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Arrêté relatif à l'exploitation des coupes de bois par voie de régie. D e r G e n e r a l - D i r e c t o r des I n n e r n u n d der J u s t i z ; I

521 Memorial MEMORIAL des DU Großherzogthums Luxemburg. GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG. Zweiter Theil. SECONDE PARTIE. Oeffentliche Acte verschiedener A r t und nichtamtliche Mittheilungen. N°.

  1. Mittwoch,
  2. December
  3. ACTES PUBLICS DIVERS ET PUBLICATIONS NON OFFICIELLES M E R C R E D I . 16 décembre 1863 Rundschreiben, betreffend die Bewegung der Bevölkerung während
  4. Die Collegien der Bürgermeister und Schöffen der Städte und Gemeinden des Großherzogthums werden ersucht, mit Beginn des nächsten Jahres

(1864)eine Nachweisung über die Bewegung der Bevölkerung i n ihren respectiven Amtsbezirken in duplo aufzustellen. Circulaire relative au mouvement de la population pendant l'année 1863. Les collèges des bourgmestre et échevins des villes et communes du Grand-Duché voudront bien établir en double, dès le commencement du prochain exercice
(1864), un relevé indicatif du mouvement que la population de leurs ressorts respectifs a éprouvé pendant l'année 1863. Die zu diesem Zwecke erforderten DruckformuDes formulaires imprimés leur parviendront lare werden ihnen nächstens zugeschickt. incessamment à cet effet. Diese Arbeit erfordert eine besondere AufmerkLe travail en question exige une attention parsamkeit, indem dafür gesorgt werden muß, daß ticulière; l'on devra faire eu sorte que les noms die Namen aller Ortschaften, Städte, Flecken, de toutes les localités, villes, bourgs, villages, Dörfer, Weiler, Schlösser, Höfe, Mühlen und hameaux, châteaux, fermes, moulins et maisons isolirten Häuser, ohne irgend eine Ausnahme, isolées, sans exception aucune, soient dûment et gehörig und leserlich, regelmäßig von einander lisiblement écrits, en les séparant régulièrement getrennt, geschrieben werden. les uns des autres. Les administrations communales adresseront Die Gemeindeverwaltungen werden ein Exemplar dieser Nachweisungen, spätestens für den un exemplaire des dits relevés, pour le 30 janvier 30. Januar 1864, an die Herren Districts-Com- 1864 au plus tard, à MM. les commissaires de missäre einsenden, welche dieselben prüfen und district, qui les vérifieront et les feront rectifier, s'il y a lieu. nöthigen Falles berichtigen lassen. Ces derniers fonctionnaires me feront parvenir Letztere Beamten werden das Ganze nebst einem toutStädte pour le 15 février suivant, avec un état Recapitulations Bevölkerungle der und Gemeinden ihres Districts für den darauf- récapitulatif de la population pour les villes et folgenden 15. Februar an Mich gelangen lassen. communes de leur district. II. 61 522 Die Nachweisung der Stadt Luxemburg wird mir direct eingesandt. Luxemburg, den 5. December 1663. Der General-Director des Innern und der Justiz, Neuman. Le travail de l'administration urbaine de Luxembourg me sera adressé directement. Luxembourg, le 5 décembre 1863. Le Directeur-général de l'intérieur ci de la justice, NEUMAN. Beschluß, die Ausbeutung der Holzschläge auf dem Wege der Regie betreffend. Arrêté relatif à l'exploitation des coupes de bois par voie de régie. D e r G e n e r a l - D i r e c t o r des I n n e r n u n d der J u s t i z ; I n Erwägung, daß es angemessen erscheint den Arbeitern in den Gemeinde-Holzschlägen während des Forstjahres 1863—1664, wie in den Vorjahren, einen passenden Lohn zuzusichern; LE DIRECTEUR-GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ET DE LA JUSTICE ; Beschließt : Considérant qu'il convient d'assurer encore, comme les années précédentes, un salaire convenable aux ouvriers, pour les travaux d'exploitation des coupes de bois de l'exercice forestier 1863— 1864 ; Arrête : Art. 1 er . Les administrations communales sont autorisées à procéder par régie à l'exploitation des coupes de bois ordinaires et extraordinaires leur assignées pour l'assiette de 1863—1864. Art. 1. Die Communal-Verwaltungen sind ermächtigt zur Ausbeutung der ihnen angewiesenen ordentlichen und außerordentlichen Holzschläge des Forstjahres 1863—1864 auf dem Wege der Regie zu schreiten. Art. 2. Sie werden in dieser Beziehung folgende Vorschriften nachachten :
  1. a)Die Deliberation, durch welche die Regie beschlossen und der Lohn festgesetzt wird, muß in besonderer Ausfertigung den Districtscommissären und dem Oberförster des Bezirks zugeschickt werden. Elles observeront à cet égard les règles ci-après indiquées, savoir :
  2. a)La délibération adoptant la régie et fixant les salaires, sera adressée, par expédition, au commissaire de district et au garde-général forestier du cantonnement.
  3. d)Auf die Vorlage dieses Schriftstückes hat der Oberförster die Erlaubnis zum Holzschlage zu ertheilen, wenn übrigens die Bedingungen, welche hierzu das allgemeine Bedingungsheft vom 25. April — 3 . M a i 1850 erfordert, vorhanden sind.
  4. b)Au vu de cette pièce, le garde-général délivrera le permis d'exploiter, si d'ailleurs les conditions exigées à cet effet par le cahier des charges- générales du 25 avril — 3 mai 1850 ont été remplies.
  5. o)Das Maximum des Lohnes, welchen die Gemeinde-Verwaltungen den bei der Ausbeutung
  6. c)Le maximum du salaire que les administrations communales pourront allouer aux Art. 2. 523 durch Regie verwendeten Arbeitern bewilligen können, ist folgendermaßen bestimmt : ouvriers à employer à l'exploitation par régie, est fixé comme suit, savoir : Für Anfertigung des doppelten Stere, Fr. 1,25; Pour la façon du double stère fr. 1,25 ; Für jeden entwurzelten Baum, der unbehauen Pour chaque arbre déraciné et réservé en bleibt und einen Umfang von 1 Meter 70 Centi- grume, ayant une circonférence de 1 mètre 70 meter oder mehr hat, Fr. 1,25; centimètres ou plus , fr. 1,25; Für jeden entwurzelten Baum, der unbehauen Pour chaque arbre déraciné et réservé en bleibt und einen Umfang von ungefähr einem grume, ayant une circonférence d'environ 1 Meter hat, 75 Centimes; mètre, fr. 0,73; Für jeden gefällten Baum, der unbehauen bleibt Pour chaque arbre coupé et réservé en grume, und einen Umfang von 1 Meter 70 Centimeter ayant une circonférence de 1 mètre 70 centioder mehr hat, 1 Fr.; mètres ou plus, fr. 1,00; Für jeden gefällten Baum, der unbehauen bleibt Pour chaque arbre coupé et réservé en grume, und einen Umfang von ungefähr einem Meter ayant une dimension d'environ 1 mètre, fr. 0,50; hat, 50 Centimes; Für die unbehauenen Bäume kleineren Umfangs, 30 Centimes; Pour les arbres à réserver d'une plus petite dimension, fr. 0,30; Für die Sparren, 10 bis 15 Centimes; Pour les chevrons , 10 à 15 centimes; Für die Anfertigung von 100 Fäschen, Fr. 2,50. Pour la façon de cent fagots, fr. 2,50. 6) Der Betrag des Lohnes muß öffentlich den
  7. d)Le taux du salaire sera porté à la connaissance des habitants par publication. Einwohnern bekannt gemacht werden.
  8. e)Les ouvriers seront payés par huitaine ou 6) Die Arbeiter werden alle acht oder vierzehn Tage bezahlt auf Mandate an die Gemeindecasse, quinzaine, en vertu de mandats sur la caisse welche für jeden besonders ausgestellt werden communale, qui leur seront délivrés individuellement. müssen.
  9. f)Diese Mandate werden auf Vorzeigung von Bescheinigungen ausgestellt, in welchen zwei vom Gemeinderath zu ernennende Mitglieder der Gemeinde-Verwaltung und der Ortsförster im Einzelnen augeben, wofür und in welchem Betrage der Lohn zu zahlen ist.
  10. g)Diese Bescheinigungen werden nicht eher ertheilt, als bis der Holzschlag besichtigt und jede einzelne Arbeit geprüft ist. Sie müssen genau und nach den Nummern die vom Arbeiter gefällten Bäume, angefertigten Korden und bereiteten Reisholzloose angeben.
  11. f)Cette délivrance aura lieu au vu d'attestations de deux membres de l'administration communale à déléguer par le conseil communal, et du garde-forestier local, constatant, en détail, les causes et le montant du salaire mérité.
  12. g)Ces attestations ne seront données qu'après visite faite de l'exploitation, et après vérification des travaux de chaque ouvrier. Elles indiqueront avec précision et par numéros, les arbres abattus, les cordes façonnées et les lots de ramilles préparés par l'ouvrier. 524 Art. 3. Art. 3. Für die Anlage der Waldgräben können 10 bis 20 Centimes vom laufenden Meter neu, und 5 bis 15 Centimes vom laufenden Meter zu repariren, gezahlt werden. Art. 4. Die Gemeinde-Verwaltungen s i n d ebenfalls ermächtigt, aus eigener Autorität Aufseher oder Holzhüter zu ernennen für einen Lohn, welcher 70 Franken vom Holzschlag nicht übersteigt, und unter der Bedingung, daß diese Aufseher sich vom Friedensrichter des Cantons auf eigne Kosten beeidigen lassen. Art. 5. Pour la confection des fossés des bois, i l pourra être payé 10 à 20 centimes par mètre courant à neuf, et 5 à 15 centimes par mètre courant à réparer. Art. 4. Les administrations communales sont également autorisés à commettre de leur seul chef, des surveillants ou gardes de coupes, moyennant un salaire n'excédant pas 70 fr. par coupe, et à charge par ces gardes de se faire assermenter devant le juge de paix du canton, a leurs frais. Die Aufseher oder Hüter haben für die gute Ausbeutung der Holz schlage einzustehen, und es sollen zu derselben nur Holzhauer oder sonstige Leute von Erfahrung, wie der § 22 der allgemeinen Bedingungen von 1850 es vorschreibt, verwendet werden. Art. 6. Les surveillants ou gardes répondront de la bonne exploitation des coupes, exploitation à laquelle on n'emploiera que des bûcherons ou hommes entendus, ainsi que le veut le § 22 du cahier des charges générales. Für die Bildung und Numerirung der Loose muß der Aufseher sorgen. Dieselbe geschieht in Gegenwart der Ortsbehörde und des Nevier-Försters ; doch darf für diese Arbeit keinerlei besondere Vergütung gezahlt werden. La formation et le numérotage des lots doivent se faire par les soins du surveillant, en présence de l'autorité locale et du garde forestier du triage, sans que ce travail puisse donner lieu au paiement d'aucune indemnité spéciale. Art. 7. Sollten unvorhergesehene Umstände die Bewilligung von höherem Lohne erfordern, als das oben bestimmte Maximum beträgt, so ist hierzu die Erlaubnis der Oberbehörde einzuholen. Art. 8. Dieser Beschluß, welcher auch auf die Wald besitzenden öffentlichen Anstalten anwendbar ist, soll den betreffenden Behörden und Beamten durch das Memorial, 2. Theil, bekannt gemacht werden. Art. 7. Pour le cas où des circonstances imprévues exigeraient l'allocation de salaires dépassant le maximum déterminé plus haut, l'autorisation de l'autorité supérieure deviendra nécessaire. Art. 8. Le présent arrêté, qui s'applique aussi aux établissements publics propriétaires de bois , sera porté à la connaissance des autorités et fonctionnaires qu'il concerne, par la voie du Mémorial, II partie. Luxemburg den 7. December 1863. Der General-Director des Innern und der Justiz, Neuman. Art. 5. Art. 6. Luxembourg, le 7 décembre 1863. Le Directeur-général de l'intérieur et de la justice, NEÜMAN. 525 Beschluß, das Grasrupfen und Laubsammeln Arrêté relatif à l'enlèvement des herbes et feuilles in den Gemeinde-Waldungen betreffend. mortes dans les fois communaux. D e r G e n e r a l - D i r e c t o r des I n n e r n L E DIRECTEUR-GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ET DE und d e r J u s t i z ; LA JUSTICE ; I n Erwägung, daß, wegen des Futtermangels, Attendu qu'à raison du manque de fourrages es angemessen erscheint, den Einwohnern in Be- etc. il convient de venir en aide aux habitants zug auf den Unterhalt des Viehes zu Hülfe zu pour l'entretien du bétail ; kommen; Sur le rapport du garde-général en chef des Auf den Bericht des Oberförsters en chef vom forêts, du 4 décembre courant, nos 450 et 504; 4. December c., N r . 450 und 504; Arrête : Beschließt: Art. 1 e r . Art. 1. Il est permis aux habitants des communes ou Den Einwohnern der waldbesitzenden Gemeinsections propriétaires de bois, d'arracher de den oder Sectionen ist es erlaubt, unter nachl'herbe et d'enlever des feuilles mortes dans les stehenden Bedingungen in den Gemeindewäldern bois communaux, pour servir de nourriture et de zur Fütterung und Streu des Viehes Gras zu litière au bétail, sous les conditions : rupfen und dürres Laub zu sammeln:
  13. a)que l'arrachis de l'herbe devra se faire à la
  14. a)Das Rupfen des Grases soll mit der Hand main sans instrument tranchant; und ohne Schneidewerkzeuge geschehen.
  15. b)que les feuilles mortes devront être amassées
  16. b)Beim Sammeln des dürren Laubes dürfen au moyen de râteaux en bois et non autrement, nur hölzerne Rechen gebraucht und der Boden an keiner Stelle gänzlich von Laub entblößt werden. et que la couche ne pourra nulle part être enlevée entièrement ;
  17. c)que personne ne pourra vendre ou céder à
  18. c)I n den Gemeinde-Waldungen gesammeltes Laub oder Gras darf niemand an andere ver- un autre des feuilles mortes ou herbages pris dans les bois communaux; kaufen oder abtreten.
  19. d)que les parties de bois abandonnées aux dites
  20. d)Die zu obigem Zwecke angewiesenen Waldstrecken werden von der Forstverwaltung im Ein- fins seront désignées par la partie forestière de vernehmen mit der zuständigen Ortsbehörde be- commun accord avec l'autorité locale compétente; zeichnet; vorbehalten bleiben auf jeden Fall die resteront en tout cas exceptés les cinq coupes les fünf jüngsten und die fünf ältesten Schläge, die plus jeunes et les cinq coupes les plus âgées, les jungen mittels Saat oder Pflanzung geschaffenen jeunes peuplements provenus de semis ou de Bewaldungen, sowie die steilen, besonders gen plantations et les côtes en pentes très-rapides, surtout celles exposées au sud; Süden gelegenen Abhänge.
  21. e)que les jours et heures pendant lesquels i l
  22. e)Die Tage und Stunden, an welchen von pourra être fait usage de la dite permission, seront besagter Erlaubnis Gebrauch gemacht werden darf, également fixés par l'administration forestière de sollen ebenfalls von der Forstverwaltung im Einvernehmen mit der Ortsbehörde festgesetzt werden. concert avec l'autorité locale intéressée;
  23. f)Gespanne zum Transport von Gras und dür-
  24. f)que tout attelage pour le transport de l'herbe ou des feuilles mortes à travers le bois restera inrem Laub durch die Waldungen sind untersagt. terdit; 526
  25. g)Die durch gegenwärtigen Beschluß bewilligte Erlaubnis hört mit dem 1. Mai 1864 auf. Art. 2.
  26. g)que la permission dont i l s'agit au présent arrêté, cessera au 1er mai 1864, Gegenwärtiger Beschluß soll behufs Vollziehung in den zweiten Theil des Memorials eingerückt werden. Le présent arrêté sera inséré au Mémorial, II partie, pour recevoir son exécution. Luxemburg, den 9. December 1863. Der General-Director des Innern und der Justiz, Neuman. Art. 2. Luxembourg, le 9 décembre 1863. Le Directeur-général de l'intérieur et de la justice, NEUMAN. Bekanntmachung. — Stände-Versammlung. Avis. — Assemblée des États. Durch König!.-Großherzogl. Beschluß vom 8. Par arrêté, royal grand-ducal du 8 décembre December 1863 ist Herr Deny, Regierungsrath 1863, le sieur Deny, conseiller-secrétaire général und General- Secretar, zum Greffier und Herr du Gouvernement, et le sieur Schon, sous-chef de Schon, Unter-Büreauchef bei der Regierung, zum bureau au Gouvernement, sont nommés aux foncGreffier-Gehülfen der Stände-Versammlung er- tions de greffier et respectivement à celles de greffier-adjoint de l'Assemblée des États. nannt worden. Luxemburg, den 11. December 1863. Der Staatsminister, .Präsident der Regierung, Baron V. de Tornaco. Luxembourg, le 11 décembre 1863. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Baron V. DE TORNACO. Bekanntmachung. — Abwesenheits-Erklärung. Avis. — Déclaration d'absence. Der G e n e r a l - D i r e c t o r des I n n e r n L E DIRECTEUR-GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ET DE und der Justiz; LA JUSTICE; Nach Einsicht des Art. 118 des Civil-Gesetz- Vu l'art. 148 du Code civil et l'arrêté royal buches, und des Königlichen Beschlusses vom 19. du 19 janvier 1845; Januar 1815; Fait connaître que par jugement du tribunal Bringt zur öffentlichen Kenntnis, daß durch Urtheil des Bezirksgerichtes zu Luxemburg vom d'arrondissement à Luxembourg, en date du 21 21. October 1863 eine contradictorische Unter- octobre 1863, une enquête contradictoire a été suchung behufs Abwesenheits-Erklärung des Peter ordonnée pour faire déclarer l'absence de Pierre Bernard aus Rollingergrund angeordnet wor- Bernard de Rollingergrund. den ist. Luxemburg, den 12. December 1863. Der General-Director des Innern und der Justiz, Neuman. Luxembourg, le 12 décembre 1863. Le Directeur-général de l'intérieur et de la justice, NEUMAN. 527 Beschluß, wodurch die Veröffentlichung des allgemeines Berichtes über die Lage des Ackerbaues i m J a h r 1862 angeordnet w i r d . Arrêté ordonnant la publication du rapport général sur la situation de l'agriculture pour l'année 1862. D e r S t a a t s m i n i s t e r , P r ä s i d e n t der Regierung ; LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT; Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes über die Lage des Ackerbaues im Jahre 1862; Vu le rapport général sur la situation de l'agriculture pour l'année 1862; Vu l'art. 12 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857 ; Arrête : Nach Einsicht des Art. 12 des Königl.-Großh. Beschlusses vom 28. November 1857; Beschließt : Einziger Artikel. Der vorerwähnte Bericht soll ins „Memorial" eingerückt werden. Luxemburg, den 25. November 1863. Article unique. Le rapport général susmentionné sera inséré au Mémorial. Luxembourg, le 25 novembre 1863. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Baron V. DE TORNACO. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Baron V. de T o r n a c o . Bekanntmachung. — Zollwesen. Zwischen Preußen und den übrigen Staaten des Zollvereins und der Republik Chili ist ein Handels-, Freundschafts- und Schifffahrts-Vertrag abgeschlossen worden, und kann von demselben bei der Großherzoglichen Zolldirection Einsicht genommen werden. Luxemburg, den 4. December 1863. Der General-Director der Finanzen, Ulveling. 528 Marktpreise. - Bezeichnung der Lebensmittel, u. dgl. Weizen 50 21 25 19 06 19 00 22 52 28 17 34 18 48 18 07 17 10 16 71 19 80 12 14 21 20 14 62 14 50 14 90 12 11 80 13 50 10 16 10 21 13 69 10 00 5 86 41 00 5 59 5 89 7 00 12 53 12 83 13 39 24 18 67 18 . . . . . 15 . , 12 . Spelz . . . . Heidekorn . Hafer . . . . 6 94 . . . . 14 70 Bohnen. . . . Linsen . . . . Erbsen . . 3 25 0 50 0 44 0 36 0 50 0 45 38 0 35 0 40 0 31 0 32 0 40 0 35 0 30 0 28 0 30 20 2 05 2 09 2 07 1 90 1 90 1 90 2 00 2 00 0 75 0 78 0 70 0 70 0 68 0 70 0 70 0 70 0 55 100 K i l o . 9 50 7 50 4 20 0 90 1 00 0 90 0 90 45 0 47 . 0 39 0 . 0 35 Geschälte G e r s t e . . 0 30 Butter . . . . 2 Eier. . . . . . Mischel-Mehl. Roggen-Mehl. Heu Stroh . . Kilogr. Dutzend. . .. 0 45 10 50 7 50 1 20 0 92 1 00 K u h - o d . Rindfleisch 1 00 0 83 Kalbfleisch. Buchenholz. Eichenholz. . . . Stere. . Weichholz. . . . Ochsenfleisch . . 00 30 0 Weizen-Mehl. 6 3 94 . 6 00 2 . 5 3 00 Kartoffeln . 1863. 21 00 21 Roggen. November M i t t e l p r e i s e der verkauften Lebensmittel auf den Märkten von Maße oder Ettel- EchterLuxem- D i e Greven E s c h Wiltz. Remich M e r s c h . Gewicht. brück. nach. kirch. burg. macher. a. d . A . . . . . Hectoliter 20 Mischelfrucht . Gerste 2 . H ä l f t e des M o n a t s Kilogr. 7 08 00 0 70 90 0 90 0 74 0 81 5 62 1 0 . . 1 00 0 66 0 70 0 80 0 77 0 70 0 90 0 70 0 70 Hammelfleisch. . 0 87 1 05 0 90 1 20 0 76 0 90 1 00 0 90 0 90 Schweinefleisch. . 1 30 1 15 1 40 1 20 0 93 1 10 1 20 1 80 Druck von V. Bück. RAPPORT GÉNÉRAL présenté par la Commission d'agriculture SUR LA DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG EN 1862 CONSIDÉRATIONS PRÉLIMINAIRES, Le rapport général annuel présenté par la Commission d'agriculture sur la situation agricole du Grand-Duché de Luxembourg, en suite de l'art. 12, 2e alinéa de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, doit fournir des renseignements sur 1° le produit de la dernière récolte; 2° les effets des lois et règlements relativement à l'agriculture; 3° les mesures qu'il peut y avoir lieu de prendre dans l'intérêt de cette dernière. Les rapports des années antérieures, dont l'impression a été prescrite conformément au 3e alinéa de l'art. 12 de l'arrêté prévisé, indiquent les documents sur lesquels se basent nos appréciations. Ils constatent que, pour la partie statistique, elles sont rédigées à l'aide des renseignements fournis d'une part par les membres de la Commission d'agriculture et les vétérinaires du Gouvernement, d'autre part par différents corps officiels, notamment par les administrations communales. Comme les années antérieures, un certain nombre de rapports de ces dernières laissaient à désirer quant aux soins apportés à leur rédaction; de plus ils se sont quelquefois fait attendre trop longtemps. En le constatant ici, nous n'avons pour but que de témoigner nos bien vifs remerciements à MM. les bourgmestres qui, comprenant l'importance des données à fournir, firent apporter à leur rédaction les soins et la célérité nécessaires. Nous leur sommes d'autant plus reconnaissants de leur coopération éclairée, que c'est précisément d'eux que dépend le plus sauvent la possibilité de réunir de bonnes données statistiques. Après avoir indiqué les sources auxquelles nous avons cru devoir puiser pour la rédaction de nos rapports il nous reste à faire connaître la méthode suivie pour réunir les renseignements fournis et les grouper. Nous avons, en l'espèce, adopté les errements suivis dans les publications analogues faites par les pays qui nous entourent, sans pour cela négliger les modifications et les chanAnnexe au Mémorial 1863. IIe partie. a 2 gements réclamés par notre position et nos besoins spéciaux. D'ailleurs ici aussi nous devons tenir compte des progrès réalisés et étendre dans les mêmes proportions le cadre de nos investigations et de nos travaux. L'agriculture forme l'une des grandes divisions de l'industrie générale. Comme telle, elle est soumise aux mêmes lois économiques que les autres branches de l'activité humaine. Tous les faits qui influent sur ces lois, doivent par suite être examinés et discutés à notre point de vue spécial. La création de nos voies ferrées, le développement du commerce et de l'industrie qui en sont la suite, s'il n'avait même pour conséquence que de rapprocher le consommateur du producteur, seraient déjà le signal d'une nouvelle ère du progrès agricole. Car ne l'oublions pas, l'agriculture ne devient une industrie qu'avec les débouchés, attendu que sans ceux-ci elle ne produit que pour elle. «L'agriculture sans débouchés, dit Lecouteux, c'est le climat violenté; c'est la vigne prenant la place du blé, dans les terres cultivées, et le seigle prenant la place de la vigne, c'est enfin le travail agricole mal appliqué...... L'agriculture sans débouchés est l'agriculture du passé. L'avenir, ajoute-t-il, c'est chaque culture remise à sa place; c'est dans toute la force du terme, l'utilisation de nos ressources climatériques; c'est la spécialisation, la division du travail agricole; c'est la production rurale basée sur l'échange des produits; c'est la petite culture et la grande culture prenant chacune ses proportions, son terrain, ses débouchés ; celle-ci s'attachant surtout aux denrées alimentaires de première nécessité, les grains et les bestiaux ; celle-là prodiguant sa main-d'œuvre aux plantes industrielles, arbustes et légumes; c'est par conséquent la population croissant en nombre et en richesses par un meilleur emploi de ses forces productives, et une plus large consommation des produits agricoles et industriels.» Les nombreuses routes qui sillonnent le pays et qui mettent la consommation à la portée de la production, notre réseau de chemins de fer qui assure des débouchés permanents aux produits de notre sol, permettront d'élever à son maximum d'effet utile le travail individuel de chaque producteur, et couronneront de même les efforts de l'homme qui demande à la terre la récompense de son travail et de ses sueurs. Cette prospérité croissante de l'agriculture à laquelle nous devons déjà tant d'améliorations et de progrès, sera encore augmentée et deviendra complète lorsque notre réseau de chemins de fer sera achevé. En signalant ces heureux résultats, nous constaterons avec bonheur que nous les devons aux efforts du Prince qui a pris sous Son égide toute spéciale l'établissement de nos voies ferrées, et a ainsi contribué à asseoir le progrès agricole, auquel Il a accordé Sa haute sollicitude, sur la base solide de l'augmentation de la fortune individuelle et par suite de la richesse publique. CHAPITRE I. Administration agricole. §1. COMMISSION D'AGRICULTURE. Il n'est survenu, en 1862, aucune mutation dans le personnel de la Commission d'agriculture, dont la réunion annuelle ordinaire s'est tenue à Luxembourg les 10 et 11 décembre 1862. Pendant le courant de l'année 1862, aussi bien qu'à l'occasion de cette assemblée générale, elle a traité 238 affaires qui se répartissent comme suit : 3 Nombre total ANNÉE. des affaires traitées. Dans ce nombre sont compris Rapports. Propositions. Réquisitoires. 1858 71 5 7 1859 147 5 4 1860 156 3 6 1861 191 12 15 1 1862 238 19 6 13 Total… 803 44 38 14 Ainsi continuation de l'augmentation du chiffre des affaires traitées. Quant à leur objet, il sera, comme celui des années antérieures, analysé dans le cours du présent travail. § 2. COMITÉ PERMANENT DE LA COMMISSION D'AGRICULTURE. Le Comité permanent de la Commission d'agriculture, institué par l'art. 16 de l'arrêté royal grand-ducal du 28 novembre 1857, et qui a à s'occuper pendant l'intervalle des réunions des affaires courantes, a été renouvelé lors de l'assemblée générale ordinaire annuelle. Il se compose par suite pour l'année 1861 de MM. Eug. Fischer, président de la Commission d'agriculture, président; de Colnet d'Huart et Ch.Faber, vétérinaire, membres; Koltz, secrétaire. Il s'est réuni les 5 avril, 11 août et 8 septembre 1862, pour traiter les affaires qui lui sont réservées et qui sont comprises dans l'état ci-dessus. La communication subséquente en faite à l'asblée générale, n'a donné lieu à aucune observation. § 3, DISTRICTS AGRICOLES. La circonscription des districts assignés en 1858 à chaque membre de la Commission d'agriculture, à l'effet d'y remplir spécialement les attributions conférées au collège entier, n'a été l'objet d'aucune modification. § 4. COMICES AGRICOLES. Lors de l'assemblée générale extraordinaire du mois d'octobre 1861, la Commission d'agriculture a élaboré un projet de règlement pour l'organisation de comices agricoles, telle qu'elle est prévue par l'art. 29 de l'arrêté organique du 28 novembre 1857. 4 Ce projet partait de l'utilisation des sociétés agricoles existant aujourd'hui dans le pays, et prévoyait entre autres : 1° Maintien du Conseil d'administration de chaque société sous la direction d'un comité central, choisi par élection ; 2° Tenue des concours, une année à Luxembourg, une année à Diekirch ; 3° Publication d'un seul journal pour les deux sociétés réunies, etc., etc. L'adoption de ce projet a, paraît-il, rencontré des difficultés, auxquelles nous sommes toutefois restés étrangers, d'autant plus que nous les ignorons complétement. § 5. SOCIÉTÉS AGRICOLES. D'après les renseignements officiels qui nous sont parvenus sur les deux sociétés libres d'agriculture fonctionnant dans le pays, il résulte que ces institutions qui ont pour but d'encourager, de faciliter et de diriger le progrès agricole, présentent la situation suivante : A) Nombre de membres. D'après les listes produites, le nombre suivant de personnes faisait partie des sociétés agricoles du Grand-Duché au 31 décembre 1862, comme membres payants : Nombre de membres payants. CANTONS de Société royale Cercle agricole agricole. et horticole. 1861 2 14 50 30 4 12 26 25 16 1 8 Total… 188 Membres de l'étranger. 8 Total général… 196 Capellen… Clervaux… Diekirch… Echternach… Esch-sur-l'Alzette… Grevenmacher… Luxembourg… Mersch… Redange… Redange… Wiltz… Différence en plus… Id. moins . 1862 9 48 29 6 13 27 22 15 8 177 9 186 10 Total. 1861 1862 1861 1862 71 1 6 89 38 125 44 17 13 2 411 73 1 7 6 99 42 147 52 21 22 4 474 73 15 55 36 93 50 151 73 10 55 35 105 55 174 69 74 33 14 10 36 22 12 599 8 651 9 411 474 607 660 5 63 53 Comme 37 de ces membres font partie des deux sociétés, il s'ensuit qu'il n'y a en réalité que 5 616 habitants du pays qui prennent part aux travaux de ces associations. Il y a donc encore loin, même proportionnellement, du nombre des adhérents aux sociétés des pays qui nous environnent En effet les Comices du Luxembourg belge comptent près de 2000 membres, tandis que ceux de la province du Rhin en ont plus de 15,000. Quant aux qualités des membres de ces sociétés, elles sont relevées dans le tableau qui va suivre. Membres faisant valoir comme propriétaires ou fermiers . — propriétaires fonciers… — — exerçant une profession se rapportant à l'agriculture… — — exerçant une profession libérale. . — — — une autre profession ou industrie… — — rentiers… — — fonctionnaires… Total… Société Royale agricole. Cercle agricole et horticole. TOTAL. 103 19 354 37 457 56 10 14 36 8 46 22 6 4 30 17 6 16 23 10 46 186 474 660 B) Recettes et Dépenses. D'après les comptes apurés de l'exercice 1862, les associations agricoles du Grand-Duché disposaient des ressources suivantes : Société Cercle agriRoyale cole et agricole. horticole. TOTAL. Excédant des recettes pour 1861… Subside du Gouvernement… Cotisations et autres recettes… 3561 44 1400 00 4377 80 974 85 1400 00 3263 75 4536 29 2800 00 7641 55 Total pour 1862… Total pour 1861… 9339 24 9527 00 4638 60 5627 01 14977 84 15154 01 Différence en plus… — en moins… 187 76 11 59 176 17 Les cotisations s'élèvent par membre de la Société Royale agricole à 10 fr.; par membre du Cercle agricole à fr. 7 50.Pour l'exercice 1862, il y a : cotisations arriérées de la Société Royale agricole 14, du Cercle agricole et horticole également 14. Dans la somme de 4377 80 portée sub 3 en recette à la Société Royale agricole figurent 2000 fr. pour primes allouées par S.A.R. le Prince Henri, son Président d'honneur. 6 Il est porté en dépenses pour le même exercice: Société Royale agricole. Cercle agricole et horticole. SOMMES SOMMES allouées. 1862 dépensées. 1862 allouées. dépensées. 1861 1862 1861 1862 1035 3000 1125 3100 Crédits pour primes 3100 Primes allouées par S. A.R. le Prince Henri 1350 1955 2425 1775 des Pays-Bas Primes allouées par des 150 150 particuliers Prix décernés en 1860 et 1861 et payés en 300 1490 4670 1530 1670 1861 et 1862 Frais d'impressions, de bureau, d'administra3192 78 2396 44 1850 56 1901 2300 tion, etc. Total des dépenses. 9747 78 9591 44 5965 56 6561 11 5600 9339 24 9527 — des recettes 3600 2635 3575 700 238 678 15 1330 1779 16 1233 22 5655 4652 16 5516 37 5627 01 5638 60 1861 1861 25 Excédant des recettes 974 85 3561 44 en 1861 2778 13 en 1862 122 23 Nous ferons observer que toutes les fonctions sont honorifiques. Toutefois la Société Royale agricole alloue une indemnité de 500 fr. pour la rédaction de son Bulletin. Y compris cette somme, les frais portés dans la dernière rubrique du résumé ci-dessus s'élèvent pour la Société Royale agricole à fr. 10 02, pour le Cercle agricole à fr. 2 63 par membre. Quant aux sommes distribuées en primes, elles peuvent être considérées comme encouragement général à l'agriculture du pays, attendu que la Société Royale agricole paye sans aucune condition les primes données à toute personne sociétaire ou non, et qu'elle ne fait qu'une retenue de 17 fr. sur les primes des lauréats non sociétaires des concours d'animaux domestiques. Le Cercle agricole par contre admet sans aucune condition à tous ses concours et liquide les primes telles qu'elles sont accordées par les jurys. C. Publications. Les journaux agricoles publiés par nos deux sociétés d'agriculture continuent de paraître comme par le passé. Le seul changement survenu consiste en ce que les Annales du Cercle agricole sont devenues hebdomadaires depuis le 1er janvier 1862, qu'elles ont aggrandi leur format et doublé le nombre de leurs feuilles d'impression. Ce journal n'en est pas moins distribué gratuitement à ses membres, tandis que l'abonnement de celui de la Société agricole coûte 2 fr. 7 Le Cercle agricole a édité pour la neuvième fois le calendrier agricole qu'il a fondé en 1855 Ses membres le reçoivent également gratis et si les renseignements donnés par l'éditeur sont exacts, le nombre d'exemplaires qui se place dans le pays, augmente d'année en année, de sorte que l'édition s'élève aujourd'hui à 3000 exemplaires. § 6. BUDGET DE L'AGRICULTURE. Le budget de l'État pour l'exercice 1862 contient les crédits suivants dans l'intérêt de l'agriculture : 1° Commission d'agriculture 1.500 2° École agricole 13,000 3° Traitement des vétérinaires 4,700 4° Frais de voyage de ces derniers 1.000 5° Amélioration de la race chevaline. — Dépôt des étalons à demeure fixe 36.000 6° Amélioration des races de bétail 6,500 7° Subside à certaines communes dans l'intérêt de la saillie des bêtes à cornes 5,000 8° Crédits pour procurer aux petits cultivateurs des Ardennes de la chaux à prix réduits 4,000 9° Subside aux communes pour boisement 500 10° Travaux d'irrigation et de drainage 4,000 11° Subside aux sociétés agricoles 3,000 Total pour 1862 fr. 79,800 — pour 1861 fr. 59,200 Augmentation en faveur de 1862 fr. 20,600 Cette augmentation paraîtra, à la première vue, considérable. Elle a toutefois été nécessitée par l'organisation du service de la monte des étalons à demeure fixe, sur laquelle nous nous réservons de revenir. Constatons toutefois ici que les encouragements votés dans les derniers temps dans l'intérêt de l'agriculture, outre leur influence sur la richesse publique, sont d'un effet moral très-appréciable sur nos populations agricoles. C'est ainsi que l'intérêt que l'État porte si visiblement au progrès de l'agriculture, les sacrifices notables qui sont faits pour le propager, donnent à réfléchir au cultivateur; son zèle en est stimulé, l'indifférence fait place à une louable émulation, son émancipation intellectuelle fait de rapides progrès. Par cela qu'il se voit l'objet de tant de sollicitudes, il se respecte davantage; il est fier de son industrie et il cherche à s'y distinguer. Enfin, il voit que si d'un côté il doit continuer à pourvoir en grande partie au budget des voies et moyens, il lui est également fait une plus large part dans celui des dépenses. C'est d'ailleurs le meilleur moyen d'augmenter ses ressources et par suite de satisfaire avec plus de plaisir et de facilité à ses devoirs de citoyen et de contribuable. CHAPITRE II. Étendue du domaine agricole § 1. NATURE DE CULTURE. L'étendue du domaine agricole, par nature des cultures, telle que les opérations cadastrales la renseignaient jusqu'en 1856, a été détaillée dans le rapport de 1858. Les mutations y apportées 8 par la conversion de terrains improductifs en terres arables, par le déboisement etc., ont été signalées dans nos rapports subséquents. Il ne nous reste par suite qu'à indiquer les changements survenus en 1862, ce qui aura lieu dans le tableau suivant : TERRES VAINES, BRUYÈRES ETC. ConConTranstenance verties formées totale mise en terres Boisées. en laboura- prairies. en bles. culture. CANTONS. h. Capellen BOIS. Prairies Terres trans- labourables formées Convertis Conconen verties terres en tenance en labouraprairies. bles. déboisée. prairies. a c. h. a. G. h. a. c. h. a. c. h. a, c. h. a. c. h. a. c. h. a. c. . . , 49 90 30 4 90 30 Clervaux . . . 19 50 17 50 1 Diekirch . . 28 70 3 10 4 10 10 18 50 5 5 7 16 6 72 . , 7 50 3 1 2 2 2 35 7 85 Esch-sur-l'Alzelte. 6 6 17 77 17 77 48 1 80 Grevenmacher . 2 2 6 35 6 35 38 2 39 Luxembourg . . 65 65 33 2 75 1 10 . Echternach M e r s c h . . . . Redange . . . Remich . . . Wiltz . . . . TOTAL pour 1862- 5 12 43 30 12 43 30 4 92 1 50 3 50 6 30 4 30 2 4 05 4 05 8 17 7 3 4 17 32 17 32 1 90 20 20 3 20 3 20 18 60 5 6 102 90 30 48 80 30 12 40 7 60 41 61 30 153 12 30 153 12 30 26 15 20 40 1 30 24 71 9 En suite de ces mutations il a apporté les changements suivants aux différentes natures de culture : Terres labourables. Contenance totale 1028 25 81 Défrichements nouveaux 48 80 30 Bois transformés 153 12 30 Prairies rompues 26 19 Total pour 1862 h. 1256 37 41 — 1861 1028 25 80 Reste augmentation 238 11 60 A déduire terres labourables converties en prés 24 71 Reste finalement. h. 213 40 61 De sorte que la contenance totale des terres labourables était à la fin de 1862 de h. 110,963 08 15 Terres sartables, vaines, broussailles etc. Contenance totale 32,302 63 40 Mis en culture 102 50 30 Reste fin 1862 h. 32,200 13 10 Prairies. Contenance totale 24,862 39 92 Terres vaines transformées 12 10 Bois convertis en prés Terres labourables id. 24 71 24,899 20 92 A déduire pour prés rompus 26 19 Reste définitivement 24,873 01 92 Différence en plus pour 1862 h. 10 62 Bois. Contenance totale 78,914 76 62 — déboisée 153 12 30 Reste h. 78,761 64 32 Nouveaux peuplements 41 60 Total final 78,803 24 32 Différence en moins pour 1862 . 111 52 30 Annexe au Mémorial 1863, IIe partie. b 10 De la superficie nouvellement boisée, 25 h. 30 sont formées de résineux, le restant est en essences feuillues. Il résulte des renseignements ci-dessus que la contenance en terres labourables et en prairies est augmentée et qu'elle a été gagnée en grande partie sur le sol forestier, et aussi sur les terres improductives. Ces deux natures de propriétés ont par suite moins d'extension et ont continué à suivre la marche décroissante, d'ailleurs constatée dans nos précédents travaux. Les chiffres cidessous sont destinés à donner une idée plus exacte de la marche de ces mutations. Changements survenus dans le mode de jouissance du sol. Augmentation de contenance. Période NATURE DE PROPRIÉTÉ. Période de de 1849-1855 1856-1862 moyenne moyenne de 6 années de 6 années Terres labourables Période Période de de 1849-1855 1856-1862 moyenne moyenne es de 6 années de 6 anné 1862 Bois et haies à écorces 1862 h. a. c. h. a. c. h. a. c. h. a. c. h. a. c. h. a. c. 151 23 49 171 54 30 213 40 61 62 90 36 171 24 28 102 50 30 Terres sartables, vaines etc. Prairies Diminution de contenance. 5 46 24 13 79 08 10 62 44 55 54 30 59 27 111 52 30 Dans les 213 h. 40 61 convertis en terre arable, se trouvent 48 h. 80 30 de terrains jusqu'ici improductifs. Le reste provient principalement du sol boisé livré à la cognée. Les déboisements sont donc loin de se ralentir, ils ont au contraire atteint un chiffre tout à fait extraordinaire et méritent de fixer l'attention. En effet, le sol forestier a encore d'autres missions à remplir que de satisfaire aux besoins de calorique. Son influence sur le climat, le régime des eaux, l'état hygroscopique et météorologique d'une contrée, ne peut plus être révoqué en doute, témoin les sacrifices que le Gouvernement français s'impose pour reboiser les terrains dévastés lors de la révolution de 1793. Au surplus, s'il y a des déboisements réussis, il y en a d'autres qui ont été loin de donner les résultats qu'on en attendait. Il n'en pouvait être autrement, lorsqu'on considère que la destruction des forêts est le plus souvent une spéculation dans laquelle le bois se trouvant sur la superficie, et les premières récoltes, doivent faire le bénéfice de l'entreprise. Le terrain une fois épuisé, on reconnaît quelquefois, mais trop tard, que ce ne sont pas les terres qui manquent à la culture, mais bien la main-d'œuvre et surtout le capital. Nos cultivateurs sont très-enclins à oublier que toute extension des terres arables, sans augmentation des forces productives et du capital, est une cause d'appauvrissement du tout, et qu'un hectare bien cultivé donne un revenu net plus considérable qu'une superficie triple mal fumée et mal labourée. 11 Au surplus, lorsque comme chez nous ou compte encore 32,200 hectares, soit 8,8 pCt. de la superficie totale de terres vagues ou improductives, il y a tout lieu de croire que nous n'éprouvons pas encore le besoin de recourir au déboisement du sol forestier pour satisfaire aux besoins du moment, et qu'il reste encore de la marge, notamment pour la population de certaines régions, entr'autres de la partie nord du pays. $ 2. DISTRIBUTION DU DOMAINE AGRICOLE. Le morcellement de la propriété, signalé dans nos rapports antérieurs, continue à suivre une marche ascendante, de sorte que le parcellage, au sujet duquel nous avons donc de des renseignements positifs, continue à, progresser. Les biens d'un seul tenant deviennent donc de plus en pins rares. Nous rappellerons le moyen provisoire que nous avons proposé pour parer aux nombreux inconvénients présentés sous le rapport agricole par cet état des choses. Il consistait à encourager les échanges, en rétablissant le droit fixe d'enregistrement perçu dans le temps sur les actes y relatifs . CHAPITRE III. Produits agricoles. — Etat des récoltes. § 1. MÉTÉOROLOGIE. L'influence de la température sur les travaux du cultivateur et sur les résultats qu'ils pruduisent, est connue. La connaissance des phénomènes qu'elle présente mérite donc de fixer l'attention, surtout lorsqu'il s'agit d'apprécier le rendement des différents fruits de la terre. L'aperçu de l'état méétéorologique qui va suivre, est par suite destiné à servir de commentaire aux états de renda11.95 4.95 12.40 5.85 3.15 8.49 5.05 1.15 Octobre Novembre Décembre 29.3 15.55 15.30 13,80 Septembre + 17.10 18.40 17.67 Août id. + 35.00 16.35 17.20 16.67 Juillet Maximum 14.25 16.95 16.49 Juin observé- 17.00 14.60 13.90 14.09 Mai Minimum 10.86 9.28 9.64 Avril 1.50 8.20 6.65 5.25 Mars 0.01°C. °C. + Janvier MOIS. Moyenne 1861 C. + 2.15 1862 •iques observées aux époques suivantes : -12.2 2.79 1.92 4- 4.65 Février 0.30 ient des récoltes de 1862. Nous le ferons d'abord précéder du tableau des moyennes thermomé- 12 Des chiffres ci-dessus et des notes relevées en même temps il résulte que l'année 1862 n'a présemé rien de bien anormal sous le rapport météorologique, mais qu'elle a continué à présenter l'aspect exceptionnel qui a été l'un des traits saillants de la température depuis 1857. C'est donc bien le cas de dire que les années se suivent, mais ne se ressemblent pas. Les renseignements donnés ci-après se chargent de le prouver. Janvier : La température a été moins froide qu'en janvier 1861. Le nombre de jours de gelée a été également moins, grand ; par contre il est tombé une quantité d'eau plus considérable; mais la neige a été moins rare. Février: Température moyenne exceptionnellement élevée; 18 jours de gelées. Mars : En mars il y eut des maxima dépassant 20° C. Feuillaison du lilas, 8 mars. Avril : Très-sec comme en 1861, mais à température supérieure. Les gelées des 13, 15 et 16 ont nui aux fruits à noyau, qui étaient a pleine fleur. Apparition des hirondelles, 20 avril. Mai : Température plus élevée qu'en 1861, mais peu supérieure à la moyenne et très-variable. On fauche la luzerne le 12 mai. Épiage du froment et floraison du raisin fin mai. Juin : Refroidissement de la température arrêtant la végétation. Ciel constamment demi-couvert, froid et pluvieux contrariant la floraison et la fécondation des blés. Des ouragans ont fait verser les durs grains, ce qui a d'autant plus nui, que les pailles étaient plus grandes. Juillet : La température se relève et devient supérieure à celle des mois afférents de 1860 et 1861. Par contre Août est en génral froid et humide; un orage accompagné de grêle ravage, le 15 de ce mois, le territoire de Burmerange, Schengen, Remerschen et Wintrange. Septembre est plus pluvieux et moins doux que le mois correspondant de 1861. L'alternance de froid et de pluies n'est toutefois pas défavorable aux récoltes, tandis qu'elle est d'un bon effet pour la semaille et la levée des durs grains. Il en est de même en Novembre, où la même température a dominé. Quelques petites gelées ont fait du bien en détruisant les limaces et autres vermines se cachant dans les emblaves. Décembre continuant d'être doux et humide, les travaux extérieurs du cultivateur ne sont pas arrêtés. Le bétail continue à jouir de la pâture. En résumé, les premiers mois de l'année ont été très-propices a la végétation. Aussi le printemps de 1862 restera-t-il comme l'un des plus remarquables par sa précocité et sa douceur. Malgré l'absence de pluie à son début, la végétation était en avance de trois semaines. Mais l'abaissement de température en juin et dans les premiers jours de juillet, les pluies et les orages qui sévirent alors, influèrent défavorablement sur le résultat final. Par bonheur elles ne furent pas de trop longue durée, de sorte qu'en dernière analyse, le cultivateur, comme on le voit, n'a pas trop eu à se plaindre du produit de ses travaux et de ses peines. § 2. ÉTAT DE LA RÉCOLTE. Les végétaux de grande culture se rencontrant dans le pays, ont été indiqués dans nos précé- 13 dents rapports. Dans les renseignements qui vont suivre, nous n'aurons que ceux-ci en vue, laissant pour une autre rubrique tes nouveautés qui pourraient avoir été essayées en 1862 ou qui n'ont pas encore conquis une place dans nos assolements. A) Céréales et farineux. La récolte des durs grains s'est en général effectuée dans de bonnes conditions, mais le rendement aurait pu être meilleur. Le froment a surtout souffert des pluies survenues au moment de l'épiage et de la floraison. Cette dernière a été par suite trop prolongée et inégale. En outre, des pluies torrentielles ont fait verser les blés, de sorte qu'ils ont souffert de ventaison et que le grain est resté petit, mal nourri. La paille, par contre, a été longue et abondante. L'épeautre ou engrain a été dans le même cas, mais il n'a pas souffert de la verse. Son rendement est celui d'une année moyenne. Le seigle a également versé de bonne heure; il paraît de plus qu'il avait souffert des intempéries de l'hiver, il a donné une bonne quantité de paille; peu de grains, de qualité moyenne. C'est la récolte de l'année qui laisse le plus à désirer, toujours par suite de la température anormale de juin. Le méteil, mélange de seigle et de froment, qu'on cultive d'ordinaire la où le froment seul laisse à désirer et qu'on fait entrer dans les assolements du Nord à mesure que les terres s'améliorent, a donné un produit moyen comme qualité et comme quantité. L'avoine n'a depuis nombre d'années donné un rendement aussi satisfaisant sons le rapport de a qualité du grain et surtout de la paille. On n'a non plus pas à se plaindre de la quantité. Il en est de même de l'orge, qui grâce à nos nombreuses brasseries, trouve toujours un placement avantageux, et dont la culture prend, dans plusieurs régions du pays, les dimensions d'une culture industrielle. Son produit, aussi bien que celui du trémis, mélange d'orge et d'avoine, est indiqué dans le tableau suivant : 14 FROMENT. CANTONS. Rendement MÉTEIL. SEIGLE. (FROMENT ET SEIGLE.) Rendement Qualité. Qualité. moyen. moyen. Rendement moyen. Qualité. Capellen Hectolitres 9.6 moyenne. 11.5 bonne. 10.4 moyenne. Clervaux 6.3 médiocre. 11.3 moyenne. 9.0 id. Diekirch 10.6 id. 13.9 id. 13.2 id. Echternach 12.0 id. 13.7 id. 12.9 id. Esch-sur-l'Alzette 13.2 moyenne. 14.5 bonne. 14.0 id. Grevenmacher 10.7 id. 12.4 id. 12.2 id. Luxembourg 13.0 id. 16.2 id. 14.8 id. Mersch 11.1 id. 12.7 id. 11.9 id. Redange 9.8 médiocre. 11.0 moyenne. 11.1 id. Remich 13.0 moyenne. 12.2 bonne. 12.0 id. Wiltz 11.0 médiocre. 12.5 moyenne. 12.1 id. Moyenne totale 10.9 moyenne. 12.9 bonne. 12.1 moyenne. — de 1861 13.3 bonne. 14.4 id. 14.5 bonne. Différence en plus Pour 1862 en moins 2.4 1.5 2.4 15 EPEAUTRE, ENGRAIN, PETIT EPEAUTRE. Rendement Qualité. moyen. ORGE. TRÉMIS. AVOINE. (ORGE ET AVOINE.) SARRASIN. RendeRendeRendeRendement Qualité. ment Qualité. ment Qualité. ment Qualité. moyen. moyen. moyen. moyen. bonne. 21.3 bonne. 20.6 moyenne. moyenne. 18.4 id. 9.0 moyenne. 7.8 id. 17.6 bonne. 9.0 23.1 moyenne. 16.7 bonne. 17.1 id. 18.4 bonne. 14.3 médiocre. 6.3 id. 15.7 id. 20.0 id. 19.6 id. 19.1 id. 15.6 18.0 id. 21.0 id. 23.1 id. 7.0 bonne. 17.8 id. 19.1 id. 19.1 id. 20.8 id. 24.0 id. 23.8 id. moyenne. id. 19.9 id. 19.3 id. 36.0 19.8 moyenne. 21.3 id. 19.0 id. 12.3 médiocre. 14.5 id. 8.8 id. 14.0 18.0 id. 15.1 12.0 id. 18.8 id. 16.0 id. 18,0 moyenne. id. 19.2 id. 16.8 id. 13.8 id. 13.8 20.2 bonne. 18.3 16.8 moyenne 22.3 id. 19,9 22.3 bonne. bonne. 12.5 moyenne. 17.1 14.6 bonne. 18.7 2.1 id. 1.6 id. bonne. 2.1 1.6 id. 6.8 16 Le froment de mars, cultivé exceptionnellement dans quelques communes n'est pas compris dans l'état ci-dessus. Le rendement en a été médiocre. On admet 6 hectolitres à l'hectare, du poids de 30 kilogr. Il en est de même de l'orge d'hiver ou escourgeon. Il a été cultivé dans 8 localités du pays et a produit en moyenne par hectare, en 1861. — 1862. Grain hectolitre 20. 17. Paille kilogr. 2200. 1800. Poids de l'hectolitre. kilogr. 55. 60. Comparé au rendement moyen des cinq dernières années, les céréales et farineux récoltés en 1862. donnent le résultat suivant : RENDEMENT MOYEN EN 1857 1858 1859 1860 1861 Moyenne Moyenne totale. 1862 11.3 13.9 15.1 13.3 13.4 13.4 10.9 11.3 15.3 17.3 15.0 12.9 14.4 14.6 16.9 11.4 17.4 15.2 12.1 14.5 15.0 17.5 12.3 14.6 16.5 17.3 12.5 15.6 14.7 19.1 17.1 16.9 18 7 22.7 18.5 16.6 19.8 19.4 Avoine 20.2 22.3 21.8 19.9 14.9 18.2 17.2 Trémis 17.2 18.3 17.5 19.9 21. 18.8 20.9 Sarrasin 16.5 19.5 22.3 14.4 Les tableaux qui précèdent ne relatent que les rendements en grains. Le produit en paille se trouve par contre renseigné dans celui qui va suivre. Froment Seigle Méteil Épeautre Orge PAILLE DE CANTONS. Froment. Seigle. Méteil. 2240 1200 2100 2030 2000 1870 2170 2060 1990 1420 1880 2200 2300 3030 2290 2400 1980 2330 2530 1150 2480 2480 2200 2280 2610 2130 2270 1810 2650 Moyenne totale... — de 1862... 1905 1984 2390 2185 2234 2138 Différence en plus... pour 1862 en moins. 205 96 79 Capellen... Kilog. Clervaux... Diekirch.. Echternach... Esch-sur-l'AIzette... Grevenmacher... Luxembourg... Mersch... Relange.. Remich... Wiltz... 2830 2060 2310 2580 Épeautre ou engrain. Orge. Avoine. Trémis. 1320 1600 1570 1600 1480 1470 1400 1420 1230 1330 1830 2300 2000 1920 2000 1700 1560 1700 1650 1430 1960 1910 1400 1800 1930 1800 1590 1580 1450 1500 1310 1660 1490 1382 1390 1357 1820 1437 1630 1565 108 33 383 65 1720 1460 1400 1140 1730 1500 900 17 Ceci pour la quantité; quant à la qualité, elle ressortira de l'état suivant, dormant le poids d'un hectolitre des différentes céréales cultivées: Sarrasin. Trémis. Avoine. Orge. Épeautre ou engrain. Méteil. CANTONS. Seigle. Froment. POIDS DE L'HECTOLITRE DE Capellen... kilo 76.3 70.7 73.6 61.6 46.5 53.2 58.0 70.9 63.9 68.1 Clervaux... 57.6 46.8 52.3 58.0 Diekirch... 70.0 71.0 74.2 48.0 66.1 44.8 56.6 61.1 77.7 72.5 76.4 44.0 63.3 41.1 52.7 88.2 Echternach... 78.0 62.0 76.7 Esch-sur-l'AIzette... 66.0 46.8 53.1 68.0 77.1 72.0 75.6 40.0 62.4 48.7 50.9 Grevenmacher... 77.0 72.0 74.0 Luxembourg... 59.1 43.5 50.9 51.3 76.3 69.7 74.5 62.0 53.0 43.4 53.7 58.3 Mersch... 73.2 69.0 62.2 51.6 55.8 44.0 47.0 58.0 Redange... 77.6 74.0 73.8 48.5 65.5 52.7 50.3 58.0 Remich... 62.0 76.0 69.0 70.0 44.0 55.0 52.0 Wiltz... Moyenne totale — 76.1 69.6 72.6 48.5 61.1 45.7 53.1 57.7 40.0 46.2 60.0 — de 1861.. 77.0 72.0 74.0 42.5 52.5 7.9 Différence en faveur en plus 8.6 5.7 6.0 0.6 9 de 1862 en moins 2.4 2.3 Pour obtenir un hectolitre de grain, il a fallu battre le nombre suivant de gerbes de cinq kilogr. NOMBRE DE GERBES BATTUES PAR HECTOLITRE. CANTONS. Froment. Capellen Clervaux Diekirch 90 60 85 83 Grevenmacher Luxembourg Mersch 71 74 98 60 75 55 61 65 Redange 82 64 Wiltz Moyenne totale.. — en 1861 Différence (en plus pour 1862 en moins Annexe au Mémorial 1862, IIe partie. 81 46 64 69 53 66 53 80 50 56 56 Echternach... Esch-sur-l'Alzette... 59 Remich Seigle. 20 4 Avoine. Orge. 35 44 32 37 40 35 37 30 34 39 32 36 27 38 37 31 32 28 39 33 39 25 33 18 Les céréales qui font l'objet du tableau ci-dessus, ne sont pas cultivées dans toutes les localités du pays, D'autres n'y sont cultivées qu'exceptionnellement C'est ainsi que le froment n'est en asolement régulier que dans le bon pays. Dans la zône ardennaise cette culture a peu de développement. Sur la Moselle on fait peu d'orge. Par contre celte culture prend de l'extension dans le canton d'Echternach. L'épeautre ne se trouve le plus souvent que dans les poudingues de l'Attert, les marnes irisées et les terres rouges provenant de la désagrégation du grès bigarré et alors encore seulement lorsque la pièce à emblaver ne peut être fumée. Quant au sarrasin, c'est la plante des terrains pauvres. Aussi est-elle peu développée dans le bon pays. Le tableau que nous donnons ci-après permettra d'ailleurs de juger de l'importance et de l'extension de la culture de l'une ou de l'autre de ces plantes alimentaires. 10 11 Clervaux... 11 11 11 6 Diekirch... 14 14 14 14 Sarrasin. 11 Trémis. Méteil. 11 Avoine. Seigle. Capellen... Orge. Froment. de Communes. CANTONS. Épeautre ou engrain. NOMBRE DE COMMIMES où L'ON CULTIVE NOMBRE 9 5 11 11 9 3 1 8 4 12 14 12 14 5 7 8 8 7 9 12 11 1 7 9 7 0 11 12 13 3 11 11 13 2 7 Echternach... 8 8 8 8 Esch-sur-l'Alzette. 12 12 10 12 Grevenmacher... 9 9 7 9 Luxembourg... 14 14 13 Mersch... 11 11 11 14 11 5 Redange... 13 12 13 11 1 6 13 Remich... 10 10 8 10 0 8 10 10 1 Wiltz... 13 10 13 8 0 10 13 2 11 En 1862 on a cultivé dans communes . 126 122 118 114 17 97 124 86 60 122 116 115 20 104 125 89 71 1 3 7 1 3 11 En 1861 on id. id. Différence en plus pour 1862 en moins 2 2 19 Nous clôturerons les renseignements ci-dessus en constatant qu'il n'y avait en 1862 que trois communes dans le pays où les emblaves se bornaient au seigle, à l'avoine et au sarrasin. Ce résultat est dû à la chaux, et il est a espérer que, dans un avenir très-rapproché, les transports par chemin de fer mettront fin à cette rare exception. B. Légumineuses. Les plantes rentrant dans cette rubrique ne sont le plus souvent cultivées que pour les besoins trent qu'exceptionnellement dans l'assolement régulier. La maladie des pommes de terre est venue démontrer qu'on n'avait pas toujours raison de cultiver si peu de pois, de lentilles et de haricots et qu'il était de bonne économie de multiplier le plus posssible le nombre de plantes cultivées, parce que l'abondance de l'une doit souvent parer à la pénurie de l'autre. D'ailleurs ces végétaux sont très-riches en principes alibiles et méritent pour cela seul déjà plus d'attention de la part de l'agriculture. Le rendement en pois, féveroles, vesces, haricots et lentilles a été très-satisfaisant sous tous les rapports. Il a dépassé comme quantité la moyenne des années ordinaires. Le tableau que nous donnons ci-après, donnera des renseignements plus précis à cet égard, aussi bien que sur la qualité. HARICOTS. CANTONS. Capellen Hectol. POIS DE CAMPAGNE. Rendement. Qualité. Rendement. Qualité. 26 moyenne. 18.3 moyenne. 8.5 bonne. Clervaux... LENTILLES. Rendement. Qualité. FÉVEROLES. VESCES. Rendement. Qualité. Rendement. Qualité. 19.5 moyenne. 12.5 bonne. 10 moyenne. 17.1 moyenne. 18 id. 13.1 bonne. 15.6 id. 16.3 id. Echternach... 16 bonne. 14 id. 8.7 id. 14.8 bonne. 11.7 id. Esch-sur-l'Alzette. 22 id. 15.4 id. 6.6 id. 12.7 id. 13.2 id. Grevenmacher... 12.7 moyenne. 12.4 id. 15.5 id. 16.6 id. 13.3 id. Luxembourg... 20 bonne. 1 7.3 moyenne. 12 id. 14.8 id. 20 bonne. Mersch... 7 id. 16.6 bonne. 10.6 id. 16.3 id. 16 id. Redange 10 9 id. 19.8 id. 9.6 id. 15.8 id. moyenne. 16.1 id. 15.2 id. 14 id. 17.3 id. 10.8 moyenne. 10 id. 16 moyenne. 9 moyenne. Remich. Wiltz... Moyenne de 1862. 15.5 bonne. 15.2 bonne. 18.4 bonne. 14.9 bonne. 14.5 bonne. — de 1861. 10,7 moyenne. 12.9 moyenne. 9.2 moyenne. 9.5 médiocre 11.6 moyenne. Différence en plus. pour 1862 en moins. 2.3 2.2 5.4 2.9 20 Diekirch... 21 Comparé au rendement moyen des cinq dernières années, nous trouvons : Rendement moyen Haricots Pois Lentilles Féveroles Vesces 1857 1858 14.9 13.9 14.1 15.9 12.8 14.9 Rendement total 1859 1860 1861 moyen. 149 8.6 13.8 8.9 14.1 9.5 15.9 8.1 11.1 13.8 13.1 12.8 18.1 40.7 10.7 12.9 9.2 9.5 11.6 1862 13.5 15.5 12.4 15.2 11.4 11.8 13.8 14.9 10.8 14.5 Une plante à gousse nouvellement introduite dans nos cultures aurait, à la première vue, dû prendre place ici. Nous observons toutefois que, comme elle n'est cultivée que dans quelques communes seulement du pays, elle ne méritait qu'une mention spéciale, surtout qu'on ne la cultive encore le plus généralement que pour être enterrée en vert. Nous voulons parler du lupin. Son rendement en grain a été en moyenne de 24 hect. à l'hectare. L'hectolitre pesait 80 kilog. 5 4 2 Différence en plus pour 1862 en moins. 2 2 77 72 78 80 80 78 76 72 81 75 72 78 81 77 81 80 79 64 80 83 56 77 77 76 94 83 58 77 84 Moyenne totale de 1862. 82 1861. 80 Haricots. 82 75 Pois. 77 79 78 81 77 Lentilles. 72 81 82 79 88 68 80 86 77 86 82 Féveroles. Capellen Kilog. 80 Clervaux Diekirch Echternach 84 Esch-sur-l'Alzette 80 Grevenmacher 85 Luxembourg 90 Mersch 80 Redange 80 Remich 80 Wiltz 86 Vesces. CANTONS. Poids de l'hectolitre de Quant aux autres légumineuses, le poids de leur grain est le suivant : Ainsi que nous l'avons déjà constaté plus haut, la culture en grand de ces plantes est peu étendue. Plusieurs d'entr'elles perdent même tous les jours en importance, témoin les lentilles. Les féveroles par contre paraissent se réjouir d'une plus grande faveur dans les terres fortes. Le tableau suivant donnera d'ailleurs des indications sur l'extension de ces cultures: 18 14 8 Différence pour 1862 en plus. . en moins . 17 com- En 1861 on a cultivé dans communes 28 105 32 53 71 En 1861 id. 43 97 50 67 71 Capellen Clervaux Diekirch Kilog. Haricots. Sur 126 munes: Pois. Echternach Esch-sur-l'Alzette. Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Lentilles. 4 9 11 7 1 6 11 7 3 11 4 8 3 4 7 2 12 6 12 10 4 8 4 6 7 1 11 2 3 1 7 3 6 2 10 4 5 10 6 8 6 10 1 1 4 Féveroles. 3 Vesces. CANTONS. Nombre de communes où l'on cultive des 22 Les plantes ci-dessus sont cultivées pour la graine, mais plusieurs d'entr'elles donnent un bon fourrage ou de la litière. Il peut paraître par suite intéressant de connaître le rendement en ces dernières matières. Celui-ci a été en moyenne : 1861 Haricots Pois 2300 Lentilles Féveroles 1500 Vesces 3500 Le tout à l'état sec. 1862 1370 Kilog. 1898 749 1970 2170 G. Plantes racines. La culture des plantes racines, notamment celle des pommes de terre et des betteraves, prend tous les jours plus d'extension. Nous le constatons avec d'autant plus de plaisir qu'outre le surcroît de fourrage qui en résulte, ces plantes exigent des labours profonds, des engrais abondants et des sarclages répétés modifiant d'une manière heureuse les conditions productives du sol. La végétation des pommes de terre a été dans le principe magnifique. Cependant avec les pluies de juin et de juillet la maladie qui a sévi les années antérieures, a reparu, mais sans trop d'intensité. Les espèces précoces qui jusqu'ici avaient été le plus épargnées du fléau, ont eu surtout à en pâtir. Néanmoins la récolte a été en général bonne sans être abondante. Dans certaines parties des Ardennes il y a eu même disette, le rendement s'étant quelquefois abaissé à 25 hectolitres par hectare. Le rendement en betteraves a également été rémunérateur. Il en a été de même du rutabaga, cette plante surtout recommandable pour nos cultures ardennaises. Le tableau que nous donnons ci-après, est au surplus destiné à fournir une appréciation du produit de ces dernières cultures : POMMES DE TERRE. CANTONS. Capellen BETTERAVES. Qualité. Rendement moyen. Hectolitre bonne. 160 282,00 Rendement moyen. CAROTTES. Qualité. Rendement moyen. bonne. K° 24,000 RUTABAGAS. NAVETS EN RÉCOLTE DÉROBÉE Qualité. Rendement moyen. Qualité. Rendement moyen. bonne. K° 32,000 bonne. K° 5,000 moyenne. 40,000 id. Qualité. 90 moyenne. Diekirch 124 bonne. 30,000 id. 23,250 bonne. 45,000 id. 4,000 id. Echternach 174 id. 26,660 id. 45,660 id. 40,500 id. 48,000 bonne. Esch-sur-l'Alz. 172 id. 40,000 id. 48,000 id. Grevenmacher 160 id. 19,000 id. 46,000 id. 5,000 bonne, Luxemburg 168 moyenne 84,470 id. 22, 500 id. 39,000 id. 13,500 id. Mersch 156 bonne 23,300 id. 25,000 id. 25,000 id. 15,600 id. Redange 107 moyenne. 17,500 id. 20, 000 id. 29,000 id. 3, 500 moyenne Remich 170 bonne. 21,000 id. 48,000 id. 13,000 id. 10,000 bonne. Wiltz 92 moyenne 16,000 id 43,000 id. 30, 000 id. 6, 000 id. Moyenne en 1865 142 bonne. 25,570 bonne. 19,050 id. 32, 500 id. 8, 950 bonne en 1861 80 mauvaise 24,380 id. 40,446 id. 47,483 id. 2,615 médiocre. 62 1,190 Différence en plus pour 1802 en moins 14, 000 8,634 48,017 6, 335 23 Clervaux 24 Il y a donc eu augmentation sur le produit de l'année précédente. Nous allons voir comment ce résultat se comporte vis-à-vis de celui des 5 dernières années. RENDEMENT 1857 Pommes de terre hectol. 123 Betteraves kilo. 303, 05 Carottes Rutabagas Navets en récolte dérobée. 103,40 1858. 150 EN 1859 1860 134 109 80 12,951 24,389 10,416 17,483 2,615 23,903 20,533 MOYEN 1861 des 5 dernières années. 1862 119 142 22,416 10,416 17,483 9,451 25,570 19,058 32, 500 10,026 13,934 10,340 8,950 Ainsi le seul rendement en navets a été inférieur à celui de la moyenne donnée. Ce résultat est toutefois de faible importance, cette culture n'ayant pas une grande extension. Outre le produit en racines, plusieurs des plantes ci-dessus donnent encore un fourrage recherché pour leur fane. La récolte de ces dernières est souvent même abusive et est cause que dans certaines régions le rendement en racines n'atteint pas une plus forte moyenne. On estime le produit des feuilles ainsi récoltées pour betteraves de 60,000 à 80,000 kilos; carottes 80,000 à 90,000 rutabagas 12,000 à 15,000 Pour ce qu'il en est du poids de l'hectolitre de la partie souterraine de ces plantes, i l est porté dans l'état ci-joint : Moyenne en 1862 65 Navets en récolte dérobée. 67 Carottes. 71 67 66 63 65 70 59 65 62 60 65 Rutabagas. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Betteraves. CANTONS. Pommes de terre. POIDS MOYEN DE L'HECTOLITRE DE 58 60 60 60 0 0 52 65 57 58 65 75 65 60 75 65 55 55 54 55 60 60 55 60 60 55 52 60 58 52 52 50 0 50 45 52 55 70 45 65 58 61 52 25 Ainsi que nous l'avons dit plus haut, il n'y a que la pomme de terre qui soit généralement cultivée. Dans le bon pays la betterave vient après elle. Dans les Ardennes par contre nous avons le rutabaga. Pommes de terre 4 6 54 60 9 7 87 87 14 15 4 1 2 0 12 8 12 29 20 44 34 1 2 3 2 3 2 3 4 4 1 7 1 7 6 6 10 Betteraves 10 Carottes Capellen 11 Clervaux 11 Diekirch 14 Echternach . . Esch-sur-l'Alzette. 12 Grevenmacher 14 Luxembourg 11 Mersch 13 Redange 10 Remich 13 Wiltz Sur 26 communes En 1862 on a cultivé dans communes 126 En 1861 . 126 Différence pour 1862 en plus en moins Rutagabas ou turneps CANTONS. Nombre de communes oùl'oncultive des 1 Quant aux carottes, elles sont de plus en plus négligées, parce que les soins que réclame leur culture, sont trop nombreux et trop dispendieux. Enfin les navets en culture dérobée perdent également de, leur importance, parce que l'expérience de tous les jours paraît prouver qu'ils épuisent le sol dans une proportion supérieure à la valeur de leur rendement, d'ailleurs toujours incertain. . Le tableau que nous donnons ci-après est destiné à donner une idée de l'extension de ces diverses cultures. Navets en récoltes dérobée Dans ce tableau n'est pas comprise la récolte faite dans les jardins potagers, où l'on rencontre maintenant presque toujours la betterave, en attendant qu'elle se propage dans la grande culture, D. Plantes fourragères. L'hiver ayant nui aux menues herbes des prairies, il s'ensuit qu'au printemps elles n'apparurent pas fourrées. A ce déficit dans la quantité vinrent se joindre, à l'époque de la fenaison, des pluies qui occasionnèrent même des inondations nuisibles sous le rapport de la qualité. Aussi les fourrages de la première coupe laissèrent-ils généralement à désirer. Par contre la deuxième coupe donna des résultats favorables, de sorte que le rendement en regain serait déjà venu combler le déficit, si la richesse en paille d'avoine surtout, n'avait un tant soit peu, rassuré le détenteur de bétail. Du dépouillement des renseignements fournis, il s'ensuit que la récolte en fourrages tant naturels qu'artificiels a donné le résultat suivant ; d Annexe au Mémorial 1863. IIe partie. PRAIRIES NATURELLES. Rendement moyen. Rendement moyen. moyenne. 2750 ET AUTRES FOURRAGES VERTS. Rendement moyen. moyenne. 2170 bonne. 1320 id. 2000 id. Rendement moyen. 2400 moyenne. 1900 bonne. 1900 moyenne. 3000 Clervaux 1850 bonne. 550 id. 2080 Echternach 2600 moyenne. 1160 id. 2480 id. id. 2430 bonne. 2460 bonne. Echternach 2801 id. 1720 iid. 3670 id. 4380 id. 2000 id. 4500 id. Esch-sur-l'Alzette 3210 id. 2030 id. 3520 id. 2150 id. 1800 id. 2500 id. Grevenmacher 2910 id. 1577 id. 3070 id. 3830 id. 2310 id. 1700 id. Luxembourg 3290 id. 2070 id. 2060 id. 2000 id. 2160 id. 3500 id. Mersch 2800 id. 1240 id. 1900 id. 1633 id. 2850 id. 3000 id. Redange 2830 id. 1024 id. 2300 id. 2000 id. 2000 id. 1200 id. Remich 3000 id. 1200 id. 2500 id. 3750 id. 3000 id. 1500 id. Wiltz 2300 bonne. 10.09 id. 2040 id. 2000 id. 1407 bonne 2500 moyenne. Capellen. . . . K° Rendement moyen pour Différence 1862 1861 2726 2964 bonne. 1139 id. 2797 id. 2481 id. 2299 id. 2962 bonne. 2984 id. 2515 id. 2704 id. 268 en plus pour 8862 en moins moyenne. 238 462 187 34 405 26 Qualité. Qualité. Qualité. Rendement moyen. SAINFOIN. Qualité. (fourrage sec.) (fourrage sec.) CANTONS. Rendement moyen. LUZERNE Qualité. TRÈFLE REGAIN. Qualité. FOIN. VESCES PRAIRIES ARTIFICIELLES. 27 En mettant ces chiffres en regard de la moyenne des cinq dernières années, nous aurons le tableau suivant : Rendement moyen en 1857 1858 1859 1860 1861 Rendement moyen Rendement des cinq moyen dernières années, en 1862. 3399 1638 Foin . . . 3352 2726 3601 2964 2990 Regain . . 1456 1150 1139 1158 1407 1465 681 3368 3099 1438 3368 Trèfle. . . 2509 2847 2962 2753 4355 Luzerne . . 4438 2797 4438 2984 3793 3628 4077 Sainfoin . . 4946 4946 2515 4020 2481 Vesces etc. . — — 2704 2704 — — — 2299 Dans la rubrique trèfle n'est comprise que la variété ordinaire, attendu que les autres trèfles servent le plus souvent comme fourrage vert ou d'embouche. Ce qui en est séché pour recueillir la semence, est aussi presque toujours consommé aussi vite que celle-ci est battue, et n'est par suite pas destiné à faire la ration d'hiver. L'extension de la récolte de ces fourrages fait l'objet de l'état suivant ; Regains. Trèfles. Luzernes Sainfoins Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz 11 11 14 8 12 9 13 11 13 10 13 11 10 12 7 12 9 13 9 13 9 13 9 11 14 7 9 9 12 11 11 10 12 4 4 8 4 2 7 5 6 4 6 6 5 1 7 4 9 4 6 9 1 11 7 10 7 3 7 6 6 4 Sur 126 communes En 1862 il a été récolté dans communes 125 126 En 1861 118 112 115 120 46 51 46 43 71 71 5 5 Différence pour en plus 1862 en moins 3 6 1 Vesces etc. CANTONS. Foins. Nombre de communes où l'on a récolté des 28 Les sainfoins gagnent en importance pour la mise en culture des marnes irisées, où ils donnent d'excellents produits. Les luzernes sont pour ainsi dire exclusives aux terres améliorées par une culture soignée. Leur produit est surtout élevé dans les terres rouges du grès bigarré et dans le calcaire coquillier. La circonstance que la culture des fourrages artificiels gagne tous les jours en importance, porte témoignage du progrès agricole réalisé. Jusqu'ici nous ne lui connaissions aucun ennemi, et c'est en grande partie à cette circonstance que nous devons attribuer la vente facile de nos graines de trèfles. Depuis deux ans il n'en est plus de même, la cuscute qui fait tant de ravages dans d'autres régions , s'y est mise. Elle a été d'abord vue sur les talus du chemin de fer vers la France; aujourd'hui elle est dans le ressort agricole d'Echternach. Sur nos indications ce parasite a été détruit en partie aux premiers endroits par le piochage de la superficie attaquée et l'incinération du tout. La graine employée par l'entreprise du chemin de fer venait de l'étranger. Nous ajouterons qu'une variété de la cuscute est connue depuis longtemps sous le nom de Frôhn ou Frang, et que celle-ci vit sur les féveroles, haricots, mais sans y occasionner de grands inconvénients. E. Plantes industrielles et commerciales. Nous nous trouvons en présence de plantes qui sont généralement semées en petites parcelles, pour le produit être affecté aux besoins de l'exploitation, et dont la culture en grand diminue de jour en jour. Nous voulons parler des plantes oléagineuses et textiles. Beaucoup regardent la culture de ces plantes comme un progrès, par cela qu'elles sont le traitd'union de l'industrie manufacturière avec l'art agricole. Mais on est plus généralement de l'avis qu'étant très-épuisantes et nécessitant des engrais abondants, elles ne sont recommandables que dans des exploitations en bon état, pouvant entretenir une grande proportion de têtes de bétail. C'est l'opinion qui tend à prévaloir chez nous et en suite de laquelle on les abandonne de plus en plus. Les colza avaient une belle apparence à la sortie de l'hiver, mais les froids intempestis firent que la floraison en devint inégale et que le produit perdit en qualité sans gagner en quantité. A côté de la navette et de la caméline, nous signalerons le pavot. Cette plante qui donne l'huile d'oeillette, n'a cette année plus été cultivée que dans trois communes. Son rendement par hectare a été de 12 hectolitres. Le houblon n'est cultivé que dans une commune. L'hectare a donné 600 kilog. de cônes, para été de 12 hectolitres. Le tabac a continué de faire l'objet d'essais culturaux en petit dans quatre communes du pays. L'hecare a produit 820 kilog. feuilles de qualité médiocre. Quant au cardère à foulon, à la racine de chicorée, à la graine de moutarde, elles disparaissent peu à peu de nos emblaves. Il ne reste donc, comme culture industrielle, plus que les plantes portées à l'état qui va suivre: 29 Hect. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Moyenne pr 1862 1861 Différence pour 1862 en plus en moins 12.0 moyenne. 8.0 id. 17.0 id. 18.0 id. 19.5 id. 20.0 id. 14 1 id. 18 4 id. 14.5 id. 16 0 id. 20 0 iid. 16 1 15 6 id. id. 5 Hect. Hect. moyenne. 9.5 bonne. 4 id. 7.1 id. 11.2 9. id. id. 10.0 5. id. id. 8. iid. 15.2 21.0 25.0 8.3 id. id. id. id. 17.0 10.0 12.0 iid. id. id. 11.9 11.5 id. id. 11 6 11.5 id. 4 K° 510 bonne. 250 id. 350 id. id. 183 240 id. 490 id. 410 id. 285 id. 201 id. 366 id. 378 id. 393 320 id. K° 275 bonne. 198 id. 281 id. 400 id. id. 255 462 id. 350 id. 283 id. 230 id. 167 id. id. 325 293 id. 290 73 1 (filasse). Qualité. Rendement moyen. Qualité. CHANVRE (filasse) LIN Rendement moyen. Qualité. CAMELINE. Rendement moyen. Qualité. Rendement moyen. NAVETTE. Qualité, CANTONS. Rendement moyen. COLZA 3 Le rendement a donc été de quelque peu supérieur a celui de l'année 1861. Il nous reste a voir jusqu'où il peut soutenir la comparaison avec la moyenne des années antérieures, telle qu'elle se trouve rapportée ci-après : RENDEMENT MOYEN DES ANNÉES 1862 1861 des 5 années. 16.7 15. 6 10.1 11.5 11.5 10.0 320.0 290.0 15.7 11.5 11.5 10.0 444.0 331.0 1857 1858 1859 1860 Colza Navette Caméline Pavot 14.9 11.9 13.9 9.9 17.8 11.9 Chanvre Lin 448 377 452 234 553 377 1.0 448 377 16.1 11.9 11.6 12..0 393 293 Les chiffres de l'année 1862 ont donc été supérieurs à la moyenne des 5 années antérieures. Quant à la qualité, elle a laissé quelque peu a désirer, ainsi qu'il résulte des données ci-dessus et du relevé du poids par hectolitre, qui va suivre : 30 Poids de l'hectolitre de graine de CANTONS. Colza. Navette. Caméline Capellen 68 65 Clervaux 60 66 Diekirch 72 65 60 Echternach 76 60 75 Esch-sur-l'Alzette 62 70 Grevenmacher 65 Luxembourg 60 Mersch 75 60 60 Redange 68 68 70 Remich 63 60 61 64 62 70 Wiltz Moyenne totale 66 L'hectolitre de graine de pavot pesait 60 kilog. — — chanvre 55 — — — lin 70 __ La paille de colza qui est employée comme litière, donna 15 quintaux métriques par hectare. II nous reste finalement à indiquer les communes sur le finage desquelles il a été cultivé des plantes industrielles. C'est dans ce but que nous donnons le tableau qui va suivre : 31 Navette. Chanvre. Lin. Capellen ... Colza. CANTONS. Caméline. Communes où Ton a cultivé 1 1 11 9 â 5 8 Clervaux ... Diekirch ... 9 3 1 12 10 Echternach ... 8 2 1 6 5 Esch-sur-l'Alzette. 5 2 10 8 Grevenmacher... 4 8 6 Luxembourg ... 7 12 Mersch... Redange ... Remich... Wiltz ... Sur 426 communes En 1862 il a été cultivé dans communes. En 1861 Différence pour 1862 en plus... 8 3 4 5 3 1 3 1 10 8 7 13 13 8 5 11 11 54 30 10 104 87 56 38 15 107 97 8 5 3 10 en moins ... Ainsi continuation de la diminution de ces cultures. Après avoir traité des plantes industrielles qui ne sont pour ainsi dire plus qu'exceptionnelle- ment commerciales chez nous, nous nous occuperons de la graine de trèfle qui fait dans de bonnes années l'objet de fortes transactions sur nos marchés. Les causes qui influencèrent défavorablement sur le rendement des premiers fourrages, éten- dirent leur action délétère sur leur rendement en semence. C'est pourquoi cette semence laissa à désirer quantitativement, sans pour cela briller par la qualité. Le trèfle rouge qu'on récolta su la seconde coupe fit seul exception. Les rendements moyens font l'objet du résumé qui va suivre : Qualité. 375 médiocre. 432 id. 100 id. 160 id. 248 bonne. 476 bonne id. 256 médium. 256 moyenne. id. 256 id. 160 id. id. 150 moyenne. 75 moyenne. 221 id. 360 id. 480 id. 80 id. 64 id. R Qualité. Qualité. Rendement moyen. médiocre. Rendement moyen. Qualité. 635 SAINFOIN A DEUX COUPES. Qualité. Rendement moyen. moyenne SAINFOIN ORDINAIRE. Rendement moyen. Qualité. 688 LUZERNE. Rendement moyen. Rendement moyen. TRÈFLE HYBRIDE. moyenne. endement moyen. CANTONS. TRÈFLE BLANC, TRÈFLE ROUGE Qualité. MINETTE. Capellen. . .K° 385 Clervaux. .médiocre 300 id. 165 id. 50 id. 140 id. 180 Echternach 206 id. 170 id. 10 id. 80 id. 120 Esch-sur-l'AIz. 400 id. 231 id. 231 id. 210 id. Grevenmacher . 531 id. 154 308 id. 192 Luxembourg. 247 id. 120 id. 693 id. 308 Mersch 227 id. 240 id. 480 id. Redange 308 id. 45 id. Remich 250 id. Wiltz id. 200 id. 368 id. 308 id. 350 id. 154 id. 297 id. 192 id. Moyenne 1862 317 moyenne. 270 id. totale de 1861 278 id. 297 mauvaise. Différence pour 1862 en plus 139 en moins 202 bonne. 214 bonne. 32 Diekirch 100 id. 432 id. 432 id. 148 id. 252 id. 313 id. 295 bonne. 433 bonne. 487 95 27 22 147 131 174 bonne. 33 L'année 1861 ayant également été défavorable à la production de la graine, l'augmentation du rendement de l'année 1862 ne peut être de beaucoup de valeur. C'est pourquoi nous allons le mettre en regard du produit moyen des dernières années : Rendement moyen des années 1857 1858 600 620 620 400 900 672 672 400 225 225 100 950 660 660 Minette Trèfle blanc — rouge — hybride Luzerne Sainfoin ordinaire — à deux coupes. 1859 1860 1861 Moyenne de ces cinq années. 600 520 400 400 700 650 650 278 297 202 214 295 433 487 469 415 361 278 711 603 617 1862 317 270 297 192 148 313 Outre le déficit dans la quantité produite a l'hectare, nous avons à constater que dans beaucoup de localités on n'a pu faire de la graine de trèfle. Aussi y a-t-il une diminution sensible dans le nombre de communes qui se livraient jusqu'ici à cette production, témoin l'état suivant : Communes où l'on a fait de la graine de ordinaire. 6 3 2 1 5 2 2 1 2 5 3 15 32 2 6 6 8 3 7 3 2 3 6 3 1 3 2 3 » 3 1 10 6 41 49 51 111 29 27 8 60 11 12 1 1 2 18 à deux coupes. LUZERNE. 2 3 2 2 1 hybride. Différence en plus 21 pour 1862 en moins Annexe au Memorial 1863. IIe partie. 4 4 8 S 1 5 1 3 1 SAINFOIN 4 rouge. 6 Capellen Clervaux... Diekirch... 9 Echternach... 6 Esch-sur-l'Alzette . 8 Grevenmacher ... 7 Luxembourg ... 4 Mersch ... 6 Redange... 2 Remich ... 5 Wiltz... Sur 126 communes En 1862 ou a fait de la semence dans communes 53 En 1861 74 blanc. CANTONS. MINETTE. TREFLE 2 a jr 34 4 12 13 1 e 34 Nous n'avons jusqu'ici pas fait mention du trèfle incarnat. Le motif en est que la culture en est presque abandonnée et qu'on ne songe à elle que lorsque la disette d'autres aliments fait désirer un fourrage hâtif au printemps. F) Plantes potagères. — Légumes. L'importance de jardins potagers bien tenus a déjà été signalée dans nos précédents rapports; mais ils ne continuent pas moins de laisser à désirer. Ce qu'on peut surtout leur reprocher, c'est qu'ils ne produisent pas mieux et surtout plus. . En résumé l'année 1862 n'a pas été défavorable aux produits des jardins. Leur rendements donc été satisfaisant et même extraordinaire, en ce qui concerne les poireaux. Ce dernier légume doit avoir donné le chiffre maximum de sa production. Quant, aux autres légumes on a eu en général une bonne production quantitativement et qualitativement. G) Arbres fruitiers. De toutes les cultures, celle des arbres fruitiers est sans contredit la plus mal soignée, attendu que les arbres de jardins seuls reçoivent quelques soins. Aussi faut-il une année exceptionnelle pour obtenir quelque chose de présentable. Les fruits a noyaux, cerises, prunes, abricots, pêches etc. n'ont pas été abondants, les gelées d'avril en ayant détruit un grand nombre. De plus, ce qui est resté a été en partie gâté par les pluies de juin. Les fruits à baies, groseilles, framboises, fraises ont par contre donnés une bonne récolte. Quant aux fruits à pépin, la récolte a été nulle dans certaines régions tandis, que dans d'autres elle a été assez abondante. En résumé il y a eu peu de poires à couteau, 2/3 de récolte de poires à eau-de-vie, mais une bonne récolte de pommes. Enfin la récolte des noix et des noisettes a été pour ainsi dire nulle. En général les fruits se sont bien payés. Ils étaient recherchés pour l'étranger. Nous en avons fourni entr'autres 13,554 kilos à l'Angleterre et 6,532 kilos à la Belgique; 20,086 kilos en tout. soit H) Vignes. Les gelées tardives du 13 au 16 avril occasionnèrent des dommages aux cépages de vignes, notamment de celles en amont de Remich. Néanmoins elles promettaient encore une récolte moyenne, si la grêle qui accompagna l'orage du 5 août n'avait endommagé les vignobles de Burmerange, Schengen, Remerschen et Wintrange. Il en est résulté que le produit moyen qui pour les autres localités de la Moselle était de 50 à 60 hectolitres par hectare, a été réduit à 20 hectolitres. Ceci pour la quantité; quant à. la qualité elle est très-bonne et depuis longtemps il n'a été récolté un vin ayant autant de force au glucomètre. D'après le relevé officiel en fait par l'Administration des contributions, le produit total de la vendange s'élève en 1862 à hectolitres 49070,59, tandis qu'en 1861, il était de — 26327,89, soit en faveur de 1862, 22743,70 ou de près du double. 35 Depuis 30 ans ces chiffres n'ont été dépassés que huit fois, savoir : eu 1833,1834,1837,1842, 1849, 1857, 1858 et 1859. Ils sont aussi supérieurs à la moyenne des dix dernières années, ainsi que l'indiquent les renseignements suivants : 1852... hectol 1853 1854 1855 1856 1857 1858 1859 1860 1861 Moyenne totale... Récolte de 1862... 38,543 36,795 3,258 19,469 21,150 70,850 73,407 63,407 26,128 26,327 37,940 49,070 Reste en faveur de 1862 hectot. 12,130 Les cépages cultivés dans le pays sont : le Hünches, qui dans le temps formait la grande majorité de nos vignobles, mais qui est de plus en plus abandonné pour le Gouais petit du Jura (Rheinfresch). Les crûs de choix sont formés de Riesling blanc. Ceci pour les vins blancs. Quant aux vins rouges ils sont faits avec le pineau, de Bourgogne. D'autres variétés plus fines ne sont cultivées que par quelques propriétaires. Il en est de môme des améliorations culturales, elles aussi ne s'introduisent que lentement et ne se généralisent presque jamais. On veut excuser cet état de choses par la situation financière de la majorité de nos vignerons, laquelle résulterait surtout d'une longue succession de mauvaises récoltes. Nous l'admettons volontiers pour les années avant 1857; mais depuis lors nous n'avons eu qu'une mauvaise vendange. De plus par l'absence de bons vins des récoltes antérieures, les crûs de 1857, 1858,1859 et 1861 ont atteint des prix relativement élevés, tels qu'on ne les avait pas souvent vus. Ces rémunérations qui revenaient de plein droit à nos vignerons, après tant d'années de travail stérile, doivent tout naturellement les encourager a améliorer leurs cultures, à remplacer de plus en plus les gros cépages par les races fines, parce que si par là ils ne parviennent même pas toujours à faire des vins de choix pour les gourmets, ils récolteront plus souvent des vins potables et toujours plus agréables En fait d'améliorations culturales nous signalerons tout particulièrement la Moselle française, où une émulation croissante engage les viticulteurs à améliorer leurs produits. Nous citerons comme méritant d'être étudiées les cultures de M. Collignon d'Ancy qu'on peut déjà voir à Guentrange et où les échalas sont remplacés par des fils de fer. Celles de M. Carau de Lorry devant-les-Ponts avec toute une série d'essais comparatifs des méthodes nouvelles proposées dans les derniers temps, no- 36 tamment celles de MM. Guyot, Trouillet. Quant aux soins à accorder à la fabrication des vins, nous rappellerons entr'autres les travaux de M. le conseiller Huot de Metz. Les viticulteurs qui voudraient juger par eux-mêmes des améliorations prônées dans les derniers temps, pourraient donc le faire, sans avoir pour cela besoin de faire de grands frais ou une absence prolongée. I) Bois, haies à écorces, plantations etc. L'année 1862 n'a pas été défavorable à la croissance des ligneux. Il est toutefois à regretter que les prix aient fléchi et que par suite les particuliers ne comprenant pas les lois de l'offre et de la demande, se soient livrés au déboisement, avec un tel acharnement que la moyenne des années où le bois était le mieux payé, ait été surpassée de beaucoup. L'année 1862 a eu une bonne glandée, dont on s'est empressé de profiter soit à l'aide de troupeaux communs, soit par l'affourragement à domicile. L'hectolitre de glands s'est vendu pour cet usage de 1,50 à 3 fr. Il y a eu également des faines; on les a recherchées pour faire de l'huile comestible. Quant aux produits des taillis à écorces, ils continuent à jouir d'une grande faveur et se placent avantageusement. Il est doublement à regretter qu'en général les exploitants se bornent à empocher le revenu et considèrent les terrains boisés comme inépuisables ou ,ne méritant pas des soins améliorateurs et conservateurs. Il serait donc à désirer que les bestiaux n'entrassent pas dans les haies à écorces avant d'être défensables et que les moutons n'y pâturassent jamais. En outre après chaque sartage on devrait repeupler les clairières, les places de souches dépérissantes, avec de bonnes chênaies etc. Tous ces soins qui coûteraient relativement peu, assureraient non seulement des produits constants pour l'avenir, mais ils les augmenteraient encore. L'exploitation des premières plantations de peupliers qui longent les routes de l'État, a été continuée pour 1862. Le système adopté mérite d'être conservé attendu qu'il répond aux intérêts bien entendus du Trésor, en même temps qu'il fait cesser les plaintes fondées, mais souvent exagérées des riverains. Nous constatons avec plaisir que cette essence paraît être abandonnée dans les nouvelles plantations. C'est un progrès qui ne nous empêchera toutefois pas de dire que la méthode adoptée depuis quelques années de planter les arbres sur le bord du fossé est vicieuse quant à l'avenir de l'arbre, et très-nuisible pour le propriétaire. Nous répéterons de plus que l'élagage des routes de l'État sert d'exemple aux particuliers, en ce sens qu'il leur montre ce qu'ils ne doivent pas adopter. Si des plantations de l'État nous passons à celles des particuliers, nous constaterons que les arbres isolés, les haies etc., doivent de plus en plus faire place au désir d'avoir plus de terre sous la charrue. Quant aux plantations forestières, elles sont rares, mais on en fait encore, témoin le rélevé en donné ci-avant page 7. Pour les propriétaires de résineux, nous ajouterons que les bois de ces essences sont recherchés et bien, payés par nos papeteries qui les font servir à la fabrication de papiers depuis 1857. 37 J. Apiculture. L'apiculture n'a pas eu à se plaindre de Tannée 1861 Les premiers mois du printemps ont été favorables à la collection du miel, la floraison des arbres fruitiers ayant été précoce. De plus, le colza a fleuri très-longtemps et a été suivi du meillat pendant tout l'été. Cette production printa nière de miel a toutefois été cause qu'il y a eu peu d'essaims, attendu que les abeilles se sont empressées de remplir leurs rayons avant la ponte de la reine. N'oublions toutefois pas que le mois de juin n'a pas été favorable à l'essaimage. En 1862 nous comptions le nombre de ruches suivant : CANTONS. Capellen . Clervaux. . . Diekirch . . Echternach . . Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher . Luxembourg . Mersch . . . Redange. . . Remich . . Wiltz .... Nombre Nombre de communes où il n'y avait de ruches pas de ruches en en 1862. 1862 590 2 1010 1135 1 603 1080 2 610 586 675 937 580 894 2 1 1 2 1 2 2 1 3 8 8400 Total pour 1862 . . 8022 12 — - 1861 . . Différence en faveur 4 378 de 1862. Ainsi augmentation en faveur de 1862. Comme l'apiculture ne réclame que des soins pour donner de bons produits, nous constatons cette augmentation avec plaisir. Nous ajouterons de plus que les nouvelles méthodes basées sur les ruches à cadres mobiles prennent une grande extension et remplacent de plus en plus les ruches villageoises. Le miel s'est vendu ; 1re qualité, 2 fr, le kilog.; 2e qualité, fr. 1,23 le kilog. La cire a été payée de 4 à 5 fr. le kilog. K. Résur é général sur l'ensemble de la récolte. Le tableau qui va suivre a pour but de donner un aperça sommaire des produits des récoltes et de les comparer au rendement moyen des cinq dernières années : HecFroment toSeigle litre Méteil Épeautre Orge Avoine Trémis Sarrasin Haricots Pois Lentilles Féveroles Vesces Pommes de terre Betteraves K° Carottes Rutabagas Navets Récolte moyenne des cinq dernières années. 13.4 14.6 15.0 15.6 18.5 19.9 17.5 19.5 13.5 12.4 11.8 13.8 10.8 119.0 22.416 10.416 17.483 9.450 Unités. Unités. 38 de 1862. 10.9 12.9 121 12.5 17.1 20.2 18.3 165 15.5 15.2 11.4 14.9 14.5 142.0 25.570 19.050 32.500 8.950 Foin... K° Regain... Trèfle... Luzerne... Sainfoin... Vesces ... HecColza... Navette... toCaméline ... litre Chanvre... K° Un ... Minette (semence) Trèfle blanc — rouge — hybride Luzerne Sainfoin Récolte moyenne des cinq dernières années. de 1862. 2990 1158 2847 3793 4020 2704 15.7 11.1 11.5 2726 1407 2500 2797 2481 2299 16.1 11.9 11.6 444 331 469 415 361 278 711 603 393 293 317 270 297 192 148 252 Des chiffres ci-dessus il résulte que le rendement en durs grains, les fourrages de la première coupe et les semences de trèfle n'ont pas atteint la moyenne des cinq dernières années. Les marsages, les racines et les fourrages de seconde récolte l'ont par contre dépassé, sans que pour cela le résultat final eût été extraordinaire. En résumé tous ces rendements se compensent et font espérer une année bonne pour le consommateur, sans être mauvaise pour le producteur. CHAPITRE IV. Améliorations agricoles. § 1. GÉNÉRALITÉS. L'industrie agricole, dit Jules de Vroil, comme toutes les industries, a suivi dans ses progrès le développement des connaissances humaines. L'intelligence de l'homme a recueilli des faits, groupé des observations qui sont devenus le point de départ de ses premiers et timides essais. Cette base s'est successivement élargie, et, à mesure que les expériences étaient plus nombreuses, l'induction devenait plus sure, les nouvelles tentatives étaient mieux dirigées et les résultats plus satisfaisants. Le progrès est donc en général lent, mais il ne discontinue pas. Chaque année joint son contingent à celui des années antérieures et disons-le de suite, 1862 n'a non plus pas été stérile sous ce rapport. Les encouragements accordés à l'agriculture, le placement facile et rémunérateur des produits, augmentant les capitaux consacrés à la culture des terres, font que l'on cherche à produire mieux plus et à bon marché. 39 § 2. PROCÉDÉS NOUVEAUX. On continue a appliquer les procédés introduits successivement et indiqués dans nos rapports antérieurs. Nous n'y reviendrons donc pas. Nous constaterons néanmoins que le plâtrage du trèfle n'ayant dans les derniers années pas toujours produit le même effet utile que les années antérieures, on l'a attribué à la sécheresse du printemps, saison pendant laquelle on a l'habitude d'épendre cet amendement. Beaucoup de cultivateurs plâtrèrent par suite en hiver, notamment sur la neige ; et s'en sont bien trouvés. La nécessité a donc fait confirmer la pratique usuelle du Palatinal. Seulement on veut avoir observé que le sulfate de chaux répandu sur la neige, donne plus d'effet utile sur la seconde que sur la première coupe. § 3. IRRIGATIONS. — PRATICULTURE. L'amélioration des prairies existantes continue d'occuper toute l'attention du cultivateur intelligent. Aussi tous nos renseignements sont unanimes pour signaler les progrès réalisés sous ce rapport. Mais s'il y a beaucoup de. fait, il reste encore bien plus a faire. L'aménagement des eaux aussi bien que leur utilisation, méritent surtout d'être rappelés ici. Une plus grande entente des propriétaires serait souvent du plus heureux effet et permettrait de transformer en plantureuses prairies des pâturages dégradés, ne produisant précisément que des plantes peu propres à l'alimentation. En 1862 on a amélioré les prairies existantes sur la superficie suivante ; Prairies anciennes perfectionnées. CANTONS. h. a. c. 10 3 Capellen.... Clervaux... Diekirch... Echternach... Esch-sur-l'Alzette... Grevenmacher... Luxembourg... Mersch ... Redange... Remich... Wiltz.... 28 10 7 5 09 2 42 3 9 20 5 3 40 46 Total pour 1862. . Total pour 1862. . 122 31 105 24 différence en plus pour 1862 Nouvelles prairies... 16 97 24 71 41 68 Augmentation . .h. Dans ce chiffre ne sont pas comprises les petites améliorations, dont on s'occupe journellement. Ils indiquent donc les travaux complets, établis d'après les règles de l'art et pourvus d'un système complet d'irrigation. 40 § 4. DRAINAGE. L'assainissement des terres humides, à sous-sol imperméable, par des conduits souterrains, n'est pas une pratique nouvelle. Sous les Romains elle paraît déjà avoir été pratiquée, témoin le réseau de rigoles en pierres, hors de service, découvert à côté d'un camp romain par M. Gilson de Redange, dans sa propriété de Nagem, lors de l'établissement d'un nouveau drainage en 1862 La poursuite des anciennes tranchées a de plus fait constater que la plupart des règles recommandées aujourd hui, avaient été suivies lors de l'exécution de ce travail. La succession d'années sèches que nous venons de traverser, font que l'agriculteur ne reconnaît plus la même urgence à l'exécution du drainage; néanmoins il ne continue pas moins d'en exécuter, témoin, le relevé qui va suivre, qui nous fournira également l'occasion de résumer les travaux de ce genre faits dans les derniers temps. Drainages exécutés CANTONS. avant 1862. Capellen . . Hectares. Clervaux... Diekirch... Echternach.... Esch-sur-l'Alzette... Esch-sur-l'Alzette... Luxembourg... Mersch... Redange... Remich... Wiltz... 37 4 6 8.50 11.75 16.50 49 20 44.50 6.30 1.00 5.00 de 1858 à 1862. 3.10 2.00 8.04 18. 00 18.00 48.80 45.25 29.75 23.45 3.00 3.00 126.75 442.39 Total... Nombre d'hectares drainés. 353.34 en 1862 communes où il a été hectares drainé. drainés. 4 4 3 7.15 40.00 14.00 4 5 4 1 4 8.25 12.50 0.50 2.00 1.00 24 85.20 Ce résultat mérite certes de fixer l'attention ;. mais il est hors de toute proportion avec les terrains réclamant celte amélioration. Pour avoir une idée de ce qui reste à faire sous ce rapport, nous avons fait relever la contenance, le sol marécageux, tourbeux et autres demandant le plus impérieusement à être assainis. Il résulte de ce travail, que cette nature de terrain a l'étendue suivante: 41 CANTONS. Contenance. h. a. c. 29 43 30 368 117 41 33 30 60 32 94 80 133 25 10 66 Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Total 1023 09 30 Ajoutons que plusieurs de ces terrains seraient probablement déjà améliorés s'ils n'appartenaient pas à un grand nombre de propriétaires que l'initiative privée ne peut réunir pour concourir à un travail qui réclame les efforts de tous. L'intervention de l'autorité devient ici nécessaire et est même commandée par l'intérêt général en cause. Il paraît donc y avoir lieu de prendre des mesures générales pour amener l'assainissement des terrains dont s'agit. § 5. ENGRAIS. — AMENDEMENTS. A) Engrais d'étable. — Purin. — Fumure verte. La conservation des engrais continue à laisser à désirer et quoique le progrès se fasse sentir, les bonnes places à fumier sont rares. Ainsi les engrais sont encore toujours jetés pêle-mêle devant la porte des écuries, où ils sont lavés par les pluies et les eaux venant des gouttières. On ne songe que rarement à les couvrir, à les tasser convenablement et à les arroser pendant les fortes chaleurs, Il y a, il est vrai, plusieurs cultivateurs qui cherchent à conserver la richesse de leur fumier en faisant saupoudrer la litière avec du plâtre; mais ils oublient alors quelquefois que cette substance n'agit que par cela, qu'elle retarde la fermentation, ce qui est un inconvénient pour les fumiers froids, quand ou veut les employer sans les laisser en tas pendant un temps assez long. Le nombre des citernes à purin ne cesse d'augmenter. Il y en avait en 1862: Annexe au Mémorial 1863, IIe partie. 42 Nombre des communes où il CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz se trouvait des n'y avait pas de citernes à purin. citernes à purin. Nombre de citernes à purin en 1861 1862 1861 1862 1861 1862 3 3 9 5 4 8 13 6 5 5 2 8 3 10 5 8 8 13 11 5 5 2 3 8 5 3 4 1 1 5 8 5 11 3 8 4 3 8 1 1 47 19 62 34 15 64 143 31 31 47 7 47 19 64 34 15 79 423 45 74 47 8 8 5 11 Total 855 48 70 500 56 78 En plus pour 1862. 355 Nous ajouterons que de toutes les communes, c'est celle d'Eich qui renferme le plus de citernes à purin. Comme plantes cultivées pour être enfouies en vert nous citerons les vesces et le lupin jaune. Ce dernier qui est d'introduction récente est aujourd'hui cultivé dans 15 communes. On a été jusqu'ici très-satisfait du résultat qu'il produit. B) Engrais commerciaux. Les engrais commerciaux reçoivent tous les jours plus d'emploi. Nous nous en féliciterions d'une manière toute particulière, si ce qu'on acquiert ainsi à chers deniers, encourageait à donner des soins plus rationnels aux engrais produits dans l'exploitation. En 1862 on a employé 25,500 K° de guano du Pérou, lequel a été mis en usage dans les cantons de Capellen, Diekirch, Luxembourg, Redange et Wiltz. Ce guano a été fourni par des entreposeurs du pays. Le gouvernement du Pérou a, par l'intermédiaire de son agent principal de Rotterdam, établi un sous-dépôt à Luxembourg, lequel est géré par le sieur Delahaye. C) Amendements. Presque toutes les plantes cultivées recèlent de la chaux; elles l'assimilent pendant leur végétation et la retirent du sol. C'est pour l' y restituer ou bien pour rendre possible la culture des plantes, qu'on emploie la chaux en agriculture, mais il ne faut pas en abuser et surtout ne pas croire qu'elle dispense de l'emploi des engrais végétaux, car dans ce cas l'engrais calcaire descend au rang de stimulant et s'il a fait le père riche, il laisse des enfants pauvres. 43 En 1862 on a employé les quantités suivantes de chaux: CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Communes où la chaux a été employée en 1861 1862 8 9 6 9 8 8 6 12 15 13 7 11 8 6 7 2 9 4 12 7 13 87 86 11 Nombre de hectoCommunes où la chaux n'a pas litres employés été employée en 1861 1862 3 5 2 3 6 6 5 1 5 39 1861 4 6 2 5 7 5 7 1 3 40 2176 1861 930 7499 1534 7160 1110 2470 680 2070 1030 2457 11560 1890 1897 23193 6860 1250 2510 4313 39105 16912 Différence en plus pour 1862 Sur le crédit figurant au budget de 1862 pour procurer aux petits cultivateurs des Ariennes de la chaux à prix réduit, il a été demandé 6727 hectolitres par les exploitants des communes Suivantes: CANTONS. Communes. Montant de la prime par hectolitre. 0.90 Asselborn. 1.06 Basbellain. 0.68 Bœvange. 0.54 Clervaux. 1.04 Hachiville. 0.58 Heinerscheid . 0,36 Hosingen 0.68 Weiswampach 0.60 Eschweiler Wiltz. Mecher 0.36 0.40 Wiltz 0.48 Winseler Pour payer ces primes à raison de la quantité de chaux demandée, il aurait fallu pouvoir disposer d'une somme de fr. 4910,72. Or le crédit n'était que de 4000 fr., la quantité de calcaire demandée a été réduite dans les limites de ce crédit. Le résultat de cette opération a été que 5242 Clervaux. 44 hectolitres de chaux pouvaient être primés et que le paiement des primes de ce chef demandait une somme de fr. 3917,12. Il reste toutefois à prévoir que cette somme ne sera pas liquidée, attendu que par suite de la fièvre aphteuse qui a régné parmi les attelages de bœufs, les transports n'on pu être faits en temps utile. Nous ferons en outre remarquer que des trente communes qui à raison de leur éloignemént des fours à chaux, sont comprises dans la zône ardennaise, les douze que nous avons indiquées ci-dessus, ont seules manifesté l'intention de participer à la distribution des primes. Les suivantes n'ont pas fait usage de la faveur leur offerte par le Gouvernement: Consthum, Munshausen, Putscheid, Bourscheid, Hoscheid, Arsdorf, Bigonville, Folschette, Perlé, Alscheid, Boulaide, Esch-sur-Sûre, Gœsdorf, Harkinge, Heiderscheid, Neunhausen, Oberwampach et Wilwerwiltz. Si du carbonate de chaux nous passons au plâtre, nous trouverons qu'en 1862 on en a employé les quantités suivantes : CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'AIzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Communes où le plâtre a été employé en Communes où le plâtre n'a pas été employé en Nombre de hectolitres employés 1861 1862 1861 1862 1861 1862 5 7 12 5 10 6 7 6 4 2 3 2 3 7 4 8 6 4 6 5 5 6 2220 1277 2394 640 1449 1870 850 570 2344 1445 375 969 200 2340 820 2340 1890 4825 525 811 255 290 7 6 7 6 7 3 14 6 10 8 9 6 8 5 7 5 2 2 1 5 5 43 83 15434 48 78 Total 15265 Finalement on s'est aussi servi de la marne à l'amendement des terres, mais en petites quantités, ainsi qu'on pourra s'en assurer par relevé qui va suivre: 45 CANTONS. Clervaux Diekirch Mersch Redange Wiltz Communes où l'on Quantité employée a marné en en mètrescubes en 1862. 1861 1864 3 1 1 2 1 4 2 1 1 1 17,000 6.024 4.000 50,000 3.600 80,624 8 9 En résumé l'emploi des amendements calcaires s'est propagé en 1862. Nos chauxfourniers ont par suite eu à faire, mais ils n'ont pas fourni seuls aux besoins du pays. En effet, il a été importé de Belgique les quantités suivantes de chaux agricoles: en 1861 kilog. 90,000 et en 1862 580,000 kilog., soit pour 1862: 725 mètres cubes. Ce calcaire est préféré pour son bas prix d'abord et ensuite parce qu'il donne une chaux plus grasse et conséquemment plus apte à fertiliser la terre. § 6, CULTURES NOUVELLES. L'introduction de plantes nouvelles dans nos cultures n'est pas signalée en 1862. Tout ce qui a été fait sous ce rapport s'est le plus souvent borné à la continuation des essais mentionnés dans nos précédents rapports, auxquels nous pouvons par suite renvoyer. A) Céréales. Un froment venant d'Odessa et cultivé ensuite dans nie de Noé, d'où il a son nom, s'est rapidement propagé en France. Les motifs de la faveur dont il jouit sont sa précocité, l'abondance de son produit enfin sa faculté d'être un blé de mars aussi bien qu'un blé d'automne, circontance qui permet de regarnir par un semis fait au printemps, les portions de champs qui ont été endommagées par l'hiver. Jusqu'ici cette variété paraît ne pas avoir été cultivée chez nous. C'est pourquoi nous prenons date de son introduction dans le pays par M. Ellis de Höhenhof, nous réservant de constater le résultat définitif de sa culture, après qu'il aura fait ses preuves. L'avoine dite orgeuse cultivée depuis plusieurs années et avec succès dans la vallée de Mersch, prend tous les jours plus d'extension, par suite de sa précocité et de sa rusticité. B) Plantes racines. La betterave des barres perfectionnée par M. Pargon de Solival a été cultivée en grand dans la commune de Steinsel. Elle a sous le rapport du volume une infériorité marquée sur la disette; mais le rendement est supérieur sous le rapport du poids spécifique. Aussi est-elle très-nutritive et sa propagation parait-elle par suite assurée. C) Plantes fourragères. La culture des graminées par des semences récoltées avec soin parait prendre de l'extension 46 Différents essais tentés dans ce sens feront l'objet d'un travail spécial dans notre prochain rapport. Jusque-là, il ne nous reste qu'à constater l'extension toujours croissante de la culture du sainfoin, du lupin, l'abandon du trèfle hybride etc. D) Plantes industrielles. Le chanvre de Piémont ne cesse pas de donner quantitativement des produits remarquables. Quant à sa qualité, on reproche à sa filasse d'être plus grossière que celle du chanvre commun. C'est pourquoi nos ménagères qui mettent leur gloire à avoir beaucoup de bon linge l'abandonnent de plus en plus. § 7. INSTRUMENTS D'AGRICULTURE. Les bons instruments continuent à se propager et à remplacer les engins primitifs autrefois en usage chez nous. Les charrues perfectionnées, les herses, les machines d'intérieures font l'objet des études constantes du cultivateur, quoiqu'on ne rencontre qu'exceptionnellement chez lui tout cet attirail d'instruments qui font l'objet des recherches plus ou moins heureuses de nos constructeurs. L'année dernière nous avons cherché de donner un aperçu de l'extension des charrues perfectionnées. Nous continuons cette revue par la constatation que la herse quadrangulaire avec dents en bois perd tous les jours plus d'adhérents et est remplacée par la herse Walcourt plus ou moins renforcée ou modifiée. Par contre les herses anglaises sont peu employées et ne se propagent nullement. Quant aux machines à battre, elles font l'objet du relevé suivant : Communes où il y avait des machines a battre en CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'AIzette Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Tolal. MACHINES A BATTRE à bras à manége mues par l'eau 1861 1862 1861 1862 1861 1862 1861 1862 10 10 7 4 5 121 8 35 42 220 89 3 7 12 8 7 4 8 121 7 1 3 1 7 .7 4 5 6 6 3 4 5 6 6 3 11 8 12 9 14 11 12 10 io 12 15 15 3 3 3 3 5 12 2 32 9 14 11 12 10 10 115 114 Total pour 1862 1861 Augmentation. 6 12 2 32 92 88 981 974 7 115 45 8 38 42 220 89 124 54 48 48 106 9 106 9 2 838 849 42 5 à vapeur 1861 1862 2 2 2 2 5 42 47 Le nombre des batteuses à bras continue ,à diminuer, tandis que l'augmentation des autos n'est pas aussi considérable que celles des années antérieures. CHAPITRE V. industries agricoles. De toutes les industries attachées à la ferme, les distilleries sont les plus importantes, ainsi qu'il résulte du relevé suivant des matières distillées : Années. Nombre Nombre, de distilleries de hectolitres distillés. en activité. 1858 1807 254719 46 1859 1796 235676 96 1860 2022 208512-56 1861 1028 168073 18 1862 1808 198847 53 Le haut prix des farineux, le déficit dans la production des fruits, ont été causes qu'en 1862 on n'a pas atteint la moyenne des années ordinaires. Les brasseries ont par contre déployé une plus grande activité. C'est ainsi qu'il a été employé à la fabrication de la bière : Années. Quantité Nombre matières de brasseries de farineuses en activité. employées. 1858 35 926023 1/2 1809 30 920911 1860 28 883742 1861 32 1056255 1862 35 1286345 Les résidus de la brasserie deviennent par suite de plus en plus importants. Si nous en partons ici, c'est qu'ils profilent directement à. l'agriculture, comme aliments du bétail. Il en est de même des tourteaux fournis par les huileries, dont les suivantes ont été en activité en 1862 : 48 CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette. Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz A l'exception de cinq de ces huileries, toutes travaillen par petites quantités et pour les cultivateurs qui leur remet tent les matières premières et qui ne réclament leur office que pour la consommation du ménage. Les cinq huileries industrielles ne suffisaient toutefois jusqu'ici pas aux besoins du pays. C'est ainsi qu'il a été importé de la Belgique seule en 1861 huile de graine kilog. 7093 en 1862 — — 75762 Outre cela il nous est venu du même pays : Graines oléagineuses, en 1861 kilog. 119484 — en 1862 — 275769 Remarquons en passant que les tourteaux produits par ces usines n'ont malheureusement pas trouvé d'emploi dans le pays. En effet il en a été exporté pour la Belgique en 1861 K° 10100, en 1862 — 30050. Nombre d'huileries. 9 18 12 9 7 5 14 5 9 5 8 101 Nous ne possédons également que peu de moulins à farine exclusivement industriels ou pour le commerce. Nous les comprendrons par suite dans ceux portés à l'état ci-joint : CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'AIz. Grevenmacher Luxembourg Mersch Redange. Remich . . . Wiltz.... Nombre de moulins à farine. Ces usines ne se bornent d'ordinaire pas à faire du blé farine; elles divisent encore les céréales pour les brasseries, les distilleries, ainsi que les grains (céréales et légumineux) servant à l'alimentation du bétail. Les meuniers se paient encore le plus souvent en nature, par prélèvement de la mouture. 21 32 33 23 22 32 41 Puisque nous en sommes aux usines travaillant les produits agricoles, nous ajouterons ici le relevé des scieries mues par l'eau, établies dans le pays. Elle se répartissent comme suit: 31 33 26 33 232 CANTONS. Capellen Clervaux Diekirch Echternach Esch-sur-l'Alzette Grevenmacher Nombre de scieries mues pur l'eau. CANTONS. 2 9 9 20 Luxembourg Mersch Redange Remich Wiltz Total Nombre de scieries mues par l'eau. 20 4 8 8 9 49 49 Ajoutons ici les moulins a plâtre et nous arriverons au résultat suivant: Capellen 1 Diekirch 3 Echternach 2 Grevenmacher 3 Luxembourg 6 15 Ces usines n'ont pas seulement fourni à la consommation intérieure, elles ont produit pour l'exportation. Des usines à fabriquer les tuyaux de drainage, une seule a été activée en 1862, c'est celle du sieur Keller-Steichen de Bergem. Les autres se sont le plus souvent bornées à placer les marchandises restant sur le chantier des années antérieures. Les fabriques d'instruments aratoires n'ont cessé de déployer leur activité, surtout pour les, machines compliquées. Il en subsistait en 1862 dans les cantons de Capellen 1, Luxembourg 2, Mersch 3, Tolal 6. Quant aux instruments et outils ordinaires, tels que charrues, herses, chariots, etc., ils sont fabriqués par le nombre d'artisans suivant : Une seule fabrique de chicorée à café a travaillé es Nombre d'ateliers 1862 et cela avec un redoublement d'activité, parait-il. où l'on fabrique CANTONS. Car en 1861 elle a importé en matières premières des charrues etc. kilog. 139970 tandis qu'en 1862 ses importations s'élèvent à 210000 Ajoutons que dans le pays on ne cultive pas la ra26 Capellen cine de chicorée à café, de sorte que cette fabrication Clervaux 17 est pour ainsi dire tout à fait dépendante de l'étranger. Diekirch 43 Echternach 13 Des autres établissements de technologie agricole siEsch-sur-l'Alzette. 40 Des autres établissements de technologie agricole siGrevenmacher. 25 syropterie qui fonctionne. Ses produits continuent à être Luxembourg 20 recherchés. Mersch 16 II en est de même de ceux de nos vinaigreriez au nomRedange 21 bre de sept. Ils trouvent un placement avantageux dans Remich 21 la consommation locale, quoique, comme on ne l'ignore Wiltz 22 pas, bon nombre de cultivateurs produisent le vinaigre 264 nécessaire à leur ménage. CHAPITRE VI. Animaux domestiques. § 1. RECENSEMENT DES BESTIAUX. Le recensement des bestiaux fait dans le Grand-Duché dans les dix premiers jours du mois de juillet 1862 permettant de distinguer à la fois les animaux recensés d'après le sexe, l'âge et la race, nous allons en présenter le résumé exact, pour après en tirer les indications qu'il comporte : Annexe au Mémorial 1863. Ile partie. 9 50 NOMBRE DE CHEVAUX de trois ans et au-dessus. NOMBRE DES BÊTES à Poulains au-dessus de six mois. de six mois jusqu'à trois ans. de trois ans et au-dessus. de trois mois jusqu'à trois ans. Entiers. Juments. Hongres. Entiers. Juments. Taureaux. Vaches. Bœufs. Taureaux. Vaches. 46 1327 569 159 270 89 145 173 69 4832 132 204 2091 Clervaux 13 608 237 48 10 21 60 54 8? 5075 1056 305 2850 1078 Diekirch 18 613 521 44 78 28 42 45 69 4455 987 117 1852 521 66 18 35 42 27 2853 310 106 1156 250 82 5308 108 311 2489 Echternach 18 Eseh-sur-l'Alzette. 107 1699 Grevenmacher 40 417 801 724 Luxembourg 521 69 Bœufs. Hongres. Capellen Entiers. Juments. CANTONS. 226 236 320 85 188 186 648 88 153 63 52 86 47 3577 131 121 1332 229 74 1187 957 85 119 33 84 66 45 5775 70 182 1444 159 Mersch 30 768 957 58 70 40 57 60 70 3802 131 172 1340 132 Redange 24 1209 493 213 367 122 135 150 131 3185 427 387 2876 490 Remich 33 703 538 43 108 16 24 31 32 3098 43 71 1294 60 Wiltz 12 666 317 44 128 46 39 49 121 4664 891 271 2055 364 Total pour 1862 415 10025 6047 1087 1777 561 861 942 780 48634 4736 2247 20770 3739 1861. 987 1772 459 931 950 813 47159 5 102 Différence en plus. 442 . Pour 1862 en moins. 9976 6041 49 27 6 100 1465 70 8 33 4347 2725 21715 3923 389 478 936 104 51 NOMBRE DES PORCS NOMBRE des Agneaux. 978 1442 425 67 824 2025 1484 170 1620 98 3355 7073 4953 46 831 1579 1483 89 872 45 3166 2472 1544 38 666 2048 1085 10 123 744 38 1264 1603 1011 35 461 1378 1120 1 1403 67 1337 3288 2623 3 1114 149 796 60 2272 2013 827 115 701 24 1494 1009 208 28 659 2727 1340 144 458 25 1479 582 205 60 766 2569 1151 123 803 49 1269 1867 1158 31 385 1437 686 198 1566 71 2774 4682 2892 52 727 1454 1155 59 320 13 125 365 210 20 503 2329 907 62 1134 85 2361 7420 5138 42 678 2189 1168 1323 9853 606 20537 30528 18571 496 7837 23853 14302 1257 8566 585 20920 26216 16047 746 8320 23329 15854 66 1287 21 4312 383 260 483 376 1552 Boucs. Anons 1 593 998 17 3 68 901 8 1 1075 30 1200 1434 21 4 850 32 1 2062 30 55 12 1 14013 598 40 16 3 14004 431 9 97 3 15 2522 Chevres. Brebis. 98 Mulets. Moutons. 839 verrats truies. Anesses Béliers. 91 destinés à la reproduction. destinés à l'engraissement. Destinées à l'élève. au-dessus de trois mois. Anes. DES BÊTES à LAINE. Destinées à la boucherie. au-dessous de trois mois. au-dessous de trois mois. NOMBRE 4 2 2 52 Les résultais présentés par ce tableau, comparés à ceux des années antérieures, donnent le résumé suivant : RACES. Chevaline Bovine Ovine Porcine Asine Mulets Caprine Nombre d'animaux en Différence pour 1862. 1861 1862 en plus. en moins. 21594 90483 73569 48249 21715 92101 70242 45678 1616 67 1 6 14435 14541 106 61 3 121 3327 2571 2 Ainsi i l y a eu augmentation de la race bovine, chevaline et caprine et diminution du nombre des porcs et de celui des moutons. Pour ces derniers cette diminution est constante depuis de longues années et est la suite de l'époque de transition culturale dans laquelle nous nous trouvons. Quant aux porcs, les transactions ont été tellement animées et les prix aussi élevés, que le cultivateur a vendu tout ce dont il pouvait disposer. Aussi a-t-on fait relativement moins de porcs gras, mais infiniment plus d'élèves qui ont été surtout exportés vers la France. Quant à la Belgique, elle en a importé 2623. § 2 . AMÉLIORATION DES RACES. Le règlement du 14 décembre 1861, sur l'amélioration des races d'animaux domestiques dans le Grand-Duché, a reçu son exécution pendant l'année 1862. Ce court espace, de temps n'a pas encore permis de juger s'il y a lieu oui ou non d'y apporter pour le moment des changements. Toute proposition dans ce sens paraît donc être prématurée et doit être remise à l'avenir, alors qu'une expérience plus longue y aura statué. I l n'en est pas de même de son exécution. On élève déjà de toute part des plaintes de ce chef contre les autorités chargées d'y veiller. C'est ainsi que 1° les animaux domestiques se livrent a la saillie sur la voie publique ; 2° les mâles de plus de six mois fréquentent les pâturages communaux; 3° les taureaux ne sont qu'exceptionnellement bouclés dans les cantons nord du pays; 4° les commissions locales d'examen fonctionnent, très-irrégulièrement et l'article du règlement qui prescrit l'admission au chef-lieu de la commune, n'est pas exécuté; enfin 5° presque nulle part les reproducteurs admis sont en proportion du nombre d'animaux à saillir, ainsi que le prévoit le règlement. Comme nous voyons le progrès dans l'exécution régulière des dispositions prises, nous croyons devoir demander pour l'avenir une surveillance plus active et une répression plus sévère des contra- 55 ventions constatées. A compter les nombreux agents chargés par le règlement même de constater les contraventions, il devrait être mieux exécuté. Si nous le rappelons ici, c'est qu'il en résultera du bien pour les contrevenants eux-mêmes. Pour n'en citer qu'un exemple, nous constaferons qu'en 1862 un taureau non bouclé, admis à la monte dans le canton de Wiltz, a tué son propriétaire. Non seulement le progrès, mais encore la sûreté publique, exigent la mise en vigueur du règlement du 14 décembre 1861, et c'est pour ces motifs que nous y insistons de nouveau ici. § 3. SERVICE DE LA MONTE. A) Race chevaline. D'après le règlement de 1861, le service de la monte est subordonné à la circonscription cantonale et a lieu à l'aide d'étalons en station subventionnés par l'État et aussi à l'aide d'étalons admis pour la monte, mais non subsidiés par l'État, pour être entretenus à demeure fixe. Pour l'année 1862, il a été présenté à l'examen de la Commission d'expertise instituée pour l'admission à la monte 143 entiers ; par contre elle en a examiné en 1861. . . 73 — — en 1860. . . 67 soit une augmentation sur 1861 . . . . 70 — — sur 1860 . . . . 76 De ce nombre i l a été admis . . . . 90 — — rejeté . . . . 53 - 143 Il avait été admis rejeté en 1861. . 48 25 en 1860. . 43 24 soit de plus qu'en 1861. . 42 28 qu'en 1860. . 47 29 La provenance des différents étalons présentés se trouve indiquée dans l'état ci-joint, en même temps que la durée de leur emploi au service de la monte : Étalons admis : des années antérieures 38 nouveaux venant de l'étranger . . . 30 — élevés dans l e pays. . . . 22 Étalons rejetés : des années a n t é r i e u r e s nouveaux venant de l'étranger . . . — élevés d a n s l e pays. . . . 12 9 32 90 53 143 54 Les causes de ces décisions de rejet se trouvent consignées dans le tableau suivant Vilaine tête 2 Mauvais yeux 3 Mauvaise conformation des membres antérieurs 7 postérieurs 2 Mauvais pieds, défaut de talons 1 Mauvais trotteur 12 Boiterie 4 Suros, exostose 7 Mauvaise construction 7 Trop jeune 6 Cornage 1 Douteux 1 53 Ainsi qu'il résulte des chiffres qui précèdent, sur 44 chevaux présentés la première fois et rejetés, 32 ont été élevés dans le pays, et sur 52 nouvellement admis, i l n'y a en que 22 qui soient nés chez nous. Ce résultat qui ne parle précisément pas en faveur de nos éleveurs, serait tout autre si nos transactions commerciales n'étaient pas aussi nombreuses et si beaucoup de détenteurs de bons poulains ne les vendaient pas avant l'âge, où ils pourraient être admis à la reproduction. Pour le surplus, les vices de conformation sont comme d'habitude restés les plus nombreux, et ils doivent être encore toujours rapportés aux causes signalées dans nos rapports antérieurs, soit : Appariement mal raisonné; Juments tarées ou vicieuses; Soins peu convenables donnés aux élèves, notamment stabulation pour ainsi dire permanente; Mauvaises écuries ; Ferrure vicieuse, etc. Ceci pour les étalons en général. Quant aux étalons admis en station, leur nombre a été augmenté depuis 1862 et c'est à cette circonstance qu'il faut attribuer le nombre extraordinaire de reproducteurs présentés à l'examen accusé plus haut qui a rendu possible l'organisation convenable du service de la monte chez nous. Tandis qu'en 1859 nous n'avions que 9 stations, on en comptait déjà 46 en 4860 et 22 en 4864. En 4862 i l y a par contre eu possibilité d'en établir 49. Avec les étalons admis à la monte libre, la monte a été desservie dans les cantons de la manière suivante : 55 Stations en 1862. ÉTALONS Stations Etalon. en TOTAL. percheardenindi- Total. 1861. Libres. rons. nais. belges. gènes. CANTONS. Capellen . . . 2 4 1 5 Clervaux . . . 2 2 2 4 4 Diekirch . . . 4 1 Echternach . . 2 2 4 4 Esch-sur l'AIzette. 2 5 1 6 10 Grevenmacher . 2 1 3 4 3 7 Luxembourg . . 2 3 1 1 5 5 10 Mersch. . . . 2 2 1 4 8 Redange . . . 2 3 2 5 10 Remich . . . 2 1 2 3 3 . . . 2 2 1 1 5 5 Moyenne totale . 22 26 6 8 49 Wiltz . 2 1 1 1 1 1 9 3 41 10 8 5 90 II est à remarquer qu'en 1859 aucun étalon élevé dans le pays obtint une station ; en 1860 il n'y en eut qu'un ; en 1861 ce nombre s'éleva à 2 , tandis qu'en 1862 il y en a eu 11 d'admis au service de la monte à demeure fixe. Des 49 étalons destinés pour le service des stations, 29 ne se sont pas encore livrés à la monte dans le Grand-Duché et 18 ont été introduits cette année de l'étranger. Il n'échappera pas non plus que 39 chevaux mâles avaient été importés en 1862 dans le but d'obtenir une station, mais que de ce nombre 12 ont été simplement admis et 9 rejetés. Finalement, des étalons admis les années antérieures en station et représentés, un a été rejeté et deux admis à la monte libre. Toutes tes données qui précèdent, se rapportent à l'admission à la monte. Quant au service de la saillie lui-même, nous renvoyons à notre rapport du 21 octobre 1862, duquel nous extrayons la récapitulation suivante sur le nombre des saillies opérées par les reproducteurs de la race chevaline. 56 CANTONS. Moyenne par étalon. Nombre. Nombre total des saillies. Moyenne par étalon. des étalons admis. des étalons saillies. Moyenne totale. TOTAL GÉNÉRAL Nombre total des saillies ÉTALONS LIBRES. Nombre. ÉTALONS EN STATION, Capellen 6 296 49.3 6 387 64.5 12 683 56.9 Clervaux 3 207 72.3 3 212 70.6 6 429 71.5 Diekirch 4 183 45.7 1 11 11.0 5 194 38.8 Echternach 3 178 59.3 4 196 49.0 374 53.4 Esch-sur-l'Alzette. 6 313 52.1 10 400 40.0 16 713 53.3 Grevenmacher 4 204 51.0 2 121 60.5 6 325 54.1 Luxembourg 5 250 50.0 3 37 12.3 8 287 35.9 Mersch 4 257 64.2 3 130 43.3 7 387 55.3 Redauge 5 325 5 374 74.8 10 699 69.9 Remich 3 182 60.6 3 182 60.6 Wiltz 6 360 60.0 6 360 60.0 Total 49 2765 56.4 86 4633 53.9 65.0 37 1868 50.5 Des chiffres qui précèdent il résulte que les étalons en station ont sailli.proportionnellement plus de juments que les étalons libres. Ce résultat mérite d'être signalé après la concurrence à outrance faite par les étalons libres aux reproducteurs en station. En effet les premiers, par cela qu'ils ont une moindre valeur, ont été livrés à la saillie moyennant une rétribution relativement minime, et souvent même pour rien, ce qui explique d'ailleurs le nombre encore élevé de juments qu'ils ont desservies. Après avoir indiqué le nombre de juments saillies, il nous resterait à indiquer le résultat de ces saillies. La difficulté de suivre les produits obtenus à travers toutes les transactions dont ils sont l'objet ne permet pas de donner des chiffres positifs à ce sujet. Nous pouvons toutefois assurer que la grande majorité des poulains nés en 1863 proviennent d'étalons en station. Les rapports des administrations communales sont unanimes à ce sujet. 57 B) Race bovine et porcine. L'art. 37 du règlement du 14 décembre 1861, indique le mode d'admission des bêtes mâles des races bovine et porcine à la monte. D'après l'art. 43 du règlement ces reproducteurs sont visités une fois par an par les vétérinaires. C'est de ces rapports que nous extrayons les renseignements sur ce service pendant l'année 1862 notamment sur le nombre d'animaux admis a la monte et qui sont portés au tableau ci-après : RACE BOVINE. Nombre de taureaux CANTONS. admis. Communes où il n'y a pas de re

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