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Loi du 27 février 2011 sur les enquêtes parlementaires. Texte consolidé La consolidation consiste à intégrer dans un acte juridique ses modifications

loi du 27 février 2011 Version consolidée au 13 décembre 2014 Version consolidée applicable au 13/12/2014 : Loi du 27 février 2011 sur les enquêtes parlementaires. Texte consolidé La consolidation con

siste à intégrer dans un acte juridique ses modifications successives. Elle a pour but d'améliorer la transparence du droit et de le rendre plus accessible. Ce texte consolidé a uniquement une valeur documentaire. Il importe de noter qu’il n’a pas de valeur juridique. Liste des modificateurs Loi du 27 novembre 2014 modifiant la loi du 27 février 2011 sur les enquêtes parlementaires. Ministère d'État – Service central de législation -1- loi du 27 février 2011 Version consolidée au 13 décembre 2014 er Art. 1 . La Chambre des Députés exerce le droit d’enquête prévu par l’article 64 de la Constitution par une commission formée dans son sein. L’enquête ne peut porter que sur une question d’intérêt public, à l’exception de toute question d’ordre individuel ou privé. La résolution de la Chambre des Députés détermine les faits à la base de l’enquête et définit la mission de la commission. Art.

  1. La création, la composition et les délibérations de la commission d’enquête se font selon les dispositions applicables aux commissions de la Chambre des Députés. Art.
  2. Les députés non membres de la commission ont le droit d’assister à l’enquête de la commission à moins que la commission n’en décide autrement. Les réunions de la commission sont publiques. La commission peut à tout moment décider le huis clos. Elle peut également décider la retransmission des réunions. La retransmission en images de l'audition d'un témoin n'est possible qu'avec son accord. Les membres de la Chambre des Députés sont tenus au secret en ce qui concerne les informations recueillies à l’occasion des réunions non publiques de la commission. Toute violation de ce secret sera sanctionnée conformément au Règlement de la Chambre des Députés. La commission peut lever l’obligation de secret sauf si elle s’est expressément engagée à le préserver. L’enquête parlementaire est contradictoire. Toute personne qui estime que l’enquête pourrait lui porter préjudice a le droit de demander à y être entendue et à voir ordonner des mesures d’instruction. La commission d’enquête statuera sur l’admissibilité et le bienfondé de cette demande. Les travaux de la commission se font dans le respect des droits de la défense. Art.
  3. La commission ainsi que son président ou un autre de ses membres, pour autant que celui-ci y soit habilité par la commission, peut procéder à tous les actes d'instruction prévus par le Code d’instruction criminelle. La commission d'enquête a, dans l'exercice de ses fonctions, le droit de requérir directement la force publique. L'instruction menée par la commission d'enquête ne saurait porter sur des faits ayant donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours. Si une commission a déjà été créée, sa mission prend fin dès l'ouverture d'une instruction préparatoire. Une enquête préliminaire à laquelle procède le parquet ne met pas fin à l'enquête parlementaire en cours. En cas de poursuites judiciaires sur des faits qui font l’objet d’une enquête parlementaire, le Procureur d’Etat territorialement compétent est tenu d’en informer la Chambre des Députés. La commission peut poursuivre ses travaux d’instruction pour des faits non directement visés par l’instruction judiciaire. La commission d’enquête peut prendre connaissance et copie des pièces et documents utiles à l’exécution de sa mission détenus par des autorités ou établissements publics. Si ces pièces sont détenues par des autorités judiciaires, l’inspection peut se faire si elle n’est pas de nature à compromettre le secret et le déroulement de l’instruction judiciaire. Art.
  4. Les citations sont faites par le ministère d’huissier ou par tout autre moyen d’information équivalent, à la requête du président de la commission; le délai sera de deux jours au moins, sauf en cas d’urgence. Ministère d'État – Service central de législation -2- loi du 27 février 2011 Version consolidée au 13 décembre 2014 Art.
  5. Le président de la commission aura la police des séances. Il l’exerce dans les limites des pouvoirs attribués aux présidents des cours et tribunaux. Art.
  6. Les outrages et les violences envers les membres de la Chambre des Députés qui procèdent ou assistent à l’enquête sont punis conformément aux dispositions du chap. II, titre V. livre II du Code pénal, concernant les outrages et les violences envers les ministres, les membres de la Chambre des Députés et les dépositaires de l’autorité et de la force publique. Art.
  7. Les témoins, les interprètes et les experts sont soumis, devant la commission, aux mêmes obligations que devant le juge d’instruction; en cas de refus ou de négligence d’y satisfaire, ils sont passibles des mêmes peines déterminées par le Code pénal. Le serment sera prêté d’après la formule usitée devant les tribunaux répressifs. Tout témoin qui, en faisant une déclaration conforme à la vérité, pourrait s’exposer à des poursuites pénales, peut refuser de témoigner. Une personne faisant l’objet d’une instruction judiciaire peut être citée comme témoin pour être entendue sur des faits, pratiques et procédures qui ne font pas l’objet de son inculpation. La commission peut décider d'entendre une personne à titre de simple renseignement sans que sa déposition ait lieu sous serment. Art.
  8. Les dispositions du Code pénal relatives au faux témoignage et à la subornation de témoins, sont applicables aux témoins, interprètes et experts entendus par la commission d’enquête. Art.
  9. Les indemnités dues aux personnes dont le concours a été requis dans l’enquête, sont réglées conformément au tarif des frais en matière civile. Art.
  10. Les dépenses résultant de l’enquête sont imputées sur le budget de la Chambre des Députés. Art.
  11. Les procès-verbaux ou extraits de procès-verbaux contenant des indices d'infraction sont soumis au Procureur d'État territorialement compétent pour telle suite que de droit. Il en est de même des documents et pièces dont la commission a pu prendre connaissance. La commission d'enquête présente un rapport public sur ses travaux. Elle y acte ses conclusions et formule, le cas échéant, ses observations quant aux responsabilités que l'enquête révèle et ses propositions sur une modification de la législation. Ce rapport donne lieu à un débat en séance publique à la Chambre des Députés, qui en tire les conclusions. Art.
  12. La durée des travaux de la commission ne peut pas dépasser une période de neuf mois, à moins que la Chambre des Députés n'en décide autrement. Les pouvoirs de la commission cessent de plein droit en cas de dissolution de la Chambre des Députés. Ministère d'État – Service central de législation -3- loi du 27 février 2011 Art.
  13. La loi du 18 avril 1911 sur les enquêtes parlementaires est abrogée. Version consolidée au 13 décembre 2014

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Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.