1043 MEMORIAL MEMORIAL Journal Officiel du Grand-Duché de Luxembourg Amtsblatt des Großherzogtums Luxemburg RECUEIL DE LEGISLATION A — No 32 13 mai 1996 Sommaire POLLUTION ATMOSPHERIQUE TRANSFRONTIERE Loi du 26 avril 1996 portant approbation du Protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, de 1979, relatif à une nouvelle réduction des émissions de soufre, signé à Oslo, le 14 juin 1994. . . . . . . . page 1043 Loi du 26 avril 1996 portant approbation du Protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, de 1979, relatif à une nouvelle réduction des émissions de soufre, signé à Oslo, le 14 juin 1994. Nous JEAN, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau; Notre Conseil d’Etat entendu; De l’assentiment de la Chambre des Députés; Vu la décision de la Chambre des Députés du 4 avril 1996 et celle du Conseil d’Etat du 5 avril 1996 portant qu’il n’y a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: Article unique. Est approuvé le Protocole à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, de 1979, relatif à une nouvelle réduction des émissions de soufre, signé à Oslo, le 14 juin 1994. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Le Ministre des Affaires Etrangères, du Commerce Extérieur et de la Coopération, Jacques F. Poos Le Ministre de l’Environnement, Johny Lahure Doc. parl. 4063; sess. ord. 1994-1995 et 1995-1996. Château de Berg, le 26 avril 1996. Jean 1044 PROTOCOLE à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, de 1979, relatif à une nouvelle réduction des émissions de soufre Les Parties, Décidées distance, à donner effet à la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue Préoccupées par le fait que, dans les régions exposées de l’Europe et de l’Amérique du Nord, les émissions de soufre et d’autres polluants atmosphériques continuent d’être transportées par-delà les frontières internationales et causent des dommages étendus à des ressources naturelles d’importance vitale pour l’environnement et l’économie, comme les forêts, les sols et les eaux, et aux matériaux, y compris les monuments historiques, et ont, dans certaines circonstances, des effets nocifs pour la santé, Résolues à prendre des mesures de précaution en prévision des émissions de polluants atmosphériques et afin de prévenir ou de réduire au minimum ces émissions et d’en atténuer les effets nocifs, Convaincues qu’en cas de risque de dommage grave ou irréversible, l’absence de certitude scientifique absolue ne saurait être une raison pour remettre à plus tard de telles mesures, étant entendu que les mesures à titre de précaution prises au sujet des émissions de polluants atmosphériques devraient avoir le meilleur rapport coût-efficacité, Conscientes du fait que les mesures prises pour limiter les émissions de soufre et d’autres polluants atmosphériques contribueront aussi à protéger le milieu sensi ble de la région arctique, Considérant que les principales sources de pollution atmosphérique, qui contribuent à l’acidification du milieu, sont la combustion de combustibles fossiles pour la production d’énergie et les principaux procédés technologiques utilisés dans divers secteurs industriels ainsi que les transports, qui entraînent des émissions de soufre, d’oxydes d’azote et d’autres polluants, Conscientes de la nécessité d’adopter, dans la lutte contre la pollution atmosphérique, une approche régionale basée sur le meilleur rapport coût-efficacité, qui tienne compte des variations des effets et des coûts de cette lutte entre les pays, Désireuses de prendre de nouvelles mesures plus efficaces pour maîtriser et réduire les émissions_--de soufre, Sachant qu’une politique de limitation des émissions de soufre, quel que soit son rapport coût-efficacité au plan régional, entraînera une charge économique relativement lourde pour les pays en transition vers l’économie de marché, Avant à Z’esprit que les mesures prises pour réduire les émissions de soufre ne sauraient’ être ùn moyen d’exercer une discrimination arbitraire ou injustifiable, ni une façon détournée de restreindre la concurrence et les échanges internationaux, Prenant en considération les données scientifiques et techniques existantes sur les émissions, les processus atmosphériques et les effets sur l’environnement des oxydes de soufre, ainsi que sur le coût des mesures de réduction, Sachant que, tout comme les émissions provoquent une acidi fication du milieu, de soufre, les émissions d’oxydes d’azote et d’ammoniac Notant qu’en vertu de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, adoptée à New York le 9 mai 1992, un accord a été établi pour l’élaboration des politiques nationales et l’établissement des mesures correspondantes afin de lutter contre les changements climatiques, ce qui devrait, en principe, déboucher sur une réduction des émissions de soufre, Aflrmant la nécessité d’assurer un développement durable et écologiquement rationnel, 1045 Reconnaissaz~t qu’il est nécessaire de poursuivre la coopération scientifique et technique pour affiner l’approche fondée sur les charges critiques et les niveaux critiques et de faire des efforts pour évaluer plusieurs polluants atmosphériques et leurs divers effets sur l’environnement, les matériaux et la santé, Soulignanr le fait que les connaissances scientifiques et techniques progressent et qu’il importera de prendre leur développement en considération lorsqu’on examinera la pertinence des obligations contractées en vertu du présent Protocole et qu’on décidera des mesures ultérieures à prendre, Prenant acte du Protocole relatif à la réduction des émissions de soufre ou de leurs flux transfrontières d’au moins 30%, adopté à Helsinki le 8 juillet 1985, et des mesures déjà prises par de nombreux pays, qui ont eu pour effet de réduire les émissions de soufre, Sont convenues de ce qui suit: Article premier Définitions Aux fins du présent Protocole, 1. On entend par ,,Convention“ la Convention sur la pollution atmosphérique distance, adoptée à Genève le 13 novembre 1979; transfrontière à longue 2. On entend par ,,EMEP” le Programme concerté de surveillance continue et d’évaluation du transport à longue distance des polluants atmosphériques en Europe: 3. On entend par ,,Organe exécutif‘ l’organe paragraphe 1 de l’article 10 de la Convention; 4. On entend par ,,Commission“ exécutif de la Convention, la Commission économique constitué en application du des Nations Unies pour l’Europe; On entend par ,,Parties”, à moins que le contexte ne s’oppose à cette interprétation, présent Protocole; 5. les Parties au 6. On entend par ,,zone géographique des activités de 1’EMEP” la zone définie au paragraphe 4 de l’article premier du Protocole à la Convention de 1979 sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance, relatif au financement à long terme du Programme concerté de surveillance continue et d’évaluation du transport à longue distance des polluants atmosphériques en Europe (EMEP), adopté à Genève le 28 septembre 1984; 7. On entend par ,,ZGOS“ conformément aux conditions les zones de gestion des oxydes de soufre spécifiées énoncées au paragraphe 3 de l’article 2; à l’annexe III 8. On entend par ,,charge critique“ une estimation quantitative de l’exposition à un ou plusieurs polluants au-dessous de laquelle, selon les connaissances actuelles, il n’y a pas d’effets nocifs appréciables pour des éléments sensibles déterminés de l’environnement; 9. On entend par ,,niveaux critiques“ les concentrations de polluants dans l’atmosphère au-dessus desquels, selon les connaissances actuelles, il peut y avoir des effets nocifs directs pour des récepteurs comme les êtres humains, les plantes, les écosystèmes ou les matériaux; 10. On entend par ,,dépôt critique de soufre“ une estimation quantitative de l’exposition aux composés oxydés du soufre, compte tenu des effets de l’absorption de cations basiques et des dépôts de cations basiques, en deçà de laquelle, selon les connaissances actuelles, il n’y a pas d’effets nocifs appréciables pour des éléments sensibles déterminés de l’environnement; 11. On entend par ,,émission“ le rejet de substances dans l’atmosphère; 12. On entend par ,,émissions de soufre“ l’ensemble des émissions dans l’atmosphère, exprimées en kilotonnes de dioxyde de soufre (kt SOz), de composés du soufre d’origine anthropique à l’exclusion des émissions provenant des navires utilisés pour le transport international en dehors des eaux territoriales; 13. On entend par ,combustible’ ‘ toute substance combustible, sol .ide, liquide ou gazeuse, à l’exception des ordures mén agères et des déchets toxiques ou dangereux; 9 14. On entend par ,,source fixe de combustion“ tout appareil technique ou groupe d’appareils techniques situés en un même endroit et dégageant ou pouvant dégager des gaz résiduaires à travers une cheminée commune, où l’on procède à l’oxydation de combustibles en vue d’utiliser la chaleur produite; 15. On entend par ,,grande source fixe de combustion nouvelle“ toute source fixe de combustion dont la construction ou la modification notable est autorisée après le 3 1 décembre 1995 et dont l’apport thermique, lorsqu’elle fonctionne à pleine capacité, est d’au moins 50 MWth. Il appartient aux autorités. nationales compétentes de décider de ce qu’est une modification notable compte tenu de facteurs tels que les avantages de cette modification pour l’environnement; 16. On entend par ,,grande source fixe de combustion existante“ toute source fixe de combustion existante dont l’apport thermique, lorsqu’elle fonctionne à pleine capacité, est d’au moins 50 MWth; 17. On entend par ,,gazole“ tout produit pétrolier relevant du HS 2710 ou tout produit pétrolier qui, en raison de ses limites de distillation, entre dans la catégorie des distillats moyens destinés à être utilisés comme combustibles et dont au moins 85% en volume, y compris les pertes de distillation, distillent à 350°C; 18. On entend par ,,valeur limite d’émission“ la concentration admissible de composés du soufre exprimée en dioxyde de soufre dans les gaz résiduaires provenant d’une source fixe de combustion, exprimée en masse par volume de ces gaz, eux-mêmes exprimés en mg S02/Nm3, dans l’hypothèse d’une teneur en oxygène (en volume) dans le gaz résiduaire de 3% pour les combustibles liquides et gazeux et de 6% pour les combustibles solides; 19. On entend par ,,limite d’émission“ la quantité totale admissible de composés du soufre exprimée en dioxyde de soufre et rejetée par une source de combustion ou un ensemble de sources de combustion situées soit en un même endroit soit dans une zone géographique définie, et exprimée en kilotonnes par an; 20. On entend par ,,taux de désulfuration“ le rapport entre la quantité de soufre qui est retirée à la source de combustion pendant une période donnée et la quantité de soufre présente dans le combustible, qui est introduite dans les installations de combustion et utilisée au cours de la même période; Article 2 Obligations fondamentales 1. Les Parties maîtrisent et réduisent leurs émissions de soufre afin de protéger la santé et l’environnement de tout effet nocif, en particulier de l’acidification, et de veiller, dans toute la mesure possible, sans que cela entraîne des coûts excessifs, à ce que les dépôts des composés oxydés du soufre ne dépassent pas à long terme les charges critiques pour le soufre exprimées, à l’annexe 1, en dépôts critiques, compte tenu des connaissances scientifiques actuelles. 2. Dans un premier temps, les Parties doivent , au minimum, rédu ire et stabi liser leurs émissions annuelles de soufre en respec btant le calendrier et les niveaux spkcifiés à l’an nexe II. 3. En outre, toute Partie:
- a)dont la superficie totale est supérieure à 2 millions de km2;
- b)qui s’est engagée en vertu du paragraphe 2 ci-dessus à parvenir à un plafond national d’émissions ne dépassant pas le niveau de ses émissions en 1990 ou, s’il est inférieur, à celui qu’elle est tenue d’atteindre en vertu du Protocole d’Helsinki de 1985 relatif à la réduction des émissions de soufre ou de leurs flux transfrontières d’au moins 30%, tels qu’indiqués à l’annexe II;
- c)dont les émissions annuelles de soufre concourant à l’acidification dans des zones relevant de la juridiction d’une autre ou de plusieurs autres Parties proviennent uniquement de l’intérieur ’ des zones relevant de sa juridiction mentionnées à l’annexe III sous le nom de Zones de gestion des oxydes de soufre (ZGOS), et qui a soumis une documentation à cet effet;
- d)qui, en signant le présent Protocole ou en y adhérant, a précisé qu’elle avait l’intention de se prévaloir du présent paragraphe; doit au minimum réduire et stabiliser ses émissions annuelles de soufre dans les zones mentionnées, respectant le calendrier et les niveaux spécifiés à l’annexe II. en 4. En outre, les Parties appliquent à l’égard des sources nouvelles et des sources existantes les mesures de réduction des émissions de soufre les plus efficaces adaptées à leur situation particulière, notamment: - des mesures visant à accroître l’efficacité énergétique; - des mesures visant à accroître l’exploitation - des mesures visant à réduire la teneur en soufre de certains combustibles et à encourager l’emploi de combustibles à faible teneur en soufre, y compris l’emploi combiné de combustibles à forte teneur en soufre et de combustibles à faible teneur en soufre ou ne contenant pas de soufre; - des mesures propres à permettre l’utilisation, pour lutter contre les émissions, technologies disponibles n’entraînant pas de coût excessif; en s’inspirant des énergies renouvelables; des meilleures des principes directeurs énoncés à l’annexe IV. 5. Toutes les Parties, à l’exception de celles liées par l’Accord sur la qualité de l’air conclu par les Etats-Unis et le Canada en 1991, doivent au minimum:
- a)appliquer des valeurs limites d’émission au moins aussi strictes que celles spécifiées à l’annexe V à toutes les grandes sources fixes de combustion nouvelles;
- b)appliquer, le ler juillet 2004 au plus tard, si possible sans que cela entraîne des coûts excessifs, des valeurs limites d’émission au moins aussi strictes que celles spécifiées à l’annexe V aux grandes sources fixes de combustion existantes d’une puissance supérieure à 500 M&, compte tenu de la durée utile restante d’une installation, calculée à partir de la date d’entrée en vigueur du présent Protocole, ou appliquer des limites d’émission équivalentes ou d’autres dispositions appropriées, à condition que cela permette d’atteindre les plafonds spécifiés pour les émissions de soufre à l’annexe II puis, par la suite, de se rapprocher encore des charges critiques indiquées à l’annexe 1; et appliquer le ler juillet 2004 au plus tard des valeurs limites d’émission ou des limites d’émission aux grandes sources fixes de combustion existantes ayant une puissance de 50 à 500 MWth en s’inspirant de l’annexe V; C) appliquer, deux ans au plus tard après la date d’entrée en vigueur du présent Protocole, des normes nationales relatives à la teneur en soufre du gazole au moins aussi strictes que celles spécifiées à l’annexe V. Au cas où l’approvisionnement en gazole ne -pourrait, sinon, être assuré, un Etat a la possibilité de prolonger jusqu’à dix ans le délai prévu dans le présent alinéa. Dans ce cas, il doit préciser son intention de prolonger ce délai dans une déclaration qui devra être déposée en même temps que l’instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. 6. Les Parties peuvent, en outre, util .iser des instruments économiques pour encourager l’adoption de méthodes de réduction des émissions de soufre du meilleur rapport coût-efficacité. 7. Les Parties au présent Protocole peuvent, lors d’une session de l’organe exécutif, conformément aux règles et conditions que l’organe exécutif définira et adoptera, décider si deux Parties ou plus peuvent s’acquitter conjointement des obligations énoncées à l’annexe II. Ces règles et conditions doivent garantir l’exécution des obligations énoncées au paragraphe 2 ci-dessus et, également, promouvoir la réalisation des objectifs environnementaux énoncés au paragraphe 1 ci-dessus. 8. Les Parties, sous réserve des résultats du premier examen prévu à l’article 8 et un an au plus tard après l’achèvement dudit examen, entreprennent des négociations au sujet des nouvelles obligations à assumer pour réduire les émissions. Article 3 Echange de technologie 1. Les Parties facilitent, conformément à leurs lois, réglementations et pratiques nationales, l’échange de technologies et de techniques, y compris celles qui permettent d’accroître l’efficacité énergétique, l’exploitation des énergies renouvelables et le traitement des combustibles à faible teneur en soufre pour réduire les émissions de soufre, notamment en s’attachant à promouvoir:
- a)L’échange commercial des technologies disponibles;
- b)Les contacts directs et la coopération dans le secteur industriel, y compris les coentreprises;
- c)L’échange d’informations
- d)L’octroi et de données d’expérience; d’une assistance technique. 1048 2. Pour promouvoir les activités spécifiées au paragraphe 1 ci-dessus, les Parties créent des conditions favorables en facilitant les contacts et la coopération entre les organisations et les personnes compétentes qui, tant dans le secteur privé que dans le secteur public, sont à même de fournir une technologie, des services d’études et d’ingénierie, du matériel ou des moyens financiers. 3. Les Parties, six mois au plus tard après la date d’entrée en vigueur du présent Protocole, commencent à étudier des procédures appropriées pour créer des conditions plus favorables à l’échange de technologies, en vue de réduire les émissions de soufre. Article 4 Stratégies, politiques, programmes, mesures et rassemblement d’informations au niveau national 1. Chaque Partie, pour s’acquitter des obligations au titre de l’article 2:
- a)adopte, des stratégies, politiques et programmes au niveau national six mois au plus tard après l’entrée en vigueur du présent Protocole à son égard; et
- b)prend et applique des mesures au niveau national soufre. 2. pour maîtriser et réduire les émissions de Chaque Partie ressemble et tient à jour des informations:
- a)sur les niveaux effectifs des émissions de soufre et sur les concentrations ambiantes et les dépôts de soufre oxydé et d’autres composés acidifiants, en tenant compte, pour les Parties situées dans la zone géographique des activités de l’EMEP, du plan de travail de I’EMEP;
- b)sur les effets des dépôts de soufre oxydé et d’autres composés acidifiants. Article 5 Informations à communiquer 1. Chaque Partie, par l’intermédiaire du Secrétaire exécutif de la Commission, exécutif, à intervalles fixés par ce dernier, des informations: communique à l’organe sur la mise en oeuvre, au niveau national, des stratégies, politiques, programmes et mesures visés au paragraphe 1 de l’article 4; sur les niveaux des émissions nationales annuelles de soufre, conformément adoptées par l’organe exécutif, en fournissant des données sur les émissions catégories de SO~I-ces pertinentes; et aux directives pour toutes les sur la manière dont elle s’acquitte des autres obligations qu’elle a contractées en vertu du présent Protocole, conformément à la décision relative à la présentation et à la teneur des informations, que les Parties adopteront à une session de l’organe exécutif. Les.termes de cette décision seront revus si nécessaire, pour déterminer tout élément supplémentaire concernant la présentation etiou la teneur des informations à communiquer. 2. Chaque Partie située dans la zone géographique des activités de 1’EMEP communique à ce dernier, par l’intermédiaire du Secrétaire exécutif de la Commission, à intervalles à fixer par l’organe directeur de 1’EMEP et approuvés par les Parties lors d’une session de l’organe exécutif, des informations sur les niveaux des émissions de soufre selon la résolution temporelle et spatiale spécifiée par l’organe directeur de 1’EMEP. 3. En temps voulu avant chaque session annuelle de l’organe tions:
- a)sur les concentrations exécutif, 1’EMEP fournit des informa- ambiantes et les dépôts des composés oxydés du soufre;
- b)sur les chiffres des bilans du soufre. Les Parties situées en dehors de la zone géographique des activités de 1’EMEP communiquent informations similaires si l’organe exécutif en fait la demande. des 4. L’organe exécutif, en application du paragraphe 2
- b)de l’article 10 de la Convention, prend les dispositions voulues pour établir des informations sur les effets des dépôts de soufre oxydé et d’autres composés acidifiants. 1049 5. Lors des sessions de l’organe exécutif, les Parties prennent les dispositions voulues pour l’établissement, à intervalles réguliers, d’informations révisées sur les allocations de réductions des émissions calculées et optimisées au niveau international pour les Etats situés dans la zone géographique des activités de l’EMEP, au moyen de modèles d’évaluation intégrée, en vue de réduire davantage, aux fins du paragraphe 1 de l’article 2 du présent Protocole, l’écart entre les dépôts effectifs des composés oxydés de soufre et les valeurs des charges critiques. Article 6 Les Parties encouragent domaines suivants: Recherche-développement et surveillance la recherche-développement, la surveillance et la coopération dans les
- a)Harmonisation internationale des méthodes d’établissement des charges critiques et des niveaux critiques et élaboration de procédures pour une telle harmonisation; b Amélioration des techniques et systèmes de surveillance concentrations et des dépôts des composés du soufre; C et de la modélisation du transport, des Elaboration de stratégies visant à réduire davantage les émissions de soufre en se fondant sur les charges critiques et les niveaux critiques ainsi que sur les progrès techniques, et amélioration des modèles d’évaluation intégrée pour calculer la répartition optimisée au niveau international des réductions des émissions, compte tenu d’un partage équitable des coûts des mesures de réduction;
- d)Compréhension des effets plus généraux des émissions de soufre sur la santé, l’environnement, en particulier l’acidification, et les matériaux, y compris les monuments historiques et culturels, compte tenu de la relation entre les oxydes de soufre, les oxydes d’azote, l’ammoniac, les composés organiques volatils et l’ozone troposphérique; d Technologies de réduction des émissions et technologies et techniques propres à permettre d’accroître l’efficacité énergétique, les économies d’énergie et l’exploitation des énergies renouvelables. 0 Evaluation économique l’environnement des avantages et la santé. résultant de la réduction des émissions de soufre pour Article 7 Respect des dispositions 1. Il est créé un comité d’application chargé d’examiner si le présent Protocole est bien appliqué et si les Parties s’acquittent de leurs obligations. Le Comité fait rapport aux Parties lors des sessions de l’organe exécutif et peut leur soumettre toute recommandation qu’il juge appropriée. 2. Après examen du rapport et, éventuellement, des recommandations du Comité d’application, les Parties peuvent, compte tenu des circonstances de l’espèce et conformément à la pratique établie par la Convention, prendre une décision et demander que des mesures soient prises pour assurer le plein respect du présent Protocole et notamment pour aider les Parties à en respecter les dispositions et pour en promouvoir les objectifs. 3. A la première session de l’organe exécutif, après l’entrée en vigueur du présent Protocole, les Parties adoptent une décision définissant la structure et les fonctions du Comité d’application ainsi que les procédures qu’il doit suivre pour examiner si les dispositions du Protocole sont bien respectées. 4. L’application de la procédure prévue pour s’assurer du respect du Protocole est sans préjudice des dispositions de l’article 9 du présent Protocole Article 8 Examens par les Parties lors des sessions de l’organe exécutif 1. Lors des sessions de l’organe exécutif, les Parties, en application du paragraphe 2
- a)de l’article 10 de la Convention, examinent les informations fournies par les Parties et par l’EMEP, les données sur les effets des dépôts de composés du soufre et d’autres composés acidifiants et les rapports du Comité d’application visés au paragraphe 1 de l’article 7 du présent Protocole. 1050 2.
- a)Lors des sessions de l'organe. exécutif, les Parties examinent énoncées dans le présent Protocole, y compris: régulièrement les obligations
- i)leurs obligations au regard des réductions des émissions calculées et optimisées international les concernant, visées au paragraphe 5 de l’article 5; et
- ii)l’adéquation Protocole; des obligations au niveau et les progrès réalisés en vue d’atteindre les objectifs du présent
- b)Pour les examens, il est tenu compte des meilleures informations scientifiques disponibles concernant l’acidification, notamment les évaluations des charges critiques, des progrès technologiques, de l’évolution de la situation économique et de la mesure dans laquelle les obligations concernant les niveaux des émissions sont respectées;
- c)Dans le cadre de ces examens, toute Partie dont les obligations concernant les plafonds des émissions de soufre, telles que spécifiées à l’annexe II du présent Protocole, ne correspondent pas aux réductions des émissions optimisées au niveau international la concernant calculées pour réduire d’au moins 60% la différence entre les dépôts de soufre en 1990 et les dépôts critiques pour les composés du soufre à l’intérieur de la zone géographique des activités de I’EMEP, fait tout son possible pour s’acquitter des obligations révisées;
- d)Les modalités, les méthodes et le calendrier de ces examens sont spécifiés par les Parties lors d’une session de l’organe exécutif. Le premier examen de ce type doit être achevé en 1997. Article 9 Règlement des différends 1. En cas de différend entre deux ou plus de deux Parties au sujet de l’interprétation ou de l’application du Protocole, les Parties concernées s’efforcent de le régler par voie de négociation ou par tout autre moyen pacifique de leur choix. Les Parties au différend informent l’organe exécutif de leur différend. 2. Lorsqu’elle ratifie, accepte ou approuve le Protocole ou y adhère, ou à tout moment par la suite, une Partie qui n’est pas une organisation d’intégration économique régionale peut déclarer dans un instrument écrit soumis au Dépositaire que pour tout différend lié à l’interprétation ou à l’application du Protocole, elle reconnaît comme obligatoire(
- s)ipsofacto et sans accord spécial un des deux moyens de règlement ci-après ou les deux, à l’égard de toute Partie acceptant la même obligation:
- a)la soumission du différend à la Cour internationale de Justice;
- b)l’arbitrage conformément à la procédure que les Parties adopteront dès que possible, session de l’organe exécutif, dans une annexe consacrée à l’arbitrage. h une Une Partie qui est une organisation d’intégration économique régionale peut faire une déclaration dans le même sens en ce qui concerne l’arbitrage conformément à la procédure visée à l’alinéa
- b)ci-dessus. 3. La déclaration faite en application du paragraphe 2 reste en vigueur jusqu’à ce qu’elle expire conformément à ses propres termes ou jusqu’à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de la date à laquelle notification écrite de la révocation de cette déclaration a été déposée auprès du Dépositaire. 4. Le dépôt d’une nouvelle déclaration, la notification de la révocation d’une déclaration ou l’expiration d’une déclaration n’affecte en rien une procédure engagée devant la Cour internationale de Justice ou le tribunal arbitral, à moins que les Parties au différend n’en conviennent autrement. 5. Sauf dans le cas où les Parties à un différend ont accepté le même moyen de règlement prévu au paragraphe 2, si, à l’expiration d’un délai de 12 mois à compter de la date à laquelle une Partie a notifié à une autre Partie l’existence d’un différend entre elles, les Parties concernées ne sont pas parvenues à régler leur différend en utilisant les moyens visés au paragraphe 1, le différend, à la demande de l’une quelconque des Parties au différend, est soumis à conciliation. 6. Aux fins du paragraphe 5, une commission de conciliation est créée. La commission est composée de membres désignés, en nombre égal, par chaque Partie concernée ou, lorsque plusieurs Parties à la procédure de conciliation font cause commune, par l’ensemble de ces Parties. et d*un président choisi conjointement par les membres ainsi désignés. La commission émet une recommandation que les Parties examinent de bonne foi. 1051 Article 10 Annexes Les annexes du présent Protocole font partie intégrante caractère de recommandation. du Protocole. Les annexes 1 et IV ont un Article 11 Amendements et ajustements 1. Toute Partie peut proposer des amendements au présent Protocole. Toute Parrie ;i la Convention peut proposer un ajustement à l’annexe II du présent Protocole en vue d’y ajouter son nom. ainsi que iesniveaux d’tZmission, les plafonds fixés pour les émissions de soufre et le pourcentqe de rtiduction des émissions. 2. Les amendements et ajustements ainsi proposés sont soumis par écrit au Secr&Gre &cutif de la Commission, qui ies communique à toutes les Parties. Les Parties examinent les propositions d’antendement et d’ajustement 5 la session suivante de l’organe exécutif, à condition que le Secretaire exécutif les ait transmises aux Parties au moins quatre-vingt-dix jours à l’avance. 3. Les amendements au présent Protocole et à ses annexes II, III et V sont adopt& par constznsus par les Parties présentes à une session de l’organe exécutif et entrent en vigueur pour les Parties qui les ont acceptés le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date à laquelle deux tiers des Parties ont diposé leurs instruments d’acceptation de ces amendements auprès du Dépositaire. Les amendements entrent en vigueurpour toute autre Partie le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date ti laquslle ladite Partie a déposé son instrument d’acceptation des amendements. 4. Les amendements aux annexes du présent Protocole, à l’exception des amendements aux annexes visées au paragraphe 3 plus haut, sont adoptés par consensus par les Parties présentes à une session de l’organe exécutif. A l’expiration d’un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de la date de sa communication par le Secrétaire exécutif de la Commission, tout amendement à une telle annexe prend effet à l’égard des Parties qui n’ont pas soumis au Dépositaire de notification conformément aux dispositions du paragraphe 5 ci-dessus, à condition que 16 Parties au moins n’aient pas soumis cette notification. 5. Toute Partie qui ne peut pas approuver un amendement à une annexe autre que celles visées au paragraphe 3 plus haut en donne notification au Dépositaire par écrit dans un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de la date de la communication de son adoption. Le Dépositaire informe sans retard toutes les Parties de la réception de cette notification. Une Partie peut à tout moment substituer une acceptation à sa notification antérieure et, après le dépôt d’un instrument d’acceptation auprès du Dépositaire, l’amendement à cette annexe entre en vigueur pour cette Partie. Les ajustements à l’annexe II sont adoptés par consensus par les Parties présentes à une session 6 dé l’organe exécutif et ils entrent en vigueur pour toutes les Parties au présent Protocole le quatre-vingtdixième jour qui suit la date à laquelle le Secrétaire exécutif de la Commission donne aux Parties notification par écrit de l’adoption de l’ajustement. Article 12 Signature 1. Le présent Protocole est ouvert à la signature des Etats membres de la Commission, ainsi que des Etats dotés du statut consultatif auprès de la Commission en vertu du paragraphe 8 de la résolution 36 (IV) du Conseil économique et social du 28 mars 1947, et des organisations d’intégration économique régionale constituées par des Etats souverains membres de la Commission, ayant compétence pour négocier, conclure et appliquer des accords internationaux dans les matières visées par le Protocole, sous réserve que les Etats et organisations concernés soient Parties à la Convention et figurent sur la liste de l’annexe II, à Oslo le 14 juin 1994, puis au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York jusqu’au 12 décembre 1994. 1052 2 Dans les matières qui relèvent de leur compétence, ces organisations d’intégration économique régionale exercent en propre les droits et s’acquittent en propre des responsabihtés que le présent Protocole confère à leurs Etats membres. En pareil cas, les Etats membres de ces organisations ne sont pas habilités à exercer ces droits individuellement. Article 13 Ratification, acceptation, approbation 1. Le présent Protocole est soumis à la ratification, l’acceptation et adhésion ou l’approbation 2. Le présent Protocole est ouvert à l’adhésion des Etats et organisations fixées au paragraphe 1 de l’article 12 à compter du 12 décembre 1994. des Signataires. qui répondent aux conditions Article 14 Dépositaire Les instruments de ratification. d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion sont déposés auprès du Secrétaire géneral de l’Organisation des Nations Unies, qui exerce les fonctions de Dépositaire. Article 1.5 Entrée en vigueur 1. Le present Protocole entre en vigueur le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date du dépôt du seizieme instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhesion auprès du Dépositaire. 2. A l’égard de chaque Etat ou organisation visé au paragraphe 1 de l’article 12, qui ratifie, accepte ou approuve le présent Protocole ou y adhère après le dépôt du seizième instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion, le Protocole entre en vigueur le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date de dépôt par cette Partie de son instrument de ratification, d’acceptation, d’approbation ou d’adhésion. Article 16 Dénonciation A tout moment après l’expiration d’un délai de cinq ans commençant à courir à la date à laquelle le présent Protocole est entré en vigueur à l’égard d’une Partie, cette Partie peut dénoncer le Protocole par notification écrite adressée au Dépositaire. La dénonciation prend effet le quatre-vingt-dixième jour qui suit la date de réception de sa notification par le Dépositaire, ou à toute autre date ultérieure qui peut être spécifiée dans la notification de la dénonciation. Article I 7 Textes authentiques L’original du présent Protocole, dont les textes anglais, français et russe sont également authentiques, est déposé auprès du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies. EN FOI DE QUOI les soussignés, à ce dûment autorisés, ont signé le présent Protocole. FAIT à Oslo, le quatorze juin mille neuf cent quatre-vingt-quatorze. * 1053 ANNEXES ANNEXE 1 Dépôts critiques de soufre (nu cinquième percentile en centigrammes de soufre par mètre carré et par
- an)1054 ANNEXE II Plafonds des émissions de soufre et pourcentages de réduction des émissions Les plafonds des émissions de soufre indiqués sur le tableau ci-après correspondent aux obligations dont il est fait état aux paragraphes 2 et 3 de l’article 2 du présent Protocole. Les niveaux d’émission pour 1980 et 1990 et les pourcentages de réduction des émissions qui figurent ci-après ne sont indiqués que pour information. 1 Niveaux d’émission kt SO2 par an Autriche Bélarus Belgique Bulgarie Canada - national - ZGOS Croatie République tchèque Danemark Finlande France Allemagne Grèce Hongrie [rlande [talie Liechtenstein Luxembourg Pays-Bas Norvège Pologne Portugal Fédération de Russie “) Slovaquie Slovénie Espagne Suède Suisse Jkraine ioyaume-Uni Slommunauté européenne 1980 1990 397 740 828 2.050 4.614 3.245 150 2.257 451 584 3.348 7.494 400 1.632 222 3.800 094 24 466 142 4.100 266 7.161 843 235 3.319 507 126 3.850 4.898 25.5 13 90 443 2.020 3.700 160 1.876 180 260 1.202 5.803 510 1.010 168 Ql7 207 54 3.2 10 284 4.460 539 195 ‘2.316 130 62 3.780 1 Plafonds des émissions de soufre “) kt SO2 par an 2000 78 456 248 1.374 3.200 1.750 133 1.128 90 116 868 1.300 595 898 155 1.330 071 10 106 34 2.583 304 4.440 337 130 2.143 100 60 2.3 10 2.449 9.598 2005 2010 400 232 1.230 370 215 1.127 125 902 117 632 770 990 580 816 737 570 653 1.042 2.173 294 4.297 295 94 4.297 240 71 1.470 980 1.397 1 Réduction des émissions en pourcentage (année de base 1980 b’) 2000 80 38 70 33 30 46 11 50 80 80 74 83 0 45 30 65 75 58 77 76 37 0 38 60 45 35 80 52 40 50 62 2005 T 2010 46 72 40 50 74 45 17 60 22 72 77 87 3 50 78 4 60 73 47 3 40 65 60 66 - 70 40 72 70 80 Si, au cours d’une année donnée avant 2005. une Partie constate qu’en raison d’un hiver particulièrement froid, d’un été particulièrement sec et d’une perte passagère et imprévue de capacité dans le réseau de distribution dYlectricité, sur le territoire national ou dans un pays voisin, elle n’est pas en mesure d’observer les obligations assumées en vertu de la présente annexe. elle peut néanmoins s’acquitter desdites obligations en calculant la moyenne de ses émissions annuelles nationales de soufre durant l’année en question. l’année qui précède celle-ci et l’année qui la suit. sous réserve que le niveau des émissions au cours d’une ann6e quelconque ne dépasse pas de plus de 20% le plafond fixé. Le motif du dépassement d’application. au cours d’une annee donnée et la methode de calcul ,de la moyenne pour les trois annees seront communiqués Pour la Grèce et le Portugal. le pourcentage Partie européenne au Comite indiqué de réduction des émissions est fondé sur le plafond des émissions de soufre fixé pour l’an 2000. à l’intérieur de la zone de I’EMEP. .. 1055 ANNEXE III Zones de gestion des oxydes de soufre (ZGOS) La ZGOS suivante est indiquée aux fins du présent Protocole: La ZGOS du Sud-Est canadien Cette zone couvre une superficie de 1 million de km* englobant tout le territoire des provinces de 1’Ile du Prince-Edouard, de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, tout le territoire de la province du Québec au sud d’une ligne droite allant du Havre-Saint-Pierre, sur la côte septentrionale du golfe du Saint-Laurent au point où la frontière Québec-Ontario coupe la côte de la baie James, ainsi que tout le territoire de la province de l’Ontario au sud d’une ligne droite allant du point où la frontière Ontario-Québec coupe la côte de la baie James au fleuve Nipigon, près de la rive septentrionale du lac Supérieur. * ANNEXE IV Techniques de lutte contre les émissions de soufre provenant de sources fixes 1. Introduction 1. L’annexe a pour but d’aider à déterminer les options et techniques de lutte contre les émissions soufre propres à assurer le respect des obligations du présent Protocole. de 2. Elle est fondée sur des renseignements concernant les options générales relatives à la réduction des émissions de soufre, en particulier sur les résultats et les coûts de l’application des techniques de lutte qui figurent dans la documentation officielle de l’organe exécutif et de ses organes subsidiaires. .. 3. Sauf indication contraire, les mesures de réduction qui sont énumérées sont considérées, sur la base d’une expérience pratique acquise, dans la plupart des cas, sur plusieurs années, comme les meilleures techniques disponibles les mieux établies et les plus rentables. Toutefois, l’expérience toujours plus vaste des techniques peu polluantes appliquées dans les nouvelles installations, ainsi que de l’adaptation antipuollution des installations existantes, impose le réexamen régulier de la présente annexe. 4. Bien que l’annexe énumère un certain nombre de mesures et de techniques au coût et à l’efficacité très variables, elle ne saurait être considérée comme un tableau exhaustif des moyens de lutte possibles. De plus, le choix des mesures et techniques à appliquer dans un cas particulier dépend de divers facteurs, notamment la législation et les dispositions réglementaires en vigueur, et, en particulier. les prescriptions relatives aux techniques de lutte, la composition des énergies primaires, l’infrastructure industrielle, la conjoncture économique et l’état de l’installation. 5. L’annexe vise essentiellement la lutte contre les émissions de soufre oxydé considérées comme le total du dioxyde de soufre (SO*) et du trioxyde de soufre (SOj), exprimés pondéralement en SO?. La part de soufre émise sous forme d’oxydes de soufre ou d’autres composés sulfureux, sans combustion, est faible par rapport aux émissions de soufre résultant d’une combustion. 6. Si des mesures ou techniques sont prévues pour lutter contre des sources de soufre émettant aussi d’autres éléments, en particulier des oxydes d’azote (NO,) des particules, des métaux lourds et des composés organiques volatils (COV), il vaut la peine de les considérer en corrélation avec les moyens applicables à ces autres polluants, afin de porter au maximum l’effet de réduction d’ensemble et de réduire au minimum les atteintes à l’environnement, et en particulier d’éviter que la pollution ne se reporte sur d’autres milieux (par exemple sur les eaux résiduaires et les déchets solides). II. Principales sources fies d’émission de soufre 7. La combustion de combustibles fossiles est la principale source d’origine humaine des emissions de soufre provenant de sources fixes. En outre, certaines opérations autres que la combustion peuvent contribuer beaucoup à ces émissions. Selon l’EMEPKORINAIR’90, les grandes catégories de sources fixes sont les suivantes:
- i)Centrales électriques publiques, installations mixtes et installations
- a)chaudières;
- b)turbines a combustion fixes et moteurs à combustion interne; de chauffage urbain: 1056
- ii)Installations de combustion commerciales, institutionnelles et résidentielles:
- a)chaudières commerciales;
- b)réchauffeurs iii) Installations domestiques; de combustion
- a)chaudières et réchauffeurs industrielles et procédés à combustion: industriels;
- b)opérations, par exemple en métallurgie: dioxyde de titane (TiOz), etc.;
- c)fabrication grillage et frittage, cokéfaction, traitement du de pâte à papier;
- iv)Opérations autres que la combustion, par exemple la production synthèses organiques, le traitement des surfaces métalliques; d’acide sulfurique, certaines
- v)Extraction, transformation et distribution de combustibles fossiles;
- vi)Traitement et élimination des déchets (traitement thermique des ordures ménagères et déchets industriels, etc.). 8. Dans la région de la CEE, d’après les données dont on dispose pour 1990, environ 88% des émissions de soufre sont imputables à l’ensemble des procédés de combustion (dont 20% dans l’industrie), 5% aux procédés de fabrication et 7% aux raffineries de pétrole. Dans nombre de pays, les centrales électriques sont la principale source de ces émissions. Dans certains pays, le secteur industriel (raffineries comprises) est lui aussi une source importante d’émissions de SO?. Si les émissions en provenance des raffineries sont relativement faibles dans la région de la CEE, la teneur en soufre des produits pétroliers est une cause importante des émissions de soufre provenant d’autres sources. Généralement, 60% du soufre présent dans les produits bruts subsistent, 30% sont récupérés sous forme de soufre élémentaire et 10% sont émis par les cheminées de raffinerie. III. Moyens généraux de réduire les émissions de soufre dues à la combustion 9. Les moyens généraux de réduire les émissions de soufre sont les suivants:
- i)Mesures de gestion de l’énergie l:
- a)Economies d’énergie L’utilisation rationnelle de l’énergie (amélioration du rendement et de l’application des procédés, production mixte et/ou gestion de la demande) entraîne habituellement une réduction des émissions de soufre.
- b)Utilisation de plusieurs sources d’énergie En général, on arrive à réduire les émissions de soufre en augmentant dans la gamme des énergies la proportion de celles qui ne nécessitent pas de combustion (hydraulique, nucléaire, éolienne, etc.). Mais d’autres atteintes à l’environnement doivent être considirées.
- ii)Moyen s techniques:
- a)Renoncement à certains combustibles Le SO1 émis pendant la combustion employé. est directement lié à la teneur en soufre du combustible Le remplacement de certains combustibles (par exemple de charbons très soufrés par des charbons peu soufrés et/ou des combustibles liquides, ou bien du charbon par le gaz) entraîne une diminution des émissions de soufre, mais peut se heurter à certaines difficultés, par exemple celle d’obtenir des combustibles peu soufrés ou l’adaptabilité des systèmes de combustion en place à d’autres combustibles. Dans beaucoup de pays de la CEE. on remplace actuellement des installations fonctionnant au charbon ou aux hydrocarbures par des installations au gaz. La mise en place d’installations mixtes pourrait faciliter le remplacement des combustibles.
- b)Epuration des combustibles L’épuration pratiques. du gaz naturel, parfaitement L’épuration des gaz de l’industrie est elle aussi parfaitement rodée. au point, est largement utilisée POLW des raisons (gaz acide de raffinerie, gaz de four à coke. biogaz, etc.) 1 Les moyens
- i)
- a)et
- b)sont ht@-& ;i la structure et ;i la politique he@tiques d’une Partie jl 13 Convtdon. mise en oeuvre. leur et’fhcitt? et leurs coûts par secteur ne sont pas examinés ici. Leur degré de 1057 Il en est de même pour la désulfuration moyennes). des combustibles liquides (fractions légères et La désulfuration des fractions lourdes est techniquement réalisable, mais il n’en faut pas moins tenir compte des propriétésdu brut. La désulfuration des résidus présents dans l’atmosphère (produits de bas de colonne d’unités de distillation atmosphérique de pétrole brut) pour obtenir un combustible pétrolier à faible teneur en soufre n’est toutefois pas couramment pratiquée. Il est généralement préférable de traiter du brut peu soufré. L’hydrocraquage et les techniques de conversion totale sont maintenant bien au point et associent une forte élimination du soufre à une amélioration du rendement des produits légers. Les raffineries pratiquant des conversions totales sont encore peu nombreuses. Généralement ces raffineries récupèrent 80 à 90% du soufre présent et convertissent tous les résidus en produits légers ou autres produits commercialisables. Ce type de raffineries consomme davantage d’énergie et exige des investissements plus importants. La teneur en soufre des produits de raffinage est indiquée dans le tableau 1 ci-dessous. Tableau I Teneur en soufre des produits du raffinage (Teneur en soufre (%)) Combustible Classique actuellement Attendue pour 1‘avenir 091 091 0,os - 0,3 0,OI - 0,2 032 - 3,5 OS - l,o 330 - 5,o 0,05 0,Ol < 0,05 c 0,l cl c 0,5 < 1 (zones côtières) c 2 (haute mer) Essence Carburéacteur Carburant diesel Huile de chauffe Fioul Diesel marin Soutes Les techniques modernes d’épuration de l’anthracite permettent d’éliminer environ la moitié du soufre inorganique (selon les propriétés du charbon), mais pas le soufre orianique. On a entrepris de mettre au point des techniques plus efficaces qui impliquent toutefois des coûts et des investissements plus élevés. Ainsi, la désulfuration par épuration du charbon est moins rentable que la d&ulfuration des gaz de combustion. Il semble que l’on puisse trouver. dans chaque pays. le moyen de combiner au mieux ces deux procédés. Techniques de combustions modernes Il s’agit de techniques de combustion dont le rendement technique a été amelioré et qui émettent moins de soufre: combustion en lit fluidisé (CLF); lit bouillonnant (CLFB); lit circulant (CLFC) et lit sous pression (CLFSP); cycle combiné avec gazéification intégrée (CCGI) et turbines à gaz pour cycle combiné (TGCC). On peut intégrer des turbines à gaz fixes aux systèmes de combustion des centrales électriques traditionnelles. ce qui permet d’améliorer le rendement général de 5 à 7% et entraine, par exemple. une r6duction sensible des émissions de SO2. Toutefois, cette intégration n&essite une modification profonde des chaudières. La combustion en lit fluidisé, mise au point pour l’anthracite et le lignite, s’accommode aussi d’autres combustibles solides, tels que le coke de pétrole et des combustibles pauvres comme les déchets. la tourbe et le bois. On peut réduire encore les émissions en intégrant aux foyers un dispositif de réglage de la combustion par adjonction de chaux/calcaire aux matériaux constitutifs du lit. La puissance installée totale des CLF a atteint environ 30.000 MWth (250 à 350 installations), y compris 8.000 MWth dans la gamme des puissances supérieures à 50 MWth. L’utilisation et/ou l’élimination des sous-produits issus de ce procédi peuvent poser des problkmes et de nouvelles adaptationh sont donc nécessaires. Le CCGI comprend la gazéification du charbon et la production d’électricité en cycle combiné dans une turbine à gaz et à vapeur. Le charbon gazéifié est brûlé dans la chambre de combustion de la turbine à gaz. Pour réduire les émissions de soufre. on a recours aux méthodes les plus modernes d’épuration du gaz brut en amont de la turbine à gaz. Cette technique est également appliquée aux résidus d’huile lourde et à l’émulsion bitumineuse. La puissance installtie est actuellement de quelque 1.OOOMW,l (cinq installations). Des centrales à gaz à turbines en cycle combiné fonctionnant au gaz naturel avec un rendement énergétiaue d’environ 48 à 52% sont actuellement à l’étude. 1058
- d)Modifications des procédés et du mode de combustion On ne peut modifier le mode de combustion comme on le fait pour réduire les émissions de NOx, étant donné que la quasi-totalité du soufre organique etlou inorganique s’oxyde pendant la combustion (le soufre restant, dont la quantité dépend des propriétés du combustible et de la technique de combustion, se retrouve dans la cendre). Dans la présente annexe, les procédés additifs par voie sèche utilisés dans les chaudières classiques sont considérés comme des modifications de procédé du fait de l’injection d’un agent dans la chambre de combustion. L’expérience a toutefois montré que lorsqu’on applique ces procédés, la capacité thermique diminue, le rapport Ca S est élevé et la désulfuration peu active. Les problèmes que pose la réutilisation du sous-produit doivent être pris en compte, de sorte que cette solution devrait être normalement retenue en tant que mesure intermédiaire et ce pour de petites installations (tableau 2). Tableau2 Niveaux d’émission d’oxydes de soufre obtenus grâce à l’application sur des chaudières utilisant des combustibles fossiles Emissions non mesurées de techniques Luage Injection d’additifs “) de réduction Absorption ci sec par pulvérisa tiort b, Taux d’élimination (%) Jusqu’à 60 95 Jusqu’à 90 Rendement énergétique (kW/lO’m’
- m)0.1 - 1 6- 10 3-6 Puissance totale installée ’ (CEE EU~)(MWth) I 194.000 16.000 I Mélange de sels de Ca et de Gypse (bouesieaux usées) /rîndrrrrnlrnlçrmpm &Penses d’investissement spécifique (ECU (199OIkW) / 20 - 50 Anthracite d, 1.000 - 10.ooo’ 3.5 - 35 Absorption ammoniacale b, 1 (%) r 60 - 250 50 - 320 mg/m3 ‘) ( gkWhe1 mg/m3 ‘) 1 @Whzl mg/m’ ‘) g/kWhei 400 - 4.000 1.4 - 14 QI00 (c 200.1% S) < 1,4 < 0.7 <-FOO (K 200.1% Si < 1.4 < 0.7 Charbon activé “) Wellmann Lord “) 1r ~ Jusqu’à 90 95 95 l Rendements énergétiques (k\&/l 03m3m) 3- 10 IO- 15 4-8 Puissance totale installge (CEE Eur) (MWh) 200 2.000 700 Type de sous-produits D&nses d’investissement spt!cifique(ECU ( 199OykWI cendres/ l~~$e?~3 Ewaction catalytique combintie “) I TUX delimination 1 I 95 I I ? 1..3)0 I Engrais ammoniacaux S élémentaire Acide sulfurique (99% en volume) S élémentaire Acide sulfurique (99% en volume) 230 - 270 ‘) 200 - 300 Y 280 - 320 ‘) ‘1 l 320 - 3‘0 y q I g/kWhcl mgjm”
- y)g/kWh,l Anthracite ‘) Lignite ‘1 < 400 (< 200.1% S) < 1.7 < 0.s < 400 (< 200.1% S) < 1.7 < 0.s < 400 (< 200.1% S) c 1.7 < 0.s (< 200.1:-~ S)/ < -tOO Fioul lourd d, < 400 (< 200.1% S) < 1.1 < 0.6 < 40) (< 200.1 T-6 S) < 1.1 < 0.6 < 400 (< 200.1% S) < 1.1 < -Ioo < 0.h (< 200.1% s, < 1.7 < 03 < 1.1 < 0.6 Pour les combustibles i forte teneur en soufre. le dt@ dc désulfuration doit Ztre adapté. Mais cela peut dépendre Je la nwrt’ du prcrcticietmpioy~. Applicabilité de ces proct!dtZs:en gentira1 95q.
- b)Possibilité d’application limitle pour les combustibles ri forte teneur en soufre. cl Emission en mg/m’(FI’N). h sec. 6% d’us~$ne pour les combustibles solides. 3% d’oxygcne pour les combustibles iiquidcs. chtluditirc dl Le facteur dc conversion dépend Jcs caractiristiquss du combustible. du volume spticitique des fumties ot du rendement thermique de 111 (facteurs dc conversion tippliqut!s (rn?kWi,~l rendement thermique: 36%): anthracite: 3,50: lignite: 4.20: tïoul lourd: XI). Le coùt d’investissement spt!citïque coticr’me un ⅈintillon limite d’installations. Le coût d‘investiswnient spécitïque tient wmpte de la dtinitrifictltion. Ce tableau a été titabli pour des installarions importantes dans le secteur public de la production d’&ctricité. aussi applicables :I d’autres swfeurs où les Cmissicms de fumties sonf compxables. Mais JL’Stcchniliuss & rt!duction sont l . 1059 e>Prodécés der désulfuration des gaz de combustion Ces procédés visent à éliminer les oxydes de soufre déjà formés; c’est pourquoi on parle aussi à leur propos de mesures secondaires. Les connaissances actuelles en la matière sont toutes fondées sur l’extraction du soufre au moyen de procédés chimiques par voie humide. sèche OU semi-sèche et catalytique. Pour que le programme de réduction des émissions de soufre soit le plus efficace possible, au-delà des mesures de gestion de l’énergie de la catégorie
- i)ci-dessus, il faudrait envisager de combiner les moyens techniques énumérés dans la catégorie
- ii)ci-dessus. Dans certains cas, 1es moyens mis en oeuvre pour réduire les émissions de soufre peuvent aussi entraîner une diminution des émissions de COz, de NO, et d’autres polluants. Pour les centrales électfiques publiques, les installations mixtes et les installations de chauffage urbain, on applique notamment les procédés de traitement des gaz de combustion suivants: absorption par voie humide à la chaux/au calcaire; absorption à sec par pulvérisation: procédé Wellman Lord; absorption ammoniacale; procédés d’extraction combinée des NO, et des SO, (charbon activé et extraction catalytique combinée des NO, et des SOd. Dans le domaine de 1a production d’énergie, l’absorption par voie humide à la chaux/au calcaire et l’absorption à sec par pulvérisation représentent respectivement SS% et 10% de la puissance installée des installations de traitement des gaz de combustion. Plusieurs nouveaux procédés de désulfuration des gaz de combustion tels que l’épuration à sec au faisceau électronique et le procédé Mark 13A en sont encore au stade expérimental. L’efficacité des mesures secondaires susmentionnées est indiquée dans le tableau 2. ci-dessus. Les chiffres sont tirés de l’expérience pratique acquise dans un grand nombre d’installations en service. La puissance installée ainsi que l’éventail des puissances sont egalement mentionnes. Bien que plusieurs techniques de réduction du soufre soient comparables. les conditions propres à l’installation ou à son emplacement peuvent faire écarter telle ou telle mtithode. Le tableau 2 indique aussi les fourchettes habituelles de coût d’investissement correspondant à l’application des techniques de réduction des émissions de soufre décrites sous 1~s rubriques
- ii)c).
- d)et e). Cependant, lorsqu’on applique ces techniques à des cas particuliers. il convient de noter que les coûts d’investissement correspondant aux mesures de réduction des inlissions dépendent. entre autres choses, des techniques particuli2res utilis&s. des S~&IICZ~ ~nripollu. tion requis. des dimensions de l’installation, du degré de réduction requis et de l’ich& temporelle des cycles de maintenance prévus. Le tableau ne présente donc que &s t’ourchwes générales des coûts d’investissement. Les dépenses d’investissement n&essaires ;i l’:~daptalion antipollution dépassent en général celles entraînées par la construction de nowellzs installations. IV. Techniques antipollution dans d’autres secteurs NI. LSS techniques antipollution (énumérées aux rubriques
- ii)a ;i
- e)du paragraphe 9) sont ~pplicA~ks non seulement dans les centrales électriques - où, dans la plupart des cas. une esperience pratique a tif6 acquise pendant plusieurs annees - mais aussi dans plusieurs autres secteurs de l’industrie. 11. L’application des techniques de r&iu&on des émissions de soufre ne dGpend que des limitations à chaque pro&dé dans les secteurs considérés. On trouvera dans le tableau 2 &dessous les sources importantes d’2mission de soufre et les mesures antipollution correspondantes. d-kntes Tubleuu 3 S0WW Grilhge des sulfures non ferreux Mesures Réduction catalytique ~ziztipollz~tio~~ par voie humide ;i l’aci& sulfurique Production de viscose Procédé i double contact Production d’acide sulfurique Proct5dtZri double contact, rendement Production de pite kraft Divers dispositifs amélioré incorporés 12. Dans les secteurs énumérés au tableau 3, on peut recourir à des dispositifs incorporés, et notamment à des modifications de la matière première (combinées le cas échéant avec un traitement spécifique des gaz de combustion), pour réduire le plus efficacement possible les émissions de soufre. 1060 13. Les exemples suivants ont été signalés:
- a)Dans les nouvelles usines de pâte kraft, on peut obtenir des niveaux d’émission inférieurs à 1 kg de soufre par tonne de pâte séchée à l’air *;
- b)Dans les usines de pâte au bisulfite, on peut ramener les émissions à l-l ,5 kg de soufre par tonne de pâte séchée à l’air; C>Dans le cas du grillage des sulfures, des taux de désulfuration de 80 à 99% pour des installations de 10.000 à 200.000 m3/h ont été signalés (selon le procédé employé);
- d)Pour une installation de frittage du minerai de fer, une unité de désulfuration des gaz de combustion d’une puissance de 320.000 m3/h permet de ramener à moins de 100 mg SOx/Nm3, à 6% de 02, la teneur en soufre;
- e)Dans les fours à coke, on obtient une teneur inférieure à 400 mg S0,/Nm3 à 6% de 02; f-l Dans les installations de production d’acide sulfurique, le taux de conversion est supérieur à 99%;
- g)Le procédé Claus perfectionné permet d’extraire plus de 99% du soufre. V. Sous-produits et effets secondaires 14. L’accroissement des efforts déployés par les pays de la région de la CEE pour réduire les émissions de soufre provenant de sources fixes s’accompagnera d’une augmentation proportionnelle de la quantité de sous-produits. 15. Il conviendrait de retenir les techniques qui débouchent sur des sous-produits utilisables. Il faudrait en outre retenir les techniques qui, dans la mesure du possible, permettent d’accroître le rendement thermique et de résoudre le problème de l’élimination des déchets. Bien que la plupart des sous-produits soient utilisables ou recyclables - gypse, sels ammoniaqués, acide sulfurique, soufre, etc. - certains facteurs tels que la situation du marché et les normes de qualité doivent être pris en compte. La réutilisation des sous-produits de la combustion en lit fluidisé et de l’absorption à sec par pulvérisation nécessite que l’on fasse des progrès dans ce domaine, vu que dans plusieurs pays. les possibilités d’élimination des déchets sont limitées par la capacité des décharges et les critères applicables en la matière. 16. Les effets secondaires ou inconvénients ci-après n’empêchent l’application d’aucune technique ou méthode, mais n’en sont pas moins à prendre en considération quand plusieurs moyens de réduction du soufre sont possibles:
- a)Dépense d’énergie pour le traitement des gaz;
- b)Corrosion due à la formation vapeur d’eau; d’acide sulfurique par réaction des oxydes de soufre avec la
- c)Utilisation accrue d’eau et nécessité de traiter les eaux usées;
- d)Utilisation de réactifs;
- e)Nécessité d’éliminer les déchets solides. VI. Contrôle et communication 17. Les mesures prises par les pays pour mettre en oeuvre leurs stratégies et politiques de réduction de la pollution atmosphérique comprennent des lois et des règlements, des instruments économiques incitatifs ou dissuasifs, ainsi que des exigences techniques (nécessité d’utiliser la meilleure technique disponible). 18. En général, les normes sont fixées, par source d’émission, en fonction de la taille de l’installation, du mode opératoire, de la technologie de combustion, du type de combustible et de l’ancienneté de l’installation. Une autre solution également retenue consiste à fixer un objectif de réduction globale des émissions de soufre d’un groupe de sources et à permettre de choisir le secteur d’intervention approprié pour l’atteindre (principe de la bulle). 19. Pour limiter les émissions de soufre aux niveaux fixés par la législation nationale, il faut mettre en place un système permanent de contrôle et de communication des données aux autorités de surveillance. 2 II faut surveiller le rapportsoufrehodium, sodiques non soufrés. par l’élimination du soufre sous forme de sels neutres et l’addition de composés 1061 20. On dispose actuellement de plusieurs systèmes de contrôle fondés sur des méthodes de mesure continue ou discontinue. Toutefois, les normes de qualité varient. Les mesures doivent être effectuées par des instituts qualifiés utilisant des systèmes de mesure et de surveillance. A cette fin, un système de certification est de nature à fournir la meilleure assurance. 2 1. Avec les systèmes de contrôle automatique et le matériel de commande modernes, la communication des données ne pose pas de problèmes. Leur collecte en vue d’une utilisation ultérieure se fait selon les techniques actuelles. Toutefois, les données à communiquer aux autorités compétentes varient d’un cas à l’autre. Pour améliorer la comparabilité des séries, il faut harmoniser les réglementations. L’harmonisation est également souhaitable pour assurerla qualité des systèmes de mesure et de contrôle. Cette nécessité est ‘à prendre en considération lorsqu’on compare des données. 22. Pour éviter les disparités et les discordances, essentiels, notamment les suivants: il s’agit de bien définir les éléments et paramètres a>Les normes doivent être exprimées en ppmv, mg Nm3, g GJ, kg h ou kg/tonne de produit. La plupart de ces unités sont à calculer et à spécifier pour la température pression, la teneur en oxygène ou la valeur de l’apport thermique; du gaz, l’humidité, la
- b)Il importe de définir la période, exprimée en heures, mois ou années, par rapport à laquelle les valeurs moyennes des normes doivent être établies; C) Il convient de définir les temps d’arrêt et les règles de sécurité correspondantes mise en dérivation des systèmes de surveillance ou l’arrêt de l’installation: concernant la 4 Il faut aussi définir les méthodes à appliquer pour compléter des données manquantes ou perdues, suite à une défaillance du matériel;
- e)Il importe de définir la série de paramètres à mesurer. Suivant le type de procédé industriel, les renseignements système. 23. voulus peuvent varier, ce qui requiert de situer le point de mesure dans le Il convient d’assurer la qualité des mesures. * ANNEXE V ’ Valeurs limites d’émissions et de teneur en soufre A. Valeurs limites d’émission pour les grandes sources fixes
- a)0 (MWh) 1. Combustibles solides (sur la base de 6% d’oxygène dans les de combustion) gaz 2. Combustibles liquides (sur la base de 3% d’oxygène dans les de combustion) gaz
- ii)Valeur limite d’émission (mg SO2, Nm3 b’) iii) Taux de désuljhation
(7)c 50 - 100 2.000 100 - 500 2.000 - 400 (diminution linéaire) 40 (pour 100 - 167 MWlh) 40 - 90 (accroissement linéaire pour 167 - 500 MWh) > 500 400 90 50 - 300 1.700 300 - 500 1.700 - 400 (diminution linéaire) 90 > 500 400 90 3. Combustibles gazeux (sur la base de 3% d’oxygène dans les gaz de combustion) Combustibles . 35 gazeux en général Gaz liquéfiés 5 800 Gaz à faible pouvoir calorifique (gazéification des résidus de raffinage, gaz de cokeries, gaz de hauts fourneaux) B. Gazoles 1Carburant diesel pour véhicules routiers [Autres types Teneur en soufre
(76)l 0,05 I 1 092 l 1062 Notes
- a)A titre indicatif. pour une installation dotée d’un dispositif utilisant simultanément au moins deux * types de combustibles. les autorités compétentes fixent des valeurs limites d’6mission en tenant compte des valeurs limites de la colonne
- ii)applicables à chaque combustible particulier. de l’apport thermique de chaque combustible et, pour les raffineries, des caractéristiques spécifiques de l’installation qui sont pertinentes. Pour les raffineries, une telle valeur limite combinée ne doit en aucune circonstance dépasser 1.700 mg S0z/Nm3. Les valeurs limites ne s’appliquent pas aux installations suivantes: - Installations dont les produits de combustion servent directement au chauffage. au skhage ou à tout autre traitement d’objets ou de matériaux, par exemple les fours de réchauffage. les fours de traitement thermique: - Installations de postcombustion. c’est-à-dire tout appareil industriel, conçu pour purifier par combustion les effluents gazeux, qui n’est pas exploité comme installation de combustion indépendante: - Installations pour la régénération des catalyseurs - Installations pour la conversion de sulfure d’hydrogène - Réacteurs de l’industrie chimique; - Fours de cok6faction; - Rég6nérateurs de haut fourneau (cowpers); - Incintkateurs de dkhets: - Installations à moteurs diesel, à moteurs à essence ou à gaz, ou encore à turbines à gaz, quel que soit le combustible utilisé. de craquage catalytique; en soufre; Lorsqu’une Partie, par suite de la teneur élevée en soufre des combustibles solides ou liquides d’origine locale, ne peut pas respecter les valeurs limites d’émission fixées dans la colonne ii), elle peut appliquer les taux de désulfuration indiqués dans la colonne iii) ou une valeur limite maximale de 800 mg/S02/Nm3 (quoique de préférence ne dépassant pas 650 mg/SOflm3). La Partie signale alors le fait au Comité d’application durant , l’Année civile où il a lieu. Quand de;x ou plusieurs installations nouvelles sont construites de façon telle que, compte tenu des facteurs techniques et économiques, leurs effluents gazeux puissent, de l’avis des autorités compétentes, être évacués par une cheminée commune, l’ensemble forrnd par ces deux installations doit être considéré comme une seule unité.
- b)mg SO2 Nm3 aux conditions de rkférence: température 273” K, pression 101,3 kPa, après correction pour tenir compte de la teneur en vapeur d’eau. Editeur: Service Central de Législation,43, boulevard F.-D. Roosevelt, Imprimeur: imprimerie de la Cour Victor Bu& s. à r. I., Luxembourg Luxembourg