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En bref

Cet arrêté suspend temporairement certaines dispositions de la loi sur l'assurance-vieillesse et invalidité pour les sujets de l'Empire allemand résidant sur leur territoire.

Ce qu'il réglemente

Qui il concerne

Points clés

Texte de loi

733 Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Vendredi, 19 juin 1914. N° 40. Arrêté du 16 juin 1914, concernant la suspension conditionnelle, en faveur des sujets de l'Empire allemand, des art. 37 et 47 n° 3 de la loi sur l'assurance-vieillesse et invalidité. Freitag, 19 Juni 1914. Beschluß vom 16. Juni 1914, wodurch zu Gunsten der deutschen Reichsuntertanen die Art. 37 und 47 Nr. 3 des Gesetzes über die Alters- und Invalidenversicherung bedingungsweise außer Kraft gesetzt werden. LE MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT; Der Staatsminister, Präsident der Regierung; Vu l'art 37, 47 n° 3, et 48 de la loi Nach Einsicht der Art. 37, 47 Nr. 3 und 48 du 6 mai 1911, sur l'assurance-vieillesse et des Gesetzes vom 6 Mai 1911, über die A.tersinvalidité; und Invalidenversicherung; Vu l'art. 1317 du code des assurances Nach Einsicht des Art. 1317 der „Reichsversociales de l'Empire, ainsi que l'arrêté du sicherungsordnung", sowie des BundesratsbeConseil fédéral du 13 octobre 1900, dispositions schlusses vom 13. Oktober 1900, wonach den qui assurent la réciprocité aux assurés luxem- luxemburgischen Versicherten Gegenseitigkeit gebourgeois ; währleistet ist; Après avoir entendu en son avis conforme Auf das gleichlautende Gutachten des Vorle Comité-directeur de l'établissement d'as- standes der Versicherungsanstalt; surance; Beschließt: Arrête: er Art. 1 . Les art. 37 et 47 n° 3 de la lof du 6 mai 1911, sur l'assurance-vieillesse et invalidité, sont suspendus en faveur des sujets de l'Empire allemand, lorsqu'ils résident sur le territoire de l'Empire. Art. 2. Le présent arrêté sera inséré au Mémorial. Luxembourg, le 16 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Art. 1. Die Art 37 und 47 Nr. 3 des Gesetzes vom 6 Mai 1911, über die Alters- und Invalidenversicherung sind zu Gunsten der deutschen Reichsuntertanen, welche auf dem Reichsgebiete ihren Aufent alt haben außer Kraft gesetzt. Art. 2. Dieser Beschluß soll im „Memorial" veröffentlicht werden. Luxemburg, den 16. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 734 Loi du 5 juin 1914, accordant la naturalisation à M. Arthur-Hubert-Joseph Warnant, cabaretier à Esch-s.-Alz. Nous MARIE-ADÉLAIDE, par la grâce de Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg, Duchesse de Nassau, etc., etc., etc.; Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des 12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les naturalisations; Notre Conseil d'État entendu; De l'assentiment de la Chambre des députés ; Vu la décision de la Chambre des députés du 15 mai 1914 et celle du Conseil d'État du 29 du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: Article unique. La naturalisation est accordée à M. Arthur-Hubert-Joseph "Warnant né à Humain (Luxembourg-Belge) le 27 janvier 1857 et demeurant à Esch-s.-Alz. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Château de Berg, le 5 juin 1914. Gesetz vom 5. Juni 1914, Wodurch dem Hrn.Arthur Hubert Joseph Warnant, Schankwirt zu Esch a. d. Alz., die Naturalisation verliehen wird. Wir M a r i a Adelheid, von Gottes Gnaden Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu Nassau, u., u., u.; Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie der Gesetze vom 12. November 1848 und 27. Ja nuar 1878, über die Naturalisationen; Nach Anhörung Unseres Staatsrates; M i t Zustimmung der Abgeordnetenkammer; Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordnetenkammer vom 15. M a i 1914, und derjenigen des Staatsrates vom 29. dess. Mts., wonach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen soll; Haben verordnet und verordnen: Einziger Artikel. Dem Hrn. Arthur Hubert Joseph Warnant, geboren zu Humain (belgischLuxemburg), am 27. Januar 1857 und wohnhaft zu Esch a. d. Alz wird hiermit die Naturalisation verliehen. Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz ins „Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden. Schloß Berg, den 5. Juni 1914. Maria Adelheid. MARIE-ADÉLAÏDE. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, Eyschen. EYSCHEN. Date de l'acte d'acceptation. (Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.) La naturalisation conférée par la loi publiée ci-dessus a été acceptée le 11 Juin 1914, par M. Arthur-Hubert-Joseph Warnant, ainsi que cela résulte d'un procès-verbal dressé le même jour par M. le bourgmestre de la ville d'Esch-s.Alz. et dont un exemplaire a été déposé à la Division des affaires étrangères et de la justice. Luxembourg, le 16 Juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Datum der Annahme. (Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.) Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Arthur Hube(...)t Joseph W a r n a n t verliehene Naturalisation ist von diesem am 11. Juni 1914 angenommen worden, wie aus einem am selben Tage vom Hrn. Bürgermeister der Stadt Esch a. d. Alz. aufgenommenen Protokolle, von welchem ein Auszug bei der Abteilung für Auswärtige Angelegenheiten und Justiz hinterlegt ist, hervorgeht. Luxemburg, den 6. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 735 Loi du 5 juin 1914, accordant la naturalisation à M. Louis-Jacques Wallrabenstein, commis des mines à Rodange. Gesetz vom 5. Juni 1914, wodurch dem Hrn. Ludwig Jakob Wallrabenstein, Minenbeamter zu Rodingen, die Naturalisation Verliehen wird. Nous MARIE-ADËLAIDE, par la grâce de Dieu Grande-Duchesse de Luxembourg, Duchesse de Nassau, etc., etc., etc.; Vu l'art. 10 de la Constitution et les lois des 12 novembre 1848 et 27 janvier 1878, sur les naturalisations; Notre Conseil d'État entendu; De l'assentiment de la Chambre des députés; Vu la décision de la Chambre des députés du 15 mai 1914 et celle du Conseil d'État du 29 du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à second vote; Avons ordonné et ordonnons: Article unique. La naturalisation est accordée à M. Louis-Jacques Wallrabenstein, né à Hahnstätten (Nassau), le 12 juillet 1872 et demeurant à Rodange. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Wir M a r i a Adelheid, von Gottes Gnaden Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu Nassau, u., u., u.; Nach Einsicht des Art. 10 der Verfassung, sowie der Gesetze vom 12. November 1848 und 27. Januar 1878, über die Naturalisationen; Nach Anhörung Unseres Staatsrates; M i t Zustimmung der Abgeordnetenkammer; Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordnetenkammer vom 15. M a i 1914 und derjenigen des Staatsrates vom 29. dess. Mts., wonach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen soll; Haben verordnet und verordnen: Château de Berg, le 5 Juin 1914. MARIE-ADÉLAÏDE. Einziger Artikel. Dem Hrn. Ludwia Jakob W a l l r a b e n s t e i n , geboren zu Hahnstätten (Nassau), am 12. Juli 1872 und wohnhaft zu Rodingen, wird hiermit die Naturalisation verliehen. Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz ins „Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die es betrifft, ansgeführt und befolgt zu werden. Schloß Berg, den 5. Juni 1914. Maria Adelheid. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, Eyschen. EYSCHEN. Date de l'acte d'acceptation. (Art. 8 de la loi du 12 novembre 1848.) La naturalisation conférée par la loi publiée ci-dessus a été acceptée le 12 juin 1914 par M Louis-Jacques Wallrabenstein, ainsi que cela résulte d'un procès-verbal dressé le même jour par M. le bourgmestre 'de la commune de Petange et dont un exemplaire a été déposé à la Division des affaires étrangères et de la justice. Luxembourg, le 18 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Datum der Annahme (Art. 8 des Gesetzes vom 12. November 1848.) Die durch vorstehendes Gesetz dem Hrn. Ludwig Jakob W a l l r a b e n s t e i n verliehene Naturalisation ist von diesem am 12.Juni 1914 angenommen worden, wie aus einem am selben Tage vom Hrn. Bürgermeister der Gemeinde Petingen aufgenommenen Protokolle, von welchem ein Auszug bei der Abteilung für Auswärtige Angelegenheiten und Justiz hinterlegt ist, hervorgeht. Luxemburg, den 18. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Negierung, Eyschen. 736 Arrêté du 18 juin 1914, concernant la police sanitaire du détail Beschluß vom 18. J u n i 1914, über die Viehseuchen-. Polizei. LE MINISTRE D ' É T A T , PRÉSIDENT D U GOUVERNEMENT; Der S t a a t s m i n i s t e r , P r ä s i d e n t der Regierung; Attendu qu'il résulte d'un rapport du vétérinaire du Gouvernement du canton de Grevenmacher, en date du 14 Juin 1914, que la stomatite aphteuse est restée localisée dans les étables infectées de Flaxweiler et qu'il n'a été constaté aucun autre cas de l'épizootie; In Erwägung, daß laut Beruht des Staatstierarztes des Kantons Grevenmacher, vom 14 Juni 1914 die Maul- und Klauenseuche auf die verseuchten Ställe von Flaxweiler beschrankt geblieben ist und daß kern neuer Seuchefall festgestellt wurde; Beschließt Arrête: Art. 1er. Les étables infectées de la localité de Flaxweiler, ainsi que les parcs à bétail à Buchholz et à Weissbach (Wormeldange), restent seuls soumis à l'interdit. Art. 1. Die V'ehsperre blecht nur mehr über die verseuchten Stalle der Ortschaft Flaxweiler sowie über die Weideparke von Buchholz und Weißbach (Wormeldingen) verhängt Art. 2. L a première zone de l'observation comprendra la localité de Flaxweiler. Art. 2. Das engere Beobachtungsgebiet um faßt die Ortschaft Flaxweiler. Art. 3. La deuxième zone d'observation comprendra les autres localités de la même commune de Flaxweiler et la section de Kapenacker (Wormeldange). Art. 3. Das weitere Beobachtungsgebiet begreift die übrigen Ortschaften der Gemeinde Flaxweiler sowie die Sektion Kapenacker (Wormeldingen). Art. 4, L'arrêté du 5 juin 1914, sur le même objet, est rapporté Art. 4. Der Beschluß vom 5. Juni 1914, über denselben Gegenstand, ist außer Kraft gesetzt. Art. 5. Les infractions au présent arrêté seront punies des peines prévues par l'arrêté grand-ducal du 26 Juin 1913, pris en exécution de la loi du 29 juillet 1912. Art. 5. Zuwiderhandlungen gegen diesen Beschluß werden mit den durch Großh. Beschluß vom 26. Juni 1913, in Ausfuhrung des Gesetzes vom 29 Juli 1912, vorgesehenen Strafen bestraft. Art. 6. Le présent arrêté sera obligatoire le lendemain de sa publication au Mémorial Art. K. Dieser Beschluß tritt am Tage nach seiner Veröffentlichung im „Memorial" in Kraft Luxembourg, le 18 Juin 1914 Luxemburg, den 18. J u n i 1914. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Der Staatsminister, Präsident der Regierung, EYSCHEN. Eyschen. 737 Arrêté du 6 juin 1914, concernant la publication Beschluß vom 6. Juni 1914, die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer du rapport général de la Chambre de commerce für das Jahr 1913 betreffend. pour Vannée 1913. L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT; Der Staatsminister, P r ä s i d e n t der Regierung; Vu le rapport général de la Chambre de Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der commerce sur la situation du commerce et de Handelskammer über die Lage des Handels und l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'an- der Industrie des Großherzogtums während des Jahres 1913; née 1913; Arrête : Article unique. Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial. Beschließt: Einziger Artikel. Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden. Luxembourg, le 6 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Luxemburg, den 6. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Avis. — Consulat. Bekanntmachung. — Konsulat. Eyschen. L'exéquatur a été délivré à M. J.-P. Dem Vize-Konsul von Italien zu LuxemClaude, vice-consul d'Italie à Luxembourg. burg, Hm. J. P. Claude, ist das Exequator erteilt worden. Luxembourg, le 10 juin 1914. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Luxemburg, den 10. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Avis. — Foires et marchés. Bekanntmachung. — Märkte und Messen. Eyschen. Par arrêté du soussigné en date de ce Durch Beschluß des Unterzeichneten vom jour, la foire à tenir à Remich, le 29 juin heutigen Tage, ist der am 29 Juni 1914 zu 1914, a été remise au lendemain, 30 du Remich abzuhaltende Jahrmarkt aus den folgenden Tag, 30. desselben Mts.. verlegt worden. même mois. Luxembourg, le 17 juin 1914. Le Ministre d'État, PrésidentduGouvernement, EYSCHEN. Luxemburg, den 17. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung. Eyschen. 738 Avis. — Administration des Postes et Télégraphes. Par arrêté grand-ducal en date du 10 juin ct., M . Jean Schmit, agent des postes de 1re classe à Limpertsberg, a été nommé souschef de bureau à la Direction des postes et télégraphes. Bekanntmachung. — Post- und Telegraphenverwaltung. Durch Großh. Beschluß vom 10. Juni ct, ist Hr. Johann S c h m i t , Postagent 1. Klasse zu Limpertsberg, zum Unterbureauvorsteher bei der Post- und Telegraphen-Direktion ernannt worden. Luxembourg, le 17 Juin 1914. Luxemburg, den 17. Juni 1914. Le Directeur général des finances, Der General-Direktor der Finanzen M. Mongenast MONGENAST. Bekanntmachung. — Sanitätswesen. 1 2 Capellen. Esch-s.-Alz. 3 4 5 Luxembourg. Mersch. Clervaux. 6 7 Redange. Echternach. 8 Grevenmacher. puerpérales. Méningite cérébrospinale. Affections Scarlatine. Localités. Coqueluche. Cantons Verzeichnis der in den verschiedenen Kantonen vom 30. M a i bis 16. Juni 1914 festgestellten ansteckenden Krankheiten. Diphtérie. N° d'ordre. I Avis. — Service sanitaire. Tableau des maladies contagieuses observées dans les différents cantons du 30 mai au 13 juin 1914. Fièvre typhoïde. M. 1 1 1 Kopstal. Belvaux. Esch-s.-Alz. Kayl. Schifflange. Heisdorf. Gosseldange. Clervaux. Huldange. Munshausen. Troisvierges. Roodt. Berdorf Hammhof. Rosport. Eisenborn. Grevenmacher. 2 1 1 6 1 1 1 1 1 1 1 1 1 2 Total 1 7 11 5 2 739 Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 10 de la loi du 28 décembre 1883, il sera ouvert du 25 juin au 9 juillet 1914, dans la commune de Garnich, une enquête sur le projet et les statuts d'une association à créer pour l'établissement d'un assainissement aux lieux dits « Roderwies», « I n der Naswies», etc., à Kahler. Le plan de situation, le devis détaillé des travaux, un relevé alphabétique des propriétaires intéressés, ainsi que le projet des statuts de l'association sont déposés au secrétariat Communal de Garnich, à partir du 25 juin prochain. M. J.-P. Hemmer fils, membre de la Commission d'agriculture à Bascharage, est nommé commissaire à l'enquête. Il donnera les explications nécessaires aux intéressés, sur le terrain, le 9 juillet prochain, de 9 à 11 heures du matin, et recevra les réclamations le même jour, de 2 à 4 heures de relevée, dans la salle d'école de Kahler. Luxembourg, le 10 juin 1914. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, EYSCHEN Avis. — Association syndicale. Conformément à l'art. 2 de la loi du 27 mars 1900, la société locale agricole de Birelbarrière (commune de Sandweiler) a déposé au secrétariat communal de Sandweiler l'un des doubles de l'acte d'association sous seing privé, dûment enregistré, ainsi qu'une liste indiquant les noms, professions et domiciles des administrateurs et de tous les associés. Luxembourg, le 13 juin 1914. Le Ministre d'Etat, Président du Gouvernement, EYSCHEN. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Gemäß Art. 10 des Gesetzes vom 28. Dezember 1883 wird vom 25. Juni auf den 9. Juli 1914, in der Gemeinde Garnich, eine Voruntersuchung abgehalten über das Projekt und die Statuten einer zu bildenden Genossenschaft für Anlage einer Entwässerung, Orte genannt „Roderwies", In der Naswies" usw., zu Kahler. Der Situationsplan, der Kostenanschlag, ein alphabetisches Verzeichnis der beteiligten Eigentümer sowei das Projekt des Genossenschaftsaktes sind auf dem Gemeindesekretariat von Garnich, vom 25. Juni künftig ab, hinterlegt. Hr. J. P. Hemmer Sohn, Mitglied der Ackerbaukommission zu Niederkerschen, ist zum Untersuchungskommissar ernannt. Die nötigen Erklärungen wird er den Interessenten, am 9. Juli k. von 9—11 Uhr morgens, an Ort und Stelle geben und am selben Tage, von 2—4 Uhr nachmittags, etwaige Einsprüche im Schulsaale zu Kahler entgegennehmen. Luxemburg, den 10. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. Bekanntmachung. — Syndikatsgenossenschaft. Gemäß Art. 2 des Gesetzes vom 27. März 1900, hat der landwirtschaftliche Lokalverem von Birelbarriere (Gemeinde Sandweiler) auf dem Gemeindesekretariat von Sandweiler ein Duplikat der einregistrierten Privaturkunde betreffs des Genossenschaftsaktes nebst einem Verzeichnis hinterlegt, das Namen, Stand und Wohnort der Verwaltungsräte sowie sämtlicher Mitglieder angibt. Luxemburg, den 13. Juni 1914. Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. 740 Avis. — Brevets d'invention. Les brevets d'invention ci-après ont été délivrés N° 10686. — 12. Mai 1914. — Schulterpolster an pendant le mois de mai 1914, en conformité de la loi verstellbarem Kumett, das an der drehbaren und in du 30 juin 1880, à savoir der Hohe verstellbaren Zugstrangkupplung befestigt N° 10674. — 1 Mai 1914. — (Zusatz zum Erfin- ist — E. A C. Puls in Segum (Texas). dungspatent Nr 10124, vom 4 April 1913). — VerN° 10687. — 12 Mai 1914. — Zweiseitig benutzfahren zur Gewinnung von Produkten der Teer- barer Tintenloscher. — Hugo Reimers in Dusseldorfdestillation unter Erhitzen mit Phosphorsaure. — Oberkassel Dr. Meilich Melamid und Louis Grotzinger in FreiN° 10688. — 13 Mai 1914. — Walzwerk — Bruno burg(...)B. Quast in Coln-Deutz. N° 10675. — 1 Mai 1914. — (Zusatz zum ErfinN° 10689. — 14. Mai 1914 — Mit Zahler versedungspatent Nr. 10124, vom 4 April 1913) — Ver- hene, als Untersatz für Trinkgefaße dienende Vorfahren um die hochsiedenden Kohlenwasserstoffe richtung — Noëlle & Hueck, G m b. H in Lùdendes Teeres in niedriger siedende Kohlenwasserstoffe scheid(...).W umzuwandeln — Dr. Meilich Melamid und Louis N° 10690. — 14. Mai 1914. — Dampfkesselanlage, Grotzinger in Freiburg(...).B. welche durch flussige Schlacke oder glühenden Koks N° 10676 — 2 mai 1914. — Perfectionnements beheizt wird — Warme-Verwertungs-Gesellschaft aux cadenas et serrures à combinaisons. — D O T. m b. H. in Berlin-Siemensstadt. Société anonyme pour l'exploitation des brevets Des- N° 10691. — 15 mai 1914. — Robinet pour licalles à Liège. quides sous pression. — Fritz Most à Bruxelles N° 10677 — 4. Mai 1914. — Der Lange nach N° 10692 — 15 Mai 1914 — (Zusatz zum Erfin verstellbares Gatter für Viehtransport in Eisenbahn- dungspatent Nr 9355, vom 20. November 1911) — wagen, Stallungen und sonstige Zwecke der Tier- Verfahren zur Herstellung von Leichtstemen — absonderung. — Ant Schretter in Mittenwald und C. H Schol in Allendorf. Karl Zitzmann in München. N° 10693 — 18 mai 1914 — Perfectionnements N° 10678. — 5 mai 1914. — Appareil de pointage. aux styles de machines parlantes •— James Winstead — Georges Schuler a Cobourg Owen à Secane (Pensylvanie). N° 10679. — 6 Mai 1914. — WindkesselspulvorN° 10694. — 18. Mai 1914. — Tiefofen — Poetter, richtung für Aborte.— Rob. Stickdorn in Gartenstadt G m. b H. in Düsseldorf Meererbusch bei Osterath (Rhld.) N° 10695 — 18 mai 1914. — Systeme d'emmagaN° 10680. — 6 Mai 1914. — Verfahren zur Darsinage de liquides combustibles avec extraction par stellung von Harnstoffen der Naphtahnreihe. — Farbenfabriken vorm. Fried. Bayer & Cle in Lever- pompe — Hermann Hoffmann à Franfort s M N° 10696. — 18. Mai 1914. — Verfahren und Vor kusen. N° 10681 — 7 Mai 1914. — Verfahren zum richtung zur rauchfreien Verbrennung. — Dr Ernst Schneiden von Metall durch einen Sauerstoffstrahl. Enke in Breslau N° 10697 — 19 mai 1914 — Dispositif pour le — Hans Reisert, G m b. H. in Cöln-Braunsfeld N° 10682. — 8 mai 1914. — Moteur à explosion, forgeage des pièces circulaires. — Société anonyme à vapeur, etc. — Berthe Demont à Puteaux (Seine), Le Forgeage mécanique à Bruxelles. et Alexandre Descroix à Paris N° 10698. — 19 mai 1914 — Système de sécurité N° 10683. — 8. Mai 1914 — Nagelmaschine fur pour chemins de fer •— Gollos International AutoSchuhwerk. — Firma Aron Rosenthal in Frankfurt matic Train Control and Recording Company à a. M Chicago. N° 10699. — 19. Mai 1914 — Spielbierteller — N° 10684. — 9 mai 1914 — Serrure de tiroir •— Désiré Mureau à Pans. Emil Müller in Düsseldorf N° 10685 — 9 mai 1914 — Générateur d'air N° 10700 —20 Mai 1914. — Waschvorrichtung chaud — Toussaint Ketin, à Liège — Max Kaufmann in Koln-Sülz 741 N° 10701. — 22. Mai 1914. — Verfahren zur N° 10715. —28. Mai 1914 — Verfahren zur HerHerstellung von Thomasroheisen. — Franz Dahl stellung von metallischen Gegenständen, die aus in Hamborn-Bruckhausen. verschiedenartigen Schichten bestehen. — Alfred N° 10702. — 22. Mai 1914. — Verfahl en zur Be- Schylla in Mülheim-Ruhr. wältigung der bei der Stahlherstellung entfallenden N° 10716. — 29. Mai 1914. — Mähmaschine für Schlackenmassen unter Benutzung von Sammel- Zuckerrohr, Maïs, junge Baumbestände und dergl. gefaßen. — Franz Dahl in Hamborn-Bruckhausen. — Otto Spillern in Wien. N° 10703. — 22. Mai 1914. — Kinematograph. — Rectification : Lewis Caesar Van Riner in Chicago. An Memorial de 1914, p. 470, les indications conN° 10704. — 22. Mai 1914. — Verfahren zur Her- cernant le brevet d'invention N° 10669 sont à comstellung dichter Flußeisenblöcke. — Karl Canaris pléter comme suit: « N° 10669. — 30. April 1914. — in Huckingen a. Rh. Verfahren zur Verhinderung der Ansatzbildung in N° 10705. — 22. Mai 1914. — Steuerapparat für metallurgischen Schmelz- und Transportvorrichmit Druckwasser betriebene Arbeitsmaschinen mit tungen bei leicht oxydierbaren Metallen und LegieManschettenkolben als Dichtungskolben. — Hugo rungen, insbesondere bei Ferromangan.—Gesellschaft Gille in Huckingen (Kr. Düsseldorf). fur Elektrostahlanlagen m. b. H in Berlin-NounenN° 10706. — 23 mai 1914. — Griffe de serrage pour damm und Wilhelm Rodenhauser in Völklingen transporteurs aériens placés sous l'influence du a. der Saar. » poids de la charge. — J. Pohlig, Aktiengesellschaft à Cologne-Zollstock. Les brevets suivants sont éteints pour défaut de N° 10707. — 23 mai 1914. — Installation de couverture de trains pour voies électriques dans les- paiement de la taxe annuelle: N° 5431. — Moulage mécanique des baignoires quelles le courant est conduit aux sections de block par des interrupteurs disposés à un endroit les uns et autres pièces de grandes dimensions. N° 5442. — Verfahren zur Chlorierung von à côté des autres et s'influençant mécaniquement entre eux. — J. Pohlig, Aktiengesellschaft à Co- Schwefelmetallen auf nassem Wege. N° 5804. •— Perfectionnements apportés aux voilogne-Zollstock. N° 10708. — 25 mai 1914. — Dispositif de blocage tures automobiles mixtes. N° 6265. — Verfahren und Einrichtung zur Herabsolu par bobine électrique spéciale. — Louis stellung von Briketts aus preßfähigen Stoffen belieCadenel à Paris. N° 10709. — 25. Mai 1914. — Rohrflansch. — biger Art ohne Anwendung eines Bindemittels. N° 6719. — Verfahren zur Herstellung künstlicher Theodor Weisser in Heidelberg. N° 10710. — 27 mai 1914. — (Certificat d'addition Fäden. N° 7275. — Fabrication directe, au four électrique, au brevet d'invention n° 10314, du 16 août 1913). — Epingle à cheveux servant en même temps à main- du manganèse métallique fondu affiné faiblement tenir les cheveux soulevés. — Louise Michel à carburé. N° 7771. — Verfahren zur weiteren Behandlung Sarrebruck. N° 10711. — 27. Mai 1914. — Gegengewichts- des der obern Schicht entströmenden Gases eines anordnung für veränderliche Kräfte. — Wladimir mit Teilung des Luftstromes arbeitenden Gaserzeugers. Olinski in Trzynietz (Osterreich). N° 7776. — Kettenspannvorrichtung für FahrN° 10712. — 28. Mai 1914. — Verfahren zum Ersatz des Eigelbs in der Gerberei. — Dr. Otto räder. N° 8330. — Verfahren zur Herstellung eines Rohm in Darmstadt. N° 10713. — 28. Mai 1914. — Verfahren zur Dar- glasurartig glänzenden feinen Mörtelüberzuges auf stellung von basischem Magnesiumcarbonat. — Zementwaren, Mauerwerk usw. N° 8342. — Procédé et dispositif pour la fabriDr. Theophil Silbermann in Dresden und Firma Chemische Fabrik Rahnitz, G. m. b. H, in Magdeburg. cation des joints métallo-plastiques. N° 8844. — Sicherungsvorrichtung an ReinigungsN° 10714. — 28. Mai 1914. — Formmaschine. — filtern für Hochofengase. Jean Habscheidt in Fürstenwalde. 40 a 742 N° 8846. — Vorrichtung zu lösbaren Befestigung von Vorhängen. N° 8868. — Nouveau motern rotatif. N° 8874. — Einrichtung zur Reinhaltung von Closets durch Wasserspülung. N° 9481. — Procède de fabrication mécanique de matériaux creux et pierres artificielles avec enveloppes sur toutes les faces. N° 9494. — Lagerung des Hinterrades von Fahirädern. N° 9496. — Stùtzpessai. N° 9510. — Sicherheitsdruck-Knopt. N° 9512. — Nouveau procédé pour le traitement des peaux. N° 9520. — Neuerung in der Befestigung von Handwerkszeugstilen aus Metallrohr. N° 9522. — Abreiber. N° 10050. — Perfectionnements dans la commande des tiroirs cylindriques de distribution a mouvements combinés pour moteurs à explosions. N° 10053. — Selbsttätige Schaltvorrichtung für elektrisch betriebene Pumpen. N° 10056. — Sicherung für an Hacken hangende Kleidungsstücke. N° 10058. — Perfectionnements aux lampes à incandescence électrique. N° 10061. — Gummiüberschuh. N° 10062. — Verfahren zur Herstellung von Gegenständen aller Art aus Papiermasse u. dgl. N° 10063. — Verfahren zur Herstellung eines schnellloslichen Kakaopräparates zur Bereitung von Getränken. N° 10075+10162. — Verschließbarer außerhalb der Wohnung anzubringender Behälter zur Empfangnahme von Briefen, Zeitungen, Milch, Backwaren(…).dgl. N° 10078. — Dentier sans palais. N° 10079. — Verfahren zur Darstellung von Alaun. N° 10080. — Procédé de soudure dans lequel les métaux qui composent la soudure ne s'oxydent pas à la température de soudage. N° 10083. — Accouplement automatique pour wagons de chemins de fer. Luxembourg, le 17 juin 1914. Le Ministre d'État Président du Gouvernement, EYSCHEN. PUBLICATIONS NON-OFFICIELLES. Avis. — Expropriations pour cause d'utilité publique. Suivant exploit de l'huissier Weitzel de Luxembourg en date du 11 juin 1914, à la requête de l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son Directeur général des travaux publics M. Charles de Wah(...), demeurant à Luxembourg, poursuites et diligences de la société anonyme des chemins de fer GuillaumeLuxembourg, ayant son siège légal à Luxembourg, représentée par son administrateur M. Léon Metz, maître de forges, demeurant à Esch-s.-Alz., et respectivement de la Direction générale Impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, établie à Strasbourg, représentée dans le Grand-Duché de Luxembourg par M. Jean Abicht, conseiller intime, chef de l'administration Impériale allemande pour l'exploitation des chemins de fer Guillaume-Luxembourg, demeurant à Luxembourg, pour lesquels requérants est constitué et occupera Me Robert Brasseur, avocat-avoué, demeurant à Luxembourg, en l'étude duquel domicile est élu; Assignation a été donnée à: 1° Anne Besch, sans état et à son époux sieur Joseph Durant, mécanicien, domiciliés ensemble à Esch-s.-Alz., Höhlstrasse n° 41 ; 2° sieur Pierre Besch, rentier, demeurant à Juziersla-Ville (Seine-et-Oise); 3° sieur Nicolas Besch, cultivateur, demeurant à Berchem; à comparaître le mercredi,1erjuillet prochain, à 9½ heures du matin, devant le prédit tribunal d'arrondissement de Luxembourg, siégeant en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique, au Palais de justice à Luxembourg, pour par les faits, causes et motifs indiqués au dit exploit, voir dire que les formalités prescrites par la loi du 17 décembre 1859 pour parvenir à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles ci-après désignées, appartenant aux assignés, situées sur le territoire de la commune de Rœser, et à emprendre pour les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem, ont été remplies, savoir: 743 1° une parcelle de 3 a 25 ca. à emprendre d'un labour sis lieu dit Ob dem Stieaspâu », section B n° 632/721 du cadastre, n u 27 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 2 a. 80 ca. a emprendre d'un labour sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 632/720 et n°28 au plan parcellaire; 3° une parcelle de 4 a. à emprendre d'un labour sis même lieu dit, section B n° 631 685 du cadastre et n°29 du plan parcellaire; 4° une parcelle de 3 a. 15 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, section B du cadastre n° 629/719 et n° 30 du plan parcellaire; 5° une parcelle de 3 a. 20 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 629/718 n° 31 du plan parcellaire, appartenant aux assignes qualifiés sub 1°, 2° et 3° ci-dessus, ainsi qu'à(...)eanBesch père, cultivateur à Berchem, assigné par exploit Weitzel du 5 juin courant, et à Madeleine Besch et à son époux Michel Decker, forgeron, domiciliés ensemble à Bech-Kleinmacher, assignes par exploit de l'huissier Goldschmit de Remich du 10 juin 1914; voir donner acte aux parties poursuivantes qu'elles offrent aux assignés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles dont s'agit, les sommes ci-après indiquées, savoir:

  1. a)pour leur parcelle de 3 a. 25 ca. la somme de 162 fr. 50;
  2. b)pour leur parcelle de 2 a. 80 ca. celle de 140 fr.;
  3. c)pour celle de 4 a. la somme de 200 fr.;
  4. d)pour celle de 3 a. 15 ca. celle de 157 fr. 50, et
  5. e)pour celle de 3 a. 20 ca. la somme de 160 fr.; en cas de refus d'accepter ces offres, voir procéder, conformément à la loi, au règlement des indemnités auxquelles les assignés ont d r o i t ; ' v o i r ordonner la mise en possession des parties poursuivantes à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes; s'entendre les assignés condamner aux frais et dépens; avec déclaration que les pièces suivantes sont déposées au greffe du tribunal d'arrondissement de Luxembourg, où les intéresses peuvent en prendre connaissance: 1° l'arrête grand-ducal en date de 27 mars 1914, déclarant d'utilité publique les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem; 2° l'arrêté de cessibilité pour cause d'utilité publique pris par M . le Directeur général des travaux publics susdit, le 31 mars 1914, concernant les parcelles de terrain nécessaires aux travaux d'éviation susvisées 3° les plans et tableaux indicatifs des travaux à effectuer et des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble les pièces de l'instruction administrative qui a précédé les arrêtes précités. Pour extrait, P. Weitzel, huissier. Suivant exploit de l'huissier Goldschmit de Remich, en date du 10 juin 1914, à la requête de l'Etat du Grand-Duché de Luxembourg, représenté par son Directeur général des travaux publics M . Charles de Waha, demeurant à Luxembourg, poursuites et diligences de la société anonyme des chemins de fer GuillaumeLuxembourg, ayant son siège légal à Luxembourg, représentée par son administrateur M . Léon Metz, maître de forges, demeurant à Esch-s.-Alz., et respectivement de la Direction générale Impériale des chemins de fer d'Alsace-Lorraine, établie à Strasbourg, représentée dans le Grand-Duché de Luxemborug par M . Jean Abicht, conseiller intime, chef de l'administration Impériale allemande pour l'exploitation des chemins de fer Guillaume-Luxembourg, pour lesquels requérants est constitué et occupera M . Robert Brassem, avocat-avoué, demeurant à Luxembourg, en l'étude duquel domicile est élu; assignation a été donnée à Madeleine Besch, sans état, et à son époux Michel Decker, forgeron, domiciliés ensemble à Bech-Kleinmacher, commune de Wellenstein; à comparaître le mercredi, 1er juillet prochain, à 9½ heures du matin, devant le prédit tribunal d'arrondissement de Luxembourg, siégeant en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique, au Palais de justice à Luxembourg, pour par les faits, causes et motifs indiqués au dit exploit, voir dire que les formalités prescrites par la loi du 17 décembre 1859 pour parvenir à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles ci-après désignées, appartenant aux assignés, situées sur le territoire de la commune de Rœser, et à emprendre pour les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem, ont été remplies, savoir: 744 1° une parcelle de 3 a. 25 ca. a emprendre d'un labour, sis lieu dit Ob dem Stiedspâd », section B, n° 632/721 du cadastre et n° 27 du plan parcellaire; 2° une parcelle de 2 a. 80 ca. à emprendre d'un labour, sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 632/720 et n° 28 du plan parcellaire-, 3° une parcelle de 4 a. a emprendre d'un labour, sis même lieu dit, section B, n° 631/685 du cadastre et n° 29 du plan parcellaire; 4° une parcelle de 3 a. 15 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, section B du cadastre n° 629/719 et n° 30 du plan parcellaire; 5° une parcelle de 3 a. 20 ca. à emprendre d'un autre labour, sis même lieu dit, inscrit au cadastre sub section B n° 629/718 et n° 31 du plan parcellaire, appartenant aux assignes, aini qu'a 1° Jean Besch, père, cultivateur, demeurant à Berchem, assigné par exploit de l'huissier Weitzel de Luxembourg, du 5 juin courant; 2° Anne Besch, sans état, et à son époux sieur Joseph Durant, mécanicien, domiciliés ensemble à Esch-s.-AIz.; 3° Pierre Bech, rentier, demeurant à Juziersla-Ville (Seine-et-Oise); 4° Nicolas Besch, cultivateur, demeurant à Berchem, ces quatre derniers également assignes par exploit séparé du dit huissier Weitzel; voir donner acte aux parties poursuivantes qu'elles offrent aux assignés pour indemnité du chef de l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles dont s'agit, les sommes ci-après indiquées, savoira) pour leur parcelle de 3 a. 25 ca., la somme de 162 fr. 50;
  6. b)pour leur parcelle de 2 a. 80 ca., celle de 140 fr.;
  7. c)pour celle de 4 a. la somme de 200 fr.;
  8. d)pour celle de 3 a. 15 ca., celle de 157 fr. 50, et
  9. e)pour celle de 3 a. 20 ca. la somme de 160 fr. ; en cas de refus d'accepter ces offres, voir procéder, conformément à la loi, au règlement des indemnités auxquelles les assignés ont droit; voir ordonner la mise en possession des parties poursuivantes à charge par elles de consigner préalablement les sommes ci-dessus offertes; s'entendre les assignés condamner aux frais et dépens; avec déclaration que les pièces suivantes sont déposées au greffe du tribunal d'arrondissement de Luxembourg, où les intéressés peuvent en prendre connaissance: 1° l'arrêté grand-ducal, en date du 27 mars 1914, déclarant d'utilité publique les travaux d'établissement de voies d'évitement à la gare de Berchem; 2° l'arrêté de cessibilité pour cause d'utilité publique pris par M. le Directeur général des travaux publics susdit, le 31 mars 1914, concernant les parcelles de terrain nécessaires aux travaux d'éviation susvisés; 3° les plans et tableaux indicatifs des travaux à effectuer et des parcelles à exproprier pour cause d'utilité publique, ensemble les pièces de l'instruction administrative qui a précédé les arrêtés précités. Pour extrait, Ed. Goldschnitt, huissier. Société des Chemins de fer Guillaume-Luxembourg. L'assemblée générale des actionnaires du 29 mai dernier a fixé le dividende de l'exercice 1913 à 30 fr. pour les actions anciennes et à 11 fr. pour les actions privilégiées. Un acompte de 10 fr. ayant été payé le 6 janvier sur les actions anciennes, il sera payé, à partir du 6 juillet prochain: I. — 20 fr. par action ancienne contre la remise du coupon N° 85, 2° semestre de l'exercice 1913; II. — 11 fr. par action privilégiée contre la remise du coupon N° 42; III. — 5 fr. par action de jouissance ancienne contre la remise du coupon N° 11 ; IV. — 1 fr. par action de jouissance privilégiée contre la remise du coupon N° 11 ; V. — 178,30 fr. par part de fondateur contre la remise du coupon N° 11 ; à Bruxelles, à la Banque de Paris et des Pays-Bas et chez ses correspondants; à Luxembourg, à la Banque Internationale. 1 Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Annexe au N° 40, 1914. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation de l'Industrie et du Commerce PENDANT L'ANNÉE 1911 Considérations générales. L'activité industrielle et le mouvement des échanges avaient pris en 1912 une ampleur qui, dans l'ordre naturel des choses, devait conduire à une rupture de l'équilibre économique. Si la situation, au début de l'année 191.3, restait toujours satisfaisante, l'hypothèse d'une période de liquidation commençait à être envisagée déjà. Une crise apparaissait comme proche. Mais elle se dessinait plutôt du côté financier que, directement, du côté de la production et de la consommation. Un fait politique, la guerre des Balkans, est venu précipiter les événements dont elle a changé également l'allure. Cette guerre a interrompu et probablement modifié le rythme du mouvement économique. L'industrie et le commerce n'en ont pas été directement atteints, car les pays balkaniques n'entrent que pour une faible partie dans les exportations du Zollverein et, au demeurant, la prospérité presque universelle offrait des compensations larges et faciles. Mais les négociations diplomatiques, si longues et énervantes, finirent par ébranler la confiance et par accentuer les difficultés d'ordre financier et monétaire dont souffraient déjà les grands marchés. La gêne qui s'ensuivit arrêta le bel élan des échanges. Ainsi la crise, qui n'était pas «mûre» encore, a été certainement avancée. Sans la crise internationale, la crise économique aurait été reculée de plusieurs mois. Elle a été atténuée sans aucun doute parce que, à cette époque, les stocks en magasin s'écoulaient encore facilement et n'encombraient nullement le marché, comme c'est le cas pour les crises de surproduction; elle s'est pro- 2 duite aussi plus lentement et par branches d'industrie: D'ailleurs, les entreprises industrielles s'y étaient préparées financièrement et les cartels, de leur côté, n'avaient pas exagéré la hausse. À la crise de 1907 avait succédé une ère de prospérité très réelle. Les bénéfices réalisés au cours des dernières années, en augmentant sérieusement la puissance financière de l'industrie lui avaient permis d'améliorer l'outillage de la production et les services de la trésorerie. Ainsi les organes les plus divers de la vie économique avaient acquis une force de résistance plus grande et, en même temps, une certaine indépendance vis-à-vis du marché financier. Instruits par le passé, les industriels avaient été moins imprudents pendant la période prospère, ce qui leur a rendu la dépression moins sensible. Enfin les cartels, en poursuivant leur politique avec une connaissance plus grande des contre-coups de leurs décisions, s'étaient montrés moins étroitement égoïstes. Ils ont été, eux aussi, aidés par les circonstances; car, leur clientèle n'ayant pas de stock, ils ont pu agir sans être trop gênés par le marché. On peut en tirer la conclusion que les principaux organes de la vie économique savent mieux qu'autrefois atténuer les crises et préparer le moment d'une reprise des affaires. Quand on l'envisage au point de vue de ses résultats, l'impression qui ressort de l'étude des principaux facteurs indiciels de l'activité économique en 1913 ne justifie pas les appréciations trop pessimistes. Les chiffres de production ont été presque partout en augmentation. Ce fut, certes, une année de déceptions, mais c'est surtout la comparaison avec l'année précédente qui laisse apparaître ce caractère. Il ne faut pas oublier notamment que l'année 1912, l'un des termes de la comparaison, fut exceptionnellement prospère. Les chiffres du commerce extérieur du Zollverein sont encore restés franchement favorables. Les exportations renseignent 10.097.9 millions de marks contre 8.956,8 millions en 1912. Par contre, les importations sont restées presque stationnaires : elles ont passé de 10.691,7 millions à 10.770.3 millions. La courbe du commerce extérieur s'est développée comme suit pendant la dernière période quinquennale: (en millions de marks) Importations. Exportations. 1909 6.594,1 8.526,8 8.934,1 1910 7.474,6 1911 9.705,6 8.106 1912 8.956,8 10.691,7 10.770,3 1913 10.097,9 Les fluctuations du marché monétaire offrent un intérêt particulier. La cherté de l'argent qui s'était manifestée à la fin de l'année 1912 s'est maintenue pendant la plus grande partie de l'année 1913. La perspective du règlement coûteux des guerres balkaniques, les appels de fonds répétés des divers pays sur les grands marchés de l'Europe, les sommes énormes englouties par le développement extraordinaire de l'industrie pendant le premier semestre ont influencé le marché monétaire à tel point qu'au lieu de la détente qui se manifeste d'ordinaire vers le printemps, la rareté et la cherté de l'argent sont allées en augmentant. Le taux élevé du loyer de l'argent avec lequel l'année 1913 avait commencé, s'est maintenu jusqu'à l'automne. Dans des conditions nor 3 males, le loyer de l'argent augmente généralement à cette époque de l'année; en 1913, au contraire, c'est seulement à ce moment qu'une détente s'est produite sur le marché monétaire et que la Reichsbank a pu songer à réduire à 5½ % le taux officiel de l'escompte, qui était de 6 % depuis le 12 novembre 1912; le 12 décembre, un nouvel abaissement à 5 % a pu avoir lieu, taux qui s'est maintenu au delà du 31 décembre. La moyenne du taux d'escompte officiel a été de 5,88 % alors qu'en 1912 cette moyenne n'a été que de 4,95 %; le taux privé d'escompte a été en 1913 de 4,98 % en moyenne, contre 4,21 % en 1912. La cherté de l'argent n'a, d'ailleurs, pas été moindre dans les autres pays de l'Europe, ainsi qu'il résulte de la comparaison de la moyenne des taux d'escompte des banques nationales pour les deux dernières années: Allemagne. France. Angleterre. Belgique. 4,44 3,77 3,88 4,95 1912 1913 5,88 4 4,77 5 Au point de vue des récoltes, qui sont le grand facteur économique annuel et dont les variations ont une influence décisive sur l'activité ou la dépression de toutes les industries ainsi que sur le mouvement des capitaux disponibles, l'année 1913 a été certainement favorisée. Il est vrai que les qualités des récoltes en général n'ont pas été en rapport avec les quantités. Les index numbers (d'après M. Sauerbeck) font ressortir pour les quatre premiers mois des prix légèrement supérieurs à ceux de l'année précédente. Un mouvement vers la baisse commence à se dessiner au mois de mai et se continue, avec d'insignifiantes variations, jusqu'à la fin de l'année. Une comparaison des nombres indicateurs, desquels nous n'entendons pas tirer des conclusions définitives, mais qui sont de précieux indices d'ordre commercial, industriel et agricole, permet de suivre le développement de l'ère de prospérité close. Ces nombres s'établissent comme suit pour la périodede1907à1913: 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 81,8 78,5 77,1 86,1 Janvier 82,9 78,6 86,4 78,1 Février 86,7 84,0 78,9 79,1 Mars 85,0 88,0 86,2 78,5 Avril 85,3 80,3 85,7 78,2 Mai 76,9 85,5 80,0 84,1 Juin 78,1 86,5 78,9 84,2 Juillet 78,2 79,5 85,9 85,0 Août 86,7 85,7 80,3 77,6 Septembre 77 2 85,8 80,7 84,5 Octobre 77,8 85,3 80,6 83,3 Novembre 77,9 83,0 86,4 80,9 Décembre 85,1 85,0 80,0 78,0 Moyenne L'événement le plus important au point de vue de la politique commerciale et douanière c'est la révision du tarif douanier nord-américain. Au regard des exagérations d'autrefois de la tactique 80,0 80,7 80,0 80,7 82,4 82,0 81,1 79,4 79,1 78,8 76,7 76,2 80,0 76,0 74,5 74,1 75,8 73,6 72,9 73,1 72,2 72,5 72,2 72,2 72,3 73,0 72,0 71,0 72,4 74,3 75,4 75,1 75,2 74,9 74,7 75,2 75,5 76,3 74,0 4 douanière américaine, le nouveau tarif peut être taxé d'anti-protectionniste. Il apporte un revirement très significatif. Alors que les Etats-Unis exportaient jadis en tout premier lieu des produits agricoles et des matières premières et importaient des produits fabriqués, cette situation tendait à se modifier complètement au cours des dernières années: les exportations de demi-fabricats et de fabricats prenaient toujours plus d'ampleur et dépassaient les exportations de matières premières, et même très sensiblement aussi, les importations de demi-fabricats et de fabricats. La nouvelle politique douanière fixe pour chaque industrie des tarifs rendant l'importation des produits étrangers possible afin d'empêcher certains producteurs de se créer de véritables monopoles. Les nouveaux droits atténuent la concurrence étrangère sans la supprimer complète* ment: ils ramènent la charge, dont les importations étaient grevées en moyenne, de 40 à 26% de la valeur des importations. Ces droits proportionnent la concurrence extérieure aux forces des industries nationales; ils lui laissent ce qu'elle a de stimulant, tout en lui enlevant ce qu'elle aurait de déprimant, car il ne s'agit pas d'endormir et d'engourdir l'industrie, mais, au contraire, de la susciter et de l'aiguillonner. C'est, en un mot, le retour au régime douanier éducateur recommandé par F. List. Il faut espérer seulement que des clauses administratives léonines et difficilement inadmissibles ne viennent pas rendre ce tarif illusoire. C'est en 1917 qu'expirent les traités de commerce de l'Allemagne, actuellement en vigueur. Le désir du Gouvernement allemand semble être de rester sur la défensive et de ne pas prendre l'initiative de provoquer des révisions de tarifs ni des représailles de la part des autres pays. Au nom du Gouvernement, le Ministre du commerce a fait à ce sujet les déclarations suivantes: « Le tarif douanier du 25 décembre 1902, qui a été établi en tenant compte des intérêts de l'industrie et de l'agriculture, a montré qu'il était parfaitement viable au point de vue technique et qu'il répondait bien aux exigences d'une politique économique entièrement saine qui a consisté à développer au plus haut point les forces productives du pays. Grâce à lui, le marché intérieur a été suffisamment protégé, du moins autant qu'il pouvait l'être en tenant compte des conditions économiques favorables de l'étranger. Il a prouvé qu'il était un instrument très praticable pour la conclusion de nombreux traités de commerce qui ont facilité et consolidé notre exportation. Quant aux intérêts des consommateurs nationaux, et en particulier de la classe ouvrière, la hausse générale des salaires et l'augmentation du bien-être qui s'en est suivie, précisément dans les milieux les moins fortunés, prouvent bien qu'ils n'ont pas été lésés. En conséquence, nous ne voyons aucune raison qui milite en faveur d'une modification radicale ou d'un élargissement du tarif de 1902. En se plaçant au point de vue de l'intérêt général, il ne peut être question ni d'une diminution, ni d'une élévation générale des droits protecteurs de l'industrie et de l'agriculture. » La question du maintien de notre tarif douanier tel qu'il est à l'heure actuelle est d'ailleurs inséparable de celle de la prolongation des traités de commerce existants ou de leur renouvellement sur des bases modifiées. En raison de l'intérêt qu'a la vie nationale à une durée aussi longue que possible des conditions qui président aux relations commerciales, le Gouvernement s'efforcera d'arriver à une prolongation des traités actuels et ne procèdera pas par voie de dénonciation. Mais si quelques nations contractantes croient devoir modifier les avantages consentis, il est évident qu'à ce moment-là la question d'un projet de tarif douanier deviendra de première nécessité, 5 lés armes pour l'établissement de nouveaux traités seront renforcées, on tiendra compte dos nouveaux éléments intervenus dans la vie économique et l'on comblera les lacunes du tarif actuel...» Alors que les milieux agrariens rêvent la dénonciation des traités de commerce et la reprise de la liberté d'action, les industriels approuvent plutôt la passivité relative du Gouvernement. Ils redoutent les conséquences d'une dénonciation des conventions qui lient les Etats étrangers, parce que ce serait provoquer et faciliter chez ceux-ci une contre-attaque des industriels et des agrariens nationaux. Les industriels rappellent que le tarif moins libéral de 1902 a été en Europe le point de départ d'une révision de tarifs à peu près générale et cela dans un sens réactionnaire. En outre, ils ne se contenteraient pas d'un renouvellement, impliquant la faculté d'une dénonciation annuelle: ils réclament la conclusion de conventions fondées sur le maintien du statu quo pour dix ou douze ans. Parmi les problèmes économiques dont l'année 1913 a légué la solution à celles qui vont suivre, se trouve entre autres le point de savoir si elle fut ou non le point d'aboutissement de la période de fiévreuse activité industrielle et commerciale à laquelle la génération actuelle a si largement contribué, et si elle sera ou non le point de départ d'une période de calme et de recueillement. D'autres problèmes ont été posés encore en 1913. Quelles seront les conséquences des nouveaux tarifs douaniers ? Que résultera-t-il ensuite de l'ouverture prochaine du canal de Panama au commerce mondial, et quelle influence cet événement exercera-t-il sur le mouvement économique ? Dans la circonscription plus restreinte du Grand-Duché, les faits industriels et commerciaux que nous venons d'examiner ont revêtu le même aspect que dans les autres régions du Zollverein et ont fait naître les mêmes inquiétudes. Sa situation, d'après les renseignements qui ont été adressés à la Chambre de commerce — et nous ajouterons qu'il est certainement désirable que cette collaboration des industriels à nos Rapports annuels devienne toujours plus active et surtout plus complète — peut se résumer ainsi: accroissement de la production, mouvement de recul des prix à partir du deuxième semestre. L'extraction du minerai de fer renseigne une assez forte augmentation par rapport à l'année précédente: de 6.533.930 tonnes d'une valeur de 19.427.508 fr. elle a passé à 7.333.372 tonnes d'une valeur de 21.965.818 fr. Alors que la consommation sûr place, sollicitée par les nouveaux hauts-fourneaux qui sont entrés en pleine activité, a augmenté dans une forte mesure, la courbe de nos exportations vers la Belgique s'est encore relevée très sensiblement. Mais le revirement dans nos exportations à l'étranger paraît n'avoir été que passager. Les prix des minettes se sont maintenus assez fermes et ce n'est que vers la fin de l'année qu'on a pu remarquer un fléchissement, très anodin d'ailleurs. Dans l'industrie du fer nous avons pu constater, vers la fin de l'année, un affaiblissement, peu prononcé peut-être, mais indéniable, de la situation du marché. La dépression a trouvé beaucoup moins son expression dans une diminution de la production que dans une accentuation de la concurrence, qui s'est traduite par un recul des prix. Dans un grand nombre de branches de l'industrie métallurgique, l'activité a été très grande jusque dans le courant du second semestre, et a même dépassé celle de la période correspondante de l'année 1912. La production de la fonte dans le Grand-Duché a passé de 2.252.229 tonnes à 2,547,861 tonnes, celle de l'acier de 947.184 6 tonnes à 1.182,227 tonnes, alors que les fonderies ont porté leur production de 20.893 tonnes à 26.513 tonnes. Par contre, le fléchissement des prix a été très accentué. Les cours du Stahlwerksverband se trouvaient ramenés au même niveau qu'à fin 1908, c'est-à-dire de la période de ralentissement qui a suivi la crise de 1907. La période de calme que traverse le bâtiment dans l'agglomération luxembourgeoise a perduré pendant l'année passée, niais l'année en cours semble ramener une certaine activité dans ce compartiment. A travers lé bassin minier, les bonnes dispositions se sont maintenues. La situation dans l'industrie des terres et pierres n'offre aucune variation appréciable comparativement aux années dernières. La tannerie a vu se continuer la période des années difficiles. La ganterie a été sollicitée par les mêmes influences que les années précédentes; elle est actuellement dans l'attente de la répercussion qu'exercera le nouveau tarif douanier nord-américain. A l'exception de certains articles favorisés par la mode, l'exercice n'a guère été favorable dans son ensemble à l'industrie textile qui souffre toujours des caprices du marché des matières premières. Du côté des industries de consommation nous pouvons signaler en général un accroissement de la production. Si la meunerie a légèrement progressé au point de vue de la production, ses résultats financiers, par contre, n'ont pas été encourageants. L'industrie des tabacs renseigne une continuation de la période de développement normal, mais l'incidence des nouveaux impôts n'a pas encore terminé son processus. Pour la brasserie, l'année 1913 a été exceptionnellement prospère: de 297.986 hl la production a passé à 328.475 hl. L'amélioration qu'on attendait de Vannée 1914 ne s'est pas produite. Après un début qui permettait de supposer que le plus fort de la crise était passé et laissait entrevoir un prompt relèvement du marché, la situation, dès le mois de mars, est retombée dans le marasme. Il serait osé de fonder de grandes espérances sur un avenir prochain. La liquidation de la crise se poursuit toujours, entretenant l'atonie des affaires. Travaux de la Chambre de commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1913, nous signalons particulièrement celles qui suivent: Chemin de fer Dudelange-Algrange. Consultée par le Gouvernement sur la question du prolongement du chemin de fer de Dudelange à Algrange, la Chambre a déclaré se rallier aux points de vue développés par le conseil municipal de Dudelange. La réponse de l'administration des chemins de fer enlève tout caractère d'urgence à la question du raccordement Dudelange-Algrange qui devrait s'effacer devant le grand nombre de constructions urgentes et importantes qui occupent actuellement l'administration. Il résulte, au contraire, de l'exposé qui a été présenté par les localités intéressées que cette ligne offre une importance considérable pour les exploitations minières qu'elle est appelée à desservir. Sa rentabilité est assurée d'ailleurs. Les transports de minerais, de charbons et de cokes ainsi que les transports ordinaires 7 lui garantiront des recettes importantes auxquelles il y a lieu d'ajouter celles à provenir du mouvement intense des voyageurs qui ne manquera pas de se développer entre les grosses localités de la vallée de l'Alzette et de la vallée de la Fentsch. La création de nouvelles lignes dans les grands centres industriels ne profitera pas seulement aux usines directement intéressées et à la population des localités desservies par elles, mais en une mesure égale aux chemins de fer eux-mêmes. Les discussions sur cette question à la Diète d'Alsace-Lorraine ont démontré encore que la nécessité et l'utilité de ce raccordement, qui comporte un parcours de 6 km à peine, ne sauraient être mises en doute. La Chambre a donc prié le Gouvernement de bien vouloir intervenir auprès de la Direction des Reichseisenbahnen en faveur d'une prompte exécution de cette ligne. Entrepôt à annexer à la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg. Au sujet des propositions de la Direction des douanes concernant la création d'un entrepôt près de la nouvelle gare aux marchandises de Luxembourg, que le Gouvernement avait soumises à la Chambre, celle-ci a formulé, à la date du 30 juin, les desiderata suivants: Comme la Chambre l'a fait observer dans ses avis antérieurs, un entrepôt, bien agencé et pourvu des installations nécessaires serait appelé à rendre des services très réels. Il est reconnu que les entrepôts en général stimulent le goût des affaires et impriment un vigoureux essor au commerce. Les commerçants évitent d'immobiliser le montant des droits d'entrée en attendant la vente ou la réexpédition des marchandises. Quant à l'entrepôt actuel, il ne répond sous aucun rapport aux exigences du commerce, tant à cause de sa situation éloignée de la gare que de son exiguïté, de son agencement sommaire et de l'insuffisance de ses installations. D'ailleurs, il n'est guère utilisé par nos commerçants, ainsi que le prouve le chiffre des droits acquittés, qui n'ont pas dépassé 392,50 mk. pendant l'année 1912. Il est à prévoir que cette situation changera avec la création d'un nouvel entrepôt. Le commerce de gros, notamment, qui lutte depuis quelques années avec des chances variables contre la concurrence étrangère, très âpre et favorisée sous bien des rapports, y trouverait un point d'appui très appréciable qui lui rendrait cette lutte plus facile. En conséquence, la Chambre a engagé le Gouvernement à adopter la solution recommandée par la Direction des douanes. Ayant appris, depuis, par une communication de la Direction des douanes, que le projet d'entrepôt avait été ratifié par le Gouvernement, elle a signalé encore, à la date du 5 novembre à l'attention de celui-ci un autre desideratum. Pour que le futur entrepôt puisse rendre tous les services que l'industrie et le commerce sont en droit d'en attendre, il est nécessaire que les installations et l'agencement de l'établissement offrent toutes les facilités désirables. Il importe notamment que des loges spéciales (boxes) soient aménagées à l'intérieur où les manipulations des marchandises — la vérification, l'emballage la manutention et la réexpédition s'il y a lieu — se feront sous la surveillance de la douane, comme c'est le cas dans les établissements pareils de l'étranger. Convention réglant le régime des expositions internationales. Sur la question de l'opportunité pour le Grand-Duché de se rallier à la Convention concernant les expositions internationales, élaborée par la Conférence diplomatique de Berlin, que le Gouver- 8 nement avait soumise à l'avis de la Chambre de commerce, celle-ci a présenté les considérations suivantes: Le régime actuel des expositions montre des anomalies et donne lieu à des abus qui suscitent de" vives critiques. A différentes reprises, les Congrès internationaux des Chambres de commerce se sont occupés de cette question, et il a été reconnu qu'une réglementation internationale est indispensable pour mettre les exposants à l'abri des nombreux abus et de l'exploitation sous les formes les plus variées. La Convention qui a été élaborée par la Conférence diplomatique de Berlin forme une synthèse des vœux unanimes de l'industrie et du commerce. Elle établit une classification des expositions, en règle la durée et les participations et fixe les principes pour l'appréciation et le jugement des objets exposés, la composition des jurys et le régime des récompenses. Enfin, elle oblige les pays contractants de sévir contre les promoteurs d'expositions fictives et de réprimer les agissements des personnes qui se livrent au trafic des récompenses. La Chambre de commerce croit donc pouvoir engager le Gouvernement à accéder sans réserve à. cette convention qui est appelée à procurer des avantages très appréciables à nos exposants, sans restreindre en aucune manière leur liberté d'action. Il y a lieu de faire remarquer encore que cette convention ne saurait être considérée comme définitive; elle pourra être modifiée par des Conférences ultérieures. Port universel d'un penny ou de deux sous (Welt-Groschenporto). "Beaucoup de Chambres de commerce des différents pays ont signé une pétition en vue de l'introduction du port universel d'un penny ou de deux sous (Welt-Groschenporto), c'est-à-dire demandant l'application générale des taxes postales internes pour le service international. La teneur de cette pétition est la suivante: « La taxe internationale, qui existe maintenant depuis 37 ans, sans avoir subi aucune modification, et qui est double de celle du service interne, est depuis longtemps considérée comme étant trop élevée, et exerce une influence néfaste sur le trafic. » L'impossibilité de maintenir ces tarifs élevés a fini par amener la création d'Unions postales particulières dont le nombre augmente sans cesse, par lesquelles deux Etats voisins ou amis s'entendent entre eux pour l'application du port interne dans les relations postales entre leurs deux pays. Grâce à ces Unions postales particulières, 40 % (pour beaucoup de pays 75—90 % !) de toutes les lettres internationales ne paient plus que le tarif interne. » De cette façon, l'unité du tarif postal universel, qui existait au moins autrefois, est complètement battue en brêche. A ceci vient encore s'ajouter la différence du poids maximum des lettres admise pour divers pays par le dernier Congres de l'Union postale universelle de 1906. » Le déficit financier que l'on appréhende de l'application du port universel d'un penny, ne peut être que minime et serait probablement à peine sensible pour la plupart des Etats; au pisaller, il disparaîtrait dans le courant de peu d'années. »L'abaissement du port universel entraînerait sans doute une forte augmentation du trafic postal international, accroîtrait aussi le trafic postal interne et contribuerait ainsi à augmenter les 9 recettes totales provenant des affranchissements. Le surplus de dépenses occasionné par l'augmentation du trafic ne peut qu'être si faible qu'il entrera à peine sérieusement en ligne de compte. « Le développement du commerce international, favorisé par le port universel d'un penny — surtout à la suite des facilités d'envoi en masse de lettres et d'imprimés commerciaux — entraînerait une augmentation des recettes douanières pour les caisses de l'Etat — abstraction faite d'autres conséquences favorables pour la vie économique. « Tout atermoiement rend la réforme plus difficile, parce que, vu l'accroissement incessant du trafic épistolaire, la diminution théorique des recettes doit nécessairement apparaître plus grande chaque année. « L'unification du port interne et étranger faciliterait aux ressortissants de tous les pays résidant à l'étranger la correspondance avec leur patrie, l'abonnement aux journaux et revues de leurs pays, etc., et par là renforcerait nécessairement le lien national entre eux et leur pays natal. « Toutes ces considérations parlent fortement en faveur du port universel uniforme d'un penny. Au point de vue scientifique, cette question est depuis longtemps approfondie et complètement éclaircie. Dans tous les cas l'état d'ambiguïté actuel est intenable. « Les corporations économiques soussignées des pays civilisés les plus divers adressent en conséquence aux Gouvernements représentés à l'Union postale universelle la prière instante de vouloir bien adopter au Congrès de l'Union postale universelle de Madrid, pour le monde entier, des taxes uniformes d'affranchissement égales aux taxes internes actuelles, en sorte que le port universel d'un penny puisse entrer en vigueur à partir du 1 e r janvier 1915.» Notre Chambre, qui avait été saisie de cette question par le Handelsvertragsverein, de Berlin, décida à l'unanimité de s'associer à un mouvement dont nos industriels et commerçants, en raison de l'exiguïté de notre territoire, seraient les premiers à profiter. Elle a donc prié le Gouvernement de bien vouloir contribuer, pour sa part, au Congrès de l'Union postale qui doit se réunir à Madrid en 1914, à l'adoption, pour le monde entier, des taxes uniformes d'affranchissement égales aux taxes internes actuelles, de sorte que le port universel d'un penny puisse entrer en vigueur à partir du 1 e r janvier 1915. Emission des timbres-prime et des timbres dits de commerce. Le Gouvernement avait soumis à la Chambre de commerce en vue de propositions éventuelles le Rapport fait au Sénat français par M. Cazeneuve concernant l'émission des timbres-prime et des timbres dits de commerce. La Chambre a présenté, sur cette question, les desiderata suivants : Il résulte du rapport de M. Cazeneuve que la plupart des avis émis par les Chambres de commerce françaises se prononcent, et avec beaucoup de raison, pour la suppression des sociétés n'ayant d'autre but que l'émission et le commerce des timbres-prime. Ces sociétés bénéficient, ainsi que M. Raiberti l'a fait observer dans sa proposition déposée à la Chambre française le 18 juin 1908: 1° de la redevance payée lors de la vente des timbres; 2° de l'intérêt sur le montant des timbres depuis leur émission jusqu'à leur présentation par le porteur; 3° de la perte des timbres par le porteur négligent, perte qui, d'après M. Lambrechts (Problème social de la bourgeoisie), atteint parfois jusqu'à 60 % de la valeur; 4° de la tarification des objets exposés, laquelle est très supérieure à la valeur réelle. 2 10 La suppression de ces sociétés parasites a donc été demandée à, plusieurs reprises en France. a Chambre de commerce de Rouen estime à 10 millions par an la diminution d'affaires éprouvée (…)ns le seul commerce des denrées coloniales par le l'ait des sociétés de timbres. Le Congrès de Fédération des groupes commerciaux avait voté, à son tour, en 1909, une résolution invitant s pouvoirs publics à interdire l'exploitation scandaleuse à laquelle se livrent les sociétés vendant (…)es timbres de commerce. L'usage d'accorder un rabais ou un escompte spécial à la clientèle qui, en réglant au comptant, (…)cilite les transactions, paraît à l'abri de toute critique.. Cet usage est profondément enraciné dans les mœurs commerciales. Le rabais ou l'escompte se déduit ordinairement du prix des marchandises achetées. Seulement, il semble que le commerçant doive rester libre, soit de donner la valeur du rabais en marchandises, soit — si les achats, quoique réguliers et suivis, sont chaque (…)is de peu d'importance, auquel cas la détermination du rabais présente des difficultés — de (…)ouvoir certifier par la remise d'un timbre ou ticket le droit au rabais ou à l'escompte, Ces timbres, unis petit à petit, sont remboursés dès qu'ils ont atteint un chiffre déterminé. Pour permettre à l'acheteur au comptant d'arriver plus vite à ce chiffre, plusieurs commerants peuvent former une association dont les adhérents délivrent des tickets uniformes. Les (…)heteurs, dans ce cas, préfèrent se pourvoir dans les magasins affiliés pour avoir droit au rabais (…)r tous leurs achats. Il est donc dans l'intérêt des clients aussi bien que des commerçants que association comprenne le plus grand nombre possible des commerçants d'une même localité. Il y a lieu de faire observer cependant que le remboursement en marchandises des timbres (…)ts de commerce entraîne l'obligation pour l'acheteur de prendre en échange des marchandises (…)nt il n'a peut-être pas l'emploi. Ce mode ne laisse donc pas que d'être fort imparfait. Le mode idéal du remboursement des rabais acquis par les paiements au comptant, est celui ü se pratique dans les « Rabattsparvereine», mutualités commerciales créées dans ce but en Suisse en Allemagne. L'acheteur, propriétaire d'un carnet de timbres-rabais, en encaisse la valeur (…) siège de l'association, très souvent aussi dans un établissement financier, banque, caisse d'épargne (…) caisse Raiffeisen. Ce mode de remboursement écarte toute idée d'obligation quelconque relatiement à l'emploi de la ristourne à laquelle il a droit. C'est donc en quelque sorte une caisse d'épargne (…)e les associations créent pour les acheteurs. Dans les avis joints au rapport de M. Cazeneuve, nous rencontrons assez fréquemment l'idée (…)e le montant des primes doit se retrouver dans le prix de vente des marchandises qui en serait (…)gmenté. Ce procédé n'est pas en usage dans les Unions du timbre-rabais. Les motifs qui ont (…)ussé à l'organisation de ces mutualités écartent du reste cette augmentation. Ces motifs sont: 1° L'avantage pour le commerçant de toucher au moment de la vente le montant de celle-ci : d'éviter ainsi des pertes sensibles, pertes d'intérêts et quelquefois même perte du principal. 2° La nécessité de faire un sacrifice pour ne pas laisser aller sa clientèle aux coopératives qui (…)istribuent généralement une ristourne de 4—5 %, quelquefois jusqu'à 7 %. D'après les statistiques établies, les Unions du timbre-rabais bien dirigées permettent à leurs membres de soutenir a. lutte contre les coopératives et même, dans bien des cas, à amener la liquidation de celles-ci. 11 3° La concurrence des grands magasins et des bazars qui oblige les maisons spéciales de détail d'accorder, pour les mêmes conditions de paiement, un avantage à leur clientèle. L'expérience a prouvé d'ailleurs que cette organisation du rabais a donné des résultats très heureux pour le commerce de détail. Jusqu'en ces derniers temps, notre pays n'a pas encore eu à souffrir réellement des sociétés de timbres. Il y avait bien ici des tentatives d'établir des magasins de primes, mais elles ont échoué. Probablement le bon sens, tant des commerçants que des acheteurs, les a empêchés de favoriser ces établissements qui ne donnent pas des avantages en rapport avec les timbres encaissés. La création de plusieurs coopératives de consommation à Luxembourg a eu pour conséquence la fondation d'une Union du timbre-rabais dans cette ville. Malheureusement, les procédés peu commerciaux d'une partie des adhérents et les déboires causés à l'association par un employé infidèle enrayèrent son activité. Elle a été réorganisée. Les adhérents qui ne s'étaient pas conformés à ses principes en ont été écartés et il semble qu'elle prospère actuellement. Comme ces institutions, aussi bien des sociétés de primés que des coopératives, ne sont ici qu'à leur période de début et que la loi sur les sociétés coopératives est en projet, l'heure semble bien choisie pour régler à la même occasion l'organisation du timbre-rabais. Cependant, l'attention des autorités doit être appelée sur un autre abus auquel donnent lieu les primes et qui a été introduit dans les usages du commerce par les fabriques et les maisons de gros. Celles-ci accordent à l'acheteur ayant acquis un nombre déterminé, généralement très élevé, de leurs produits, des tickets-primes remboursables en marchandises, bibelots, porcelaines, couverts, verreries, etc. Il est évident que, dans ce cas, le prix de la marchandise doit être majoré de la valeur de la prime. Ce procédé cause un tort infini aux acheteurs aussi bien qu'aux détaillants. Le client, n'arrivant très souvent pas au nombre de timbres requis, n'entrera pas en possession de la prime et perdra ainsi le surplus du prix payé pour l'obtenir. D'un autre côté, les marchands de détail vendant les articles représentés par les primes, en subissent des pertes considérables puisque la vente de ces articles leur échappe. Il serait donc dans l'intérêt général de faire cesser ces pratiques en réglementant rémission des tickets-prime. A cette fin, nous proposons au Gouvernement le texte de loi suivant, puisé en grande partie dans les propositions de la Chambre française: L'émission des timbres-prime et des timbres dits de. commerce (tickets-prime", ticketsrabais, timbres-espèces, coupons de rente, billets kilométriques et toutes autres combinaisons tendant sous une forme analogue à l'allocation de primes) est interdite. Sont toutefois exceptés de cette interdiction les timbres émis par un commerçant ou par un groupe de commerçants constitués en sociétés et distribués par eux à leurs clientèles respectives pour être remboursés en espèces dans un institut financier, caisse d'épargne ou au bureau de l'association (En espèces: parce que les possesseurs de carnets peuvent en ce cas disposer librement du rabais, soit pour le déposer à la caisse d'épargne, soit pour tout autre usage. Nombre d'Unions du timbre-rabais suisses et allemandes ont fait des conventions avec des caisses d'épargne qui font virement direct 12 du montant du rabais au compte du client, détenteur du carnet. Cette manière de remboursement posant l'idée d'un droit acquis, écarterait toute obligation morale du client d'acheter des marchandises dont il n'aurait pas l'emploi). Pourront seuls faire partie des sociétés constituées en vue de cette émission les commerçants s'engageant à distribuer à leur propre clientèle les timbres émis, à l'exclusion de toutes autres personnes. Les sommes provenant des opérations des sociétés dont il s'agit, après acquittement des frais généraux, paiement des intérêts au capital social et prélèvement pour la constitution d'un fonds de réserve, devront être, à la fin de chaque exercice, réparties intégralement entre les associés au prorata des timbres distribués par chacun d'eux à sa clientèle respective ou être employées, d'après décision de l'assemblée générale des membres, dans l'intérêt de l'Union (soit pour la propagande par la presse, soit pour la répartition partielle aux détenteurs des carnets). Toute société constituée ou. fonctionnant contrairement à ces dispositions est nulle, sans préjudice des sanctions pénales à intervenir. Minières. La statistique de production pour l'année 1913 renseigne les résultats ci-après: Bassin d'Esch. Bassin de Rumel.-Dudelange. Bassin de Differdange, Totaux. 49 22 18 9 15 34 37 Nombre des sièges d'exploitation 86 2.166 Nombre des ouvriers occupés 1.638 5.807 2.003 4.306.206,04 fr. 11.447.865,24 Salaires payés fr. 3.331.298,96 3..810.360,24 2.901.402 t. 7.333.372 Production t. 1.950.050 2.481.920 29,92 Teneur moyenne en fer . . . . % 32,58% 30,82 29,49 Teneur en fer de la production 731,933 945.405 t. 2.260.737 totale. t. 583.399 Valeur à la mine fr. 5.966.243,97 8.159.370,62 7.840.203,27 fr. 21.965.817,86 0,69 0,70 0,64 0,77% Teneur en phosphore % Nombre des exploitants La production moyenne par ouvrier ressort à 7.333.372 5.807 = 1.202328 tonnes d'une valeur de 21.965.817,85 = 3.782,64 fr. 5.807 La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats suivants: Nombre des sièges d'exploitation Nombre des ouvriers employés Production totale Valeur de la production Prix moyen par tonne 1912 1913 86 5.347 t. 6.533.930 fr. 19.427.507,82 fr. 2,97 86 5.807 t. 7.333.372 fr. 21.965.817,85 fr. 2,99 13 Les progrès dans l'extraction du minerai de fer que nous avons constatés déjà pour 1912 se sont fortement accentués pendant l'année 1913 qui renseigne une nouvelle augmentation de 799.442 tonnes, soit de 12,2 % comparativement à 1912. En même temps, le prix moyen par tonne a passé de 2,97 fr. à 2,99 fr. . L'extraction a été stimulée dans une mesure appréciable par la consommation élargie des usines du pays même, et également, quoique dans une mesure moindre, par les demandes à l'exportation. Alors que notre principal débouché à l'extérieur, la Belgique, restreignait depuis cinq années le volume de ses importations de notre région, nous pouvons constater, pour 1913, un accroissement subit de 212.200 tonnes dans nos exportations vers ce pays. Les importations de minerais en Belgique pendant les cinq dernières aimées donnent les contingents suivants pour les trois pays qui se lpartagent le bassin des minettes 1913 1912 1911 1910 1909 116.500 t. Allemagne 80.700 t. 242.300 t. 191.700 t. 143.100 t. 1.578.000 Gr.-D. de Luxbg.. 1.365.800 1.437.500 1.635.600 1.644.300 4.754.200 France 4.395.900 3.465.500 2.910.000 2.273.700 Si le tonnage de nos expéditions de minerai vers la Belgique est en progrès marqué, il faut convenir cependant que, proportionnellement, l'avance est assez insignifiante. La part du GrandDuché dans l'approvisionnement du marché belge, qui était encore de 55 % en 1907, a été ramenée successivement à 51 % en 1908, à 37½ % en 1909, à 31½ % en 1910, à 27 % en 1911 et à 21,3 % en 1912; elle s'est élevée de nouveau, l'année dernière, à 22,2 % des importations totales de ce pays. Les importations de France renseignent un accroissement bien plus considérable, grâce à la supériorité quantitative et qualitative du bassin de Briey. A quelles circonstances faut-il attribuer ce revirement subit dans les demandes du marché belge qui se détournait progressivement des minerais luxembourgeois ? Il serait difficile de le dire. Nous croyons d'ailleurs que ce phénomène économique n'est que passager et qu'il est dû essentiellement à des circonstances fortuites. Déjà pour les premiers mois de l'année courante, nous pouvons constater de nouveau un fléchissement très significatif qui paraît devoir ramener le chiffre de nos exploitations vers ce pays à un niveau plus bas encore qu'en 1912. Un fait d'une importance très considérable pour le développement futur de notre gîte minier s'est encore produit en 1913: le vote de la loi qui approuve les conventions passées entre l'Etat, d'une part, et la Gelsenkirchener Bergwerks-A.-G., la Société anonyme des hauts-fourneaux et aciéries de Steinfort, la Société anonyme d'Ougrée-Marihaye et la Deutsch-Luxemburgische Bergwerks- und Hütten-A.-G., d'autre part, relatives à l'octroi des dernières concessions m i nières. La mise en valeur des nouvelles concessions laisse entrevoir un accroissement de l'extraction et donnera son orientation définitive à notre industrie sidérurgique. Le mouvement de nos importations du bassin de Briey mérite un intérêt tout particulier. De 281.000 tonnes en 1908, l'importation est montée successivement à 389.000 tonnes en 1909 et à 447.000 tonnes en 1910, pour redescendre à 349.000 tonnes en 1911. La courbe s'est subitement relevée depuis: les importations sont montées en 1912 à 689.755 tonnes, et en 1913, à 812.500 tonnes. Ce chiffre sera sensiblement dépassé en 1914, les minerais de Briey étant appelés à prendre une place toujours plus importante dans la consommation de nos hauts-fourneaux 14 Les exportations de minettes et de scories Thomas à destination des pays qui ne font pas partie du Zollverein renseignent pour les dix dernières années les chiffres ci-après: Minettes. Scories Thomas moulues. t. 2.389.251 1904 t. 25.441 2.440.450 1905 14.272 2.308.150 1906 29.651 2.806.294 1907 27.581 2.213.886 1908. 16.691 1.784.522 1909 6.410 2.001.758 1910 10.880 1.751.819 14.944 1911 1912 1.768.964 27.848 1.887.245 73.877 1913 Les importations de minerais de manganèse au total de 112.971 tonnes se repartissent comme suit sur les différents pays d'origine: Russie 69.717 tonnes, Indes anglaises 42.356 tonnes, Brésil 883 tonnes, Espagne 15 tonnes. La courbe du rendement par ouvrier s'établit comme suit pour les cinq dernières années: Production moyenne. Valeur. Production des minières. Consommation des hauts - fourneaux (sans distinction de provenance). 1909 t. 1.092. 771 fr. 2.989,62 1910 » 2.358,63 » 1.185.351 » 1.154. 247 » 3.551,87 1911 1912 » 3.662,12 » 1.221. 080 1913 » 3.782,64 » 1.262. 328 Le rapport entre la production des minières et la consommation des hauts -fourneauxs'etablit comme suit pour les dix dernières années: 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 t. » » » » » » » » » 6.347.904 6.595.860 7.229.385 7.492.870 5.800.868 5.793.875 6.263.385 6.059.797 6.533.930 7.333.372 t. » » » » » 3.873.900 4.349.201 4.688.919 4.757.364 4.120.410 5.054.550 5.550.926 » 5.785.143 » 7.489.215 » 8.656.670 15 Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières depuis 1902 : Production. Valeur totale. Prix de la tonne. 1902 t. 5.130.069 fr. 14.527.891 fr. 2,84 1903 6.010.012 15.278.923 2,54 1904 6.347.781 16 458 904 2 59 1905 6.595.860 16.514.630 2,50 1906 7.229.385 17.979.103 2,49 1907 7.492.870 21.997.404 2,93 1908 5.800.868 16.696.005 2,88 1909 5.793.875 2,73 15.850.966 1910 6.263.385 17.747.017 2,83 6.059.797 1911 18.647.326 3.07 1912 6.533.930 19.427.508 2,97 1913 7.333.372 21.965 818 2,99 Le tableau statistique suivant donne la production des minières du Grand-Duché depuis 1868; le tableau graphique ci-contre donne la même production depuis 1888: Années. Tonnes. Années. Tonnes. Années. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 722.039 924.382 911.695 990.499 1.174.334 1.331.743 1.442.668 1.090.845 1.196.729 1.262.825 1.407.617 1.613.392 2.173.463 2.161.881 2.539.295 1883 1884 1885 1886 1887 2.551.090 2.447.634 2.648.449 2.361.372 2.649.710 3.261.925 3.102.753 3.359.413 3.102.050 3.370.352 3.351.938 3.958.280 3.913.076 4.758.741 5.349.009 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 5.348.951 6.014.394 6.171.229 4.455.179 5.130.069 6.010.012 6.347.781 6.595.860 7.229.385 7.492.870 5.800.868 5.793.875 6.263.385 6.059.797 6.533.930 7.333.372 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 10 Tonnes Production des Minières 17 Métallurgie. L'année 1913 fut une période assez critique pour la sidérurgie européenne en général, et Ton pouvait craindre de voir précisément l'industrie du Zollverein, arrivée à une capacité de production énorme, ayant, par conséquent, des besoins de travail extrêmement importants, souffrir de l'évolution défavorable de conditions de vente. Les usines métallurgiques étaient entrées dans cette année avec des carnets de commandes relativement fort bien garnis, en partie même avec beaucoup de longs contrats laissant un bénéfice rémunérateur. Mais le début de Tannée marqua déjà le commencement d'une ère d'attente, de restriction des besoins et de diminution des achats de la part de la clientèle. D'un côté, la production ne cessait de s'accroître, et de l'autre, la guerre des Balkans, l'assombrissement de l'horizon politique et la tension du marché monétaire firent ralentir, soit pour des causes réelles, soit pour des motifs d'ordre spéculatif, le mouvement des affaires. Les firmes marchandes s'empressèrent naturellement de profiter de cette occasion. A partir du mois de janvier, elles commençaient à vendre, pour certaines affaires en barres, en dessous des prix du jour cotés par les usines. Alors que celles-ci maintenaient leurs prix généralement fermes, les firmes marchandes continuaient à se débarrasser de leurs stocks jusqu'au moment où les usines, à leur tour, eurent intérêt à inscrire de nouvelles commandes. La concurrence devenant très vive, non seulement sur le marché intérieur, mais surtout à l'exportation, les prix en subirent aussitôt le contre-coup. C'est ainsi que nous avons vu descendre les barres de 26 mk. et les tôles et feuillards de 30 mk. La sidérurgie a été affectée à la fois par un effondrement des prix et par une réduction de la consommation. Le relèvement de l'argent avait déterminé un arrêt de la consommation intérieure. Pendant que, d'un côté, le chômage du bâtiment causait une diminution de la vente des produits B, la construction des voies ferrées balkaniques se trouvait suspendue. Telles sont les causes accidentelles du fléchissement du marché métallurgique clans le Zollverein. Toutefois, il convient d'ajouter qu'une cause plus permanente est venue encore aggraver la situation. Le développement sidérurgique a été, en vérité, trop brusque et la consommation n'a pu croître parallèlement à la fabrication. Au point de vue de la production, l'année 1913 marque un nouveau record: de 17.896.848 t. de fer brut, la production totale du Zollverein a passé à 19.291.820 t., et cette énorme quantité a pu être écoulée. Il est vrai que les stocks de fonte au 31 décembre 1913 ont atteint 613.000 t. contre 507.000 t. fin novembre et 247.000 t. fin décembre 1912. Les expéditions totales de produits A réalisées par le Stahlwerkaverband se sont développées comme suit pendant les deux dernières années: Demi-produits. Matériel fixe de voie. Profilés. Totaux. 2.344.507 t. 2.181.912 t. 1.680.692 t. 6.337.905 t. 1913 6.441.920 1.777.471 2.879.742 » 1.915.501 » 1912. Les expéditions en demi-produits sont donc en recul assez sensible sur celles de l'année précédente. Pour les profilés, il faut remonter à 1909 pour trouver un total inférieur à 1913, cette année étant dépassée par les trois exercices qui la précèdent. Par contre, les expéditions de matériel fixe de voie atteignent un niveau particulièrement élevé dépassant de beaucoup les exercices 3 18 précédents. Il faut attribuer à cette catégorie de produits les résultats d'ensemble satisfaisants de 1913 qui n'accusent qu'un recul de 104.015 t. ou de 1,6 % sur les expéditions totales de 1912 et dépassent encore de beaucoup celles de toutes les aimées antérieures. Comparativement aux résultats de 1912, les expéditions de demi-produits accusent donc une diminution de 234.809 t. ou de 12,2 %, et celles de profilés, un recul de 404,441 t, ou de 18,5 %. Le matériel fixe de voie, au contraire, a augmenté de 535.235 t., soit de 22,8 %. Le mouvement commercial des produits sidérurgiques pendant les deux dernières années donne un excédent des exportations qui ont passé de 5.368.023 t. à 5.878.971 t. L'excédent doit être attribué en majeure partie à l'accroissement des exportations de profilés et de tôles fortes, Les exportations se sont accrues, par rapport à 1912. de 325.812 t. pour les profilés autres que les poutrelles, de 162.143 t. pour les tôles fortes. L'accroissement a été moins fort pour les tubes et les tuyaux, les ébauchés et mitrailles, les fils polis, les tôles fines elles verges. Il y a un recul à signaler de 202.412 t. pour les fontes, de 57.297 t. pour les traverses et autre matériel fixe, de 50.164 t. pour les poutrelles et de 22.383 t. pour les rails. Vers la fin de l'année, les ventes des fontes restaient laborieuses: elles se sont encore ralenties au mois de décembre et les expéditions de ce mois sont restées intérieures à 80 % de la participation. Les spécifications en demi-produits, assez lents en décembre, sont rentrées plus nombreuses depuis, mais l'exportation continuait d'être calme. Les affaires en rails lourds à l'exportation étaient satisfaisantes. Le marché des poutrelles laissait toujours à désirer et les spécifications ne s'activaient pas. Un léger mieux-aller semblait se dessiner vers le début de l'année 1914. Les prix des barres et des tôles se raffermissaient. Mais dès le mois de mars le marché retomba dans le marasme. L'industrie métallurgique escompte un renouveau d'activité pour le jour où la paix sera bien assise et où la consommation, réconfortée, se sera ressaisie. Dans la suite, elle pourra reprendre son élan, un moment interrompu. Dans le Grand-Duché, où les nouvelles unités de production créées au cours des dernières années sont entrées en pleine activité, la production métallurgique s'est développée comme suit: Hauts-Fourneaux. Fonderies. Aciéries. 2.547.861 t. 1913 26.518 t. 1.182.227 t. 2.252.229 1912 20.893 947.184 Différence +295.632 t. +5.620 t. +235.043 t Nos expéditions de fontes vers la Belgique, comparées à celles de l'Allemagne vers la même destination, renseignent le mouvement suivant: 1913 1912 1911 Allemagne 221.600 t. 347.500 t. 426.100 t. Luxembourg 140.900 184.300 59.500 » Lors de la création du Roheisen verband, à Essen, les usines lorraines-luxembourgeoises se sont séparées en deux groupes. Le premier groupe s'est associé directement au contrat intervenu entre le syndicat et les 19 hauts-fourneaux inscrits. Il comprend les sociétés ci-après, dont voici les participations pour les années 1912 à 1915: 1912 1913 1914 1915 Deutsch-Luxemburg 70.000 82.500 92.500 95.000. Gelsenkirchen 160.000 160.000 160.000 160.000 Aumetz-La-Paix 126.000 126.000 126.000 126.000 Rumelange - St - lngbert 109.000 109.000 109.000 109.000 120.000 Sambre - et - Moselle 120.000 120.000 120.000 Total 585.000 597.500 607.500 610.000 Lors du renouvellement du syndicat jusqu'à fin 1917, au printemps .dernier, ces participatio ont été maintenues également pour les années 1916 et 1917. Ces cinq usines, dont le contrat été renouvelé et qui ne fabriquent que de la fonte spécifiquement lorraine-luxembourgeois ne sont pas soumises aux décomptes généraux quantitatif et financier du syndicat d'Essen. ( procède, pour elles, à un décompte spécial et on fixe les prix spéciaux pour certaines spécificatio de fonte. Le deuxième groupe des usines lorraines - luxenibourgeoises a des accords moins intimes enea avec le syndicat d'Essen. Ces usines ont conclu une entente en vertu de laquelle la participatio totale de la fonte luxembourgeoise serait de 2.012.072 t., dont 406.036 t. ou 20,18 % revienne: au groupe des usines de fonte dites de qualité, 600.000 t. ou 28,82 % aux cinq usines dénommé plus haut et 1.606.036 t. ou 50 % aux usines de l'Association de vente des fontes luxembourgeoise Ce dernier groupe est formé par les sociétés et pour les quantités indiquées ci-après: t. 239.532 Burbach - Eich - Dudelange 191.626 Rombach 287.440 Röchling 148.510 de Wendel 71.860 Steinfort 67.068 Rodange t.1.006.036 Total La production de ce groupe est vendue par intermédiaire de cinq maisons de vente, pour la répartition des commandes, on tient compte autant que possible de la situation géographique de chaque usine, ainsi que des désirs spécialement exprimés par la clientèle. Depuis le 1 e r janvier 1914, le Eschweiler Bergwerksverein, qui faisait partie du syndicat d'Essen pour 45.000 t. en 1914 et 40.000 t. en 191.5, quitte celui-ci et entre dans l'Association luxembourgeoise par suite de sa communauté d'intérêts avec les Aciéries réunies de Burbach -Eich - Dudelange. Statistique de production.
  10. a)Hauts-Fourneaux. Le nombre des l'ours existants a été de » » à feu a été de ayant marché Année 1912. • Année 1913. 43 43 45 45 2094 semaines 2243 semaines 20 La production ressort à : t. 23.431 t. 15.360750 1° fonte d'affinage » 2.052.379 » 2.360.486911 2° fonte Thomas » 176.419 » 172.013555 3° fonte de moulage t. 2.252.229 t. 2.547.861 216 soit une production totale de . . . représentant : fr. 1.289.786,25 fr. 1.045.060,00 1° pour la fonte d'affinage » 123.740.737,50 » 151.262.572,07 2° pour la fonte Thomas » 10.758.235,00 3° pour la fonte de m o u l a g e , » 11.051.528,91 fr. 135.788.758,75 soit une valeur totale de . . . fr. 163.359.160,98 fr. 60,29 fr. 64,11 Prix de la tonne t. 7.489.215 Minerai consommé t. 8.653.670 5.035 5.233 Nombre des ouvriers occupés Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production de la fonte pendant les dix dernières années: 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1.912 1913 t. » » » » » » » » » Production. Valeur totale. Prix de la tonne. fr. 1.198.002 » 1.368.252 » 1.460.105 » 1.484.872 » 1.299.918 » 1.552.590 » 1.682.519 » 1.728.973 » 2.252.229 » 2.547.861
  11. b)Fonderies. 66.350.738 82.338.600 91.345.435 103.642.207 86.775.116 91.755.518 100.777.962 102.165.567 135.788.759 163.359.161 fr. 55,39 » 60,17 » 62,56 » 69,80 » 66,75 » 59,23 » 59,89 » 59,09 » 60,29 » 64,11 Année 1912. Nombre des fonderies en activité La production ressort à : 1° poterie 2° tuyaux 3° machines et divers soit une production totale représentant : 1° pour la poterie 2° pour les tuyaux 3° pour les machines et divers soit une valeur totale de . . . Prix moyen de la tonne Matières premières consommées Nombre des ouvriers occupés 10 Année 1913. 9 t. 662700 » 31 7 0 0 » 20.198 994 t. 20.892 794 t. 1.552543 » 70 » 24.889 971 t. 26.512 514 fr. 234.125,00 » 8.050,00 » 2.804.129,07 fr. 3.046.304,07 » 145,82 t. 22.537 fr. 606.373,75 » 14.750,00 » 4.348.836,56 fr. 4.969.960,31 » 187,45 t. 27.880 700 319 432 21 Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production des fonderies pour tes dix dernières années: Production. 1904. 1905. 1906. 1907. 1908. 1909. 1910. 1911. 1912. 1913. t. 13.437 13.628 16.877 18.054 16.382 15.442 17.218 16.002 20.199 26.513 Valeur totale. Année 1912 Année 1913 6 7 t. 7.144913 t. 47.082 362 » 376.330270 » 460.5095*6 Année 1913 t. 26.874 67( M » 20.166020 t. 73.031 327 t. » 29.698327 » 446.220740 » 54.039120 » 19.408699 » 508.989381 » 42.776130 » 20.140313 soit une production totale de représentant : 1° pour les lingots 2° pour les demi-produits 3° pour les produits finis t. 563.7092*9 t. 674.635227 t. 947.184438 t. 1.182.227180 fr. 1.074.221,97 » 43.142.827,67 fr. 5.461. 894,28 » 50.362. 608,51 Année 1913 Année 1912
  12. a)rails et éclisses fr. 3.521.513,84 » 2.747.620,12 5) traverses . . .
  13. c)fers marchands »64.977.962,76 et divers . . . » 6.754.890,00
  14. d)fils laminés .
  15. a)machines . . . » 3.262.004,11 fr. 121,95 » 152,44 142,70 156,70 167,18 162.34 157,58 147.48 145,82 187,45 Année 1912 Nombre des aciéries La production ressort à : 1° lingots 2° demi-produits fblooms, billettes, platines, etc.) destinés à la vente 3° produits, finis : <
  16. i)rails et éclisses .. b)traverses
  17. c)fers marchands et divers ä) fers laminés «)machines Prix de la tonne. fr. 1.638.517 » 2.077.409 2.407.915 2.829.084 2.738.811 2.506.826 2.711.987 2.360.070 3.046.304 4.969.960
  18. c)Aciéries. fr. 10.922.196,28 » 4.521.455,84 soit une valeur totale de Consommation des fontes Nombre, des ouvriers occupés » 70.611.386,61 » 5.350.664,25 » 3.459.556,75 • 81.263.990,39 » 94.867.759,83 fr.125.481.040,57 fr.150 .692 .262,62 t. 1 .631 .355 t. 1.232.786 6 .514 5.672 22 Le tableau ci-après indique la nature et la valeur de la prodiu'tion des aciéries pendant les dix dernières années : Lingots. 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 .. . .. . .. .. .. .. .. .. .. .. t. » » » » » » » » Demi-produits. 17.070 40.490 11.135 6.291 . 21.443 2.109 9.417 7.760 7.145 47.082 t. » » • » ) ) » » » » 149.505 142.841 163.673 169.038 172.114 217.723 212.882 278.637 376.330 460.510 Produits finis. t. 199.727 » 214.612 » 260.477 » 268.939 )> 267.319 » 315.370 » 376.011 » ' 429.797 » 563.709 » 674.635 Production totale. t. 366.302 ». 397.943 » 435.285 )> 444.268 » 460.576 )> 535.202 » 598.310 » 716.194 » 947.184 » 1...882.227 Valeur. îr. 40.145.173 » 40.725.780 ,62 » 48.198.481 ,75 » 51.343.214 ,37 60.191.596 ,70 » 66.543.354 ,67 74.951.554 ,50 » 89.239.236 ,87 » 125.481.040 ,57 » 150.692.262 ,62 Rappel de la production sidérurgique depuis 1868. Années. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 Nombre des hauts-fourneaux, 15 14 14 14 16 18 19 21 21 20 19 17 18 18 18 18 18 21 21 21 20 21 21 21 22 oq uO àO oa Production des hauts-fourneaux. Tonnes. 93.408 122.554 128.300 142.897 184.573 256.349 246.600 270.377 230.500 215.388 248.377 261.236 260.666 293.615 376.587 334.688 365.997 • 419.610 400.644 492.038 523.776 561.733 558.912 544.994 586.515 558.289 679.816 694.812 Production des fonderies. Tonnes. Production des aciéries. Tonnes. 1,200 • î.on - 20.554 57.345 69.739 97.900 97.462 110.920 103.310 129.123 131.220 134.539 1.041 1.536 1.615 1.413 1.310 1.341 1.370 1.269 1.394 1.205 1.701 1.579 1.726 1.827 1.670 1.440 2.585 3.644 4.615 4.642 5.909 7.062' 6.281 7.764 8.328 8.747 23 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 191.1 1912 1913 27 28 28 28 23 27 27 28 30—32 Ort oo 33 31 33—34 34 38 43 45 898.898 870.373 954.867 982.929 970.885 916.403 1.080.305 1.217.830 1.198.002 1.368.252 1.460.105 1.485.272 1.299.918 1.552.590 1.682.519 1.728.973 2.252.229 2.547.861 136.955 143.692 170.15:-) 166.206 184.714 257.055 314.930 371.979 366.302 397.942 435.285 444.268 460.576 535.202' 598.310 716.194 947.184 1.182.227 9.307 9.874 if. 358 11.154 11.293 9.981 9.658 11.119 13.437 13.628 16.877 18.054 16.382 15.442 17.217 16.002 20.893 26.513 24 t Production des Hauts-Fourneaux Tonnes '25 Torvnes H.-REPARTITION de la Production ci-conbe 26 Toraws M.-Produclion des Fonderies 27 Tonnes JStrYvodmäm des Aciéries 28 Ateliers de construction. L'aimée 1913 s'était ouverte sous des auspices plutôt encourageants. Malheureusement la dépression économique ne tarda pas à se manifester et, déjà vers le milieu de l'année, les nouveaux ordres renseignaient des cours en forte baisse. Vers la fin de l'année, la concurrence s'exaspérait, sollicitée par les besoins de travail énormes des ateliers, et les prix, en continuant leur mouvement de recul, se fixaient à des niveaux où ils cessent d'être rémunérateurs. I l est de toute évidence que l'action des vastes et puissants syndicats qui contrôlent les matières premières, d'un côté, et la politique douanière actuelle, d'un autre côté, rendent la situation des industries transformatrices de jour en jour plus difficile. La marge de leurs bénéfices se rétrécit toujours davantage en dépit des exigences croissantes auxquelles elles doivent satisfaire aujourd'hui. En tout cas, les bénéfices que réalisent les industries transformatrices ne sont pas en rapport avec ceux qui sont réalisés sur les produits bruts. Alors qu'une entente entre les nombreux établissements transformateurs en vue d'une action commune par rapport à la fixation des prix et la réglementation de la production ainsi que des conditions de vente peut être considérée comme irréalisable, leurs fournisseurs, c'est-à-dire les grandes usines métallurgiques, leur font souvent encore une concurrence acharnée. De même, les charges considérables provenant de la nouvelle législation sociale pèsent plus lourdement sur ces établissements que sur les grandes usines. En ce moment, la situation dans les ateliers de construction laisse incontestablement à désirer. L'insécurité du marché nous impose une certaine réserve, au sujet des perspectives pour l'avenir. Industrie du bâtiment. L'allure du bâtiment a été assez tranquille dans son ensemble. Sur le territoire de la ville de Luxembourg nous avons à signaler une série de constructions pour maisons de commerce, mais la construction de petites maisons familiales, qui dépassait sensiblement les besoins i l y a quelques années, est toujours fort restreinte tant à Luxembourg que dans les localités suburbaines. A Esçh, par contre, les agrandissements considérables des usines métallurgiques ont créé des besoins nouveaux très importants qui ont vivement sollicité le goût des entreprises. A Differdange, à Dudelange et à ïtumelange, la situation a été plus calme que Tannée précédente. Les ouvriers du bâtiment ont été bien occupés en général et à des salaires rémunérateurs. Pendant les derniers mois cependant, le ralentissement très marqué dans la marche de l'industrie pesait sur la demande d'ouvriers, assez forte au début de l'année. Un fléchissement des salaires n'est pas à prévoir. Comme le bâtiment occupe en majeure partie de la main-d'œuvre étrangère, italienne surtout, qu'il ne peut se procurer que par l'appât des salaires rémunérateurs, le maintien des niveaux actuels s'impose. . Malgré le prix de revient très élevé des nouvelles constructions, les transactions en immeubles sont toujours difficiles et, par suite, l'industrie du bâtiment ne laisse qu'une marge de bénéfice très restreinte. Les loyers ont une tendance indécise. A Luxembourg et dans les localités suburbaines le rapport des immeubles s'établit entre 4 et 5 %. Ce taux s'élève de 2 à 3 % dans la région 29 minière. A travers cette région les transactions en immeubles sont certainement plus aisws, mais elles commencent à ressentir, à leur tour, les effets de l'actuelle dépression dans l'industrie métallurgique. Les industries et métiers tributaires du bâtiment ont travaillé en général dans des conditions rémunératrices. Leur degré d'occupation a varié nécessairement avec l'allure du bâtiment, A signaler encore que la plupart d'entre eux ne parviennent toujours pas à s'associer au progrès qui porte les établissements similaires de l'étranger à transformer rapidement leurs procédés et leurs produits. Par suite, ils éprouvent des difficultés à soutenir la concurrence dans une série d'articles. Les perspectives pour l'année 1914 ne sont pas particulièrement rassurantes car la dépression industrielle, si elle devait se prolonger, ne manquerait pas d'exercer une fâcheuse répercussion sur la marche du bâtiment. Un regain d'activité paraît se dessiner cependant à Luxembourg. , Nombre 1 des 1 exploitations. 1 Carrières. La production des différents groupes de carrières du Grand-Duché pour l'exercice 1913 est résumée dans les tableaux statistiques ci-après, fournis par l'Administration des Mines. Nombre des ouvriers occupés sous terre. 10 2 2 Spéeificat'on. Quantités en m3. QUANTITÉS Prix, (fr.) employées dans exportées le Grand-Duché. à l'étranger. C" 10 3 • au jour. PRODUCTION. — Carrières de calcaire à polypier. Communes de Differdange, Petange, 30—35 281 pierres de taille.. 310 30 10.061 2—2,30 moellons . . . . . . . 17.998 530 m 2 3,50—4 parements.. 530 m 2 2 pierre à chaux .. 6.148 Déblais de mine. Communes de Differdange, Dudelange, Kayl, Petange, Rumelange. 6.450 1,60—2,50 6.643 moellons 25 95 2 pierraille Terre fjlaise. Communes de Dudelange, Esch-s.-Alz. 3.200«/oo briques . 3.200°/oo 19,25—28 ss- terre glaise. . 1,25 1.800 1.800 Communes de Berdorf, Diekirch, Wiltz. 25—30 800% 0 800% 0 briques . . . ii 110 0,50—2 110 . terre glaise Communes de Mersch, Bettenïbourg. 6.380°/oo briques | 6.873%0| 30-33 63 Carrières de grès liasique. Communes de Heffingen, Larochette. 1.109 2ii2 3,50 2.023 m 2 parements 33 477 52—55 659 pierres de taille.. 29 7.937 6.148 193 493% 914 m 2 182 Nombre I des 1 exploitations. I 30 Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. PRODUCTION, Spécification. Quantités en m 3 . QUANTITÉS Prix, (fr.) employées dans le Grand-Duché. exportées à l'étranger. 907 0,50—1 moellons 907 010/ 40—50 pavés — 61 21%o /oo 1—4 pierraille 693 693 1,25 sable ou gravier.. 295 295 Communes de Beaufort, Bech, Berdorf, Consdorf, Echtemach, Beisdorf, Waldbillig, Medernach, Ermsdorf, Beckerich, Saeul. 46 m 2 1 -2 dalles 48 96 46 m 2 1.046 25 -40 pierres de taille.. 578 468 4.504 moellons 1,25—7 4.424 30—50 pavés 40°/oo 40%o pierraille 1—2,50 4.696 . 4.696 352 sable ou gravier., 1—2,85 331 21 pierres à aiguiser. 27 60 27 Communes de Betzdorf, Flaxweiler, Niederanven, Schuiirange. pierres de taille. 5 25 64 5 — moellons 2.633 1—1,50 2.033 600 1.2ö77 00 pavés 40—170 732%, 5257M 2.132 pierraille ...'.., 1,25—4 2.132 — 840 sable ou gravier., 1—1,50 840 Communes de Kœrich, Sept fontaines, Steinfort, Strassen. 30.970 moellons 1,50—2 25.970 60 5.000 pavés .. 54270O 40—62,50 J-84o/fl0 2687 00 pierraille 1.095 1,25—2 1.095 sable ou gravier.. 27.289 1 5.000 Communes de Contern, Eich, Hotterich, Bollingergrund, Sandweiler, Kopstal. 10 pierres de taille. 32 25 10 moellons 7.265 1—2,50 7 .265 pavés 35—72 257oo 427oo 67°/oo pierraille 1—2 1 .480 1.480 sable ou gravier, 3 .103 1,25—3 3.103 terre glaise — 4 145 145 Commune de Mondor]'-les-Bains. 2.130 30 moellons 1,25 2.100 pavés ...... 55—75 2077 00 2067oo 27oo pierraille 1,25—2 1.650 1.650 sable ou gravier.. 1.720 20 1,25 1.700 Communes de Berg, Fischbach, Lorentzweiler, Mersch, Nommern, Tuntange, Junglinstcr, Rodenbourg. 6 18 dalles 4 m2 4 m2 33 30 pierre de taille 3 3 moellons 1.685 1,25—3 1.685 40—50 137oo •13%o 2.214 pierraille — 1,25—5 2.214 sable ou gravier.. 1,25—4 93 Nombre des exploitations. 31 99 Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. PRODUCTION. Spécification. Quantités en m3. QUANTITÉS Prix. (fr.) employées dans le Grand-Duché. Carrières de grès bigarré. Communes d'Ettelbruck, Feulen, Mertzig, Schieren, Grosbous, Useldange, Vichten. 43 pierres de t a i l l e . 283 40—90 278 moellons 1.748 1,50—4 1.748 pavés 75 1,3‰ 1,3‰ pierraille 1.290 1,25—2,50 1.290 30 sable ou gravier 1,25—2,25 30 Carrières de grès de Born. Communes de Mompach. Rosport. pierres de taille 814 45—55 moellons 2.774 2—4,25 pierraille 1—2 270 32 10 165 2.672 270 exportées a l'étranger. 5 649 102 Carrières de calcaire keuprique. Communes de Bissen, Bœvange-sur-Attert. 10 pierraille gravier 9 385 278 1,50—2,50 2—2,50 385 278 Carrières de grès coquillier. Communes de Bettendorf, Diekirch. 90 m 90 m2 3—4 dalles 109 9 69 733 802 100—120 pierres de taille i. 3.008 3.008 1,25—4 moellons 337‰ 372‰ 100—150 pavés 35‰ 402 2—5 402 pierraille Carrières de schiste et de quartzite. Communes d'Asselborn, Bœvange, Clervaux, Consthum, Hachiville, Heinerscheid. Hosingen, Munshausen, Troisvierges, Weiswampach. 64 2 104 dalles moellons pavés pierraille qauartzite 30 m2 8.714 5‰ 4.870 180 3,75 1,25-2 40 1,50—5,75 1,25-1,50 30 m2 8.714 5‰ 4.870 180 Communes de Boulaide, Esch-sur-Sûre, Eschweiler, Gœsdorf, Harlange, Heiderscheid, Kautenbach, Mecher, Neunhausen. Oberwampach, Wiltz, Wilwerwiltz, Winseler. 2.209 1,25—6 2.209 moellons 144 61 12,5‰ 12,5‰ 60 pavés 26.103 1,50—6 26.103 pierraille 150 3 150 quartzite c Communes d'Arsdorf, Bettborn, Bigonville, Redange, Perlé, Wahl. 1.480 1,50—2,50 1.480 moellons 38 25 2.363 2.363 2-5 pierraille 0,50 25 25 sable ou gravier Nombre des exploitations. 32 Nombre drs ouvriers occupés sous terre. au jour. PRODUCTION. Spécification. QUANTITÉS Quantités en m 3 . Prix. (fr.) employées dans le Grand-Duché. exportées à l'étranger. Communes de Bastendorf, Bourscheid, Erpeldange, Erpeldange, Hoscheid. 20 36 moellons pierraille 13 26 moellons pierraille 460 4.070 2—2,50 1,75—5,50 Communes de Fouhren, Putscheid, 622 1.011 460 4.070 Vianden. 1,25—2 2—8,50 622 1.011 Carrières de pierre à chaux et dolomie. Communes de Berdorf, Echternach. 154 moellons 154 1 9 5 pierraille 254 1 254 pierre à chaux 729 1—2 583 146 tuf 300 3—3,75 250 50 Communes de Diekirch, Ettelbruck, Feulen, Redange. moellons 2,50 14 24 24 9 1,50—3,50 pierre à chaux 1.956 1.956 Commune de Hollerich. 2.325 2—2,50 pierre à chaux 2.325 4 Communes de Grevenmacher, Wormeldange, Lenningen, Remich. 742 1,50—2 moellons 66 742 6 10 4.038 1,80—6,25 pierraille 4,038 26.755 3—3,60 2.467 dolomie 24.288 4.760 3,20—3,25 760 pierre à chaux 4.000 Platrières. Communes de Bous, Steinsel, Walferdange 3.072 2 plâtre brut 7,50 1.270 1.802 4 11 7,50 160 pierre à chaux 320 160 Sablières. Communes de Grevenmacher, Mertert. 1.568 2,50—4 sable ou gravier.. 229 1.339 5 5 Communes de Diekirch, Beltendorf, Bourscheid, Erpeldange, Feulen, Mertzig, Reisdorf, Schieren. 19 sable ou gravier 2.824 15 1,25—3,75 2.824 Communes de Bech, Berdorf, Consdorf, Echternach, Waldbillig. moellons 13 20 1,50 15 20 pierraille 3,75 24 24 sable ou gravier 1.119 1,25—2,25 1.119 Communes d'Arsdorf, Bettborn, Ell, Folschette, Grosbous, Perlé, Redange, Saeul, Useldange, Vichten. 32 25 pierraille 1.200 5 1.200 sable ou gravier 1.884 1—6,90 100 1.784 Communes de Boulaide, Eschweiler, Harlange, Mecher, Neunhausen, Willz. 9 9 sable ou gravier 230 1—4,50 230 8 33 Si nous exceptons l'industrie ardoisière dans la commune de Perlé, les résultats de l'industrie des carrières ne sont guère satisfaisants. L'extraction et le travail en carrière de la pierre ont occupé dans 470 exploitations 1200 ouvriers contre 1190 en 1912 et 1400 en 1911, le nombre des exploitations étant en rapport avec le nombre de personnes occupées, soit, en faisant abstraction des carrières les plus peuplées, de 2 à 3 hommes par carrière, en dehors des ardoisières qui occupent 195 hommes au fond et 300 à la surface. Toutes les plâtrières et dolomitières sont exploitées souterrainement. Celles-ci occupent 6 carriers, celles-là 11 hommes en galerie. L'exploitation souterraine de quartzite dévonien, qui semble donner des résultats économiques satisfaisants, occupe 2 carriers; 250 personnes confectionnent la pierraille de quartzite dans des carrières à ciel ouvert. Ainsi que nous l'avons fait entrevoir l'année passée, le débit de la pierre de taille diminue sous la concurrence du ciment employé de plus en plus dans la bâtisse: il a été de 6130 m 3 en 1911, de 4100 en 1912 et de 3620 en 1913. Par contre, le moellon est en progression de 20.000 m 3 sur la consommation en 1911 qui était de 62.000 m 3 . Le canton d'Esch a maçonné à lui seul 25.000 m 3 de moellons en 1913 contre 35.000 en 1911 à côté d'une quantité de briques, difficile à établir, et d'un cube de béton de laitier encore plus difficile à connaître. Onze millions de briques ont été produits dans le pays en 1913. Il est regrettable que nous trouvions le pavé en diminution, cet excellent pavé de grès qui se fabrique un peu partout dans la région des grès liasique et keuprique. De 3% millions en 1911, sa production est descendue à 3 millions en 1912 et à 2½ millions en 1913. Ce recul est expliqué diversement. Les exploitants relèvent surtout le manque de matériel du chemin de fer desservant et la pénurie de bons épinceurs, les consommateurs, de leur côté, les tiraillements pour avoir les fournitures engagées en temps utile. Sur le parcours du vicinal d'Echternach, il y a de nombreux endroits où l'exploitation de la pierre à pavé laisserait de sûrs bénéfices à l'industriel entreprenant en même temps que les expéditions suivies et nombreuses constitueraient un sérieux appoint au rapport kilométrique de cette ligne. — Il en est de même dans la région ouest du canton de Capellen. La production de chaux et de dolomie n'a guère varié comme importance. Un industriel de Grevenmacher fait marcher trois fours à fritter la dolomie, destinée aux aciéries, pour les quatre cinquièmes étrangères. Les exploitations de pierre à chaux de la Moselle luxembourgeoise ont fléchi sous la concurrence des industriels de l'autre rive qui est desservie par le chemin de fer. Les carrières communales de Grevenmacher envoient leur production, environ 20.000 m 3 , par voie funiculaire dans les importantes usines de Wellen où la chaux est cuite et, pour la majeure partie, expédiée à des consommateurs rhénans qui fabriquent la brique tuff Le produit des autres carrières à chaux se consomme dans les régions circonvoisines des fours. Nous avons, à notre regret, constaté un cas d'importation de chaux hydraulique provenant de Bittbourg, qui, pour sa qualité et son prix, a pu supplanter la chaux similaire de Strassen et de Hollerich, pourtant renommée. Les exploitations du calcaire à gryphée arquée de cette région tendent à réduire leur produit cuit en poudre pour mieux en faire ressortir l'hydraulicité. C'est un surplus de manipulation, mais qui a son avantage économique, paraît-il. 5 34 Le sable et le gravier s'extraient un peu partout dans le pays, soit comme produit diluvien ou dépôt poecilien sur les hauteurs des Ardennes, soit comme sédiment alluvial dans les vallées du bon pays. Le sable extrait comme sous-produit dans les carrières à pavés est aussi très employé. La quantité extraite se maintient depuis trois ans entre 30.000 à 40.000 m 3 . Le même statu quo s'observe dans les plâtrières. Celles-ci font 3000 m 3 par an, valant 7,50 le mètre cube selon la qualité. L'augmentation importante de la production de quartzite pour pierraille s'explique par le fait des commandes progressives de l'Etat et des communes pour l'entretien des routes cylindrées. De 27.000 m 3 en 1911, la quantité de pierraille fabriquée est allée à 60.000 m° en 1913, en passant par 40.000 m3 en 1912. Dans ce chiffre, le produit de la carrière de l'État de Merkholz intervient pour 20.000 m 8 en 1913, valant en carrière 6 fr. par mètre cube. La valeur de la production des carrières en 1913 s'élève à 2.280.000 fr., les ardoisières comprises. Ardoisières. La statistique de production, établie par l'Administration des Mines, renseigne les chiffres suivants pour les deux dernières années: Années. Nombre des exploitations. Nombre des ouvriers occupés sous terre. au jour. PRODUCTION. Spécification. Quantités. Prix. (fr.) QUANTITÉS employées dans le Grand-Duché. exportées à l'étranger. 520 30 20.6191) 20.099 ardoises 682 6 233 éviers 9152) 5 150 5.810 5.9603) dalles 1.108 30—45 26.964 195 294 ardoises 28.072 3 1913 437 370 807 6 éviers 3—5 5.824 6.054 dalles 230 Cette statistique fait ressortir, pour les ardoises, une augmentation de 7453 mille comparativement à l'année précédente. Il ne faut pas perdre de vue cependant que l'année 1912, qui forme un des termes de la comparaison, a été anormale en ce sens que, par suite de difficultés au sujet dès salaires, les exploitations des « Obermosel Dachschiefer- und Plattenwerke » ont dû chômer en grande partie pendant deux mois. Néanmoins, la production des ardoises reste toujours en progrès. L'accroissement de la production doit avoir sa cause, en partie du moins, dans les récentes conventions avec les ouvriers, lesquelles font une part plus large à leurs aptitudes individuelles et rendent le travail plus productif. Il peut être attribué, en partie aussi, aux circonstances plus favorables offertes par le gîte ardoisier. Des modifications dans les procédés d'exploitation ne sont pas à signaler. Les expéditions d'ardoises de couverture sont en progrès sur l'année dernière: elles renseignent 28 millions de pièces contre 20½ millions en 1912 et 23 millions en 1911. Environ 85 à 90 % de ces expéditions sont allées en Allemagne. Au prix de 30 à 35 fr. le mille sur le carreau, la valeur de la production peut être estimée à 860.000 fr. pour l'année 1913. 1912 4. 196 356 (…) mille; 2) pièces; 3) mètres carrés. 35 La pierre d'ardoise non fissile, débitée en tablettes, est fort recherchée pour les besoins les plus divers de l'industrie électrique et sanitaire. Il en a été produit en 1913, comme en 1912, 6000 m 3 d'une valeur de 3 à 5 fr. par m3. La production totale des ardoisières a représenté, en 1913, une valeur approximative de 900.000 fr. Le recrutement des ouvriers présente toujours certaines difficultés. Par suite de l'extension des exploitations ardoisières en territoire belge, la main-d'œuvre, qui reste plutôt stationnaire dans son ensemble, est sollicitée dans une plus forte mesure. Les prix de revient ont poursuivi leur orientation vers la hausse sous la poussée des salaires en augmentation continuelle, des charges grandissantes pour la prévoyance sociale ainsi que du renchérissement du charbon. Du côté des prix de vente s'est dessinée une légère amélioration qui peut être évaluée à 5 % par rapport à l'année précédente. En général, les ventes ont conservé une allure satisfaisante et les stocks sur chantier ont fortement diminué. Les débouchés des produits de nos ardoisières ne se sont pas modifiés. Grâce à l'intervention du Gouvernement, la question des tarifs des chemins de fer cantonaux a été réglée à la satisfaction de l'industrie ardoisière. La production des ardoisières luxembourgeoises renseigne les chiffres suivants poux les dix dernières années: Ardoises. Dalles. Evier.. 23.979 mille 1.474 m. carrés 1.123 pièces 1904 1905 487 25.047 2.947 1.453 26.729 4.062 1906 1.554 1907 25.293 7.712 672 23.976 10.580 1908 803 21.108 11.900 1909 905 12.200 23.499 1910 1.150 23 285 6.350 1911 915 5.960 20.619 1912 6.054 807 28.072 1913 Le tableau suivant renseigne les importations d'ardoises dans le Grand-Duché pendant la même période: Ardoises belges. 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 t. 2.924 2.934 3.264 3.318 4.019 4.719 6.278 5.859 7.297 5.871 Ardoises françaises. t. 336 289 603 619 446 518 303 364 377 456 Ardoises de provenances diverses. 36 Faïencerie. La faïencerie de Septfontaines renseigne une légère diminution de sa production qui s'est élevée à 2.000.000 kg ensemble. Il n'y a aucune modification à signaler pour les prix de production et de vente. Le mouvement des ventes s'est quelque peu ralenti. La fabrication a été favorisée comme en 1912, par une forte demande de carreaux de revêtement et de pièces d'architecture articles qui étaient très demandés pour l'Allemagne. Les ouvriers, au nombre de 286, ont été bien occupés pendant toute l'année et les prix de la main-d'œuvre se sont maintenus. Le recrutement des ouvriers se fait assez facilement. Une seconde chaudière (auxiliaire) a été installée en 1913. Mosaïques et dallages céramiques La production de l'établissement de Wasserbillig n'a pas subi d'augmentation en 1913. La stagnation des affaires n'a pas été sans influence sur la vente des carreaux en grès cérame: une partie de la production de 1913 qu'il a été impossible de placer a été mise en stock augmentant ainsi les soldes laissés par l'année précédente. Les prix de revient deviennent plus onéreux, alors que les prix de vente, au contraire, tendent vers la baisse. Sur le marché allemand l'établissement de Wasserbillig rencontre toujours, ainsi que nous l'avons déjà signalé à différentes reprises, de nombreuses difficultés à cause de la provenance luxembourgeoise de ses produits, c'est-à-dire de leur provenance d'un pays étranger, les diverses administrations de l'Etat et des communes donnant la préférence aux produits indigènes. Il paraîtrait logique alors d'accorder aux producteurs luxembourgeois dans le Grand-Duché des avantages semblables à ceux dont jouissent leurs concurrents allemands en Allemagne. Cette industrie renouvelle un autre vœu que nous avons reproduit également dans nos rapports antérieurs: Pour l u i faciliter la vente dans les pays d'outre-mer et lui permettre d'écouler par l'exportation au moins une partie du trop-plein de sa production, elle devrait obtenir de la part des chemins de fer luxembourgeois et belges l'application de tarifs de faveur pour ses expéditions par Anvers. Ses concurrents hollandais et allemands ont sur elle des avantanges géographiques fort considérables, à tel point que seule une réduction sensible des frais de transport pourrait là mettre à même d'entreprendre la lutte avec quelque succès. Le nombre des ouvriers occupés par cette industrie varie suivant la saison: il est de 450 en moyenne. Des chômages ne sont pas à signaler. Les prix de la main-d'œuvre continuent à s'orienter vers la hausse. Industrie des ciments. La vente du ciment a été satisfaisante pendant le premier trimestre 1913; par contre, la consommation a fortement diminué dans le courant du deuxième trimestre, c'est-à-dire depuis l'achèvement des grands travaux de construction aux nouvelles usines du bassin minier. Elle a eu à subir ensuite les effets de la crise métallurgique qui n'a pas manqué d'exercer sa répercussion sur le marché des ciments. 37 La production des briques de laitier s'est maintenue sensiblement au même niveau, mais les prix pratiqués ont été inférieurs à ceux de l'année dernière et peu rémunérateurs en général. Cette situation est le résultat de la concurrence que la brique de laitier rencontre sur le marché. Une nouvelle usine pour la fabrication du ciment Portland au four rotatif a été construite à Esch par la «Société anonyme des Ciments. d'Esch-s.-Alz.». Elle a été terminée et mise en marche dans le courant du mois de septembre de l'année dernière. Sa production annuelle est à évaluer à 35.000 tonnes. La nouvelle usine occupe environ 80 ouvriers. Si le recrutement des ouvriers ne présente guère de difficultés, il y a relativement peu de demandes d'embauchage provenant de nos nationaux. Alors que les meilleurs postes sont occupés exclusivement par des Luxembourgeois, presque tous les manœuvres sont des étrangers. La préparation des ouvriers pour les postes spéciaux, tels que cuiseurs, chefs de moulins, etc. a dû être faite à l'établissement même. Briqueterie mécanique. L'année 1913 a vu s'accomplir un événement d'importance capitale pour l'avenir de la briqueterie luxembourgeoise: sous la pression du syndicat de vente rhénan-lorrain, des « RheinischLothringische Ziegelwerke», les briqueteries de Bettembourg et de Mersch ont conclu avec cet organisme un acte d'union à partir du 1er juillet 1913. Cette convention, dont les clauses, imposées en quelque sorte sous la menace d'une lutte à outrance, étaient fort dures, a été amendée par acte du 30 janvier 1914, avec effet rétroactif. Nous nous plaisons à reconnaître que le conseil d'administration du syndicat, mieux informé de la situation du marché dans le Grand-Duché, n'a pas hésité à tenir compte des observations qui lui furent présentées. Les briqueteries luxembourgeoises obtinrent des modifications représentant un allégement sensible de leurs charges. Il est évident que cette façon large et loyale de procéder a grandement contribué à resserrer les liens de solidarité entre les membres luxembourgeois et étrangers du syndicat. Actuellement, le syndicat comprend quarante-quatre usines ; il a acheté la production d'une dizaine d'autres établissements, en sorte que des environs de Mannheim jusqu'à Bettembourg et Mersch, tous les producteurs en font partie directement ou indirectement. Au sud, ses frontières s'étendent jusqu'aux Vosges, et au delà, des conventions le relient au bureau de vente de Strasbourg. Au nord, sa limite naturelle, le cours de la Moselle de Wasserbillig à Coblence, ne sera atteinte que par l'absorption des briqueteries de Trèves. Cette absorption ne semble plus être qu'une question de temps. Loyalement attachées au grand or

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