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Arrêté ministériel du 14 novembre 1944, modifiant le programme du coure de langue française dans l'enseignement primaire. l'organisation de l'enseigne

119 Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Lundi, le 27 novembre

  1. N° 16 Montag, den
  2. November
  3. Avis. — Relations extérieures. — Le 26 octobre 1944, S.A.R. Madame la Grande-Duchesse a reçu en audience pour la remise de ses lettres de créance S. Exc. Sir Hugh Knatchbull-Hugessen, Envoyé extraordinaire et Ministre plénipotentiaire de Grande-Bretagne. — 14 novembre
  4. Circulaire du 18 octobre 1944 aux administrations personnel enseignant qui leur en feront la demande communales, concernant l'octroi d'un congé et qui prouveront par des raisons valables qu'il non payé aux membres du personnel en- leur est difficile de reprendre leur poste. L'octroi seignant. de ce congé est subordonné à l'avis conforme de Dans ma circulaire du 29 septembre 1944, les l'inspecteur et devra être réservé aux cas de stricte administrations communales ont été rendues atten- nécessité. I l devra être refusé à tout instituteur tives aux difficultés auxquelles donne lieu, dans ou institutrice qui s'est compromis par son attitude beaucoup de cas, l'obligation faite aux instituteurs sous le régime allemand. S'il est constaté qu'un congé a été accordé malgré et aux institutrices de réintégrer leur poste du 10 mai
  5. Cette obligation a dû être imposée de graves présomptions sur la conduite incivique aux membres du personnel enseignant pour rétablir de l'intéressé, le Gouvernement refusera de prendre la situation légale dans notre enseignement pri- sa part dans les frais de remplacement, de sorte maire. Afin d'atténuer les rigueurs qu'elle pourrait que la totalité de ces frais incombera à la commune. Les membres du personnel enseignant qui bénéemprunter aux circonstances actuelles, il est permis d'employer tous les moyens conformes à la loi. ficieront de l'octroi d'un congé non payé, resteront Certains membres du personnel enseignant ont donc titulaires du poste qu'ils ont occupé au 10 mai demandé, pour des raisons de famille, à être dis- 1940 et par conséquent, continueront à jouir de pensés de l'obligation de reprendre le poste pour toutes les prérogatives de leur statut. Après avoir lequel ils tenaient une nomination, au 10 mai
  6. obtenu un congé non payé de la part de leur admiIl est impossible de répondre à cette demande nistration communale, ils pourront être chargés parce que les membres du personnel enseignant ne de la direction d'une école vacante dans une autre peuvent être déplacés qu'à l'intérieur de la commune commune. Ils toucheront de ce fait une indemnité au service de laquelle ils sont attachés. Si, d'autre équivalant à leur traitement. Grâce à cette mesure, part, ils étaient amenés à renoncer à leur poste dans les intérêts des membres du personnel enseignant les conditions prévues par la loi, ils s'exposeraient seront respectés autant que ceux des communes. à la perte temporaire de leurs droits et à un retard Le seul risque que les membres du personnel endans le jeu des triennales. Pour éviter ces consé- seignant aient à encourir est celui qui résulte de la quences, je signale aux administrations communales nécessité pour eux d'obtenir une nomination en qu'elles pourront accorder un congé non payé pour règle au début de l'année scolaire prochaine 1945 à la durée de l'année scolaire aux membres de leur
  7. De plus, les instituteurs et les institutrices 120 en question devront s'occuper eux-mêmes de trouver un poste de remplaçant à leur convenance et s'entendre à ce sujet avec l'inspecteur d'arrondissement sans que l'autorité supérieure assume une responsabilité à cet égard. La même façon de procéder est indiquée pour les titulaires des écoles insuffisamment peuplées. Les écoles qui, au cours des dernières années ont été fermées à causa du nombre trop peu élevé des enfants d'âge scolaire, resteront fermées. En outre, les administrations communales auront à examiner si la diminution des effectifs scolaires ne permet pas la Suppression d'autres classes ou écoles. La pénurie du combustible qui s'annonce pour la Saison d'hiver, rend inévitable la compression des classes et la suppression des écoles trop faiblement peuplées. Du reste, la situation financière du pays nous oblige à éviter toutes les dépenses qui sortent des limites du besoin. Une partie des organisations scolaires qui m'ont été présentées jusqu'ici font preuve d'une méconnaissance absolue des conditions dans lesquelles nous sommes obligés de reconstruire notre vie nationale. Elles prévoient des classes avec des effectifs inférieurs à 30 et même à 25 élèves, ces élèves appartenant, d'ailleurs, à une seule ou à deux années scolaires. Si dans nos établissements d'enseignement moyen les classes inférieures ont eu, en temps normal, des effectifs jusqu'à 50 élèves et même au delà, il n'est certainement pas exagéré, dans les circonstances actuelles, de demander à un instituteur d'instruire 40 à 50 élèves appartenant à une ou à deux années scolaires. Je prie les administrations communales de remanier leurs organisations scolaires dans ce sens. Les titulaires des écoles insuffisamment peuplées pourront être nommés à tout autre poste vacant parmi le personnel enseignant do la commune. Si la possibilité d'un déplacement à l'intérieur de la commune n'existe pas, i l y aura lieu de procéder d'après les directions tracées plus haut. Les titulaires en question seront chargés de la direction d'une école dans une autre commune, après avoir obtenu un congé non payé dans leur commune d'attache. Les situations qui résulteront de cette mesure devront être régularisées au début de l'année scolaire prochaine 1915 -
  8. Circulaire du 7 novembre 1944 aux administrations communales et aux membres du personnel enseignant sur l'organisation de l'enseignement primaire en 1944—
  9. Rundschreiben an die Gemeindeverwaltungen und Lehrkräfte über die Organisation des Primärunterrichtes für das Schuljahr 1944 -
  10. Le désordre dans lequel les années d'occupation ont jeté notre enseignement primaire, s'est accru des difficultés nouvelles que suscitent l'évacuation des régions de notre frontière est, la nécessité de pourvoir au logement des troupes alliées, la pénurie des moyens de communication et le manque de combustibles. Malgré ces difficultés, les administrations communales voudront s'attacher, avec le concours de tous les facteurs intéressés, à rétablir un enseignement satisfaisant pour tous les enfants du pays. Les enfants évacués sont à admettre sans autre formalité dans les écoles de leur domicile actuel. Lorsqu'ils sont suffisamment nombreux ils pourront être réunis dans des classes à part et placés pour autant que possible, sous la direction de leurs Zu dem während der Besatzungszett im Primärschulwesen hervorgerufenen Chaos sind neue Schwierigieiten hinzugetreten, die durch die Evaluation unserer östlichen Grenzgebiete, die Unterbringung der alliierten Truppen, das fehlen jeglicher Verkehrsmöglichteiten und den Mangel an Heizmaterial bedingt sind. Trotz dieser ungilustigen Umstände sollen die Gemeindeverwaltungen im Einvernehmen mit allen beteiligten Stellen ihr Möglichstes tun, um allen Luxemburger Kindern wieder zu einem befriedigenden Unterricht zu verhelfen. Die evakuierten Kinder sind ohne weiteres in die Schulen ihres jetzigen Wohnortes aufzunehmen. Veigenügend großer Anzahl können sie in eigenen Klassen, tunlichst unter Leitung ihrer eigenen Lehrer und Lehrerinnen zusammengefaßt werden. Die Luxembourg, le 15 octobre
  11. Le Ministre de l'Instruction publique, a. i. Jos. Bech. 121 propres maîtres et maîtresses. Les instituteurs et les institutrices évacués se mettront volontiers à la disposition des autorités locales pour les besoins du service. Il importe que les écoles reprennent partout sans retard. L'instruction et l'éducation de nos enfants ont été trop longtemps en souffrance pour que cette tâche puisse encore être différée. Le fonctionnement des écoles est à assurer d'après les moyens disponibles sur place. Dans les circonstances actuelles les administrations communales ne voudront pas perdre de vue qu'il s'agira parfois moins de respecter les formes traditionnelles et réglementaires que d'arriver à donner aux enfants la formation à laquelle ils ont droit. Lorsqu'une scolarité régulière et complète ne peut pas être organisée, tous les efforts devront être faits pour y suppléer dans la mesure du possible. A titre d'indication, je rappelle que l'enseignement pourra être donné alternativement, par demi-journées ou même par système de leçons, aux enfants de deux ou même de plusieurs écoles ou classes différentes. Si les locaux scolaires ne sont pas libres, on pourra réunir les enfants dans tout autre local. Les administrations communales ne voudront pas négliger, dans ces cas, de pourvoir aux installations d'hygiène et de propreté nécessaires. Si l'enseignement ne peut pas être étendu à tous les enfants de l'âge obligatoire, la préférence devra être donnée aux élèves des classes supérieures. L'inspecteur d'arrondissement devra être consulté toutes les fois que les moyens de communication le permettront. Partout où les écoles fonctionnent normalement, l'enseignement postscolaire ne devra pas tarder à reprendre à son tour. Des stocks importants de nos manuels destinés à l'enseignement primaire ont pu être sauvés de la destruction. Ils ont déjà commencé à être mis en vente. Au cas où il n'y en aurait pas assez pour contenter tous les besoins, on devra essayer d'en réunir un nombre suffisant en organisant des quêtes dans les familles des enfants qui ont fréquenté l'école avant la guerre. Les bâtiments scolaires devront être nettoyés à fond avant qu'ils soient rendus à leur destination. Au besoin, ils devront être désinfectés. Les administrations communales auront à me présenter, avant le 28 novembre prochain et en triple expédition, la délibération des conseils com- evakuierten Lehrer und Lehrerinnen werden sich den Ortsbehörden zu diesem Zwecke gerne zur Verfügung stellen. Die Schulen Müssen überall unverzüglich beginnen. Unterricht und Erziehung unserer Kinder sind allzulange vernachlässigt worden, als daß diese Aufgabe noch länger hinausgeschoben werden könnte. Der Schulbetrieb ist mit den jeweils vorhandenen Mitteln einzurichten. Unter den gegebenen Umstanden darf nicht aus dem Auge verloren werden, daß es in manchen Fällen weniger darauf ankommt, die überlieferten Formen, und Reglemente beizubehalten als überhaupt den Kindern die ihnen zustehende Bildung zuzuführen. Falls ein regelmäßiger und vollständiger Unterrichtsbetrieb nicht eingerichtet werden kann, ist dafür nach Möglichkeit ein Ausgleich zu schaffen. So kann z. B. der Unterricht abwechselnd nach halben Tagen oder sogar stundenweise nach Fächern an Kinder zweier oder mehrerer Schulen oder verschiedener Klassen erteilt werden. Wenn die Schulgebäude belegt sind, können die Kinder in jedem andern verfügbaren Lokal zusammengefaßt werden. In diesem Falle sollen die Gemeindebehörden für die nötigen hygienischen Einrichtungen sorgen. Falls der Unterricht nicht an alle schulpflichtigen Kinder erteilt werben kann, müssen die Schüler der oberen Klassen bevorzugt werden. Der Schulinspektor des Bezirks ist nach Maßgabe der Verkehrsmöglichkeiten zu Rate zu ziehen. Überall da, wo der Schulbetrieb normal eingerichtet ist, muh auch der Fortbildungsunterricht sofort wieder aufgenommen werden. Große Bestände der für den Primärunterricht bestimmten Schulbücher konnten vor der Zerstörung durch die Besatzungsbehörde gerettet werden und sind bereits im Verkauf. Sollten diese Bestünde nicht ausreichen um den gesamten Bedarf zu decken, so muß versucht werden, durch Nachfrage in den Familien der Kinder, die schon vor dem Kriege die Schule besuchten, weitere Bücher beizubringen. Vor ihrer Inbetriebnahme müssen die Schulgebäude gereinigt und nötigenfalls desinfiziert werden. Die Gemeindeverwaltungen haben mir bis zum
  12. November i n dreifacher Ausfertigung den Beschluß des Gemeinderates über die Organisation der Primär- 122 munaux sur l'organisation des écoles de leur ressort. schulen ihres Bereiches vorzulegen. Mit den BeLes délibérations organiques doivent être accom- schlüssen sind folgende Unterlagen einzureichen : pagnées des pièces suivantes :
  13. eine Aufstellung über die Schülerzahl eines 1) un tableau renseignant le nombre des élèves jeden Schulbezirks ; de chaque ressort scolaire ;
  14. die namentliche Aufführung der blinden, taub2) le rôle nominatif des enfants aveugles, des sourds-muets et des enfants arriérés ainsi que de stummen und der geistig zurückgebliebenen Kinder ceux qui, en exécution de l'art. 2 de la loi scolaire, sowie derjenigen, die nach Art. 2 des Schulgesetzes nicht zur Schule zugelassen sind ; ne sont pas admissibles à l'école ;
  15. eine Aufstellung der ausländischen Kinder. 3) le relevé des enfants de nationalité étrangère. In Anbetracht der außergewöhnlichen Umstände En égard aux circonstances, toute nomination dans l'enseignement primaire devra être différée muh jede Ernennung im Primärunterricht bis zum jusqu'à la fin de l'année scolaire. Pendant l'exercice Schluß des Schuljahres zurückgestellt werden. Wäh1944-45, la direction des écoles vacantes sera con- rend des Schuljahres 1944—45 wird die Leitung fiée à des instituteurs et à des institutrices intéri- der vakanten Schulen an Ersatzlehrkräfte übertragen. maires. Dans la désignation de ce personnel tempo- Bei der Zuweisung dieser provisorischen Lehrkräfte raire, il conviendra de donner la priorité aux candi- müssen die rangältesten Kandidaten, besonders solche dats brevetés les plus anciens en rang et surtout mit Familienlasten, bevorzugt werden. à ceux qui ont des charges de famille. Die Zurruhesetzung der Lehrkräfte wird durch den La mise à la retraite des membres du personnel enseignant est prononcée par le conseil communal Gemeinderat in einem besonderen Beschluß ausgedans une délibération spéciale. Les demandes tendant sprochen. Die Pensionsgesuche sind durch die Herren à obtenir une pension de retraite sont à transmettre Schulinspektoren an die Oberbehörde zu übermitteln. à l'Autorité supérieure par l'intermédiaire de MM. Die vorher erteilte Entlassung durch die Gemeindeles inspecteurs. Elles doivent être accompagnées verwaltung, sowie die Belegstücke über eventuelle du titre de la démission conférée préalablement par provisorische Dienstzeiten sind beizufügen. Falls les administrations communales ainsi que des pièces eine Lehrkraft aus Gesundheitsrücksichten vorzeitig justificatives de services provisoires éventuels. Si pensioniert werden möchte, muß sie ihr Gesuch auf un membre du personnel enseignant désire prendre dem Amtswege unter Beifügung eines genauen sa retraite pour raisons de santé, avant de remplir ärztlichen Attestes an die Regierung richten. les conditions d'âge requises, il devra en adresser la demande au Gouvernement par la voie hiérarchique en joignant un certificat médical circonstancié. Un certain nombre d'administrations communales Verschiedene Gemeindeverwaltungen haben bis ont négligé jusqu'ici de saisir le Gouvernement des jetzt die politischen Anschuldigungen gegen den einen accusations politiques portées contre l'un ou oder den anderen ihrer Lehrer oder Lehrerinnen l'autre des membres de leur personnel enseignant. nicht an die Negierung weitergeleitet. Sie wollen Ils devront le faire sans autre retard. Le Gouverne- dies ohne Verzug nachholen. Die Regierung wird ment ordonnera, dans chaque cas, une enquête qui von Fall zu Fall eine Untersuchung anordnen, die die mettra fin à des situations équivoques et contri- Lage klären und zur Beruhigung der Gemüter beibuera à apaiser les esprits. tragen wird. Les instituteurs et les institutrices de toutes les Die Lehrer und Lehrerinnen aller Ortschaften des localités du pays sont tenus d'adresser au Dépar- Landes sind gehalten bis zum
  16. November an die tement de l'instruction publique ayant le 20 no- Abteilung für Öffentlichen Unterricht einen Bericht vembre prochain, un rapport dans lequel ils indi- einzureichen. Z u vermerken ist in diesem Bericht das queront la date de la rentrée des classes, les motifs Datum des Schulbeginns, die Gründe für eine pour lesquels celle-ci n'a pas été effectuée jusqu'ici, eventuelle Verzögerung, der voraussichtliche Zeit- 123 la date probable à laquelle elle aura Heu, le relevé Punkt des Wiederbeginns. Eine Aufstellung der des effectifs de chaque école ainsi que le relevé Schülerzahl einer jeden Schule sowie der an diese des enfants évacués admis dans ces écoles (nom, Schulen zugelassenen evakuierten Kinder (Name, prénoms, années d'études, ancien domicile). Les Vornamen, Schuljahre, alter Wohnort) ist beizufügen. instituteurs et les institutrices évacués auront à Die evakuierten Lehrer und Lehrerinnen haben indiquer, en outre, leur localité d'attache, leur außerdem ihren Dienstort, ihren augenblicklichen domicile actuel, les services qu'ils rendent dans la Wohnort und ihre jetzige Beschäftigung anzugeben localité d'accueil et, le cas échéant, les propositions sowie gegebenenfalls Vorschlüge für eine geordnetere qu'ils ont à faire en vue d'une organisation plus Einrichtung des Schulbetriebes einzureichen. régulière des classes. Je fais un pressant appel au patriotisme des Ich richte einen dringenden Appell an die patriomembres du personnel enseignant aussi bien que des tische Gesinnung sowohl der Lehrer und Lehrerinnen Autorités locales pour qu'ils prennent tous leur als auch der Ortsbehörden und erwarte, daß sie alles part dans l'effort commun que nous aurons à faire daran setzen, u m die schweren Aufgaben der gegenwärtigen Zeit zu erfüllen. pour sortir des difficultés actuelles. Luxembourg, le 7 novembre
  17. Luxemburg, den
  18. November
  19. Le Ministre de l'Instruction Publique a. i., Der Minister des öffentlichen Unterrichts, a. i., Jos. Bech. Jos. Bech. Art.
  20. Le présent arrêté sera publié au Mémorial et au Courrier des Ecoles. Luxembourg, le 14 novembre
  21. Le Ministre de l'Instruction Le Ministre de l'Instruction Publique a. i., Publique a. i., Vu l'article 24 de la loi du 10 août 1912, sur Arrêté ministériel du 14 novembre 1944, modifiant le programme du coure de langue française dans l'enseignement primaire. l'organisation de l'enseignement primaire ; Vu l'arrêté du 6 septembre 1922, portant revision du plan d'études pour les écoles primaires ; Vu l'arrêté du 12 juillet 1929 et l'arrêté du 13 août 1938, portant modification du plan d'études primaires ; Arrête : Art. 1er. Le début du cours de langue française dans nos écoles primaires est fixé au semestre d'été de la deuxième année d'études. Art.
  22. Les dispositions de l'arrêté ministériel du 12 juillet 1929, touchant le programme du cours de français dans les écoles primaires, sont remises en vigueur. Les dispositions contraires de l'arrêté du 13 août 1938 sont abrogées. Toutefois, les simplifications de détail introduites par l'arrêté ministériel du 13 août 1938 resteront acquises. Jos. Bech. Circulaire du 14 novembre 1944 aux membres du personnel enseignant, concernant le plan d'études des écoles primaires et primaires supérieures. L'éviction systématique de la langue française fut un des moyens employés par l'envahisseur pour avoir raison de notre particularité nationale. En cherchant à effacer les traces que les mesures annexionnistes ont imprimées dans notre enseignement primaire, notre premier devoir devra être de restituer à la langue française sa place dans nos écoles comme dans notre vie publique. A partir de l'année scolaire de 1945/46, le début du cours de français dans nos écoles primaires est fixé de nouveau au deuxième semestre de la deuxième 124 année d'études. Les prescriptions de l'arrêté ministériel du 12 juillet 1929, touchant le programme du cours de français, sont remises en vigueur. Toutefois, les simplifications de détail, introduites par la réforme de 1938 et consacrées par leur adoption dans les manuels scolaires, resteront acquises Les premiers contacts que les enfants de chez nous prennent avec la langue française, sont facilités par le grand nombre de mots français qui se sont infiltrés dans notre langue maternelle et que l'enfant retrouve avec plaisir en faisant ses premiers pas dans la connaissance de la langue étrangère. L'avancement du point de départ du cours de français dans nos écoles primaires ne fera donc guère de difficultés. Par contre, il sera difficile de faire rattraper le temps perdu aux enfants qui ont été empêchés d'apprendre le français pendant plus de quatre ans. Tel est pourtant le but que, dans l'intérêt de nos enfants, nous devons nous proposer d'atteindre. Les trois premières années . scolaires se trouveront placées dans les conditions habituelles. Le programme de ces classes ne sortira donc pas de la ligne normale. A partir de la quatrième année scolaire, i l s'agira de compenser le retard de plus en plus accentué que les classes supérieures de nos écoles primaires ont subi sur le programme du cours de français. Pour arriver à ce résultat, la tâche annuelle devra être répartie, pour autant que possible, de la façon suivante : A. Année scolaire 1944/
  23. 1° Les élèves de la quatrième année traiteront les matières à la fois de la troisième et de la quatrième année. 2° De même, les élèves de la cinquième année traiteront les matières de la troisième et de la quatrième année. Ils ajouteront, les leçons 1 à 74 de la cinquième année. 3° Les élèves de la sixième et de la septième année étudieront les matières de la troisième et de la quatrième année ainsi que celles de la première moitié de la cinquième année. 4° Enfin, les élèves de la huitième et ceux de la neuvième année (Ecoles primaires supérieures), lesquels avaient déjà commencé à apprendre le français avant le régime allemand, traiteront les matières de la troisième, de la quatrième et de la cinquième année. 5° Dans les écoles à classe unique où à deux classes le programme transitoire du cours de français de la 8e année pourra être le même que celui de la 6e et de la 7e année de sorte que les élèves de ces trois années pourront être réunis. Inversement, dans les écoles où la 7e et la 8 e année sont réunies dans une même classe, le programme de la 7e année d'études devra être le même que celui de la 8e année et comprendra donc l'étude complète des matières de la 5e année. B. Année scolaire 1945/
  24. 1° Dès le début de l'année scolaire 1945-1946, les cinq premières années scolaires n'auront plus à suivre que le programme habituel. Cependant, elles devront répéter à fond le programme des années précédentes. 2° Les élèves de la 6e année finiront l'étude des matières de la 5e année (à partir de la leçon 74) et ajouteront celles de la 6 e année. 3° De même, les élèves de. la 7e année étudieront la moitié restante des matières de la 5e année, ainsi que celles de la 6e année. 4° Les élèves de la 8e et de la 9e année (Ecoles primaires supérieures auront à traiter les matières de la 6e et de la moitié de celles de la 7e année, respectivement, suivant l'alternative indiquée sub A, N° 5, la dernière moitié des matières de la 5e année ainsi que les matières de la 6e année. C. Année scolaire 1946-
  25. L'enseignement normal du cours de français sera rétabli pour l'année 1946-1947, à la seule exception de la 8e et de la 9e année d'études ( Ecoles primaires supérieures; dont les élèves auront à traiter les matières de la 7e et de la 8e année. Les élèves des autres promotions devront se livrer à des répétitions approfondies sur les matières qu'ils ont apprises précédemment d'une façon peut-être trop hâtive. Le tableau suivant donnera un aperçu d'ensemble sur le programme de récupération proposé ; 125 Année scolaire V IV e e e e VI e 1944—1945 3 +4 année d'études 3 +4 +5 1945—1946 progr. normal progr. normal leç. 1—74 3 e +4 e +½5 e reste 5 e +6 e VII 3e+4e+5e VIII et IX resp. 3+4+5 3 e +4 e +5 e ½5e+6e ½5 e +6 e resp. 6 e + ½ 7 e 1946 -1947 progr. normal progr. normal progr. normal progr. normal 7e+8e Les circonstances dans lesquelles nous sommes méthodes de travail rationnelles y aideront beauplacés aujourd'hui, ne permettent guère de prévoir coup. J'ai déjà indiqué comment des élèves apparà quel moment les classes pourront reprendre leur tenant à plusieurs promotions différentes pourront travail régulier ni même si, dans certaines localités, être réunis pour l'enseignement du français. Grâce ils y arriveront avant longtemps. Je fais confiance à cette fusion des classes, le temps disponible pour à l'initiative personnelle et à la conscience profes- les leçons de français sera doublé ou triplé sans sionnelle des membres du personnel enseignant qu'il soit nécessaire de prendre sur d'autres branches. pour organiser le travail de leurs classes au mieux Les matières donneront lieu également à certaines des intérêts des enfants et en tirant tout le parti compressions. qu'ils pourront des moyens dont ils disposent. Les Il n'en restera pas moins que l'enseignement du directives que je viens d'énoncer ont pour but de français demandera, pendant des années, une marquer les points de repère et de guider les efforts. dépense supplémentaire de temps et de travail. Ils sont nécessaires pour assurer l'uniformité et la Toutes les autres branches, à l'exception du calcul, continuité des mesures dans toutes les écoles du devront probablement être mises à contribution au pays. Des dérogations pourront évidemment nous profit du cours de français. C'est surtout le temps être imposées par les circonstances. Dans d'autres consacré à la langue allemande qui pourra être cas, elles pourront être admises, avec l'accord des sensiblement écourté, d'autant plus que les leçons autorités scolaires, pour tenir compte de situations de sciences et d'histoire continueront à apporter exceptionnelles. Dans les villes p. ex. où les enfants leur renfort à cette langue. Les notions de gramont souvent reçu des leçons de français au sein de maire allemande devront être acquises par l'usage leur famille pendant les années d'occupation, les sans faire l'objet d'un enseignement spécial hormis maîtres et maîtresses pourront peut-être aller un pour les choses essentielles. J'estime que l'enpeu plus vite dans leur besogne. Mais ils devront seignement systématique de la grammaire allemande constamment s'assurer que tous leurs élèves sont ne devrait pas aller plus loin que la déclinaison. capables de suivre. Les connaissances trop rapidem- Le programme établi pour l'enseignement de la ment et trop superficiellement acquises n'ont grammaire allemande par le plan d'études du 6 sepaucune valeur réelle. Poser solidement les éléments, tembre 1922 ne restera donc valable que dans les tel est le but dont l'enseignement primaire ne doit limites que je viens de tracer. En revanche, je jamais s'écarter, Si la formation des enfants pêche demanderai au personnel enseignant de surveiller par la base, elle sera irrémédiablement compromise. attentivement l'orthographe et de ne pas permettre Il faut éviter aussi de fatiguer les enfants par un de relâchements à ce sujet. Il va sans dire que, effort trop soutenu et de leur faire prendre en aver- dorénavant, seule l'écriture latine sera encore sion des études qu'il s'agit précisément de leur enseignée dans nos écoles. faire aimer. La position de la langue luxembourgeoise et Il est certain que la tâche imposée à nos écoles, de notre histoire nationale sera renforcée à l'avenir. pendant cette période de transition, est lourde. Les enfants devront être familiarisés par des narraPourtant, elle n'est pas impossible à remplir. Des tions simples et pittoresques avec les grands faits 126 et les grandes figures de notre histoire. On n'oubliera pas de leur parler des victimes et des héros de notre résistance. On leur fera comprendre la grandeur du sacrifice que ces hommes ont consenti à leurs pays. Leur exemple est le mieux fait pour cultiver dans le cœur de nos enfants ce sentiment essentiel et nécessaire : amour passionné de la pa- trie qui, plus que jamais, devra dominer et inspirer tout notre enseignement. Luxembourg, le 14 novembre
  26. Le Ministre de l'Instruction Publique a. i., Jos. Bech. Avis. — Par arrêté grand-ducal du 19 octobre 1944 démission honorable a été accordée à M. Joseph Carmes, de ses fonctions de Conseiller de Gouvernement. Le titre de Conseiller honoraire du Gouvernement a été conféré à M. Carmes. — 21 novembre
  27. Avis. — Commission administrative mixte belgo-luxembourgeoise des contingents. — En exécution de la Convention du 23 mai 1935, instituant entre le Grand-Duché et la Belgique un régime commun en matière de réglementation des importations, des exportations et du transit, et du Protocole du 27 septembre 1935, réglant l'organisation et le fonctionnement de la Commission administrative mixte créée par la Convention précitée, un arrêté grand-ducal du 20 novembre 1944, désigne comme membres effectifs de la Commission,: MM. le Major Guillaume Konsbruch, Commissaire du Gouvernement pour le ravitaillement et les affaires économiques ; Fernand Turk, docteur en droit, Secrétaire Général du Comptoir Métallurgique Luxembourgeois «Columeta»; Mathias Putz, Conseiller de Gouvernement ; Emile Majerus, Attaché commercial au Ministère des Affaires Etrangères ; et comme membres suppléants : MM. Jules Hayot, Directeur de la Fédération des Industriels ; Paul Theisen, Vice-Président de la Chambre des Artisans ; Jean-Pierre Buchler, Chef du service de ravitaillement alimentaire. M. le Major Guillaume Konsbruch a été désigné pour remplir les fonctions de président et de vice-président de la dite Commission administrative mixte. — 20 novembre
  28. Avis. — Commission des licences. — La Commission des licences constituée en exécution de l'article 2 de l'arrêté grand-ducal du 9 octobre 1935, est composée comme suit : MM. Jean-Pierre Buchler, Chef du service de ravitaillement alimentaire ; Jules Hayot, Directeur de la Fédération des Industriels; Guillaume Konsbruch, Commissaire du Gouvernement pour le ravitaillement et les affaires économiques ; Emile Majerus, Attaché commercial au Ministère des Affaires Etrangères ; Mathias Putz, Conseiller de Gouvernement ; Paul Theisen, Vice-président de la Chambre des artisans ; Fernand Turk, docteur en droit, Secrétaire Général du Comptoir Métallurgique Luxembourgeois « Columeta ». — 20 novembre
  29. Erratum. — A l'article 1er de l'arrêté grand-ducal du 7 novembre 1944, (Mém. 1944 N° 13, p. 103) concernant la perception d'un supplément de droit sur les stocks de produits de tabacs fabriqués, il faut lire: « égal au montant du prix de la bandelette fiscale et de la majoration de guerre, calculé au taux de 1 RM = 5 francs.,»— 20 novembre
  30. Imprimerie de la Cour Victor Buck, S. à. r. l., Luxembourg.

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