,714 25 70 15 88 3,088 13,782 451 22,739 204 268 3,254 52 827 19,200 1,034 27,997 15 546 958 831 88 7,438 435 77 335 6,952 887 1,302 194 18,818 3,444 646 485 335 17,527 48 50 498 3,062 96 50 191 50 103 204 1869. Bœufs et vaches Moulons Chevaux et poulains Porcs 411 689 12 4,368 1,688 17,209 1 1,367 28 215 129 351 473 49 415 431 688 193 961 1870. Bœufs et vaches Moutons Chevaux et poulains Porcs 614 1,222 492 4,394 835 1,158 65 2,447 2,530 5,421 5 1,733 24,194 4 569 69 100 130 7 377 451 329 429 153 659 19 83 Zollverein . Le traité qui constitue l'Union douanière dont nous faisons partie, expire en 1877. Une des inquiétudes qui ont agité quelques esprits après le grand conflit de 1870, a été qu'à raison de notre position neutre et autonome, que le Grand-Duché entend maintenir, nous ne serions plus admis dans l'Union lorsque le traité en sera renouvelé. La Chambre de commerce estime que ces craintes sont sans fondement; elle a la confiance au contraire que le traité du 11 mai 1867, qui consacre notre autonomie et les grands avantages réciproques que les peuples retirent de l'association, sont autant de titres pour que notre maintien dans l'Union douanière ne soit pas mis en doute lorsqu'il sera question de faire un nouveau contrat, et, en fait, notre maintien dans le Zollverein et notre autonomie ne sont pas incompatibles. Parmi les mesures prises par l'Administration des douanes en faveur du commerce, nous devons citer le récent règlement sur la concession de dépôts privés de toutes marchandises soumises à des droits d'entrée. En supprimant le rabais sur le droit d'entrée des vins introduits en certaine quantité, cette administration a publié en même temps un nouveau règlement sur les entrepôts de vins et de spiritueux, qui entrera en vigueur le 1er janvier 1872. Nous donnons ci-après les tableaux statistiques de l'importance du mouvement commercial qui a lieu par les bureaux de douane du Grand-Duché, avec les tableaux des importations et des exportations qui ont eu lieu par les mêmes bureaux, et l'extrait du tableau général du commerce de la Belgique avec les pays étrangers, pour ce qui concerne le Grand-Duché. — 21 — Résumé du mouvement commercial du Grand-Duché. Transit. Importation Exportation 1868. acquittée Entrée. Sortie. totale. 1,023,667 292,961 6,751,410 5,872,493 363 354 749 570 884,064 884,064 749,570 918,522 713,931 38,403 4,771 4,771 38,403 4,771 84,331 totale. Quintaux. France Belgique Autres pays Commerce t o t a l de la libre avec l'é- spécial du Grandcircutranger. Duché. lation. 2,003 1,942,189 294,964 1,307 7,465,341 5,873,800 354 363 Boisseaux. France Belgique 93,031 41,594 54,628 26,823 Bois, tonnes de mer France Belgique 2,705 2,500 Nombre de locomotives ou wagons. France Belgique 122 6 6 Nombre d'autres voitures. France Belgique 4 2 4 2 4 2 4 2 Fruits à la pièce. France Belgique 5,714 1,267 878 1,267 878 1,267 878 1,267 Harengs, tonnes. France Belgique 5 904 5 532 372 377 904 532 5,714 1,981 3,374 1,147 2,340 834 6,548 4,321 3,374 1,147 1 1 1 1 1,300 8,296 1,071 7,313 22,172 19,007 20,948 17,807 Nombre de chapeaux de paille. France Belgique Nombre de ruches. France Belgique Nombre d'animaux vants. France Belgique 122 122 122 372 834 2,340 834 2,340 45,928 97,802 125,925 54,628 72,751 1,205 3,705 134,342 2,500 122 128 vi217 995 995 217 20,872 10,711 — 22 — Position du tarif. Tableau des importations et des exportations par les bureaux du Zollverein 1 2 2b 3 4 5 1868. Importations Désignation des marchandises. de la France. Abats et déchets de toutes espèces, d r i l l e s . Coton en laine et ouate a. F i l de coton Marchandises, i d Plomb. Brosserie Produits chimiques pour l'usage médical et industriel Bois de teinture Garance, sulfate de soude, i n d i g o . 6f. 2. 7 Autres articles de t e i n t u r e ; potasse, etc., à l'usage de l'industrie Eaux minérales Marchandises inflammables F o n t e , fer, rails, tôle, fer blanc, tuyaux Fonte moulée Ouvrages en fer M i n e r a i de fer 8 Terres, toutes autres dénommées sous pos. 7. Lin de chanvre 9 5 6 10 11 12 13 Exportations pour le de la commerce Belgique. libre. pour la France. du commerce libre pour la comp. dans deux. Belgique. les col. précéd. 2,493 7,152 3,373 5,194 1,135 1,646 114 230,444 103,266 442 127,825 999 35 5,658 7,200 15,594 150 6,836 15,542 144 15 16,849 5 5,891 12 10,981 2 1,413 270 1,101 10,768 2,130 989 537 1,640 1,125 33 1,524 10,457 727 666 15,207 161 3 146,274 2,731 4,430 60,734 17,918 38,211 12,735 1,157 501 190,013 87,577 8,632 377 481 6,635 4,421 896 29 188,269 45 85,304 161,034 583 7,132 1,255 2,131 382 3,515 1,836 443 156 5,559 122 8 176 59,235 429 2,423 17,940 57,346 67 Graines de toute espèce 93,031 41,594 81,452 4,771 84,331 Graines oléagineuses, de trèfle et autres Légumes et fourrages. V e r r e r i e et verres à vitres Poils, plumes et ouvrages de pelleterie Peaux Écorces 7,736 229,093 951 455 2,708 810 1,452 632 3,476 49,345 623 625 3,481 5,399 179,755 1,838 685 Bois de construction b. 3,606 352 70,360 20,120 2,500 Planches, douves, etc 1,225 Marqueterie, tonnellerie, Liéjo Meubles et vannerie 19,195 3,504 1,507 6,139 401 1,006 21 61,776 20,320 351 10,845 2,500 134,342 1,205 2,011 501 5,220 284 801 458 851 920 2,483 1,128 45,9 — Frontières 23 — du Grand-Duché de Luxembourg pendant les années 1868, 1869 et 1870. 1868. 1870. Exportations Importations pour le commerce France. Belgique. libre. de la de la pour la France. du compour le merce libre de la de la compris dans commerce Belgique. les deux France. Belgique. libre. col. précéd 2,963 4,087 72,521 6,591 57,124 306 179 6,273 7,946 13,481 3,806 419 2,145 450 10,356 1,236 789 1,442 926 10,504 3,260 268 1,277 57,814 13,987 48,538 48 60 373 0,036 6,038 118,242 6,141 12,621 108 601 36 2 318,449 10,068 10 19,808 245,352 2,193 16,604 80,786 8,541 1,672 41 1 32,384 5,905 4,759 48,000 190,341 1,004 17,214 48,000 193,108 44 675 Boisseaux. 33,501 3,037 Quintaux. 1,163 1,527 114 247 11,342 854 135 4,134 449 65,415 1,869 385 4,289 378 0,436 2,967 9,943 6,704 157 7,416 2,838 1,069 82 62,046 21,671 5,899 Tonnes. 100 115 302 157,269 Quintaux 7,452 2,001 615 640 Exportations pour la 4,363 3,165 128,515 7,700 627 13,541 8,856 12,016 104 1 11 4,038 Importations 2,451 96 8,767 574 416 23 27 2,878 118,820 40 3 1 16 40 192 632 1,293 1,048 112 2,298 12 2 1,366 120 820 8,110,365 8,110,365 3,654 336 62 735 2,702 488 130 5,017 42 16,416 33,031 8,127 4,352 41,048 47,104 67 2,933 264,775 107,336 586,891 1,912 402 125,289 8,563 23,017 833 246 77,415 18,292 10,876 445 6,918 196 35,953 1,115 172 1,959 10,193 3,570 6,279 490 125 1,372 9,457 6,939. 142 2,812 1,013 98,034 664 44 472 227 701 76 6,442 542 du compour la merce libre comp. dans France. Belgique, les deux. col. précéd. pour la Position du tarif. — 24 — 14 15 b. 1868. Importations. Désignation des marchandises. Houblon Instruments de musique et autres Locomotives, chaudières à vapeur Machines Cardes Wagons. — Nombre 17 21c. 18 19 20 21 21c. 22 2f. 23 24 25 z. i i. k. k. Voitures garnies. — Nombre Caoutchouc Cordonnerie et sellerie o r d i n a i r e Habillements et fleurs artificielles Chapeaux de feutre et de soie Cuivre b r u t ouvré Mercerie Cuir et peaux de gants Gants Fil de lin et de jute Corderie et toile d'emballage Toiles écrues ou blanchies Chandelles Papiers-livres Bière E a u - d e - v i e , etc Levure Vinaigre Vin Beurre Viande F r u i t s d u Sud Id. Pièces Poivre, p i m e n t , canelle Harengs. — Tonnes Miel Café et cacao Fromage Exportations de la de la France. Belgique. pour le commerce libre. 45 850 97 11 1 36,045 128 25 46 1,105 24 122 4 6 2 6 6 du compour la merce libre comprise dans Belgique les deux col, précéd. pour la France. 33,447 29 280 49 404 82 172 137 206 13 83 251 30 111 270 17,744 609 15 262 4,427 5,597 1,868 224 878 10 5 74 159 3,217 99 380 18 84 707 411 90 701 2,080 9,031 5,518 4,016 371 424 126 3,594 278 13 598 30 1,606 90 1,267 302 904 796 32,875 300 9 33,447 7 34,458 118 361 83 122 88 119 49 11 267 169 50 194 5 897 250 1,183 231 357 100 302 288 157 355 40 83 522 320 81 621 2,108 8,215 5,362 3,569 247 149 79 3,543 6 494 8 387 61 116 163 79 2 157 3 4 188 17,194 358 118 1,752 3,166 7 518 201 2,145 52 537 118 27 1,325 40 250 372 9 33 7,903 129 764 25,053 291 73 24 3,106 6,013 47 64 43 2 — 25 — 1870. 1869. Importations. pour le commerce Belgique. libre. de la de la France, 40,033 1,366 225 3,534 29 3 2 446 274 150 47 605 158 571 1 110 262 158 122 446 24,085 893 24 87 7,552 6,092 578 189 1,420 471 3 10 187 4,715 897 82 1,842 32,387 1 52 7,105 343 516 242 4,701 339 15 737 120 1,088 112 1,964 pour la France. Belgique 897 71 41,139 1,374 5,001 693 28,796 64 9 1 1 116 354 57 16 73 Nombre. 6 27 333 92 18 78 259 378 549 20 29,691 10,248 pour la 96 14 47 287 58 396 1 1,258 211 1,341 268 538 352 413 342 99 4,412 78 513 250 3,384 61 749 29 1,364 4,338 8 48 152 238 386 163 425 199 278 369 773 58 28,543 10,124 5,839 179 117 1,411 94 19 812 28,334 4,670 2 8 1,466 113 967 9 913 19 739 6,665 8,025 470 41 411 1,347 601 53 33 22,861 30,927 8,226 119 125 134 Annexe au Mémorial 1871 IIe partie. du compour le merce Iibre de la de la compris dans e commerce les deux France. Belgiqu . libre. col. précéd. 1,107 39 2,678 1 897 58 4 137 1 27 4,652 Exportations Importations Exportations 322 1 13 17 20 54 718 96 12 9 2 509 5,770 401 741 4,251 2,004 284 pour la France. du commerce libre comp. dans Belgique. les deux col. précéd. pour la 9 30 2,367 1,220 41 15 4 9 600 232 11 713 140 29 46 1 989 324 942 1,554 346 158 1,780 357 78 2,829 130 6,338 392 2,666 151 2,025 4 76 14,445 669 4 Position du tarif — 26 27 28 29 30 31 33 34 35 36 — 1868. Importations Exportations Désignation des marchandises. France. 708 201 7 Chicorée séchée Poissons F r u i t s séchés A r t i c l e s n o n dénommés A m i d o n . Produits f a r i n e u x Moules, h u î t r e s Riz Sel Sirop Tabac en feuilles Id. de B r ê m e et des Pays-Bas Tabac f a b r i q u é Id. de B r ê m e Thé. Sucre 82 Pierres fines et fausses ouvrages de Houille Nattes-paillassons etc Chapeaux de paille G o u d r o n , p o i x , résine. 2 41 1,267 56,888 38 604 25 Savon Pierres b r u t e s Pièces. 34 5,400 2,097 1,975 1,640 4,945 31 35,909 5,487 784 297 283 962 7 41 21,438 21,504 9 2 322,842 Huiles Id. Pays-Bas Id. Prusse S u i f et autres graisses Papier Papier p e i n t , i m p r i m é , l i t o g r a p h i é et o u vrages de papier Peaux ouvrées Poudre à tirer Soie, fil de Étoffes pour le commerce Belgique. libre. de la de la Confitures 7 26 479 241 21 902 2 1 51 748 2,584 12 1,197 12,184 109 249 1 25 195 701 106 5,601 1,502 576 514 18,041 40 3,703 45,207 38 pour la France. du compour merce la libre compris dans Belgique. les deux col. précéd. 20 616 601 1 82 1,399 1,126 1,452 6,984 32,207 283,122 200 784 125 578 283 86 2,499 18 5 9 39 21,437 27 8,147 12 1,100 4,279 26 49,738 289 8,098 91 576 48 15 426 2 2 15 119 606 22 189 573 39 684 70 1,647 30,035 100,116 125,335 38 105 109 347 308 129 129,358 5,276,504 5,405,862 38 442 68 1,981 5,714 4,521 5,825 722 6,547 4,753 80 88 1,064 63 96 3 14 834 398 2,340 — 27 — 1869. 1870. Exportations Importations pour le commerce Belgique. libre. de la de la France. 1,965 126 14 336 43,791 1 4 427,591 78 441 119 5,359 2,259 233 10,000 4,934 41 72,932 1,317 pour la France. 1,922 92 43 9,260 1,903 6 121 7 358 20,440 3 68,903 5 1 362,495 785 4 1,796 1,354 72,929 33 35,111 78,331 98 352 5,124 849 4,807 92 5 1 83 12,724 76 13 5 6,660 1,209 16,529 1,198 3,905 66 105 5,179 1,936 247 100 237 328 756 26,472 39 4,033 66,408 75 316 114 79 1 160 3,317 3,725 960 652 7 38 90 3 27 1,102 114 603 1 86 12,723 2,598 80,321 8,578 73,694 469 495 279 1,487 15,536 40 1,001 6,387 13 981 9,278 56 150 100 145 263 638 118 1,396 355 72 151 710 790 17,427 167 12 1 27 649 1 sucre brut 6 1,233 3 1 152 734 3,280 65,082 186 105 1 74 256 609 193,436 84 860 Exportations Importations du compour le pour la merce libre de la de la compris dans commerce Belgique. les deux France. Belgique. libre. col. précéd. 3 2 4 51 724 258,247 66 470 256 380 4,946 39 495 2 8 5 , 6 0 0 7,968,829 8,254,429 1,795,410 120 212 109 103 2,406 8,592 1,764 6,225 892 6,998 7,890 17,102 2 12 1,795,410 148 3,529 520 736 1 4 10 34 2,094 84,970 49 180 5,157,831 69 4,382 4,780 pour la France. du compour la merce libre compris dans Belgique. les deux col. précéd Position du tarif. — Importations Désignation des marchandises. France. Huile de goudron, de résine, etc Oeufs et lait. 40 41 41 42 43 44 Briques et tuiles Ouvrages d'argile Porcelaine Chevaux Bœufs, vaches et veaux Porcs et porcelets Moutons et chèvres Toile cirée Laine Poils de chèvre et de lapin F i l de laine Étoffes de laine Zinc brut et ouvré Étain b r u t et ouvré Articles non dénommés Meubles et effets d'émigrants Exportations pour le commerce Belgique. libre. de la de la Ruches Toyaux Cire Éponges 38 — 1870. Pétrole 37 28 965 42 477 1 159,458 15 37 3 6 17 40 241 243 63,973 94 63,541 37 91 25 2,554 1,322 104 2,494 1,126 3,662 115 282 763 18 8 5,129 98 630 240 18 9,486 60,705 1,853 France. 99,257 7,675 du commerce libre compris dans Belgique. les deux col. précéd. pour a 461 477 1 3,614 1,133 92 33,306 19 5,179 10,383 3,125 7,023 1,101 29 22,951 19 646 468 919 2,873 1,407 13 pour la 769 13 1 3 670 87 8 885 4,140 8,584 7,263 71 98 490 93 9 27 70 2,197 3,412 78 5,13; 11,29 5,926 13,13 11,093 4,416 2 4,568 66 412 126 7 1,121 28 9,249 2,320 4,161 — 29 — 1870. 1869. Exportations Importations pour le commerce France. Belgique. libre. de la de la 70 231 1,033 3 35 2 3,018 748 114 28 135 1,535 775 10 9,377 5 204 1,145 34 22 1,813 pour la France. 30,921 12 11 168,779 138,037 155 11 361 119 3 358 3 27,944 672 12 6 54 3 339 29,575 42 574 682 113 1,494 877 1,294 1,025 23 162,355 19,321 5 1,615 5,173 8,824 21,639 1,466 751 1,053 250 117 182,109 19,367 6,350 886 472 1,277 2,992 528 742 4,751 8,674 3,713 104 9,579 Importations Exportations du compour le merce libre de la de la compris dans commerce Belgique. les deux France. Belgique. libre. col. précéd. pour la 63 172 63,032 12 1,188 274 194 24 2 2 47 2,178 2,685 27 85 1,904 12,274 5,353 1 20,795 1,365 1,988 20 1,700 7,068 19,810 26,992 1,243 51 3,941 11,522 172 44 473 337 2,468 3,374 2 6 270 1,329 1 8,327 9 114 1,092 2,010 1,821 1,025 21 28,775 976 829 809 2,199 pour la France. du commerce libre comp. dans Belgique. les deux col. précéd pour la — 30 — Extrait du Tableau général du commerce de la Belgique avec les pays étrangers. Articles déclarés aux bureaux. de la frontière de la province de Luxembourg pour le „commerce du Grand-Duché". Importations en Belgique. 1867. Bestiaux Beurre frais et salé Bois de construction têtes. kil. mèt. c. Boissons fermentées : Vins Bières hect. d°. 16,863 87,241 2,0055 329 1,963 2,028 1868. 1869. 16,517 39,845 243,317 4,132 285 1,497 3,197 190 1,400 193,686 3,069 201 1,771 Chaux Chevaux et poulains Conserves alimentaires 1,000 k. têtes. Kil. Coton Cuivre et nickel bruts Drilles et chiffons Drogueries Écorces à tan d°. d°. d°. d°. d°. 4,329 535,000 118,219 10,534 549,126 Engrais Fer : Minerais et limailles d°. d°. 211,257 240,970 Fonte brute et vieux f e r b a t t u , étiré et laminé 1,646 3,466 1,101 1,106 d° d° d° d° 1,550 1,256 19,462 17,283 16,166 2,046 173,022 1,000 k. d° d° d° d° Farines, moulures et pâtes. Total d° d° kil. 1,000 k. d° kil Métaux, minéraux et terres n o n dénommées d°. Oeufs de volaille 1,000 pièces. 518 9,618 7,166 175,535 5,000 1,686 Orge, escourgeon et drèche P o i s , l e n t i l l e s , fèves etc. A v o i n e , maïs et sarrasin Huiles Laines L é g u m e s : Pommes de t e r r e Autres 2,669 105 1,000 k. kil. Ouvrages de fonte et de fer F i l s de laine Graines oléagineuses autres G r a i n s : Froment Seigle 116 1,120 1,245 8,340 280,000 609 17 195 92 1,159 12 16,564 391,656 157 193 69 1 382 169 161 26 3 259 2,839 5,981 24 5,591 13 4 907 85 225 849 11,610 2,688 418,870 1,432 2,084 81,000 75,000 335,046 246 32,177 122,496 1,020 2,428 48 3 020 29 5 855 7,395 745 1 020 87 850 250,000 1,555 — 31 — kil. Papiers d° Peaux brutes d° tannées en croûte et autres préparées Pierres brutes 1,000 k. pièces. ardoises kil. Poteries communes Produits typographiques : Livres Récoltes et fourrages Teintures et couleurs Tissus de coton de soie Tourteaux Viandes d° d° d° d° d° d° d° 1867 1868 1869 29,035 7,401 5,248 1,691 241,000 7,510 295 18,850 21,196 1,483 5,322 3,683 184,650 8,787 19,562 8,433 11,408 4,644 208,400 3,950 736 51,194 460 11 78,000 23,702 31,494 1,269 436 33 56,280 21,110 687 47 67,842 33,801 Exportations de Belgique Bestiaux Bois de construction Boissons fermentées : Vins Café Caractères typographiques Charbon de bois et tourbes houille de terre coke Chaux Chevaux et poulains Cire brute Conserves alimentaires Cuivre et nickel bruts, battus, étirés, etc. Drogueries Écorces à tan Engrais Étain non ouvré Fer: Minerais et limailles Fonte brute et vieux fers battu, étiré et laminé Ouvrages de fonte et de fer têtes. mèt. c. hect. kil. d° d° tonnes. d° kil. têtes. kil. d° d° d° d° d° d° 1,000 k. kil. d° d° 1867 1868 1869 7,921 90 3 1,194 4,435 11 20 584 344,000 3,523 126,038 45,000 3,157 439 1,068 408 11,277 6,000 28,928 630,000 9,059 205,495 330,082 2,246 193 3,055 3,555 12,000 73,000 87,000 10,045 3,957 15 16 611 612 415,400 9,166 239,744 235,196 2,817 186 11,788 2,799 11,389 30,625 12,062 6,566 9,316 34,465 83,796 34,658 6,750 26,437 34,771 21,017 34,941 — 32 — Filaments végétaux kil. d°. Fils de coton d°. de laine de lin et de chanvre d°. Fromages d°. Graines oléagineuses d°. autres d°. Grains, farines, moulures et pâtes 1,000 k. Graisses kil. Houblon d°. Huiles, autres qu'alimentaires d°. Laines 1,000 k. Légumes : Pommes de terre kil. Autres d°. Métaux, minéraux et terres non dénommées d°. Oeufs de volaille pièces. Papiers kil. Peaux brutes 1,000 k. tannées en croûte et autres préparées . kil. Pierres : Ardoises 1,000 pièces. Poissons kil. Poteries : Terre cuite pièces. Porcelaine kil. Produits typographiques : Livres d°. Récoltes et fourrages d°. Résines et bitumes d°. Riz d°. Savons d°. Sel raffiné d°. Sucres raffinés d°. Tabacs non fabriqués (y compris les côtes) d°. fabriqués d°. Teintures et couleurs d°. Tissus de coton d°. de laine d°. de soie d°. Viandes d°. Zinc non ouvré d°. 1867. 1868. 1869. 2,968 6,882 14,920 25,274 1,153 40,000 7,426 2,340 26,851 363 266,869 28 28,571 265,020 247,000 41,000 6,561 1,043 3,564 3,126 21,426 198,000 384 1,681 56,500 305,088 136,000 2,498 5,748 5,022 22,952 25,024 487 27,317 40,421 599 38,831 1,247 1,913 34,371 23,797 228,011 2 41,865 117,787 238,858 25,200 4,877 840 1,780 3,253 21,347 134,826 482 2,120 108,000 290,607 105,339 2,635 119,755 4,874 204,994 524 147,571 219,269 23,964 40,440 6,866 936 2,770 4,727 22,837 561,950 1,729 600 2,373 90,583 1,034 2,581 28 3,193 1,286 2,286 113,872 713 3,499 15 1,100 9,315 12,954 38,308 449 42,355. 1,184 76,000 317,481 105,439 3,913 35,597 1,399 2,896 49,647 150 2,291 14 7,101 — 33 — Liste des brevets qui ont été accordés depuis 1867. Corfitz-Muller et F. Walter, à Lupen, du 8 juin 1868, pour cinq ans, pour un appareil thermo-transmettor. H.-A Bonneville, à Paris, du 22 juin 1868, pour cinq ans, pour un appareil à creuser les ports, bassins, canaux, etc. A. Baudesson et Houzeau, à Reims, du 8 octobre 1868, pour cinq ans, pour un nouveau système à cuire la chaux, le plâtre, les ciments, les argiles. Bruno, Rudolphe, à Limbach près Chemnitz, du 13 janvier 1869, pour quinze ans, pour une machine à coudre. Moës, N., de Redange, du 30 mars 1869, pour cinq ans, pour une lampe réverbère alimentée par le pétrole. Whitwell, Thomas, à Stockton on Jees, Burham, du 2 février 1870, pour dix ans, pour perfectionnement dans le chauffage du vent pour les hauts-fourneaux. Gutmann, Jules, à Berlin, du 2 février 1870, pour cinq ans, pour une machine à coudre avec baguette-aiguille rotatoire. Adler, Joseph, à Vienne, du 12 février 1870, pour quinze ans, pour un appareil à diffusion continue, servant à l'extraction du jus de toutes les plantes, principalement des betteraves et de la canne à sucre. Mayer, Gabriel, à Luxembourg, du 11 mars 1870, pour cinq ans, pour un nouveau système de coupe de gants de peau. Plet, Samuel-Joseph, à Leeds, du 22 mars 1870, pour dix ans, pour un perfectionnement aux pompes, robinets, soupapes. Mayer, Gabriel, à Luxembourg, du 14 avril 1870, pour quinze ans, pour un système d'une machine à coudre faisant le point de feston noué et le point de surjet. Serta, Nicolas, à Wasserbillig, du 26 janvier 1870, pour quinze ans, pour un appareil de cheminée à double tirage dit «cheminée aspirante». Peschon, Nicolas, à Pratz, du 4 mai 1870, pour quinze ans, pour une nouvelle charrue dite «charrue navette». Nolden, Melchior, à Francfort, du 26 août 1870, pour cinq ans, pour un appareil servant à sécher les matières farineuses. Kœster, Auguste, à Bruxelles, du 3 mars 1871, pour quinze ans, pour perfectionnement aux fours à cuire les briques et autres produits céramiques, applicable également à la calcination de la chaux, du ciment et au grillage des minerais. Richard, Jean, à Luxembourg, du 13 mars 1871, pour dix ans, pour un système de persiennes en fer. Annexe au Mémorial 1871. IIe partie. 5 — 34 — Assurances Les sinistres si nombreux et si désastreux pendant les années 1865, 1866 et 1867, et qui ont déterminé la Compagnie de Magdebourg à cesser d'assurer dans notre pays, ont depuis lors successivement diminué. Les années 1869, 1870 et 1871 sont rentrées sous ce rapport dans un état à peu près normal. Cependant deux Compagnies encore, celle à Primes de Bruxelles et Sûreté et Repos, ont cru devoir, comme celle de Magdebourg, se retirer et cesser d'assurer dans le Grand-Duché. Une remarque générale a été faite, c'est que dans certaines contrées, telles que la Moselle, le canton d'Echternach, les Ardennes, les incendies sont très-rares, tandis que la plupart des sinistres atteignent les autres contrées et même tout particulièrement certains villages. On a fait aussi la remarque que jamais il n'y a eu moins d'incendies dans le Grand-Duché que pendant la dernière guerre, c'est-à-dire, du mois d'août 1870 au mois de juillet 1871. Expositions industrielles. II y aura, en 1872, deux expositions internationales, l'une à Londres, l'autre à Lyon; une troisième est annoncée comme devant avoir lieu à Vienne, en 1873. La Chambre de commerce est prête à aider de ses conseils les industriels qui croiraient utile à leurs intérêts de se produire à l'une des expositions annoncées. La Chambre de commerce avait dans le temps exprimé l'idée d'une exposition permanente à Luxembourg des produits des artisans du pays; il manquait alors un local propre à une telle exposition; maintenant que des locaux convenables sont à la disposition de notre Gouvernement, il serait à désirer que l'industrie privée prenne l'initiative de cette institution. Foires et marchés. La tenue des marchés hebdomadaires a été successivement autorisée à Mondorf et à Bettembourg. Ces institutions facilitent aux compagnards de la contrée la vente de leurs denrées sans grand déplacement et offrent aux consommateurs des localités habitées et visitées temporairement par un nombre considérable d'étrangers, l'occasion de pourvoir aux besoins de leurs ménages. La foire aux étoffes de laine qui se tient à Luxembourg a été fréquentée en 1870 par des marchands de l'Allemagne, et des acheteurs de l'Alsace-Lorraine sont venus faire des approvisionnements à la foire de septembre dernier Cependant les prix élevés de la matière première n'ont pas permis aux vendeurs d'atteindre des prix rémunérateurs, et les fabricants ont dû trouver ailleurs, principalement à la foire de Mersch, le placement qu'ils n'avaient pu trouver à Luxembourg. Le développement et l'utilité de la foire aux étoffes de laine a fait obtenir à la ville de — 35 — Luxembourg la permission de tenir les jeudi et vendredi de la semaine après le second dimanche de Pâques une seconde foire de ces mêmes produits. L'arrêté relatif à cette mesure contient aussi l'autorisation de tenir aux mêmes jours que les foires aux étoffes de laine, deux foires annuelles aux cuirs tannés, que l'on ne doute pas devenir aussi avantageuses et profitables à tous les tanneurs qu'aux marchands du pays. Faute de local la première foire aux cuirs n'a pu avoir lieu en septembre dernier, elle a été ajournée au printemps prochain. Voici le tableau de l'importance des trois dernières foires : 1870 S 07 1 50 765 12 1 30 à 1 40 1646 Prix moyens 5 2 1 20 Vendues. 714 304 1410 Prix 1871 Nombre de pièces exposées Wiltz drap à 24 mètres Esch-s-S. molleton à 36 Larochette flanelle à 48 id. drap à 24 Esch-s-Sûre : Couvertures de laine par pièces Larochette et Luxembourg : Laines filées pour bas par kilogr. Montant approximatif de la vente totale moyens Nombre de pièces exposées Nombre de pièces exposées 1869 985 152 1717 684 120 1197 5 40 2 10 263 125 5 40 Prix moyens 1 25 144 8-12 48 10-12 318 270 10-12 513 7 50 917 7 50 1062 400 8 50 180,000 200,000 200,000 Nous devons renouveler l'observation émise dans notre dernier rapport relative aux anciens aunages, et prier le Gouvernement d'exiger que les contenances des pièces d'étoffes soient marquées en mètres, afin que la très-prochaine introduction de cette mesure en Allemagne ne laisse pas, sous ce rapport, le Grand-Duché de Luxembourg en arrière de tous ses voisins. Nous donnons ci-après un tableau indiquant l'importance des foires aux bestiaux, tant en nombre qu'en valeur, depuis le mois de septembre 1869 jusqu'à la fin du mois d'août 1870, époque où l'épizootie a nécessité des mesures de préservation qui ont fait supprimer la tenue de foires pendant un certain temps. Nous faisons suivre ce tableau de la récapitulation du nombre d'animaux vendus pendant le même espace de temps aux foires de la ville de Luxembourg, et dont la valeur s'élève à près de 3 millions de francs. — 36 — Tableau de l'importance et du résultat des foires aux bestiaux NB. La valeur est calculée sur les prix CHEVAUX ET POULAINS BOEUFS, VACHES, VEAUX Mois LES FOIRES. vente. 1869. exposés de la en vente. vente. vendus pour l'extérieur. en Produit l'intérieur. ont été tenues vendus pour l'extérieur. exposés l'intérieur. pendant lesquels Francs. Produit de la vente. Francs. 41,120 3,597 1,259 275 181,703 30,610 2,071 781 227 154,515 28 34,290 2,909 921 338 175,379 33 25 20,540 1,951 638 282 185,247 1,530 309 580 418,150 3,151 1,032 735 403,156 Février 962 285 296 209,225 1,288 505 145 134,791 Mars 3,511 1078 1,136 1,142,055 5,012 1,793 1,190 644,364 Avril 914 425 180 310,990 4,035 1,570 759 452,349 Mai 1,404 506 278 394,555 3,162 1,638 614 283,830 Juin 944 128 76 87,340 3,837 900 195 134,818 Juillet 336 20 135 52,650 2,519 446 512 118,672 Août 1,124 263 85 122,325 5,142 1,057 1,631 493,425 3,342 2,849 2,863,850 12,540 6,903 3,362,236 Septembre 327 82 Octobre 280 93 Novembre 316 120 Décembre 186 Janvier 30 1870. — 37 — depuis le mois de septembre 1869 jusqu'à la fin d'août 1870. foire. vendus pour de la en vente. vente. l'intérieur. vente. l'intérieur. en Produit exposés PORCS de 6 semaines et au-dessous Produit exposés de la en vente. vente. vendus pour l'extérieur. vendus pour exposés l'extérieur. PORCS l'extérieur. MOUTONS ET AGNEAUX l'intérieur. moyens par espèce de chaque de la vente. Francs. Francs. Francs. Produit 10,695 1,848 2,427 59,770 2,456 798 1,019 79,505 4,848 1,440 1,220 28,440 25,620 5,850 700 99,606 2,574 907 610 63,288 8,378 1,579 1,214 28,344 17,573 3,178 1,090 68,222 2,423 588 900 55,620 4,005 1,052 1,285 22,564 8,720 49,800 1,340 370 515 55,450 3,300 700 1,730 29,110 2,980 1,700 690 370 5,230 1,329 460 485 40,400 4,380 450 3,350 54,700 270 110 2,512 615 208 292 21,786 3,607 786 1,889 41,870 1,000 460 140 13,700 1,998 488 989 52,047 9,757 1,715 6,625 148,730 910 360 100 9,600 1,545 424 476 27,873 10,676 3,150 5,705 160,340 5,045 870 500 33,260 1,536 404 642 41,800 10,765 2,645 6,425 150,360 540 60 40 2,000 2,193 436 625 35,247 16,408 3,829 1,125 48,240 1,650 170 80 7,200 795 130 241 9,275 10,925 2,750 3,200 34,050 1,750 1,800 62,950 1,512 207 495 21,050 6,700 1,497 968 17,745 5,420 7,289 503,341 21,593 34,736 764,493 8,230 18,006 8,577 413,850 — 38 — La valeur totale des animaux domestiques vendus aux foires pendant les 12 mois écoulés à lafind'août 1870 est de frs. 7,877,770 ; il y aurait lieu d'ajouter à ce mouvement d'affaires la valeur des animaux achetés directement chez les campagnards pour l'exportation et pour l'abattage. La vente pour l'extérieur aux prix moyens résultant du tableau qui précède, comprend : 2,849 têtes de race chevaline à frs. 462, frs1,216,238. 1,194,229. 6,903 bovine 173 197.271. 8,577 moutons 23 291,560. 7,289 porcs et pourceaux 40 451,568. 34,736 porcs au-dessous de 6 semaines 13 Total frs. 3,350,866. Foires de la ville de Luxembourg. Résultat des foires aux bestiaux tenues dans la ville de Luxembourg depuis le mois d'août 1869 jusqu'au mois de juillet 1870, époque où la régularité des foires fut interrompue par suite des mesures prises contre l'épizootie. Chevaux et poulains. Bœufs, vaches, etc. Moutons. Porcs. Mois. Porcs de 6 semaines et au-dessous. Valeur. Nombre. Valeur. Nombre. Valeur. Nombre. 610 240,400 1,681 294,675 4,600 70,000 610 30,180 5,100 75,000 65 65 48 21,150 18,950 17,040 180 429 346 27,600 1,300 41,675 1 ,400 52,380 1,000 18,610 22,000 15,000 200 250 400 8,000 1,000 12,500 1,000 18,000 1,400 10,000 10,000 16,800 230 245 900 250 300 43 130 104,500 116,600 480,000 138,000 166,600 12,450 38,900 505 91,130 22,650 128,600 141,350 103,000 34,400 63,180 250 12 600 380 200 150 30 80 12,500 500 1,040 250 17,100 3,550 10,000 4,000 6,750 4,500 900 1,000 2,800 3,000 7,000 110 380 260 220 1,875 2,512 11,100 4,500 4,490 3,225 63,900 80,000 81,000 9,000 18,000 150,670 2,570 119,770 25,300 373,925 Nombre. Valeur. Valeur. Nombre. 1869. Août Septembre Octobre Novembre Décembre 1870. Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet 135 608 660 560 290 465 150 2,886 1,354,590 5,859 1,000,640 9,432 20 39 Commerce de détail. La prospérité des principales industries ainsi que de l'agriculture influe sur la somme des affaires du commerce en détail, dont les établissements deviennent toujours plus nombreux dans les centres industriels, nonobstant la cherté des vivres; mais, par contre, les commerçants en détail qui sont établis sur notre frontière, ci-devant française, se ressentiront désavantageusement de la situation qui leur est faite. Après le départ de la garnison prussienne, la baisse des loyers avait causé à Luxembourg une diminution notable dans la valeur des propriétés bâties; cette dépression n'a été que passagère et les prix des loyers se ressentent maintenant du bien-être général. Colportage. Les plaintes que ce commerce avait provoquées se sont apaisées par suite de la loi du 18 juin 1870, apportant des modifications importantes à la loi de 1850, modifications ayant pour but de diminuer et de réprimer le vagabondage, la délivrance des permis de colportage étant entrée dans les attributions du Directeur général de la justice. Plâtre. L'exploitation des plâtrières a été continuée sous les mêmes conditions que par le passé, à raison d'environ 4,500 tonnes par an. La guerre ayant empoché la Belgique de continuer à s'approvisionner en France, de plus fortes commandes ont été faites aux plâtrières de notre pays, mais elles n'ont pu être exécutées qu'en faible partie, les wagons ayant presque constamment manqué. Ce défaut de matériel persiste encore et continue d'être très-préjudiciable aux produits de notre sol. En France le transport du plâtre se fait à raison de 2 et 3 centimes par tonne et par kilomètre; sur notre ligne du Nord c'est à 4 centimes et sur toutes nos autres voies à 6 centimes. La réduction de cette taxe donnerait plus d'activité à cette exploitation et faciliterait l'exportation du plâtre blanc moulu qui jusqu'ici ne trouve sa consommation que dans le Grand-Duché. Chaux. L'industrie de la calcination reste dans l'état décrit dans notre dernier rapport. Mines de fer et hauts-fourneaux. Malgré la guerre de 1870, notre production minière n'est restée que fort peu en dessous de celle de l'année 1869. Le défaut de matériel de transport reste toujours le principal obstacle au débit de cette richesse territoriale. — 40 — Nous voyons dans le tableau A qui suit ci-après pour les quantités de minerai qui ont été expédiées pendant les trois années, une extension considérable dans la production de 1869, qui n'a pas été atteinte en 1870, uniquement par la raison indiquée ci-dessus. Dans le tableau B nous avons cherché à établir une comparaison des quantités et des prix de la production du Grand-Duché avec celle de la Prusse pour 1868 et 1869; les éléments de cette comparaison nous font encore défaut pour 1870. Le tableau C indique les quantités de fonte produites par quatorze hauts-fourneaux qui ont été en activité pendant le triennat. Ces chiffres ne seront pas augmentés sensiblement pour l'année 1871, la guerre entre la France et l'Allemagne étant venue arrêter les travaux de construction de six nouveaux hauts-fourneaux dans le bassin d'Esch-sur-l'Alzette, dont la Société Metz et Cie en construit quatre et la Société des hauts-fourneaux d'Esch-surl'Alzette deux. Deux ou trois de ces hauts-fourneaux seulement seront mis à feu encore dans le courant de l'année. Lorsque ces six hauts-fourneaux seront en marche, la production annuelle de fonte dans le Grand-Duché augmentera de 400 à 500 tonnes par jour, ce qui fera pour l'année 140,000 à 180,000 tonnes de plus et portera le chiffre total de la production de fonte dans le GrandDuché à 260,000 ou 300,000 tonnes par an. Ces derniers chiffres sont susceptibles d'une diminution de un cinquième par suite de mise hors feu, pour réparation ou toute autre cause, d'un ou de plusieurs hauts-fourneaux du pays. Les exploitations de mines et de minettes, en admettant que l'exportation de nos minerais, vers la Sarre, la Moselle et la Belgique, reste la même, seront augmentées de 420 mille à 540 mille tonnes, et le chiffre de la production minière sera porté à 1,330,000 ou 1,450,000 tonnes. En 1869, les hauts-fourneaux du Grand-Duché ont produit 123 millions de kilogrammes de fonte, dont le prix de revient dépendait des prix des coks et de la mine, qui ont beaucoup varié pendant cette année. On peut admettre que le prix moyen de la tonne de fonte était de 60 à 65 francs. Le placement de cette quantité de fonte s'est fait dans les États du Zollverein; i l n'eut pas été possible de la placer avec avantage, ni en France, ni en Belgique, car il eut fallu payer des droits d'entrée, qu'aucun de ces États ne pourrait supprimer ou réduire pour nous, parce qu'ils se sont engagés à ne pas réduire ces droits pour un pays, sans les réduire pour tous ceux avec lesquels ils ont des traités. Dans l'état actuel de cette industrie, il n'y a pas lieu de redouter pour les hauts-fourneaux du Grand-Duché, la concurrence que leur feront les hauts-fourneaux du ci-devant département de la Moselle, et on ne peut guère préjuger maintenant l'effet que cette concurrence produirait, s'il survenait une crise. L'importance des transports par les chemins de fer du Guillaume-Luxembourg, auxquels ont donné lieu les établissements sidérurgiques du Grand-Duché, ressort du tableau D. Les minerais et les produits métallurgiques que nos chemins de fer ont livrés à la station de Conz pour diverses destinations, sont énumérés dans le tableau E. Le tableau F représente la quantité de combustible reçue des houillères prussiennes pour les besoins locaux et pour ceux de quelques endroits à proximité. — 41 A Production minière. 1868. 1869. 1870 Valeur Valeur Valeur Nombre ProducNombre Production Nombre Production au lieu de la au lieu de la au lieu de la d'oud'oud'ouen en tion en production production production tonnes. vriers tonnes. vriers. vriers. tonnes. en francs. en francs. en francs. Esch-sur-l'Alzette 773 297,591 763,600 948 461,387 1,628,200 1,169 413,389 1,531,125 Bettembourg, Kayl, Tetange 730 302,176 127 73,370 250,840 Ottange 490 299,541 768,440 Lamadelaine 120 198,340 Garnich, Reding, Lasauvage 695,000 210 91,914 174,650 220 30,378 185,200 57,645 801 400,326 1,087,660 62 46,071 174,000 81 29,450 89,250 203 22,459 571,600 Differdange, Linger, Clemency Athus, Mamer, Bettingen, Holzem, Mersch, (minerai d'alluvion) 139 32,439 202,910 1,933 722,059 1,818,450 1,824 924,382 3,048,730 2,316 911,695 3,453,635 Les autres États du 23,997 2,712,284 22,416,000 25,190 2,895,672 24,069,650 Zollverein Annexe au Mémorial 1871. IIe partie. 6 — 42 — B Au moyen des chiffres indiqués dans les tableaux annuels de la statistique de l'industrie du Zollverein, nous établissons la comparaison de la production du minerai de fer comme suit: TOTAL de la production par tonnes. VALEUR en francs. 1868. VALEUR VALEUR NOMBRE de la moyenne producpar tonne. d'ouvriers. tion par ouvrier. Francs. Grand-Duché de Luxembourg 722,060 1,819,600 2 52 1,933 941 Direction des mines de Breslau 523,457 2,564,625 4 90 3,887 660 601,411 2,625,000 4 35 2,931 895 Bonn 1,438,619 14,981,430 10 35 16,495 908 Tous les États du Zollverein 2,712,284 20,975,000 7 74 23,997 874 Grand-Duché de Luxembourg 924,382 3,050,530 3 30 1,824 1,671 Direction de Breslau 569,741 2,885,000 5 00 4,564 632 604,850 3,168,000 5 00 2,756 1,150 Bonn 1,550,643 17,078,750 11 00 17,039 1,000 Tous les États du Zollverein 2,895,672 24,069,650 8 30 25,190 955 911,695 3,353,635 3 68 2,316 1,447 Dortmund 1869. Dortmund 1870. Grand-Duché de Luxembourg Direction de Breslau Dortmund Bonn Tous les États du Zollverein — C 43 — Production de la fonte brute. 1868. NOMBRE de hautsfourneaux. 4 3 2 2 2 1 Dommeldange Eich Stein fort Hollerich Colmar-Berg Lasauvage Nombre d'ouvriers Valeur de la production. 1870. 1869. TONNES. NOMBRE de hautsfourneaux. 48,293 7 14,155 10,200 12,210 8,000 550 14 93,408 800 frs. 5,744,615 TONNES. NOMBRE de hautsfourneaux. TONNES. 94,558 7 89,507 2 2 2 1 11,066 5,110 9,000 2,820 2 8,593 19,000 7,500 3,700 14 122,554 14 915 1,175 2 1 128,300 8,713,530 7,829,870 Poterie en fonte. . 1 1 1 Nombre d'ouvriers Valeur de la production. 125 frs. Colmar-Berg Eich Diekirch 4,500 6,000 1,500 1,011 12,000 130 72,000 G) 1,011 1,141 1,141 105 213,375 285,000 D Transports par les chemins de fer auxquels ont donné lieu les établissements métallurgiques du Grand-Duché, par tonnes. Minerais Coke Houille Fers et fontes Castine Divers 1868. 1869. 1870. 257,691 132,801 7,403 115,892 515 2,646 516,948 355,676 164,308 9,553 127,442 364,799 175,815 6,774 127,793 1,953 14,491 689,672 658,932 — 44 — Extrait de l'Annexe XXIV du rapport sur l'Administration du chemin de fer royal de Sarrebruck, contenant les principaux articles de transport de et pour le chemin de fer Guillaume-Luxembourg pendant l'année 1870. E La station de Conz a reçu du Guillaume-Luxembourg, en destination pour : l'Intérieur. Minerai . . . Quintaux de 50 Kilogr. Fonte brute Fonte moulée Fer ouvré Rails Fabricats en fer et acier 1,773,040 265,524 37,565 4,612.5 Rhin. Palatinat. 1 775 51,020 19.7 127.3 220.2 3,018 75 287,303 239.7 125.3 76.6 Annexe XXII. F Expéditions des houillères via Conz en destination de 1870. Wasserbillig . Quintaux de 50 kilogr. Wecker Roodt Bettembourg Ottange-Rumelange Esch. Bettingen Marner Diekirch Ettelbruck. Colmar-Berg Mersch Dommeldange Luxembourg Strassen-Bertrange Wilwerwiltz Oetrange Lintgen. Kautenbach Clervaux Cons la Grandville Longwy Quintaux Quintaux Houille. Coke. 9,950 7,400 11,700 2,700 67,960 5,150 14,550 100 400 4,200 39,050 3,550 200 400 2,325 126,220 2,400 31,340 94,770 7,400 540 900 200 400 200 1,800 200 100 3,600 294,870 144,835 439,705 Forbach. — 45 — Machines et ustensiles. La fabrication d'objets divers à l'usage de l'agriculture, de l'industrie et des ménages, décrite dans notre dernier rapport, continue à se développer. Vers la fin de l'année dernière, M. Eugène Muller, ancien ingénieur-régisseur des ateliers de construction de la Société anonyme de Couillet, à Châtelineau, a établi à proximité de la gare de Luxembourg un atelier de constructions et une chaudronnerie pour y construire des machines et mécaniques, du matériel fixe de chemins de fer, des ponts métalliques et tous les appareils nécessaires aux différentes industries du Grand-Duché et des contrées limitrophes. La construction de chaudières à vapeur, nouvelle dans le pays, a pris de suite un grand développement, et M. Muller a fourni, pendant cette première année, vingt chaudières formant ensemble une force de 700 chevaux-vapeur; quinze de ces chaudières sont établies dans le Grand-Duché, les cinq autres en Prusse. Il a construit, en outre, dix réservoirs à vapeur et à eau, des conduites de vent et de gaz, des tremies et timpes de hauts-fourneaux; quatre cheminées en tôle, dont deux de 35 mètres de hauteur et pesant chacune 17,000 kilogrammes, une machine à vapeur de la force de 10 chevaux avec les accessoires, quarante wagons culbuteurs en fer et en tôle, deux planchers en poutrelles et tôle, quatre charpentes entièrement en fer, un refroidissoir à bière, un cubilot pour la production du gaz et plusieurs autres appareils pour brasseries, distilleries, savonneries et hauts-fourneaux. Tannerie. Dans notre dernier rapport nous avons constaté que par suite du malaise dont la tannerie s'était ressentie pendant plusieurs années, nos industriels avaient cru devoir restreindre les achats qu'ils avaient faits ordinairement, que plusieurs grandes maisons avaient même cessé de fabriquer. Nous avons cependant exprimé l'espoir que celte réduction de produits réagirait sur les marchés d'Allemagne au profit des tanneurs qui n'ont pas désespéré de l'avenir de leur industrie. Sous ce rapport nous ne nous sommes pas trompés. Plusieurs circonstances favorables sont venues se joindre à cette réduction de la production et ont amené une hausse sensible dans les prix de la marchandise fabriquée. Déjà en 1868 les prix des cuirs tannés se sont notablement relevés; ils se sont maintenus en 1869 et ont éprouvé une nouvelle hausse en 1870. Les événements de l'année passée ont été pour beaucoup dans la marche ascendante des affaires. La guerre entre nos voisins a provoqué des demandes très-suivies pour toutes espèces de cuir, il y eut un écoulement complet à des prix assez avantageux pour le fabricant. Pour la période triennale qui nous occupe, la hausse des cuirs tannés peut être évaluée à 25 pCt. — 46 — Malgré ces circonstances favorables aux tanneurs en activité, bien des maisons ne se sont pas relevées de leur chômage, et la reprise des affaires n'a pas été aussi générale qu'on aurait pu l'espérer. La fièvre jaune qui sévissait dans l'Amérique du Sud, a exercé une influence funeste sur les transactions des cuirs en poils. Elle a empêché l'abatage régulier du bétail, elle a paralysée l'expédition des marchandises disponibles; les prix ont dû s'en ressentir; aussi la hausse s'est-elle déclarée dès le commencement, elle allait toujours en croissant et n'a pas faibli jusqu'à ce jour. Pour cette période elle peut être évaluée à 40 pCt. Ces prix élevés de la matière première n'étaient guère de nature à encourager une reprise de fabrication ; ils ont été contraires à la création d'usines nouvelles comme à l'agrandissement de celles qui n'avaient jamais cessé de fabriquer. Espérons que cet état de choses cessera bientôt et que des prix normaux des cuirs en poils permettront à cette industrie de prendre un nouvel essor. Du reste, les changements territoriaux sanctionnés par le traité de Francfort s./M. autorisent à quelques espérances pour l'avenir. Deux grandes provinces, l'Alsace et la Lorraine, sont venues élargir le cercle commercial des pays compris dans le Zollverein. De nouveaux débouchés vont donc s'ouvrir à toutes nos industries, e t , quoique la tannerie y soit assez représentée, nous ne doutons pas que notre fabrication de cuirs d'Amérique pourra en profiter. L'importance de la fabrication peut être évaluée aux mêmes chiffres qu'en 1867, savoir : Cuirs d'Amérique en poils, 46,500 pièces, au poids moyen de 17 ½ kilogr. par cuir tanné, donnent 813,750 kilogr. à fr. 4 , valeur fr. 3,255,000 309,600 Vaches pour empeigne, 10,620 pièces, au prix de 30 francs Peaux de veau, 6,050 pièces, à 10 fr. 60,500 28,650 Peaux de mouton, 19,100 pièces, à fr. 1 50 Les prix moyens obtenus aux foires ont été : en 1868 à Brunswick et à Cassel, Th. 56 à Francfort, 55 en 1869 56 au printemps en 1870 60 en automne en 1871 on a fait les mêmes prix qu'en automne 1870. Th. 48 47 48 56 La fabrication de peaux de mouton s'est développée dans les dernières années. A Wiltz, plusieurs jeunes tanneurs s'occupent de cette branche d'industrie et l'on peut évaluer maintenant les achats de ces peaux à 50,000 francs. Le même chiffre peut être admis pour les autres localités qui s'occupent de cette fabrication. Les prix de vente varient, selon la qualité, de fr. 7 50 à 21 francs la douzaine. La plupart des peaux de mouton est de provenance américaine, de Buenos-Ayres et de Montevideo; leur laine se vend dans le GrandDuché. Il y a également hausse de 10 à 15 pCt. sur les cuirs indigènes. Comme dans la plupart des industries, le salaire des ouvriers a été augmenté de 25 à 75 centimes par journée. — 47 — Colle-forte. A Wiltz, la fabrication de cet article est restée dans l'état que nous avons signalé en 1868 ; elle a pris plus de développement à Luxembourg où M. Ph. Kontz a augmenté ses ateliers. Haies à écorces. On peut admettre que le produit est resté stationnaire à 219,000 bottes. Par suite de la guerre qui a arrêté les tanneurs de la Prusse dans la fabrication et de la forte hausse des cuirs en poils, l'exportation par le chemin de fer s'est ralentie pendant les dernières années, et le prix des écorces a diminué de 25 centimes par botte de 25 kilogr., ce qui fait une différence de fr. 164,345 sur le produit annuel. L'exportation s'est réduite pendant les années : Pour la France la Belgique (ligne du nord) (ligne de l'ouest) l'Allemagne TOTAL, en tonnes de 1000 kilogr. 1868. 1869. 1870. 48 77 52 207 83 297 135 42 2,257 1,435 1,037 2,647 1,595 1,428 Industrie lainière. C'est toujours l'Allemagne qui est le débouché principal des étoffes de laines fabriquées dans le Grand-Duché; l'adjonction à l'Allemagne de l'Alsace et de la Lorraine fournit un appoint important au champ de la vente ; il nous vient aussi des acheteurs de la France, de la Belgique et de la Suisse. La force hydraulique de Larochette n'a plus suffi aux besoins de son industrie principale, et il y fonctionne déjà 6 machines à vapeur, et 2 autres, chacune de 20 à 30 chevaux, sont en construction. 3,650 broches, 99 métiers à tisser, 15 chaudières, 6 fouleuses et 4 appareils complets pour l'apprêt des étoffes, donnent, à raison de 500 kilogr. de filature par jour, une production annuelle de un million de francs ; 400 ouvriers y sont occupés et en outre environ 60 personnes travaillent uniquement la laine à tricoter. Cette industrie est également en progrès à Wiltz où on fabrique maintenant des étoffes de laine, dites nouveautés. A Esch-s.-S. on ne fait que des molletons. La fabrique de Schleifmuhl a dû s'étendre en proportion de la demande de ses produits. — 48 — Son atelier supplémentaire de tissage, établi dans un bâtiment de la caserne du Rham, contient 50 métiers en activité; les ouvriers se divisent en 280 hommes à la tâche gagnant par jour 60 id. à la journée id. id. 100 femmes à la tâche id. 30 aides de 13 à 15 ans i d . fr. id. id. 3 à 5 2 50 à 3 50 1 25 à 2 65 à 1 Dans ces nombres ne sont pas compris les ouvriers de magasin, les emballeurs, les voituriers. La puissance du moteur hydraulique que MM. Godchaux frères et C o m p . possèdent à Ettelbruck, leur a permis d'y établir un grand lavoir et dégraissage de l a i n e s , une filature et une teinturerie; le travail y est principalement mécanique et les o u v r i e r s , au nombre de 100, sont payés à la journée, les hommes à 1 75 jusqu'à 2 francs, les femmes à fr. 1 20 jusqu'à 1 75. Dans ces deux manufactures on n'emploie que des laines exotiques, leur chiffre d'affaires est de deux millions de francs. Dans chacun des deux établissements on produit le gaz d'éclairage. Teinturerie et blanchisserie. Les établissements des MM. Bonne-Sichel à Larochette et Unden f r è r e s à Muhlenbach, continuent leur marche prospère. Bonneterie. L'industrie de la bonneterie laine et laine et coton a pris une nouvelle extension pendant ces dernières années. De 45 métiers à tisser en activité en 1868, le n o m b r e de métiers, machines à coudre et autres machines nécessaires, s'élève aujourd'hui à environ 60, pour lesquels sont employés 20 hommes à fr. 3 80 filles à 1 25 250 couturières à 1 de salaire par jour, ce qui représente pour 300 jours de travail une dépense de 120 à 123,000 francs de main-d'œuvre. Les produits de cette industrie trouvent leur placement dans les États du Zollverein, pour une valeur d'environ 550,000 francs. Malgré les grandes difficultés que les industriels rencontrent dans les transports, tant pour les matières indispensables à la fabrication que pour les marchandises prêtes à être livrées, nos cinq établissements ont pu augmenter leurs forces productives; les événements politiques de 1870 à 1871 y ont puissamment contribué, au point que l'on p e u t à peine suffire aux demandes qui arrivent des États du Zollverein. — Ganterie 49 de — peaux. Depuis notre dernier rapport, les produits de cette branche de l'industrie nationale ont été constamment recherchés, principalement chez nos fabricants, qui ont porté à un haut degré de perfection la fabrication de gants de chevreau. La guerre de 1870—71 n'a fait qu'activer chez nous cette industrie par les entraves portées aux fabriques françaises; espérons qu'une partie de la nouvelle clientèle, amenée à Luxembourg par cette circonstance, restera acquise au pays. La grande difficulté de la fabrication consiste dans la couture des gants, il y a un manque absolu de gantières dans le pays; ce manque s'accroît encore pendant les saisons où les ouvrières des campagnes sont occupées aux travaux des champs; les fabricants sont donc contraints de faire coudre à l'étranger (en Belgique, en France, en Saxe), ce qui, à cause du transit par les premiers de ces pays, occasionne de grandes difficultés et beaucoup de frais. Dans la saison d'hiver environ 1500 gantières travaillent pour nos fabriques, tandis qu'au moins un nombre double serait strictement nécessaire. Dans une grande partie du pays on ne trouve pas de gantières, la couture n'en étant connue que dans les cantons de Remich, Esch-sur-Sûre, Wiltz et dans les environs de Luxembourg. L'invention d'une nouvelle machine à coudre les gants (brevetée dans le Grand-Duché) avait été saluée avec grand espoir de succès par les fabricants, car seule elle promettait de donner à la ganterie du pays une importance considérable ; nous apprenons que cette machine se produira bientôt en grand, le seul constructeur à Paris ayant été empêché par suite du siége de cette ville et de la dispersion des ouvriers de son atelier, de donner satisfaction à l'inventeur. La matière première, peaux de chevreau, est à des prix énormes ; le prix des gants s'est élevé en proportion. Nos deux fabriques occupent, avec quelques mégissiers à façon, 120 ouvriers mégissiers, environ autant de coupeurs et une cinquantaine de teinturiers et ouvreurs. Tous ces ouvriers n'ont, pour ainsi dire, jamais de chômage, et gagnent un salaire trèsrémunérateur. Faïencerie. La faïencerie de Septfontaines occupe depuis quelques années 150 ouvriers. Sa production annuelle est d'une valeur de 250,000 francs, dont la moitié s'écoule en Allemagne, l'autre moitié, par parties égales, en Belgique et dans le Grand-Duché. La Hollande et l'Angleterre en prennent environ pour 10,000 francs. Cette fabriqué n'a toujours qu'un développement très-restreint à cause de sa situation désavantageuse, loin d'une station de chemin de fer, loin des lieux de production de ses matières premières et des charbonnages; ses propriétaires ont pourtant manifesté l'intention Annexe au Mémorial 1871. IIe partie. 7 — 50 — de l'agrandir, dans les limites du possible, en y introduisant toutes les améliorations existantes dans leurs établissements en Prusse, en Saxe, en Belgique et en France. La réduction des tarifs de nos chemins de fer contribuerait pour beaucoup au développement de cette branche d'industrie, car le transport des matières premières, du combustible et de la marchandise fabriquée, s'élève à des sommes trop considérables, en raison de leur poids et de leur volume énorme, comparativement à leur peu de valeur. La faïencerie d'Echternach ne pourra se remettre en activité, que lorsque la facilité des transports lui permettra de concourir avec les établissements mieux situés. — Puisse bientôt le réseau Prince-Henri réaliser cette perspective ! Papeterie. — Cartonnerie. La fabrique de papiers peints de Senningen avait pour but l'écoulement de papiers blancs sous forme de rouleaux , mais les papiers pour la librairie et pour les journaux étant devenus d'une vente plus avantageuse que celle des rouleaux, les propriétaires de l'usine ont renoncé à la fabrication des papiers peints. Les papeteries de Manternach et de Senningen n'eurent qu'à se louer du résultat de 1869; il n'en fut de même d'une partie de 1870 et de 1871, où la production fut réduite par suite du défaut de moyens de transport, et surtout de l'interdiction de l'entrée des chiffons dans notre pays pour cause de la peste bovine. La fabrique de Senningen employa une partie des bâtiments occupés par les ateliers de papiers peints à l'établissement du blanchement de la paille pour pâte à papier. — Le propriétaire de l'usine de Manternach étant devenu acquéreur des forges de Berbourg, utilisera sous peu pour sa papeterie la force motrice des dites forges. — Les innovations introduites dans les deux usines augmenteront la production du papier dans notre pays. Le défaut de moyens de transport pendant la guerre préserva nos fabricants de papier à la main de la concurrence étrangère; le placement de leurs produits fut avantageux, puisqu'il avait lieu dans le pays même. La cartonnerie de Wiltz continue à être prospère; elle partagea le sort des papeteries pendant l'année calamiteuse de 1870 à 1871. Imprimerie, librairie, lithographie, reliure. Depuis 1868 l'imprimerie a continué de progresser dans le Grand-Duché; une neuvième officine a été montée en 1869. Dans ce nombre sont comprises les deux imprimeries qui existent à Diekirch et à Echternach. Le t r a v a i l l edespresses à bras a presque cessé ; par contre on emploie 11 presses mécaniques, dont deux sont mues par la vapeur. La position actuelle de cette industrie ne saurait être mieux indiquée que par le tableau comparatif qui suit : — Imprimeries Presses à bras Presses mécaniques Ouvriers compositeurs Ouvriers imprimeurs Apprentis compositeurs Apprentis imprimeurs 51 — 1865 1868 1871 7 10 5 8 7 7 9 8 11 65 72 81 20 24 13 La moyenne du salaire, qui était de 2 85 en 1868, est aujourd'hui de 3 50 pour les ouvriers travaillant à la journée comme pour ceux travaillant à la pièce. Pendant la guerre de 1870—71, la Compagnie des chemins de fer de l'Est a puissamment contribué à l'entretien du travail dans nos ateliers. Cette société, qui précédamment faisait soigner tous ses imprimés dans différentes villes de France, eut, pendant plusieurs mois, recours aux presses de la ville de Luxembourg , qui parvinrent à reconstituer l'immense assortiment d'imprimés et de registres nécessaires à l'exploitation et aux bureaux, dans un laps de temps relativement court. Nos imprimeries sont en état de soutenir toute concurrence, tant sous le rapport de l'exécution que sous le rapport des prix, et nous devons exprimer le vœu équitable de voir toute société exploitante de nos chemins de fer continuer à charger l'imprimerie luxembourgeoise de la fourniture, au moins partielle, de ses formulaires. Il se publie dans le Grand-Duché 6 journaux politiques, 1 journal littéraire, 1 journal satyrique, 2 organes agricoles, 1 bulletin d'annonces et un recueil pédagogique; il en paraît par semaine 3 six fois, 2 trois fois, 1 deux fois, 5 une fois et un autre une fois par trimestre. La librairie, dont il existe quatre établissements dans la ville de Luxembourg, écoule les nombreux livres de classe pour l'enseignement primaire et secondaire, qui s'impriment dans le Grand-Duché. Plusieurs de ces manuels s'ont employés en France et en Belgique. C'est par son entremise et particulièrement par la voie de l'Allemagne, que d'autres de nos productions littéraires, historiques et surtout scientifiques sont versés sur le marché européen, lesquelles ont fait connaître au loin les auteurs luxembourgeois, dont maintes publications sont recherchées à l'étranger. Notre librairie entretient des relations suivies avec l'Allemagne, la France et la Belgique. Qu'il nous soit pemis de citer ici l'introduction toute récente en Allemagne des cartes de commandes spéciales à la librairie, transportées à découvert comme les cartes de correspondance, dans l'Union postale austro-allemande au moyen d'un timbre de 4 centimes. Il serait à désirer que ces cartes de commande puissent avoir cours aussi chez nous. Il y a dans la ville de Luxembourg 5 établissements lithographiques, occupant 9 presses et 11 ouvriers. Presque tous nos relieurs de la ville de Luxembourg travaillent aujourd'hui avec un outillage perfectionné. Il y a dans tout le Grand-Duché 15 ateliers de reliure, qui occupent environ 30 ouvriers et 9 apprentis, non compris ceux qui sont spécialement attachés à quelques imprimeries. La moyenne du salaire journalier est de 2 fr. 29 c. — 52 — T a b a c s . La fabrication des tabacs a marché régulièrement jusqu'au mois de juillet 1870, tant pour la consommation du pays que pour l'exportation ; les événements de la guerre ont été favorables à nos fabricants. A partir du siége de Metz jusqu'à la fin de l'année 1870, la demande pour tabacs et cigares a été si forte pour les besoins de l'armée allemande et pour les provinces françaises occupées par cette armée, que nos fabricants n'ont pu y satisfaire suffisamment. Toutefois l'exportation par Marseille a entièrement cessé. Deux fabricants de la ville de Luxembourg emploient de petites machines à vapeur, sans devoir diminuer le nombre d'ouvriers ; les 22 fabricants du pays occupent environ 200 ouvriers. Nous tirons du compte-rendu de l'exploitation du chemin de fer royal de Sarrebruck les chiffres suivants sur l'échange de tabacs qui a eu lieu à Conz entre le chemin de fer susdit et celui du Guillaume-Luxembourg : 810 quintaux; en 1870 : 2,754 quintaux. Livré à la station de Conz en 1869 : 13,351 12,201 Reçu de la même Meunerie et huilerie. La situation de ces industries n'a pas sensiblement varié. Le libre accès de la Lorraine et de l'Alsace leur a ouvert un nouveau marché tant pour l'achat de la matière première que pour le placement de leurs produits. Il serait prématuré de juger la position que ces deux branches d'industrie prendront dans la concurrence qui va se produire; la meunerie surtout et l'huilerie sont puissamment représentées dans les deux contrées prénommées, très-fertiles en blés variés et de bonne qualité et en graines oléagineuses, notamment le colza, ce qui est loin d'être le cas dans notre pays, qui a abandonné depuis nombre d'années la culture des graines à l'huile. Nous constatons pour ces derniers temps une importation exceptionellement forte de farine de froment de la province de Liége ; la Lorraine aussi nous envoie beaucoup de farine. Le commerce des huiles se fait presque exclusivement de la Belgique (Termonde). L'emploi du pétrole pour l'éclairage se généralise toujours davantage. Chicorée. La fabrique de chicorée de Mad. la veuve X. de Saint-Hubert à Luxembourg travaille avec environ 15 hommes, 12 femmes et 5 chevaux; la matière première est fortement en hausse. La propriétaire de cet établissement se plaint de ce qu'aucune loi ne protège efficacement les marques de fabrique dans notre pays. Depuis peu de temps une fabrique de chicorée a encore été établie à Larochette, une autre à Eich. — Fabrication de 53 — chocolat et de pâtes d'Italie. L'établissement de MM. Hastert, frères, à Luxembourg, jouit de la prospérité d u e à ses bons produits. Le travail mécanique est exécuté par une machine à vapeur. Savonnerie. F a b r i c a t i o n de chandelles. La fabrication des savons moux prend de jour en jour plus d'importance, mais, conformément aux prévisions exprimées dans notre dernier rapport, la fabrication des savons durs a complétement cessé. La fabrication des chandelles ne fait plus que végéter, et l'impôt d'octroi reste u n e entrave permanente à ce que cette industrie puisse se convertir en stéarinerie, ainsi que c e l a a lieu à l'étranger. Carosserie. Les deux sociétés établies à Echternach pour la construction de voitures suspendues sont en voie de prospérité; elles occupent ensemble 20 à 25 ouvriers. Les fabricants établis dans les environs de Luxembourg ont également à se louer du succès dû à leur a c t i v i t é et à leur expérience. Allumettes chimiques. Sept ouvriers ont une occupation permanente dans l'établissement de Larochette, qui se sert d'une machine à vapeur de la force de 15 chevaux. Cette machine dessert e n même temps la scierie de planches et les machines nécessaires pour l'apprêt des étoffes d e laine. Sculpture de pierres. Les sculpteurs de pierres se propagent même dans de modestes localités de n o t r e pays ; il y en a dans le nombre qui font des monuments funèbres avec un talent autrefois inconnu dans notre contrée. Sucrerie. Cette industrie nouvelle dans le Grand-Duché y a créé deux établissements : la Société sucrière du Luxembourg, à Mersch, et le Fortschritt, à Diekirch. Le premier a employé 31,905 quintaux de 50 kilos de betteraves en 1869 et 21,116 q u i n taux en 1870; l'autre a mis en œuvre 77,095 quintaux en 1870. Vinaigrerie. La situation faite à cette industrie dans le Zollverein est assez anormale pour q u ' i l y ait lieu de s'étonner qu'il n'ait pas encore été protesté contre un état de choses q u i assure à — 54 — certains pays, comme le Wurtemberg, un privilége dans cette industrie, au grand détriment des autres États de l'Union douanière. Les matières premières pour la fabrication des vinaigres sont les alcools et les bières. Les alcools sont soumis à un droit d'environ 37 fr. 50 c. par 180 quart (dont le prix moyen à Leipsic est à peu près de 135 francs), et les bières au droit de 2 fr. 43 c. par 50 kilogr. de malte. Dans le Wurtemberg les alcools et les bières employés à la fabrication des vinaigres n'acquittent que des droits insignifiants, droits dont le montant couvre à peine les frais de contrôle des établissements, et les vinaigres du Wurtemberg entrent dans les autres États du Zollverein en franchise de tous droits. Par suite de cette circonstance la fabrication du vinaigre a pu prendre, dans le Wurtemberg, un développement extraordinaire, et nous pouvons affirmer que le tiers des vinaigres consommés dans la province rhénane et les pays limitrophes sont de provenance wurtembergeoise. Les vinaigres d'exportation de Wurtemberg sont des vinaigres concentrés (Essigsprit von 90 Gran Kalisättigung), ce qui en réduit les frais de transport au tiers ou au quart. Dans ces conditions défavorables, la fabrication des vinaigres est longtemps restée négligée dans le Grand-Duché; jusqu'en 1869 nous n'avions que 5 ou 6 petites vinaigreries, dont la production était insignifiante, et c'était le Wurtemberg principalement qui nous en fournissait la consommation. Après de longs efforts MM. F. et V. Michaëlis à Luxembourg ont réussi à fabriquer des vinaigres concentrés (Essigsprit) et ont établi au Rollingergrund une fabrique sur une assez large échelle, dont les produits sont très estimés et trouvent leur débouché dans le GrandDuché et dans ses environs. Quelques autres vinaigriers ont cherché à adopter les appareils de MM. Michaëlis pour la fabrication des vinaigres concentrés, et nous apprenons que les fonds nécessaires sont déjà souscrits pour établir une fabrique de ce genre à Diekirch. Brasserie. L'industrie de la brasserie continue à prospérer et à augmenter sa production. Cette année même nos brasseurs n'ont pu satisfaire leur clientèle tant de l'intérieur que de l'extérieur, ce qui prouverait qu'aujourd'hui ils sont plus à même de soutenir la concurrence étrangère. Cette circonstance jointe à la consommation croissante de cette boisson, permet à cette branche d'industrie un état de plus en plus prospère. A ces causes de succès vient s'en joindre une autre non moins importante, c'est-à-dire qu'à partir du 1er janvier 1872, l'administration concède à nos brasseurs les mêmes facilités dont jouissent leurs confrères en Allemagne pour le payement des droits d'accise, par l'adoption d'un chiffre fixe de droits annuels pour une série d'années, au lieu du contrôle journalier et de la contrainte de l'heure et du temps de travail, qui occasionnaient jusqu'ici des pertes de temps, et des faux frais et rendaient plus difficile la concurrence à soutenir contre les brasseurs de l'Allemagne. Cette mesure, en parfait accord avec la loi du Nordbund du 4 juillet 1868, réalise le vœu que la Chambre de commerce avait émis dans ses rapports antérieurs, et par une disposition récente le minimum de chaque expédition de bière qui peut être exportée avec remise du droit d'accise, a été réduit de 5 à 3 hectolitres. — 55 — Les brasseries ont employé les quantités de malt suivantes: en 1868, 1,127,450 kilogr. ; en 1869, 1,414,500 kilogr., et en 1870, 1,557,450 kilogr. La statistique commerciale de la Belgique renseigne comme importées par ses bureaux de la frontière du Grand-Duché les quantités suivantes : en 1868, 1,771, en 1869, 1,497 hectolitres de bière. Une société d'actionnaires vient d'établir à Diekirch une brasserie devant travailler sur une assez grande échelle; elle a l'espoir des chances les plus favorables pour en faire un établissement considérable. Distillerie. Le nombre des distilleries a été : en 1868 de 2,061 qui ont employé 209,821 hectol. de matières ; en 1869 1,793 275,700 en 1870 1,855 341,872 Par suite de la loi du 12 mai 1870, qui décrétait la restitution du droit d'accise au distillateur qui exportait en France ou en Belgique des eaux-de-vie provenant de sa propre fabrication, il a été exporté, pendant cette année, une quantité de 68,341 litres d'eaux-de-vie. D'après la loi du 16 octobre 1842, les distilleries ne pouvaient posséder qu'un seul alambic pour être rangées dans la catégorie des distilleries agricoles, c'est-à-dire pour ne devoir payer qu'un droit de 29 centimes par hectolitre de matière. La loi du 30 mai 1871 permet aux distillateurs agricoles de faire usage de deux alambics, dont l'un, d'une contenance au maximum de 500 litres, ne peut servir qu'à la distillation, et l'autre, de 250 litres, ne peut être employé qu'à la rectification des flegmes, à la cuisson des pommes de terre et au chauffage de l'eau nécessaire aux travaux de la distillation. Féculerie et amidonnerie. Un établissement fut crée en juillet 1869 pour la fabrication de fécule et d'amidon, sous la raison sociale « Le Gallais et Comp. »; il trouva aussi son siège dans un des bâtiments de la ci-devant forteresse « Le Hundhaus » au Pfaffenthal. Le produit de la première année fut de 63,000 kilogr. de fécule sèche, qui trouva son écoulement en France, en Belgique et en majeure partie en Angleterre. L'année dernière la fabrication a dû être arrêtée à cause de la cherté des pommes de terre. Dans une année de croissance normale, alors que ces tubercules se vendent à des prix rémunérateurs pour l'agriculture et favorables à la fabrication de fécule, l'établissement pourra, avec ses machines perfectionnées et mues par la vapeur, réduire chaque jour en fécule 15 à 16 mille kilogr. de pommes de terre. Mais cette année encore le prix de ces tubercules est trop élevé pour donner une telle extension à la fabrication, qui renchérirait cet aliment indispensable à notre population. En 1869, 12 ouvriers gagnant un salaire moyen par journée d'hiver de frs. 2 50, y ont été occupés. — 56 — Les résidus de la fabrication de fécule ou la pulpe ont été vendus dans la ville-basse et les communes environnantes pour servir à la nourriture des bestiaux. L'amidonnerie a dû chômer à cause des prix excessifs du froment. Cette industrie combinée, située dans un pays éminemment agricole, est appelée à rendre des services signalés à l'agriculture, en assurant aux producteurs, dans une année d'abondance, un placement assuré de leurs pommes de terre. Ce qui entrave l'extension que comporte cette industrie, ce sont les droits d'octroi qui pèsent sur la houille et certaines catégories de ses matières premières; sous ce rapport elle se trouve, quant à la concurrence, dans un désavantage réel vis-à-vis des fabricants rivaux des pays étrangers. Recensement des bestiaux au 15 juillet des années: Chevaux et poulains Bêtes cornes — veaux Moutons Porcs i d . au-dessous de 3 mois Anes Mulets Chêvres 1869. 1870. 1871. 20,214 89,242 75,179 43,926 23,102 30 2 12,983 24,694 87,809 71,311 50,430 26,950 38 1 12,256 16,788 89,242 46,420 39,198 17,097 32 80 12,310 S'il était permis de prendre les prix moyens de la vente des animaux domestiques de l'année 1870, pour évaluer cette partie de la richesse nationale, on trouverait pour : l'espèce chevaline à id. bovine à id. ovine à id. porcine à pour les jeunes porcs fr. 13 462 173 25 40 1870. fr. 9,404,628 fr. 15,190,957 fr. 1,640,153 fr. 2,017,200 fr. 350,350 1871. 7,756,056 12,182,141 1,067,660 1,567,920 222,263 La Chambre de commerce, en terminant son rapport général sur la situation de l'industrie et du commerce, sent le besoin d'exprimer la constance de ses sentiments de dévouement pour l'Illustre Maison d'Orange-Nassau; elle a la confiance que la sagesse de notre Souverain et de Son digne Représentant, Son Altesse Royale le Prince Henri des Pays-Bas, saura conserver au pays les biens dûs à leurs efforts, le maintien de l'indépendance et des relations commerciales du Grand-Duché. Luxembourg, le 4 décembre 1871. La Chambre de commerce royale grand-ducale, J. Mersch-Wittenauer, président. J.-P. Kuborn, secrétaire.