13 MEMORIAL. MÉMORIAL des DU Grand-Duché de Luxembourg. Samedi, 12 Janvier 1901. Großherzogthums Luxemburg. N°.2 Samstag, 12 Januar 1901. Arrêté du 8 janvier 1901, rapportant la défense Beschluß vom 8
Art. 10des Gesetzes vom 28.
Dezember 1883 wird vom
- auf den
- Januar in der Gemeinde Munshausen eine Untersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage eines Feldweges zu Munshausen. Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein alphabetisches Verzeichniß der betheiligten Eigen- 15 intéressés, ainsi que le projet des statuts de thümer, sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes l'association sont déposés au secrétariat commu- sind auf dem Gemeindesekretariat von Munshausen, nal de Munshausen, à partir du 14 janvier. vom 14 Januar ab, hinterlegt. M. Thinnes, membre de la Commission d'agriHr. T h i n n e s , Mitglied der Ackerbau-Commisculture à Binsfeld, est nommé commissaire à l'en- sion zu Binsfeld, ist Zum Untersuchungscommissar quête. I l donnera les explications nécessaires ernannt. Die nöthigen Erklärungen wird er den aux intéressés, sur le terrain, le 28 janvier, Interessenten am
- Januar, von 9—11 Uhr de 9 à 11 heures du matin, et recevra les récla- Morgens, an Ort und Stelle geben, und am mations le même jour, de 2 à 4 heures de rele- selben Tage, von 2—4 Uhr Nachmittags, etwaige vée, à l'école communale de Munshausen. Einsprüche im Schulsaale zu Munshausen entgegennehmen. Luxembourg, le 9 janvier
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 1883, i l sera ouvert du 14 au 28 janvier, dans la commune de Winseler, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour la construction et le redressement de chemins d'exploitation à Winseler. Le plan de situation, le devis détaillé des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposés au secrétariat communal de Winseler, à partir du 14 janvier. M. Derneden, membre de la Commission d'agriculture à Baschleiden, est nommé commissaire à l'enquête. I l donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 28 janvier, de 9 à 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, à l'école communale de Winseler. Luxembourg, le 9 janvier
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 1883, i l sera ouvert du 15 au 29 jan- Luxemburg, den
- Januar
- Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft,
Art. 10des Gesetzes vom 28.
Dezember 1883 wird vom
- auf den
- Januar, in der Gemeinde Winseler eine Untersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage und Redressirung von Feldwegen zu Winseler. Der Situationsplan, der Kostenanschlag ein alphabetisches Verzeichniß der betheiligten Eigenthümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Winseler, vom
- Januar ab, hinterlegt. Hr. D e r n e d e n , Mitglied der Ackerbau-Commission zu Baschleiden, ist zum Untersuchungscommissar ernannt. Die nöthigen Erklärungen wird er den Interessenten am
- Januar, von 9—11 Uhr Morgens, an Ort und Stelle geben und am selben Tage, von 2—4 Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Winseler entgegennehmen. Luxemburg, den
- Januar
- Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Art. 10des Gesetzes vom 28.
Dezember 1883 wird vom
- auf den 29.Januar,inder 16 vier, dans la commune de Remerschen, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour l'établissement d'un chemin d'exploitation « Auf in Steif Land » à Schengen. Le plan de situation, le devis détaille des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposes au secrétariat communal de Remerschen, à partir du 15 janvier. M. Neyen, vétérinaire du Gouvernement à Remich, est nomme commissaire à l'enquête. Il donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 29 janvier, de 9 à 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, à l'école de Schengen. Luxembourg, le 9 janvier
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 1883, il sera ouvert du 21 janvier au 4 février, dans la commune de Mondorf, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour l'établissement de chemins d'exploitation à Altwies. Le plan de situation, Je devis détaillé des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposés au secrétariat communal de Mondorf, à partir du 21 janvier. M. Neyen, vétérinaire du Gouvernement à Remich, est nommé commissaire à l'enquête. I l donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 4 février, de 9 a 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, à l'école d'Altwies. Luxembourg, le 9 janvier
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Gemeinde Remerschen eine Untersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage eines Feldweges "Auf'm Steif Land" zu Schengen. Der Situationsplan, der Küstenanschlag, ein alphabetisches Verzeichniß der betheiligten Eigenthümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Remerschen, vom
- Januar ab, hinterlegt. Hr. Neyen, Staatsthierartzt zu Remich, ist zum Untersuchungscommissar ernannt. Die nöthigen Erklärungen wird er den Interessenten am
- Januar, von 9—11 Uhr Morgens, an Ort und Stelle geben, und am selben Tage, von 2—4 Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Schengen entgegennehmen. Luxemburg, den
- Januar
- Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Art. 10des Gesetzes vom 28.
Dezember 1883 wird vom
- Januar auf den
- Februar, in der Gemeinde Mondorf eine Untersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage von Feldwegen zu Altwies. Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein alphabetisches Verzeichniß der betheiligten Eigenthümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Mondorf, vom
- Januar ab, hinterlegt. Hr. Neyen, Staatsthierarzt zu Remich, ist zum Untersuchungscommissar ernannt. Die nöthigen Erklärungen wird er den Interessenten am
- Februar, von 9—11 Uhr Morgens, an Ort und Stelle geben und am selben Tage, von 2—
- Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Altwies entgegennehmen. Luxemburg, den
- Januar
- Der Staatsminister, Präsident, der Regierung, Eyschen. 17 Avis. — Association syndicale. Par arrêté du soussigné en date de ce jour, l'association syndicale pour la construction de chemins d'exploitation aux lieux dits « Rosporterweg», «Holzen Brück» etc. à Osweiler, dans la commune de Rosport, a été autorisée. Cet arrêté ainsi qu'un double de l'acte d'association sont déposes au Gouvernement et au secrétariat communal de Rosport. L u x e m b o u r g , le 9 j a n v i e r
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heutigen Tage ist die Syndikatsgenossenschaft für Anlage von Feldwegen, an den Orten genannt "Rosporterweg", "Holzen Brück" u.s.w., zu Osweiler in der Gemeinde Rosport, ermächtigt worden. Dieser Beschluß sowie ein Duplikat des Genossenschaftsaktes sind auf der Regierung und im Gemeindesekretariate von Rosport hinterlegt. Luxemburg, den 9 Januar 1901 Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen EYSCHEN. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 déGemäß Art. 10 des Gesetzes vom
- Dezember cembre 1883, il sera ouvert du 21 janvier au 1883 wird vom 231, Januar auf den
- Februar 4 février, dans la commune de Bettendorf, une in der Gemeinde Bettendorf eine Untersuchung enquête sur le projet et, les statuts d'une asso- abgehalten über das Projekt und die Statuten ciation à créer pour l'établissement de chemins einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage von Feldwegen zu Bettendorf. d'exploitation à Bettendorf. Le plan de situation, je devis détaillé des traDer Situationsplan, der Kostenanschlag, ein vaux, un relevé alphabétique des propriétaires alphabetisches Verzeichniß der betheligten Eigenintéressés, ainsi que le projet des statuts de thümer sowie das Projekt des Genossenschaftsl'association sont déposés au secrétariat com- aktes sind aus dem Gemeindesekretariat von Bettendorf, vom
- Januar ab, hinterlegt. munal de Bettendorf, à partir du 21 janvier. Hr. Wolfs, Staatsthierarzt zu Diekirch, ist M. Wolff, vétérinaire du Gouvernement à Diekirch, est nommé commissaire à l'enquête. zum Untersuchungscommissar ernannt. Die nöIl donnera les explications nécessaires aux inté- thigen Erklärungen wird er den Interessenten, ressés, sur le terrain, le 4 février, de 9 à 11 am
- Februar, von 9—11 Morgens, an Ort heures du matin, et recevra les réclamations und Stelle geben und am selben Tage, von 3—4 le même jour, de 12 à 4 heures de relevée, à Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Bettendorf entgegennehmen. l'école de Bettendorf. Luxembourg, le 12 janvier
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, Luxemburg, den
- Januar
- Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. EYSCHEN. Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 1883, i l sera ouvert du 31 janvier au 14 février, dans la commune de Mertzig, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour l'établissement d'un chemin d'exploitation « Auf der Flœtz » à Mertzig. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft
Art. 10des Gesetzes vom 28.
Dezember 1883 wird vom
- Januar auf den
- Februar, in der Gemeinde Mertzig eine Untersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage eines Feldweges "Auf der Flötz" zu Mertzig 18 Le plan de situation, le devis détaillé des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposés au secrétariat communal de Mertzig, à partir du 31 janvier. M. Toussaint, membre de la Commission d'agriculture à Schieren, est nomme commissaire à l'enquête. I l donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 14 février, de i) à 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, à l'école de Mertzig. Luxembourg, le 12 janvier
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. — Association syndicale. Couronnement à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 188.'), il sera ouvert du 31 janvier au 14 février, dans la commune de Bascharage, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour l'établissement de, chemins d'exploitation à Linger. Le plan de situation, le dévis détaillé des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposés au secrétariat communal de Bascharage, à partir du 31 janvier. M. Risch, membre de, la Commission d'agriculture à Cap, est nommé commissaire à l'enquête. I l donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 14 février, de 9 à 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, à l'école do Linger. AVIS. Luxembourg, le 12 janvier
- Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Avis, — Bourses d'études. Une des bourses d'études de la fondation Seyler, fondée près l'Athénée en faveur do jeunes Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein alphabetisches Verzeichnis; der betheiligten Eigenthümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Mertzig, vom
- Januar ab, hinterlegt. Hr. Toussaint, Mitglied der AckerbauCommission zu Schieren, ist zum Untersuchungscommissar ernannt. Die nöthigen Erklärungen wird er den Interessenten am
- Februar, von 9—11 Uhr Morgens, an Ort und Stelle geben und am selben Tage, von 2—4 Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Mertzig entgegennehmen. Luxemburg, den
- Januar
- Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft.
Art. 10des Gesetzes vom 28.
Dezember 1883 wird vom 31. Januar auf den 14. Februar, in der Gemeinde Niederkerschen eine Untersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage von Feldwegen zu Linger. Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein alphabetisches Verzeichniß der betheiligten Eigenthümer sowie das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Niederkerschen, vom 31. Januar ab, hinterlegt. Hr. Risch, Mitglied der Ackerbau Commission zu Cap, ist zum Untersuchungscommissar ernannt. Die nöthigen Erklärungen wird er den Interessenten am 14. Februar, von 9 11 Uhr Morgens, an Ort und Stelle geben und am selben Tage, von 2—4 Uhr Nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale Zu Linger entgegennehmen. Luxemburg, den 12. Januar 1901. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Studienbörsen. Eine Studienbörse der Stiftung Seyler, für Athenäumsstudien zu Gunsten unbemittelter 19 gens sans fortune de la ville de Luxembourg, est vacante à partir du 1er octobre dernier. Les prétendants à la jouissance de cette bourse sont invités à me faire parvenir leurs demandes, accompagnées des pièces justificatives de leurs droits, pour la fin du présent mois. Studenten aus der Stadt Luxemburg, ist seit dem 1. October letzthin fällig. Bewerber um den Genuß dieser Börse sind gebeten, mir ihre diesbezüglichen Gesuche nebst Belegstücken für spätestens Ende lfd. Mts. zukommen zu lassen. Luxemburg, den 10. Januar 1901. Luxembourg, le 10 janvier 1901. Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. Avis, Justice. Par arrêté grand-ducal en date de ce jour, il a été accordé à M. Tony Schiefer, sur sa demande, démission honorable de ses fonctions de juge de paix du canton de Grevenmacher. Luxembourg, le 12 janvier 1901. Le Ministre.d'État,Président du Gouvernement, Der General-Director der Finanzen, M. M o n g e n a s t . Bekanntmachung. — Justiz Durch Großh. Beschluß vom heutigen Tage ist Hrn. Tony Schäfer, auf sein Ansuchen, ehrenvolle Entlassung als Friedensrichter des Cantons Grevenmacher bewilligt wurden. Luxemburg, den 12. Januar 1901. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, EYSCHEN. Eyschen. Bekanntmachung. — Zollwesen Die Anweisung zur Ausführung des Vereinszollgesetzes (Seite 1 ff. der Beilage zur Nr. 57 des Memorials für 1888) und das Visenbahn-Zollregulativ (S. 40 ff. a. a. O.) sind in nachstehender Weise ergänzt bezw. geändert: 1. I n Ziffer 11a der Anweisung zur Ausführung des Vereinszollgesetzes (zu den §§ 41, 47 und 72), sowie im § 23 Abs. 3 des Eisenbahn-Zollregulativs sind hinter den Worten: "sowie von in Eisenbahnwagenladungen eingehendem Petroleum", - die Worte eingeschaltet: "und Bier". 2. I n Ziffer 11e der gedachten Anweisung, sowie im letzten Absatze des § 23 des EisenbahnZollregulativs hat der eiste Satz folgende Fassung erhalten : "Weicht des eisenbahnseitig angeschriebene Eigengewicht eines Wagens von dem bei der zollamtlichen Nachverwiegung ermittelten Gewicht um 2 Prozent oder mehr ab, so ist dies der Zolldirektivbehörde anzuzeigen". .1. § 18 Abf. 2 des Eisenbahn-Zollregulativs hat folgende Fassung erhalten : "Die Vorstände der Amtsstellen können die Zuladung anderer, aus dem freien Verkehre stammender Güter in diese Wagen gestatten, wenn eine Vertauschung dieser Güter mit den verladenen zollpflichtigen nicht zu befürchten ist. Die Eisenbahnverwaltung hat in diesem Falle der Zollbehörde ein Verzeichniß der zuzuladenden Güter unter Angabe von Zahl, Verpackungsart, Bezeichnung, Bruttogewicht und Inhalt zu übergeben. Das Verzeichnis ist bei der Verladung zu prüfen und dem Begleitschein anzustempeln. Vei Wagen, in welche Güter des freien Verkehrs mit zollpflichtigen Gütern verladen sind, dürfen auf dem Transporte, fälle eine Umladung erforderlich machen, Zu- und Abladungen nicht stattfinden". Luxemburg, den 9. Januar 1901. Der General-Director der Finanzen, M. M o n g e n a s t . 20 Bekanntmachung. - Vieheinfuhr nach Deutschland. — Untersuchung an der Grenze. Es wird hiermit zur Kenntniß der Interessenten gebracht, daß durch Verordnung des Hrn. Regierungs-Präsidenten in Trier vom 13. November 1900 der § 3a der Bekanntmachung vom 24. Februar 1889, betreffend die Untersu(...)ung der über die luxemburgische Grenze zur Einfuhr gelangenden Pferde, Wiederkäuer und Schweine (Memorial 1899, S . 131), folgende Fassung erhalten hat: § 3. "Die Einfuhr ist gestattet:
- a)Für den Bahnhof Karthaus an allen, den Viehmarkttagen der Stadt Trier vorhergehenden "Tagen und außerdem an den für die luxemburgischen Orte Luxemburg, Neulich, Grevenmacher, "Wasserbillig, Echternach, Ettelbrück, standen, Diekirch und Mersch festgesetzten Viehmarkttagen von " 6 - 9 Uhr Nachmittags." Luxemburg, den 40. Januar 1901. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Luxbg. Imp, Lib. d. I C. V Bück ; L, Bück, Succ. 1 MEMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthums Luxemburg ANNEXE au N° 2 de 1901. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation de l'Industrie et du Commerce pendant les années 1898 et 1899, Considérations générales. Les années 1898 et 1899 marqueront dans les anales de notre industrie et de notre commerce; pendant ces deux années, peut-être les plus prospères de ce siècle, le mouvement de notre industrie n'a fait qu'augmenter sans que cette augmentation énorme ait porté atteint à la réalisation et au maintien des prix élevés; au contraire, les demandes incessantes ducs à une consommation toujours croissante, ont provoqué, une élévation des prix pour tous nos produits. Cette tendance de hausse continuelle et presque exagérée jette cependant une ombre sur la situation brillante de nos jours: car, arrivée au point culminant, le mouvement rétrograde doit être devant les portes; espérons qu'il se dessinera lentement et qu'il ne compromettra pas, par une baisse ou une dépréciation trop brusque les beaux résultats acquis. jusqu'ici C'est notamment notre industrie métallurgique qui a été favorisée par des avantages économiques; une production pleine a pu être écouté aux prix les plus élevé; les minières n'ont pu fournir à temps la matière première; les fontes et l'acier, en effet, étaient tellement demandés et recherchés que nos moyens de production ne suffisaient plus; c'est ainsi que les sociétés métallurgiques existantes ont augmenté le nombre de leurs hautes fourneaux; d'autres sociétes ont fait de nouvelles constructions assurant un supplément important de production. 2 De ce centre de prospérité rayonnent dans toutes les directions les bienfaits économiques : le capital engagé dans l'industrie métallurgique est largement rémunéré ; l'ouvrier, dont lus salaires sont élevés, réguliers et durables, est à son aise; le commerce se ressent jusque dans les plus humbles magasins des effets de cette prospérité ; le luxe soutire an riche le tropplein de son revenu, tandis que l'ouvrier, devenu aisé, augmente ses dépenses; par ces deux voies le commerce recueille en partie le bénéfice de nos industries et y participe donc indirectement. Quelle large part notre commerce ne prend-il pas dans les installations et. dans les nouvelles constructions de nos usines? Les fournitures sont largement payées en raison de l'exigence des besoins et de l'existence des bénéfices extraordinaires. Nos autres industries, celles qui écoulent leurs produits dans le pays, dépendent également de la marche de notre industrie métallurgique; elles aussi, non moins que le commerce, sont dans la même sphère de rayonnement ; c'est en effet de l'aisance de nos classes ouvrières que profitent nos brasseries, nos fabriques de tabacs, nos meuneries et fonderies; aussi toutes ces industries ont continué leur exploitation dans des conditions très rémunératrices. Parmi les industries exportant les marchandises, les fabriques de tabacs, lus tanneries à tannage accéléré, les fonderies et une partie de la ganterie ont eu des résultats favorables ; d'autres, telles que les draperies, les tanneries à l'ancien système et les ganteries fabriquant des gants de luxe, ont toujours à lutter contre un courant contraire de conditions économiques. Espérons que la lutte soutenue à grands efforts finira par donner raison à ces industriels actifs et intelligents. Sauf donc ces quelques exceptions, la situation industrielle et commerciale de notre pays est florissante; cela résulte, du reste, incontestablement de l'augmentation importante des recettes de nos chemins de 1er, du mouvement toujours croissant de nos divers services postaux et de nos établissements de crédit, enfin de l'accroissement incessant des dépôts à la Caisse d'épargne. On pourrait peut-être objecter à l'égard de cette assertion que le nombre des faillîtes et concordats préventifs a été de beaucoup supérieur aux années précédentes; en effet et tandis que le nombre des faillites en 1897 a été à Luxembourg et à Diekirch de 14, il a été en 1898 de 41, et en 1899, de 22; celui des concordats préventifs qui, en 1897, s'élevait, à Luxembourg et à Diekirch, à 7, a été en 1898 de 8, et en 1899, de 15, D'après ces données, l'année, 1890 laisserait paraître une. situation moins saine, moins solide. Mais tel n'est pas le cas et le chiffre supérieur des faillites et des concordais trouve une, explication très naturelle: c'est que le développement de nos affaires en général stimule, quelque peu l'esprit d'initiative et d'entreprise qui, engagé souvent dans des mains moins solides, doit réserver des surprises et des mécomptes; aussi toutes ces déconfitures sont de très peu d'importance et resserrées dans les conditions les plus modestes. La Chambre de commerce a toujours suivi avec grand intérêt le développement des études techniques et commerciales. Elle constate avec grande satisfaction que ce développement est constant. Nous renvoyons pour les détails des fréquences et pour la statistique dos écoles de commerce et d'artisans et sur les cours professionnels du soir, au tableau que nous ferons suivre dans le présent rapport. Dans le courant de l'année dernière il a été organisé, grâce à l'Initiative du Gouvernement, un cours professionnel pour les jeunes filles; ce cours comprend l'enseignement de la 3 langue anglaise, de la comptabilité en partie simple et en partie double, de l'arithmétique commerciale, etc. Nous sommes heureux de constater que l'utilité de ces cours a été appréciée par nos familles; les élèves qui suivent avec assiduité sont très nombreuses, elles puisent à ce cours de quoi se rendre utiles soit comme comptables, soit comme correspondants dans les affaires de leur propre Camille ou ailleurs. Il serait à désirer que l'assiduité chez les jeunes gens fût aussi grande que chez les jeunes filles; les efforts et les dépenses du Gouvernement, sa sollicitude pour cet enseignement si utile justifieraient un succès plus complet. Le jeune homme n'est pas assez tenace; on se présente d'ordinaire en nombre suffisant lors «les inscriptions, mais pendant la durée des cours les désertions sont très nombreuses et beaucoup d'élèves quittent au milieu du cours sans en avoir profité. Nous formons le vœu que les familles et les élèves apprécient davantage le mérite et l'utilité de ces cours et qu'ils profitent largement de ses bienfaits ; ce sera donc réalisé au prix d'un simple effort moral sans aucune charge matérielle. A cette occasion nous croyons devoir insister de nouveau sur les avantages des études de notre écolo industrielle et commerciale. Dans cette école, c'est notamment la partie commerciale qui est négligée; les classes supérieures ne comptent que 4 à 5 élèves. Avant l'expérience faite nous comprenions l'hésitation de suivre ce cours en entier, mais aujourd'hui après les résultats acquis, après qu'il a été prouvé qu'à la sortie de la première les élèves munis du brevet de leur examen de capacité occupent immédiatement des places bien rémunérées chez les meilleures sociétés du pays qui les recherchent ou les admettent de préférence a d'autres ; aujourd'hui, disons-nous, cette hésitation devrait disparaître et céder la place à l'empressement de suivre cet enseignement commercial qui, mieux et plus vite que tout autre, assure au jeune homme sérieux des avantages matériels et un avenir souriant. Dans l'énumération des travaux de la Chambre de commerce on trouvera que notre corps a accueilli favorablement l'idée de créer dans nos grands centres industriels des écoles techniques et autres qui prennent pour orientation spéciale l'industrie locale. Ces écoles fonctionnent depuis un certain temps avec grand succès en Allemagne et surtout en Alsace-Lorraine. Nous no doutons pas que le môme succès ne puisse être obtenu chez nous. Plusieurs question» du plus haut intérêt et d'une portée considérable ont été traitées pendant les années 1898 et 1899. Parmi les travaux qui ont occupé les séances de la Chambre de commerce, nous signalerons : 1° une proposition présentée par la Direction impériale de Strasbourg visant une réduction des tarifs pour km petits colis sur les chemins de fer du Grand-Duché qui sont exploités par l'administration impériale, pareille à celle qui a été mise en vigueur sur les lignes de l'État prussien à partir du 1er octobre 1898 ; 2° un projet du Gouvernement concernant l'établissement, sur les terrains du Fort Bourbon, d'un entrepôt public relié par des rails à la gare centrale; 8° une réclamation présentée par des meuniers et des boulangers d'Echternach contre l'abondance de la monnaie de billion ; 4° une proposition de la Légation d'Allemagne relative à l'établissement d'une statistique des produits industriels du Grand-Duché, comme complément à la statistique générale du Zollverein ; 4 5° un rapport sur les changements à introduire dans notre législation sur le travail des enfants et des femmes, notamment en ce qui concerne les femmes en couches; 6° une réclamation au sujet de l'insuffisance de la halle aux marchandises ; 7° un rapport relatif à la suppression de la foire aux cuirs à Luxembourg; 8° un rapport sur les changements à introduire dans la loi sur les concordats préventifs de la faillite ; 9° un projet du Gouvernement tendant à la création d'une école ouvrière à Esch-s.-A,; 10° un rapport au Gouvernement au sujet de l'introduction, dans le Grand-Duché, 11° un rapport au Gouvernement au sujet de la loi allemande sur le commerce du beurre, du fromage, du saindoux, etc. ; 12° un rapport sur la question du repos dominical ; 13° un rapport sur le projet de loi relatif à l'arbitrage en cas de conflits collectifs entre patrons et ouvriers ; 14° un rapport sur l'avant-projet de la loi portant institution d'une caisse de retraite à annexer à la Caisse d'épargne ; 15° un rapport sur l'état défectueux des billets de la Banque Internationale à Luxembourg, * Nous terminons cet aperçu rapide par quelques desiderata sur lesquels nous croyons utile de revenir en cet endroit ; 1° Les insuffisances de notre loi sur les sociétés commerciales se font vivement sentir. La loi de 1807 continue à rester en vigueur dans le Grand-Duché, alors que tous les autres États de l'Europe ont cherché à adapter leur législation sur cette matière aux progrès immenses qui ont été faits depuis sur le domaine industriel et commercial. 2° Une réforme de notre loi sur les effets de commerce s'impose. Certaines dispositions de la loi de 1807 ne sont plus en rapport avec les exigences du commerce moderne ; plusieurs de ces dispositions, mesquines ou tracassières aujourd'hui, ont été remaniées dans les autres pays qui se sont efforcés de perfectionner ainsi leurs instrumenta de payement, 3° Enfin nous signalons la nécessité d'introduire dans le Grand-Duché une législation spéciale sur le chèque, analogue a celle qui existe dans d'autres pays. A l'heure qu'il est, le chèque est traité par la jurisprudence et le fisc luxembourgeois comme une lettre de change déguisée et soumis, comme telle, au timbre des effets de commerce, alors que dans d'autres pays, en France p. ex., le chèque sur place n'acquitte qu'un droit uniforme du 10 centimes, et le chèque de place à place, un droit de 20 centimes. de Chemins de fer. I. — Guillaume-Luxembourg. Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant les années 1898 et 1899. TONNAGE DES MARCHANDISES EN PETITE VITESSE. TRAFIC TOTAL. Trafic intérieur... Trafic d'exportation : par la ligne de Thronville... id. de Trois-Vierges... id de Bettingen... id. de Wasserbillig ... Trafic d'importation: par la ligne de Thronville de Trois-Vierges... id. de Bettingen. id. de Carthaus... id. Trafic de transit Gouvy... par Thronville: via via St Vith... id. Via Bettingen... id. Via Thronville par Gouvy : via Andun-Ie-Tiche id. via St. Vith... id. via Sterpenich... id. via Carthaus... id. par St, Vith: via Thronville . . . . via Andun-le-Tiche... id. via Gouvy... id. via Sterpenich . . . . id. via Thronville... par id. via St -Vith... via Carthaus... id. Gouvy... par Carthaus: via via Steipenich . . . . id. via Gouvy... par Andun: via St.-Vith... id. 1898. T. 1899, 1898 1899. 522,093.700 559,306.400 K. 312,386 800 488,940,090 349,185.700 619,954.300 441.843.800 716,232.600 408,454.500 627,313.100 135,831.400 78,114.900 100,574 .500 666,727.400 199,669.300 105,977.200 12,939.400 64,332700 194,843.100 287,915.200 30,837.400 4,910.900 469.200 75,959.900 16,605.000 494,798.800 220.000 85,882.200 246.700 36,581.700 59,250.700 20,106.000 1,770,467.400 2,193,844.000 152,638.300 665,550.800 6,116 .800 38,500 800 150,824. 100 259,669, 000 42,320. 800 4,516. 800 8,720, 000 913, 400 74,640, 700 12,965 500 2,977. 100 205,265, 600 462,293. 400 4,100 400 41,836. 000 541. 400 29,975 300 114,835. 300 14 ,952,800 987,248.200 1,123,835.000 1,3 1,4 ) 4,669,377,900 2) 5,358,011,800 1 1) A ce chiffres, il faut ajouter:1° 107,668 t; 47,820 t; 49270t; 195,489t. de cokes en provenances de l'Allemagne et dirigées via Trois Vierges et Luxembourg, respectivement vers les stations du Prince Henri et le bassin de Longwy; 2° 13,829t, 27,765 t, 11,833 t et 12,615 t, fontes brutes, expédiées vers l'Allemagne par Luxembourg et Trois-Vierges, en provenance des stations de Differdange (via Esch), Rodange, le (...) de Longwy et Steinfort; 3° 120t, 2482t, et 24,977t, de minerais de fer expédiées suivant la même route, en provenance des stations de Differdange, Obercorn (vis Esch) et de Lamadelaine (vis Bettingen); 4° 6479 t., 29, 486 t. et 146 611 t. de minerais expédiées par les (...) du Guillaume-Luxembourg et en transit par ligne des minières, en destination resp. de la France, par Rodange Frontière française et de la Belgique via Athus; 5° enfin 29, 005 t., 12,227t. et 645t. de minerais expédiées en service direct des stations de Belvaux, Obercorn et Differdange, en destination des hauts-fourneaux de Dommeldange Le trafic total se trouve ainsi élevé à 5,886,5833 tonnes. 2) A ce chiffre, il faut ajouter: 1° 111, 116t., 51,227t. 58,409 t, 1,970 t., 215,614 t. de cokes, en provenance de l'Allemagne et dirigées vis Trois Vierges, Luxembourg et l'Attert, respectivement vers les stations du Prince-Henri, d'Athus et du bassin de Longwy; 2° 29,749t., 42,125 t., 5,608 t. 15,750 t. de fontes brutes, expédiées vers l'Allemagne par Luxembourg et Trois Vierges, en provenance des stations de Differdange, Rodange, le bassin de Longwy et Stainfort; 3° 347 t., 2,517 t., 1,909t. 22,960 t. 4,809 t. de minerais de fer expédiées suivant La même route, en provenance des stations de Obercorn, Differdange Lamadelaine, bassin de Longwy; 4° 2,092 t. 94,515 t. de minerais, expédiées par les stations du Guillaume Luxembourg et en transit par la ligne des minières, en destination resp. de la France, par Rodange frontière française et de la Belgique via Athus, 5° enfin 41,416 t., 19,856 t., 2,489 t. de minerais, expédiées en service direct des stations de Belvaux, Obercorn et Differdange, en destination des hauts-fourneaux de Dommeldange. Le trafic total se trouve ainsi élevé à 6,076,915t. 800 kilogr. 6 DES MARCHANDISES. Années, Expéditions par nature de marchandises et destinations. Minerais oolithiques T K 1898 227,231,000 DÉSIGNATION Plâtres Chaux Bois 00,235,400 277,297.200 49,008.000 275,384,300 39,784,000 » 582,450,200 31,363,900 » 3,228,600 1,354,700 1,221,400 1,142,700 24,416,500 1899 1,607,700 687,100 892.200 2,097,000 29,294.700 1898 65,000 636,000 392,000 829,300 398,000 1899 70,000 109,800 382,000 904.600 723,000 1898 200,800 38,100 . . . . 96,900 6,444,000 1899 1,099,900 20.500 684,000 80,000 11,016,300 1898 1,584,600 253,000 272,500 213,700 13,518,300 15,842,100 » » 18,387,900 11,315,700 » 1,401,400 1,668,000 524.100 374,990 14,419,500 1,267,200 201,200 971,000 1899 4 055,800 891,800 289,100 1898 1,218,400 712,700 1899 540,100 496,400 scories... 1898 4,888,000 233,000 15,000 5,354,800 120,958,000 7,747,400 28,222,000 6,169,800 467,000 285,300 99,400 190,000 1899 7,482,500 271,900 280,800 131,000 158,900 215,100 308,500 152,700 1899 171,800 274,200 900 202,200 155,800 1898 511,500 558,800 261,400 1,747,300 5,993,300 1899 465,300 681,600 134,500 2,148,900 6.695.500 1898 10,386,000 9,611,400 3,573,100 11,796,800 80,680,820 33,941,300 57,733,100 6,763,200 30,708,910 77,386,500 1899 Sommes. . . 1898 812,386,800 1899 441,843,800 34,578,700 » 2,320,300 2,189,400 6,779,800 12,900,700 20,242,600 4,232,500 10,773,400 Cuirs tannés. . . . 1898 Divers » 76,358,000 **) 271,919,200 17,776,900 195,618,300 20,777,800 2,706,500 Boisson... 701,708,900 1899 1899 Sables et 1899 1898. 1898 «Céréales et pommes de terre, 1898 Écorces... TOTAUX T K T K T. K T K T K T. K. » 196,819,000 294.026,000 311,642,000 260 000,000 1,289,718,000 1899 314,650,000 *) 381,479,000 380,726.800 382,853,000 683 299,800 » 2,143,008,600 Fers et fontes . . . 1898 Pierres... via pour via via via Thronville trois-Vierges, Sterpenich. Carthaus. l'intérieur. (et Audun). » 2,497,500 » 1,512,400 » 131,449,400 44,005,200 » 966,200 864,900 9,072,300 » 10,125,800 110,048,120 » 206,533,010 2,299,082,220 488,940,600 349485,700 619,954,300 558,614,820 710332,000 408,454,500 027,813,100 882,955,500 » 3,076,799,500 *) Ce tonnage total se décompose en 115,913 tonnes dirigées par St. Vith vers l'Allemagne, et en 265,566 tonnes, dirigées par Gouvy vers la Belgique. **) Ce chiffre représente des expéditions dirigées jusqu'au totalité par S t - V i t h vers l'Allemagne. 7 Années. Importations par nature de marchandises et provenances. NATURE des marchandises. via Thronville. T Coke Houille Bois Céréals... Argiles, ardoises, etc. Sel Fers et fontes... Minerais . . . . Sucre, café, et«. . . Huile et pétrole . , Cuirs et peaux. . . Tabacs Boissons . . . . Produits chimiques , Divers Sommes... ... via K. via Trois-Vierges. Bettingen T. K. 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 225,000 36,210 000 5 870 500 *) 57,287.000 39,125000 47,824 000 51,422 200 22,440.300 692 000 19. 361.700 4,292 (300 21,446 100 3.742 100 2, 466 000 2, 687.000 3.012.400 5,745.000 1,486 900 1,191 600 14,931.700 1,758 800 1,190.300 44.900 4,439.800 1,427 800 2,268 700 15.674.400 13 000 10,907 300 55,140 000 . . . . 479 200 579.000 147 500 367.900 1.054,700 674.300 998,200 814 600 466.800 283.300 274 300 450.200 49 000 472 700 52.800 380 000 351.000 3,-487.000 232.700 3,127 400 10.700 233 900 487.800 1,163.400 4,490.400 48.888.200 15,443 200 25,227 000 1898 1899 135,831 400 199,669.300 78,414.900 105,977.200 T TOT AUX via K Wasserbillig. 1898. 1899. T T K 648,171 900 T K 26.707 000 585,029 900 65,392.600 591,088 100 41,037.100 13,041.500 45,404. 500 20.074 700 9,909 100 2,299 500 23,308 800 3,382 300 2,934 800 13,413 600 12,431.400 5 572 600 42,889 000 1,241,400 4,927.000 13,460 400 16 200 25 400 5 000 3,940 500 499.800 857 400 5,680 900 3,055.000 4,837,500 157 000 1,639.100 324,000 252 500 1,216.400 2,231.300 72.700 4,353.000 140.300 442.000 674.400 62 800 404.800 141.400 20.800 22.400 144.100 511.400 49.800 924.300 320.700 74.600 423.400 329.000 1,191,500 35,849.500 15,157.600 3,330.600 15,197.700 106,874.800 182,688.300 066,727.400 665,550.800 K. 719,638.200 111,027.500 139,341.700 32,262 400 49,429,800 22,856.500 24,303.400 21,365.900 34,510 700 1,775.000 1,235.300 10,313.400 24,478.400 13,975.300 57,134.500 3,024.300 1,984.300 4,033.000 6,306,100 1,536.400 888.800 684.200 599.300 4,400.100 4,602.100 739,600 3,141.400 101,385.700 59,241.500 987,248.200 1,128.835.600 *) Ce chiffre des importations de cokes par la ligne du Nord se décompose en 34,667 tonnes, arrivées via St.-Vith, et 22,620 tonnes, arrivées de Belgique via Gouvy. 8 Recettes effectuées et renseignements divers. Différence enn faveur de 1898. 1899. 1899. 1898. FR FR. C. C. FR. C 1.618,750.00 1,664,750 00 46,000.00 11.707,500.00 12,170,000.00 462,500.00 891,875.00 1,110,500.00 218,025.00 14,218,125.00 14,945,250.00 727,125.00 Produit kilométrique 81,713.25 85,989.25 4,276.00 Nombre des voyageurs transportés 1,859,376 Voyageurs et bagages... Marchandises Recettes diverses Produit total des transports . . . . fr. Produit moyen par voyageur 0.87 fr. 5,386,533 Nombre de tonnes transportées fr. Produit moyen par tonne Nombre de tonnes transportées à 1 kilomètre Produit moyen par tonne et par kilomètre . . 0.81 fr. . 0 06 2,17 , 017 . . . 19,900,000 km. 1.63 » fr. 0.002 fr, 230,300,000 250,200,000 . km. 42.70 km. 41.07 fr. 0.05 fr. 0.048 fr. . 690,382 6,076,915 2.00 . Parcours moyen 170,283 2,035,639 . . . . Trafic des nouveaux embranchements du Guillaume-Luxembourg pendant les années 1898 et 1899, Années Années. A. — Embranchement de Bettembourg à Dudelange. Thronville. Trois-Vierges. Sterpenich. T. K. T. K T. K. T. K, T. K. 4808 1800 5,163.000 3,083.000 21.634 000 35,937.000 302.500 3,413.000 24.449 000 21,932.000 3,425.500 8.045.000 34,974 000 72,4115000 b r u t . . . . 1808 1890 Fers et fontes. . . 1808 1800 Divers 1808 1800 19,927.000 9,309,200 13.124.400 4.008,000 2,512.0002,949.000 72,217.000 40,911.000 10,000.000 70.000 97,625.400 87,066.200 44,288.000 18,325.000 23,309,100 21,619.000 3,448 000 2,449,000 1,963.400 6,374.300 1,1,482 800 19,143.300 3,937.000 35,162.700 50,228.800 2,399 000 15,388.400 436.000 11,572.000 12,317.100 12,765.400 14,141 .200 14,209.000 66,219.000 61,977.200 Sommes . . . 1808 1800 59,777 100 52,341.200 40,603.400 22,267.300 102,159.900 29,171.400 253,981.100 41,334.000 24,308,500 127,433,500 36370.000 271,687.200
- a)EXPÉDITIONS, Minerais Acier via via via via do Carthaus. l'intérieur, TOTAUX. T. K.
- b)ARRIVAGES. Années. 9 via via via pour via Thronville. Trois-Vierges. Bettingen. Wasserbillig l'intérieur. T. K. T. K. T. K. T. K. T. K. 12,204.000 5,196,000 216,380 500 2,450.000 252,073.000 TOTAUX, T. K. Cokes 1898 1899 Houilles 1898 1899 1,270.000 1,279.000 65,819.000 64,687 000 19,389.500 16,213.000 'Minerais 1898 1899 36,754.000 100,65.1000 . . . . . . . . 18,674.000 19,304.000 . Divers 1808 1899 11,625.000 11,448.200 1,917.500 4,810.800 23,739 600 28,773.200 11,312 000 21,416.200 42,839.400 36,923.700 Sommes , , 1898 1899 49,649.600 113,382.200 70,040.500 74,693.800 61,803 100 230,512.500 75,731.200 497,636.400 66,740.200 266,252.400 60,554 200 581,622.800 • 460.000 1,340 000 25.000 228,609.500 259,719 000 82.500 83.500 87,021.000 83,602 500 2,300.000 54,207.500 111,935.500 . . . 23,547.000 143,506.000 70,070.400 94,795.300 B. — Embranchements du bassin de Rumelange.
- a)Ceux aboutissant à la station de Tétange ont expédié, en 1808,639,984 T. de minerais, et en 1899, 719,808 T. de minerais, dont la majeure partie pour l'étranger ;
- b)Celui qui aboutit à la station d'Ottange-Rumelange a expédié, en 1898,54,360 T. (dont 42,000 pour l'étranger). et en 1899,107,404 T. de minerais. 1897. 1896. T. K. Trafic total de Dudelange... » Tétange . » . , Rumelange ... 751,617.500 639,984.000 54,360.000 Trafic total fourni par les embranchements 1,445,961.500 T. K. 853,810.000 719,808.000 107,404.000 1,680,522.000 10 II. — Prince-Henri. Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant les années 1898 et 1 8 9 9 . I e r Réseau (Minières, Attert et Sûre). Longueur en exploitation : 147 kilomètres. 1898 1899 Différence en faveur de 1898. 1899. I . — Marchandises expédiées : T. K. T . K . T. K . T. K. 1° pour l'intérieur du pays 652,905 600 884,343.280 281,637.030 2° vers la France 248,206 850 201,516.360 46,690.490 3° i d . la Belgique 1,041,706 530 1,070,703.470 . . . . . . 28,996.940 4° i d . la Hollande 2,368.110 2,033.500 334.610 5° id. l'Allemagne 375,248.050 539,279.530 164,031.480 6° i d . la Suisse 220 000 200.000 20.000 7° id. l'Italie... 808.860 831.580 ... 2,720 Ensemble... 2,321,464.000 2,699,107.670 ... 877,648.670 I I . — Marchandises importées : 1° de la France, via Rodange (frontière) ... 26,126.290 2° de la Belgique :
- a)via Athus... 113,565 070
- b)via Sterpenich 33,601.920
- c)via Benonchamps... 2,971.710
- d)via Gouvy... 10,197.700 3° dé l'Allemagné :
- a)via Esch (Thionville et Karthaus) . . . 20,808.260
- b)via Bettingen (Thionville et Karthaus). 2,444.300
- c)via Trois-Vierges et Luxembourg... 402,760.620
- d)via Wasserbillig (Thionville et Karthaus) 16,934.700 Ensemble . . . . 620,500.570 26,245.160 ... 118,870 188,263.780 ... 34,277.330 3,013.010 ... 11,463.090... 74,698.710 675,410 41,300 1,265,390 70,874,170 3,026.370 ... 447,011.860 . . . . . . 17,178.720 800,853,490 . . . 49,475.910 582.070 44,251.240 244 020 171,352.920 III. — Marchandises en transit par la ligne des minières :
- a)via Esch-Athus et inversement 252,209.150 181,886.100
- b)via Esch-Rodange (frontière française). . 6,470.000 2,092.000 Ensemble . . . . 258,688,150 183,978.100 T O T A U X des marchandises transportées. . . 8,200,682.720 3,683,939.260 Produit moyen par voyageur . . . . . . . fr. id. par tonne de marchandises . » en 1898. 0,4551 1,0498 Produit kilométrique correspondant à 1898 ,, f r . 26,108 76 id. id. à 1899 . » 29,258 58 70,323,050... 4,387.000 . . . . . . 74,710.050. ... ... 474,286.540 ©a 1800. 0,4486 1,0331 11 II e R é s e a u (Ligne de Wiltz). — Longueur en exploitation : 20 kilomètres. 1898. I. — Marchandises expédiées : 1° pour l'intérieur du pays... 2° vers la Belgique... 3° vers l'Allemagne... Ensemble... II. — Marchandises importées : 1° de la Belgique :
- a)via Schimpach frontière...
- b)via Gouvy... 2° de l'Allemagne:
- a)via Trois-Vierges...
- b)via Wasserbillig...
- c)via Bettembourg... Ensemble... III. — Marchandises en transit par la ligne de Wiltz : via Kautenbach-Schimpach frontière et inversement . Total des marchandises transportées... 1899. Différence en faveur de 1899. 1898. T. K. T. K. T. K. T. K. 5,551.450 1,534.440 1,949.540 5.573 630 1,004.390 2,054.250 530.050 9,035.430 8,632.270 403.160 5.079.610 2,061 780 430.600 4.860 920 2,102.140 647.570 218.690 22.180 104.710 40.360 216,970 837 020 690.130 38.010 146 890 9,009.300 8,863.040 146.260 3.688.320 4,171.410 21,733.050 21,666.720 600.290 483.090 66.330 1° Les marchandises expédiées comprenaient : En destination d e : l'intérieur. la Belgique. l'Allemagne. T. K. 92.050 504.780 4,976.800 Pierres... Bois... Divers... Totaux . Différence en faveur de En tout 1899. 1898. 1898. T . K. T. K. T. K. T. K. 214 780 789.610 2,0,14.250 170.000 744.460 8,120.970 92.050 719.560 7,820.066 77 950 24.900 300 310 1,004.390 2,054.250 9,035.430 8,632.270 403.160 T. K. 1899. T. K. 2° Les marchandises importées comprenaient: Au départ d e : la Belgique l'Allemagne. T. K. 2,929 000 3,936 760 222.620 230.000 1,447.360 58.000 158.440 3,310 000 5,482.860 T. K. 97.300 222 620 3,150.000 5,384.120 6,963.060 1,899 980 9,009.300 8,863.040 K. 97.300 Divers Totaux 1899. T. K. T Pierres. Bois Houilles. En tout 1898. Produit moyen par voyageur en par tonne de marchandises . 1898, fr. 0,351; 1,312; Produit kilométrique correspondant à à Différence en faveur de 1898. 1899. T. K. T. K. 39.300 151.000 98.740 146.260 en 1899, fr. 0,355 1,330 1898... fr. 3,034 97 3,038 00 1899 ... 12 III. — Chemins de fer cantonaux. Années. Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant les années 1898 et 1899. STATIONS. Nombre Produits, bagages compris. C. T. K. 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 1898 1899 16,084 18,152 2,090 2.127 13,596 14,982 1,718 1,893 2,471 2,919 5.483 6,418 3,709 4,238 2,836 3,794 4,528 5 522 1,165 1,454 3,751 4,774 20,262 30,906 2,556 2,312 2,557 2,450 2,533 2,439 3,463 3,999 6,418 6,105 16,077 17,057 8,245.55 8,620.10 360.45 350.35 4,106.80 4,518.55 770.20 746.00 834.65 1,300.10 2,055.53 4,490.35 2.054.45 2,917.00 1,854.10 2,347.10 2,356.55 3,244.60 456.75 607,55 1,759.60 2,307.30 14,496.10 14,411.85 674.85 672.10 557.20 605.50 706.00 816.20 1,130.40 1,367.35 2.912.60 3,088.95 7,327.05 7,149.50 4,886.880 5,507.190 12,102.18 13,574.30 595.130 985.425 109.870 155.500 169.970 73.350 277.830 262.480 643.551 328.740 597.750 300.690 2,235.030 2,354.680 7,544.620 8,363.330 932.580 604.270 1,471.830 1,826.560 1,080.05 1,480.35 109.86 160,95 104.45 85.35 461.05 441.50 1,181.30 776.00 1,335.30 805.65 8,618.65 0,730.40 35,574,00 32,808.65 3,585.95 2,780.80 2,699.95 2,902.35 7.650 7.200 10.000 5.580 1,149.995 1,942.040 11,65 10.80 12.00 0.28 1,925.30 2,674,30 1898 1899 101,197 131,550 FR. Nœrdange... Niederpallen... Redange... Nagem... Hostert... Rambrouch... Kœtschette... Bigonville-Holtz... Perlé... Haut-Martelange... Martelange... Diekirch... Bleesbruck... Bastendorf... Tandel... Fouhren ... Bettel... Vianden... Recettes postales... Recettes pour colis, bestiaux, etc... Ballastière... Totaux... MARCHANDISES. VOYAGEURS. Poids. Produit. FR. RECETTES RECETTES diverses. TOTALES. FR. C. C. 1,132.360 787.700 1,318.65 781.65 21,755.946 23,684.735 70,212.14 12,827.41 69,130.00 13,688.97 136,788.18 142,397,42. 1,939.16 1,839.05 10,888.25 11,849.92 53,748.78 59,578,45 FR. C. 20.347.73 22,194.40 360.45 350.35 5,276.85 6,007.00 880.05 906.95 1,029.10 1,394.45 3,417.48 4,031.85 3,235.75 3,693.00 3,180.40 3.242.75 10,975.20 12,984.20 36,031.65 33,416.20 5,345.55 5,088.10 17,196.05 17,314.20 674.85 672.10 557.20 605.50 796.90 816.20 1,151.05 1,377.85 2,924.60 8.098,20 9,252.35 9,823.80 1,939.16 1,839.05 10.888,25 11,849.92 1,318.65 781.65 Produit kilométrique (44 kilomètres) en 1898, fr. 3,108.82. en 1899, 8,236.30. 13 IV. Chemins de fer secondaires. STATIONS. Années. Renseignements statistiques sur les résultats de l'exploitation pendant les années 1898 et 1899. VOYAGEURS. Nombre. Produits. 71,279 75,315 6,701 7,850 5,851 6,388 7,096 7,193 8,601 10,181 2.427 2.652 6 060 6,965 7,288 7,420 4,418 5,177 51,753 60 51,272.65 2,583 65 2,754.40 2,526.50 2,651.00 5,231 20 5,184.10 6,625 25 7,668.55 2,248 20 2,420.80 6,889 15 7,543 55 7,602.55 7,922.10 4,568.40 5,138 90 619.80 720.75 18,800 00 18,014.70 8,692.65 8,709.15 743.35 744.00 2,314 40 2,538.40 8,227.40 8,174.20 FR Luxembourg... 1898 1899 1898 Hesperange... 1899 1898 Altzingen... 1899 Weiler-la-Tour... 1898 1899 1898 Aspelt... 1899 1898 Altwies... 1899 Mondorf-village... 1898 1899 Mondorf-les-Bains... 1898 1899 1898 Ellingen... 1899 1898 Scheuerberg... 1899 1898 Remich... 1899 1898 Cruchten... 1899 1898 Schrondweiler... 1899 1898 Medernach... 1899 1898 Larochette... 1899 Transport pour la poste 1898 1899 Recettes pour colis, 1898 bestiaux, etc. . 1899 Totaux... 1898 1899 MARCHANDISES. 696 710 13.381 18,496 11,874 11,473 2,096 2,171 4,143 4,640 11728 11,389 Poids. C. T. K. Produits, FR. C. RECETTES RECETTES extraordinaires. totales. FR. C. 13,536.010 18,899 70 12,186.570 18,600.15 1,336 150 1,431.85 1,950.15 1,755 200 37 70 9.340 58.35 108.610 217.55 225 560 656 05 603.340 2,001.55 485 400 5,721.970 20,822.00 3,909 15 108 000 4,273 15 176 340 3,238.00 889.910 3,726.65 894.340 3,612.70 2,468 110 7,511 50 7,415 090 2,551.70 2,091.490 2,772.05 2,157.810 398.35 547 390 316 55 359.740 5,671 30 1,329.400 2,197.010 8,477.75 7,776.510 10,904.85 5,076.810 7,490.45 279.50 435.180 605.980 362.95 354.410 684.30 1,131.700 1,872.10 8,990 55 2,994.180 3,825.720 10,232.00 1.018.15 1,037.30 24,471.30 26,492.45 19,597.50 16,199.60 1,022.85 1,107.25 2,968.70 4,410.80 4,469.50 4,429.50 2,704.90 2,679.30 163.136 172,449 129,426.10 131,457.55 34,587.040 43,916.230 Produit kilométrique (41 kilomètres) 62,878.75 89,121.85 FR. C. 70,653.30 69,872.80 4,015.50 4,704.55 2,564.20 2,709.35. 5.448.75 5,840.15 8,626.80 28,490.55 6,237.35 6,693.95 10,127.15 11,270.20 11,215.25 15,433.60 7,120.10 7,010.05 7,174.40 7,108.80 en 1898, fr. 4,865.35. en 1899, 5,553.37. 18,406.20 4,469.50 4,429.50 2,679.30 199,479.25 227,688.20 14 Postes. — Télégraphes. — Téléphones. Renseignements statistiques. I.— Postes. a. —NOMBREDESENVOISMANIÉS. NATURE 1899. 1898. DES Service international. Service intérieur. Réception. Expédition. Transit. ENVOIS Service international. TOTAUX Service intérieur. 1 Transit Réception. Expédition. TOTAUX 1. — Poste aux lettres : 4,463,454 3,300,504 2,649.132 14,196 10,427,286 4,585.760 3,854,942 2,931,292 16,694 11,388,6 58,219 43,240 139,862 47,642 38,403 62,464 40,114 150,2 Poste sur colis. Lettres à valeur déclarée 6,411 4,356 4,450 6,471 10,767Poste aux colis. 10,9 Envois contre rembour5,178 8,447 10,775 1,587 2,411 15,212 7,738 sement... 20,9 Envois ordinaires... Envois recommandés... 2. — Poste aux colis : affranchis... 125,426 157,535 55,210 338,171 144,197 172,576 71,479 388,25 non affranchis... 14,225 10,061 10,479 34,765 15,552 10,220 44,51 de service 14,171 010 524 15,611 13,246 805 12,743 638 avec déclaration de valeur affranchis. 2,324 3,525 2,705 8,554 3,456 4,977 3,610 385 251 636 78,1 397 1,10 Colis avec déclaration de valeur non affranchis 14,77 12,0 avec déclaration de valeur de service. 5,633 88 5,721 5.634 82 contre remboursement 4,071 28,369 4,661 37,101 4,841 33,717 7,087 5,7 45,6 109 1,30 recommandés... 480 300 895 258 591 459 de service. 8 0 471 078 14 10 6 Colis postaux ordinaires. 26,907 29,771 56,678 30,642 33,854 64,49 avec déclaration de valeur... 2,256 1,030 3,286 1,900 4,15 contre remboursement... 2,417 2,521 4,938 4,517 5,813 10,33 65*330 155,487 841,950 139,406 67,262 170,719 377,38 118 32 115,077 70,802 32,405 7,004 110,21 2,745.120 2,179,825 698,490 42,026 2,920,31 3. — Mandats de poste. 121,124 poste... 118 5. — Recouvrements a encaisser... 76,80 32,287 5,983 2,039,08 662,911 43.123 4. — Bons de 6. — Journaux... Totaux 6,930,399 4,352,004 3,005,620 14,196 14,302,219 7,233,886 4,985,174 3,336,088 16,694 15,571,8 15 b. — SOMMES ET VALEURS MANIÉES. NATURE 1898. DES VALEURS. Service intérieur. FR. 1. — Poste aux l e t t r e s : Lettres à valeur déclarée...Poste aux colis. 42,432 contre remboursement 2 . — Poste aux colis: collis à valeur déclarée affranchis 2,474,356 non affranchis... de service... 20,227,616 contre remboursement... 53,250 postaux à valeur déclarée. contre remboursement... — Mandate de poste... 15,740,127 529 — Bons de poste... 3,865,816 — Recouvrements... — Recettes nettes effectuées 910,672 par les bureaux de poste Totaux... 1899. Service international. TOTAUX. Réception. Expédition. FR. FR. FR. Service intérieur. FR. Service international. Réception. Expédition FR. FR. TOTAUX. FR. 7.435,803 342,823 6,171,331 13,607,134 Poste aux colis. 385,255 id. 7,500,554 505,762 5.360,416 12,860,970 823,224 2,798.515 1,084,534 2,599,043 7.871,914 3,031,605 371,638 1,456,172 585,646 20,813,262 24,237,546 524,634 61,403 267,857 441,698 2,984.305 696,126 3,357,151 9,373,061 485,796 1,181,922 547,432 24,784,978 729,081 586,446 969,735 471,384 173,841 30,957 39.957 6,294,351 20,131,506 42,165,984 17,052 590 529 133 3,110,293 6,976409 3,760,996 910.672 667,678 383,289 93,905 93,905 7,180,252 23,179,398 47,412,240 133 3,291,481 7,052,477 998,625 998,625 43,314,798 21,751,501 30,127,021 95,193,320 49,460,360 23,303,352 33,516,639 106,280,351 Service intérieur. 1. — Montant des lettres contre Montant des envois Sommas remboursement... refusés... encaissées... 1898. 1899. 1898. 1899. 51,626 9,194 42,432 440,169 122,707 317,462 480,346 137,523 342,823 691,206 185,444 505,762 Service intérieur. 2. — Montent des colis contre Montants Sommes remboursement... refusés... encaissées... encaisser... encaissés... encaissées... Service international. Réception. 1898. 1899. 1898. 1899. 54,424 1,174 53,250 64,523 3,120 61,403 481,231 9,847 471,384 677,090 9,412 667,678 Service intérieur. 3. — Montant dos recouvrements à non Sommes Service international. Réception. Service international. Réception. 1898. 1899. 1898. 1800. 5,423,826 1,558,010 3,865,816 5,186,071 1,425,075 3,760,996 4,108,644 998,351 3,110,293 4,259,702 968,221 3,291,481 16 II — Télégraphes. Le réseau télégraphique du Grand-Duché avait, à la fin de l'année 1899, un développement de 614 kilomètres, dont 406 sur routes ordinaires et 208 sur chemins de fer. Ces chiffres ne comprennent pas 346 km appartenant aux chemins de fer. La statistique générale des mouvements des télégrammes s'établit comme suit: Service international. Service TOTAUX. intérieur. Télégrammes expédiés en 1898... 1899... Différence pour 1899... Réception. Expédition. 32,514 53,756 60,928 147,198 34,948 58,465 67,416 160,829 + 2,484 + + 4,709 6,488 + 13,631 Les recettes effectuées par les bureaux télégraphiques se sont élevées, en 1898, à 74,052 fr., et en 1899, à 82,835 fr. III. — Téléphones, A la fin de 1899, le nombre des réseaux téléphoniques s'élevait à 81 ; les lignes interurbaines atteignaient un développement de 936,879 mètres, et les fils conducteurs (réseaux compris), un développement de 3,389,746 mètres. Le nombre des abonnés s'élevait, à la même époque, à 1286. Nombre des communications en en 1898... 2,129,876 1899... 2,477,908 Total des recettes effectuées par les bureaux en en 1898... 1899... fr. 115,518 126,864 Résultats financiers. A. — RECETTES. 1° Postes 2° 3° en 1 8 9 8 891,151,95 62,556,59 115,518.66 fr. en 1899 975,914,19 68,689,08 126,864,16 fr. fr. 1,171,467.43 fr. Télégraphes... Téléphones... Total... 1,069,227.20 B. — DÉPENSES. Postes, Télégraphes et Excédant des Téléphones... fr. 1,066,544.27 fr. 1,105,822.88 recettes... fr. 2,682.93 fr. 65,644,55 17 Tramways luxembourgeois. Bilans de l'exercice 1898-1899, embrassant la période du 1er septembre au 31 août.
- a)TRAMWAYS. Actif. Passif. FR. C FR. C. Frais de premier établissement, 152,062 2 8 Matériel... 29,654 1 2 Capital-obligations... 86,100 ville... 5,400 Réserve... 1,732 32 d'assurance... 1,150 Obligations à rembourser... 900 21,685 70 id. amorties... 600 Cautionnement à la Fonds Réfection et entretien de la voie Capital-actions... 60,000 Intérêts... 393, 80 Divers... 105 Voitures de place... 46,631 30 670 Cautionnements du personnel. Profits et pertes... 209,952 10 12,799 209,952 10
- b)VOITURES. Actif. Passif. C. 17 FR. 174,300 établissement, PB. 36,947 Fort Wedel... 3 6 , 2 5 6 72 Réserve... 3,116 Matériel... 19,114 7 3 Dividendes... 437 Portefeuille... 53,239 48 Cautionnements du personnel. 170 4 6 , 6 5 1 30 Banque Nationale... 13,000 Frais de premier Tramways Actionnaires sement... luxembourgeois... on retard de ver- Capital-actions... 60 Solde créditeur... 194,205 Les recettes de l'exploitation s'élèvent 51 1,088 Créanciers... 1,995 C. 1,492 65 194,205 :
- a)
- b)pour les tramways à... fr. pour les voitures à ... soit une recette totale de . fr. 31,380 50 18 Ardoisières. 1898 1899 Nombre d'exploitations. Année. Communes d'Asselborn, Oberwampach et Perlé. — Sections de Martelange, Perlé et Wolvelange. 6 6 Nombre d'ouvriers occupés sous terre. 279 358 au jour. 323 367 QUANTITÉS PRODUIT. Spécification. employées dans le Grand-Duché. exportées à l'étranger. FR. 27 à 50 1,857,5 16,757,5. 461 944 378 19,280 15 262 Quantités. Prix. ardoises 1 )... 18,015 dalles 2 )... 856 éviers 3 )... 1,451 3,5 à 5 7 à 11 20,004 32 à 5 0 133 3,5 à 5 1,318 118 1,102 9 à 10 840 ardoises... dalles... éviers . . . . 504 1) Les ardoises sont données en mille; 2) les dalles en mètres carrés ; 3) les éviers en mètre courant. Carrières. L'exploitation des carrières, vivement sollicitée par l'activité qui règne dans l'industrie du bâtiment, ainsi que par sa clientèle étrangère, continue à se développer. En 1898, 85 exploitations ont occupé 702 ouvriers ; en 1899, le nombre des exploitations a été de 80, occupant 768 ouvriers. On produit dans les carrières de l'Altbach, près de Mondorf, ainsi que dans celles de l'Eisch de préférence des pavés et du sable et, comme sous-produits, des moellons ordinaires et de la pierraille pour l'empierrement des routes. Les pavés sont employés en grande partie dans le Grand-Duché môme ; on en exporte environ 500,000 en Belgique et en Lorraine. Les ouvriers épuiseurs gagnent environ 5 fr. par jour et sont très recherchés ; malheureusement l'offre est très limitée, ce qui ne permet pas de donner à ces carrières le développement qu'elles comporteraient. Les carrières de l'Altbach sont raccordées au chemin de fer de la ligne Luxembourg» Remich, et les carrières de l'Eisch, au chemin do fer Prince-Henri. Los autres carrières doivent transporter leurs produits par axe sur une distance variant entre 2 et 3 km. Les carrières de pierres de taille sont situées le long de la Sûre et de ses affluents. Les ouvriers rocheurs qu'on y emploie gagnent en moyenne 5 fr. par jour ; les ouvriers tailleurs de pierres, 5 à 7 fr. Aucune do ces carrières n'est raccordée au chemin de fer. Cependant, la Société PrinceHenri a décidé de construire une ligne industrielle partant de Grundhof et remontant jusqu'en-dessous des rochers appartenant aux communes de Beaufort, Dillingen et Reisdorf. Cette voie aura un développement de 6 km, et pourra être prolongée d'un côté jusqu'à Beaufort. Les rochers sont extraits à bras d'homme ; cependant, la Société anonyme de Moutfort se propose d'installer une scierie à vapeur dans ses carrières d'Ernzen et de scier les blocs 19 Nombre d'exploitations. Année. avec le fil, comme cela se pratique dans les carrières de granit en Belgique. Cette installation permettra d'augmenter considérablement la production. Les pierres de taille s'exportent en majeure partie en Belgique et en Hollande. Dans ce dernier pays, nos grès sont vendus sous la désignation de « Larochette Steen ». Les pierres qui sont exportées en Allemagne, sortent principalement des carrières de Bollendorf, Grundhof et Dillingen. Les pierres sont taillées en grande partie dans les gares de Dillingen, Bollendorf et Born, où des ateliers de taille ont été construits à cet effet. La production totale des principaux groupes de carrières du Grand-Duché est résumée dans les tableaux statistiques ci-après : Nombre d'ouvriers occupés sous terre. au jour. QUANTITÉS PRODUIT. Spécification. Quantités. Carrières calcaire de Prix. à employées dans le Grand-Duché, exportées à l'étranger. polypier. C o m m u n e s d e Differdange, P é t a n g e et R u m e l a n g e . pierre 1898 10 53 Mètres cubes FR 1,064,5 25 à 3 2 872 192,5 12,046 1,5 a 1 0 7,094,5 4,951,5 3,090 17,5 à 25 taille1) de mœllons... castine . . . . pierre de taille 1899 11 59 25 à 32 1,225,5 moellons... 13,959 castine... 1,630,5 1,8 à 10 1 7 , 5 à 25 3,096 1,126,5 8,755 99 8,204 1,630,5 1) Pierre de taille, moellons et castine sont donnés en mètres cubes. Carrières de grès liasique. C o m m u n e d e L a r o c h e t t e , — Section 1898 3 124 1899 3 135 pierre de taille. id. Carrières de d'Ernzen. 3,380 15 à 125 1,930 1,650 3,400 2 5 à 125 1,720 1,680 411 367 33 110 grès bigarré. C o m m u n e d e M e r t z i a . — Section d e M e r t z i g . 1898 6 40-80 1899 6 40-00 pierre de id. taille. 444 50 à 60 477 id. Carrières de grès de Born. C o m m u n e s d e M o m p a c h et R o s p o r t . — 1898 1899 10 10 53 51 Sections d e B o r n et R o s p o r t , pierre de taille 1,224 30 a 40 801 mœllons... 1,386 2 à 5 1,386 pierre de taille 1,210 30 à 40 685 mœllons... 1,242 2 à 5 1,242 423 525 Nombre d'exploitations Année. 20 Nombre d'ouvriers occupés sous terre. au jour. QUANTITÉS PRODUIT. Spécification. Carrières Quantités. de grès employées dans le Grand-Duché. Prix. exportées à l'étranger. liasique. C o m m u n e s d e F r i s a n g e , D a l h e i m et M o n d o r f . — Sections d ' A s p e l t , D a l h e i m , M o n d o r f et A l t w i e s . 1898 5 27 pierre do taille mœllons... 1899 5 35 258 2 8 à 62 248 1,580 1,25 1,580 pavés1)... 155 40 155 sable... 3,400 1,23 3,400 378 2 8 à 70 368 3,660 1,25 3,660 40 240 1,25 6,377 pierre de taille mœllons... pavés1)... 6,377 sable... 10 10 1) Les pavés sont donnés en mille. C o m m u n e s de B e a u f o r t et de Reisdorf. — Sections d e Dillingen et B i g e l b a c h , 1898 3 43 pierre de taille 867 25 à 35 273 594 1899 3 58 id. 1,160 25 à 35 398 762 C o m m u n e d e B e c h . — Sections d e Bech et 8—10 1898 pierre de taille 450 26 450 mœllons... 900 1,25 000 pavés1)... 8 24 8 dalles... 350 1,50 350 600 1,25 600 600 26 600 1,100 1,25 1,100 sable ... 1899 10 — 12 Hemsthal. pierre de taille mœllons... pavés... 11 26 11 dalles... 500 500 sable... 700 1,50 1,50 700 1) Les pavés en mille, les dalles en mètres carrés. Carrière de quartzite. Commune de Clervaux. 1898 1 13 Hassel pour pierraille. 1,267 6,5 1,267 1899 1 13 id. 2,034 6,5 2,034 Nombre d'exploitations. Année. 21 Nombre d'ouvriers occupes SOUS terre. au jour. QUANTITÉS PRODUIT. Spécification. Quantités. Prix. employées dans le Grand-Duché, exportées à l'étranger. Carrières de grès coquillier. Commune de Bettendorf. — Section de Gilsdorf. 78 pierre de taille1) 785 45 75 à 85 810 2,330 2,330 1 mœllons... 113 2 50 à 100 pavés2)... 115 480 2 à 3 480 dalles... 55 965 1,020 70 à 85 110 pierre de taille 1899 2,960 1 2,9(50 mœllons... 130 133 45 à 100 3 pavés... 850 2 à 3,50 dalles... 850 1) Les pierres de taille et les mœllons en mètres cubes. — 2) Les pavés en mille et les dalles en mètres carrés. 1898 4 Carrières de grès pour pavés. Commune de Betzdorf. — Section de Mensdorf. - Lieu dit Widdeberg, 1898 1899 1 1 32 23 pavés1)... id. 578 454 80 80 228 180 380 274 1) Les pavés en mille, 1898 1899 1 1 Commune de Steinfort. — Section de Steinfort. 35 3,000 1,28 mœllons ... 250 40 pavés1)... 15,000 0,75 sable... 3,500 1,38 37 mœllons... 208 40 pavés... 0,75 18,000 sable... 3,000 200 10,000 3,500 50 5,000 225 40 5,000 13,000 165 141 1) Les pavés en mille. 1998 2 1899 2 1) Leg pavés en mille. Commune de Hesperange. — Lieu dit Howald. 1 306 25 à 37,5 )... 22 paves 2,200 mœllons ... 1 1,800 0,70 pieraille... 1,00 1,000 Sable... 25 à 37,5 302 paves... 2,400 1 mœllons... 0,70 4,680 pierraille... 1,000 sable... 1 2,200 1,800 1,060 152 2,400 1,650 1,000' Nombre d'exploitations. Année. 22 Nombre d'ouvriers occupés sous terre. au tour. QUANTITÉS PRODUIT. Spécification. Quantités. Prix. employées exportées dans le à Grand Duché. l'étranger. Carrières de grès pour pavés 1898 1899 Commune de Bertrange. — Lieu dit Tosseberg. 57 pavés 1 )... 20 à 30 mœllons... 1,90 1,325 pierraille ... 0,80 1,075 8 paves ... 20 à 30 84 moellons... 2,025 1,90 pierraille ... 0,80 1,155 8 4 4 57 1,325 1,075 54 2,025 1,155 1. Les pavés en mille. Commune de Niederanven. — Sections de Hostert et Oberanven. 1898 4 12 1899 4 13 pavés 1 ) . . . moellons... pavés... mœllons... 85 975 52 975 40 à 50 1,23 45 à 50 1,25 85 975 52 075 1) Les pavés en mille. Carrières de pierres à chaux et dolomie. Communes de Grevenmacher, Wormeldange, Remich et Mertert, — Sections de Grevenmacher et Machtum. 50 pierre à chaux 1898 6 6 13,641 2 à 8 5,999 7,642 et dolomie. 1899 6 6 55 id 18,214 2 à 8 7,684 10,530 Carrières de pierres à chaux. Commune d'Echternach, 1898 1899 6 5 12-13 id. chaux... tuf... chaux... tuf... 890 588 590 588 10 à 24 30 à 40 16 à 24 30 à 40 435 397 435 397 Sabliéres. Commune de Mertert, — Sections de Mertert et Wasserbillig, 1 1898 3 0-8 sable )... 768 7(18 8 à8 1899 5-6 id. 592 1) Mètres cubes. 155 191 155 191 Nombre d'exploitations. Année. 23 Nombre d'ouvriers occupes sous terre. au jour. QUANTITÉS PRODUIT. Spécification. Quantités. Prix. exportées employées a dans le Grand-Duché. l'étranger. Plâtrières. Commune de Walferdange. — Section de Helmsange. 1898 1899 2 2 4 4 546 882 plâtre... id. 10 à 12,50 10 à 12,50 266 502 280 380 . 32 160 Commune de Rosport. — Section de Rosport. 1898 1899 1 1 1 1 plâtre brut... id. 32 160 6 5 Carrières de pierres à chaux hydraulique. Communes de Strassen, Bertrange et Hollerich. — Sections de Strassen, Bertrange, Hollerich et Merl. 1898 1890 6 6 38 33 pierre calcaire id. 16,680 18,547 2,25 à 3,25 id. 13,650 14,547 3,000 4,000 Carrières de pierres à chaux pour chaufourniers Communes de Bettendorf, Colmar, Ettelbruck et Feulen, — Sections de Beilendorf, Colmar, Ettelbruck et Niederfeulen. 1808 1809 6 6 18 19 pierres à chaux id. 3,088 4,001 1,25 à 2,00 id. 3,088 4,001 24 Minières. Nombre des sièges d'exploitation... Production totale... Valeur de la production totale... Valeur de la tonne... Nombre des ouvriers occupés... Population ouvrière (femmes et enfants)... T. fr. fr. 3,648 En 1898 71 8,348,051 13,934,186 2,00 13,501 En 1899. 72 T. 5,095,412 fr. 16,225,280 fr. 2,70 6,043 14,945 Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis 1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880 ; Année. Tonnes. Annee. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1868 722,089 1876 1,196,729 1884 2,447,634 1892 3,370,352 1869 924,382 1877 1,262,825 1888 2,648,449 1893 3,351,938 1870 911,695 1878 1,407,617 1886 2,361,372 1894 3,958,280 1871 990,499 1879 1,613,392 1887 2,649,710 1898 3,013,076 1872 1,174,334 1880 2,173,463 1888 3,261,9225 1890 4,788,741 1873 1874 1,331,743 1881 2,161,881 1889 3,102,753 1897 5,349,009 1,442,668 1882 2,539,295 1890 3,359,413 1898 8,348,951 1,090,845 1883 2,551,090 1891 3,102,478 1899 5,995,412 1875 TABLEAU GRAPHIQUE de la Production des Minières depuis 1880. 26 Industrie métallurgique. Les rapports de la Chambre de commerce pour les années 1895, 1896 et 1897 avaient, accusé, pour l'industrie métallurgique, un certain mouvement de reprise dont la note caractéristique a été la progression persistante de la production et la hausse, dans une mesure plus restreinte, des prix de vente. Pour 4898 et 1899, nous sommes heureux de constater que le réveil de l'activité industrielle et commerciale a acquis peu à peu une stabilité et une continuité inconnues jusqu'alors dans le monde industriel. Si, vers la fin de 1897 et encore an printemps de 1898, on appréhendait partout l'impossibilité, à moins de sacrifices considérables, de placer la production qui continuait à monter dans des proportions grandioses, cette production a néanmoins pu être placé«; entièrement à partir de l'été 1898 ; on a pu traiter pour des termes relativement éloignés et à des prix de plus en plus rémunérateurs. N'auraient été le grand manque de confiance dans la durée d'une période prospère, l'hésitation du capital à s'intéresser dans les entreprises industrielles, la guerre si malheureuse pour l'Espagne avec les États-Unis de l'Amérique du Nord et les menaces de guerre entre la France et l'Angleterre à la suite de l'incident de Faschoda, que cet état de prospérité se serait manifesté déjà plus tôt. C'est que, remploi du fer et de l'acier s'étant étendu sans relâche depuis nombre d'années dans presque tous les pays du monde, la consommation approchait toujours davantage des chiffres si considérables de la production ut rétablissait ainsi l'équilibre entre l'offre et la demande. Ce qu'il importe de constater, et ce qui contribuera surtout au retour de la confiance, c'est le fait que, contrairement a ce qui avait été observé pour les périodes précédentes, l'élan fut donné non pas tant sur le marché international et par la spéculation, que par les besoins réels qui surgirent à l'intérieur des différents pays. C'est avant tout en Allemagne que la situation meilleure. se documenta, et successivement les autres pays, les Etats-Unis, l'Angleterre, l'Autriche-Hongrie, la Belgique, In France, la Russie suivirent à des intervalles relativement peu distants. Comme facteurs directs de l'amélioration en Allemagne, nous citerons la grande activité du bâtiment, le, développement do la marine marchande qui va être suivi pur celui de la marine de guerre, les besoins importants des administrations des chemins de fer, l'extension du réseau des chemins de fer secondaires à petite section, les découvertes et les perfectionne» ments réalisés par l'industrie électrique, les récoltes satisfaisantes, les bons prix réalisés par les produits do l'agriculture et de l'élevage : comme oonnequence de tout, ceci l'accroissement de la capacité d'achat de cette branche de l'activité humaine ; l'augmentation considérable des salaires, et par suite également, la plus forte capacité d'achat de la population ouvrière. Tous ces facteurs donnèrent de plus en plus de l'occupation à l'industrie, qui put écouler ses produits plutôt à l'intérieur, fit à des prix favorables, que par voie d'exportation. Il s'en suivit d'abord un rendement plus lucratif des entreprises industrielles et aussi une, amélioration des moyens de production. Le capital, a son tour, devint moins réservé ; il s'inntéressa dans l'augmentation des fonds sociaux des établissements industriels existants et dans de nombreuses créations nouvelles, dos sociétés par actions de préférence. 27 Il est vrai que cette absorption du capital dans tant d'entreprises et la cessation de l'exploitation des mines d'or du Transvaal et de l'État d'Orange, par suite de la guerre de ces deux républiques sud-africaines avec la Grande-Bretagne, amenèrent une grande disette de fonds disponibles et l'élévation du taux de l'escompte pour presque toute la période à laquelle se rapporte notre exposé. Aussi, dans d'autres circonstances, l'élévation de l'escompte pour une période si étendue aurait été déplorable en ce sens qu'elle aurait entravé l'essor que prenaient l'industrie et le commerce ; mais, eu égard à la grande prospérité des affaires que nous avons à enregistrer pour 1898, et surtout pour 1899, la mesure des grandes banques d'émission peut être regardée comme un frein salutaire à un développement malsain et à une spéculation trop hasardeuse, ce qui, a coup sûr, aurait nui bien davantage à la situation que le taux élevé de l'escompte. Nous avons (lit plus haut que ce fut en première ligue en Allemagne que- se produisit le réveil do l'industrie et du commerce en 1898 et 1899 Aux facteurs que nous avons déjà cités comme causes de cette heureuse situation, nous pouvons, en effet, en ajouter encore d'autres qui concernent plus spécialement les États de l'Union douanière allemande. Nous citerons d'abord les grandes commandes des administrations des chemins de fer, ordres qui embrassèrent des termes de livraison généralement étendus et constituèrent ainsi un noyau de commandes au carnet des grandes aciéries. Nous devons rendre hommage aussi aux sages mesures du Gouvernement de l'Empire allemand, dans le but d'assurer, pour l'avenir, à la production indigène de nouveaux débouchés à l'étranger pour le cas où la consommation intérieure se ralentirait. Telles sont l'amélioration et l'extension de la navigation, le dédoublement, entre autres, des lignes de steamers vers l'Extrême-Asie, la Chine et les îles du Pacifique, l'installation d'un câble direct pour l'Amérique, l'acquisition de nouvelles colonies telles que Kiaoutchou, les îles Marianes et Palau, le développement et le perfectionnement toujours croissants des postes et télégraphes qui ont également contribué beaucoup à rapprocher les peuples. Il n'y a pas do motifs pour admettre que le Gouvernement impérial ne continue pas dans cette voie de protection de l'industrie et du commerce des États du Zollverein; on peut donc espérer que, guidé par les expériences faites sur le traité de commerce avec la Russie, les négociations en cours — ou qui vont commencer sous peu — pour le renouvellement de traités analogues ou pour la conclusion de nouvelles conventions, tendront à obtenir des engagements à long terme dans le but de donner de la stabilité aux relations commerciales, Un traité a long tonne avec l'Angleterre et le Canada, pour assurer à l'industrie allemande un certain débouché aux Indes et au Canada, serait à désirer. La recherche, pour l'avenir» de nouveaux débouchés à l'étranger pour l'industrie et le commerce allemands s'impose d'autant plus que les États-Unis de l'Amérique du Nord nous ont fermé leurs frontières par les tarifs exorbitants, prohibitifs, que prévoit le Dingley-bill et que les relations avec la plupart des républiques de l'Amérique centrale et méridionale, notamment avec la République argentine, sont devenues très difficiles, pour ne pas dire impossibles, à cause de la situation politique peu stable ou des finances peu rassurantes de ces pays. Nous signalerons encore, comme moteurs de la situation florissante que nous avons tra- 28 versée en 1898 et 1899, les sages mesures des syndicats dans le but d'arriver à une certaine réglementation de la production et a une formation des prix, progressive, mais exempte d'exagération. Nous n'hésitons pas à dire ici que, sans l'heureuse influence des syndicats, les prix de vente seraient allés bientôt à la débandade, comme le prouve le procédé de quelques établissements qui sont restés en dehors des ententes et qui, dans de certains moments peut-être, ont profité de la situation, mais qui, d'autre part, en faisant à la consommation des prix exagérément élevés et des conditions arbitraires, peuvent jeter le trouble sur le marché et assumer ainsi une responsabilité qui pourrait avoir pour eux des conséquences néfastes. Arrêtons-nous encore un instant à la question des prix pour constater qu'en 1898 les différentes branches de l'industrie métallurgique, les matières premières: minerais, charbons et cokes; la fonte aussi bien que les demi-produits, ébauchés, blooms, lingots, billettes, platines, et les produits finis, fers marchands, matériel de construction, matériel de chemin de fer, grosses et fines tôles, la tréfilerie, les fabriques de machines et les fonderies n'ont pas eu une part égale à l'amélioration. C'est ainsi que, pour les minerais et les fontes entre autres, une réduction de la production allant jusqu'à 20 pCt. était encore en vigueur au printemps 1898. Le matériel de construction et le matériel de chemin de fer et, après eux, les fers marchands ont eu peut-être la plus grosse part au réveil, malgré que les négociations pour la constitution d'un syndicat de fers marchands n'aient pas encore abouti pour le moment. Le marché du fil de fer et d'acier, par contre, ne s'est amélioré qu'après la formation d'un syndicat pour la pointe. En 1899, au contraire, toutes les branches de l'industrie métallurgique ont eu à enregistrer des résultats plus ou moins satisfaisants sous le rapport de l'écoulement de la production aussi bien que sous celui des prix. En résumé, les années 1898 et 1899 ont donc été prospères pour l'industrie, sidérurgique. Mais si nous avons indiqué dans ce qui précède les causes de cette prospérité, nous devons ne pas négliger de rapporter aussi quelques faits qui ont été contraires au développement général. Il faut signaler d'abord la pénurie de matières premières, tant charbon et coke que fonte et demi-fabricats, pénurie qui a atteint son point culminant en 1890 en Allemagne, et dans d'autres pays, et qui a obligé les consommateurs de faire appel à l'étranger dans une proportion plus forte que les années précédentes et que nous l'eussions désiré au point de vue économique. Il faut relever ensuite, comme contraire au développement do l'industrie, le manque de bons ouvriers pendant l'année 1899. Si cet état de choses devait continuer, il pourrait dégénérer en véritable calamité, Beaucoup d'industriels et commerçants, et parmi eux plusieurs des sommités du monde métallurgique, se sont émus aussi de l'apparition en Europe, en 1898 et 1899, de la concurrence américaine. Ils en ont conclu que si la production de fonte, de fer et d'acier dans les États-Unis devait continuer à progresser comme les années précédentes, on pourrait s'attendre, dans un avenir rapproché, à une inondation du continent européen par les produits de l'industrie métallurgique d'outre-mer. Il est un l'ait avéré qu'en 1898 et 1899 l'Amérique a importé en Europe, en Angleterre, 29 d'abord, en Allemagne, en Belgique et on Italie ensuite, des fontes de moulage du district de l'Alabarna, et nous sommes parmi les premiers à dire qu'il faut veiller à ce danger. Nous croyons cependant aussi que jusqu'ici l'importation en Europe de produits de l'industrie métallurgique américaine a été exagérée et que cette concurrence n'est à craindre qu'en cas de coïncidence d'une situation moins bonne en Europe avec des prix plus ou moins favorables en Amérique. Dans ce cas et en raison de sa situation à l'intérieur, l'Amérique pourrait jeter son trop-plein à bas prix sur le marché de l'Europe, sans y perdre. Qu'on n'oublie cependant, pas que la consommation dans chaque pays marche généralement de pair avec une reprise; dos affaires. En ce moment, à cause des taux élevés dus frets, l'Amérique ne peut importer des fontes en Europe qu'en les affrétant comme lest sur des navires à cargaison légère, mais volumineuse. L'exportation est donc limitée. Comme remède efficace contre l'invasion américaine en Allemagne, nous recommanderons du reste aux administrations des chemins de fer allemands l'étude de la question dostransports à prix réduits pour les grandes distances. Qu'on regarde, en effet, ce qui se pratique sous ce rapport en Amérique même, où, suivant le principe économique que la réduction des frais de transport entraîne en général une augmentation du trafic et au lieu de se laisser guider par les résultats enregistrés, les chemins de fer transportent, pour les distances relativement énormes de 400 à 900 km., au taux minime de 1,10 à 2,80 dollars, inconnu en Europe, et contribuent ainsi à l'affermissement de l'industrie indigène. En raison des excellentes recettes que nos chemins de fer font actuellement, le moment serait très favorable pour l'étude de la question des tarifs sous le point de vue que nous venons de signaler, L'industrie métallurgique du Grand-Duché, tributaire de celle de ses voisins, de l'Allemagne, notamment, s'est développée, en 1808 et 1899, dans des proportions considérables. Les établissements existants, déjà si importants, ont été agrandis et leurs installations ont subi de notables améliorations ; dos entreprises nouvelles ont été créées et des usines puissantes, hauts-fourneaux, aciéries et fonderies ont été mises en exploitation ou sont en voie de construction. La production de fonte entre autres est arrivée à des tonnages que même les optimistes auraient jugé impossibles et, grâce à cet accroissement, les producteurs de fonte de notre pays, en commun avec, ceux de la Lorraine, avec lesquels ils sont réunis en un syndicat pour la réglementation de la production et do la vente, ont pu combler en grande partie l'écart de production de fonte à vendre, qui est survenu en Allemagne par le fait que beaucoup de producteurs de fonte, qui sont en même temps consommateurs, ont retiré Jours fontes du marché pour les travailler eux-mêmes, II convient de signaler, en net endroit, la haussa considérable que le charbon a subie pendant cette période. Dans toute l'étendue du Zollverein la demande a dépassé de beaucoup l'offre, et la métallurgie a été forcée de se, procurer le charbon à des prix inconnus jusqu'alors. Plusieurs producteurs de fonte de notre district ont été obligés d'acheter du charbon en Angleterre pour pouvoir remplir leurs engagements. L'Allemagne a été le, principal, pour no pas dire l'unique débouché de la production de 30 fonte da Grand-Duché ; du moins le syndicat lorrain-luxembourgeois a enrayé son exportation et renoncé à d'anciennes et excellentes relations à l'étranger aussitôt que la pénurie de fontes se dessinait en Allemagne. La formation dos prix dans le Grand-Duché a suivi celle de nos voisins d'Allemagne, avec lesquels nos hauts-fourneaux marchent de concert pour une partie de leur production. Les prix de vente n'ont pas été exagérés, témoin qu'à l'étranger ils ont été parfois plus élevés, mais ils ont continué leur marche ascendante et, peu à peu, ils ont atteint un niveau qui peut être qualifié de très satisfaisant. Malheureusement, le point noir qui se dessine depuis nombre d'années à l'horizon si serein en apparence de notre industrie métallurgique, n'est pas près de disparaître. La question de la canalisation de la Moselle a gagné une vigueur nouvelle depuis que nos voisins de Metz et de Trèves se sont entendus pour pousser le Gouvernement allemand à comprendre la canalisation de la Moselle dans le cadre do ses projets d'amélioration et d'extension des voies navigables. Nous continuons à être d'avis que le projet de canalisation de la Moselle, qui rapprochera la concurrence allemande des minerais du Grand-Duché et lui en permettra le transport exclusif par voie fluviale, aura pour le Grand-Duché dos conséquences néfastes. Abstraction faite des pertes que donnera le morcellement du coke par des chargements et déchargements multiples, notre pays devra, dans la suite, s'imposer dos dépenses considérables pour la construction et l'exploitation de lignes de chemin de fer reliant les usines à la Moselle et l'installation de quais permettant le transbordement. II n'a donc aucun intérêt à se mettre du côté des adhérents à la canalisation de la Moselle ; il devra plutôt combattre le projet à outrance, comme étant absolument contraire à ses intérêts. Nous ne saurions terminer cet aperçu sans jeter aussi nos regards en avant pour tâcher de découvrir ce que peut nous réserver l'avenir le plus rapproché. Malgré certains pronostics d'après lesquels la prospérité présente de l'industrie métallurgique serait à son déclin et malgré les craintes que fait surgir la concurrence américaine, nous estimons qu'en raison de l'extension de la consommation du fer et de l'acier, en raison des besoins qui naîtront sans doute après la fin des guerres qui ravagent plusieurs pays, en raison de l'extension projetée des marines, pour l'exécution de laquelle des fonds ont déjà été votés par divers pays ; par suite aussi de la politique de la porte ouverte observée par les grandes Puissances à l'égard de la Chine, il restera toujours de la marge à l'industrie métallurgique. A moins d'une conflagration politique, nous pouvons espérer continuer encore pendant une période plus ou moins longue à marcher dans des conditions-normales, sous le rapport du travail aussi bien que sous celui du rendement de nos labeurs, A l'appui de cet exposé nous faisons suivre une série de tableaux statistiques et graphiques qui donnent une idée exacte du développement que l'industrie métallurgique a pris dans le Grand-Duché. 31
- a)Hauts-Fourneaux. 1898. 1899. Le nombre dos l'ours en feu a été de... 28 28 se répartissant comme suit : 1° Metz et Cie, Hochöfengesellschast à Esch-sur-l'Alzette...4 4. 2° Société des forges d'Eich, Metz et Cie à Eich . . . 4 4 3° Aachener Hütten-Aktien -Verein, Abtheilung Esch-sur-Alzette . . 5 5 4° Ch. et J. Collart à Steinfort. . . 2 2 5° Société anonyme, des Hauts-Fourneaux et forges de Dudelange . 5 28 5 28 6° Société anonyme des Hauts-Fourneaux de Rodange. . . 3 3 7° Société anonyme des Hauts-Fourneaux de Rumelange . . . . 3 3 8° Société anonyme des Hauts-Fourneaux, forges et charbonnages, Differdange-Datmebaum. . . 2 2 Nombre de semaines en marche. . . 1,334 1,406 Production : fonte d'affinage. . . T. 150,710 5 3 0 137,362 1 8 2 8 3 3 id. id. Thomas. . . 651,402 692,966 1 0 7 90 0 id. id. de moulage. . . 143,752 152,6015 0 0 Production totale. . . T. 945,866 2 6 3 982,929 7 8 9 Valeur de la production totale. . . fr 52,463,475 55,740,319 id. de la tonne. . . 55 46 56 70 Consommation de minerai. . . T. 3,089,744 3,254,114 Nombre des ouvriers occupés. . . 3,032 3,737 Population ouvrière (femmes et enfants). . . 0,387 8,899
- b)Fonderies. Nombre den fonderies en marche. . . 7 8 4 32 Production totale. . . T. 9,358 11,1542 5 7 Valeur de la production. . . fr. 1,459,815 1,816,839 Prix de la tonne. . . 155 99 182 89 Nombre des ouvriers occupés. . . 283 310 Population ouvrière (femmes et enfants). . . 070 721 500 Consommation de matières premières. . . T. 9,921 11,778
- c)Aciéries. L'aciérie de Dudelange a produit en fer marchand, feuillard, cornières, rails à petite section, éclisses, acier en barres, poutrelles, lingots, blooms ou billettes : In 1898, En 1899. 2 3 4 P r o d u c t i o n . . . . T. 170.153 168,206 7 6 9 Valeur do la production totale. . . fr. 18,572,100 18,719,511 Nombre des ouvriers occupés. . . 1,640 1,005 Consommation de matières premières (fontes de toute espèce). . . T. 223,866 222,685 32 I . — Total de l a production Fontes. Année. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 93,408 122,554 128,300 142,897 184.573 256,449 246,600 270,377 Nombre des Hants- Année, Fourneaux. Nombre des Hauts- Année. Fourneaux. Tonnes. 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 230,500 215,388 248,377 261,236 260,066 293,615 370,587 334,688 15 14 14 14 16 18 19 21 21 20 19 17 18 18 18 18 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 Tonnes Nombre des Année Hauts Fourneaux. Tonnes. Nombre des HautsFourneaux, 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 586,515 558,289 679.816 694,813 898,000 872,457 945,866 982,929 22 23 23 23 25 27 28 28 365,997 419.610 400,044 492,038 523,770 501,733 558,912 544 994 18 21 21 21 20 21 21 21 I I . — Répartition de l a production Fontes. Année. Tonnes. Année. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 98,408 122,554 128,300 142,897 1884 1885 1886 1887 1888 1880 1890 1891 1892 1893 1894 184,573 256,449 246,600 270,377 230,500 215,388 248,377 261,236 243,740 235,263 260,492 206, 726 1895 1896 1897 1898 1899 FONTE THOMAS, FONTE DE MOULAGE FONTE D'AFFINAGE. Tonnes. Année 198,190 201,702 148,089 190,184 199,151 198,033 191.056 124,233 118,222 122,679 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1880 1887 1888 1889 1890 1891. 1892 189,'} 1894 1895 1896 1807 1898 1899 129,533 94, 282 140,295 140.295 118.950 143,753 152,601 Tonnes Année. Tonnes. 16,926 1881 1882 1883 1885 1880 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 29,219 77.159 38,936 49,106 76,662 109,680 73 ,936 73,622 75,129 84 582 07,790 99,683 123,307 87,367 112,018 141,618 116,699 163,454 150,711 137,362 78,855 108,227 176,599 220.232 249,490 279,118 300,066 321 ,078 344,986 348,242 438,265 438,912 551,904 585,969 631,403 692,966 I I I . — Total de l a production des Fonderies. Année, Tonnes, Année, 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1,200 1,011 1,141 1,536 1,615 1,413 1,310 1,341 1870 1877 1818 1879 1880 1881 1882 1883 Tonnes 1,370 1,269 1,394 1,205 1,701 1,579 1,726 1,827 Année, Tonnes, Année, Tonnes. 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1800 1891 1,670 1,440 2,585 3,644 4,615 4,642 5,909 7.062 1892 1893 1894 1895 1896 1807 1898 1899 0,281 7,764 8,328 8,747 3,307 9,874 9.358 11,154 Tonnes I. F ON TE . — Total de la Production des Hauts-Tourneaux. II PRODUCTION DE FONTE D'AFFINAGE, DE MOULAGE & THOMAS Fonte d'affinage Fonte Thomas Tonnes III. FONDERIES. Total de la Production. IV. ACIER THOMAS.. . Production de l'acier Thomas à Dudelange. Tonnes. Année Tonnes 1887 57.346 1888 69. 739 1889 97,900 1890 97.462 1891 110. 920 1892 103.3/0 1893 129 123 1894 131. 220 1895 134,539 1896 136,955 1897 143, 692 1898 170. 153 1899 166,206 37 IV. — Mouvement de la population ouvrière de l'industrie minière et métallurgique depuis 1895. Nombre des ouvriers... Population ouvrière (femmes et enfants) ... 1895. 1896. 1897. 1888. 1899. 7,757 9,288 10,224 10.603 11,095 23,271 24,602 28.772 30,118 28,634 Industrie du Bâtiment. L'industrie du bâtiment, puissamment stimulée par l'essor do l'industrie en général, traverse une période d'activité remarquable. A Luxembourg et dans la commune de Hollerich cette activité se manifeste avec une intensité croissante. Les nombreuses constructions nouvelles témoignent d'un progrès sérieux tant au point de vue du confort qu'il celui de l'hygiène et de l'aspect extérieur. Il est agréable surtout de constater comment ces progrès s'emparent des «maisons familiales», modestes maisons pour petits ménages et ouvriers. Ces types d'habitations, au lieu de présenter une répétition monotone de mêmes types de façade, en des emplacements voisins, offrent une variété qui répond au sentiment personnel de chaque habitant. A ce confort extérieur correspond une amélioration sensible du confort intérieur. Les métiers qui s'occupent de l'aménagement des bâtiments, ont été entraînés dans ce développement et ont étendu leur champ d'opération : la menuiserie, l'ébénisterie et la serrurerie ont affiné leurs produits et ont cessé, pour certaines branches, d'être tributaires de l'étranger. Une conséquence inévitable de ce progrès général est la hausse considérable du prix de revient des constructions et des places à bâtir, et qui paraît devoir s'accentuer encore davantage. Les matériaux de construction, par suite de la demande croissante qui en est faite, ont subi une augmentation fort sensible. Les prix de vente des constructions ont suivi la même progression, II n'est pas sans intérêt de signaler le mouvement qu'accuse la main-d'œuvre des artisans et ouvriers en bâtiments, Ainsi qu'il résulte des séries des prix, que l'État et la ville de Luxembourg se sont entendus, depuis peu, à établir d'un commun accord, les salaires se sont développés d'une façon prodigieuse, Le tableau suivant, qui donne les prix à l'heure, permet de juger de ce développement. Terrassiers Tailleurs du Macons... Journaliers Charpentiers... Couvreurs en ardoises Plafonneurs . . . Peintres en bâtiments Menuisiers... Serruriers.... Série des prix Série des prix de 1899 à 1900. de 1807, fr. 0.33 ...fr0.26 0,40 0.60 pierres... 0.50 0.38 0.32½ 0.24 .... 0.87 0.50 0.37 0.60 ... 0,50 0.39 . . . . . . 0.37 0,50 . . . 0.50 0,37 0.50 0,39 Majoration en pCt 34½ pCt. 50 32 35 35 62 28 35 35 28 38 Dans le bassin minier, où le bâtiment traverse une période de prospérité extraordinaire, où, par conséquent, la demande de travail est plus abondante, celte hausse est plus considérabe encore. L'État a dépensé, en 1898, pour les travaux d'entretien, d'appropriation et de réfection de ses bâtiments la somme de 270,000 fr. ; en 1899, ces dépenses se sont élevées à 250,000 fr. Faïencerie, La marche générale de la faïencerie n'a subi aucun changement notable en 1898 et 1899. Le personnel employé s'est élevé à 250 personnes. Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants ; 1899. 1898. 2,363,000
- a)Matières diverses arrivées... kg. 1,884,000 3,365,000 3,566,000
- b)Houille... 1,152,885
- c)Produits expédiés... 1.152,415 Tannerie. Pour les années 1898 et 1899 il n'y a pas do grands changements à enregistrer dans la situation de la tannerie. La disproportion entre les prix des matières premières et ceux du cuir fabriqué que nous signalons depuis nombre d'années, persiste toujours; malheureusement pour nos Ardennes, les écorces à tan présentent la même faiblesse des prix, II y a une crise générale dans la tannerie à travers le monde entier : on produit trop vite ; la matière première est tenue trop haut et le marché est encombré pur la surproduction. Les tanneries qui travaillent encore à l'ancien système, ne pouvant suivre cette production accélérée, disparaissent chaque année de plus en plus. Foires a u x c u i r s . A la foire du printemps, tenue les 24 et 25 mars 1898, 13 fabricants, dont 5 étrangers, avaient exposé : 4,212 kilos de cuir d'empeigne et 5,455 kilos de cuir de vache. Les transactions ont été satisfaisantes. Ont été vendus : 2,464 kilos de cuir d'empeigne et 5,455 kilos de cuir de vache.. A la foire d'automne, tenue les 18 et 19 août 4898, 11 fabricants, dont 5 étrangers, avaient exposé : 2,158 kilos de cuir à semelles; 1,640 kilos do cuir d'empeignes ; 413 kilos des cuir de vache ; 1 ballot ou 90 kilos de déchets ; 132 douzaines ou 1,658 kilos de, peaux de mouton ; 19 douzaines ou 650 kilos do peaux de veau. Les transactions ont été bonnes. Ont été vendus : 2,198 kilos de cuir à semelles ; 1,236 kilos de cuir d'empoigne; 413 kilos de cuir de vache. 39 La foire aux cuirs a été supprimée en 1899. Déjà en 1881, la Chambre de commerce en avait demandé la suppression, estimant qu'elle n'avait plus de raison d'être à cause de l'insignifiance des transactions qui s'y faisaient. Cette vente publique qui ne portait que sur desmarchandises de qualité inférieure, semblait même présenter un certain danger pour la fixation des prix réels, sans parler du préjudice qu'elle devait causer aux producteurs en avilissant les prix. En 1882, on est revenu sur cette décision : le chiffre des transactions, par suite de circonstances tout à fait fortuites, atteignit, celle année, la somme de 40,000 fr. La foire n'a fait que baisser depuis. Les transactions sont devenues de plus en plus insignifiantes et ont fini par être réduites à des proportions dérisoires. En présence de cette dégringolade continuer des transactions, la Chambre de commerce s'est ralliée, en décembre 1898, à l'unanimité au. projet visant la suppression de la foire, que le Conseil communal lui avait soumis. Écorces à t a n . En 1807, la réçolte des écorces était moins importante que les années précédentes : une partie dos écorces de 1895 et la presque totalité de la récolte de 1896 restaient invendues et saturaient le marché. Au printemps 1897, ce stock d'anciennes écorces fut vendu au prix de 2 fr. 60 la botte de 25 kilogr., première qualité. Les prix se sont améliorés en 1897 et vers le commencement de septembre la botte de 25 kllogr. était payée 3 fr. Ces prix se sont maintenus pour la récolte de 1898, Au commencement de 1800, il y avait plus de mouvement. Plusieurs parties, seconde qualité» ont été enlevées a des prix variant entre 2 fr. 25 et 2 fr. 50. Ce mouvement de reprise a été, malheureusement, de courte durée. Par suite de la hausse sensible sur les peaux exotiques, la tannerie, a diminué sa production ; toute demande d'écorces a cessé et, en janvier 1800, les transactions sur les écorces étaient nulles et la récolte presque entière de 1899 restait invendue. Ganterie Par suite de l'augmentation considérable des droits d'entrée sur les gants de peau en Amérique, droits pour ainsi dire prohibitifs, l'industrie gantière luxembourgeoise a été fortement atteinte ut l'exportation vers les États-Unis rendue très difficile. De plus, l'industrie gantière, américaine est parvenue, dans l'entretemps, à fabriquer elle-même des gants de peau pour hommes : l'exportation de cet article que guettent des droits énormes, est devenue ainsi tout a fait impossible. Les gants de chevreau pour dames ont subi également une augmentation de droite extraordinaire, tandis que pour les gants d'agneau et d'agnelet cette augmentation a été plus limitée. Comme la ganterie luxembourgeoise produit spécialement l'article chevreau, elle n'a pas été sans éprouver sensiblement les effets préjudiciables de ces nouveaux tarifs : pour ne pas en être réduite à congédier les nombreux ouvriers qu'elle occupait jusqu'alors, elle clivait chercher de nouveaux débouchés au prix de grands sacrifices. L'Industrie américaine, d'ailleurs, qui fabrique depuis un certain nombre d'années les gants pour hommes, a commencé aussi à faire le gant pour dames, II est donc à prévoir que l'exportation de gants de peau 40 pour les États-Unis diminuera en proportion du développement que prend l'industrie gantière de ce pays, pour cesser définitivement dans un avenir rapproché. L'année 1898 a été particulièrement favorable à la ganterie luxembourgeoise, grâce à la reprise générale des affaires, et laissait espérer une amélioration durable de la situation, lorsque, en 1899, survint malheureusement une hausse sur les peaux, suivie de près d'une hausse s'étendant à tous les articles nécessaires à la fabrication des gants, tels que. soie, f i l , boutons, etc. Ces prix n'ont fait qu'augmenter depuis ; cependant, en dépit de la hausse continuelle des articles nécessaires à la production, il a été impossible d'obtenir do meilleurs prix pour les gants tout faits. La faiblesse persistante des prix doit être regardée comme une conséquence inévitable du ralentissement qui s'est produit dans l'exportation vers les ÉtatsUnis : les grands fabricants qui travaillent principalement pour l'exportation, ont été obligés de lancer la presque totalité de leur production sur les marchés du continent et de l'Angleterre. Il en est résulté nécessairement une surabondance dans l'offre, dépassant de beaucoup la demande. La production totale de la ganterie luxembourgeoise s'élève à 60,000 douzaines do paires de gants par année. Cette production est écoulée, en majeure partie, en Angleterre et dans les colonies anglaises. L'industrie gantière occupe environ 600 hommes et 1,200 femmes, Tissage. La maison Lazard, d'Oberpallen, fabrique des tissus mi-laine et coton, Elle posséda 60 métiers mécaniques de tissage, dont 30 sont en activité. Le nombre des ouvrions qu'elle occupe au tissage s'élève a 80. Sa production totale so chiffre à 150,000 fr. par an. La maison Jos. Clesener, de Wiltz, se consacre exclusivement à la fabrication des tissus mi-laine. Ses moyens de production comprennent 20 métiers mécaniques de lissage. Elle occupe 100 ouvriers. Le chiffre d'affaires qu'elle fait s'élève à 160,000 fr. par an. La maison Kieffer, de Platen, travaille sensiblement dans les mêmes conditions que la précédente. Elle possède 10 métiers mécaniques et emploie une vingtaine d'ouvriers. Sa production annuelle se chiffre à 100,000 fr. La maison Delmarque-Pierel, de Larochette, emploie à la fabrication des tissus mi-laine 12 métiers mécaniques et 30 ouvriers. Elle fait un chiffre d'affaires de 120,000 fr, par an. La Manufacture, de Larochette, à Larochette, fabriques des tissus pure laine et des tissus mi-laine. Comme moyens de production elle possède 18 métiers mecaniques et occupe 50 ouvriers. Sa production annuelle est évaluée à 150,000 fr. Malgré les vicissitudes par lesquelles l'industrie du tissage a passé et qui l'ont obligée à des transformations continuelles de ses produits et de ses moyens de production, elle continue à tenir sa place dans l'économie du pays. Ses moyens de production compremment 120 métiers mécaniques, dont 90 en activité. Le nombre dos ouvriers occupés dans les établissements de tissage est de 280 environ, Sa production totale peut être évaluée à 670,000 fr. Depuis quelques années, cette industrie .souffre cruellement sous la concurrence acharnée que lui font les grands magasins, dits « Versandtgeschäfte », qui sont établis dans les centres de production, disposent de vastes moyens d'action et vendent directement au consommateur, auquel ils s'imposent à la faveur d'une puissante réclame. 41 Une autre circonstance est venue modifier profondément les conditions de l'industrie lainière et cotonnière : les matières premières ont subi une hausse considérable, alors que les prix do vente des produits fabriqués sont restés stationnaires ou n'ont monté que faiblement. Depuis cinq ans, nous assistons à une augmentation du prix des matières premières atteignant jusqu'à 40 pCt. et c'est à peine si le prix des fabricats a augmenté de 10 pCt. Industrie d u Vêtement. La fabrication de la Manufacture de vêtements pour hommes et jeunes gens de Ch. Jubert, à Luxembourg, comprend : 1° tous les vêtements de travail pour hommes ; 2° les uniformes pour administrations et sociétés ; 3° les vêtements spéciaux pour la chasse ; 4° les pèlerines lorraines en molleton imperméable. Cette maison a été suffisamment pourvue de commandes pendant les années 1898 et 1899, en raison de sa production très limitée par la rareté de la main-d'œuvre pour la couture, qui se fait de plus en plus sentir dans le pays. L'énorme développement pris par l'industrie métallurgique dans ces dernières années entraîne une consommation plus importante qu'autrefois de vêtements de travail pour les nombreux ouvriers employés maintenant dans cette industrie. La plus grande partie de ces vêtements pourrait être fabriquée dans le Grand-Duché, très réputé à l'étranger pour cette fabrication, si la main d'œuvre y était moins rare et, condition essentielle, si les prix payés pour cette couture pouvaient rivaliser avec ceux qui sont payés en Allemagne, C'est ce dernier pays qui, aujourd'hui, par suite du bon marché de sa production, fournit la majeur*; partie de ces vêtements, aussi bien dans la Lorraine que dans le Grand-Duché. La maison J.-P. Ginter-Ginter de Larochette fait, comme spécialité, la fabrication de confections pour ouvriers en tous genres. Elle occupe, à cet effet, 60 ouvrières ; elle achète ses tissus principalement en Alttace, en Allemagne et dans le Grand-Duché* Sa production! est écoulée, en majeure partie, dans ces mêmes paya ; le reste est exporté, dans las pays d'outre-rner surtout La maison Demarque-Pieret de Larochette fait également la confection pour ouvriers. Elle occupe une quarantaine d'ouvrières. Imprimerie. L'imprimerie a été suffisamment pourvue de commandes et elle a continué à se développer normalement, malgré la concurrence. Les besoins du public ont subi une transformation complète, pendant que les journaux et les revues périodiques ont élargi leur débit en faisant appel à toutes les classas de la société. Quelques ateliers nouveaux sont venus s'ajouter aux anciennes firmes. Sans être taxé d'exagération, on peut dire que l'imprimerie peut être rangée aujourd'hui parmi les branches importantes de l'industrie nationale. 6 42 Le nombre des imprimeries s'est élevé à 22, dont 11 ont leur siege à Luxembourg. Quatre imprimeries sont munies de presses a électricité, et 16 de presses à vapeur. Un atelier a fait l'acquisition d'une machine à composer (linotype) qui fournit le travail de 5 compositeurs. Le personnel qu'occupe l'imprimerie luxembourgeoise comprend 118 compositeurs et 29 conducteurs. Le personnel accessoire n'a pas changé. Les salaires ont évolué entre 4 et 6 fr. Depuis un certain temps, le recrutement des typographes rencontre de sérieuses difficultés, ce métier demandant un long apprentissage qui fait reculer les jeunes apprentis. Quelques imprimeurs ont donc émis le vœu que l'État organise des cours pour typographes, analogues à ceux qu'il a institués pour d'autres métiers, Si le personnel des imprimeries ne s'est guère accru pendant cette période bisannuelle et, qu'en apparence, les moyens de production n'aient subi aucunes augmentation sensible, la production ne s'en est pas moins développée considérablement. Beaucoup de ces maisons ont perfectionne leur outillage, et une certaine partie des travaux d'imprimerie qu'on tirait de l'étranger, se fait aujourd'hui dans le pays même. Parmi ces travaux on pourrait citer les actions et obligations des sociétés, pour lesquelles il fallait s'adresser, il n'y a pas deux ans, à l'étranger et qui sont tirées aujourd'hui à Luxembourg. De nombreuses plaintes se sont élevées parmi les imprimeurs, et aussi parmi lus libraires, contre le colportage étranger qui s'épanouit en toute liberté et que les mesures répressives, introduites il y a quelque temps dans notre législation, n'ont pu atteindre. Le colporteur exotique exerce son métier sur une vaste échelle et, la plupart du temps, l'acheteur se laisse attraper par des marchandises de pacotille ou par la modicité des prix qui ne sont calculés qu'à raison de l'importance d'autant plus considérable de la commande. A conditions égales, l'imprimerie luxembourgeoise aurait tous les avantages de son côté. Cette concurrence porte en particulier sur les labeurs de ville (kommerzielle Accidenzarbeiten). Tabacs et Cigares. Cette industrie, qui est représentée dans le Grand-Duché par 12 firmes, a continué à se développer d'une façon tranquille, régulière ; elle a emboîté le pas aux autres Industries un, général, dans leur mouvement ascensionnel. La production totale se répartit comme suit ; 28,000 quintaux de tabacs à fumer, coupe fine, représentant. . fr. 2,500,000 1,000 » » à mâcher et à priser, » » 125,000 15 millions de cigares, » » 600,000 15 » de cigarettes, » » 125,000 Total. , . . ,* L'industrie des tabacs et cigares occupe 480 ouvriers et employé» qui touchent en. salaires et traitements la somme de 225,000 fr. Les tabacs de la récolte de 1897, employés à la fabrication de 1898, étaient très légers et à bas prix ; ceux de la récolte de 1808 étaient plus cornés» meilleurs en qualité et accessibles comme prix. Nos fabricants de tabacs à fumer, contrairement aux années précédentes, ont pu enregistrer des bénéfices raisonnables. 43 Par contre, nos fabricants de cigares ont ou à traverser une crise sensible par suite de la circonstance que les prix des tabacs Sumatra, Havane, Brésil, St. Domingue, Java, Ambalena, Manille et autres, qui entrent clans cette fabrication, étaient devenus inabordables, comme conséquence de la guerre à Cuba et aux Philippines. La «Société anonyme pour la fabrication des cigares dans le Grand-Duché de Luxembourg », au capital de 250,000 fr., qui était venue s'installer chez nous pour la fabrication 'du cigare à la machin«, système lieuse, n'a pas obtenu des résultats satisfaisants, La consommation du tabac noir en rôles, jadis générale, se perd peu à peu, de môme que celle des tabacs à priser ; par contre, la cigarette acquiert une vogue croissante. Horticulture. La situation de l'horticulture en 1898 et 1890 diffère légèrement de celle des années précédentes : elle tend à se relever pour certaines branches. L'arboriculture a profité de la production restreinte des pays limitrophes et a trouvé placement de tout le stock d'arbres fruitiers» y compris le deuxième choix, à des prix inconnus depuis nombre d'années. Les plantes d'ornement et les arbustes ont été vendus très avantageusement. Il n'en a été, cependant, pas de même des rosiers dont les prix continuent à être dérisoires, sauf pour certaines variétés délicates, toujours recherchées à des conditions acceptables. Les hivers 1898 et 1899, très cléments, n'ont fait que des dégâts insignifiants. Les demandes de rosiers ont donc été très restreintes. Cependant, l'introduction dus colis postaux de 10 kg. qui a été adoptée par toute la France, a permis de soutenir aisément la conc u r e n c e dans le Midi et Ies exportations pour ce pays accusent une légère augmentation. L'Amérique du Nord ne peut encore se fournir sur le continent européen, les droits d'entrée du bill Dingley équivalant à la prohibition. Le nombre des ouvriers horticulteurs n'a pas changé» mais les salaires ont subi une augmentation d'environ 10 pCt. Brasserie, L'industrie des bières indigènes accuse, depuis Tannée 1897, une marche ascendante flottement prononcée. Les progrès des autres industries du pays, notamment de l'industrie métallurgique, d'une part, ainsi que les récoltas peu favorables de nos vignobles d'autre part, n'ont pas été sans exercer une influence considérable sur la brasserie. Voici quelques données statistiques qui permettront de juger du développement sûr et régulier qu'a pris cette industrie : De 140,087 hectolitres qu'elle a été en 1897, la production de nos 18 brasseries en activité s'est élevée en 1898 au chiffre de 150,411 hectolitres, pour atteindre, en 1899, celui de 167,696 hectolitres. La production des bières indigènes accuse donc, pour 1898, une augmentation de 7 pCt. sur l'exercice précédent, et pour 1899, une nouvelle augmentation de 18 pCt. sur l'exercice 1898. 44 Ces 13 brasseries ont acquitté, en 1897, un droit d'accise de fr. 175,527 en 1898, 188,071 en 1899, 206,837 La quantité de malt employé en 1897 s'élevait à 3,502,175 kilogrammes. en 1898 3,760,270 en 1899 4,192,400 L'importation de bières étrangères se montait, en 1897, à 13,230 hectolitres. » » » en 1898, à 20,987 » » » » en 1899, à 28,281 » Distillerie. Le nombre des distilleries en activité était, pendant la période de 1897/98, de 1068 et, pendant celle de 1898/99, de 1022, dont : 544 resp. 629 distilleries agricoles et industrielles ; 7 resp. 4 ayant distillé des pommes de terre ; le reste, soit 524 resp. 353, ont distillé des fruits. Le contingent légal est fixé a 4,5 x 217,583 (nombre des habitants du Grand-Duché) — 9791 hectolitres d'alcool pur. Cependant, les distilleries agricoles ayant travaillé des matières farineuses, n'ont produit que 5791 resp. 6931 hectolitres d'alcool pur, les distilleries de fruits, 123 resp. 184 hectolitres, de sorte qu'elles n'ont pas absorbé 3577 hectolitres en 4807/98, et 2670 hectolitre» en 1898/99. On a employé à la destination : En 1808/99. En 1807/98. 298,500 Pommes de terre . . .kilogrammes 405,100 3,174,600 Grains » 2.660,200 Marcs de raisins , . , » 11,306 11,575 Fruits » 22.873 2,814 Le droit d'accise acquitté en 1897/98 s'élevait à fr . 486,000, » » en 1898/99 » » 556,700. Mondorf-les-Bains. La marche ascensionnelle do notre station thermale n'a fait que s'accentuer davantage encore pendant les saisons de 1898 et 1899, En 1898, le nombre des baigneurs s'est élevé à 1,100, en qui fait, sur la saison antérieure, une augmentation de 100 baigneurs; les recettes qui, en 1897, avaient été de 32,000 fr., montèrent en 1898, à 35,786 fr. ; les bains, douches, etc. délivrés gratuitement, pendant cette saison, représentèrent un chiffre de recettes de 13,129 fr. 83, c. et la vente de l'eau minérale a été de 23,758 flacons. La colonie thermale pour enfants malingres hébergea 17 garçons et 34 filles. 45 Parmi les améliorations réalisées, en 1898, nous signalerons l'adaptation de la façade de l'ancien bâtiment à celle de ses annexes modernes: la transformation a complètement réussi, et aujourd'hui tout le corps de bâtiment forme un ensemble harmonieux. L'année 1899 marquera dans los annales de Mondorf par les améliorations considérables dont rétablissement a été l'objet» grâce à la libéralité de la Chambre des députés qui consentit à majorer, pour cette année, de 35,000 fr. le crédit ordinaire pour la mise en état des bains. Il s'agissait, dans les intentions do la Chambre, d'accélérer la marche de la transformation en permettant d'exécuter, en une fois, les travaux les plus urgents qui auraient dû être répartis sur plusieurs exercices. L'aménagement de l'hydrothérapie fut heureusement modifié, le système dos cabines changé, leur nombre augmenté, le plancher défectueux remplacé par un plancher en chêne sur bitume ; la répartition des différents services fut faite d'une manière plus rationnelle; la piscine de natation put être, complètement achevée; enfin, il fut remédié à un inconvénient dos plus sensibles : à l'insuffisance des water-closets par la construction de 28 cabinets d'aisance installés avec tout le confort moderne dos deux côtés du bâtiment de l'hydrothérapie. Une autre amélioration de la plus haute importance au point de vue de l'hygiène fut la construction d'un« conduite d'eau fournissant à la localité et aux hôtels une eau alimentaire de première qualité. L'année 1899, si riche en améliorations importantes, vit se réaliser en outre un desideratum depuis longtemps exprimé. Il fut construit plusieurs villas d'un style élégant et riche à la fois, qui contribueront à accentuer davantage Ie caractère familial du séjour à Mondorf, en permettant aux baigneurs do s'y rendre on famille et d'y vivre comme chez eux. Grâce à ces transformations, Mondorf vit augmente cette année encore le nombre des baigneurs qui dépasse 1,200 ; le chiffre des recettes s'éleva à 37,218 fr. 44 c. ; la gratuité clos bains, douches, etc, représenta une recuite de 12,000 fr. et le débit do l'eau minérale monta au chiffre de 24,263 flacons. La colonie thermale pour enfants chétifs comptait 27 garçons et 29 filles. L'expérience des dernières années a démontré d'une manière indubitable l'efficacité de la cure du Mondorf dans les cas de, diabète et d'influenza. C'est une nouvelle conquête dans le domaine de la pathologie et une nouvelle garantie d'avenir pour notre station thermale. Le Dr Klein écrit à en sujet : « L'eau de Mondorf contient, on quantités prédominantes, dos chlorures alcalino-Lerreux,. dits « sels physiologiques », parce qu'ils entrent dans la composition naturelle des tissus- et liquides des notre organisme. Ces substances chimiques qui constituent dos sels nutritifs, dans la véritable accepption du mot, sont sympathiques à notre corps et on stimulent la vitalité. Aussi, l'eau de Mondorf, injectée sous la peau dang les chaires vivantes, produit-elle la même stimulation générale que l'injection des sels du sérum sanguin, la solution dite physiologiques ; du plus, une solution do sels, teile que la composition de l'eau de Mondorf tes réunit, ne saurait irriter la muqueuse de l'appareil digestif, laquelle n'est qu'une peau interne. C'est ce qui explique qu'après l'absorption de plusieurs grands verres d'eau minérale, on ne ressent ni malaises, ni coliques ; on constate bientôt que les intestins sont mis en éveil, et, au bout d'une heure environ, on est obligé de se débarrasser de plusieurs selles liquides coloriées en vert. Outre les résidus alimentaires, la garde-robe renferme la majeure partie 40 de l'eau de Mondorf bue et une bonne portion de bile. L'état général se trouve être fort animé et heureux, l'appétit se fait sentir avec une certaine intensité, enfin, il y a un effet général bienfaisant se documentant par une aptitude plus grande de l'esprit et du corps. » L'action purgative de l'eau de Mondorf, dans ses suites, est cependant plus complexe qu'on ne le croirait à première vue. L'évacuation de l'intestin se l'ait évidemment par les contractions des libres musculaires qui entourent le tube digestif; mais cette action se transporte de l'intestin vers le foie on s'étendant aux ramifications des canaux biliaires. Par suite de ces mouvements péristaltiques se propageant jusqu'à l'intérieur du foie, la bile est sécrétée en plus grande quantité. Pour vrai dire, il faudrait employer le mot « excrétée », car le foie sépare du sang, par son activité glandulaire, les matériaux devenus impropres à la nutrition, les déchets de l'échange organique, les scories enfin. De même on sait que c'est par la bile que les poisons, les toxines etc. quittent le corps, en sorte qu'on peut dire que le foie, la plus grande glande du corps, est le grand purificateur de l'organisme. L'eau de Mondorf qui augmente directement le fonctionnement de cet organe, peut donc se vanter do purifier le sang, selon l'expression populaire. » Mais l'impulsion contractile qui se manifeste d'abord sur l'intestin, puis sur les vaisseaux biliaires, ne s'arrête pas là ! Elle s'étend plus loin et se portes en dernier lieu sur les vais