En bref
Ce projet de règlement grand-ducal vise à classer la zone « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch », située sur le territoire de Differdange et Sanem, comme zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle. Cette classification s'inscrit dans la politique nationale de protection de la nature et la mise en œuvre du réseau Natura2000.
Ce qu'il réglemente
- La déclaration de la zone « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » comme réserve naturelle d'intérêt national.
- L'étendue de la zone protégée, soit 391,94 hectares, et les parcelles cadastrales concernées.
- Une liste détaillée d'activités interdites au sein de la réserve naturelle.
- Les exceptions aux interdictions pour des mesures de conservation, de gestion, de promotion pédagogique, de sensibilisation environnementale, et de maintien du patrimoine historique et culturel.
Qui il concerne
- Les propriétaires de terrains et leurs ayants droit au sein de la zone « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch ».
- Les habitants et visiteurs des communes de Differdange et Sanem, ainsi que des localités avoisinantes.
Points clés
- La zone protégée s'étend sur 391,94 hectares et inclut des fonds inscrits au cadastre de Differdange et Sanem.
- Sont interdits les travaux de terrassement, le dépôt de déchets, la modification du régime des eaux, toute construction (sauf exceptions), et le changement d'affectation des sols.
- La circulation des engins motorisés, des avions, drones, vélos et chevaux est restreinte, ainsi que la circulation à pied en dehors des sentiers balisés (sauf exceptions).
- La perturbation ou la capture d'animaux sauvages indigènes, l'enlèvement ou la destruction de plantes sauvages indigènes, les coupes rases de plus de 0,25 hectare en forêt feuillue ou de plus de 1 hectare en résineux, la transformation de peuplements feuillus en résineux, la plantation d'essences allochtones, la fertilisation, le chaulage et l'emploi de pesticides sont prohibés.
Texte de loi
LE GOUVERNEMENT DU GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG Ministère d'État Le Ministre aux Relations avec le Parlement Madame la Présidente du Conseil d'État Luxembourg Personne en charge du dossier: Jean-Luc Schleich e 247 - 82954 Luxembourg, le 11 avril 2019 SCL : R 5961 — 496 / nb Objet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d'intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone " Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch " sise sur le territoire de la Ville de Differdange et de la commune de Sanem. Madame la Présidente, J'ai l'honneur de soumettre à l'avis du Conseil d'État le projet de règlement grand-ducal sous rubrique, élaboré par la Ministre de l'Environnement, du Climat et du Développement durable. Je joins en annexe le texte du projet, l'exposé des motifs, le commentaire des articles, la fiche d'évaluation d'impact, la fiche financière, les avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature, de la Ville de Differdange, de la Commune de Sanem, de l'Administration de la nature et des forêts ainsi que le dossier de classement complet afférent. Veuillez agréer, Madame la Présidente, l'assurance de ma haute considération. Pour le Premier Ministre Ministre d'État Le Ministre aux Relations avec Parlement arc a sen 43, boulevard F.-D. Roosevelt L-2450 Luxembourg Tél. (+352) 247-82952 Fax (+352) 46 74 58 scl@scl.etat.lu wwwlegilux.lu www.gouvernement.lu www.luxem bourgiu Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » sise sur le territoire de la Ville de Differdange et de la commune de Sanem Nous Henri, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, Vu la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et notamment ses articles 2, 15, 17, 34, 35, et 37 à 45 ; Vu la décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017 relative au plan national concernant la protection de la nature 2017-2021 et ayant trait à sa première partie intitulée « Stratégie nationale Biodiversité » ; Vu l avis du Conseil supérieur pour la protection de la nature et des ressources naturelles ; Vu l'avis émis par les conseils communaux de la Ville de Differdange et de la commune de Sanem après enquête publique ; Vu la fiche financière ; Vu l avis de la Chambre d'agriculture ; Les avis de la Chambre des métiers et de la Chambre de commerce ayant été demandés ; Notre Conseil d'État entendu ; Sur le rapport de Notre Ministre de l Environnement, du Climat et du Développement durable et de Notre Ministre des Finances, et après délibération du Gouvernement en conseil ; Arrêtons : Art. 1er. Est déclarée zone protégée d intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » sise sur le territoire des communes de Differdange et Sanem, partie des zones protégées d intérêt communautaire « Differdange Est Prënzebierg / Anciennes mines et carrières » codée sous le numéro LU0001028 et « Minière de la région de Differdange Giele Botter, Tillebierg, Rollesbierg, Metzgerbierg et Galgebierg » référencée sous le code LU0002008. 1 Art. 2. La zone protégée « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch », d une étendue de 391,94 hectares est formée de fonds inscrits au cadastre de la Ville de Differdange et de la commune de Sanem, sous les numéros : 1° Ville de Differdange :
- a)Section B de Differdange : 2173/7484 partie, 2193/1721, 2193/1722, 2239/3, 2242/8142, 2242/8143, 2243/7530, 2243/7531, 2244/1977, 2247/7490, 2250/7493, 2251/2, 2253/3131 partie, 2253/7494, 2263/8927 partie, 2270/3536, 2270/4317 partie, 2270/4318, 2270/4319, 2271/3447 partie, 2271/3448 partie, 2271/3449 partie, 2271/3450, 2271/3451, 2271/3452, 2271/7491, 2274/9164 partie, 2381/3461, 2381/3462, 2383/2563, 2383/2564, 2384, 2385/3463, 2392/2610, 2392/7534, 2392/7535, 2419/8931 partie, 2747, 2748, 2749/2375, 2749/2376, 2750/3347, 2751, 752/293, 2752/4434, 2753, 2753/2, 2754, 2755, 2757/2416, 2757/2417, 2758, 2762/2842, 2762/7523, 2767/2627, 2768/7545 partie, 2830, 2831, 2832/4449, 2832/4450, 2835/7632, 2840/7633, 2840/8953 partie, 2842, 2843/2550, 2844/2552, 486/10227 partie, 486/9909 partie.
- b)Section C de Obercorn : 1152/6782 partie, 1158/961, 1159/1878, 1160/2821, 1162, 1163, 1164/57, 1167/3704, 1168, 1169/1879 partie, 1171/1880 partie, 1184/1815, 1185/1837, 1185/1838, 1186/2321, 1186/2322, 1188/1196, 1188/1839, 1188/1840, 1190/3705, 1190/59, 1192/4021, 1192/6450 partie, 1214, 1221/1914, 1222/5482, 1243/6458 partie, 1246/2632, 1252/5484, 1259, 1292/5485, 1321/5486, 1387/6451 partie, 1408, 1410, 1414/6452, 1420/6453, 1428/6455, 1435/1940, 1453/6456, 1461/4039, 1462/1780, 1463/6682 partie, 1464/6459 partie, 1464/6684, 1480/6677 partie, 1480/6678, 1480/6679 partie, 1524/1526, 1530, 1532/1528, 1534/5539, 1538/171, 1550/2017, 1550/6057, 1551/622, 1551/623, 1552, 1553, 1556, 1557/215, 1557/216, 1559/2608, 1561, 1562, 1563/911 partie, 1567/5948 partie, 1567/5949, 1567/5950, 1567/912, 1570/1728 partie, 1571/1730, 1571/1731 partie, 1573 partie, 1574 partie, 1575 partie, 1576 partie, 1578 partie, 1610/3201 partie, 1612/3202 partie, 1613/3707, 1614/3708 partie, 1665/135, 1665/1783, 1681/6176, 1685/6177, 1722/2141, 1722/3413, 1722/6481, 1725/1947, 1726, 1727, 1732/1168, 1734/1198, 1734/2143, 224/6288 partie, 272/5796, 272/6519 partie, 299/6692, 305/2299, 399/6294 partie 2° Commune de Sanem, Section C de Belvaux : 2035/7033, 2035/7099 partie, 2233/4346, 2233/6692, 2264/6693 Toutes les surfaces ne portant pas de numéro cadastral, tels que chemins, situées à l'intérieur du périmètre de la réserve naturelle font partie intégrante de la zone protégée. La délimitation de la zone protégée est indiquée sur les plans annexés. Art. 3. Dans la réserve naturelle sont interdits : 1° les fouilles, les sondages, les travaux de terrassement, l enlèvement de terre végétale, le déblai, le remblai, l extraction de matériaux ; 2° le dépôt de déchets et de matériaux ; 2 3° les travaux susceptibles de modifier le régime ou de dégrader la qualité des eaux superficielles ou souterraines, tels que le drainage, le changement du lit des ruisseaux et le curage, ainsi que le rejet d'eaux usées, la dégradation, la destruction ou la pollution des sources ; 4° toute construction incorporée au sol ou non ; cette interdiction de s applique pas à la mise en place de miradors, ni aux interventions nécessaires à l entretien et au renouvellement des constructions existantes, ni aux mesures nécessaires à la sécurisation des orifices miniers et des fronts de taille qui restent toutes soumises à autorisation préalable du Ministre ayant l'Environnement dans ses attributions, ci-après désigné « le ministre » ; 5° la mise en place d installations de transport et de communication, de conduites d énergie, de liquide ou de gaz, de canalisations ou d équipements assimilés, sauf dans les chemins consolidés existants ; les interventions nécessaires à l entretien ou au renouvellement des installations existantes restent soumises à autorisation préalable du ministre; 6° le changement d affectation des sols, y compris la conversion de forêts feuillues en forêts résineuses, ainsi que la réduction, la destruction ou la détérioration de biotopes protégés et habitats visés par l article 17 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles ; 7° la circulation surfacique avec des engins motorisés dans le contexte de l exploitation forestière, à l exception de la circulation des engins sylvicoles sur des layons de débardage distancés les uns des autres de 40 mètres au minimum ; 8° la circulation à l aide de véhicules motorisés en dehors des chemins repris ; cette interdiction ne s applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit ; 9° l usage d avions, de drones ou autres engins télécommandés ; 10° la circulation à vélo et à cheval en dehors des sentiers et zones balisés à cet effet ; 11° la circulation à pied en dehors des sentiers balisés à cet effet ; cette interdiction ne s applique pas aux propriétaires des terrains, ni à leurs ayants droit, ni aux visites guidées organisées dans le contexte de la promotion pédagogique ou de la sensibilisation environnementale encadrée ou approuvée par l Administration de la nature et des forêts ; 12° la circulation avec chien non tenu en laisse pendant la période de pâturage itinérant et pendant la période de nidification entre le 1er mars et le 30 septembre, sauf dans le cadre de l exercice de la chasse ; 13° l appâtage du gibier sur les biotopes protégés ou habitats visés par l article 17 de ladite loi du 18 juillet 2018 ; 14° la perturbation, la capture ou la mise à mort d animaux appartenant à la faune sauvage indigène, à l exception de ceux considérés comme gibier, sans préjudice des dispositions afférentes de la législation sur la chasse ; 15° l enlèvement, la destruction ou l endommagement de plantes sauvages et de parties de ces plantes appartenant à la flore indigène sans préjudice de l exploitation forestière ou agricole, ainsi que des travaux nécessaires pour des raisons de sécurité publique ; la lutte mécanique ou thermique contre les adventices de l agriculture est autorisée dans le contexte de la conditionnalité de l exploitation agricole ; 16° toute coupe rase en forêt feuillue sur des surfaces dépassant 0,25 hectare ; 3 17° toute coupe rase de peuplements de résineux dépassant 1 hectare, celles dépassant 0,5 hectare étant soumises à autorisation préalable du ministre ; 18° la transformation de peuplements feuillus en peuplements résineux, ainsi que la plantation de résineux ou d essences allochtones ; 19° la fertilisation, le chaulage ou l'emploi de pesticides. Art. 4. Les dispositions énumérées à l article 3 ne s'appliquent pas aux mesures prises dans l'intérêt, de la conservation et de la gestion de la zone protégée d intérêt national, ainsi que dans l intérêt de la promotion pédagogique, de la sensibilisation environnementale, du maintien et de la restauration du patrimoine historique et culturel dans la zone protégée d intérêt national. Ces mesures restent toutefois soumises à autorisation préalable du ministre. Art. 5. Notre Ministre de l Environnement, du Climat et du Développement durable et Notre Ministre des Finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l exécution du présent règlement qui sera publié au Journal officiel du Grand-Duché de Luxembourg. 4 Exposé des morifs Le présent projet de règlement grand-ducal vise de classer la zone « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » sise sur le territoire de la Ville de Differdange et de la commune Sanem, située entre la Ville de Differdange et les différentes localités telles que Lasauvage, Obercorn, Belvaux, ainsi qu Hussigny (F) et Rédange (F), en tant que zone protégée d intérêt national sous forme de réserve naturelle, conformément aux articles 2, 15, 17 et 38 à 45 de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature. A cet effet, un dossier de classement a été établi qui sera la base de la procédure de classement prévue par la loi. Le classement de la zone protégée « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » s inscrit pleinement dans la politique nationale en matière de protection de la nature telle que fixée par le « Plan National pour la Protection de la Nature », approuvé en date du 13 janvier 2017 par le Conseil de Gouvernement. La future réserve naturelle est à considérer comme une des zones noyau à haute valeur biologique des zones Natura2000 « Differdange Est Prënzebierg / Anciennes mines et carrières (LU0001028) » et « Minière de la région de Differdange Giele Botter, Tillebierg, Rollesbierg, Metzgerbierg et Galgebierg (LU0002008) » qui ont été désignées dans le cadre de la mise en uvre de la « Directive Habitats » (92/43/CEE) et de la « Directive Oiseaux » (2009/147/CE). Ainsi, le classement du site « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » est à considérer comme mesure réglementaire pour la mise en uvre du réseau Natura2000 en vertu des articles 34 à 37 de ladite loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles, et comme telle sera grevée de servitudes et de charges prévues par l article 42 de la même loi. Les principaux biotopes et habitats à protéger dans la future réserve naturelle sont: • • • • • • les roches nues, les éboulis et autres substrats maigres ; les pelouses calcaires ; la mosaïque paysagère des différents stades de succession et d embroussaillement entre les pelouses calcaires et la forêt climacique ; les hêtraies calcicoles ; les zones humides : eaux stagnantes et vives ; les orifices et galeries miniers. Parmi la faune, il y a lieu de souligner la présence : • • de l Orchis incarnat Dactylorhiza incarnata, une orchidée menacée de disparition au territoire du Luxembourg, est présent dans la future réserve naturelle ; la sous-espèce D.i. subsp. Cungsii décrite dans cette zone, fait honneur au gestionnaire Josy Cungs, employé de l Administration de la Nature et des Forêts ; de plusieurs espèces d oiseaux figurant à l annexe I de la directive Oiseaux, dont l Alouette lulu Lulula arborea, inféodée aux milieux semi-ouverts dont la population locale de la réserve naturelle représente plus de 5 % de la population nationale, le Pic noir Dryocopus martius, caractéristique des hêtraies climaciques aux arbres à forte dimension, le Martin pêcheur Alcedo atthis, présent près des eaux vives et le Hibou Grand-Duc Bubo bubo nicheur des falaises et des fronts de taille ; 5 • • • • de différentes espèces rares et/ou menacées de chauves-souris, telles que le Grand Murin Myotis myotis, le Murin à oreilles échancrées Myotis emarginatus, le Murin de Bechstein Myotis bechsteinii ou encore le Grand Rhinolophe Rhinolophus ferrumequinum ; de sept espèces d amphibiens, dont notamment la Salamandre tachetée Salamandra salamandra et le Triton crêté Triturus cristatus ; de cinq des six espèces de reptiles présentes au Luxembourg, dont le Lézard des murailles Podarcis muralis et le Lézard des souces Lacerta agilis ; d une multitude d espèces de papillons et surtout le Grand Cuivré Lycaena dispar, le Damier de la succise Euphydryas aurinia, l Écaille chinée Euplagia quadripunctaria et l Azuré du serpolet Phengaris arion. Hors, la diversité biologique, la zone est également fort appréciée par la population locale pour sa valeur récréative. Nombreux sont les promeneurs qui recherchent recueil ou les sportifs tels que cyclistes qui s y exercent. Toute la zone est traversée par une multitude de sentiers et de chemins à ces effets. Cette zone et notamment ses milieux ouverts sont gérés depuis plusieurs années par l Administration de la nature et des forêts selon un plan de gestion visant le maintien de l état de conservation favorable des pelouses calcaires et pionnières par débroussaillage et par pâturage itinérant. A défaut d une gestion de la réserve, les milieux maigres se transformeraient par succession naturelle en forêt climacique. La haute valeur écologique demeure pourtant dans la conservation de la mosaïque paysagère des différents types de biotopes. La plus-value de la désignation en tant que zone protégée réside dans la réglementation voire l interdiction de certaines pressions exercées sur la réserve. A titre d exemple, l obligation de rester sur les nombreux chemins balisés permet de diriger les visiteurs à travers pratiquement l entièreté de la réserve, tout en préservant quelques zones de tranquillité pour la diversité biologique. De plus amples informations quant à la valeur écologique de la « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » figurent dans le dossier de classement ci-joint. zone 6 Commentaires des articles Ad article 1er : Cet article formule l objectif du présent avant-projet de règlement grand-ducal qui est la désignation d une zone appelée « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » en tant que zone protégée d intérêt national sous forme de réserve naturelle en vertu de la loi du 18 juillet 2018 concernant la protection de la nature et des ressources naturelles. Il précise la situation géographique de la zone en précisant les communes concernées. En plus, cet article indique que la zone sous question fait partie d une zone protégée d intérêt communautaire et en conséquence le présent règlement grand-ducal est à interpréter en tant que mesure réglementaire de ladite zone d intérêt communautaire. Ad article 2 : Cet article indique la surface en hectares de la réserve naturelle proposée et liste les numéros des parcelles cadastrales visées par la déclaration de la zone protégée d intérêt national. Il précise que certaines surfaces incluses dans la réserve naturelle ne portent pas de numéro cadastral, cependant sont également visées par la déclaration de la zone protégée d intérêt national. Finalement, cet article indique que la délimitation de la réserve naturelle est précisée sur base d un plan topographique annexé au règlement grand-ducal. Ad article 3 : L article 3 liste les différentes servitudes grevées aux fonds et interdictions imposées aux propriétaires et exploitants de la zone. Ad 1er à 3e point : ces trois points interdisent les différents types d activités de mouvement de sol et de sous-sol, de dépôt ou d enlèvement de matériaux ou encore d utilisation des eaux ou de changement du régime hydrique impactant ou risquant d impacter - directement ou indirectement - les biotopes, habitats d espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. Ad 4e point : il interdit les différentes constructions qui impactent ou risquent d impacter directement ou indirectement - les biotopes, habitats d espèces et espèces, ainsi que la beauté du paysage. L article prévoit des exceptions pour les miradors de chasse, pour les constructions existantes et pour la sécurisation des orifices miniers pour laquelle existe des obligations en relation avec les concessions minières, ainsi que pour la sécurisation des fronts de tailles en vue de la sécurité publique. Ces exceptions restent cependant soumises à autorisation du Ministre ayant l Environnement dans ses attributions. Ad 5e point : à l instar du 4e point, ce point interdit l installation de moyens de transport ou de communication, tout en prévoyant une exception pour les installations déjà existantes, respectivement pour de nouvelles installations au niveau des chemins consolidés. Ces exceptions restent cependant soumises à autorisation du ministre. Ad 6e point : il interdit le changement d affectation des sols tout en précisant que la destruction, dégradation ou réduction de fonds présentant des biotopes en vertu de ladite loi est interdite. Ad 7e à 11e points : ces points réglementent la circulation dans la zone qui impacterait ou risquerait d impacter - directement ou indirectement - les biotopes ou habitats d espèces ou qui 7 risqueraient de perturber plus précisément la faune. Différentes exceptions sont précisées visant notamment les propriétaires des terrains de la zone et leurs ayants droit ou encore les visites guidées du site qui ont pour but la promotion pédagogique ou la sensibilisation environnementale. Ad 12e point : il interdit la divagation d animaux domestiques pendant la période de pâturage itinérant et la période de nidification ; une exception dans le cadre de l exercice de la chasse reste autorisée Ad 13e point : l exercice de la chasse restant permis dans la zone, ce tiret règlemente la chasse en interdisant l appâtage du gibier en-dehors des biotopes protégés et habitats visés par l article 17 de ladite loi du 18 juillet 2018 qui consiste dans l apport d une alimentation d attrait non transformée en petites quantités dans le seul et unique but d un tir immédiat ou rapproché. Ad 14e point : il interdit toute perturbation, capture - temporaire ou définitive - ou mise à mort de tout animal indigène, hormis les animaux classés comme gibier, dans la réserve naturelle. Ad 15e point : il interdit toute atteinte aux plantes sauvages. Des exceptions sont prévues pour l exploitation forestière ou agricole, ainsi que pour des raisons de sécurité publique. Ad 16e à 18e points : il réglemente l exploitation forestière en précisant différents seuils maximaux pour les coupes rases et en interdisant la plantation de résineux ou d essences allochtones qui risqueraient d impacter ou dégrader les différents habitats ouverts ou forestiers. Ad 19e point : il interdit l utilisation de différentes substances nocives pour les biotopes, les habitats d espèces et les espèces. La fertilisation et le chaulage risquent d homogénéiser la flore en donnant un avantage aux plantes ubiquistes et généralistes. Les pesticides impactent directement, voire indirectement les espèces protégées : les herbicides portent atteinte à la flore, les insecticides détruisent les insectes et impactent les autres animaux insectivores, les rodenticides tuent les rongeurs et posent indirectement un risque pour les rapaces qui mangent les rongeurs empoisonnés et les fongicides sont connus d impacter indirectement différentes espèces d insectes. Ad. article 4 : Cet article prévoit la possibilité de déroger aux servitudes, interdictions et réglementations disposées par l article 3 s il s agit de mesures de conservation et de gestion prises dans l intérêt de la zone, d activités pédagogiques ou relatives à la sensibilisation environnementale ou de mesures de conservation du patrimoine historique et culturel de la zone. Ces activités restent soumises à autorisation du ministre. Ad. article 5 : Cet article comporte la formule exécutoire 8 FICHE FINANCIERE Intitulé du projet : Projet de règlement grand-ducal déclarant zone protégée d’intérêt national sous forme de réserve naturelle, la zone « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch » sise sur le territoire de la Ville de Differdange et de la commune de Sanem Ministère initiateur : Ministère de l Environnement, du Climat et du Développement Suivi du projet par: Monsieur Gilles Biver Tél: 2478-6834 Courriel: gilles.biver@mev.etat.lu En complément à la note, à l’exposé des motifs et au dossier de classement, il convient de relever que les interdictions et réglementations prévues par l’avant -projet de règlement grand-ducal n’impliqueront, en ce qui concerne les mesures de gestion proprement dites, la mise à disposition que de faibles moyens financiers. Les mesures de conservation et de gestion courantes et déjà existantes - instaurées dans le cadre de la mise-enœuvre de la gestion d’une zone Natura2000 - se focalisent surtout sur le débroussaillage, un pâturage itinérant extensif, et surtout sur la gestion, voire la restauration des habitats qui sont à l’origine de la déclaration de cette zone protégée. Les dépenses relatives à la désignation proprement dite de la zone protégée d intérêt national seront imputées sur les crédits ordinaires de l Administration de la nature et des forêts, et sont estimées comme suit : 1) 2) 3) 4) aménagement sentier didactique : 5.000 (montant unique), entretien annuel sentiers didactiques/pédestres/vtt : 1.000 /an, suivi scientifique : 2.000 /an, sensibilisation du publique (panneaux) : 3.000 (montant unique). 9 Conseil supérieur pour la Protection de la Nature [Extrait du] Rapport de la réunion du 24 mai 2017 Présents : M. Tom Conzemius M. Gilles Biver M. Ben Geib M. Pascal Pelt M. Roger Schauls Mme Sonja Thill (en remplacement de Mme Nora Elvinger) M. Winfried van Loë (invité Privatbësch) Mme Karin Riemer (secrétaire) Excusés : M. Guy Colling Mme Nora Elvinger M. Jean-Paul Lickes Mme Nora Welschbillig M. Hubert de Schorlemer M. Henri Wurth [ ] 2. Présentation de la future réserve naturelle « Differdange-Kiemerchen & LasauvageGroussebësch » La partie Est « Differdange-Kiemerchen » de la future réserve naturelle a été qualifiée de « site prioritaire » par le Plan national pour la Protection de la Nature de 2007. Les deux parties Est et Ouest se trouvent majoritairement à l intérieur de deux sites Natura 2000 (Oiseaux et Habitats). La future réserve naturelle, ancienne surface minière, héberge aujourd hui une grande biodiversité qui a fait l objet de nombreuses études faunistiques et floristiques et de mesures de protection (fauchage, pâturages extensifs, débroussaillages) par l Administration de la nature et des forêts. Parmi les espèces cibles, il y a le Lézard des murailles, le Hibou grand-duc ou Grand-duc d Europe, le Pic épeichette, le Pic noir et l Alouette lulu. Le CSPN avise favorablement la désignation de la zone « Differdange-Kiemerchen & LasauvageGroussebësch » en réserve naturelle. Le CSPN recommande de modifier l article 3, paragraphe 4 du futur règlement, selon lequel toute construction sera interdite dans la future réserve naturelle, et d ajouter « à l exception des installations d affuts de chasse qui restent soumises à autorisation du ministre ayant la protection de la nature et des ressources naturelles dans ses attributions » (cf. règlement concernant la future réserve naturelle « Hautbellain-Fooschtbaach ». 10 [ ] 11 Ministère du Développement durable et des Infrastructures Département de l'Environnement Administration de la nature et des forêts ZONE PROTÉGÉE KIEMERCHEN/SCHEIERGRONN/GROUSSEBËSCH Réserve naturelle 0 250 500 750 1.000 m ± Fond de plan© Administration du Cadastre et de la Topographie Luxembourg Dossier de classement 2018 Réserve Naturelle «Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch» ZPIN37 Dossier de classement « Kiemerchen/Scheiergronn/Groussebësch» Koordination : Administration de la nature et des forêts Service de la nature 81, Avenue de la Gare L-9233 Diekirch Kontaktperson : Jan HERR jan.herr@anf.etat.lu www.emwelt.lu Bearbeitung : Ecotop 13, rue des Fraises, L-7321 Steinsel Kontaktperson : Rolan PROESS ecotop@pt.lu Fertigstellung des Dossiers: 2018 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Inhaltsverzeichnis Inhaltsverzeichnis ....................................................................................................................1 Einleitung..................................................................................................................................2 1. Beschreibung des Untersuchungsgebietes .........................................................................3 1.1. LAGE & GRÖßE ............................................................................................................................................ 3 1.2. TOPOGRAPHIE .............................................................................................................................................. 4 1.3. GEOLOGIE .................................................................................................................................................... 4 1.4. PEDOLOGIE ................................................................................................................................................... 5 1.5. HYDROLOGIE ................................................................................................................................................ 5 1.6. KLIMA .......................................................................................................................................................... 6 1.7. HISTORISCHE NUTZUNG DES GEBIETES ......................................................................................................... 7 1.8. EIGENTUMSVERHÄLTNISSE............................................................................................................................ 8 1.9. AKTUELLE FLÄCHENNUTZUNG..................................................................................................................... 9 1.10. FAUNISTISCHE UND FLORISTISCHE BEDEUTUNG ......................................................................................... 10 1.10.1. Blütenpflanzen................................................................................................................................. 10 1.10.2. Vögel ............................................................................................................................................... 12 1.10.3. Fledermäuse.................................................................................................................................... 12 1.10.4. Amphibien ....................................................................................................................................... 13 1.10.5. Reptilien .......................................................................................................................................... 14 1.10.6. Tagfalter & Widderchen.................................................................................................................. 14 1.10.7. Weitere Tierarten aus Anhang IV der FFH-Richtlinie.................................................................... 16 2. Gefährdungsursachen im Untersuchungsgebiet .............................................................16 2.1. NATÜRLICHE SUKZESSION........................................................................................................................... 16 2.2. FREIZEITGESTALTUNG UND NAHERHOLUNG ................................................................................................ 16 3. Beschreibung der unterschiedlichen Flächen und Maßnahmenvorschläge .................17 3.1. STILLGEWÄSSER (BK 08) ............................................................................................................................ 18 3.2. FELSWÄNDE & SCHUTTHALDEN (BK 01, BK 02)......................................................................................... 20 3.3. MAGERRASENKOMPLEXE (BK 03) .............................................................................................................. 21 3.4. PIONIERWÄLDER ......................................................................................................................................... 23 3.5. LAUBMISCHWÄLDER, ESCHEN- UND BERGAHORNBESTÄNDE ....................................................................... 24 3.6. BUCHENWÄLDER ........................................................................................................................................ 25 3.7. NADELHOLZBESTÄNDE, GRAU-ERLENBESTÄNDE......................................................................................... 26 3.8. EHEMALIGE BAUSCHUTTDEPONIE ............................................................................................................... 27 3.9. ABLAGERUNGSFLÄCHEN ............................................................................................................................. 28 3.10. GRÜNLAND ............................................................................................................................................... 28 3.11. WEITERE MAßNAHMEN ............................................................................................................................. 29 Literaturverzeichnis ..............................................................................................................30 1 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Einleitung Im Sommer 2016 wurde das Umweltplanungsbüro Ecotop von der Naturverwaltung beauftragt, ein Ausweisungsdossier („Dossier de classement“) für das geplante Naturschutzgebiet „Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN 37) auszuarbeiten. Dieses Gebiet stand ursprünglich nicht auf der DIG 81 („Déclaration d’intention générale“), auf der alle potenziellen Naturschutzgebiete aufgelistet waren, wurde im PNPN2 („Plan National concernant la Protection de la Nature, Décision du Gouvernement en conseil du 13 janvier 2017“) aber in die Liste der auszuweisenden Schutzgebiete von nationalem Interesse übernommen. Das geplante Naturschutzgebiet wird aus zwei Teilen bestehen, dem westlichen Teil Lasauvage/“Groussebësch“ und dem östlichen Teil Differdange/“Kiemerchen“ . Beide Teile liegen in weiten Bereichen innerhalb des 1.156 ha großen FFH-Gebietes LU0001028 („Differdange Est – Prënzebierg / Anciennes mines et carrières“). Der östliche Teil (Differdange-“Kiemerchen“) liegt zudem fast vollständig innerhalb des 683 ha großen Vogelschutzgebietes LU0002008 („Minière de la région de Differdange – Giele Botter, Tillebierg, Rollesbierg, Metzgerbierg et Galgebierg“). Das geplante Naturschutzgebiet gehört demnach in weiten Teilen zum europaweiten Netz „Natura 2000“ (gemäß FFH-Richtlinie (92/43/EWG) und Vogelschutzrichtlinie (2009/147/EG)). Für die Natura 2000 Gebiete LU0001018 und LU0002008 wurde ein Managementplan ausgearbeitet, der auch die Ausweisung eines nationalen Schutzgebietes vorsieht. Das geplante Naturschutzgebiet kann daher als reglementarische Umsetzung von Natura 2000 angesehen werden. Das geplante Naturschutzgebiet besteht hauptsächlich aus ehemaligen Tagebaugebieten, die heute eine sehr große Artenvielfalt aufweisen und war in den vergangenen 20 Jahren Gegenstand mehrerer faunistischer und floristischer Untersuchungen (Oekofonds 1995, Oekofonds & Ecotop (1997-2003), Ecotop & Oekofonds 2002). Über das Gebiet verteilt liegen mehrere Pflegeflächen, auf denen von der Naturverwaltung seit Jahren Naturschutzmaßnahmen wie Mahd, extensive Beweidung und Entbuschungen durchgeführt werden (Cungs 2013). Die wichtigsten Ergebnisse und Schlussfolgerungen der bislang durchgeführten Untersuchungen, sowie die bereits bestehenden Pflegepläne wurden bei der Ausarbeitung des vorliegenden Ausweisungsdossiers berücksichtigt. 2 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 1. Beschreibung des Untersuchungsgebietes 1.1. Lage & Größe In mehreren Sitzungen mit Vertretern des Nachhaltigkeitsministeriums, der Naturverwaltung, der Gemeindeverwaltung Differdange und dem Umweltplanungsbüro Ecotop wurde über die Abgrenzung des geplanten Naturschutzgebietes diskutiert und schlussendlich die Grenzen des Gebietes festgelegt. Bei der Abgrenzung wurde auch der PAG der Gemeinde Differdingen berücksichtigt und es wurde darauf geachtet, dass sich keine, gemäß PAG bebaubaren Flächen, innerhalb des Naturschutzgebietes befinden. Aus naturschützerischer Sicht wenig relevante Flächen wie zum Beispiel das ackerbaulich intensiv genutzte Plateau „Glécht“ und Teile der ehemaligen Deponie „Ronnebierg“ wurden aus dem Naturschutzgebiet ausgeklammert; interessante ehemalige Tagebauflächen (insbesondere im Bereich „Metzerbierg“) wurden dagegen in das Gebiet aufgenommen. Zusätzlich zum “Kiemerchen“ wurde der unmittelbar westlich liegende Bereich Lasauvage/“Groussebësch“ in das geplante Naturschutzgebiet aufgenommen. Der dort existierende Schießstand wurde aber aus dem Gebiet ausgeklammert. Karte 1 zeigt die Grenzen des geplanten, insgesamt 392 ha großen Naturschutzgebietes, das demnach aus den beiden Teilen Differdange/“Kiemerchen“ (178 ha groß, östlicher Teil) und Lasauvage/“Groussebësch“ (214 ha groß, westlicher Teil) besteht. Bei der Festlegung der Grenzen galt es zwischen den folgenden Anforderungen einen Kompromiss zu finden: • die neuen Grenzen sollen so verlaufen, dass sie im Gelände leicht erkennbar sind, das heißt entlang von Wegen, Straßen, Bächen oder unterschiedlichen Flächennutzungen. • die neuen Grenzen sollen so verlaufen, dass die Zahl der „zerschnittenen“ Katasterparzellen, das heißt der Parzellen, die sich zum Teil innerhalb und zum Teil außerhalb des Gebietes befinden, auf ein Minimum beschränkt wird. 3 Legende geplantes Naturschutzgebiet NATURA2000-Schutzgebiete: FFH-Gebiet Differdange Est - Prenzebierg / Anciennes mines et Carrières Vogelschutzgebiet Minière de la région de Differdange - Giele Botter, Tillebierg, Rollesbierg, Ronnebierg, Metzerbierg et Galgebierg C Bearbeitung: C im Auftrag von: Kartengrundlage: Administration du Cadastre et de la Topographie
- lu)existieren im Teilgebiet Differdange/“Kiemerchen“, aufgrund des großflächigen Tagebaus, in weiten Bereichen keine gewachsenen Böden mehr. Nur in den Randbereichen ist lokal noch der ursprüngliche Boden vorhanden. In den Bereichen „Plankebierg“ und „Scheierbierg“ handelt es sich dabei überwiegend um lehmige kalkhaltige Braunerden (Gbbk), vereinzelt auch um tonige kalkhaltige Braunerden (kEbd). Die zum Tal der Korn abfallenden Nordhänge weisen sandig-lehmige Braunerden auf (raLba). Im Teilgebiet Lasauvage/“Groussebësch“ sind die ehemaligen Abbauflächen kleiner und beschränken sich weitgehend auf einen etwa 150 m breiten Streifen entlang der „Réierbaach“. In den angrenzenden, südwest- und westexponierten Hanglagen existieren lehmige kalkhaltige Braunerden (Gbbk), weiter oberhalb dann wiederum tonige, kalkhaltige Braunerden (kEbd & kuEbd). 1.5. Hydrologie Als einziges Fließgewässer im geplanten Untersuchungsgebiet existiert die „Réierbaach“, auch „Crosnière“ genannt. Sie bildet die westliche Grenze des Teilgebietes “Groussebësch“ und in diesem Bereich zum Teil auch die Landesgrenze zwischen Luxemburg und Frankreich. Die Wasserqualität der „Réierbaach“ ist insgesamt als gut zu bezeichnen, die organische Verschmutzung ist gering. So ergab die Auswertung von 15 Wasserproben, die von der Wasserwirtschaftsverwaltung zwischen 2009 und 2017 entnommen wurden, für den biochemischen Sauerstoffverbrauch in 5 Tagen (DBO-5) einen mittleren Wert von 1,6, was der Kategorie 1a (gut, sauberes Wasser) entspricht. Auch die Werte der Parameter Nitrit (NO2, mit 2 Ausnahmen alle < 0,1 mg/l, Maximalwert: 0,42 mg/
- l)und Gesamtphosphat (Ptot, mit 2 Ausnahmen alle < 0,1 mg/l, Maximalwert: 0,5 mg/
- l)belegen die gute Wasserqualität der „Réierbaach“. Das geplante Naturschutzgebiet weist insgesamt 4 größere Stillgewässer auf (Karten 4a & 4b, Flächen 1): • • • 1 Gewässer südöstlich von Lasauvage 2 Gewässer im Bereich „Kiemerchen“ 1 Gewässer im Bereich „Scheiergronn“ 5 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Daneben wurden im Teilgebiet „Kiemerchen“ mehrere kleine Wasserflächen angelegt (Karte 5b, Fläche 3k). Am nördlichen Rand der Fläche 8b im Teilgebiet „Groussebësch“ (Karte 5a) existieren 2 kleine, flache Tümpel. 1.6. Klima Beim Klima unterscheidet man zwischen Makro-, Meso- und Mikroklima. Als Makro- oder Großklima bezeichnet man das Klima eines Landes (Van Eimeren & Häckel 1979). Das Klima Luxemburgs wird als warmgemäßigt bezeichnet. Gleichmäßig, über das ganze Jahr verteilte Niederschläge, mäßig warme Sommer und relativ milde Winter kennzeichnen dieses Klima. Das Meso- oder Lokalklima berücksichtigt Unterschiede, die sich aus der Geländegestaltung durch Täler, Hänge, Berge, größere Siedlungen, ausgedehnte Waldungen oder Moorgebiete ergeben (Van Eimeren & Häckel 1979). Das geplante Naturschutzgebiet liegt im Wuchsgebiet Minette und zählt zu den niederschlagsreichsten Gegenden unseres Landes. Um das Lokalklima des geplanten Naturschutzgebietes zu charakterisieren, bietet sich als nächstgelegene Wetterstation, das circa 10 km nördlich gelegene Clemency an. Dem Klimaatlas Luxemburgs zufolge (Pfister et al. 2005), weist Clemency folgende Klimawerte auf (alle genannten Durchschnittswerte beziehen sich auf die 30-jährige Periode 1971-2000): • • • • • • Mittlere Niederschlagsmenge pro Jahr: 947 mm (landesweit höchster Wert: Arsdorf mit 967 mm). Mittlere Monatsniederschlagsmenge schwankt zwischen 56 mm (April) und 109 mm (Dezember). Mittlere monatliche Maximaltemperatur schwankt zwischen 3,1°C (Januar) und 22,5°C (Juli). Mittlere monatliche Minimaltemperatur schwankt zwischen -1,5°C (Januar) und 11,7°C (Juli). Anzahl Tage mit einer Maximaltemperatur > 24,9°C (Sommertage): 26. Anzahl Tage mit einer Minimaltemperatur < 0,0°C (Frosttage): 82. Das Mikro- oder Kleinklima ist das Klima noch kleinerer Räume, zum Beispiel von Waldbeständen, Feuchtwiesen oder verbauten Flächen. Wichtigste Faktoren bei der Entstehung von Mikroklimaten sind die Exposition einer Fläche (zum Beispiel warmer Südhang) und die Bodenbedeckung (kühle Wälder, warme Asphaltflächen). 6 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Die mikroklimatischen Unterschiede zwischen Flächen unterschiedlicher Bodenbedeckung sind bei klarem (starke Einstrahlung tagsüber, starke Ausstrahlung während der Nacht) und windstillem (keine Durchmischung der unterschiedlichen Luftschichten) Wetter am stärksten ausgeprägt. Mikroklimatische Messungen liegen für das Untersuchungsgebiet nicht vor. Aufgrund der Bodenbedeckung und der Topographie können jedoch 2 mikroklimatisch unterschiedliche Bereiche unterschieden werden: Offenlandbereiche Die steinigen, vegetationsarmen respektive vegetationslosen Bereiche des geplanten Naturschutzgebietes zeichnen sich durch starke Temperaturschwankungen zwischen Tag und Nacht aus. Insbesondere an sonnigen Sommertagen treten in diesen Bereichen, noch verstärkt durch südexponierte Hänge und Steilwände, extrem hohe Maximaltemperaturen auf. Andererseits bildet sich aber in klaren, windstillen Nächten über diesen Flächen Kaltluft. Während die Kaltluftbildung in klaren Sommernächten durch die von den Steinen während des Tages gespeicherte Hitze vermindert wird, sind in klaren Winternächten in den Offenlandbereichen aber durchaus tiefe Minimaltemperaturen zu erwarten. Wälder Die Waldflächen im Untersuchungsgebiet weisen ein eigenes Bestandsklima auf. Durch die abschirmende Wirkung der Baumkronen wird sowohl die Sonneneinstrahlung tagsüber, als auch die nächtliche Ausstrahlung erheblich vermindert. Hierdurch entsteht ein, im Vergleich zum Offenland, ausgeglicheneres Klima mit wesentlich geringeren Tages- und Jahresschwankungen von Temperatur und Luftfeuchtigkeit. 1.7. Historische Nutzung des Gebietes Überträgt man die Grenzen des geplanten Naturschutzgebietes auf die Ferraris-Karte (Karten 2a & 2b) aus dem Jahre 1778 (http://map.geoportail.lu), so ergibt sich, insbesondere beim Teilgebiet “Groussebësch“ eine offensichtliche Verschiebung nach Nordosten (siehe Verlauf der Grenze und der Straßen). Aussagen zur damaligen Flächennutzung des geplanten Naturschutzgebietes sind demnach nur bedingt möglich. Die beiden Karten zeigen aber, dass die Teilgebiete damals unterschiedlich genutzt wurden: während “Groussebësch“ zu großen Teilen bewaldet war, wurde der “Kiemerchen“ damals überwiegend landwirtschaftlich genutzt. 7 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Mit dem Beginn des Eisenerzabbaus Ende des 19 Jahrhunderts sollte sich das Landschaftsbild im Untersuchungsgebiet komplett verändern. Nachdem bis kurz vor Beginn des zweiten Weltkrieges das Eisenerz hauptsächlich unter Tage, in Stollen, abgebaut wurde, begann nach dem zweiten Weltkrieg der Abbau im Tagebau. Große Flächen verwandelten sich in der Folgezeit in „Mondlandschaften“. Der relativ niedrige Eisengehalt der Minette führte jedoch dazu, dass das luxemburgische Eisenerz immer mehr durch höher konzentrierte Importerze ersetzt wurde. Als Folge davon wurden mehr und mehr Bergwerke stillgelegt. 1968 wurde der Tagebau im Teilgebiet “Groussebësch“ eingestellt, 1974 auch im “Kiemerchen“. Seither wurden die ehemaligen Abbauflächen langsam von der Natur zurückerobert. 1.8. Eigentumsverhältnisse Um die Eigentumsverhältnisse im Untersuchungsgebiet darstellen zu können, wurden die Katasterparzellen auf das Luftbild übertragen. Dabei wird ersichtlich, dass weite Teil des “Kiemerchen“ dem Stahlkonzern ArcelorMittal gehören (Karte 3b), während sich das Teilgebiet “Groussebësch“ komplett im Besitz der Stadt Differdingen befindet (Karte 3a). Privateigentum existiert im geplanten Naturschutzgebiet nur in sehr geringem Maße (2,7 % der Fläche, insgesamt 14 Privateigentümer). In Tabelle 1 werden die Eigentumsverhältnisse im geplanten Naturschutzgebiet zusammengefasst. Tabelle 1: Eigentumsverhältnisse im geplanten Naturschutzgebiet Teilgebiet Teilgebiet Eigentümer Gesamtgebiet „Groussebësch“ „Kiemerchen“ Stadt Differdingen 213,7 ha 15,9 ha 229,6 ha ArcelorMittal 139,4 ha 139,4 ha Gemeinde Sanem 11,8 ha 11,8 ha Privateigentum 11,2 ha 11,2 ha Gesamt 213,7 ha 178,3 ha 392 ha Im Anhang befindet sich eine Liste mit den Katasterparzellen und den jeweiligen Eigentümern 8 Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet Differdange/Kiemerchen & Lasauvage/Groussebësch 2840/7633 2830 2840/8953 2831 2832/4449 Legende Schutzgebietsgrenze Eigentümer: 2843/2550 Stadt Differdingen 2835/7632 Parzellengrenzen 2842 Parzellen-Nr. Bearbeitung: im Auftrag von: Luftbild: Administration du Cadastre et de la Topographie
- Faunistische und floristische Bedeutung 1.10.
- Blütenpflanzen In den Jahren 1995 bis 2003 (Lasauvage/“Groussebësch“) und 2002 (Differdange/“Kiemerchen“) wurden von G. Schmidt (damals Stiftung Oekofonds) umfangreiche Untersuchungen zur Flora des geplanten Naturschutzgebietes durchgeführt. Die Ergebnisse dieser Untersuchungen sowie weitere Daten aus der Datenbank Recorder ergeben eine Gesamtzahl von 392 im geplanten Naturschutzgebiet bislang nachgewiesene Blütenpflanzenarten, darunter 11 verschiedene Orchideenarten. Auf nur 0,15% der Landesfläche (392 ha) wachsen demnach 30% der landesweit vorkommenden Blütenpflanzen (die Pflanzenlisten der im Jahr 2016 von Efor_Ersa durchgeführten Offenland-Biotopkartierung im Bereich „Kiemerchen“ konnten hier nicht berücksichtigt werden, weil die Artenlisten bis Ende Februar 2017 noch nicht vorlagen). 55 dieser 392 Arten stehen auf der Roten Liste der Blütenpflanzen Luxemburgs (Colling 2005). Die 55 Arten teilen sich folgendermaßen auf die unterschiedlichen Gefährdungskategorien auf: • • • • • 1 Art ist vom Aussterben bedroht (CR, critical) 12 Arten sind stark gefährdet (EN, endangered) 21 Arten sind gefährdet (VU, vulnerable) 17 Arten sind beinahe gefährdet (NT, near threatened) 4 Arten sind landesweit sehr selten (R, rare) Von besonderer Bedeutung ist das Vorkommen des vom Aussterben bedrohten Fleischroten Knabenkrautes (Dactylorhiza incarnata) auf der Fläche 3k im “Kiemerchen“. Vom Biotopbetreuer der Naturverwaltung (Josy Cungs) wurde im Bereich dieser Fläche zudem eine bislang unbekannte Unterart dieser Orchideenart gefunden, die den Namen Dactylorhiza incarnata subs. cungsii erhielt. In Tabelle 3 werden die am stärksten gefährdeten Arten aufgelistet (Kategorien CR, EN, VU und R). Eine Liste der im geplanten Naturschutzgebiet bislang nachgewiesenen Blütenpflanzenarten befindet sich im Anhang. 10 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Tabelle 3: Gefährdete Pflanzenarten im geplanten Naturschutzgebiet Wissenschaftlicher Name Deutscher Name Dactylorhiza incarnata Campanula glomerata Carex flava Dactylorhiza maculata Dianthus deltoides Linaria repens Lithospermum officinale Odontites vernus Ophioglossum vulgatum Ophrys apifera Rhinanthus alectorolophus Typha angustifolia Euphrasia stricta Acinos arvensis Anacamptis pyramidalis Centaurium erythraea Colchicum autumnale Epilobium palustre Epipactis atrorubens Epipactis muelleri Gagea lutea Gentianella ciliata Gymnadenia conopsea Helleborus foetidus Iris pseudacorus Malva sylvestris Minuartia hybrida Papaver dubium Platanthera bifolia Platanthera chlorantha Primula veris Pulicaria dysenterica Teucrium botrys Festuca lemanii Hieracium piloselloides Lathraea squamaria Orobanche lutea Ranunculus circinatus Fleischrotes Knabenkraut Knäuel-Glockenblume Gelbe Segge Flecken-Knabenkraut Heide-Nelke Gestreiftes Leinkraut Echter Steinsame Roter Zahntrost Natterzunge Bienen-Ragwurz Zottiger Klappertopf Schmalblättriger Rohrkolben Steifer Augentrost Stein-Kölme Hundswurz Echtes Tausendgüldenkraut Herbstzeitlose Sumpf-Weidenröschen Braune Stendelwurz Müllers Stendelwurz Wald-Gelbstern Fransen-Enzian Grosse Händelwurz Stinkende Nieswurz Sumpf-Schwertlilie Wilde Malwe Zarte Miere Saat-Mohn Zweiblättriges Breitkölbchen Berg-Breitkölbchen Wiesen-Schlüsselblume Grosses Flohkraut Trauben-Gamander Florentiner Habichtskraut Gewöhnliche Schuppenwurz Rote Sommerwurz Spreizender Wasserhahnenfuss 11 Rote Teilgebiet Teilgebiet Liste „Groussebësch“ „Kiemerchen“ Status CR x EN x EN x EN x EN x EN x EN x EN x EN x x EN x x EN x EN x x EN x VU x VU x x VU x x VU x VU x VU x x VU x VU x VU x x VU x x VU x VU x VU x VU x VU x VU x x VU x x VU x VU x VU x VU x R x R x R x R x Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 1.10.
- Vögel Von großer Bedeutung für Vögel ist insbesondere das Teilgebiet “Kiemerchen“, das auch fast vollständig innerhalb des Vogelschutzgebietes LU0002008 liegt. In Tabelle 4 werden die Arten aufgelistet, die im Gebiet vorkommen und auf der Roten Liste der Brutvögel Luxemburgs (Lorgé & Mélchior 2015) und/oder in Anhang I der EU-Vogelschutzrichtlinie aufgeführt werden (Anhang I = in Schutzgebieten zu schützende Vogelarten) (Quelle: Centrale Ornithologique). Dabei wurden folgende Abkürzungen verwendet: • • • • CR: Critical, vom Aussterben bedroht EN: Endangered, stark gefährdet VU: Vulnerable, gefährdet NT: Near Threatened, beinahe gefährdet Tabelle 4: Gefährdete Vogelarten im geplanten Naturschutzgebiet Rote EUTeilgebiet Teilgebiet Liste Vogelschutz„Groussebësch“ „Kiemerchen“ Status richtlinie X X Accipiter gentilis Habicht VU X Alcedo atthis Eisvogel NT Anhang I X Anthus pratensis Wiesenpieper CR Anhang 4.2 X Anthus trivialis Baumpieper NT X Bubo bubo Uhu VU Anhang I X Dryobates minor Kleinspecht NT X Dryocopus martius Schwarzspecht Anhang I X Lullula arborea Heidelerche EN Anhang I X Phoenichurus phoenichurus Gartenrotschwanz NT Anhang 4.2 X Streptopelia turtur Turteltaube EN Anhang 4.2 Wissenschaftlicher Name Deutscher Name 1.10.
- Fledermäuse Die Fledermausfauna der Minetteregion ist seit langem als sehr arten- und individuenreich bekannt. Ursache für diesen Artenreichtum sind neben der hohen Dichte an Winter- und Schwarmquartieren (Stollen des ehemaligen Erzabbaus) auch die vorhandenen Waldgebiete, die zum Teil einen hohen Alt- und Totholzanteil aufweisen. Auch im oder im unmittelbaren Randbereich des geplanten Naturschutzgebietes existieren mehrere ehemalige Stolleneingänge, die Fledermäusen als Winter- und/oder Schwarmquartier dienen; so zum Beispiel südöstlich der Ortschaft Lasauvage (Stollen „Saintignon“, Pulverkammer, „Crosnière“), im Tal der „Réierbaach“ oder im Bereich „Scheiergronn“ südwestlich von Differdingen (siehe auch Kapitel 3.11). 12 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Bei Untersuchungen in den letzten Jahren (Harbusch 2014 & 2015) wurden im Bereich dieser Stolleneingänge insgesamt 7 Fledermausarten nachweisen, davon 3 Arten die, außer in Anhang IV, auch in Anhang II der FFH-Richtlinie aufgeführt werden (siehe Tabelle 5). Ein weitere Anhang II-Art, das Große Mausohr (Myotis myotis) kommt mit großer Wahrscheinlichkeit im Gebiet vor (C. Harbusch, mündl. Mitt. 2017). Tabelle 5: Fledermausarten im geplanten Naturschutzgebiet Wissenschaftlicher Name Deutscher Name Myotis bechsteinii Myotis brandtii Myotis daubentonii Myotis emarginatus Myotis mystacinus Pipistrellus pipistrellus Rhinolophus ferrumequimeum Bechsteinfledermaus Große Bartfledermaus Wasserfledermaus Winperfledermaus Kleine Bartfledermaus Zwergfledermaus Große Hufeisennase Anhänge Teilgebiet Teilgebiet FFH„Groussebësch“ „Kiemerchen“ richtlinie X II & IV X IV X IV X II & IV X X IV X X IV X II & IV 1.10.
- Amphibien Im geplanten Naturschutzgebiet wurden bislang die 7 folgenden Amphibienarten nachgewiesen: • • • • • • • Erdkröte (Bufo bufo) Fadenmolch (Lissotriton helveticus) Feuersalamander (Salamandra salamandra) Grasfrosch (Rana temporaria) Grünfrosch (Pelophylax sp.) Kammmolch (Triturus cristatus) Teichmolch (Lissotriton vulgaris) Besonders interessant ist dabei das Vorkommen des Kammmolches im Teilgebiet „Kiemerchen“ (Karte 5b, Stillgewässer 2a & 2c). Der in den Anhängen II und IV der europäischen Fauna-Flora-Habitat Richtlinie (92/43/CEE) aufgeführte Kammmolch ist die seltenste der in Luxemburg vorkommenden vier Molcharten. Im „Kiemerchen“ wurde in den letzten Jahren auch versucht die Kreuzkröte (Epidalea calamita) anzusiedeln. Dazu wurden im Juni 2014 und im Mai 2016 in den kleinen Stillgewässern im Bereich der Fläche 3k (Karte 5b) insgesamt 4.300 ausgewachsene Kreuzkrötenkaulquappen ausgesetzt. Die Kreuzkröte gehört in Luxemburg zu den seltensten Amphibienarten und wird in der Roten Liste als „vom Aussterben bedroht“ eingestuft. Epidalea calamita wird auch in Anhang IV der europäischen Fauna-Flora-Habitat Richtlinie (92/43/CEE) aufgeführt. Ob die Ansiedlung erfolgreich war, wird sich in den nächsten Jahren zeigen. 13 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 1.10.
- Reptilien Im geplanten Naturschutzgebiet wurden bislang 5 der 6 in Luxemburg einheimischen Reptilienarten nachgewiesen: • • • • • Blindschleiche (Anguis fragilis) Mauereidechse (Podarcis muralis) Ringelnatter (Natrix natrix) Waldeidechse (Zootoca vivipara) Zauneidechse (Lacerta agilis) Besonders interessant sind dabei die Vorkommen von Zaun- und Mauereidechse. Beide Arten werden in Anhang IV der europäischen Fauna-Flora-Habitat Richtlinie (92/43/CEE) aufgeführt und für beide Arten liegen aktuelle Nachweise aus den beiden Teilgebieten des geplanten Naturschutzgebietes vor (siehe Kapitel 3.3). Obwohl weite Teile des geplanten Naturschutzgebietes als Optimalbiotop für die Glattnatter (Coronella austriaca) gelten können, wurde diese Schlangenart aus Anhang IV der europäischen Fauna-Flora-Habitat Richtlinie, im Gebiet bislang noch nicht nachgewiesen. 1.10.
- Tagfalter & Widderchen In den Jahren 1997 bis 2003 (Lasauvage/“Groussebësch“) und 2002 (Differdange/“Kiemerchen“) wurden von Ecotop umfangreiche Untersuchungen zur Tagfalterfauna des geplanten Naturschutzgebietes durchgeführt. Weitere Erfassungen erfolgen seit 2010 im Rahmen des Monitorings der Biodiversität durch das LIST (Luxembourg Institute of Science and Technology). Insgesamt wurden bei diesen Untersuchungen im geplanten Naturschutzgebiet 61 Tagfalter- und Widderchenarten nachgewiesen, das heißt fast zwei Drittel der zurzeit in Luxemburg vorkommenden knapp 100 Arten! 29 dieser 61 Arten gelten der Roten Liste der Tagfalter Luxemburgs zufolge als „gefährdet“, „stark gefährdet“ oder „vom Aussterben bedroht“. In Tabelle 6 werden die am stärksten gefährdeten Arten aufgelistet, (Kategorien CR, „critical“, vom Aussterben bedroht & EN, „endangered“, stark gefährdet). Eine Liste aller im geplanten Naturschutzgebiet bislang beobachteten Tagfalter- und Widderchenarten befindet sich im Anhang. 14 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Tabelle 6: Gefährdete Tagfalter- und Widderchenarten im geplanten Naturschutzgebiet Wissenschaftlicher Name Deutscher Name Phengaris arion Satyrium w-album Apatura iris Argynnis adippe Polyommatus agestis Boloria euphrosyne Carteocephalus palaemon Erebia medusa Euphydryas aurinia Issoria lathonia Lycaena dispar Lycaena tityrus Melitaea cinxia Plebeius argus Zygaena lonicerae Spialia sertorius Thymian-Ameisenbläuling Ulmen-Zipfelfalter Großer Schillerfalter Feuriger Perlmutterfalter Kleiner Sonnenröschen-Bläuling Silberfleck-Perlmutterfalter Gelbwürfeliger Dickkopffalter Rundaugen-Mohrenfalter Goldener Scheckenfalter Kleiner Perlmutterfalter Großer Feuerfalter Dunkler Feuerfalter Wegerich-Scheckenfalter Geißklee-Bläuling Hornklee-Widderchen Roter Würfel-Dickkopffalter „Grous- „Kiemersebësch“ chen“ x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x x Rote Liste Status CR CR EN EN EN EN EN EN EN EN EN EN EN EN EN EN 3 der im geplanten Naturschutzgebiet bislang nachgewiesenen Tagfalterarten werden in den Anhängen II und/oder IV der FFH-Richtlinie aufgeführt: • Lycaena dispar (Großer Feuerfalter): Anhänge II & IV • Euphydryas aurinia (Goldener Scheckenfalter): Anhang II • Phengaris arion (Thymian-Ameisenbläuling): Anhang IV Der Thymian-Ameisenbläuling, der in Luxemburg als vom Aussterben bedroht gilt, kommt landesweit (mit einer Ausnahme) nur noch in den ehemaligen Tagebaugebieten im Südwesten des Landes vor. Die Art wurde 1998 im „Groussebësch“ und 2002 im „Kiemerchen“ festgestellt, bei Kontrollen, die 2010 vom LIST durchgeführt wurden, konnte das Vorkommen allerdings nicht bestätigt werden. Obwohl seine Biotopansprüche in einigen Bereichen erfüllt werden, wurde der Goldene Scheckenfalter im geplanten Naturschutzgebiet bislang nur sehr vereinzelt und nur im Teilgebiet “Kiemerchen“ beobachtet. 15 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Auch der Große Feuerfalter kommt im geplanten Naturschutzgebiet nur sehr lokal im „Kiemerchen“ vor (Fläche 3k, Karte 5b). Diese Tagfalterart bevorzugt Feuchtwiesen und Feuchtbrachen, also Lebensräume die im geplanten Naturschutzgebiet nur lokal und kleinflächig vorhanden sind. 1.10.
- Weitere Tierarten aus Anhang IV der FFH-Richtlinie Für den Bereich „Stauwelsheck“, unmittelbar östlich des Teilgebietes „Groussebësch“ liegen rezente
- Gefährdungsursachen im Untersuchungsgebiet Für das geplante Naturschutzgebiet ergeben sich zwei Hauptgefährdungsursachen. 2.
- Natürliche Sukzession Die größte Gefahr für das Gebiet besteht in der so genannten natürlichen Sukzession, die dazu führt, dass die artenreichen Halbtrockenrasen im Laufe der Zeit mit Gehölzen immer weiter zuwachsen. Durch die zunehmende Beschattung verschwinden dann sowohl bei den Tieren als auch bei den Pflanzen zahlreiche seltene und geschützte Arten und die Artenvielfalt nimmt stark ab. Hauptziel der Pflegemaßnahmen muss es daher sein, die noch vorhandenen, gehölzfreien Flächen durch Mahd und/oder extensive Beweidung zu erhalten und zu vergrößern und durch Entbuschungen weitere gehölzfreie Flächen zu schaffen. Auch die im Gebiet vorhandenen Stillgewässer sind durch das Zuwachsen mit Gehölzen gefährdet und müssen durch entsprechende Pflege offen gehalten werden. 2.
- Freizeitgestaltung und Naherholung Eine weitere Gefährdung ergibt sich in dem geplanten Naturschutzgebiet durch die intensive Nutzung als Freizeit- und Naherholungsgebiet. Aufgrund der hohen Bevölkerungsdichte in diesem Teil des Landes wird das Gebiet von zahlreichen Spaziergängern (oft mit Hunden) und Mountainbikern genutzt. Problematisch kann diese Nutzung sein, wenn Flächen außerhalb bestehender Wege begangen oder befahren werden (Zerstörung der Vegetation, Störung bodenbrütender Vogelarten, Verluste von Eidechsen und Schlangen durch Mountainbikefahrer). 16 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37)
- Beschreibung der unterschiedlichen Flächen und Maßnahmenvorschläge Im Folgenden werden die auf den Karten 5a (Teilgebiet Lasauvage/“Groussebësch“) und 5b (Teilgebiet Differdange/“Kiemerchen“) abgegrenzten Flächen beschrieben und es werden Maßnahmen vorgeschlagen, die es ermöglichen die Artenvielfalt dieser Flächen zu erhalten, respektive wiederherzustellen. Bevor die einzelnen Flächen im Detail behandelt werden, werden kurz die wichtigsten Ziele für das geplante Naturschutzgebiet erläutert. Diese Ziele decken sich mit denen des Natura 2000 Managementplans, werden hier aber flächenscharfer dargestellt. Wie die Karten zeigen, ist das geplante Naturschutzgebiet in weiten Teilen bewaldet. Dabei handelt es sich überwiegend um Wälder, die sich aus einheimischen Laubbaumarten zusammensetzen (Pionierwälder, Buchenwälder, Laubmischwälder, vereinzelt Eschen- und Bergahornbestände). Kleinflächig existieren Bestände aus nicht einheimischen Baumarten wie Grau-Erle (Alnus incana), Fichte (Picea abies) oder Lärche (Larix sp.). Ziel muss es sein, die Bestände aus einheimischen Baumarten insgesamt naturnah zu bewirtschaften und in einigen Bereichen durch Verzicht auf Bewirtschaftung die Entwicklung von Altholzinseln zu ermöglichen. Die Bestände nicht einheimischer Baumarten sollten kurz- oder mittelfristig entnommen werden, damit sich auch auf diesen Flächen naturnahe Laubmischwälder oder in einigen Bereichen (siehe weiter unten) auch Offenlandbiotope entwickeln können. Zum Erhalt der zahlreichen, seltenen und geschützten Tier- und Pflanzenarten ist es aber auch zwingend notwendig, Teile des geplanten Naturschutzgebietes als offene, weitgehend gehölzfreie Flächen zu erhalten, respektive wiederherzustellen. Dazu müssen regelmäßige Pflegemaßnahmen wie Entbuschung (zum Teil auch Abtragen der Vegetationsdecke), Mahd und/oder Beweidung durchgeführt werden. Laut Natura 2000 Managementplan ist für das geplante Naturschutzgebiet auf einer Fläche von insgesamt 6 ha (2 ha im Teilgebiet Lasauvage/“Groussebësch“ und 4 ha im Teilgebiet Differdange/“Kiemerchen“) das Abtragen der Vegetationsdecke („décapage - mise à nu de la roche“) vorgesehen. Langfristiges Ziel sollte es sein, die Flächen 2, 3, 8 & 9 (Karten 5a & 5b), das heißt eine Fläche von insgesamt circa 20 ha, also etwa 5 % des Gebietes, als offene, weitgehend gehölzfreie Biotope zu erhalten. 17 Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet Differdange/Kiemerchen & Lasauvage/Groussebësch 5 5 4 5 2 1 5 6 5 3a 7 5 5 ! ( 12 7 5 4 6 5 Legende Schutzgebietsgrenze Massnahmenvorschläge 3b Bearbeitung: 3c 5 7 im Auftrag von: 7 7 6 Luftbild: Administration du Cadastre et de la Topographie
- lu)belegt, dass die Fläche seit 2004 nur unwesentlich mit Gehölzen zugewachsen ist. Fläche 2d: anstehende Felswand (BK 01), zum Teil durch Gehölze beschattet (Fotos 8 & 9), nördlich übergehend in Schutthalde (BK 02) und Magerrasenkomplexe (BK 03), Vorkommen der Mauereidechse (Podarcis muralis). Maßnahmen Fläche 2: Zurzeit sind auf dieser Fläche keine Pflegemaßnahmen notwendig. Mittelfristig werden aber Entbuschungen notwendig sein, um den weitgehend gehölzfreien Charakter der Fläche zu erhalten. Fläche 2d: Ein Großteil der Gehölze (hauptsächlich Weiden und Birken) in und am Fuß der Felswand sollte entfernt werden. Dadurch könnte sich die südwestexponierte Wand zu einem sehr wertvollen Lebensraum für zahlreiche an trockenwarme Extremstandorte angepasste Tier- und Pflanzenarten entwickeln. 20 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 3.3. Magerrasenkomplexe (BK 03) Beschreibung Fläche 3a: bereits 1997 wurde diese Fläche durch den technischen Dienst der Gemeinde Differdingen und unter Anleitung der Stiftung Oekofonds entbuscht. Anschließend erfolgte eine unregelmäßige Mahd der Fläche (z.B. 2003). Seit einigen Jahren gehört die Fläche zum Flächenpool der von der Naturverwaltung gepflegten Flächen (Nummer 95). Vor kurzem wurde sie entbuscht und die Vegetationsdecke wurde abgetragen. Flächen 3b & 3c: die beiden Flächen wurden ab 1997 unter Anleitung der Stiftung Oekofonds gepflegt (Entbuschung, Mahd). Die Flächen waren um die Jahrtausendwende sehr artenreich mit unter anderem Vorkommen von 7 verschiedenen Orchideenarten, dem Fransen-Enzian (Gentianella ciliata) und der Natternzunge (Ophiglossum vulgatum), einer seltenen Farnart. Im Jahr 2003 wurden auf der Fläche 3c insgesamt 3.205 blühende Orchideen gezählt (Oekofonds 2003). In den letzten Jahren wurden die Flächen nur unregelmäßig gepflegt, sodass mittlerweile eine hohe und dichte Krautvegetation entstanden ist, durchsetzt von zahlreichen Gehölzen. Im Herbst 2016 wurden die beiden Flächen gemäht und das Mahdgut entfernt (Foto 10). In Fläche 3c gelangen 1999 Nachweise der Zauneidechse, bei rezenten Kontrollen konnte das Vorkommen aber nicht mehr bestätigt werden. Der südliche Teil dieser Fläche ist feucht und mit Seggen und Binsen bewachsen (BK 11, Nassbrache, Quellsumpf). Fläche 3d: kleiner Magerrasen entlang des Weges. Die vor 15 Jahren noch deutlich größere Fläche (circa 25 Ar im Jahre 2004) ist mittlerweile durch aufkommende Gehölze in den Randbereichen auf circa 0,5 Ar Größe geschrumpft. Fläche 3e: zum Teil als Holzlagerplatz genutzt, zum Teil Bodenaufschüttungen, auch diese Fläche verbuscht immer weiter. Fläche 3f: größere Bestände der nicht einheimischen und invasiven Goldrute (Solidago sp.). Fläche 3h: aktuelles Vorkommen der Zauneidechse. Fläche 3i: kleines Röhricht aus Schilf, im Randbereich und auch in der Fläche selbst beginnende Verbuschung 21 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Fläche 3j: rezent intensive Pflegemaßnahmen (Entbuschung, Anlage von Trockenmauern, Foto 11), Vorkommen der Mauereidechse. Fläche 3k: Mischung aus Magerrasenkomplexen (BK 03) und Quellsümpfen/Nassbrachen (BK 11), mehrere kleine Tümpel, Vorkommen des Großen Feuerfalters (Lycaena dispar) und des vom Aussterben bedrohten Fleischroten Knabenkrautes (Dactylorhiza incarnata), Unterart Dactylorhiza incarnata subs. cungsii. Fläche 3l: aktuelles Vorkommen von Zaun- und Mauereidechse. Fläche 3m: aktuelles Vorkommen von Zaun- und Mauereidechse. Maßnahmen Für den Erhalt der Artenvielfalt im geplanten Naturschutzgebiet ist die Offenhaltung dieser Flächen von größter Bedeutung. Dazu ist eine regelmäßige Pflege bestehend aus Mahd und/oder extensiver Beweidung sowie Entbuschung notwendig. Für einen Teil dieser Flächen wurde ein Pflegeplan ausgearbeitet (Cungs 2013) und diese Flächen werden seit einigen Jahren von der Naturverwaltung gepflegt. In Zukunft sollte auch für die restlichen, hier abgegrenzten Nummer 3-Flächen, ein detaillierter Pflegeplan ausgearbeitet werden. Speziell werden noch folgende Maßnahmen vorgeschlagen: Fläche 3f: Bekämpfung der invasiven nicht einheimischen Goldrute, Vergrößerung der Fläche durch Entbuschung in den Randbereichen. Flächen 3d, 3e, 3g und 3i: Vergrößerung der Flächen durch Entbuschung in den Randbereichen. Fläche 3l: Vergrößerung und bessere Besonnung der Fläche durch Entfernung der Gehölze auf dem südlich angrenzenden Steinriegel. 22 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 3.4. Pionierwälder Beschreibung Pionierwälder, die sich in den vergangenen Jahrzehnten auf den ehemaligen Abbauflächen entwickelt haben, bedecken heute eine Fläche von etwa 170 ha, das heißt circa 43% des geplanten Naturschutzgebietes. In weiten Bereichen weisen sie ein sehr abwechslungsreiches Relief auf mit Steinschüttungen, Terrassen, Mulden & Steilwänden. Eingestreut sind neben den oben erwähnten, und auf den Karten abgegrenzten, größeren offenen Flächen, zahlreiche weitere kleine Magerrasenkomplexe. Die Pionierwälder bestehen aus einer großen Anzahl unterschiedlicher Gehölzarten. Neben den vorherrschenden Arten Rauh-Birke (Betula pendula) und Salweide (Salix caprea) sind zahlreiche weitere Baum- und Straucharten beigemischt: z. B. Zitterpappel (Populus tremula), Hainbuche (Carpinus betulus), Bergahorn (Acer pseudoplanatus), Spitzahorn (Acer platanoides), Eichen (Quercus sp.), Gemeine Esche (Fraxinus excelsior), Feldahorn (Acer campestre), Rotbuche (Fagus sylvatica), Vogelbeere (Sorbus aucuparia), Hasel (Corylus avellana), Gemeiner Hartriegel (Cornus sanguinea), Kornelkirsche (Cornus mas), Wolliger Schneeball (Viburnum lantana), Gemeiner Schneeball (Viburnum opulus), Weißdorn (Crataegus sp.), Schwarzer Holunder (Sambucus nigra), Waldrebe (Clematis vitalba), Schlehe (Prunus spinosa) und Hundsrose (Rosa canina), (Foto 12 & 13). Zwischen diesen einheimischen Laubgehölzen wachsen in unterschiedlicher Dichte auch nicht einheimische Arten wie Fichten (Picea abies), Kiefern (Pinus sp.), Lärchen (Larix sp.) und lokal Tannen (Abies sp.), Robinien (Robinia pseudo-acacia), Rosskastanien (Aesculus hippocastaneum) und Grau-Erlen (Alnus incana). Insbesondere im Teilgebiet „Kiemerchen“ wachsen in den Pionierwäldern zahlreiche Nadelbäume. Im Teilgebiet „Groussebësch“ zeigen die Pionierwälder im Bereich der west- und nordwestexponierten Schutthalden lokal bereits Schluchtwaldcharakter (Tilio-Acerion, FFHLebensraumtyp 9180) mit unter anderem Vorkommen der gefährdeten und geschützten Farnart Hirschzunge (Asplenium scolopendrium). In einigen Mulden existieren Feuchtzonen, lokal treten Quellen aus. In einem schmalen Streifen entlang der „Réierbaach“ hat sich ein bachbegleitender Erlen-Eschenwald entwickelt (Carici remotae-Fraxinetum, FFH-Lebensraumtyp 91E0, Oekofonds 1995). 23 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Maßnahmen In den Pionierwäldern sollten sich die Eingriffe auf eine gezielte Entnahme der nicht einheimischen Baumarten und insbesondere der Nadelgehölze beschränken. Besonders dort, wo größere, dichte Gruppen stocken, sollten die Nadelgehölze in Laubgehölze überführt werden. Da sich vor allem Kiefern und Fichten durch Samen stark ausbreiten, ist diese Maßnahme sehr wichtig, um mittel- und langfristig die Entwicklung eines standortgerechten Laubmischwaldes zu ermöglichen. Wenn ein Abtransport der Stämme aufgrund der geringen Stammdurchmesser und/oder der schwierigen Erreichbarkeit nicht sinnvoll oder nicht möglich ist, sollten die Stämme nicht gefällt, sondern nur geringelt werden. Dadurch entsteht stehendes Totholz und die umliegende Vegetation wird nicht durch Baumfällungen beeinträchtigt. Einzelne Gruppen von Nadelgehölzen sollten erhalten bleiben, da sich dadurch die Artenvielfalt im Gebiet erhöht. Ansonsten sollte in den Pionierwäldern auf forstliche Eingriffe weitgehend verzichtet werden, sodass sich diese Bestände durch natürliche Sukzession ungestört weiter entwickeln können. Aufgrund der Standortverhältnisse könnte sich dann neben den bereits erwähnten Bach begleitenden Erlen-Eschenwald und Schluchtwald, in den trockenwarmen steinigen Hangbereichen auch ein Kalkbuchenwald (Cephalanthero-Fagion, FFH-Lebensraumtyp 9150) entwickeln. 3.5. Laubmischwälder, Eschen- und Bergahornbestände Beschreibung Auf dem Plateau des Teilgebietes „Groussebësch“ bedeckt Laubmischwald eine größere Fläche. Dabei handelt es sich hauptsächlich um junge bis mittelalte Bestände, die aus Bergahorn (Acer pseudoplanatus), Hainbuche (Carpinus betulus), Rotbuche (Fagus sylvatica), Süßkirsche (Prunus avium), Eiche (Quercus sp.), Gemeiner Esche (Fraxinus excelsior), Feldahorn (Acer campestre) und weiteren Baumarten bestehen. Im Teilgebiet „Kiemerchen“ existieren lokal Bestände aus Gemeiner Esche (Fraxinus excelsior, Karte 4b, Nummer 14) und Bergahorn (Acer pseudoplanatus, Karte 4b, Nummer 15). 24 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Maßnahmen Für diese Wälder werden keine besonderen Maßnahmen vorgeschlagen. Sie sollten gemäß den Prinzipien des naturnahen Waldbaus bewirtschaftet werden, das heißt Nutzung in Form von Einzelstämmen oder kleinen Gruppen (Verzicht auf Kahlschläge), Boden schonende Bewirtschaftung, Verzicht auf Anpflanzungen und Bevorzugung der Naturverjüngung. Sehr wichtig ist auch die Bewirtschaftung so durchführen, dass jederzeit ausreichend starkes Totholz (pro ha mehr als 3 Stämme von > 2 m Länge und > 30 cm Durchmesser, liegend und stehend) und ausreichend Alt- und Spechtbäume (mindestens 5 Laubbäume mit > 50 cm Stammdurchmesser in 1,3 m Höhe pro
- ha)vorhanden sind. 3.6. Buchenwälder Beschreibung Während im Teilgebiet „Kiemerchen“ nur lokal Buchenwald vorkommt, bedeckt dieser Waldtyp weite Bereiche des Plateaus im Teilgebiet „Groussebësch“. Neben jungen und mittelalten Beständen (< 100 Jahre) existieren lokal auch Altbestände (> 100 Jahre, siehe Karten 4a & 4b). Beim Buchenwald des geplanten Naturschutzgebietes handelt es sich um Waldmeister-Buchenwald (Melico-Fagetum, FFH-Lebensraumtyp 9130) und in weiten Bereichen des „Groussebësch“ um die Kalk liebende Ausprägung Melico-Fagetum caricaetosum, die zum, in Luxemburg sehr seltenen, Kalkbuchenwald (Cephalanthero-Fagion, FFHLebensraumtyp 9150) überleitet. Maßnahmen Wie die Laubmischwälder, sollten auch die Buchenwälder gemäß den Prinzipien des naturnahen Waldbaus bewirtschaftet werden. Im „Groussebësch“ sollte, wie von der Naturverwaltung geplant, bei einigen Altbeständen auf eine Bewirtschaftung weitgehend verzichtet werden, sodass sich diese Flächen zu Altholzinseln mit einer großen Dichte an Biotopbäumen (> 8/
- ha)entwickeln können. 25 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 3.7. Nadelholzbestände, Grau-Erlenbestände Beschreibung Neben den in Kapitel 3.4 beschriebenen Vorkommen nicht einheimischer Baumarten innerhalb der Pionierwälder, existieren im geplanten Naturschutzgebiet in einigen Bereichen auch Reinbestände von Nadelgehölzen und Grau-Erlen. In Fläche 7a (Karte 5b), die der Gemeinde Differdingen gehört, stockt ein Fichtenbestand mittleren Alters, der zum Teil abgestorben ist. Eine im südöstlich angrenzenden Grünland entspringende Quelle speist einen kleinen Quellbach, der in nordwestlicher Richtung durch diesen Fichtenbestand fließt. Maßnahmen Der nicht einheimische und nicht standortgerechte Fichtenbestand 7a sollte kurzfristig entfernt werden. Anschließend sollte sich auf dieser Fläche durch natürliche Sukzession ein standortgerechter Laubmischwald entwickeln können. Die feuchte, nach Nordwesten geneigte Fläche hat das Potenzial, sich zu einem schluchtwaldähnlichen Laubwald zu entwickeln. Die restlichen nicht einheimischen Baumbestände sollten mittelfristig entfernt werden, sodass sich auch auf diesen Flächen durch natürliche Sukzession ein standortgerechter Laubmischwald entwickeln kann. Wie bereits weiter oben erläutert, können sich Grau-Erlen durch Stockausschläge und Wurzelbrut nach dem Absägen schnell regenerieren und wieder ausbreiten. Aus diesem Grund sollten die Grau-Erlen mitsamt der Wurzelstöcke ausgerissen oder die Wurzelstöcke nach dem Absägen weggefräst werden. 26 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 3.8. Ehemalige Bauschuttdeponie Beschreibung Bei den Flächen 8a und 8b (Karte 5a) handelt es sich um eine ehemalige Bauschuttdeponie, die bis etwa 2005 genutzt und anschließend zum Teil mit nicht einheimischen Grau-Erlen aufgeforstet wurde. Fläche 8a besteht heute aus einem Mosaik aus mit Weiden stark verbuschten Bereichen, magerrasenähnlicher Vegetation und im nordwestlichen Teil lokal auch vegetationslosen Schlackenflächen. Entlang des Weges hat sich in einem schmalen Streifen eine dichte und hohe Vegetation entwickelt, die von der Großen Brennnessel beherrscht wird. In weiten Bereichen der restlichen Fläche existiert dagegen nur eine spärliche und relativ niedrige, magerrasenähnliche Vegetation. Fläche 8a ist zurzeit die einzige Fläche im Teilgebiet “Groussebësch“, auf der die Zauneidechse (Lacerta agilis) vorkommt. In geringer Dichte kommt hier ebenfalls die Mauereidechse (Podarcis muralis) vor. Der obere Hangbereich der Fläche 8b (östlicher Teil der Fläche) wurde mit Grau-Erlen aufgeforstet. Der restliche Bereich dieser Fläche ist weitgehend gehölzfrei, die Krautvegetation ist zum Teil dicht und hoch, zum Teil aber auch lückig und magerrasenähnlich. Maßnahmen Bei entsprechender Pflege könnten sich diese südwestexponierten Flächen zu artenreichen Offenlandbiotopen und Magerrasenkomplexen entwickeln. Um dieses Ziel zu erreichen und auch den Lebensraum von Zaun- und Mauereidechse zu erhalten, müssen dringend Pflegemaßnahmen durchgeführt werden. Zuerst sollten umfangreiche Entbuschungsmaßnahmen durchgeführt werden, bei denen auf Fläche 8a die vorhandenen Weiden und auf Fläche 8b die nicht einheimischen Grau-Erlen entfernt werden. Da sich Grau-Erlen und Weiden durch Stockausschläge nach dem Absägen schnell regenerieren und weiter ausbreiten, sollten die Bäume mitsamt der Wurzelstöcke ausgerissen werden. Das Schnittgut muss aus den Flächen abtransportiert werden. 27 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Anschließend sollten die Flächen durch regelmäßige Pflege offen gehalten werden. Aufgrund ihrer Größe (insgesamt knapp 7
- ha)und des für eine Mahd schwierigen Geländes (zum Teil relativ steile Hanglage), sollte dabei eine Beweidung bevorzugt werden. Dabei wäre es sinnvoll, die Flächen in mehrere Teilbereiche zu unterteilen und jedes Jahr abwechselnde Teilbereiche zu beweiden. 3.9. Ablagerungsflächen Beschreibung Im östlichen Teil des „Kiemerchen“ existieren 2 Flächen (Nummer 9, Karte 5b), auf denen größere Mengen grauer Dolomitstäube abgelagert wurden; die östliche der beiden Flächen ist zudem zum Teil mit Asphalt versiegelt (Foto 14). Maßnahmen Angaben des Nachhaltigkeitsministeriums zufolge ist geplant, diese Ablagerungen und auch den Asphalt im Herbst 2017 zu entfernen. Anschließend sollten die Flächen in den zu erstellenden Pflegeplan für die Offenlandbereiche aufgenommen und in Zukunft gehölzfrei gehalten werden. 3.10. Grünland Beschreibung Grünland kommt im geplanten Naturschutzgebiet nur sehr lokal und kleinflächig im Südwesten des Teilgebietes „Kiemerchen“ vor (Mähwiese, Karte 5b, Nummer 10). Maßnahmen Die Wiese sollte extensiv genutzt werden, das heißt auf Düngung, Kalkung, Pestizide, Übersaat und Umbruch sollte verzichtet werden. Zwischen dem 15. April und dem 15 Juni sollte kein Befahren und keine Bodenbearbeitung erfolgen. Um diese Extensivierung der Nutzung zu erreichen, sollte versucht werden Bewirtschaftungsverträge mit Nulldüngung abzuschließen (Biodiversitätsverträge oder vergleichbare Agrarumweltmaßnahmen). 28 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) 3.11. Weitere Maßnahmen Eine durchschnittlich 10 m breite und im geplanten Naturschutzgebiet fast 2 km lange Straße durchquert das Teilgebiet „Kiemerchen“ von Nordwest nach Südost (Foto 15). Dies entspricht einer versiegelten Fläche von immerhin 2 ha. Diese Straße sollte entfernt und durch einen unversiegelten und maximal 5 m breiten Weg ersetzt werden. Dadurch könnten im Randbereich des neuen Weges auf einer Fläche von circa 1 ha neue Magerrasenkomplexe entstehen und auch der unversiegelte Weg selbst wäre als Lebensraum für an Extremstandorte angepasste Tier- und Pflanzenarten von Bedeutung. Im geplanten Naturschutzgebiet existieren an 3 Stellen Stolleneingänge: • • • südöstlich von Lasauvage (Stolleneingang „Crosnière“) südöstlich der Fläche 3a im „Réierbachtal“ (Karte 5a, Nummer 12) im Bereich „Scheiergronn“, im Norden des Teilgebietes „Kiemerchen“ (Karte 5b, Nummer 12) Um unerlaubte Eintritte zu verhindern, wurden die 3 Stolleneingänge auf unterschiedliche Art und Weise verschlossen (siehe Fotos). Während der Stolleneingang „Scheiergronn“ relativ fledermausgerecht verschlossen wurde, ist dies bei den beiden anderen Eingängen nicht der Fall. Hier wurden die Ansprüche der Fledermäuse, für die diese Stollen als Winter- und Schwarmquartier von großer Bedeutung sind, nur ungenügend berücksichtigt, sodass die Stollen ihre Bedeutung für Fledermäuse weitgehend verloren haben. Zum Schutz der artenreichen Fledermausfauna wären daher folgende Maßnahmen sehr wichtig (Harbusch, schrift. Mitt. 2017): • Eingang „Réierbachtal“: Mauer komplett entfernen und durch Gittertore mit waagerechten Stäben und mindestens 15 cm Abstand zwischen den Stäben ersetzen. • Eingang „Crosnière“: am Außengitter die oberen Gitterstäbe ganz öffnen um einen freien Flug zu ermöglichen. 29 Ecotop Ausweisungsdossier zum geplanten Naturschutzgebiet “Kiemerchen / Scheiergronn / Groussebësch“ (ZPIN37) Literaturverzeichnis • Colling G.