215 1623 MEMORIAL MEMORIAL Journal Officiel du Grand-Duché de Luxembourg Amtsblatt des Großherzogtums Luxemburg RECUEIL DE LEGISLATION A –– N° 7 27 janvier 2016 Sommaire Règlement grand-ducal du 15 janvier 2016 relatif à l’évaluation de l’état des masses d’eau de surface . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . page 216 216 Règlement grand-ducal du 15 janvier 2016 relatif à l’évaluation de l’état des masses d’eau de surface. Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu la loi modifiée du 19 décembre 2008 relative à l’eau et notamment ses articles 5, 21, 27 et 34; Vu la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau; Vu la directive 2008/105/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 établissant des normes de qualité environnementale dans le domaine de l’eau, modifiant et abrogeant les directives du Conseil 82/176/CEE, 83/153/CEE, 84/156/CEE, 84/491/CEE, 86/280/CEE et modifiant la directive 2000/60/CE; Vu la directive 2013/39/UE du Parlement européen et du Conseil du 12 août 2013 modifiant les directives 2000/60/CE et 2008/105/CE en ce qui concerne les substances prioritaires pour la politique dans le domaine de l’eau; Vu la directive 2014/101/UE de la Commission du 30 octobre 2014 modifiant la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau; Vu la décision 2013/480/UE de la Commission du 20 septembre 2013 établissant, conformément à la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil, les valeurs pour les classifications du système de contrôle des États membres à la suite de l’exercice d’interétalonnage et abrogeant la décision 2008/915/CE; Vu la décision d’exécution (UE) 2015/495 de la Commission du 20 mars 2015 établissant une liste de vigilance relative aux substances soumises à surveillance à l’échelle de l’Union dans le domaine de la politique de l’eau en vertu de la directive 2008/105/CE du Parlement européen et du Conseil; Vu l’avis de la Chambre d’agriculture; Les avis de la Chambre de commerce et de la Chambre des métiers ayant été demandés; Notre Conseil d’Etat entendu; Sur le rapport de Notre Ministre de l’Environnement et après délibération du Gouvernement en conseil; Arrêtons: Art. 1er. L’Administration de la gestion de l’eau établit un programme de surveillance de l’état des eaux pour l’évaluation de l’état chimique et écologique des masses d’eau de surface. Ce programme est composé: – d’un contrôle de surveillance; – de contrôles opérationnels; – de contrôles d’enquête. Art. 2. Un contrôle de surveillance est effectué afin d’évaluer les changements à long terme des conditions naturelles ainsi que les changements résultant des activités anthropogéniques. Il porte sur les paramètres biologiques et hydromorphologiques définis à l’annexe V, parties B et C, ainsi que sur les substances chimiques énumérées à l’annexe III et à l’annexe V, parties D et E. Le contrôle de surveillance des substances chimiques est effectué dans l’eau, sauf pour les substances chimiques énumérées à l’annexe III et numérotées 5, 15, 16, 17, 21, 28, 34, 35, 37, 43 et 44 pour lesquelles il est effectué dans le biote. Le contrôle de surveillance est réalisé aux quatre points de contrôle désignés à l’annexe I suivant les fréquences minimales indiquées à l’annexe II. Le contrôle de surveillance des substances inscrites sur la liste de vigilance établie par la Commission européenne, dont question à l’article 8ter de la directive 2013/39, est effectué au point de contrôle le plus représentatif parmi ceux désignés à l’annexe I à la fréquence la plus appropriée, sans que celle-ci ne puisse être inférieure à une fois par an. En complément du contrôle de surveillance, un contrôle peut être effectué à certains points de contrôle à des fréquences différentes ou porter sur d’autres paramètres ou d’autres sites de surveillance afin de satisfaire à des obligations de surveillance en application d’engagements internationaux, contractés dans le cadre des Commissions Internationales pour la Protection de la Moselle et de la Sarre, de la Commission Internationale pour la Protection du Rhin et de la Commission Internationale de la Meuse. Le contrôle complémentaire porte sur des substances représentatives pour les groupes de substances chimiques suivants: 1. les composés organohalogénés et substances qui peuvent donner naissance à de tels composés dans le milieu aquatique; 2. les composés organophosphorés; 3. les composés organostanniques; 4. les substances qui possèdent un pouvoir cancérigène ou mutagène dans le milieu aquatique ou par l’intermédiaire de celui-ci; 5. les substances dont les propriétés pouvant affecter les fonctions stéroïdogénique, thyroïdienne ou reproductive ou d’autres fonctions endocriniennes dans ou via le milieu aquatique ont été démontrées; 6. les huiles minérales et hydrocarbures d’origine pétrolière; Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 217 7. les matières synthétiques persistantes qui peuvent flotter, rester en suspension ou couler et qui peuvent gêner toute utilisation des eaux; 8. certains métalloïdes et métaux ainsi que leurs composés et les produits biocides et phytopharmaceutiques ayant sur le milieu aquatique un effet nuisible; 9. les substances ayant un effet nuisible sur le goût ou sur l’odeur des produits de consommation humaine dérivés du milieu aquatique ainsi que les composés susceptibles de donner naissance à de telles substances dans les eaux; 10. les composés organosilicés toxiques ou persistants et substances qui peuvent donner naissance à de tels composés dans les eaux; 11. les cyanures et les fluorures; 12. les matières en suspension; 13. les substances contribuant à l’eutrophisation; 14. les substances exerçant une influence défavorable sur le bilan d’oxygène. Art. 3. Pour les masses d’eau de surface identifiées comme risquant de ne pas satisfaire aux objectifs environnementaux mentionnés à l’article 5 de la loi modifiée du 19 décembre 2008 relative à l’eau ou dans lesquelles sont rejetées des substances prioritaires énumérées à l’annexe III, des contrôles opérationnels sont entrepris afin d’évaluer le changement de l’état de ces masses d’eau consécutif aux programmes de mesures établis en application de l’article 28 de la même loi. Les points de contrôle et les paramètres contrôlés sont choisis selon les critères énumérés respectivement à l’annexe I parties B et C et en fonction de la pollution constatée. Les contrôles doivent avoir lieu à des intervalles ne dépassant pas ceux indiqués à l’annexe II, à moins que des intervalles plus longs ne se justifient sur la base des connaissances techniques et des avis des experts. Art. 4. Des contrôles d’enquête sont organisés dans les cas suivants: – dépassement des normes de qualité environnementale établies pour les substances figurant à l’annexe III et à l’annexe V, partie E, lorsque la cause est inconnue; – risque de non atteinte des objectifs environnementaux dévoilé par les résultats du contrôle de surveillance et en l’absence d’un contrôle opérationnel pour la masse d’eau pertinente; – pollution accidentelle. Ces contrôles ont pour but de déterminer la cause, l’ampleur et l’incidence de la situation constatée et d’apporter les informations nécessaires à l’adoption des mesures propres à remédier à la situation constatée. Art. 5. L’évaluation de l’état chimique d’une masse d’eau de surface est réalisée sur base des résultats du contrôle de surveillance, du contrôle opérationnel et, le cas échéant, du contrôle d’enquête. L’analyse des pressions et incidences importantes de l’activité humaine sur l’état des eaux de surface peut en outre se baser sur les résultats des analyses des substances figurant sur la liste de vigilance. L’état chimique d’une masse d’eau de surface est considéré comme bon lorsque les concentrations mesurées ne dépassent en aucun point les normes de qualité environnementale définies à l’annexe III. Les normes de qualité environnementale établies pour les substances numérotées 34 à 45, s’appliquent avec effet à compter du 22 décembre 2018 en vue d’atteindre un bon état chimique en ce qui concerne ces substances au plus tard le 22 décembre 2027 et de prévenir la détérioration de l’état chimique des masses d’eau de surface en rapport avec ces substances. À cette fin et au plus tard le 22 décembre 2018, l’Administration de la gestion de l’eau établit un programme de surveillance supplémentaire et un programme préliminaire de mesures concernant ces substances et dresse, au plus tard le 22 décembre 2021, un programme définitif de mesures qui est mis en œuvre et rendu pleinement opérationnel au plus tard le 22 décembre 2024. Lorsque, conformément au règlement grand-ducal du 1er mars 2012 établissant des spécifications techniques pour l’analyse chimique des eaux de surface et des eaux souterraines, il est fait référence à la valeur moyenne calculée d’un résultat de mesure, lorsque l’on procède à l’aide de la meilleure technique disponible n’entraînant pas de coûts excessifs, en indiquant «inférieure à la limite de quantification» et si la limite de quantification de ladite technique est supérieure à la norme de qualité environnementale, le résultat pour la substance mesurée n’est pas pris en compte aux fins de l’évaluation de l’état chimique global de la masse d’eau considérée. Dans le plan de gestion de district hydrographique, la classification de l’état chimique des masses d’eau est représentée sur une carte conformément aux dispositions de l’annexe VI. Art. 6. L’Administration de la gestion de l’eau procède à la délimitation des masses d’eau de surface aux fins de l’évaluation de leur état écologique, ou dans le cas des masses d’eau fortement modifiées, de leur potentiel écologique en fonction de la typologie définie à l’annexe IV. L’évaluation de l’état et du potentiel écologiques est réalisée sur base des éléments de qualité biologique, hydromorphologique et physico-chimique et des polluants spécifiques définis à l’annexe V, parties B, C, D et E. L’état écologique d’une masse d’eau de surface est considéré comme très bon, bon, moyen, médiocre ou mauvais. Le potentiel écologique d’une masse d’eau fortement modifiée est considéré comme, maximal, bon, moyen, médiocre ou mauvais. L’état et le potentiel écologiques sont déterminés par l’élément de qualité biologique le plus mauvais. Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 218 Si les paramètres physico-chimiques assurent un bon fonctionnement de l’écosystème et que les normes de qualité environnementale sont respectées, les masses d’eau atteignent au moins le bon état ou potentiel. Pour qu’une masse d’eau de surface puisse être évaluée comme étant dans un très bon état écologique, les critères suivants doivent être respectés: – tous les éléments de qualité biologique de la masse d’eau en question répondent aux critères du très bon état définis à l’annexe V partie B; – tous les éléments de qualité hydromorphologique de la masse d’eau en question répondent aux critères du très bon état définis à l’annexe V partie C; – aucun des paramètres physico-chimique déterminés au sein de la masse d’eau en question ne dépasse les valeurs de fond fixées à l’annexe V partie D pour le très bon état et, – aucun des polluants organiques spécifiques déterminés au sein de la masse d’eau en question ne dépasse les normes de qualité fixés à l’annexe V partie E. Dans le plan de gestion de district hydrographique, la classification de l’état écologique et du potentiel écologique sont représentés sur des cartes conformément à l’annexe VI. Art. 7. Lorsqu’un risque potentiel pour ou via l’environnement aquatique résultant d’une exposition aiguë est constaté sur la base de concentrations ou d’émissions mesurées ou estimées dans l’environnement et lorsqu’une norme de qualité environnementale pour le biote est utilisée, l’Administration de la gestion de l’eau procède également à un contrôle dans l’eau et applique les normes de qualité environnementale exprimées en concentration maximale admissible, lorsqu’il en existe. Art. 8. L’Administration de la gestion de l’eau procède à une analyse tendancielle à long terme des concentrations des substances prioritaires énumérées à l’annexe III, qui ont tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote. Elle prend les mesures nécessaires pour éviter que les concentrations n’augmentent pas de manière significative. Le contrôle est réalisé aux points de contrôle définis à l’annexe I à raison d’une fois par an tous les trois ans, à moins qu’un autre intervalle ne se justifie sur la base des connaissances techniques et des avis des experts. Art. 9. L’Administration de la gestion de l’eau dresse un inventaire, illustré par des cartes, des émissions, rejets et pertes des substances énumérées à l’annexe III et, pour les substances ayant une tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote, de leurs concentrations dans les sédiments ou le biote. L’inventaire fait l’objet d’un réexamen lors de chacune des mises à jour de l’état des lieux établi en application de l’article 19 de la loi précitée du 19 décembre 2008. L’inventaire est établi sur la base de l’état des lieux, des résultats des contrôles effectués en application du présent règlement ainsi que du registre national des rejets et des transferts de polluants établi par la loi du 13 mars 2009
- a)concernant certaines modalités d’application et la sanction du règlement (CE) n° 166/2006 du Parlement Européen et du Conseil du 18 janvier 2006 concernant la création d’un registre européen des rejets et des transferts de polluants et modifiant les directives 91/689/CE et 96/61/CE,
- b)portant création d’un registre national des rejets et des transferts de polluants,
- c)modifiant l’article 15 de la loi modifiée du 10 juin 1999 relative aux établissements classés. Pour l’estimation des concentrations des polluants, l’année 2010 sert de période de référence, sauf pour les substances visées par le règlement grand-ducal modifié du 14 décembre 1994 concernant la mise sur le marché et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques, pour lesquelles il y a lieu de tenir compte de la moyenne des concentrations des années 2008, 2009 et 2010. Pour la mise à jour de l’inventaire, la période de référence est l’année précédant la révision de l’état des lieux ou, pour les produits phytopharmaceutiques, la moyenne des trois années précédant la révision de l’état des lieux. Art. 10. Le règlement grand-ducal du 30 décembre 2010 relatif à l’évaluation de l’état de masses d’eau de surface est abrogé. Art. 11. Notre Ministre de l’Environnement est chargé, de l’exécution du présent règlement qui sera publié au Mémorial. La Ministre de l’Environnement, Carole Dieschbourg Palais de Luxembourg, le 15 janvier 2016. Henri Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 219 Annexe I A) Stations du réseau de contrôle de surveillance No Cours d’eau Code Masse d’eau Coordonnées géographiques Localisation Largeur Longueur Luxembourg Luxembourg 1930 / Gauss 1930 / Gauss Longueur WGS84 Largeur WGS 84 1 Sûre L112010A11 VI-1.1.a amont Erpeldange 75846 103172 6.11034 49.86291 2 Alzette L100011A21 VI-1.1.a 75525 Ettelbruck, en amont de l’embouchure dans la Sûre 101226 6.10600 49.84500 3 Syr L202030A12 I-2.1 Mertert 102033 85368 6.47355 49.70244 4 Chiers L300030A06 VII-1.1 Rodange, pont à Athus 56792 69261 5.81937 49.54749 1 B) Sélection des sites pour le contrôle opérationnel Pour les substances de la liste de substances prioritaires, des points de contrôle sont sélectionnés selon les dispositions de la législation établissant la norme de qualité environnementale des substances en cause. Dans tous les autres cas, y compris pour les substances de la liste de substances prioritaires pour lesquelles la législation ne donne pas d’indications spécifiques, les points de contrôle sont sélectionnés comme suit: – pour les masses d’eau courant un risque en raison de pressions ponctuelles importantes, des points de contrôle en nombre suffisant pour évaluer l’ampleur et l’incidence des pressions ponctuelles. Lorsqu’une masse d’eau est soumise à plusieurs pressions ponctuelles, les points de contrôle peuvent être sélectionnés en vue d’évaluer l’ampleur et l’incidence de ces pressions dans leur ensemble, – pour les masses d’eau courant un risque en raison de pressions diffuses importantes, des points de contrôle en nombre suffisant, à l’intérieur d’une sélection des masses, pour évaluer l’ampleur et l’incidence des pressions diffuses. Les masses sont sélectionnées de manière à être représentatives des risques relatifs de pressions diffuses et des risques relatifs de ne pas avoir un bon état des eaux de surface, – pour les masses d’eau courant un risque en raison de pressions hydromorphologiques importantes, des points de contrôle en nombre suffisant, à l’intérieur d’une sélection des masses, pour évaluer l’ampleur et l’incidence des pressions hydromorphologiques. Les masses sont sélectionnées de manière à donner des indications sur l’incidence globale des pressions hydromorphologiques auxquelles toutes les masses sont soumises. C) Sélection des éléments de qualité Afin d’évaluer l’ampleur des pressions auxquelles les masses d’eau de surface sont soumises, l’Administration de la gestion de l’eau contrôle les éléments de qualité qui permettent de déterminer les pressions auxquelles la ou les masses sont soumises. A cette fin, sont contrôlés selon le cas: – les paramètres permettant de déterminer l’élément de qualité biologique ou les éléments qui sont les plus sensibles aux pressions auxquelles les masses d’eau sont soumises, – toutes les substances prioritaires rejetées et les autres polluants rejetés en quantités importantes, – les paramètres permettant de déterminer l’élément de qualité hydromorphologique le plus sensible à la pression identifiée. 1 Sous-station pour l’échantillonnage des paramètres biologiques sur la Chiers: No 4bis Cours d’eau Chiers Code L300030A06-1 Masse d’eau VII—1.1 Coordonnées géographiques Localisation Longueur Luxembourg 1930 / Gauss Largeur Luxembourg 1930 / Gauss Longueur WGS84 Largeur WGS 84 Rodange Z.I. Athus 56508 69220 5.84344 49.55721 Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 220 ANNEXE II Fréquence d’analyse des éléments de qualité lors des contrôles de surveillance et opérationnels Elément de qualité Fréquence Cycle Température Tous les 3 mois Au moins une fois tous les 6 ans Température en amont et en aval d’un point de rejet thermique est en continu. En continu Tous les ans Bilan d’oxygène Tous les 3 mois Au moins une fois tous les 6 ans Salinité Tous les 3 mois Au moins une fois tous les 6 ans Nutriments Tous les 3 mois Au moins une fois tous les 6 ans Etat d’acidification Tous les 3 mois Au moins une fois tous les 6 ans Polluants spécifiques Tous les 3 mois Au moins une fois tous les 6 ans Substances dangereuses prioritaires et substances prioritaires (Annexe III) Mensuelle Au moins une fois tous les 6 ans Substances 5, 21, 28, 30, 35, 37, 43 et 44 de l’annexe III, dites ubiquistes Tous les 3 ans1 Au moins une fois tous les 6 ans Substances pour lesquelles des normes de qualité environnementale ont été définies pour les sédiments ou le biote à l’annexe III. Une fois par an Au moins une fois tous les 6 ans Substances figurant dans la liste de vigilance Au moins une fois par an mais tenant compte des périodes d’émission Au moins une fois tous les 6 ans Phytoplancton2: Abondance Composition Présence de taxons sensibles 6 fois par an pendant la période de végétation Au moins une fois tous les 6 ans Macrophytes et phytobenthos: Abondance Composition Présence de taxons sensibles Une fois par an Tous les 3 ans Faune benthique invertébrée: Abondance Une fois par an Tous les 3 ans Une fois par an Tous les 3 ans Physico-chimique Chimie Biologie Composition Présence de taxons sensibles Diversité Ichtyofaune: Abondance Composition Age Présence de taxons sensibles 1 Pour ces substances, des contrôles moins intensifs peuvent être réalisés pour autant que la surveillance réalisée soit représentative et qu’une base de référence statistique fiable soit disponible en ce qui concerne la présence de ces substances dans l’environnement aquatique. Ces contrôles devraient avoir lieu tous les trois ans, à moins qu’un autre intervalle ne se justifie sur la base des connaissances techniques et de l’avis des experts. 2 Le phytoplancton est à déterminer sur les masses d’eau fortement modifiée pouvant être considérées comme lac ainsi que sur les cours d’eau dominés par le phytoplancton, en l’occurrence les masses d’eau de surface du type VI (typologie nationale) dont le bassin versant est à huit cent mètres d’altitude maximum et entre 1000 et 10000 km2. Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 221 Hydromorphologie Continuité Une fois par an Tous les 6 ans Hydrologie En continu Tous les ans Morphologie Une fois par an Tous les 6 ans Annexe III Les normes de qualité environnementale (NQE) reprises ci-dessous sont exprimés d’une part en valeur moyenne annuelle, d’autre part en concentration maximale admissible. La norme exprimée en valeur moyenne est considérée comme respectée pour une masse d’eau donnée si, pour tout point d’échantillonnage associé à la masse d’eau, la moyenne arithmétique des concentrations mesurées à différentes périodes de l’année ne dépasse pas la valeur fixée dans la norme. La norme exprimée en concentration maximale admissible est considérée comme respectée pour une masse d’eau donnée si, pour tout point de contrôle associé à cette masse d’eau, la concentration mesurée lors de chaque échantillonnage ne dépasse pas la valeur fixée dans la norme. Les normes de qualité environnementale sont exprimées en concentrations totales dans l’échantillon d’eau brut, sauf dans le cas des métaux suivants: cadmium, chrome, cobalt, cuivre, fer, manganèse, mercure, nickel, plomb, sélénium et zinc. Pour ces métaux, les normes de qualité environnementale se rapportent à la concentration dans la phase dissoute d’un échantillon d’eau obtenue par filtration à travers un filtre de 0,45 µm ou par tout autre traitement préliminaire équivalent. Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 Cadmium et ses composés Tétrachlorure de carbone13 Chloroalcanes C10-137 Chlorfenvinphos Chlorpyrifos (éthylchlorpyrifos) Pesticides cyclodiènes: Aldrine13 Dieldrine13 Endrine13 Isodrine13 DDT total8,13 6 6bis 7 8 9 9bis 9ter 1,2-Dichloroéthane Dichlorométhane 10 11 Para-para-DDT 13 Diphényléthers bromés5 5 6 Atrazine Benzène Anthracène 2 4 Alachlore 1 3 Substance n° < 0.08 (classe 1) 0.08 (classe 2) 0.09 (classe 3) 0.15 (classe 4) 0.25 (classe 5) 10 0.6 0.1 75-09-2 20 10 0.01 50-29-3 107-06-2 0.025 Somme = 0.01 0.03 0.1 sans objet sans objet sans objet sans objet sans objet 0.1 0.3 1.4 sans objet < 0.45 (classe 1) 0.45 (classe 2) 0.6 (classe 3) 0.9 (classe 4) 1.5 (classe 5) 0.14 50 2 0.1 0.7 0.0085 µg/kg4 µg/L µg/L 0.3 NQE Biote NQE Concentration maximale admissible (CMA)3 NQE: Moyenne annuelle (MA)2 sans objet 309-00-2 60-57-1 72-20-8 465-73-6 2921-88-2 470-90-6 X X X X Substance ayant une tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote1 0.4 X X X X Substance dangereuse et prioritaire 12 X X NQE plus sévère 85535-84-8 X Substance ubiquiste 56-23-5 7440-43-9 32534-81-9 71-43-2 1912-24-9 120-12-7 15972-60-8 Numéro CAS Normes de qualité environnementale (NQE) pour les substances prioritaires et substances dangereuses et prioritaires nécessaires à l’évaluation de l’état chimique 222 Di(2-ethylhexyl)phtalate (DEHP) Diuron Endosulfan Fluoranthène 12 13 14 15 Hexachlorocyclohexane Isoproturon Plomb et ses composés Mercure et ses composés Naphtalène Nickel et ses composés Nonylphénol (4-nonylphénol) Octylphénol / (4-(1,1’,3,3’-tétra méthylbutyl)-phénol) Pentachlorobenzène Pentachlorophénol Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)12 Benzo(a)pyrène Benzo(b)fluoranthène Benzo(k)fluoranthène Benzo(ghi)pérylène Indéno(1,2,3cd)pyrène 20 21 22 23 24 25 26 27 28 10 18 Hexachlorobutadiène 17 19 Hexachlorobenzène 16 9 Substance n° X Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 50-32-8 205-99-2 207-08-9 191-24-2 193-39-5 87-86-5 608-93-5 140-66-9 25154-52-3 7440-02-0 91-20-3 7439-97-6 7439-92-1 X X X X X X X X X 608-73-1 34123-59-6 X X 87-68-3 118-74-1 206-44-0 X X X X X X X X X X X X X X Substance ayant une tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote1 1.7 x 10-4 note 15 note 15 note 15 note 15 sans objet 0.4 0.007 0.1 0.3 4 2 1.211 0.3 0.02 0.0063 0.27 0.017 0.017 8.2x10-3 sans objet sans objet 1 sans objet sans objet 2 34 130 0.07 14 1.0 0.04 0.6 0.05 0.12 0.01 1.8 sans objet 5 note 15 note 15 note 15 note 15 20 55 10 30 µg/kg4 µg/L µg/L 1.3 NQE Biote NQE Concentration maximale admissible (CMA)3 NQE: Moyenne annuelle (MA)2 0.005 X X Substance dangereuse et prioritaire 115-29-7 X NQE plus sévère 0.2 X Substance ubiquiste 330-54-1 117-81-7 Numéro CAS 223 Tétrachloroéthylène Trichloro-ethylène Composés du tributylétain 29bis 29ter 30 Trichlorobenzènes Trichlorométhane Trifluraline Dicofol Acide perfluorooctanesulfonique et ses dérivés (per-fluoro-octane-sulfonate PFOS) Quinoxyfène Dioxines et composés de type dioxine Aclonifène Bifénox Cybutryne Cyperméthrine Dichlorvos Hexabromo-cyclododécane (HBCDD) 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 14 13 Simazine 29 13 Substance n° Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 62-73-7 52315-07-8 28159-98-0 42576-02-3 74070-46-5 124495-18-7 X X X X X X 1763-23-1 X X X X X 115-32-2 1582-09-8 67-66-3 12002-48-1 36643-28-4 X X X X X X 0.0016 6 x 10-4 8 x 10 -5 0.0025 0.012 0.12 0.15 0.5 7 x 10-4 6 x 10-4 0.016 0.04 0.12 sans objet 167 Somme de PCDD + PCDF + PCB-TD16 0.0065 TEQ 9.1 36 2.7 33 sans objet -4 sans objet sans objet sans objet 0.0015 sans objet sans objet -3 6.5 x 10 1.3 x 10 0.03 2.5 0.4 0.0002 10 µg/kg4 µg/L µg/L 4 NQE Biote NQE Concentration maximale admissible (CMA)3 NQE: Moyenne annuelle (MA)2 79-01-6 Substance ayant une tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote1 10 Substance dangereuse et prioritaire 127-18-4 NQE plus sévère 1 Substance ubiquiste 122-34-9 Numéro CAS 224 Heptachlore et époxyde d’heptachlore Terbutryne 44 45 886-50-0 76-44-8/ 1024-57-3 Numéro CAS X Substance ubiquiste NQE plus sévère X Substance dangereuse et prioritaire X Substance ayant une tendance à s’accumuler dans les sédiments ou le biote1 0.065 0.34 3 x 10-4 6.7 x 10-3 µg/kg4 µg/L µg/L 2 x 10-7 NQE Biote NQE Concentration maximale admissible (CMA)3 NQE: Moyenne annuelle (MA)2 1 Pour ces substances une analyse tendancielle à long terme conformément à l’article 8 est à établir. 2 Sauf indication contraire, le paramètre NQE-MA s’applique à la concentration totale des isomères. 3 Lorsque les NQE-CMA sont indiquées comme étant «sans objet», les valeurs retenues pour les NQE-MA sont considérées comme assurant une protection contre les pics de pollution à court terme dans les rejets continus, dans la mesure où elles sont nettement inférieures à celles définies sur la base de la toxicité aigue. 4 Sauf indication contraire, la NQE pour le biote se rapporte aux poissons. En lieu et place, un autre taxon de biote, ou une autre matrice, peut faire l’objet de la surveillance pour autant que la NQE appliquée assure un niveau de protection équivalent. Pour les substance nos 15 (fluranthène) et 28 (HAP), la NQE pour le biote se rapporte aux crustacés et mollusques. Aux fins de l’évaluation de l’état chimique, la surveillance du fluoranthène et des HAP chez les poissons n’est pas appropriée. Pour la substance n° 37 (dioxines et composés de type dioxine), la NQE pour le biote se rapporte aux poissons, crustacés et mollusques, en conformité avec l’annexe, section 5.3, du règlement (UE) n° 1259/2011 de la Commission du 2 décembre 2011 modifiant le règlement (CE) n° 1881/2006 en ce qui concerne les teneurs maximales en dioxines, en PCB de type dioxine et en PCB autres que ceux de type dioxine des denrées alimentaires (JO L 320 du 3.12.2011, p. 18). La concentration se rapporte au poids du biote non séché. 5 Pour le groupe «diphényléthers bromés» une NQE est établie pour la somme des congénères 28 (CAS 41318-75-6), 47 (CAS 5436-43-1), 99 (CAS 60348-60-9), 100 (CAS 189084-64-8), 153 (CAS 68631-49-2) et 154 (CAS 207122-15-4) 6 Pour le groupe «cadmium et ses composés» les valeurs retenues pour les NQE varient en fonction de la dureté de l’eau telle que définie suivant les cinq classes suivantes: classe 1: < 40 mg CaCO3/L, classe 2: 40 à < 50 mg CaCO3/L, classe 3: 50 à < 100 mg CaCO3/L, classe 4: 100 à < 200 mg CaCO3/L et classe 5: > 200 mg CaCO3/L. 7 Aucun paramètre indicatif n’est prévu pour ce groupe de substances. Le ou les paramètres indicatifs doivent être déterminés par la méthode d’analyse. 8 Le DDT total comprend la somme des isomères suivants: 1,1,1-trichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)éthane (n° CAS: 50-29-3; n° UE: 200-024-3); 1,1,1-trichloro-2 (o-chlorophényl)-2(p-chlorophényl)éthane (n° CAS: 789-02-6; n° UE: 212-332-5); 1,1-dichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)éthylène (n° CAS: 72-55-9; n° UE: 200-784-6); et 1,1-dichloro-2,2 bis (p-chlorophényl)éthane (n° CAS: 72-54-8; n° UE: 200-783-0). 9 La NQE se rapporte à la somme des isomères α-endosulfan (CAS 959-98-8) et b-endosulfan (CAS 33213-65-9) 10 La NQE se rapporte à la somme des isomères α-HCH (CAS 319-84-6), b-HCH (CAS 319-85-7), g-HCH (CAS 58-89-9), d-HCH (CAS 319-86-8) et e-HCH (CAS 6108-10-7). Le numéro CAS indiqué dans le tableau correspond à un mélange technique de ces isomères. 11 Ces NQE se rapportent aux concentrations biodisponibles des substances. 12 Pour le groupe de substances prioritaires dénommé «hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)» , la NQE pour le biote et la NQE-MA dans l’eau correspondante se rapportent à la concentration de benzo(a)pyrène, sur la toxicité duquel elles sont fondées. Le benzo(a)pyrène peut être considéré comme un marqueur des autres HAP et, donc, seul le benzo(a)pyrène doit faire l’objet d’une surveillance aux fins de la comparaison avec la NQE pour le biote ou la NQE-MA dans l’eau correspondante. 13 Cette substance n’est pas une substance prioritaire mais un des polluants pour lesquels les NQE sont identiques à celles définies dans la législation qui s’appliquait avant le 13 janvier 2009. 14 La NQE se rapporte à la somme des isomères 1,2,3-trichlorobenzène (CAS 87-61-6), 1,2,4-trichlorobenzène (CAS 120-82-1) et 1,3,5-trichlorobenzène (CAS 108-70-3) 15 Les informations disponibles ne sont pas suffisantes pour établir une NQE-CMA pour ces substances. 16 PCDD: dibenzo-p-dioines polychlorées; PCDF: dibenzofurannes polychlorés; PCB-TD: biphényles polychlorés de type dioxine; TEQ: équivalents toxiques conformément aux facteurs d’équivalence toxique 2005 de l’Organisation mondiale de la santé. Substance n° 225 Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 226 Annexe IV A) Typologie luxembourgeoise des cours d’eau En fonction des caractéristiques abiotiques, géographiques, géologiques, hydromorphologiques et hydrologiques, les masses d’eau de surface sont réparties au Grand-Duché de Luxembourg en 6 types: Type I - Ruisseaux de l’étage submontagnard de l’Oesling Type II - Ruisseaux de l’étage collinéen de l’Oesling Type III - Rivières de l’étage collinéen de l’Oesling Type IV - Ruisseaux de l’étage collinéen du Gutland Type V - Rivières de l’étage collinéen du Gutland Type VI - Grandes rivières de plaine Etant donné que le Grand-Duché de Luxembourg appartient entièrement à l’écorégion 8, les 6 types de masses d’eau de surface appartiennent également à l’écorégion 8. Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 227 B) Carte représentant la délimitation des masses d’eau de surface et des masses d’eau de surface fortement modifiées: Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 228 C) Carte représentant la typologie luxembourgeoise des cours d’eau: Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 229 Annexe V PARTIE A: Normes pour le contrôle des éléments de qualité biologique et les paramètres hydromorphologiques Normes pour le contrôle des éléments de qualité Les méthodes utilisées pour le contrôle des paramètres types doivent être conformes aux normes internationales qui ont trait au contrôle mentionnées ci-dessous ou à d’autres normes nationales ou internationales garantissant des données de qualité scientifique et de comparabilité équivalentes: Normes pour l’échantillonnage des éléments de qualité biologique Méthodes génériques à associer aux méthodes spécifiques figurant dans les normes relatives aux éléments de qualité biologiques suivants: EN ISO 5667-3:2012 Qualité de l’eau – Echantillonnage – Partie 3: conservation et manipulation des échantillons Normes pour le phytoplancton: EN 15204:2006 Qualité de l’eau – Norme guide pour le dénombrement du phytoplancton par microscopie inversée (technique d’Utermöhl) ISO 10260:1992 Qualité de l’eau – Mesurage des paramètres biochimiques – Dosage spectrométrique de la chlorophyle a Normes pour les macrophytes et le phytobenthos: EN 14184:2014 Qualité de l’eau - Guide pour l’étude des macrophytes aquatiques dans les cours d’eau- EN 150708:2009 Qualité de l’eau – Guide pour l’étude, l’échantillonnage et l’analyse en laboratoire du phytobenthos dans les cours d’eau peu profonds. EN 13946:2014 Qualité de l’eau – Guide pour l’échantillonnage en routine et le prétraitement des diatomées benthiques de rivière et de plans d’eau EN 14407:2014 Qualité de l’eau – Guide pour l’identification et le dénombrement des échantillons de diatomées benthiques de rivières et de lacs Normes pour les invertébrés benthiques : EN ISO 10870:2012 Qualité de l’eau – Lignes directrices pour la sélection des méthodes et des dispositifs d’échantillonnage des macro-invertébrés benthiques dans les eaux douces EN 15196:2006 Qualité de l’eau – Guide d’échantillonnage et de traitement d’exuvies nymphales de Chirinomidae (ordre des diptères) pour l’évaluation écologique EN 16150:2012 Qualité de l’eau – Lignes directrices pour l’échantillonnage des macro-invertébrés benthiques en cours d’eau peu profonds au prorata des surfaces de recouvrement des habitats présents Normes pour les poissons: EN 14962:2006 Qualité de l’eau – Guide sur le domaine d’application et la sélection des méthodes d’échantillonnage de poissons EN 14011:2003 Qualité de l’eau – Echantillonnage des poissons à l’électricité EN 15910:2014 Qualité de l’eau – Guide sur l’estimation de l’abondance des poissons par des méthodes hydroacoustiques mobiles EN 14757:2005 Qualité de l’eau – Echantillonnage des poissons à l’aide de filets maillants Normes pour les paramètres hydromorphologiques: EN 14614:2004 Qualité de l’eau – Guide pour l’évaluation des caractéristiques hydromorphologiques des rivières Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 Mauvais état Les paramètres biologiques témoignent d’une très grande influence anthropogénique qui perturbe la biocénose aquatique à tel point que la biocénose de référence fait presque totalement défaut. Etat médiocre Les paramètres biologiques témoignent d’une importante influence anthropogénique qui perturbe la biocénose qui diffère considérablement de la biocénose de référence. Etat moyen Les paramètres biologiques témoignent d’une influence anthropogénique moyenne et la biocénose aquatique est perturbée par rapport à la biocénose de référence. Bon état Les valeurs des paramètres biologiques respectent les valeurs limites ne déviant que légèrement de l’état de référence. Très bon état Pas ou très peu d’altérations anthropogéniques des valeurs des éléments de qualité physico-chimiques et hydro-morphologiques applicables au type de masse d’eau de surface par rapport aux valeurs normalement associées à ce type dans des conditions non perturbées Les valeurs des éléments de qualité biologique pour la masse d’eau de surface correspondent à celles normalement associées à ce type dans des conditions non perturbées (état de référence) et n’indiquent pas ou très peu de distorsions. Il s’agit des conditions et communautés caractéristiques. TABLEAU 1: Critères généraux pour l’évaluation de l’état écologique sur base des éléments de qualité biologique PARTIE B: 230 Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 La composition taxinomique correspond totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées. Pas de modifications détectables dans l’abondance moyenne macrophytique et phytobenthique. La composition et l’abondance taxinomiques correspondent totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées. Le ratio des taxa sensibles aux perturbations par rapport aux taxa insensibles n’indique aucune détérioration par rapport aux niveaux non perturbés. Le niveau de diversité des taxa d’invertébrés n’indique aucune détérioration par rapport aux niveaux non perturbés. Macrophytes et phytobenthos: Abondance Composition Présence de taxons sensibles Faune benthique invertébrée: Abondance Composition Présence de taxons sensibles Diversité Très bon état La composition taxinomique du phytoplancton correspond totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées. L’abondance moyenne de phytoplancton est totalement en rapport avec les conditions physico-chimiques caractéristiques et n’est pas de nature à altérer sensiblement les conditions de transparence caractéristiques. L’efflorescence planctonique est d’une fréquence et d’une intensité qui correspondent aux conditions physico-chimiques caractéristiques. 2 Phytoplancton : Abondance Composition Présence de taxons sensibles Élément État moyen La composition des taxa planctoniques diffère modérément des communautés caractéristiques. L’abondance est modérément perturbée et peut être de nature à produire une forte perturbation indésirable des valeurs des autres éléments de qualité biologique et physicochimique. La fréquence et l’intensité de l’efflorescence planctonique peuvent augmenter modérément. Une efflorescence persistante peut se produire durant les mois d’été. La composition des taxa macrophytiques et phytobenthiques diffère modérément de la communauté caractéristique et est sensiblement plus perturbée que dans le bon état. Des modifications modérées de l’abondance moyenne macrophytique et phytobenthique sont perceptibles. La communauté phytobenthique peut être perturbée et, dans certains cas, déplacée par des touffes et couches bactériennes dues à des activités anthropogéniques. La composition et l’abondance des taxa d’invertébrés diffèrent modérément de celles des communautés caractéristiques. D’importants groupes taxinomiques de la communauté caractéristique font défaut. Le ratio des taxa sensibles aux perturbations par rapport aux taxa insensibles et le niveau de diversité des taxa d’invertébrés sont sensiblement inférieurs au niveau caractéristique et nettement inférieurs à ceux du bon état. Bon état Légères modifications dans la composition et l’abondance des taxa planctoniques par comparaison avec les communautés caractéristiques. Ces changements n’indiquent pas de croissance accélérée des algues entraînant des perturbations indésirables de l’équilibre des organismes présents dans la masse d’eau ou de la qualité physico-chimique de l’eau ou du sédiment. La fréquence et l’intensité de l’efflorescence planctonique peuvent augmenter légèrement. Légères modifications dans la composition et l’abondance des taxa macrophytiques et phytobenthiques par rapport aux communautés caractéristiques. Ces changements n’indiquent pas de croissance accélérée du phytobenthos ou de formes supérieures de vie végétale entraînant des perturbations indésirables de l’équilibre des organismes présents dans la masse d’eau ou de la qualité physico-chimique de l’eau ou du sédiment. La communauté phytobenthique n’est pas perturbée par des touffes et couches bactériennes dues à des activités anthropogéniques. Légères modifications dans la composition et l’abondance des taxa d’invertébrés par rapport aux communautés caractéristiques. Le ratio des taxa sensibles aux perturbations par rapport aux taxa insensibles indique une légère détérioration par rapport aux niveaux non perturbés. Le niveau de diversité des taxa d’invertébrés indique de légères détériorations par rapport aux niveaux non perturbés. TABLEAU 2: Éléments de qualité biologique faisant partie de l’évaluation de l’état écologique des eaux de surface1. 231 Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 Élément Très bon état La composition et l’abondance des espèces correspondent totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées. Toutes les espèces caractéristiques sensibles aux perturbations sont présentes. Les structures d’âge des communautés n’indiquent guère de perturbation anthropogénique et ne révèlent pas de troubles dans la reproduction ou dans le développement d’une espèce particulière. État moyen La composition et l’abondance des espèces diffèrent modérément de celles des communautés caractéristiques, en raison d’effets anthropogéniques sur les éléments de qualité physico-chimiques ou hydro-morphologiques. Les structures d’âge des communautés indiquent des signes importants de perturbation anthropogénique, en ce sens qu’une proportion modérée de l’espèce caractéristique est absente ou très peu abondante. Bon état Légères modifications dans la composition et l’abondance des espèces par rapport aux communautés caractéristiques, en raison d’effets anthropogéniques sur les éléments de qualité physico-chimiques et hydromorphologiques. Les structures d’âge des communautés indiquent des signes de perturbation dus aux effets anthropogéniques sur les éléments de qualité physico-chimique et hydro- morphologique et, dans certains cas, révèlent des troubles dans la reproduction ou dans le développement d’une espèce particulière, en ce sens que certaines classes d’âge peuvent faire défaut. Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 Potentiel maximal Les valeurs des éléments de qualité biologique pertinents reflètent, autant que possible, celles associées au type de masse d’eau de surface le plus comparable, vu les conditions physiques qui résultent des caractéristiques artificielles ou fortement modifiées de la masse d’eau. Indice global Type de cours d‘eau VI Phytofluss – Mischke und Behrendt
(2007)Méthode 0,5 - 1,5 Très bon 1,51 - 2,5 Bon 2,51 - 3,5 Moyen Phytoplancton – PhytoFluss 3,51 - 4,5 Médiocre >4,5 Mauvais Potentiel moyen Modifications modérées dans les valeurs des éléments de qualité biologique pertinents par rapport aux valeurs trouvées pour un potentiel écologique maximal. Ces valeurs accusent des écarts plus importants que dans le cas d’un bon potentiel écologique. Bon potentiel Légères modifications dans les valeurs des éléments de qualité biologique pertinents par rapport aux valeurs trouvées pour un potentiel écologique maximal. TABLEAU 4: Méthodologie et limites pour la classification du type de cours d’eau VI pour le paramètre biologique du phytoplancton Eléments biologiques Élément TABLEAU 3: Éléments de qualité biologique faisant partie de l’évaluation du potentiel écologique des masses d’eau fortement modifiées (HWRM). 1 Les limites des paramètres biologiques à respecter pour le moyen à très bon état ou potentiel sont fixés par la Décision n° 2013/480/CE. 2 Le phytoplancton est à déterminer sur les masses d’eau fortement modifiée pouvant être considérées comme lac et sur les cours d’eau dominés par le phytoplancton de typologie RC5 (typologie européenne d’intercalibration pour les grands cours d’eau à plus de vingt-cinq mètres de largeur de basse altitude (bassin versant à huit cent mètres d’altitude) ayant un bassin versant de 1000 à 10000 km2 et à moyenne à haute alcalinité) Ichtyofaune: Abondance Composition Age Présence de taxons sensibles 232 PhytoSee (version 5.1) – Mischke, Riedmüller, Hoehn&Nixdorf
(2008)Méthode Bon 1,51 - 2,5 Très bon 0,5 - 1,5 2,51 - 3,5 Moyen Phytoplancton – PhytoSee 3,51 - 4,5 Médiocre 12,46 11,83 10,77 9,86 Type III Type IV Type V Type VI 20-8,78 20-9,59 20-10,53 20-11,09 20-11,95 Très bon 8,77-7,79 9,58-8,51 10,52-9,35 11,08-9,84 11,94-10,61 Bon 7,78-5,19 8,50-5,67 9,34-6,23 9,83-6,56 10,60-7,07 Moyen IBMR 5,18-2,560 5,66-2,84 6,22-3,12 6,55-3,28 7,06-3,54 Médiocre Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 16,9 Type IV, V et VI 1 Dont question est à l’annexe IV. 17,1 Valeur de Référence IPS 20-16,9 20-16,9 Très bon 16,8-13,3 16,8-13,3 Bon Indice de polluosensibilité, Cemagref, Cotse et al.
(1987), EN 13946, EN 14407 Type I, II et III Typologie 1 Méthodologie: 13,2-8,9 13,2-8,9 Moyen IPS 8,8-4,5 8,8-4,5 Médiocre TABLEAU 7: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le sous-paramètre biologique des diatomées (IPS) 13,43 Valeur de Référence IBMR NF T90-395 (AFNOR, 2003): Indice biologique des macrophytes en rivière Type I et II Typologie 1 Méthodologie: TABLEAU 6: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le sous-paramètre biologique des macrophytes (IBMR) Indice global (PSI) – EQR Type Lac 9 pour HMWB 4,5-0,1 4,5-0,1 Mauvais <2,60 <2,84 <3,12 <3,28 <3,54 Mauvais 4,5 - 5,5 Mauvais TABLEAU 5: Méthodologie et limites pour la classification des masses d’eau fortement modifiées (HMWB) à caractère d’eau stagnante pour le paramètre biologique du phytoplancton 233 16 Type IV, V et VI 20 - 16 20 - 17 Très bon 15 - 12 16 - 13 Bon IBG-DCE 11 - 8 12 - 9 Moyen Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 4,42 Valeur de référence: IPR <5 Très bon 5-16 Bon IPR NF T90-344 (AFNOR, 2004): Détermination de l’indice poissons rivières 1 Dont question est à l’annexe IV. Type I, II, III, VI, V et VI Typologie 1 Méthodologie: >16-25 Moyen TABLEAU 9: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le paramètre biologique des poissons (IPR) 17 Valeur de référence: IBG-DCE >25-36 Médiocre 7-4 8-5 Médiocre Norme XP T90-333 (AFNOR, 2009): prélèvement des macro-invertébrés aquatiques en rivières peu profondes; Norme XP T90-388 (AFNOR, 2010): Traitement au laboratoire d’échantillons contenant des macroinvertébrés de cours d’eau Type I, II et III Typologie1 Méthodologie: TABLEAU 9: Méthodologie et limites pour la classification par type de cours d’eau pour le paramètre biologique des macroinvertébrés (IBG-DCE) >36 Mauvais 3-1 4-1 Mauvais 234 Eléments hydromorphologiques Bon potentiel Les conditions hydromorphologiques cor- Conditions permettant d’atteindre les Conditions permettant d’atteindre les respondent aux conditions normales, les valeurs indiquées pour les éléments de qua- valeurs indiquées pour les éléments de qualité biologique pour le potentiel moyen seuls effets sur la masse d’eau de surface lité biologique du bon potentiel. étant ceux qui résultent des caractéristiques artificielles ou fortement modifiées de la masse d’eau dès que toutes les mesures pratiques d’atténuation ont été prises afin d’assurer qu’elles autorisent le meilleur rapprochement possible d’un continuum écologique, en particulier en ce qui concerne la migration de la faune, le frai et les lieux de reproduction. Potentiel maximal Potentiel moyen Les types de chenaux, les variations de Conditions permettant d’atteindre les Conditions permettant d’atteindre les largeur et de profondeur, la vitesse d’écou- valeurs indiquées ci-dessus pour les élé- valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique. lement, l’état du substrat et tant la structure ments de qualité biologique. que l’état des rives correspondent totalement ou presque totalement aux conditions non perturbées. Tableau 2. Éléments de qualité hydromorphologique faisant partie de l’évaluation du potentiel écologique des eaux de surface. Conditions morphologiques: Variation de la profondeur et de la largeur de la rivière Structure et substrat du lit Structure de la rive La continuité de la rivière n’est pas pertur- Conditions permettant d’atteindre les Conditions permettant d’atteindre les bée par des activités anthropogéniques et valeurs indiquées ci-dessus pour les élé- valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique. permet une migration non perturbée des ments de qualité biologique. organismes aquatiques et le transport de sédiments. État moyen Continuité de la rivière Bon état La quantité et la dynamique du débit, et la Conditions permettant d’atteindre les Conditions permettant d’atteindre les connexion résultante aux eaux souterraines, valeurs indiquées ci-dessus pour les élé- valeurs indiquées ci-dessus pour les éléments de qualité biologique. correspondent totalement ou presque tota- ments de qualité biologique. lement aux conditions non perturbées. Très bon état Régime hydrologique: Quantité et dynamique du débit de l’eau Connexion aux masses souterraines Élément Tableau 1: Éléments de qualité hydromorphologique faisant partie de l’évaluation de l’état écologique des eaux de surface. PARTIE C 235 Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 °C mg/L Moyenne annuelle 2 3 Minimum >9 >8 DBO5 mg/L Oxygène dissous 5 5 Moyenne annuelle mg/L TOC 50 50 Moyenne annuelle mg/L Chlorures - - MinimumMaximum pH 0,02 0,02 Moyenne annuelle mg/L o-PO4-P Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 3 6 7 3 8 7 Limite supérieure Limite inférieure Voir tableau 3 Moyenne annuelle min/ an max/an mg/L mg/L DBO5 °C Oxygène 1 Typologie telle que définie à l’annexe IV Type VI1 Type IV, V1 Type I, II, III1 unité Tempé rature de l‘eau 7 7 7 Limite supérieure Moyenne annuelle mg/L Carbone organique total 200 200 200 Limite supérieure Moyenne annuelle mg/L Chlorures 7,0-8,5 7,0-8,5 6,5-8 min/anmax/an pH 0,07 0,07 0,07 Limite supérieure Moyenne annuelle mg/L o-PO4-P 0,1 0,1 0,1 Limite supérieure Moyenne annuelle mg/L Ptotal 0,1 0,1 0,1 Limite supérieure Moyenne annuelle mg/L NH4-N µg/L NH3-N 2 2 1 Limite supérieure Moyenne annuelle 0,05 0,05 Moyenne annuelle mg/L Ptotal TABLEAU 2: valeurs d’orientation représentant les limites pour les paramètres physico-chimiques pour atteindre le bon état écologique Type I, II, III, IV, V1 Voir tableau 3 Type VI1 Unité Temp / Delta Temp. TABLEAU 1: valeurs de fond représentant des limites pour les paramètres physico-chimiques pour atteindre le très bon état écologique 50 50 30 Limite supérieure Moyenne annuelle µg/L NO2-N 0,04 0,04 Moyenne annuelle mg/L NH4-N PARTIE D Valeurs de fond et d’orientation pour les paramètres physico-chimiques nécessaires à l’évaluation de l’état écologique des eaux de surface 25 25 25 Limite supérieure Moyenne annuelle mg/L NO3 10 10 Moyenne annuelle mg/L NO3 236 8 Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 1,5 <10 < 20 0 < 18 x 1,5 <10 < 21,5 0 < 18 x x x Sa-HR5 3 <10 < 25 0 < 20 x x EP6 Typologie telle que définie à l’annexe IV ff/tempff: Eaux de surface sans population piscicole permanente ou avec une population piscicole temporaire. Sa-ER: Région des salmonidés - Epirhithron supérieur - zone à truites supérieure. Sa-MR: Région des salmonidés - Métarhithron - zone à truites inférieure. Sa-HR: Région des salmonidés - Hyporhithron - zone à ombres EP: Epipotamon - zone à barbeaux. La fréquence d’échantillonnage de la température en amont et en aval d’un point de rejet thermique est en continu. * Températures d’orientation Temp.: Le rejet thermique ne doit pas avoir pour conséquence que la température dans la zone située en aval du point de rejet thermique (à la limite de la zone de mélange) dépasse ces valeurs limites en valeur absolue. La limite de la zone de mélange est à déterminer par le ministre qui a la gestion de l’eau dans ses compétences. 9 ** Delta temp: la température mesurée en aval d’un point de rejet thermique (à la limite de la zone de mélange) ne doit pas dépasser la température naturelle du Delta temp indiqué. 1,5 1,5 Delta temp. [K]**9 1 2 3 4 5 6 7 8 <10 < 20 < 20 <10 0 < 18 0 < 18 Température en période de reproduction des espèces ayant besoin d’eau froide pour leur reproduction (uniquement applicables aux eaux susceptibles de contenir de telles espèces) [°C] Températures d‘orientation Temp. [°C]* Delta temp. [K] Températures de fond [°C]7 Type VI Type V x Type IV x x x x Sa-MR4 Zonation des poissons Type III x Type II 3 Sa-ER x x ff/tempff 2 Type I Type 1 TABLEAU 3: valeurs de fond et d’orientation représentant les limites pour le paramètre de la température de l’eau pour atteindre le très bon et le bon état écologique en fonction des zones piscicoles: 237 238 Carte des zones piscicoles: Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 239 PARTIE E: Normes (et objectifs) de qualité pour les polluants organiques spécifiques nécessaires à l’évaluation de l’état écologique n° Substance CAS Classe de qualité Bon état NQE: Moyenne annuelle (MA) µg/L METAUX 1 Arsénic et ses composés 7440-38-2 0.83 2 7440-47-3 18 3 Cobalt 7440-48-4 0.3 4 Cuivre 7440-50-8 1.4 5 Sélénium 7782-49-2 0.95 6 Zinc 7440-66-6 7.8 PESTICIDES 7 2,4 D 94-75-7 2.2 8 2,4 MCPA 94-74-6 0.5 9 Chlortoluron 15545-48-9 0.1 10 Diflufénican 83164-33-4 0.01 11 Flufenacet 142459-58-3 0.04 12 Glyphosate 1071-83-6 28 13 Métazachlore 67129-08-2 0.019 14 Métazachlore ESA 172960-62-2 3 15 Métazachlore OXA 1231244-60-2 3 16 Métolachlore 51218-45-2 0.07 17 Métolachlore ESA 171118-09-5 3 18 Métolachlore OXA 152019-73-3 3 19 Nicosulfuron 111991-09-4 0.035 20 Tebuconazole 107534-96-3 1 21 Terbutylazine 5915-41-3 0.06 298-46-4 2.5 MEDICAMENTS 22 Carbamazépine Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016 240 Annexe VI Représentation graphique Sur les cartes faisant partie du plan de gestion de district hydrographique, les résultats de l’évaluation de l’état des masses d’eau de surface sont représentés comme suit: Pour l’état chimique: Etat chimique Couleur Bon Bleu Mauvais Rouge Dans le plan de gestion de district hydrographique, l’état chimique des masses d’eau de surface peut être représenté sur 4 cartes en regroupant les substances suivantes: a) Les substances qui figurent à l’annexe III (carte obligatoire); b) Les substances qui figurent à l’annexe III sans les substances numérotées 5, 21, 28, 30, 35, 37, 43 et 44 (substances se comportant comme des substances persistantes, bioaccumulables et toxiques (PBT) ubiquistes); c) substances numérotées 34 à 45 de l’annexe III (substances nouvellement identifiées); d) substances numérotées 2, 5, 15, 20, 22, 23 et 28 de l’annexe III (substances prioritaires existantes pour lesquelles les NQE ont été révisées). Pour l’état écologique: Etat écologique Couleur Très bon Bleu Bon Verte Moyen Jaune Médiocre Orange Mauvais Rouge Pour le potentiel écologique: Potentiel écologique Couleur Bon ou maximal hachures en vert et gris foncé Moyen hachures en jaune et gris foncé Médiocre hachures en orange et gris foncé Mauvais hachures en rouge et gris foncé Editeur: Service Central de Législation, 43, boulevard F.-D. Roosevelt, L-2450 Luxembourg Imprimeur: Association momentanée Imprimerie Centrale / Victor Buck Mémorial A – N° 7 du 27 janvier 2016