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En bref

Cet arrêté grand-ducal du 28 juin 1906 supprime les distributions de prix dans les établissements d'enseignement moyen au Grand-Duché de Luxembourg. Il abroge également certains articles d'un règlement général antérieur.

Ce qu'il réglemente

Qui il concerne

Points clés

Texte de loi

685 MEMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthums Luxemburg Mardi, 17 juillet 1906. N° 44. Dienstag, 17. Juli 1906. Arrêté grand-ducal du 28 juin 1906, portant suppression des distributions de prix dans les établissements d'enseignement moyen. Großh. Beschluß vom 28. Juni 1906, betreffend die Abschaffung der Preiseverteilungen an den mittleren Unterrichtsanftalten. Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc. ; Vu l'arrêté royal grand-ducal du 7 juin 1861, portant règlement général pour les établissements d'enseignement supérieur et moyen de l'Etat ; Notre Conseil d'Etat entendu ; Sur le rapport de Notre Directeur général des finances et après délibération du Gouvernement en conseil ; Wir W i l h e l m , von Gottes Gnaden Großherzog von Luxemburg, Herzog zu Nassau, u. u. u,; Avons arrêté et arrêtons : Nach Einsicht des Kgl. Großh. Beschlusses vom 7. Juni 1861, das Reglement für die Anstalten höheren und mittleren Unterrichts betreffed; Nach Anhörung Unseres Staatsrathes; Auf den Bericht Unseres General-Direktors der Finanzen und nach Berathung der Regierung im Conseil; Haben beschlossen und beschließen; Art. 1er. Les distributions de prix sont abolies dans les établissements d'enseignement moyen du Grand-Duché. Art. 1 . Die Preisevertheilungen an den höheren und mittleren Unterrichtsanstalten des Großherzogthums sind abgesch fft. Art. 2. Sont abrogés les art. 44, 45 et 46 du règlement général du 7 juin 1861. Art. 2. Die Art. 44, 45 und 46 des allgemeinen Reglements vom 7. Juni 1861 sind außer Kraft gesetzt. Art. 3. Notre Directeur général des finances est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui entrera en vigueur dès l'année scolaire en cours. Art. 3. Unser General-Direktor der Finanzen ist mit der Vollziehung dieses Beschlusses beauftragt, der mit dem laufenden Schuljahre in Kraft tritt Sankr Blasien, den 28. Juni 1906. Saint-Blasien, le 28 juin 1906. Wilhelm, GUILLAUME, Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. Der General-Direktor der Finanzen, M. Mongenast. 686 Arrêté grand-ducal du 13 juillet 1906, portant révision des dispositions réglementaires sur le minerval à payer dans les établissements d'enseignement supérieur et moyen. Großh. Beschluß vom 13. Juli 1906, betreffend die Revision der an den höhern und mittlern Unterrichtsanstalten geltenden Bestimmungen über das zu entrichtende Minerval. Nous GUILLAUME, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc. ; Vu l'art. 12 de la loi du 23 juillet 1848, sur l'organisation de l'enseignement supérieur et moyen ; Notre Conseil d'Etat entendu ; Sur le rapport de Notre Directeur général des finances et après délibération du Gouvernement en conseil ; Wir W i l h e l m , von Gottes Gnaden Großherzog von Luxemburg, Herzog zu Nassau, Avons arrêté et arrêtons : Haben beschlossen und beschließen: er u., u., u.; Nach Einsicht des Art. 12 des Gesetzes vom 23. Juli 1848, die Organisation des höhern und Mittlern Unterrichtswesens betreffend; Nach Anhörung Unseres Staatsrates; Auf den Bericht Unseres Generaldirektors der Finanzen und nach Berathung der Regierung im Conseil; Art. 1 . Le montant du minerval à payer par les élèves des établissements d'enseignement supérieur et moyen est fixé comme suit : 1° Pour les gymnases et les trois classes supérieures des écoles industrielles et commerciales, y compris les cours supérieurs, à fr. 60 par an ; 2° pour les trois classes inférieures des écoles industrielles et commerciales de même que pour les sections industrielles attachées aux gymnases de Diekirch et d'Echternach, à fr. 40 par an ; 3° pour les élèves ne suivant exclusivement que le cours de dessin, à fr. 15 par an. Les jeunes gens inscrits aux cours supérieurs comme élèves libres sont soumis à la même taxe que les élèves réguliers. Art. 1. Das von den Schillern der höhern und Mittlern Unterrichtsanstalten zu entrichtende Minerval ist festgesetzt wie folgt: 1° Für die Gymnasien und die drei Oberklassen der Industrie- und Handelsschulen m t Einschluß der Oberkurse, auf 60 Fr. jährlich: Art. 2. Pourront être exemptés du paiement du minerval, en tout ou en partie, les élèves nécessiteux qui, pendant l'année scolaire précédente, se seront distingués par leur application, leurs progrès et leur bonne conduite. Pourront obtenir la môme exemption les élèves nécessiteux nouveaux qui se seront distingués de la même manière pendant le premier trimestre de leur séjour à l'établissement. Art. 2. Dürftige Schüler, die sich im Vorjahre durch Fleiß, Fortschritte und gutes Betragen ausgezeichnet haben, können von der Zahlung des Minervals gänzlich oder theilweise entzünden werden. Neu eingetretenen dürftigen Schillern kann dieselbe Vergünstigung bewilligt werden, falls sie sich während des ersten Vierteljahres in derselben Weise ausgezeichnet haben. Art. 3. L'exemption ne pourra être accordée que pour une année scolaire. Art. 3. Von der Zahlung des Minervals kann nur für ein Schuljahr entbunden werden. 2° für die drei Unterklassen der Industrie und Handelsschulen sowie für die mit den Gymnasien zu Diekirch und Echternach verbundenen Industrieabteilungen, auf 40 Fr. jährlich; 3° für die Schüler, welche den Zeichenkursus ausschließlich besuchen, auf 15 Fr. jährlich. Die Freischüler der Oberkurse haben denselben Betrag zu entrichten wie die ordentlichen Schüler. 687 Toutefois, l'exemption accordée pourra être retirée pour le second semestre, si, pendant le premier semestre, l'élève a démérité au point de vue soit des études, soit de la conduite. Diese Vergünstigung kann indeß für das zweite Halbjahr rückgängig gemacht werden, wenn die Fortschritte oder das Betragen des Schülers während des ersten Halbjahres zu Klagen Veranlassung gegeben baden. Art. 4. Les exemptions sont accordées et respectivement retirées par le Gouvernement, sur les propositions des conférences des professeurs ; ces propositions devront être accompagnées des pièces justificatives nécessaires. Art. 5. L'élève qui, dans le courant du semestre, quitte rétablissement ou est renvoyé pour inconduite, n'a aucune répétition à exercer du chef du minerval acquitté. Art. 4 . Der Erlaß des Minervals wird bewilligt, resp. entzogen, durch das betreffende Regierungsmitglied auf Vorschlag der Professorenkonferenz; die erforderlichen Belegstücke sind in der Anlage beizufügen. L'élève qui au cours d'un semestre quitte l'un des établissements pour entrer dans un autre, ne pourra pas être tenu à payer de nouveau le minerval acquitté au premier de ces établissements pour le semestre en cours. Art. 6. Sont abrogés les art. 50 à 57 du règlement général des établissements d'enseignement supérieur et moyen de l'État, du 7 juin 1861, ainsi que l'arrêté royal grand-ducal du 6 avril 1870, concernant le minerval. Art. 7. Notre Directeur général des finances est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui entrera en vigueur dès le commencement de l'année scolaire prochaine. Art. 5. Der Schüler, welcher die Anstalt i m Laufe des Semesters verläßt, oder wegen schlechten Betragens entlassen wird, hat keinen Anspruch auf Rückerstattung des für's laufende Halbjahr entrichteten Minervals. Tritt ein Schüler im Laufe eines Semesters aus einer Anstalt in eine andere über, so liegt keine Verpflichtung für ihn vor, das in der ersten Anstalt für das laufende Halbjahr bezahlte Minerval von neuem zu entrichten. Art. 6. Die Art. 50 bis 57 des allgemeinen Reglementes vom 7. Juni 1861, sowie der Kgl. Großh. Beschluß vom 6. April 1870 über das an den höhern und mittlern Unterrichtsanstalten zu entrichtende Minerval sind aufgehoben. Art. 7. Unser General-Direktor der Finanzen ist mit der Vollziehung des. gegenwärtigen Beschlusses, welcher mit dem künftigen Schuljahr in Kraft tritt, beauftragt. Sankt Blasien, den 13. Juli 1906. Saint-Blasien, le 13 juillet 1906. Wilhelm. GUILLAUME. Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. Der General-Direktor der Finanzen, M. M o n g e n a s t . Arrêté grand-ducal du 15 juillet 1906, portant Großh. Beschluß vom 15 J u l i 1906, betr. die modification du règlement pour l'examen de Neuordnung der Fähigkeitsprüfung an der capacité à l'école industrielle et commerciale de Industrie- und Handelsschule zu Luxemburg Luxembourg et d'Esch-sur-Alzette, und Esch a. d. Alzette. Wir Wilhelm, von Gottes Gnaden, GroßNous GUILLAUME, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, herzog von Luxemburg, Herzog zu Nassau, u., u., u.; etc., etc, etc. ; Nach Einsicht des Art. 19 des Gesetzes vom Vu l'art 19 de la loi du 23 juillet 1848, sur 23. Juli 1848, über das höhere und mittlere. l'organisation de l'enseignement supérieur et Unterrichtswesen; moyen ; 688 Notre Conseil d'Etat entendu ; Sur le rapport de Notre Directeur général des finances et après délibération du Gouvernement en conseil ; Avons arrêté et arrêtons : er Art. 1 . L'examen de capacité prévu par l'art. 19 de la loi du 23 juillet 1848 a lieu à la clôture de l'année scolaire devant une commission que le Gouvernement nomme chaque année à cette fin à l'école industrielle et commerciale de Luxembourg et à celle d'Esch-surAlzette. Art. 2. Chaque commission se compose d'un commissaire du Gouvernement, comme président, et de cinq ou, si le nombre des récipiendaires l'exige, de six membres appartenant au personnel enseignant de l'établissement respectif. Il est toutefois loisible au Gouvernement de substituer à l'un de ces derniers un membre étranger au personnel enseignant. Nach Anhörung Unseres Staatsrathes; Auf den Bericht Unseres General-Direktors der Finanzen und nach Berathung der Regierung im Conseil; Haben beschlossen und beschließen: Art. 1 . Die durch Art. 19 des Gesetzes vom 23. J u l i 1848 vorgesehene Fähigkeitsprufung findet am Schluß des Schuljahres vor einer an der Industrie- und Handelsschule von Luxemburg und Esch a. d. Alz. jährlich durch die Regierung zu ernennende diesbezügliche Commission statt. Art. 3. Le Gouvernement fixe le jour de l'ouverture de la session ainsi que la date à laquelle les demandes d'admission doivent lui être parvenues. Les demandes des élèves des écoles industrielles et commerciales sont transmises au Gouvernement par l'intermédiaire du directeur de l'établissement respectif qui certifie si les élèves ont suivi régulièrement, avec assiduité et succès les cours de la 1re industrielle ou commerciale. Les élèves qui n'ont pas fait leurs études à l'un de ces établissements, adressent leur Art. 3. Die Regierung bestimmt den Tag der Eröffnung der Prüfungssession, sowie den Termin, innerhalb dessen die Meldungen zur Fähigkeitsprufung eingehen müssen. Die Gesuche der Schüler der Industrie- und Handelsschulen werden der Regierung durch Vermittelung des betr Anstaltdirectors übersandt, der ein Zeugnis darüber auszufertigen hat, ob die Schüler dem Unterricht in der I a der Industrieoder Handelsschule mit Fleiß, Pünktlichkeit und Erfolg beigewohnt haben. Schüler, welche an keiner der vorbenannten Anstalten studiert haben, übersenden der Negierung Art. 2. Jede dieser Commissionen besteht aus dem Regierungscommissar als Vorsitzendem und ans fünf, oder falls die Zahl der Examinanden es erheischt, ans sechs dem Professoren-Collegium der betr. Anstalt zugehörigen Mitgliedern. Es ist der Regierung indeß nicht unbenommen, eines dieser Mitglieder durch ein außerhalb des Lehrer-Collegiums zu wählendes Mitglied zu ersetzen Es werden außerdem für jede Commission drei Il est nommé en outre pour chaque commisstellvertretende Mitglieder ernannt. sion trois membres suppléants. Jede Commission wählt ihren Schriftfühler Les commissions choisissent leur secrétaire aus der Reihe ihrer Mitglieder. parmi leurs membres. Der Regierungscommissar ist derselbe für die Le commissaire est le même pour les deux beiden Anstalten; bei der mündlichen Prüfung établissements. I l doit assister aux épreuves muß er zugegen sein; bei der schriftlichen steht es orales ; aux épreuves écrites, il peut se faire remplacer par un membre de la commission ihm frei, sich durch ein Mitglied der betreffenden Commission vertreten zu lassen. afférente. 689 demande directement au Gouvernement en y joignant un certificat délivré par le directeur de rétablissement où ils ont fait leurs études et constatant qu'ils ont suivi régulièrement, avec assiduité et succès l'enseignement des matières faisant l'objet du programme de l'examen. Les commissions décident sans recours si les conditions d'admissibilité des récipiendaires sont remplies. Peut être exclu de l'examen, l'élève qui a obtenu en I r e , à la fin des deux derniers t r i mestres, des chiffres insuffisants, soit dans quatre branches, soit dans trois dont denx figurant au programme de l'épreuve écrite de l'examen de capacité. iï)r ©efndj btrefi unb ï;abcn burcî) ein Dont Setter bei* Stitfialt, bic fie kfiutt Imben, au§çiefteUte£ 3eugnift ben 3tod;n)ei§ ju er&riugeu, bafe fie ben Unterricht in ben ÜßrüfuugSfa'd&ern mit fÇIcife, ^unïtlidjfett unb Cfrfoîg befudjt ï;abcn. Art. 4. L'examen de capacité comprend des ('•preuves écrites et des épreuves orales sur toutes les branches enseignées en I r e . 2(rf. 4. î i e ^à^tgfcit^riifutig fntbet fd;riftïid) unb miinbïid) ftatt unb umfaßt fänmttlid;e Sc^rs gcgcnftänbc ber ^rinia. Art. 5. Les épreuves écrites ont pour objet : Sïrt 5* ®ie fd)rifitid)e ^riifun^ umfaßt foï= genbe ©egenftänbe : 1° %üv bie Sdjitler ber la beu ^nbuftiiefd;uïe : beutfdje, franjßftfdje unb engtifdje ©prad^c/ aua= ïtytifd)e ©eometric, barftcïïeube ©eometrie, fyfyfiî unb (St;emie; , U° %uï bie ©dntler ber lu ber ,£}aubel>3fertile : beutfd;c, franjöfifd;c unb euglifd^e 6prad;e, $au= bcïê\uiffeufd)aften, ,Ç»anbel§!orreêponbcn3 unb faufmäunifd;cö 9le<^ucit. S)te Prüfung in ber ^ i ; f i f umfaßt baê ^eufum ber la, folutc baJjcnige ber I I I a unb Ilff, infoferu beffen S3cft^ §nm SJerftânbniS be^ iié^rfloffeS auf l a erforberïid) ift. 1° Pour les élèves de la Tro industrielle, les langues allemande, française et anglaise, la géométrie analytique, la géométrie descriptive, la physique et la chimie ; 2° Pour les élèves de la I r e commerciale, les langues allemande, française et anglaise ainsi que les sciences, la correspondance et l'arithmétique commerciales. L'examen en physique porte sur le programme de la I i e industrielle ainsi que sur les parties des programmes de la I I I e et de la I I e classe dont la connaissance est nécessaire à l'intelligence des théories développées en I r e . Les épreuves sont rédigées dans la langue qui sert à l'enseignement des branches respectives. Pour les langues allemande, française et anglaise, les épreuves écrites sont communes aux élèves de la I r e industrielle et de la I r e commerciale. Ne sont pas admissibles les sujets de rédaction qui, en I I e ou en I r e , ont fait l'objet de devoirs faits à domicile ou en classe. Sic (Sontimfftoncn entfdjeiben, o& bie 2(uf= nal)mekbingungeu erfüllt fiub ; it;rc Gutfdjcitmng, ift nictyt ïcfur2>fal)ig. 3$ou ber Prüfung föuuen aut3gefdjloffeu toerben bicienigeu Qty&Ux, lucldje am (Snbe ber jtoet legten Srtmeficr uugenilgcnbe Üßumtnern erhalten fyaben, enttoeber in tiier ïyâd;crn ober in bret, faQS bereit •pet ©egenftaub ber fä;riftlidjcn Prüfung für (Anwerbung be§ ^äln'gMi^cuguiffeS fiub. S)ic Prüfungsarbeiten finb in ber Unterrtdjtâ* fptad;e bcê betreffeuben ^-ac^c§ abjitfaïïen. S)ie ïd)iïfiïid)C Prüfung in ber beutfckn, fran* 5Öfifd;en unb engtifd;eu Spxatye ift für bie 6d;îiler ber ^ubnftiïe* unb ^anbeïSîfaffc gemeinfd)afttid;. tltyuïafj'ig finb biejenigen 3tuffa^emata f ïoeï^e bie ©d;ù'Ier aU fd;rifttid)e $QCIII8= ober (Stoffen* arbeiten bereite auf ©eïunbo ober ^rtnta be« Çanbeït ^abeu. 690 Art. 6. La durée des épreuves écrites est fixée pur le Gouvernement pour chaque branche. A r t . 6 . Die Dauer der schriftlichen Prüfung in jedem Gegenstand wird durch Regierungsbeschluß geregelt. Art. 7. Le commissaire réunit les deux commissions séparément pour attribuer à chaque membre les branches sur lesquelles il aura à examiner et [tour délibérer sur la procédure à suivre dans le choix des sujets qui doivent faire l'objet des épreuves écrites. A la suite de cette réunion, chaque examinateur arrête en nombre double les sujets qu'il aura à présenter dans ses branches au choix du commissaire dans un délai à fixer par celui-ci. Art. 7. Der Regierungscommissar beruft die beiden Kommissionen einzeln ein, um jedem Mitglied seine Prüfungsfächer anzuweisen und über das bei der Auswahl der in der schriftlichen Prüfung zu behandelnden Themata zu beobachtende Verfahren zu berathen. Infolge dieser Besprechung stellt jeder Examinator die Themata der ihm zugewiesenen Prüfungsfächer in doppelser Anzahl fest und bringt sie dem Regierungscommissar innerhalb der von diesem bestimmten Frist in Vorschlag. Eine absolute Verschwiegenheit ist bezüglich der eingesandten Fragen zu beobachten. Dieselben Prüfungsthemata werden in den beiden Anstalten behandelt. Sie werden durch den Regierungscommissar unter den vier ihm für jedes Fach vorgeschlagenen Aufgaben ausgewählt und für jeden einzelnen Prüfungsgegenstand unter besonderm versiegelten Couvert dem ihn vertretenden Commissionsmitgliede zugestellt; die Couverts werden im Beisein der Schüler, unmittelbar vor Verlesung der Themata erbrochen, welche an den beiden Anstalten an demselben Tage und zu derselben Stunde zu behandeln sind. La discrétion la plus absolue doit être observée au sujet des questions présentées. Les sujets des compositions sont les mêmes pour les élèves des deux établissements ; ils sont choisis par le commissaire parmi les quatre sujets lui soumis sur chaque matière et sont ensuite transmis sous pli cacheté, chaque branche séparément, au membre de la commission qui remplace le commissaire aux épreuves écrites; les plis ne sont ouverts qu'en présence des élèves et au moment même où il doit être donné lecture des questions, qui sont à traiter le même jour et à la même heure dans les deux établissements. Il est loisible au commissaire de choisir des sujets en dehors de ceux qui ont été proposés. Dem Regierungskommissar ist es unbenommen, andere Themata als die vorgeschlagenen aufzugeben. Art. 8. L'élève qui, sans excuse valable, ne répond pas à l'appel de son nom au moment de l'ouverture de l'examen écrit, est renvoyé à la prochaine session ; si son excuse est admise par la commission, il pourra se représenter à une époque à fixer par celle-ci. A r t . 8. Schüler, welche ohne triftigen Entschuldigungsgrund bei Eröffnung der schriftlichen Prüfung auf ihren Namensaufruf als abwesend befunden werden, sind auf die nächstfolgende Session auszusetzen; falls die Entschuldigung von der Kommission als zulässig erachtet wird, dürfen dieselben an einem von der Kommission zu bestimmenden Zeitpunkte sich von neuem zur Prüfung stellen. Art. 9. Les réponses doivent être écrites sur des feuilles a en-tête parafées par le président ou le membre qui le remplace. Art. 9. Die Prüfungsarbeiten dürfen nur auf amtliches vom Vorsitzenden oder dem stellvertretenden Kommissionsmitgliede paraphirtes Papier niedergeschrieben werden. 691 A r t 10. Durant l'épreuve écrite, les élèves sont constamment surveillés par deux membres de la commission respective. Les élèves ne peuvent avoir aucune communication avec le dehors ni entre eux, sous peine d'exclusion ; il leur est interdit d'apporter aucun cahier, aucune note, aucun livre autres que ceux qui ont été autorisés. En cas de contravention de la part d'un élève, la commission prononce sans recours la nullité de l'épreuve du contrevenant aussi bien que de celle de son complice, ce qui implique leur renvoi à la prochaine session. Les élèves sont prévenus, dès l'ouverture de l'examen, des suites que pourrait avoir pour eux toute fraude ou toute tentative de fraude. Art. 11. L'élève qui n'a su terminer son travail dans le délai fixé, le remet inachevé avec le brouillon. A r t 12. Les copies de chaque établissement sont appréciées par les deux examinateurs désignés pour chaque branche l'un à l'établissement de Luxembourg et l'autre à l'établissement d'Esch. Les réponses terminées dans une branche sont immédiatement mises sous enveloppe et transmises au commissaire qui les fait parvenir aux examinateurs respectifs. Les chiffres obtenus sont communiqués au commissaire qui prend la moyenne après s'être entendu avec les deux membres en cas de divergence notable dans leurs appréciations. Art. 13. Avant l'ouverture des épreuves orales, chaque commission se réunit pour désigner les élèves qui, eu égard aux résultats des épreuves écrites et aux chiffres trimestriels obtenus dans le courant de la dernière année scolaire, ne sont pas admissibles aux épreuves orales, de même que ceux qui devront être interrogés oralement pour avoir obtenu dans certaines branches un chiffre insuffisant à l'épreuve écrite ou à la fin de l'un des deux derniers trimestres Art. 1 0 . Während der schriftlichen Prüfung werden die Schüler beständig durch zwei Kommissionsmitglieder überwacht. Den Schülern ist jeder Verkehr unter sich und nach außen unter Strafe des Ausschlusses untersagt. Hefte, Notizen, Bücher, welche nicht als zulässig erklärt worden sind, dürfen zur Prüfung nicht mitgebracht werden. Im Uebertretungsfalle erklärt die Kommission die Prüfung als nichtig, was die Aussetzung des betreffenden Schülers sowie seines etwaigen Mitschuldigen bis zur nächsten Prüfungssession zur Folge hat; die Entscheidung der Kommission ist nicht rekursfähig. Bei Beginn der Prüfung werden die Schüler über die etwaigen Folgen jeder Täuschung oder jedes Täuschungsversuches verständigt. Art. 1 1 . Der Schüler, der seine Arbeit innerhalb der festgesetzten Frist nicht beendigen konnte, liefert dieselbe sammt dem Entwurf unvollendet ab. Art. 1 2 . Die Prüfungsarbeiten der beiden Anstalten werden von den beiden mit der Prüfung in jedem Fach betrauten Examinatoren der Anstalt von Luxemburg und der Anstalt von Esch censirt. Sind die Arbeiten in einem Prüfungsfach beendet, so werden sie sofort unter Couvert gebracht und an den Regierungskommissar gesandt, welcher sie den betreffenden Examinatoren übermittelt. Die in den einzelnen Fächern erhaltenen Nummern werden dem Regierungskommissar mitgeteilt, der die Durschnittsnummer feststellt, nach vorheriger Rücksprache mit den beiden Examinatoren, falls sie in ihrer Beurteilung zu weit auseinandergehen. Art. 13. Vor Eröffung der mündlichen Prüfung tritt jede der beiden Kommissionen zusammen, um diejenigen Schüler zu bezeichnen, welche auf Grund des Ergebnisses der schriftlichen Prüfung und der in den trimestriellen Censuren festgestellten Leistungen des letzten Schuljahres zur mündlichen Prüfung nicht zuzulassen sind, sowie diejenigen, welche sich einer mündlichen Prüfung zu unterziehen haben, weil sie in gewissen Fächern in der schriftlichen Prüfung oder am Ende eines der 692 de la Ire, ou bien pour avoir remporté dans l'une ou l'autre branche un chiffre beaucoup plus favorable aux épreuves écrites qu'à la fin des trimestres, ou enfin pour avoir obtenu aux épreuves écrites ou dans les appréciations trimestrielles une moyenne générale qui se rapproche sensiblement du chiffre 4. zwei letzten Trimester in I a eine ungenügende Nummer erhalten haben, oder weil sie in irgend einem Fach in der schriftlichen Prüfung eine weit bessere Nummer erhalten haben als am Schluß der Trimester, oder wenn die Durchschnittsziffer sowohl der schriftlichen Prüfung als auch der vierteljährigen Leistungen nahe an Nr. 4 grenzt. Art. 14. Pour les autres élèves les épreuves orales portent sur les matières qui ne font pas l'objet des épreuves écrites. Pour la doctrine chrétienne, l'histoire et la géographie, les élèves ne sont examinés que sur le programme de la I r e . A r t . 15. Les épreuves orales ont lieu à chaque établissement devant la commission respective réunie au complet. La durée en est fixée par le commissaire. Art. 1 4 . Die übrigen Schüler werden mündliche geprüft in den Fächern die nicht zur schriftlichen Prüfung gehören. In der Religionslehre, Geschichte und Geographie werden die Schüler nur über das Pensum der I a befragt. Quant au dessin, à la géométrie descriptive et au levé des plans, les élèves auront à produire les dessins, les épures, les levées topographiques, exécutés en I r e ; chaque travail portera la claie de son exécution ; il doit être coté par le professeur et porter son visa. Art. 16. Les épreuves orales terminées, chaque commission se réunit pour statuer purement et simplement par un vote à émettre sur chaque élevé, s'il y a lieu de l'admettre, de le refuser ou bien de l'ajourner jusqu'au mois d'octobre. L'ajournement ne peut être prononcé que pour une branche de l'épreuve écrite ou pour deux branches de l'épreuve orale seule. Les décisions des commissions qui sont prises à la majorité des voix, se basent sur le résultat des épreuves écrites, des épreuves orales ainsi que sur l'appréciation trimestrielle des professeurs de I r e et sont sans recours. En cas de partage des voix, celle du commissaire est prépondérante. Nul ne peut en qualité de membre d'une commission prendre part à l'examen d'un parent ou allié jusque et y compris le quatrième degré. A r t . 1 5 . Die mündliche Prüfung findet an jeder Anstalt vor der jeweiligen Kommission im Beisein aller Mitglieder statt. Die Dauer derselben wird durch den Regierungskommissar festgesetzt. Zur Beurtheilung der Leistungen im Zeichnen, in der darstellenden Geometrie, in der Aufnahme von Plänen, haben die Schüler alle auf I a ausgeführten Zeichnungen, Aufrisse und topograpischen Aufnahmen vorzulegen; dieselben müssen das Datum der Ausführung tragen, von dem Professor censirt sein und dessen Unterschrift tragen. Art. 16. Nach Beendigung der mündlichen Prüfung tritt jede Kommission Zusammen, um durch ein über jeden Schüler abzugebendes Votum zu entscheiden, ob derselbe die Prüfung bestanden hat oder nicht, oder ob er bis zum k. Monat Oktober ausgesetzt ist. Diese Aussetzung ist nur statthaft für höchstens ein Fach der schriftlichen oder zwei Fächer der mündlichen Prüfung. Die Beschlüsse der Kommission erfolgen durch Stimmenmehrheit ; sie gründen sich auf das Ergebnis der schriftlichen und mündlichen Prüfungen sowie der vierteljährigen Leistungen des letzten Schuljahres und sind nicht rekursfähig. An der Prüfung eines bis zum vierten Grade einschließlich verwandten oder verschwägerten Schülers darf ein Kommissionsmitglied sich nicht beteiligen. 693 L'élève rejeté ne pourra se représenter que dans une prochaine session. Der Schuler, welcher nickt bestanden bat, kann sich erst in der nächstfolgenden Session wieder zur Prüfung stellen. Der Schuler, welcher zweimal» nicht bestanden L'élève rejeté ou ajourné deux lois, et qui ne réussit pas dans une troisième épreuve, ne bat oder ausgesetzt worden ist, kann nicht mehr zur Prüfung zugelassen werden, falls eine dritte pourra plus se représenter. Prüfung erfolglos geblieben ist. Art. 17. Il est délivré aux élèves qui ont été Art. 17. Die Commissionen stellen den Schulern, reçus à l'examen, un certificat de capacité dont welche die Prufung bestanden haben, ein Fähigla formule est à fixer par le Gouvernement. keitszeugnis aus, dessen Formular durch die Regierung festgestellt wird. Art. 18. Les commissions dressent un procèsArt 18. Jede Commission nimmt ein Protoverbal de leurs opérations et le transmettent koll über den Prüfungsgang auf und stellt der au Gouvernement. Regierung dasselbe zu. Les réponses écrites sont conservées aux Die schriftlichen Prufungsarbeiten werden im archives de l'établissement respectif. Archiv der betr. Anstalt ausbewabrt. Les membres des commissions doivent garder Bezuglich sammtlicher Verhandlungen der P r ü strictement le secret des délibérations. fungscommissionen baden die Mitglieder derselben die strengste Amtsverschwiegenheit zu wahren. Art. 19. Jedem Commissionsmitglied wird Art. 19. Chaque membre de la commission a droit a une indemnité de cent francs, en de- eine Vergütung von 100 Fr. zuerkannt, unbehors des frais du route et de sejour qui sont schadet der Reise- und Aufenthaltsdiäten, welche liquidés conformément au règlement du 3 mai gemäß dem Reglement vom 3. M a i 1869 zu verrechnen sind. Meldet sich gemäß Art. 8 des gegenwärtigen L'élève qui à une autre époque se présente à l'examen de capacité en vertu de l'art. 8 du pré- Reglementes ein Schuler zu einer andren Zeit sent règlement, aura à payer une taxe de cin- zur Fähigteitsprüfung, so bat er eine Taxe von 50 Fr. zu Zahlen. quante francs. Art. 20. Les arrêtés grand-ducaux des 19 Art. 20. Die Großh. Beschlüsse vom 19. Juli juillet 1893 et 16 mars 1893 sont abrogés. 1893 und 10. März 1895 sind außer Kraft gesetzt. Art. 21. Notre Directeur général des finances Art. 2 1 . Unser General-Direktor der Finanzen est charge de l'exécution du present arrêté. ist mit der Vollziehung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt. Sankt Masten, den 15 Juli 1906. Saint-Blasien, le 15 juillet 1906. Wilhelm. GUILLAUME. Le Directeur général des finances, M. MONGENAST. Arrêté du 17 juillet 1906, concernant la publication du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1905. L E MINISTRE D'ÉTAT, PRESIDENT DU GOUVERNEMENT ; Vu le rapport général de la Chambre de commerce sur la situation du commerce et de Der General-Direktor der Finanzen, M. M o n g e n a s t . Beschluß vom 17. Juli 1906, die Verössentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und der Industrie für das Jahr 1905 betreffend. Der Staatsminister, Präsident der Regierung; Noch Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und 694 l'industrie clans le Grand-Duché pendant l'année 1905; Arrête : Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial. der Industrie des Großherzogthums während des Jahres 1905; Beschließt: Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden Luxemburg, den 17. Juli 1906. Luxembourg, le 17 juillet 1906. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Communes et sections intéressées. Kehlen (Kehlen) Désignation des emprunts. , Der Staatsminister, Präsident der Regierung, EYSCHEN. Eyschen. Emprunts communaux. — Tirage d'obligations. Numéros sortis au tirage à Date de l'échéance. 100 fr. 15,000 1er octob. 1906 200 fr. 300 fr. 10,000 1er nov. 1906. 20,000 1er juillet 1906. 100,000 14,400 19,900 Hamm 43,000 Mertert (Wasserbillig) 20,000 Manternach (Berbourg) 23,600 Basbellain Remerschen 12,000 Rodenbourg (Beidweiler) 5,000 Rosport 46,000 Rumelange 150,000 Dudelange Folschette 2,000 Schuttrange (Schrassig). Tuntingen. 32.000 Wormeldange 96,200 Wormeldange (Ehnen) 10,000 Esch s./Alz 230,800 id. id. id id. id. id. id. id. id id. id. id. 1 er juin 1906. 1 e r déc. 1906. id. Caisse communle. 39, 47. id. 39. 8,000 Kehlen (Olm) 8.000 1er nov. 1906. 12. Septfontaines Steinfort (Kleinbettingen1 Hagen-Steinfort) 32.000 1er sept. 1906. er 68,000 1 nov. 1906. 3, 22, 86. Eich Niederanven (commune en géneral). 30,000 15 oct. 1906. 220,000 1er janvier 1907. 55, 72, 109. Remich Bascharage (Lingen) Betzdorf (Olingen) 500 fr. id. id. 1 80. 14 12. 3,8. 6,10, 82. 10, 16, 59. 19 lit. B 8, 35, 48, 72, 103,177,178, 210,318,340. 362. Wiltz 50,000 1er juillet 1906 14, 60, 102. F e u l e n (Niederfeulen) 35,000 id. 156, 249,278. Luxembourg le 19 juillet 1906 id. id. id. 76, 259, 314 id. id. Banque Werlig, Lambert & Cie. 52. 43. 90, 92, 137. 93. 24, 107, 144. 36, 70. 56. 96. 50. 9, 68, 98. 24. Caisse chargée du remboursement. 73, 122 id. id. id. 7. id. id id. id 35, 141, 239. 26, 53. lit A. 39, 57, 59 119, 166, 177, 210, 212, 236, 278, 327. id. id. id. id. id. Banque internle. id. id Caisse communle. id. 695 Weizen 100 Kg 23,30 24,00 Wiltz. Vianden. Ulflingen Remich. Redingen. Mersch. Luxemburg. Grevenmacher. oder Lebensmittel Gewicht u. dgl. Esch a. d. Alzette der Maß Diekirch. Bezeichnung Echternach Markt- und Ladenpreise — Monat Juni 1906. 23,95 23,00 24,00 22,75 23,00 25,00 22,00 21,00 20,50 22 50 Mischelfrucht 22,70 22,00 22,50 21,00 Roggen 20,52 20,50 20,00 19,00 20,00 22,50 18,87 20,50 Gerste Hafer 21,00 20,00 24,00 20,00 20,00 19,00 17,50 19,00 21,47 22,50 23,00 23,00 21,00 22,00 18,00 20,00 22,00 22,00 Haidekorn 16,00 16,00 Erbsen 30,00 20,00 Bohnen 36,00 30,00 20,00 32,00 Linsen Kartoffeln 40,00 40,00 45,00 40,00 8,00 11,20 0,45 0,50 Roggenmehl 0,3.1 0,35 Mischelmehl 0,40 0,40 Ochsenfleisch per Kg. 17,94 19,50 35,00 32,00 32,00 19,00 24,00 37,00 25,00 25,00 7,38 Weizenmehl 20,00 23,00 19,00 24,00 37,00 27,00 28,00 30,00 38,00 30,00 8,00 10,48 7,50 6,50 7,00 6,00 6,75 6,75 0,50 0,40 0,50 0,40 0,50 0,40 0,40 0,45 0,40 0,40 0,32 0,35 0,33 0,35 0,30 0,35 0,30 0,36 0,40 0,36 0,45 0,35 0,38 0,37 0.34 1,70 2,00 2,20 1,80 1,90 1,75 1,95 Kuh- od. Rindfl 1,70 1,80 1,90 1,80 1,80 1,62 1,77 1,85 Echweinefl. frisch 1,00 2,10 2,20 2,20 2,20 2,25 2,20 2,00 3,20 2,80 2,95 2,50 2,80 3,00 2,50 Kalbfleisch 2,00 2,10 2,35 2,00 2,20 2,00 Hammelfleisch 2,00 2,20 2,10 2,20 2,20 2,47 1,15 „ geräuchert Butter 2,28 2,56 3,05 2,55 1,01 1,06 1,32 1,29 1,95 1,90 1,70 1,70 1,65 2,20 2,00 2,20 3,00 2,40 2,50 2,80 2,40 2,00 2,20 2,10 2,30 2,10 2,00 2,10 2,00 2,00 2,20 2,37 2,00 2,50 2,00 2,30 2, 17 1,18 1,10 0,90 0,97 1,13 Eier P Dtzd. Stroh 500 Kg. 27,00 22,50 28,00 25,00 25,00 25,00 25,00 25,00 25,00 Heu 30,00 20,00 40,00 41,67 30,00 40,00 25,00 37,50 35,00 Klee 25,00 22,50 36,67 30,00 34,00 25,00 37,50 35,00 Buchenholz p. Stere. 17,00 14,00 Eichenholz 8,50 Weißholz. 6,00 7,00 1,22 13,00 13,00 14,00 12,00 18,00 12,00 10,00 12,50 7,50 8,00 7,00 7,00 14,00 10,00 4,00 7,50 5,50 5,00 696 Relevé des valeurs au porteur frappees d'opposition, publié en exécution de l'art. 4 de la loi du 16 mai 1891. NATURE DES VALEURS. SERIE ET NUMEROS DES TITRES. Obligation de l'emprunt de la commune de Basbellain N° 29. de 1877. Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg. N°s 55867, 53868,53869, 53870, 53871, 55872, 53873, 53874, 53875, 53876, 53877. Actions des hauts-fourneaux et forges de Dudelange. N°s 10514, 17207. Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxemburg. N°s 14141, 26775, 26776. s Obligations de l'emprunt de la commune de Biver de N° 61, 62, 63. 1888. Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg. N°s 45058, 53591.55388, 58389, 55390, 73573, 73574, 73575, 73576, 73577, 73578, 73747. Série 1 Litt. A, N°s 9533, 9534, 9535, 9536, Actions de la Banque Internationale à Luxembourg. 20131, 20132. 20133. Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg. N°s 40834, 100257, 107051. N°s 1543, 1544, 2814. id. Obligations de l'emprunt de l'Etat grand-ducal de 1894. Lut. E. N°s 2762, 2763, 2764, 2765, 2766, 2767. Obligations, de l'emprunt de la commune de Mersch Serie M. N°s 16, 17, 21, 22, 23, 24, 25, 26 27, 28. de 1882. Obligations 4 pCt. de la société anonyme des hauts- N°s 16, 17, 18, 19, 20, 21. fourneaux de Differdange de 1898. Obligations 3 pCt. de la société anonyme des chemins N°s 15683, 15684, 15695, 15696, 15699, 15700, de fer et minières Prince-Henri. 15801, 15802, 15803, 24115. Serie II Litt. B . N° 74856. Actions de la Banque Internationale à Luxembourg. Obligations des chemins de fer GuilIaume-Luxembourg. N°s 79366 et 79567. id. N°s 72086, 72641 120968, 123097, 135195. Action de, la société anonyme des chemins de fer et Coupons de l'action N° 28056. minières Prince-Henri. Actions de la société en commandite des forges d'Eich. Coupon N° 36 des actions N°s 2240, 2241, etablie a Eich sous la raison sociale « Le Gallais2242, 2385,4901, 4902 4903, 4904, 4905, Metz à Cie ». 4906, 4907, 4908, 4909. Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxembourg. N°s 36228, 49097. Obligations des chemins de fer Guillaume-LuxemN°s 21532, 22302, 51158, 90546, 95515. bourg — coupons —. Obligations 3 pCt. de la société anonyme des chemins de fer et minières Prince-Henri — coupons —. N°s 0160, 6161, 12331. Obligations de I'emprunt de l'Etat grand-ducal de Lit. D, n°s 2125, 2126, 6750, 6782, 6783. 1894 — coupons —. Obligations de la commune de Hollerich —coupons—. Lit. A, n° 5 1 . Lit. B, n°s 46 52 incl. Obligations de la commune de Hesperange — coupons. N°s 291, 292, 293. Actions de la societé anonyme des chemins de fer et minieres Prince-Henri — coupons 27 à 35 —. N°s 21421, 28055, 53050, 53031, 55052, 54613, 60851, 74689. Obligations des chemins de fer Guillaume-Luxem- N°s 8545, 12278, 12604, 18259, 56975, 56977, 64878, 65488, 71770, 72504, 75616, 75948, bourg — coupons — 76251, 76634, 76909, 78038, 78408, 81152, 81153, 81156. 86158, 86283, 91072, 91074. 94632, 99966, 103682, 117782, 119784 125123, 129523, 129333, 131056, 151057. 131058, 131059, 131060, 139231, 159232. 139233, 139234, 139236, 139238. 139239, 143284, 143285, 145286, 148968, 148969. 148973, 148978, 148979, 149221, 149222. Luxembourg, le 2 juillet 1906. Luxembourg. — Imprimerie V. Bück Valeur nominale de chaque titre. TR. 500 500 500 500 100 500 250 500 500 1000 500 500 500 250 500 500 500 1000 300 500 500 100 500 100 100 500 500 1 Memorial MÉMORIAL des DU Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthums Luxemburg ANNEXE auN°44 de 1906. RAPPORT GÉNÉRAL. SUR LA SITUATION DE L'INDUSTRIE ET DU COMMERCE pendant l'année 1905. Considérations générales. Au point de vue économique, l'année 1905 renseigne un accroissement tout-à-fait inusité de la production et des échanges qui s'est accentué surtout pendant le deuxième semestre. Cette situation s'ébauchait déjà vers la fin de l'année 1904. Le rapport entre l'offre et la demande se modifiait rapidement alors pour la plupart des marchandises : un mouvement d'affaires particulièrement intense, provoqué par des causes collectives, s'annonçait pour le printemps. L'agriculture, d'un côté, trouvait un stimulant énergique dans la récolte abondante qui augmentait sa capacité d'achat, tandis que la conclusion des nouveaux traités de commerce, d'un autre côté, imprimait une activité exceptionnelle au commerce extérieur, importateurs et exportateurs cherchant à retirer le plus de bénéfice possible des traités encore en vigueur pendant cette année. Les chiffres de la balance du commerce pour les six dernières années font ressortir l'essor inusité des transactions extérieures du Zollverein en 1905. Tonnes. Importations. Mk. Exportations. Tonnes. Mk. 6,043 millions. 32,681,700 49,911,800 1900 4,753 millions. 5,710 44,304,600 1901 32,362,600 4,513 1902 5,806 35,029,600 4,813 43,335,700 5,095 1903 38,279,700 6,299 47,034,100 48,886,800 6,789 1904 38,854,000 5,259 7,046 40,567,000 5,692 1905 54,304,500 Cependant l'accroissement anormal des transactions extérieures doit être considéré plutôt comme un fait économique fortuit en quelque sorte. Beaucoup de transactions à l'exportation ont été conclues en 1905, qui, en temps ordinaire, sous le régime d'un tarif douanier définitif, stable, auraient été réparties sur plusieurs années, Ceci nous porte à croire que la somme des transactions extérieures sera considérablement réduite pendant un certain temps 2 après la mise en vigueur du nouveau tarif douanier, non seulement à cause de l'élévation des droits, mais encore à cause de la diminution des besoins de la consommation qui a exagéré ses approvisionnements. Vers le milieu de l'année une évolution lente se dessinait dans le prix des produits fabriqués qui avaient conservé leurs positions de l'année précédente. Mais les améliorations successives des prix se heurtaient parfois à une vive opposition de la part des consommateurs, tandis que la concurrence, extrêmement vive, tendait également à en neutraliser les effets. Les syndicats des producteurs de matières premières, de combustible et de demifabricats ne s'ébranlaient que vers la fin de l'année et la plupart des augmentations de prix, décrétées par eux, ne sont entrées en vigueur qu'en 1906. Les prix de vente des fabricats, traduisaient forcément la poussée venant d'en bas. L'abondance de l'argent qui avait commencé à se manifester pendant l'année 1904, s'est encore accrue pendant les trois premiers trimestres de l'année 1905. Le taux d'escompte de la Banque d'Empire, qui est l'élément régulateur du taux de l'intérêt chez nous, a baissé jusqu'à 3 pCt. dès le commencement de l'année et se maintenait ainsi jusqu'au mois de septembre. À partir de ce moment cependant, il a monté avec une rapidité peu ordinaire à 4 pCt., puis à 5 pCt. et enfin jusqu'à 6 pCt. Cette augmentation est la conséquence des grandes émissions qui ont eu lieu vers la fin de l'année, tant en valeurs d'Etat, qu'en papiers industriels, d'une reprise sérieuse des affaires, ainsi que de l'augmentation des prix des matières premières Si, pendant la majeure partie de l'année 1905, l'argent a été exceptionnellement abondant, cela provient surtout de ce que le monde des affaires, malgré le commencement de reprise qui s'était manifesté pendant la deuxième moitié de l'année 1904, n'avait pas confiance dans la continuation de cette reprise et restait hésitant, alors que, pourtant, les conséquences de la reprise de 1904 se faisaient sentir et amenaient des capitaux considérables sur le marché. Ce n'est qu'après la conclusion de la paix définitive entre la Russie et le Japon que la confiance revint et que les capitaux disponibles trouvèrent leur emploi ; ils furent demandés de tous les côtés avec une telle avidité que le marché se resserrait à vue d'œil et que les banques durent prendre des mesures pour défendre leurs stocks. Au point de vue de la main d'œuvre, l'année a été particulièrement agitée. Mais quelles qu'aient été les diverses luttes qui se livraient sur le marche du travail, au fond on trouvait invariablement la disproportion entre la rémunération du travail et le coût de l'existence. Par une sorte d'effet réflexe, la mécanique des prix s'est encore compliquée de l'influence que les prix de vente ont exercée sur la consommation après avoir, eux-mêmes, été influencés par elle. L'enjeu des luttes a été d'obtenir une relation absolue entre le salaire et la productivité du travail, la grande loi de la dynamique sociale qui préside à la marche de la civilisation. C'est en particulier le rencherissement de la viande qui à donné à ces luttes toute leur apreté. Sur le marché de Luxembourg les viandes ont suivi le mouvement ci-après : bœuf 1re qualité bœuf 2e qualité porc frais porc fumé veau mouton fin 1904. fin 1905. 2,00 fr. 1,70 1,80 2,50 1,80 1,70 2,05 fr. 1,80 2,40 3,00 2,40 1,85 3 La consommation, en cherchant à se rabattre sur d'autres denrées, a imprimé à celles-ci un mouvement parallèle. Cette hausse exagérée conduira fatalement à renoncer, par la force des choses, à des satisfactions trop coûteuses, presque indispensables à l'existence, ou à une dépense plus forte pour la nourriture que devra supporter le salaire. Les causes de ce mouvement de hausse ne sont qu'imparfaitement expliquées. Il est prouvé cependant que la fermeture des frontières au bétail étranger y est pour beaucoup. Sous le prétexte plus ou moins justifié qu'il faut à tout prix préserver le bétail indigène de la contamination étrangère, les agrariens demandent la fermeture des frontières ou l'imposition de précautions sanitaires telles qu'elles équivalent à la prohibition. Cette protection sanitaire, dont on fait si grand usage aujourd'hui, n'est bien souvent que de la protection douanière visant à soutenir l'élevage du bétail dans les pays protégés. On pourrait se demander quel avantage économique il y a dans la hausse du prix des marchandises et de l'argent si la rémunération du travail ne se développe pas dans la même proportion. Des prix à la hausse ne peuvent se soutenir que si la capacité d'achat du consommateur se développe parallèlement : quels que soient nos besoins, on ne peut toujours les satisfaire que dans la limite de ses ressources. La plupart des rapports qui ont été adressés à la Chambre de commerce appuient sur l'accroissement de la production et des échanges, ainsi que sur le renchérissement de la main-d'œuvre et les difficultés qu'en présente le recrutement. L'exploitation des minières, vivement sollicitée par la consommation indigène et par l'étranger, renseigne une augmentation de 248,079 tonnes, c'est-à-dire d'environ 6 pCt. par rapport à l'année précédente. Les autres industries extractives, les carrières et les ardoisières ont été heureusement influencées par l'activité qui régnait dans le bâtiment. Du côté de la métallurgie nous constatons un progrès très considérable dans la production de la fonte, qui a atteint le chiffre de 1,368,252 tonnes, soit une augmentation de 179,250 tonnes par rapport à l'année précédente. Un courant d'affaires large, presque débordant, a permis aux usines de réaliser des améliorations de prix très sérieuses. Le contingent des aciéries a été majoré pour tous les produits. Les fonderies et les ateliers de construction ont eu leurs carnets d'ordres remplis : un élan incontestable se manifestait dans les transactions et les prix se mettaient résolument à la hausse. Si les diverses industries tributaires du bâtiment n'ont pas sensiblement progressé, elles renseignent, dans leur ensemble, un bon courant d'ordres et une tendance des prix à s'améliorer. La briqueterie a pu élever ses prix, assez faibles au début de la campagne, dans le courant de l'été à un niveau qui n'a plus été observé depuis 1900. Une marche analogue a été observée dans l'industrie des ciments. L'industrie céramique a continué son développement normal, avec une légère augmentation de la production pour la faïencerie. Dans la ganterie un courant d'affaires très satisfaisant a été entretenu par une augmentation de la demande. La situation de la tannerie s'est légèrement améliorée avec des prix s'orientant vers la hausse. L'industrie textile, toujours éprouvée par les inconstances des prix des matières premières, a été moins délaissée que les années précédentes. Comme corollaire de ces progrès dans toutes les industries extractives, constructives et manufacturières, nous constatons une augmentation très considérable de l'activité dans toutes les industries voiturières. Les recettes de nos chemins de fer ont donné des plus-values considérables. Les industries de consommation ont suivi ce mouvement général. La meunerie a trouvé 4 des débouchés plus larges. La production des brasseries a été en augmentation malgré la récolte abondante des vins de l'automne précédent. L'industrie des tabacs et eigares a ressenti les effets salutaires d'une demande croissante. Quant au commerce de détail, il a largement profité en général de l'essor industriel, quoique certaines branches, parmi lesquelles nous citerons le commerce de l'alimentation, aient éprouvé quelques difficultés par suite du renchérissement trop brusque des denrées. Ces difficultés consistaient surtout à faire accepter les nouveaux prix par les consommateurs. Dans toutes les autres branches, le chiffre d'affaires a été supérieur à celui des années précédentes. Travaux de la Chambre de commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1905, nous signalerons particulièrement celles qui suivent : Lettre de voiture. — Proposition de remplacer la lettre de voiture internationale par une lettre de voiture simple pour les envois à destination des pays du Zollverein. Aux termes de la Convention internationale de Berne sur les transports internationaux de marchandises, art. 8, al. 5, « le chemin de fer est tenu de certifier la réception de la marchandise et la date de la remise au transport sur un duplicata de la lettre de voiture qui devra lui être présenté par l'expéditeur en même temps que la lettre de voiture ». En conformité de cette disposition, la lettre de voiture internationale est exigée pour tous les transports luxembourgeois à destination de l'Alsace-Lorraine et des autres pays du Zollverein, ainsi que de tous les États qui ont adhéré à ladite Convention. La lettre de voiture simple ne peut être employée que pour les envois ne sortant pas du Grand-Duché. En Alace-Lorraine, qui participe au même réseau de chemin de fer que le Luxembourg, la lettre de voiture internationale n'est pas exigée pour les transports à destination des autres pays du Zollverein, à l'exception toutefois du Grand-Duché. En général, le public n'attache aucune importance à ce duplicata qui, à ses yeux, constitue une pure formalité, souvent gênante par la perte de temps qu'elle lui cause. D'ailleurs, ce duplicata « n'a la valeur ni de la lettre de voiture accompagnant l'envoi, ni d'un connaissement (art 8, al. 6 ». Quelle est alors sa raison d'être, pour l'Alsace-Lorraine p. ex., qui est placée sous la même direction de chemin de fer que le Grand-Duché, et pour l'Allemagne en général, avec laquelle nous sommes dans l'union douanière et possédons une série d'autres unions d'ordre économique ? S'il est des cas spéciaux où l'expéditeur juge de son intérêt de posséder un duplicata, il pourra toujours demander au chemin de fer de certifier, sur un duplicata, la réception de la marchandise et la date de la remise au transport, comme c'est le cas aujourd'hui pour les transports à l'intérieur d'un même pays, où la lettre de voiture avec duplicata n'est pas exigée. Le prix pour les deux catégories de lettres de voiture s'établit ainsi :

  1. a)pour la lettre de voiture simple : au détail 0,01 Mk. par cent 0,75 par mille, avec entêtes 8,50 rédaction (sans duplicata) 0,10 5
  2. b)pour la lettre de voiture internationale : au détail 0,02 Mk. par cent 1,50 par mille, avec entêtes 17,00 rédaction (avec duplicata) 0,20 La lettre de voiture internationale exige, on le voit, un surcroît de travail, et aussi de dépense, qui ne doit pas être négligé, et les expéditeurs luxembourgeois auraient un grand avantage à voir remplacer, pour toutes les expéditions à destination des pays du Zollverein, la lettre de voiture internationale par une lettre de voiture simple. La Chambre de commerce a donc appelé l'attention du Gouvernement sur cette réforme, qui créerait des facilités réelles dans l'expédition des envois. Indicateurs des chemins de fer. L'attention de la Chambre de commerce a été appelée sur les inexactitudes que contiennent certains de nos indicateurs de chemin de fer, qui donnent lieu, paraît-il, à, desréclamations assez fréquentes. Comme ces indicateurs sont édités par des particuliers, les chemins de fer ne sauraient être rendus responsables des inexactitudes qui y ont été relevées. Une action directe de leur part, pour remédier à ces inconvénients, serait d'ailleurs impossible. Au sentiment de la Chambre de commerce, il resterait cependant aux administrations des chemins de fer une action indirecte, qui pourrait s'exercer en ce sens : les différentes administrations soumettraient les indicateurs parus à un examen minutieux. et ne permettraient la vente, à l'intérieur des stations, que pour les indicateurs reconnus strictement conformes à l'horaire officiel. Changement d'horaire sur la ligne de Trèves. Consultée au sujet d'un changement d'horaire sur la ligne de Trèves, proposé par l'administration des chemins de fer, la Chambre a émis l'avis suivant : Il serait dans l'intérêt de la région desservie par la ligne de Trèves de retarder d'environ 50 minutes le train du soir, qui part actuellement de Luxembourg à 8 h. 46 m. Ceci paraît d'autant plus à désirer que le train précédent, qui part d'ici à 7 h. 08 m., suffit largement pour les besoins de départ antérieurs. Pour ce qui concerne la suppression de l'un des trains, qui partent dans la direction de Luxembourg entre 11 h. du matin et 3 h. du soir, celui qui part de Trèves à 1 h. 16 m. pour arriver à 2 h. 48 m., ne semble pas être indispensable, à la condition toutefois que les trains partant de Trêves à 10 h. 48 m. et à 2 h. 48 m., soient utilisés pour le transport d'envois postaux. Ce train pourrait être remplacé ainsi : Le train du matin, qui part actuellement de Trêves vers 8 h., arrive trop tard à Luxembourg pour tous les voyageurs de la ligne de Wasserbillig-Luxembourg qui ont à faire au tribunal, pour les élèves qui fréquentent les établissements d'enseignement de la capitale, et, en été, pour tous ceux qui ont intérêt à arriver à temps avec leurs marchandises aux marchés de Luxembourg. Une correspondance entre Wasserbillig et Luxembourg, dont l'arrivée à Luxembourg serait fixée un peu avant 8 h., serait à considérer comme un bienfait pour toutela vallée de la Syr. Il serait même à regretter si l'horaire actuellement en vigueur ne pouvait pas être modifié dans ce sens. 6 De l'avis de la Chambre de commerce, il suffirait d'intercaler un train mixte entre Wasserbillig et Luxembourg, arrivant un peu avant 8 h., qui tiendrait compte des besoins susindiqués comme train local. Les commerçants, les industriels et les agriculteurs de la région intéressée •verraient avec plaisir la création de ce train. Insuffisance des délais de déchargement. Au commencement de décembre, un de nos grands établissements industriels a présenté à la Chambre la réclamation suivante : Il est venu à notre connaissance que l'administration des chemins de fer a réduit, à partir du 1er octobre, à huit heures le délai usuel, qui était jusqu'ici de dix-huit heures pour le déchargement d'un wagon. L'impossibilité dans laquelle nous nous trouvons le plus souvent de décharger nos wagons de houille dans un délai aussi restreint, nous vaut des droits de chômage qui pèsent sur le prix de notre houille d'une manière onéreuse Nous venons par la présente vous prier de bien vouloir user de votre bonne influence afin de faire rappeler une mesure aussi contraire aux intérêts bien entendus du commerce». La Chambre reconnaît volontiers le bien-fondé de cette réclamation. Pour les établissements qui ne sont pas raccordés aux chemins de fer et sont même situés à une certaine distance de la station, le délai de 8 heures est manifestement insuffisant pour le déchargement d'un wagon de charbon, car il est encore douteux que l'effet utile des ouvriers et des attelages puisse s'exercer sans interruption pendant ce temps. De l'avis de la Chambre, un délai minimum de 12 heures de travail devrait être accordé aux destinataires. Elle estime qu'il s'agit ici d'une mesure purement transitoire, dictée par la pénurie de matériel roulant qui se manifeste régulièrement, chaque année, au commencement de l'hiver, et qu'elle ne tardera pas à être rapportée. Propositions relatives aux billets du dimanche et aux billets circulaires. La Chambre de commerce a également appelé l'attention du Gouvernement sur les propositions suivantes, qui intéressent, en tout premier lieu, le tourisme, mais en une certaine mesure aussi le commerce et diverses industries tributaires du mouvement des étrangers :
  3. a)L'administration des chemins de fer a introduit, depuis quelque temps, des billets d'aller et retour à prix réduit, valables pour le dimanche (Sonntagsrückfahrtkarten), qui jouissent d'une grande faveur auprès du public. Ce sont, de leur nature, des billets d'excursion, délivrés pour certains points recherchés par les touristes. Leur nombre, restreint d'abord, a été successivement augmenté. La faveur, très légitime d'ailleurs, dont jouissent ces billets, a amené la Chambre à se demander s'il n'était pas indiqué : 1° de délivrer des billets du dimanche des principales localités du bassin minier, comme Esch, Rumelange, Dudelange, Differdange, pour Mondorf et la Moselle; 2° de délivrer des billets du dimanche de Metz, Thionville et Trèves pour Luxembourg. La première de ces mesures permettrait à la population ouvrière du bassin minier d'utiliser ses loisirs du dimanche et de se procurer, à peu de frais, des distractions dont la haute portée morale ne saurait être méconnue; la seconde ne manquerait pas d'attirer à Luxembourg de nombreux excursionnistes.
  4. b)Il est délivré actuellement des billets circulaires (normale Rundreisekarten) pour les stations d'Useldange et d'Echternach, qui accordent aux voyageurs la faculté d'utiliser un 7 parcours à l'aller et d'effectuer le retour par un itinéraire différent, mais offrant le même nombre de kilomètres. Plusieurs autres stations seraient dans le cas de bénéficier de la même faveur, et la Chambre est persuadée que le public accueillerait avec une vive satisfaction des facilités nouvelles sous ce rapport. Voici les parcours proposés : Ia. Luxembourg par Consdorf-Echternach-Wasserbillig-Luxembourg ; Ib. Luxembourg par Consdorf-Echternach-Diekirch-Ettelbruck-Luxembourg ; II. Luxembourg-Thionville-Sierck-Wellen-Grevenmacher-Wasserbillig-Luxembourg; III. Luxembourg-Thionville-Mondorf-les-Bains Luxembourg ; IV. Luxembourg-Pétange par Leudelange-Esch-Bettembourg-Luxembourg.
  5. c)Les principales gares alsaciennes délivrent des billets pour voyages circulaires avec et sans circuit fermé (mit und ohne Verbindungsstrecken) pour les excursions dans les Vosges. Des billets sans circuit fermé (mit Verbindungsstrecken) n'existent pas pour le Grand-Duché : la condition pour la délivrance des billets circulaires est de présenter un circuit fermé. Il est incontestablement dans l'intérêt des voyageurs de pouvoir interrompre leur voyage à tel autre point désigné pour gagner à pied ou en voiture tel autre point. La Chambre considère donc cette lacune comme regrettable. Ces billets, en offrant des facilités très appréciables au tourisme, contribueraient puissamment à développer le mouvement des étrangers. Voici les itinéraires sans circuit fermé qui mériteraient d'être pris en considération : 1° Luxembourg-Mamer . . . vallée de la Mamer, 17 km. . . Mersch ou Lintgen-Luxembourg ; 2° Luxembourg-Mersch . . . vallée de l'Eisch, 24 km. . . Kleinbettingen-Luxembourg ; 3° Luxembourg-Remich . . . vallée de la Moselle, 21 km . . . Grevenmacher-Wasserbillig-Luxembourg ; 4° Luxembourg-Junglinster . . . 10 km . . . Lorentzweiler-Luxembourg ; 5° Luxemnourg-Junglinster . . . 9 km . . . Roodt-Luxembourg ; 6° Luxembourg-Ettelbruck-Diekirch-Vianden . . . 14 km . . . Michelau-Luxembourg; 7° Luxembourg-Oetrange . . . vallée de la Syr, 12 km . . . Alzingen-Luxembourg; 8° Luxembourg-Oetrange . . . Kirschtenthal, 13 km . . . Aspelt-Luxembourg ; 9° Luxembourg-Hosteit... 12 km . . . Münsbach-Luxembourg ; 10° Luxembourg-Clervaux . . . 20 km . . . Wiltz-Kautenbach-Luxembourg; 11° Luxembourg-Kruchten-Larochette... Müllerthal, 11 km. . . Consdorf-EchternachWasserbillig-Luxembourg ; 12° Luxembourg-Kruchten-Larochette... Müllerthal, 11 km... Gonsdorf-Luxembourg. Application d'un tarif de faveur au bois de mines. Le «Verein von Holzinteressenten Süddeutschlands» avait sollicité l'appui de la Chambre de commerce pour une demande à la direction générale des chemins de fer impériaux, visant l'application du tarif de faveur 1b aux bois de mines y indiqués pour la région industrielle lorraine-luxembourgeoise. Comme la région minière lorraine-luxembourgeoise fait une grande consommation de ces bois et que le commerce affèrent a, par conséquent, un intérêt considérable à voir appliquer, sur nos lignes, le tarif de faveur, qui est accordé au bassin de la Sarre, la Chambre a signalé cette demande à l'attention du Gouvernement. Régime des importations en franchise le long de la zone frontière. Sur la proposition de la Direction des douanes, le Gouvernement avait demandé l'avis de la Chambre de commerce sur la question de savoir s'il faut laisser subsister la tolérance,. 8 pour la zone frontière, d'importer en franchise de petites quantités de viande, de pain, de beurre, de farine, de lard etc , laquelle, aux termes du nouveau tarif douanier, est subordonnée à l'autorisation préalable du Conseil fédéral. Dans cet avis, qui a été élaboré par une commission, composée de MM. Heintz, Lefévre et Reinhard, sont exposés les desiderata suivants : A l'époque où l'autorisation d'importer en franchise du beurre et de la viande par quantités de 2 kg., de la farine et du pain par quantités de 3 kg, s'étendait sur une zone frontière de 15 km, il se formait, de l'autre côté des frontières, des établissements connus ici sous le nom de «baraques», qui faisaient un commerce important des articles tolérés, auxquels ils ajoutaient la plupart des denrées. Attirés par les prix relativement doux, les habitants de la zone frontière accouraient à ces baraques pour y faire leurs provisions. Les quantités importées, insignifiantes en apparence, multipliées par le nombre des acheteurs, se chiffraient par wagons. Pour les détaillants de la région les conséquences furent désastreuses, alors que les établissements de l'autre côté de la frontière prospéraient. Vers 1884, les abus que comportait ce régime avaient pris un développement tout-à-fait anormal. La Chambre de commerce, envisageant cet état de choses surtout au point de vue du commerce, réclama des mesures de protection pour le commerce indigène. Les autorités ne tardèrent pas à reconnaître le danger que récelait la situation. Les importations furent limitées, dans la suite, aux routes douanières et subordonnées à la production des «Hausstands-Atteste», la zone frontière fut restreinte à 5 km., les quantités furent réduites etc. On sait encore que le nouveau tarif douanier du 25 déc. 1902 crée une situation nouvelle au profit presque exclusif de l'agriculture. Ce serait donc établir un préjudice économique pour les agriculteurs de l'intérieur du pays, si les habitants de la zone frontière continuaient à jouir de l'avantage d'introduire leurs denrées à des prix réduits et d'écouler leurs produits aux prix élevés des marchés de l'intérieur du pays. La Chambre de commerce croit donc ne pouvoir abandonner le point de vue sur lequel elle s'est placée antérieurement. Elle demande : 1° que l'importation en franchise soit limitée en principe à une zone frontière de 2 à 3 km. et que la production des « Hausstands-Atteste» reste obligatoire ; 2° que, pour les centres industriels situés le long de la frontière, comme les régions de Martelange-Rombach-Perlé, d'Oberpallen, de Steinfort, ainsi que pour le bassin minier, l'importation en franchise de beurre, de lard, de pain et de farine en quantités désignées (2 kg.) soit étendue à une zone de 6 à 7 km. Minières. La statistique de production pour l'année 1905 renseigne les résultats ci-après : Année 1904. Nombre des sièges d'exploitation Production totale Valeur de la production Prix moyen par tonne Nombre des ouvriers occupés T. 76 Année 1905. 75 6,347,781 T. 6,595,860 fr. 16,458,904 fr. 16,514,630 2,59 » 2,50 » sous terre. . . 4,082 4,189 à ciel ouvert. . 2,180 2,089 ensemble 6,262 6,278 (…)pulation ouvrière (femmes 14, 196 et enfants) 13.864 9 Nombre des exploitations. Ces chiffres se répartissent ainsi sur nos trois bassins Esch Dudelange-Rumelange. Differdange-Pétange PRODUCTION. VALEUR. Ouvriers employés Nombre Populatotal tion des sous à ciel ouvrière ouvriers terre. ouvert. 16 T. 2,098,673 510 FR. 5,689,369 1,608 336 1,944 29 » 2,575,210 600 » 6,451,061 1,513 1,152 2,665 30 » 1,921,975 550 » 4,374,200 1,068 601 1,669 4,483 6,207 3,174 75 T. 6,595,859 660 FR. 16,514,630 4,189 2,089 6,278 13,864 L'exploitation des minières a été vivement sollicitée par la demande croissante des hautsfourneaux du pays ainsi que par la demande étrangère. La production du minerai renseigne une augmentation d'environ 6 pCt. par rapport à l'année précédente, ainsi qu'il résulte des chiffres ci-haut. Deux demandes en concession de terrains miniers sur le territoire de la commune de Differdange ont été présentées dans le courant de l'année : l'une par la société des Forges d'Eich Le Gallais Metz & Cie, à l'effet d'obtenir une concession de 20 hectares, sur le ban de Niedercorn, l'autre par la société des Mines de Luxembourg et des Forges de Sarrebrück, à l'effet d'obtenir une concession d'une contenance de 15 hectares sur le ban de Differdange. La mise en exploitation des riches gisements ferrifères du plateau de Briey n'est pas sans intéresser le bassin minier luxembourgeois, mais il est encore difficile de se faire une idée exacte de l'influence que l'ouverture des nouvelles minières est appelée à exercer sur notre marché. En temps normal, il n'y a pas lieu de s'en préoccuper. I l est à craindre cependant que, en temps de dépression économique, ces minerais, qui contiennent de 37 à 42 pCt. de fer, qui, par conséquent, sont plus riches que les minerais luxembourgeois, ne viennent faire à ceux-ci une sérieuse concurrence sur le marché belge. Une usine luxembourgeoise, celle de Differdange, a pris une participation assez importante dans le bassin de Briey et en a tiré, en 1905 déjà, une certaine quantité de minerai. La pénurie de wagons s'est fait vivement sentir dans le bassin minier et a empêché les exploitants de retirer tout le profit que la bonne marche des affaires semblait justifier. A la date du 10 novembre, 18 exploitants du bassin de Rumelange ont adressé à la Direction impériale de Strasbourg une réclamation ainsi conçue : «Wir unterzeichnete Grubenbesitzer des Erzbeckens Rümelingen gestatten uns ganz ergebenst, Ihre geneigte Aufmerksamkeit auf die durch den herrschenden Wagenmangel bedingte Sachlage hinzulenken. » Als vor etwa Monatsfrist das verlangte Leermaterial zuerst ausblieb, konnten wir gegen den Ausfall schlechterdings nichts einzuwenden haben, weil die gesteigerten Ansprüche an die Eisenbahnverwaltung regelmässig jeden Herbst wiederkehren und auch nur momentan sind. Dieses Jahr jedoch dauert der Wagenmangel nicht nur schon seit einem vollen Monat an, sondern verschärft sich noch an gewissen Tagen in derart bedeutendem Masse, dass der Ausfall des vorherigen Tages unmöglich durch einen etwaigen Mehrversandt am nachsten 2 Tage ausgeglichen werden kann. 10 Diese anormale, ohne Beispiel dastehende Sachlage hat uns dann auch dahin geführt, dass wir und unser Personal, anstatt aus der hochlaufigen Konjunktur unsern Nutzanteil zu ziehen, weitaus schlechtere Resultate erzielen als in den schlimmsten Zeiten wirtschaftlicher Depression. Es ist uns unerklärlich, dass der durch den geschäftlichen Aufschwung bedingte Mehrbedarf an Leermaterial zu dem Resultate führen soll, dass noch weniger Wagen als in den Zeiten geschäftlichen Niederganges gestellt werden können. Wir müssen daher zu der Schlussfolgerung gelangen, und konnen uns der Ueberzeugung nicht verschliessen, dass die industriellen Reviere des Reichseisenbahngebietes gegenüber den andern Revieren der deutschen Eisenbahnverwaltungen stark benachteiligt werden. Wir können eine solche Sachlage nicht mehr mit unserer bekannten Langmut hinnehmen und müssen auch unter Hinweis darauf, dass die mangelhafte Arbeitsgelegenheit bei den Bergleuten in eine Kalamität auszuarten droht, ebenso hoflich, wie dringend um baldige Abhülfe bitten. Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts-fourneaux luxembourgeois s'établit ainsi pour les sept dernières années : Consommation des hauts-fournaux. Production des minières. T. 5,995,412 1899 T. 3,254,114 » 6,171.229 1900 » 3,198,299 » 4,455,179 1901 » 2,878,150 » 5,130,069 1902 » 3,386,913 » 6,010,012 » 3,757,565 1903 1904 » 6,347,904 » 3,873,900 1905 » 6,595,860 » 4,349,201 Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières depuis 1895. Production. 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 T. » » » » » » » » » » 3,913,076 4,758,741 5,349,009 5,348,951 6,014,394 6,171,229 4,453,179 5,130,069 6,010,012 6,347,781 6,595,860 fr. » » » » » » » » » » Valeur totale. Prix de la tonne. 9,590,443 11,852,528 13,980,550 13,934,186 16,237,500 17,283,289 11,770,046 14,527,891 15,278,923 16,458,904 16,514,630 fr. » » » » » » » » » » 2,45 2,49 2,61 2,60 2,70 2,80 2,63 2,84 2,54 2,59 2,50 11 Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis 1868 ; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1880. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 722,039 924,382 911,695 990,499 1,174,334 1,331,743 1,442,668 1,090,845 1,196,729 1,262,825 1,407,617 1,613,392 2,173,463 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 2,161,881 2,539,295 2,551,090 2.447,634 2,648,449 2,361,372 2,649,710 3,261,925 3,102,753 3,359,413 3,102,478 3,370,352 3,351,938 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 3,958,280 3,913,076 4,758,741 5,349,009 5,348,951 6,014,394 6,171,229 4,455,179 5,130,069 6,010,012 6,347,781 6,595,860 Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas partie du Zollverein renseignent, pour les huit dernières années, les chiffres ci-après : Année. Minettes. Scories Thomas moulues. 1898 10,408 tonnes. 2,002,176 tonnes. 1899 8,080 2,296,881 20,343 2,210,033 1900 40,832 1901 1,599,460 1902 1,592,848 15,688 27,160 1903 2,233,969 1904 2,389,251 25,441 14,272 2,440,450 1905 Les importations de minerais de manganèse pendant l'année 1904 se répartissent comme suit sur les pays d'origine : Belgique 1,014 t., Russie 32,113 t., Indes anglaises 18,587 t . , Espagne 1,529 t., Angleterre 880 t., Brésil 1,058 t. Celles de l'année 1905 se répartissent comme suit: Indes anglaises 4,550 t., Brésil 3,021 t., Turquie d'Asie 464 t., Russie 22,138 t., Espagne 6,511 t., Grèce 3,127 t., Chine 10 t., Angleterre 5,897 t., Belgique 1,825 t. TABLEAU GRAPHIQUE de la Production des Minières depuis 1880 Tonnes 13 Métallurgie. Les résultats de l'année 1905, envisagés au seul point de vue de la production, sont venus confirmer d'une manière aussi complète que possible les pronostics formulés dans notre précédent rapport. La production renseigne : Hauts-fourneaux. Aciéries. Fonderies. pour 1904 1,189,002 t. 366,302 t. 13,437 t. pour 1905 1,368,252 t. 397,942 t. 13,628 t. Différence en faveur de 1905 179,250 t. 31,640 t. 191 t. Les débuts de l'année étaient contrariés par la grève des mineurs de la Ruhr qui apportait une perturbation très sensible sur le marché. Pour notre pays, cependant, cette perturbation n'eut ni l'ampleur ni l'intensité et, par conséquent, n'eut pas les effets désastreux qu'on semblait craindre. Les grands approvisionnements et les arrivages considérables de cokes et de charbons d'autres centres houillers permettaient à nos usines de conserver à peu près à leur production son allure régulière, au prix de sacrifices il est vrai. Après l'extinction du vaste mouvement gréviste, la confiance renaissait et la situation s'améliorait rapidement. Au cours des 2e et 3e trimestres la demande devenait particulièrement abondante : les ordres en fontes et en demi-produits affluaient et, malgré l'augmentation croissante de la production, il était parfois difficile de satisfaire aux nombreux ordres. Une dépression insignifiante et passagère se manifestait au mois de juin. L'ampleur des spécifications, provoquée surtout par les besoins de l'intérieur et, en partie aussi, par le réveil des exportations, permettait aux usines de faire des augmentations de prix partielles, prudentes, qui se généralisaient et s'approfondissaient à mesure que la situation du marché s'améliorait. I l faut ajouter cependant que le bénéfice qui en résultait pour les usines, a été neutralisé en une certaine mesure par le renchérissement du combustible, les pertes résultant de la pénurie de matériel roulant, qui devenait particulièrement sensible en automne, et par les augmentations incessantes des salaires. L'essor de la métallurgie tirait une certaine vigueur de l'amélioration simultanée du marché américain. Comme l'Amérique trouvait un placement facile de sa vaste production sur les marchés de l'intérieur, sa concurrence devenait moins sensible : aussi les usines du Zollverein trouvaient le moyen d'améliorer leurs prix au lieu de devoir accepter les conditions des acheteurs pour s'assurer du travail. Quant aux importations proprement dites vers les Etats-Unis, elles méritent à peine d'être prises en sérieuse considération. Pendant le quatrième trimestre la situation continuait à se développer favorablement. Quelques circonstances d'ordre secondaire, comme p. ex. la prolongation du Walzdraht-Verband, y contribuaient en une certaine mesure. De nouvelles améliorations de prix se sont encore produites dans le courant de ce trimestre. Le Stahlwerksverband (trust de l'acier) consolidait et développait sa vaste et puissante organisation. Le contingent des usines syndiquées a été notablement augmenté par suite de l'amélioration de la situation sur les marchés de l'intérieur, ainsi que de celle du marché mondial. Le courant d'affaires n'a pas été moins actif dans les produits laminés, dont les prix restent en dehors de l'action du trust. L'activité a été particulièrement intense en demi-produits, normale en matériel de chemin de fer. Le contingent des usines syndiquées en produits A et B a été majoré de 5 pCt., pour 14 chacun de ces produits, au printemps et en été et, plus tard, le contingent des produits B a été majoré de nouveau de 5 pCt. à partir du 15 novembre 1905. Les différents contingents de nos usines indigènes ressortent ainsi : PRODUITS A. Differdange Dudelange Stahlwerksverband ensemble . Contingent initial. Majorations en 1905. Contingent actuel. 148,932 tonnes 191,288 » 4,614,225 » 26,664 tonnes 23,506 » 917,880 175,596 tonnes 214,794 » 5,532,105 » 10,983 tonnes 3,042 » 760,494 » 80,983 tonnes 23,042 » 4,252,219 » PRODUITS B. Differdange Dudelange Stahlwerksverband ensemble . 70,000 tonnes 20,000 » 3,491,725 » PRODUITS A ET B RÉUNIS. 218,932 tonnes 37,647 tonnes Differdange 256,579 tonnes 26,548 » 211,288 » 237,836 » Dudelange 1,678,374 » » Stahlwerksverband ensemble . 8,105,950 9,784,324 » Si les résultats financiers du Stahlwerksverband n'ont pas répondu à cette situation franchement favorable, la cause en doit être cherchée dans les marchés à long terme qu'il avait conclus à l'époque de sa création. Cela est vrai surtout pour le matériel de chemin de fer. Les faits économiques, d'ailleurs, ont donné complètement raison à la prudence avec laquelle le trust a procédé dans la fixation de ses prix, si les espoirs, exagérés peut-être, qu'on avait fondés sur les résultats financiers du trust, ne se sont réalisés qu'en partie. Les produits qui ne sont pas soumis au prix conventionnel trouvaient en général un placement facile, mais, en dépit de l'ampleur des transactions, de sérieuses augmentations de prix n'ont pu s'établir. La même cause qui a paralysé l'essor des prix pour les produits A, a pesé également sur ces produits. Dans notre précédent rapport nous avons signalé la tendance de l'industrie vers la concentration par la création de groupements industriels, de communautés d'intérêts et de fusions. Cette tendance a trouvé son expression dans quatre faits économiques très importants qui se sont achevés ou élaborés sur notre marché : La Deutsch-Luxemburgische Bergwerks- und Hütten-Actiengesellschaft a acquis, par voie de fusion, la Friedrich-Wilhelmshütte ; la société des hauts-fourneaux de Rodange a opéré sa fusion avec la société belge d'Ougrée-Marihaye ; plus tard, la société des hauts-fourneaux de Rumelange s'est fusionnée avec l'aciérie Kræmer de St-Ingbert ; enfin, tout récemment, les Aciéries et Ateliers de Luxembourg se sont fusionnés avec les aciéries de Charleroi, à Marcinelle. L'année 1906 semble vouloir continuer cette ère de prospérité. Une certaine incertitude dominait la situation, au début de l'année 1906, par suite de l'entrée en vigueur du nouveau tarif douanier, qui apporte des modifications profondes dans les tarifs appliqués aux produits de la métallurgie, mais cette incertitude a disparu devant la surabondance des ordres qui sont parvenus, depuis, à nos grandes usines et à nos ateliers de construction. 15 Statistique de production.
  6. a)HAUTS-FOURNEAUX. Année 1904. Année 1905. Le nombre des fours existants a été de 31 32 » » à feu » 30—32 28 1371 semaines. 1552 semaines. avant marché La production se répartit ainsi : Année 1905. Année 1904. T. T. 1° fonte d'affinage 100,765 750 90,655 710 » » 2° » Thomas 967,134 1,098,154560 250 » » 3° » de moulage 140,212 169,331500 960 810 Production totale T. 1,368,251 T. 1,189,001 Représentant : 1° pour la fonte d'affinage fr. 4,944,246 50 fr. 5,573,913 20 » 53,579,112 00 » 66,745,299 00 2° pour la fonte Thomas 3° » de moulage » 7,827,369 80 » 10,019,388 00 soit une valeur totale de fr. 66,350,738 30 fr. 82,338,600 20 Prix de la tonne fr. 60 17 55 39 fr. 4,349,201 Minerai consommé T. 3,873,900 T. Nombre des ouvriers occupés 3,359 3,728 Population ouvrière (femmes et enfants) 8,165 8,453 Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte dans les dix dernières années : Valeur totale. Production. Prix de la tonne. 1895 T. 694,813 fr. 46,30 fr. 32,171,540 » » 41,455,505 » 51,74 808,898 1896 » » 49,317,477 56,53 872,457 1897 » 55,46 945,866 1898 52,463,475 » 56,70 » 55,740,319 982,929 1899 » 76,46 » 74,234,178 » 970,885 1900 » 72,32 66,277,230 916,404 1901 » 55,35 1,080,305 59,797,131 1902 » 55,71 67,847,046 » 1,217,830 1903 » 55,39 » 66,350,738 1,198,002 1904 » 60,17 » 82,338,600 1,368,252 1905 Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1904. Allemagne Luxembourg Nombre des ouvriers. 60,277 3,359 T. 10,478,907 » 1,198,002
  7. b)FONDERIES. Nombre des fonderies en activité La production se répartit ainsi : 1° poterie 2° tuyaux 3° machines et divers Totale Valeur totale de la. production. Production. T. T. fr. 905,427,500 » 66,350,738 Prix de la tonne. fr. 86,45 » 55,39 Année 1904. Année 1905. 9 8 638800 7,263 400 5,489 326 13,436526 T. » » T. 659 965 42 5 0 0 12,925 666 13,628 131 16 représentant : 1° pour la poterie 2° » les tuyaux 3° » les machines et divers fr. » fr. 193,700,00 674,091,25 770,726,10 203,650,00 8,500,00 1,863,259,00 fr. 1,638,517,35 fr. 2,077,409,00 soit une valeur totale de 121,95 fr. fr. Prix moyen de la tonne 152,44 T. 14,974 Matières premières consommées T. 14,436 283 Nombre des ouvriers occupés 304 980 Population ouvrière (femmes et enfants) 900 Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies depuis 1895 : Production. 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 T. 8,747 9,307 9,875 » 9,358 » 11,154 11,294 » 9,981 9,658 11,119 13,437 13,628 Valeur totale. Prix de la tonne. 1,317,975 1,370,596 1,370,888 1,459,815 1,816,839 1,856,965 1,877,816 1,762,500 1,424,341 1,638,517 2,077,409 fr. 150,67 » 147,26 » 139,00 fr. » » » 155,99 162,89 164,43 » » 188,42 171,06 » 128,10 » 121,98 152,44 Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1904. Nombre Ouvriers Consommation des fonderies. occupés. de matières premières Allemagne . Luxembourg. Production totale. Valeur de la production. Prix moyen de la tonne. 1,612 104,321 T. 2,348,699 T. 2,026,486 fr. 430.480,000 9 283 » 14,974 » 13,437 » 2,077,409 fr. 212,42 » 152,44 C) ACIÉRIES. Nombre des aciéries La production se répartit ainsi : 1° lingots 2° demi-produits (blooms, billettes, platines, etc ) destinés à la vente 3° produits finis : Année 1904
  8. a)rails et éclisses T. 31,108920
  9. b)traverses » 17,069460
  10. c)fers marchands et divers » 127,159266
  11. d)fil laminé » 24,390210 Année 1904. Année 1905. 4 4 T. 17,070 T. 40,489650 . » 149,505370 » 142,841210 Année 1905 T. » 23,999860 18,540840 » » 135,919290 34,459470 Production totale » 199,726966 T. 366,302336 » 214,611 4 6 0 T. 397,942320 17 représentant : 1°pour les lingots 2° pour les demi-produits 3° pour les produits finis fr. 1,301,587,50 fr. 3,303,080,62 » 13,535,461,25 » 13,335,961,25 Année 1904. Année 1905.
  12. a)rails et éclisses fr. 3,942,242,50 fr. 2,647,517,50 » 2,174,500,00 » 2,068,516,25
  13. b)traverses
  14. c)fers marchands » 16,210,490,00 » 15,546,670,00 et divers » 2,980,892,50 » 3,824,035,00 fr. 25,308,125,00 fr. 24,086,738,75
  15. d)fil laminé soit une valeur totale de fr. 40,145,173,75 fr. 40,725,780,62 Consommation de fontes T. 517,914 T. 534,530 Nombre des ouvriers occupés » 2,872 » 2,902 Population ouvrière (femmes et enfants) » 4,325 » 4,250 Comparaison entre la production de l'Allemagne et celle du Grand-Duché pour l'année 1904. Nombre Nombre des des aciéries. ouvriers. Allemagne 206 138,094 Production.
  16. a)lingots T. 558,697 fr.
  17. b)demi-produits destinés »1,649,174 » à la vente »5,948,084 »
  18. c)produits finis ensemble 4 Luxembourg 2,872 Valeur. 53,396,250 165,635,000 962,632,500 T. 8,155,955 fr. 1,181,663,750 T.
  19. a)lingots
  20. b)demi-produits destinés » à la vente »
  21. c)produits finis T. ensemble 17,070 fr. 1,301,588 149,505 199,727 » » 13,535,461 25,308,125 366,302 fr. 40,145,174 Rappel de la production des Hauts-Fourneaux depuis 1868. ANNÉE. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 Nombre des HautsFourneaux. 15 14 14 14 16 18 19 21 21 FONTE FONTE D'AFFINAGE. DE MOULAGE. Tonnes. Tonnes. 93,408 122,554 128,300 142,897 184,573 256,449 246,600 270,377 230,500 PRODUCTION FONTE THOMAS. DIVERS. Tonnes. Tonnes. Tonnes. . 93,408 122,554 128,300 142,897 184,573 256,449 246,600 270,377 230,500 . TOTALE. . 18 ANNÉE. 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 Nombre des HautsFourneaux. 20 19 17 18 18 18 18 18 21 21 21 20 21 21 21 22 23 23 23 25 27 28 28 28 23 27 27 28 30—32 FONTE FONTE D'AFFINAGE DE MOULAGE. Tonnes. Tonnes. 215,. 88 248,377 261,236 243,740 233,263 260,492 206,726 198,190 201,702 148,089 196,184 199,151 198,033 191,056 124,233 118,222 122,679 129,533 94,282 140,275 118.950 143,753 152,601 118,217 111,593 110,505 104,720 90,655 100,766 16,926 29,133 38,936 49,106 76,662 109,680 75,956 75.622 75,129 84,582 67,790 99,683 123,307 87,367 112,018 141,618 116,699 165,454 150,711 137,362 101,853 132,438 152,947 150,122 140,212 169,331 FONTE THOMAS. Tonnes. 29,219 77,159 78,855 91,145 108,227 176,599 220,232 249,496 279,118 300,066 321,078 344,986 348,242 438,265 458,912 551,904 585,969 651,403 692,966 750,815 672,075 816,763 962,988 967,135 1,098,155 DIVERS. Tonnes. . 737 297 90 » » PRODUCTION TOTALE. Tonnes. 215,388 248,377 261,236 260,666 293,615 376,587 334,688 365,997 419,610 400,644 492,038 523,776 561,733 558,912 544,994 586,515 538,289 679,816 694,813 898,000 872,457 945,866 982,929 970,885 916,404 1,080,306 1,217,830 1,198,002 1,368,252 19 Rappel de la production des Fonderies depuis 1868. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1,200 1,011 1,141 1,536 1,615 1,413 1,310 1,341 1,370 1,269 1,394 1,205 1,701 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1,579 1,726 1,827 1,670 1,440 2,585 3,644 4,615 4,642 5,909 7,062 6,281 7,764 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 8,328 8,747 9,307 9,874 9,358 11,154 11,293 9,981 9,658 11,119 13,437 13,628 Rappel de la production des Aciéries depuis 1886. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1900 184,714 129,123 1893 20,554 1886 1901 257,055 1894 131,220 57,346 1887 1902 314,930 134,539 1895 69,739 1888 1903 371,979 136,955 1896 97,900 1889 1904 366,302 143,692 1897 97,462 1890 397,942 1905 170,153 1898 110,920 1891 166,206 1899 103,310 1892 Mouvement de la population ouvrière des industries minière et métallurgique réunies depuis 1895 : 7,757 ouvriers. 1895 » 9,238 1896 10,224 1897 » 10,603 1898 11,095 1899 » 10,709 1900 » 9,684 1901 » 10,166 1902 » 12,660 1903 12,776 1904 » 13,212 1905 I. FONTE. Tonnes Production des Hauts-Fourneaux. II. Fonte de moulage Fonte d'affinage Fonte Thomas Répartition delaProduction des Hauts-Fourneaux. Tonnes III. FONDERIES. Tonnes Total de la Production IV. P R O D U C T I O N DE L ' A C I E R T H O M A S . Tonnes 24 Ateliers de construction. Dans notre rapport de l'année 1904, nous avons dit qu'une amélioration se faisait sentir dans l'activité des ateliers de construction. Nous avons fait entrevoir alors qu'une perspective favorable s'annonçait pour l'année 1905 et qu'une reprise générale des affaires serait à attendre. En effet, notre attente s'est réalisée, car en 1905 un entrain incontestable se manifestait sur toute la ligne et les ateliers de construction étaient occupés d'une manière assez satisfaisante. Si, les années précédentes, les constructeurs avaient de plus en plus taillé les prix de vente pour pouvoir se tenir à flot, nous avons eu le plaisir de constater qu'une tendance lente, mais sûre, porte à une hausse continue sur les prix de vente de leurs produits. Il est vrai, d'un autre côté, que les prix des matières premières, ainsi que les salaires des ouvriers, ont eu, eux aussi, leur part à cette hausse, mais l'élan que prenait la marche des affaires compensait largement le surcroît des prix de revient. Tous les bras trouvaient de l'occupation et les patrons et les ouvriers ont raison d'être satisfaits de l'année 1905. Nous constatons encore avec satisfaction que, relativement aux rapports entre patrons et ouvriers des ateliers de construction, des désaccords n'existent pas et ne sont pas à appréhender. À cette situation contribuent certainement, pour une large part, nos nouvelles lois sociales en vigueur et celles en préparation. L'ouvrier sait apprécier à leur juste valeur les sacrifices faits à cet effet par les patrons. La nouvelle loi concernant la création d'habitations ouvrières à bon marché contribuera, nous n'en doutons pas, au bien-être des ouvriers et de leurs familles. Cette loi est appelée à résoudre une des questions sociales des plus importantes. Un avenir prochain nous réserve une autre loi non moins salutaire, c'est-à-dire la loi qui mettra l'ouvrier à l'abri des misères de l'invalidité et de la vieillesse, comme il a déjà été mis à l'abri des misères des maladies et des accidents. Quant à la loi sur les habitations ouvrières, nous y trouvons un avantage, accessoire en quelque sorte, mais qui mérite d'être relevé ici: les nouvelles habitations, construites à mesure des besoins, c'est-à-dire sur une large échelle, seront une source d'activité et de prospérité pour le métier et la petite industrie tributaire du bâtiment. Industrie du bâtiment. La situation prospère des industries en général s'est traduite par un redoublement d'activité dans le bâtiment: l'État, les communes, les grands établissements industriels, les négociants et les particuliers ont fait construite sur une vaste échelle dans le courant de l'année 1905. À Luxembourg, différentes constructions publiques d'une réelle importance s'achèvent rapidement. En dehors d'un nombre assez considérable de maisons familiales construites aux alentours de la ville, sur le Limpertsberg, à Hollerich, à Bonnevoie et au Rollingergrund, nous tenons à signaler encore la transformation et la reconstruction d'une série de maisons de commerce à l'intérieur de la ville. À travers le bassin minier, l'activité n'a guère été moindre. Le nombre des habitations ouvrières s'est considérablement accru à Esch, à Differdange, à Dudelange etc. À signaler encore, à travers cette région, la construction d'importants bâtiments publics et de maisons de commerce. 25 Il faut constater qu'au point de vue technique et architectural les dernières années accusent un progrès sérieux. Non moins réels sont les progrès que l'industrie du bâtiment a réalisés au point de vue de l'hygiène, et qui sont particulièrement apparents dans le bassin minier. L'année 1906 s'ouvre sous les auspices les plus rassurants. Tout fait présager une continuation de l'ère de prospérité, à laquelle nous assistons. Le rapport entre les loyers et la valeur des immeubles est resté inchangé. Dans le bassin minier, ce rapport ressort à 6—8 pCt. en moyenne, pour s'élever jusqu'à 10 pCt. Dans la ville de Luxembourg, il varie de 4 - 5 pCt , pour s'élever jusqu'à 6 pCt. Pour les maisons confortables, il ne dépasse guère 4 pCt. Comme les appartements sont toujours assez recherchés, il n'existe pas encore de surproduction en maisons de rapport. Les salaires des ouvriers du bâtiment suivent une progression ascendante. A la fin de la campagne de 1905 ils ont atteint : pour les maçons de 5,00 à 6,00 fr. » terrassiers » 4.00 à 4,50 » » menuisiers-charpentiers » 4,50 à 5,00 » » serruriers » 4,50 à 5,50 » » 6,00 à 7,00 » tailleurs de pierres Si les industries et métiers tributaires du bâtiment sont vivement sollicités par celui-ci, nous constatons pourtant, de ce côté, des progrès inégaux, moindres. Il y a incontestablement des progrès : à mesure que l'éducation technique de l'ouvrier se développe, le produit se perfectionne, mais ces progrès ne sont pas assez généraux, lents parfois, et, pour certaines branches, dépassés par l'étranger. La menuiserie, notamment, ne parvient pas à réaliser les progrès que le bâtiment ne réclame pas seulement, mais que les circonstances semblent même imposer, à cause de la concurrence acharnée des menuiseries mécaniques de l'étranger. Dans la serrurerie, la situation est analogue. Ardoisières. Les ardoisières exploitées dans le Grand-Duché sont situées sur le territoire des sections de Perlé, Haut-Martelange, Rombach et Holtz. La statistique de production, établie par l'Administration des mines, a donné les chiffres suivants : Nombre des ouvriers occupés Année. PRODUCTION. QUANTITÉS employées exportées dans le à Grand-Duché. l'étranger. sous terre. au jour. Spécification. Quantités. Prix. 238 368 ardoises1) 27,844 30—36 847 23,997 » éviers2) 481 6—16 351 130 » 3 1,043 5 93 950 1905 dalles ) 1) par mille ; 2) par pièce ; 3) par mètres courants. FR. 4 26 La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne une augmentation assez sérieuse par rapport à l'année précédente. Les ventes ont pris une ampleur incontestable, les prix ayant été mis au niveau de ceux pratiqués par les firmes concurrentes ; néanmoins, l'année a laissé des stocks d'une certaine importance. On ne saurait nier qu'il existe une légère surproduction dans l'industrie ardoisière Par suite des travaux d'installation qui sont devenus nécessaires dans le courant de l'année, les prix de revient ont subi une petite hausse, qui n'a pas été compensée par une hausse parallèle des prix de vente. Ceux-ci n'ont pas dépassé les prix pratiqués en 1904, qu'ils n'ont même pas toujours atteint. Les débouchés sont restés les mêmes et ne sont guère susceptibles de s'étendre. La cause en est principalement dans la circonstance que les types d'ardoises, auxquels se prête le schiste indigène, n'ont que des débouchés restreints et ne sauraient être utilises pour l'exportation, de sorte que la production ardoisière doit se placer surtout à l'intérieur du Zollverein. En général, la main-d'œuvre offrait plus de marge en 1905 que les années précédentes et un travail plus régulier a été fourni. Le système d'exploitation ne s'est guère modifié. Le travail fourni par les haveuses qui sont employées dans les galeries, n'a donné qu'une satisfaction relative. Si la somme de travail fourni par elles est assez considérable, l'exploitation, d'autre part, est devenue plus onéreuse. Le système d'exploitation à ciel ouvert n'a pas subi de modifications. On a pu constater que les ouvriers travaillaient généralement à pleines journées. Les salaires sont restés inchangés. Le recrutement des ouvriers offre toujours certaines difficultés; il est probable cependant que l'ouverture de la nouvelle ligne Martelange-Bastogne amènera un plus grand nombre d'ouvriers, d'hommes de peine notamment, dont l'absence se fait le plus vivement sentir. L'augmentation des droits d'entrée, qui ont été portés de SO Mk. à 60 Mk. la tonne, ne fera sentir son influence qu'en 1906. L'industrie ardoisière souffre surtout des tarifs élevés du chemin de fer cantonal de Martelange à Nœrdange, qui est de 43,50 fr. par tonne, alors que la nouvelle ligne Martelange-Bastogne ne demande que 26,70 fr. pour une distance sensiblement la même. I l serait donc à désirer que ce tarif exorbitant fût réduit dans de fortes proportions. Nos exportations continuent d'être insignifiantes : elles ont même une tendance à la baisse très prononcée. La statistique douanière renseigne pour les quatre dernières années : ardoises et dalles brutes titilles polies total 1902 5 88 tonnes. 93 tonnes. 1903 44 » 6 30 » 1904 13 » 21 34 » 1905 27 » 8 35 » Le tableau suivant renseigne la production des ardoisières luxembourgeoises depuis 1896 par spécialités. 1896 1897 1898 1899 ardoises dalles éviers 15,551 mille 17,887 » 18,615 » 20,604 » 1,120 m. carrés 985 » 836 » 133 » 1,446 pièces 1,673 1,451 m. cour. 1,102 » 27 1900 1901 1902 1903 1904 ardoises dalles 18,061 mille 20,701 » 21,498 » 22,814 » 23,979 » 196 m. carrés 180 » 192 » 787 » 1,474 » éviers 1,298 m . cour. 1,534 » 1,496 pièces 1,051 » 1,123 » Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché et en Allemagne pendant les années 1897—1905. Ardoises belges importées en dans le Grand-Duché. Allemagne. Ardoises françaises importées dans le en Grand-Duché. Allemagne. 10,508 T 2,394 1897 7,538 151 11,671 » 2,247 409 1898 9,395 » 2,649 11,919 913 1899 11,350 » 2,462 9,607 804 1900 12,760 » 2,083 9,236 595 1901 10,927 8,541 » 3,003 283 1902 12,788 8,618 » 2,828 12,079 243 1903 » 2,924 336 7,909 1904 13,302 » 2,934 289 1905 La valeur approximative de ces importations s'établit ainsi : Ardoises belges importées en dans le Grand-Duché. Allemagne. 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 fr. 263,340 » 246,870 » 291,390 » 270,820 » 229,130 » 330,330 » 282,800 » 233,000 1,182,500 1,461,000 1,493,000 1,201.000 1,385,000 (367.500 683,750 626,500 Ardoises françaises importées dans le en Grand-Duché. Allemagne. 16,700 45,000 100,000 88,500 65,500 31,130 24,300 23,000 844,000 1,169,000 1,435,000 1,640,000 1,638,750 1,038,750 981,250 997,500 Ardoises de provenances diverses importées dans le en Grand-Duché. Allemagne. » » » » 26,283 28,583 30,593 35,662 21,328 19,650 20,938 15,139 Ardoises de provenances diverses importées dans le en Grand-Duché. Allemagne. » » » » 2,958,000 3,574,000 3,804,000 3,333,000 2,176,250 2,578,750 2,471,000 1,987,500 Carrières. La Société anonyme de Monfort nous mande : La situation des carrières en 1905 n'a guère été modifiée par rapport à l'année précédente quant à la production, les commandes enlevées en 1904 ayant encore assure un travail suffisant. Les prévisions pour l'année 1906 ne sont pas aussi rassurantes, du moins pour les carrières de Larochette. Pour celles-ci, l'importance des commandes durant les deux dernières années provenait d'entreprises faites à l'étranger ; ce n'est que moyennant des sacrifices énormes qu'occasionnait le transport par axe que la Société a pu mener ces entreprises à 28 bonne fin. Ce système de transport suranné et onéreux l'a empêchée d'enlever une commande des plus importantes ; force lui fut alors de l'abandonner à des concurrents français, qui disposent de bonnes voies de transport, chemin de fer et canaux. Il serait facile cependant de mettre la société à môme de lutter avantageusement avec la concurrence étrangère, en rattachant ses carrières de Larochette à la station de Cruchten par la construction d'une ligne supplémentaire. Il est vraiment regrettable, alors que la supériorité de la pierre luxembourgeoise est, de tous côtés, unanimement reconnue, de devoir constater que l'absence d'un chemin de fer utile et d'un rendement sûr, fasse perdre à une de nos industries nationales, celle de la pierre, des débouchés aussi nombreux, des ressources aussi importantes. Pour les carrières de la Sûre, le résultat est tout autre, l'exploitation de Dillingen étant desservie, depuis le commencement de l'année dernière, par les chemins de fer Prince-Henri. En effet, grâce à l'existence de cette voie de communication, la société a pu écouler ses pierres, dont la qualité est reconnue supérieure à celle de la pierre extraite en Lorraine, dans une entreprise importante, le Kaiser-Wilhelm-Denkmal, à Metz Alors que notre pierre donne entière satisfaction à l'étranger, l'entreprise de constructions publiques, de monuments dans notre pays est confiée à la concurrence étrangère, sous prétexte que celle-ci fournit à meilleur marché. Sous ce rapport les carrières étrangères sont mieux partagées, les pouvoirs cherchant à protéger l'industrie nationale par tous les moyens dont ils disposent. Nous ajouterons que, dans notre pays, les charges se multiplient d'année en année pour l'exploitant de carrières par suite du renchérissement de la main-d'œuvre. Quant à l'ouvrier carrier, sa situation va s'améliorant sans cesse ; ses salaires ont été supérieurs à ceux de l'année précédente. Malheureusement, il n'en profite guère et les plaintes pour fournitures non payées de la part du commerce sont plus nombreuses que les années précédentes, où le gain de l'ouvrier était plus bas de 40 pCt. La cause en doit être cherchée dans l'alcool. Dans les exploitations de la Société de Montfort, l'entrée est sévèrement défendue aux boissons alcooliques ; mais, aux heures des repas, et le soir, au retour de la carrière, le débitant guette l'ouvrier. L'autorisation d'ouvrir un cabaret à proximité des carrières n'est-elle pas accordée trop facilement ? Un point sur lequel la société croit devoir appeler spécialement l'attention des autorités compétentes, c'est la classification qui lui est faite relativement à l'assurance contre les accidents. Exploitants de mines et de carrières y sont mis sur le même pied quant à l'emploi de la poudre. Et pourtant cette classification est injuste, étant donne que le tirage des mines est bien plus fréquent dans les exploitations minières que dans les carrières, où seulement une faible partie des pierres formant déblai est enlevée à la poudre. Les accidents dans les carrières sont excessivement rares et se résument, la plupart du temps, en blessures de nulle gravité aux doigts ou aux pieds, survenues à l'occasion du chargement des pierres. Encore ces accidents sont-ils presque toujours réglés par la caisse de maladie. Voici d'ailleurs une preuve que ce classement est injuste : La société a occupé l'année dernière dans une de ses carrières 250 ouvriers ; de ceux-ci 4 seulement étaient occupés au tirage des mines. Cependant, elle a dû payer la prime comme si tous les ouvriers employaient de la poudre, c'est-à-dire la prime la plus élevée. Une révision sérieuse de ce classement semble donc s'imposer. 29 Faïencerie. La marche de la faïencerie n'a, en général, subi aucun changement notable en 1905. Le personnel employé a été maintenu à 250 personnes. Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants :
  22. a)Matières premières arrivées
  23. b)Houille
  24. c)Produits expédiés en 1904. en 1905. 2,026,810 kg. 3,001,850 » 1,303,000 » 2,125,760 kg. 3,750,000 » 1,365,800 Fabrique de produits céramiques Utzschneider & Ed. Jaunez à Wasserbillig. La fabrique de dallages céramiques et de mosaïques de Wasserbillig a maintenu sa production au niveau de l'année précédente, c'est-à-dire à 15,000 tonnes environ. Une légère baisse des prix de vente s'est dessinée dans le courant de l'année. L'Allemagne continue d'être le seul débouché pour cette industrie, en dehors de l'intérieur du pays. L'exportation dans les pays limitrophes est entravée par des droits d'entrée presque prohibitifs ; l'exportation d'outre-mer est rendue impossible par suite des trais de transport très élevés comparativement à ceux que supporte l'industrie belge ou hollandaise. La pénurie d'ouvriers et d'ouvrières a gêné la production. L'insuffisance de l'élément ouvrier indigène a forcé rétablissement de Wasserbillig, pour s'assurer une marche régulière, de recourir à des ouvriers étrangers, galiciens ou tchèques. Industrie des ciments. La Compagnie générale des Ciments nous mande : En dehors de deux usines, situées l'une en Belgique, l'autre en Russie, la société possède deux usines clans le Grand-Duché, l'une à Rumelange, l'autre à Dommeldange. La première produit exclusivement du ciment de laitier (Puzzolan-Zement), la dernière produit exclusivement du ciment Portland. L'une et l'autre fabriquent des briques de laitier pour constructions. Les deux usines occupent en moyenne 70 à 80 ouvriers, presque tous de nationalité luxembourgeoise. Le ciment Portland de Dommeldange répond, dans la plus large mesure, à toutes les exigences du cahier des charges allemands, français, belges etc., ainsi qu'en font foi les certificats d'épreuves des laboratoires officiels de Charlottenburg, Malines etc. Les résultats obtenus aux épreuves des travaux en béton armé, exécutés exclusivement avec du ciment Portland de Dommeldange, ont été absolument concluants ; aussi ce ciment est aujourd'hui admis sans conteste pour tous les travaux. La cimenterie de Dommeldange fait partie du syndicat des fabricants de ciment Portland, qui fonctionne depuis deux ans sous le nom de « Süddeutsche Zementverkaufsstelle ». La situation générale de l'industrie de la Compagnie générale des ciments a été satisfaisante en 1905. Les usines de Dommeldange et de Rumelange sont restées en activité toute l'année. 30 Les briques blanches de laitier, dont cette société a introduit la fabrication dans le pays, sont de plus en plus appréciées du public. Pour satisfaire sa nombreuse clientèle, elle n'a pas hésité à faire à Rumelange une installation, qui lui permet de livrer rapidement des briques irréprochables sous tous les rapports. Cette firme exprime le regret que les desiderata qu'elle avait formulés dans son rapport de l'an dernier à la Chambre de commerce ne se soient pas réalisés. Ceci concerne surtout l'emploi de ses produits, spécialement du ciment Portland de Dommeldange, pour les travaux de construction de l'Etat et de la ville de Luxembourg. La succursale de la firme Wayss & Freytag (ciment armé) nous mande que Tannée 1905 a été, dans ses grandes lignes, très bonne pour les travaux en ciment et en ciment armé. A partir du 1er janvier 1905, le prix du ciment a été augmenté de SO fr. par 10 tonnes ; depuis le 1er janvier 1906, une nouvelle augmentation de 20 fr. environ a été mise en vigueur. Cette maison occupe de 100 à 150 ouvriers, suivant la saison Briqueterie mécanique. L'industrie de la briqueterie mécanique n'a pas progressé dans son ensemble au cours de l'année 1905. Si, d'une part, presque toutes les briqueteries ont vu augmenter le nombre des commandes, il faut tenir compte, d'autre part, du fait que la briqueterie de Rodange Ferbeck & Cie n'a travaillé que pendant une demie-saison et a été vendue à la société d'Ougrée-Marihaye, qui la fera démolir. La disparition de cette briqueterie n'amènera cependant pas grand changement sur le marché, car de toutes parts se créent des fabriques de briques de ciment, chaux, laitier, qui, quel que soit le principe présidant à leur fabrication, font toutes une certaine concurrence à la brique cuite. La ville de Luxembourg a consommé en 1905 une quantité considérable de briques, qui dépasse 2 millions. Jamais la demande n'a été aussi forte sur le marché luxembourgeois. Aussi, du mois de juin au mois d'octobre, nous constatons une importation considérable de briques étrangères, venant notamment de la région de Trèves et de la Lorraine. Par suite de cette importation, et malgré la forte demande, les prix pour la place de Luxembourg n'ont pas varié et sont restés les mêmes qu'en 1904. La canton d'Esch a vu sa consommation augmenter dans de fortes proportions, grâce surtout aux constructions que les Usines de Differdange ont tait élever. La production des briqueteries de ce canton, comparée à celle des exercices 1903 et 1904, est approximativement la suivante : Briqueteries de Bettembourg Briqueterie d'Esch s/Alzette Briqueterie de Rodange 1903 1904 1,910,000 1,600,000 2,300,000 2,876,000 1,600,000 1,700,000 1905 3,050,000 1,700,000 1,000,000 environ Totaux . . . . 5,610,000 6,176,000 5,750,000 briques. Par suite de la demande élevée, les prix assez faibles dans le bassin d'Esch au début de la campagne, ont monté dans le courant de l'été, pour atteindre, en fin de saison, un niveau qui n'avait plus été observé depuis 1900. L'exportation des briques vers la Lorraine a été très faible en 1905. Les briqueteries 31 luxembourgeoises trouvant un écoulement facile pour leurs produits dans le pays-même, ont préféré vendre sur place afin d'éviter les frais de transport. Les briqueteries se plaignent généralement de l'extrême difficulté qu'il y a d'obtenir des wagons pour le chargement de leurs produits. C'est là d'ailleurs une situation assez générale, et quelles que soient les causes de cet état de choses, il faut espérer que l'administration des chemins de fer saura y remédier et que les pouvoirs publics ne manqueront pas d'appuyer les justes revendications des intéressés L'année 1906 s'annonce, pour l'industrie de la briqueterie mécanique, sous des auspices favorables. Les briqueteries de Bettembourg et d'Esch ont procédé, en vue d'une consommation plus forte, à des agrandissements et à des améliorations notables. I l ne faut pas se dissimuler cependant que l'ère des grandes constructions publiques et industrielles sera close bientôt, et les briqueteries devront compter alors sur les constructions privées pour le placement de leurs produits. Les briqueteries de Mersch, de Diekirch et d'Echternach ont été bien occupées par suite de l'activité intense qui n'a cessé de régner dans le bâtiment. La répercussion s'en est fait sentir dans les prix, qui ont subi une légère augmentation. La production de ces trois établissements a varié entre 3—4 millions de briques et tuiles. La production de briques des champs dans les environs de Luxembourg et dans le bassin minier peut être évaluée à 4—5 millions de briques. Afin de faciliter le placement des briques dans le Grand-Duché et les territoires limitrophes, plusieurs briqueteries luxembourgeoises, séduites par les avantages d'une organisation qui fonctionne en Lorraine, dans le Palatinat, la Prusse rhénane et pour ainsi dire dans toutes les provinces allemandes, avaient élaboré un projet de syndicat. Au printemps de l'année 1905, des réunions eurent lieu afin de fixer les bases d'un accord. Malheureusement, les efforts tentés échouèrent devant le manque d'empressement et les défiances, bien injustifiées d'ailleurs, de certains intéressés. I l avait été question d'établir un bureau de ventes, dont la gestion aurait été confiée à l'une des firmes syndiquées, sous le contrôle de l'assemblée générale mensuelle. Le bureau central aurait distribué les commandes entre les syndiqués au prorata de la production annuelle de chacune, en tenant compte des distances. Ainsi, p. ex., les livraisons à effectuer à Esch, Audun-le-Tiche, etc., auraient été attribuées de preférence à la briqueterie d'Esch ; en vertu du même principe, les briqueteries de Bettembourg et de Mersch auraient été appelées en première ligne à fournir à Luxembourg, et ainsi de suite. Un prix de vente aussi uniforme que possible devait être établi pour toutes les stations du Grand-Duché. Toutes les firmes intéressées auraient disposé d'une voix chacune aux assemblées mensuelles, sans égard à leur chiffre de production, ce qui donnait un grand avantage aux plus faibles producteurs ; or, c'est de ce côté qu'est venue l'opposition qui a fait échouer la combinaison. Cependant, les avantages d'une vaste union, englobant aussi bien les briqueteries luxembourgeoises que celles des centres allemands limitrophes, sont évidents. En supprimant une concurrence souvent ruineuse, en unissant leurs forces productrices, les briqueteries de la région pareraient au danger qui les menace toutes et qui provient de la concurrence des produits similaires. Soit dit en terminant, l'idée du syndicat n'est pas mûre encore, et l'expépérience seule, une dure expérience peut-être, en fera comprendre les avantages aux plus récalcitrants 32 Tannerie. La situation de la tannerie s'est légèrement améliorée en 1905. Les prix s'orientaient sensiblement vers la hausse, surtout pendant la seconde moitié de l'année, et le tanné était très recherché ; la dépouille était particulièrement favorisée par la demande. Cette reprise des affaires a amené les matières premières, à l'exception de l'écorce de chêne, à des prix extrêmes, ce qui rendait la production moins lucrative. La tannerie luxembourgeoise poursuit un développement parallèle à celui de l'Allemagne. Dans tout le Zollverein les anciennes tanneries sont remplacées, lentement, d'année en année, par des fabriques à tannage rapide. La production des tanneries luxembourgeoises en 1905 a été légèrement supérieure à celle de l'année précédente. Le nombre des ouvriers occupés n'a guère varié. Écorces à tan. Pendant les premiers mois de l'année 1905, le restant des écorces de la dernière récolte a été vendu peu à peu aux prix établis vers la fin de l'année 1904. La récolte de 1905 s'est effectuée dans des conditions assez satisfaisantes. Malgré la diminution de la production, la demande est restée sans entrain. Au mois d'août, on commençait à acheter pour la Belgique et pour l'Allemagne des qualités moyennes au prix de 1,60—1,75 fr. la botte de 26 kg. Au mois d'octobre, la demande devenait plus active ; beaucoup d'écorces, premier choix, ont été enlevées alors au prix de 2,10—2,25 fr pour le compte de l'Allemagne. Malgré le temps très défavorable, les expéditions suivaient leur cours dans les mois de novembre et de décembre. Fin décembre, presque toute la production de 1905 était vendue, mais sans amélioration de prix. Ganterie. Le commencement de l'année 1905 marquait une légère augmentation de la demande, notamment pour les qualités inférieures. Les peaux servant à la fabrication de l'article bon marché étaient très recherchées, et, par conséquent, ne pouvaient être obtenues qu'à des prix fort élevés. Peu après, la mode a exercé une influence décisive sur la marche de l'industrie gantière. L'apparition brusque des robes à manches courtes déterminait des commandes considérables en gants longs, dits mousquetaires. Or, comme ce gant absorbe beaucoup de cuir, la hausse s'est emparée aussitôt des peaux de première qualité, article très délaissé pendant des années. L'Amérique, venant se présenter également comme acheteur sur le marché pour le même article, les peaux propres à cette fabrication finirent par devenir très rares et par atteindre des prix très élevés. L'exportation des peaux mégissées et teintes a sensiblement augmenté dans le courant de l'année 1905, principalement vers les États-Unis. En somme, la marche des affaires en général peut être considérée comme assez satisfaisante. Comme la production a été plus forte que l'année précédente, le nombre des ouvriers et ouvrières occupés par la ganterie renseigne une augmentation correspondante. 33 La mégisserie a produit environ 1,650,000 peaux et la ganterie environ 80,000 douzaines de paires de gants. Ces industries ont occupé en 1905 un nombre approximatif de 750 ouvriers et 1800 ouvrières. Industrie textile. L'année 1905 a continué la série d'années peu favorables pour l'industrie textile. Les mêmes causes qui avaient agi de façon déprimante sur la situation des années antérieures, c'est-àdire les variations brusques et inexplicables dans les prix des matières premières, ont continué à peser sur la marche des affaires. Les prix des laines ont encore augmenté en 1905 : ceux des laines mérinos ont haussé de 5 à 7 %, ceux des croisées fines de 10 % sur ceux de l'année dernière, tandis que les prix élevés des croisées communes sont restés à peu près sans variation. Les prix élevés des cotons, qui avaient faibli pendant les premiers mois de l'année, se sont raffermis rapidement à partir du mois de juillet et ont gardé leur niveau jusqu'à la fin de l'année. Dans l'industrie cotonnière la question des approvisionnements en cotons bruts prend, depuis quelques années, un caractère presque inquiétant. L'opinion s'accrédite de plus en plus que ces approvisionnements finiront par devenir insuffisants. Ainsi s'expliquent les exagérations et les sautes de prix. Les faits ont prouvé cependant que la consommation a été loin d'atteindre la production au cours des dernières années et, si la consommation se développe, la production se développe plus rapidement encore, comme le démontrent les chiffres comparés des deux dernières années : Consommation Production les % kg. Année 1903/4 14,010,428 Balles 14,341,676 Balles 1904/5 15,506,255 17,928,000 L'année 1904/5 seule a donc laissé un excédent de disponibilités de 2,43 millions de Balles Quoique la dernière récolte ait été particulièrement abondante, la baisse des prix, qui se manifestait en janvier et qui était la résultante du libre jeu de l'offre et de la demande, ne perdura pas. La spéculation américaine finit par faire naître des inquiétudes parmi les consommateurs, auxquels elle faisait entrevoir une récolte déficitaire pour l'année 1905/6, et les prix reprirent leur marche ascendante. Le tableau ci-après, qui est établi sur la base des transactions faites à Brême, fait ressortir les écarts considérables des prix : Octobre Novembre Décembre Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre 1903/4 1904/5 Mk. 112,12 113,94 130,26 143,09 146,63 154,79 151,22 138,52 120,08 117,70 114,60 120,24 Mk. 106,14 99,86 78,53 72,18 79,24 80,67 79,64 83,52 92,07 112,20 112,40 109,23 34 Prise dans son ensemble, la production marque un léger progrès. La vente s'est faite d'une façon courante, à peu près égale, tant à l'étranger que dans le pays-même. Deux tissages ont essayé la fabrication des velours coton pour la confection des costumes pour ouvriers. En général, l'article coton fabriqué dans le pays jouit d'une très bonne réputation par la grande solidité du teint. Teinturerie. L'industrie de la teinture des tissus écrus de lin ou de coton a eu à souffrir, pendant l'année 1905, de diverses circonstances peu favorables. Le brusque recul des prix des cotons bruts, vers la fin de l'année 1904, faisait baisser aussitôt les prix des tissus écrus ; même les prix élevés des tissus de lin, parfaitement justifiés au demeurant, s'affaissèrent légèrement, entraînés par ce recul. Ces circonstances ne permettaient pas de songer à une fabrication lucrative. Avec le mois de juin les prix du coton brut, obéissant à la violente poussée que leur imprimait la spéculation américaine, repartirent vers la hausse, et, au mois de septembre déjà, les prix des tissus écrus avaient regagné leur niveau antérieur, pour s'y maintenir jusqu'à la tin de l'année. Ce n'est que par des acquisitions de matières premières, faites en temps utile, qu'on est parvenu à obtenir des résultats satisfaisants pour l'année écoulée. Industrie du vêtement. Pendant l'année 1905, l'industrie du vêtement de travail a reçu des commandes plus régulières, en raison de la bonne marche de l'industrie sidérurgique dont elle est tributaire. Mais, à cause de l'instabilité du marché des cotons, qui déroute a chaque instant toute prévision et ne permet l'achat des tissus nécessaires à la fabrication que dans une mesure restreinte, et presque au jour le jour, la production a été réduite de ce chef. Les prix de vente des vêtements ne pouvant être obtenus régulièrement en rapport avec les prix élevés des tissus, le résultat de l'exercice 1905 a été peu rémunérateur. Brasserie. Le mouvement prospère de l'industrie de la brasserie indigène s'est continué et même accentué pendant l'année 1905. Malgré la récolte extraordinaire des vignobles en 1904, la production des 12 brasseries en activité dans le Grand-Duché est montée de 208,603 hl à 210,621 hl. Les droits d'accise acquittés de ce chef ont été de 209,166 50 fr. La quantité des matières premières employées a été de 4,186,860 kg. L'exportation des bières indigènes vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein renseigne également une augmentation considérable : il a été exporté 964,573 kg en fûts et 31,604 kg en bouteilles contre 840,616 kg en fûts et 19,951 kg en bouteilles en 1904. Par contre, nos importations de Bavière, du Württemberg, de Bade et d'Alsace-Lorraine représentent 2,496,050 kg. Depuis quelque temps le Reichstag est saisi de projets de réforme concernant la législation sur les bières, et notamment les droits à verser au Trésor (adoptés depuis) Les brasseurs luxembourgeois suivent avec inquiétude le sort réservé à cette réforme. 35 D'après les propositions du Gouvernement impérial, les droits d'accise qui, jusqu'à ce jour, étaient de 4 Mk par 100 kg de malt employés, seraient élevés progressivement suivant une échelle nouvelle, fixée ainsi :
  25. a)Mk. 7 par 100 kg pour les 25,000 premiers kg de malt employés.
  26. b)8 25,000 suivants
  27. c)10 50,000 200,000
  28. d)11
  29. e)12 200,000
  30. f)12,50 le surplus Nous ne connaissons pas les chiffres exacts des quantités de malt employées par chacune des différentes brasseries, mais l'ensemble de ces chiffres nous est acquis. En nous basant donc sur des indices très précis, nous sommes arrivés a calculer les résultats qu'entraînerait pour nous l'adoption du projet de loi qu'on discute en ce moment en Allemagne. D'après ces calculs, une seule des 12 brasseries du pays serait imposée d'après les 4 catégories a, b, c et d à la fois et aurait à payer de ce chef des droits variant entre 110,000 et 120,000 fr. Deux autres seraient taxées d'après les classes ar b et c, les 3 suivantes d'après les classes a et b et les 6 qui restent uniquement d'après la classe a. Les droits d'accise, calculés séparément pour chacune des 12 brasseries, produiraient une plus-value totale de 200,000 à 210,000 fr., de sorte que le Trésor percevrait de ce chef, par an, une somme totale variant de 410,000 à 420,000 fr., c'est-à-dire le double de la recette actuelle. Ajoutons cependant que la commission parlementaire des finances du Reichstag a réduit depuis d'un tiers la majoration inscrite au projet du Gouvernement. Cet amendement, qui, paraît-il, a chance d'aboutir, aurait pour conséquence de procurer à notre Trésor un surplus de recettes de 135,000 à 145,000 fr. par an, pour une augmentation de 0,70 à 0,75 fr. par hl. En y ajoutant la surtaxe projetée sur les droits d'entrée, la bière se trouverait désormais grevée d'un surcroît de frais de 1 à 1,25 fr. par hectolitre. Il va de soi que les brasseries indigènes ne sauraient supporter cette charge nouvelle. Force leur sera d'élever le prix de la bière pour les débitants. Ceux-ci, de leur côté, se déchargeront sur les consommateurs, qui se recrutent surtout dans la classe ouvrière. Ainsi, par voie d'incidence, cette nouvelle charge qui, de prime abord, ne semble atteindre que le grand producteur, frappera les classes qui ploient déjà sous le poids des contributions indirectes. Ce côté de la question a été mis en lumière d'une manière très éloquente par les adversaires du projet. Nous espérons que ceux-ci parviendront, sinon à empêcher le vote du projet de loi, du moins à réduire les tarifs et à en atténuer ainsi les effets iniques. Le mouvement de la production de nos brasseries donne les chiffres suivants pour les dix dernières années : 1902 162,654 hl. 140,087 hl. 1897 158,805 1903 1898 150,411 208,663 167,696 1899 1904 210,621 1905 1900 174,733 1901 180,479 36 Nos exportations de bières vers les pays qui ne font pas partie du Zollverein présentent le mouvement suivant pour la période de 1896 à 1905 : Année. Bières en fûts. Bières en bouteilles. 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1,117,925 kg. 1,215,411 993,342 1,140,728 1,233,267 1,275,530 956,224 842,605 840,616 964,573 184,422 kg. 14,108 36,483 21,767 31,648 13,133 17,878 8,734 19,951 31,604 Distillerie. Le nombre des distilleries en activité était de 1348 pour la campagne 1904—1905, dont 545 distilleries agricoles et 843 distilleries travaillant des fruits, tels que poires, cerises, pommes, marcs de raisins et lies de vin. Par rapport à la campagne précédente, le nombre des distilleries agricoles a diminué de 42, et celui des distilleries travaillant des fruits a augmenté de 305. Sont considérées comme distilleries agricoles toutes celles qui travaillent du seigle, du froment, du mais, du dari et toutes sortes de matières farineuses ne dépassent pas 150 hl. comme produit d'une seule distillerie, et emploient le fumier du bétail dans leur propre exploitation. La loi allemande prévoit la distribution du contingent légal suivant le nombre d'hectares de terre que le distillateur exploite, de sorte que

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Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.