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Europaius

En bref

Cet arrêté grand-ducal lève l'interdiction d'importer la plupart des matériaux de construction, mais maintient une exigence de licence pour le ciment. Il vise à réguler l'importation de ces biens.

Ce qu'il réglemente

  • L'importation de matériaux de construction.
  • L'exigence d'une licence d'importation pour le ciment.
  • Les sanctions en cas d'infraction aux règles d'importation.
  • La confiscation des objets importés illégalement.

Qui il concerne

  • Les importateurs de matériaux de construction.
  • Les personnes important du ciment.

Points clés

  • L'importation de matériaux de construction est désormais libre, sauf pour le ciment.
  • Le ciment nécessite une licence d'importation, délivrée sur demande écrite et motivée.
  • Les infractions sont passibles d'un emprisonnement de huit jours à un an et/ou d'une amende de 26 à 3000 francs.
  • La confiscation de l'objet de l'infraction sera prononcée.
Texte de loi
Texte de loi

643 Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Samedi, 28 mai 1921 N° 38. Arrêté grand-ducal du 28 mai 1920, portant abrogation de la défense d'importation concernant les matériaux de construction à l'exception du ciment. Nous CHARLOTTE, par la grâce de Dieu, Grande-Duchesse de Luxembourg, Duchesse de Nassau, etc., etc, etc.; Vu l'arrêt grand-ducal du 21 juin 1920. concernant l'importation de certains produits et objets ; Samstag, 28. Mai 1921. Groß. Beschluß vom 28. Mai 1921, betreffend Abschaffung des Einfuhrverbotes auf Baumaterialien, unter Ausnahme von Zement. Wir Charlotte, von Gottes Gnaden, Großherzogin von Luxemburg, Herzogin zu Naussau, u., u., u; Nach Einsicht des Groß. Beschlusses vom 21. Juni 1920, betreffend die Einfuhr gewißer Produkte und Gegenstände; Nach Einsicht des Gesetzes vom 15. März Vu la loi du 15 mars 1915, conférant au Gouvernement les pouvoirs nécessaires aux 1915, wodurch der Regierung die nötigen Befugnisse erteilt werden zur Wahrung der wirtfins desauvegarderlesintérêtséconomiques schaftlichen Interessen des Landes während du pays durant la guerre; des Krieges; Nach Einsicht des Art. 27 des Gesetzes vom Vu l'art. 27 de la loi du 16 janvier 1866 sur l'organisation du Conseil d'Etat, et considé- 16. Januar 1866, über die Einrichtung des Staatsrates, und in Anbetracht der Dringlichrant qu'il y a urgence ; keit; Auf den Bericht Unseres General-Directors Sur le rapport de Notre Directeur Général des Ackerbaus, der Industrie und der sozialen del'agriculture,del'industrieetdelaprévoyance sociale, et après délibération du Gouver- Fürsorge, und nach Beratung der Regierung nement en Conseil; im Konseil: Avons arrêté et arrêtons : Haben beschlossen und beschließen: er Art. 1 Par dérogation à l'art. 2 de l'arrêté Art. 1. In Abweichung von Art. 2 des Großh. grand-ducal du 21 juin 1920, concernant Beschlusses vom 21. Juni 1920, betreffend die l'importation de certains produits et objets, Einfuhr gewisser Produkte und Gegenstände, l'importation de matériaux de construction ist die Einfuhr von Baumaterialien freigegeben. est rendu libre. Art. 2. Seul le ciment reste soumis à une Art. 2. Zement unterliegt allein noch einer licence d'importation à délivrer par Notre Einfuhrlizenz, welche vom General-Direktor des 644 Directeur général de l'agriculture, de l'industrie et de la prévoyance sociale, sur demande écrite et dûment motivée à formuler par les importateurs. Ackerbaus, der Industrie und der sozialen Fürsorge, auf schriftlichen, gehörig begründeten Antrag hin, gewährt wird. Art. 3. Zuwiderhandlungen sowie Versuche der Zuwiderhandlung gegen die Bestimmungen dieses Beschlusses werben mit einer Gefängnisstrafe von acht Tagen bis zu einem Jahr und mit einer Geldbuße von 26 bis 3000 Fr. oder mit nur einer dieser Strafen bestraft.. La confiscation de l'objet de l'infraction ou Die Beschlagnahme des Gegenstandes der de la tentative d'infraction sera prononcée. Zuwiderhandlung wird angeordnet. Art. 4. Unser General-Direktor des AckerArt. 4. Notre Directeur général de l'agriculture, de l'industrie et de la prévoyance sociale baus, der Industrie und der sozialen Fürsorge est chargé de l'exécution du présent arrêté ist mit der Ausführung dieses Beschlusses beaufqui entrera en vigueur le jour de sa publication tragt, welcher am Tage der Veröffentlichung im "Memorial" in Kraft tritt. au Mémorial. Art. 3. Les infractions et tentatives d'infraction aux dispositions du présent arrêté seront punies d'un emprisonnement de huit jours à un an et d'une amende, de 26 à 3000 fr., ou de l'une de ces peines seulement. Château de Berg, le 28 mai 1921 Schloß Berg, den 28. Mai 1921. CHARLOTTE Le Directeur général de l'agriculture, de l'industrie et de la prévoyance sociale, R. DE WAHA. Avis. — Télégraphes, En exécution des dispositions (art. X X I V ) du Règlement télégraphique de Lisbonne, d'après lesquelles les taxes des télégrammes sont payables en francs-or, l'Administration des Postes et des Télégraphes relèvera provisoirement comme suit les taxes des télégrammes du service international à partir du 1er juin prochain. A. Dans les relations où les décomptes des taxes avec les pays étrangers se font déjà en francs-or (il s'agit ici des pays pour lesquels l'Office allemand sert d'intermédiaire, notamment: l'Autriche, le Danemark, la Norvège, la Pologne, la Suède et la Tchecoslovaquie), l'augmentation sera de 160% de la taxe du télégramme. Charlotte. Der General-Direktor des Ackerbaus, der Industrie und der sozialen Fürsorge, R. de W a h a . Bekanntmachung. Telegraphenwesen. In Ausübung der Bestimmungen (Art. XX lV) des TelegraphenreglementesvonLissabon,gemaßwelchen die Telegrammtaren in Goldwahrung zu zahlen find wird die Post und Telegraphenverwaltung vom 1. Juni k. ab die Gebühren der Telegramme des internationalen Verkehrerhöhen wie folgt: A. In jedem Verkehr, wo die Gebuhrenabrechnung mit den fremden Ländern bereits in Goldfranken vorgenommen wird (es handelt sich hier um Länder, für welche Deutschland als Transitland in Betracht kommt, namentlich Osterreich, Dänemark, Norwegen, Polen, Schweden und Tschekoslovakei) wird die Telegrammgebühr um 150 % erhöht. 645 (Pour les télégrammes à destination de l'Allemagne même, la taxe actuelle reste maintenue.) B. Dans les relations où les décomptes ne se font pas encore en francs-or (Belgique et les pays pour lesquels la Belgique et la France servent d'intermédiaire, p. ex. l'Espagne, l'Italie, la Grande-Bretagne, les Pays-Bas, le Portugal, la Suisse), l'augmentation sera de :

  1. a)50 % de la taxe pour les télégrammes à destination de la Belgique (la même augmentation est appliquée en Belgique aux télégrammes à destination du Luxembourg):
  2. b)10 centimes par mot pour les télégrammes à destination des autres pays du régime européen (à l'exception de la France);
  3. c)15 centimes par mot pour les télégrammes à destination de pays du régime extra européen. La quote part de taxe afférente à la transmission par les câbles sous marine est augmentée au fur et à mesure que pour cette réexpédition les Compagnies intéressées demanderont le paiement des taxes en francs-or ; c'est ainsi que naguère la France a dû notifier une augmentation de 100 (...) 200 % pour diverses voir vers l'Amérique. Restent provisoirement exemples de toute augmentation les taxes des télégrammes à destination de l'Allemagne et de la France ; ces taxes ont déjà été augmentées dans les derniers temps. Luxembourg, le 26 mai 1921. Le Directeur général des finances, A. NEYENS. Circulaire aux administrations communales, concernant les indemnités du chef de cours post scolaires. Par dérogation à Luxembourg du 21 avril 1920, le Gouvernement (...) sur les normes in- (Für Telegramme nach Deutschland selbst wird die jetzige Gebühr beibehalten.) B. In dem Verkehr wo die Abrechnungen noch nicht in Goldfranken erfolgen (Belgien sonne die Länder, für welche Belgien und Frankreich, als Transitland in Betracht kommen, wie Spanien, Italien, England, Holland, Portugal, Schweiz) wird die Erhöhung betragen :
  4. a)50 % der Telegrammtaxe, für die nach Belgien bestimmten Telegramme (derselbe Erhöhungssatz wird in Belgien für die Telegramme nach Luxemburg angewandt);
  5. b)10 Centimes per Wort für die Telegramme nach den andern Ländern des Europäischen Regims (mit Ausnahme Frankreichs.)
  6. c)15 Centimes per Wort für die Telegramme nach Ländern des außereuropäischen Regims. Der der Beförderung durch die unterseeischen Nudeln entsprechende Gebührenanteil wird in dem Maße erhöht, wie die beteiligten Gesellschaften fur diese Beförderung Goldzahlungen verlangen werden, so mußte Frankreich noch kürzlich fur verschiedene Leitungen nach Amerika eine Tarif-Erhöhung von 100 200 %. noti(…)zieren Von jeder Gebührenerhöhung ausgeschlossen bleiben einstweilen die nach Deutschland und Frankreich selbst adressierten Telegramme deren jaren bereits in leßter Zeit erhöht worden sind Luxemburg. den 26 Mai 1921. Der General-Direktor der Finanzen A. N e y e n s . Rundschreiben an die Gemeindeverwaltungen betreffend die Entschädigungen für Fortbildungskurse. In Abänderung des Rundschreibens vom 21 April 1920, wird die Regierung sich, vom Schul- 646 vantes, à partir de l'année scolaire 1921-1922, pour l'approbation des délibérations concernant les indemnités du chef de cours post scolaires : Le taux normal des indemnités en question est de 5 fr. par heure de leçon effectivement donnée. Chaque cours comporte au moins 53 leçons de deux heures chacune. La première moitié des indemnités est payable vers le nouvel an, la seconde à la clôture du cours. Le Gouvernement interviendra dans le payement de ces indemnités dans la mesure et dans les conditions fixées par le règlement. Pour le cas où certaines administrations communales entendraient allouer des indemnités supérieures, en vue de tenir compte de circonstances locales extraordinaires, le surplus de dépenses serait à la charge exclusive de la caisse communale. Il est entendu que ces augmentations de tarif seraient à tenir dans des limites raisonnables, ' afin de sauvegarder l'équilibre dans l'ensemble des taux de rémunération applicables aux services de l'enseignement publie, Luxembourg, le 20 mai 1921. Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique Jos. BECH. AVÎS. —- Jury d'examen. Le jury d'examen pour Je second doctorat en droit, composé de MM. Mathias Glaesener Procureur général d'État, président; Paul UIveling, vice-président de la Cour supérieure de justice, Charles Larue, conseiller à la Cour supérieure de justice, Léandre Lacroix, avocatavoué à Luxembourg, membres, et Benjamin Born, avocat-avoué à Luxembourg, membresecrétaire, se réunira en session extraordinaire, du 5 au 13 juillet prochain, dans une des salles du Palais de Justice à Luxembourg, à l'effet jahr 1921 ab, bei der Genehmigung der Beratungen betreffend die Entschädigungen für Fortbildungskurse, an folgende Normen halten: Der Normalsaß der besagten Entschädigungen beträgt 5 Fr.. für jede wirklich gehaltene Unterrichtsstunde. Jeder Kursus begreift wenigstem 53.Lektionen zu Je zwei stunden, Die erste Hälfte der Entschädigung soll gegen Neujahr, die zweite gegen Schluß des Kursus zur Auszahlung gelangen. Der Staat beteiligt sich an den Kosten dieser Enschädigungen in dem Verhältnisse und unter den Bedingungen, die durch das Reglement festgelegt sind. Falls gewisse Gemeindeverwaltungen höhere Entschädigungen bewilligen wollen, um besondern örtlichen Verhältnissen Rechnung zu tragen, so wird der Ausgabenüberschuß ausschließlich zu Lasten der Gemeindekasse bleiben. Selbstverständlich mussen diese Tariferhöhungen in vernünftigen Grenzen gehalten werden, damit das Gleichgewicht für die Gesamtheit der in den verschiedenen Zweigen des öffentlichen Unterricht geltenden Entschädigungsnormen gewahrt bleibe. Luxemburg, den 20. Mai 1921. Der General-Direktor des Innern und des öffentlichen Unterrichts, Jos. Bech. Bekanntmachung. Prüfungsjury Die Prüfungsjury für das zweite Doktorat der Rechte, bestehend aus den HH. Mathias Glaesener, Oberstaatsanwalt, Präsident: Paul Ulveling, Vize-Präsident des Obergerichtshofes, Karl Larue, Obergerichtsrat, Leander Lacroix, Advokat-Anwalt zu Luxemburg, Mitglieder, und Benjamin Bonn, Advokat-Anwalt zu Luxemburg Mitglied-Sekretar, wird in außerordentlicher Sitzung, vom 5. auf den 13. Juli künftig, in einem der Säle des Justizpalastes zu Luxemburg zusammentreten, 647 de procéder à l'examen de MM. Robert Als de Kleinbettingen, Emile Kintgen de Luxembourg, Guillaume Leidenbach de Luxembourg, Mathias Schumacher de Wormeldange et Albert Wehrer de Luxembourg récipiendaires pour le second doctorat du droit. L'examen écrit aura lieu pour tous les récipiendaires le mardi, 5 juillet, de 9 Heures du matin à midi et de 3 à 6 heures de relevée. Les épreuves orales sont fixées comme suit : pour M. Als, au jeudi, 7 juillet, pour M. Kintgen, au samedi, 9 juillet, pour M. Leidenbach, au lundi, 11 juillet, pour M. Schumacher,aumardi, 12 juillet, et pour M. Wehrer, au mercredi, 13 juillet, chaque fois à 3 heures de relevée. Luxembourg, le 26 mai 1921. Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique Jos. Bech behufs Prüfung der H.H. Robert Als aus Kleinbettingen, Emil Kintgen aus Luxemburg, Wilhelm L e i d e n b a c h aus Luxemburg, Mathias Schumacher aus Wormeldingen und Albert Wehrer Luxemburg, Rezipienden für das zweite Doktorat der Rechte. Die schriftliche Prüfung findet für alle Rezipienden am Dienstag, den 5. Juli, von 9 Uhr morgens bis Mittag und von 3 bis 6 Uhr nachmittags, statt. Die mündlichen Prüfungen sind festgesetzt wie folgt: für Hrn. Als, auf Donnerstag, den 7. Juli, für Hrn. Kintgen, auf Samstag, den 9 Juli, für Hrn. L e i d e n b a c h , auf Montag, den 11. Juli, für Hrn. S c h u m a c h e r , auf Dienstag, den 12. Juli, und fur Hrn. W e h r e r , auf Mittwoch, den 13. Juli, jedesmal um 3 Uhr nachmittags Luxembourg,. den 26, Mai 1921. Der General-Direktor des Innern und des öffentlichen Unterrichts Jos. Bekanntmachung. Avis. Postes. er A partir du 1 juin prochain l'Administration des Postes et Télégraphes mettra en circulation de nouveaux timbre poste de 2 et 5 fr. ainsi que de nouvelles cartes postales Bech. Postwesen. Vom 1.Juni künftig ab wird die Post und Telegraphen-Verwaltung neue Briefmarken zu 2 und 5 Franken sowie neue Postkarten zu 15, 20 und 30 Centimes ausgeben de 1(...) 20 et 30 centimes. Luxembourg, le 26 mai 1921 Le Directeur général des finances A. NEYENS Avis Postes Le (...) combiné avec une agence aux colis établis depuis le 1er avril 1912 dans la localité de Harlange est supprimé à partir du 1er juin 1921. Les localités (…) la circonscription déclarant, à avoir (…) change Bonne Espérance. Luxemburg den 26 Mai 1921. DerG e n e r a l - D i r e k t o rder Finanzen, A. N e y e n s . Bekanntmachung. Postwesen Das seit dem 1. April 1912 in der Ortschaft Harkungen errichtete mit Paketpostprest ist vom 1. Juni 1921 ab aufgehoben. DiezumBestellbezirkdiesesRelais gehörenden Ortschaften Harkungen, Baumbusch oder Fuhr- 648 Tarchamps, Tockenmühle et Watrange, feront à l'avenir partie du ressort rural de l'agence des postes à Boulaide, tant pour le service de la poste aux lettres que pour celui de la poste aux colis. Luxembourg, le 21 mai 1921. Le Directeur généraldesfinances A. NEYENS, mann, Eschpelt, Heispelt oder Ischpelt, Tockenmühle und Walter werden dem Landbestellbezirk. der Postagentur in Bauschleiden zugezahlt, sowohl hinsichtlich des Briefpost als auch des Paketpostdienstes. Luxemburg, den 21. Mai 1921. Der General-Direktor der Finanzen, A. Neyens. Bekanntmachung. Zollwesen. Avis. — Douanes. Durch Großh. Beschluß vom 12 Mai ert. sind Par arrêté grand-ducal du 12 mai crt., les sieurs J.-P. Konsbruck, contrôleur supérieur die HH. J. P. Konsbruck, Oberzollkondes douanes à Holtz, et Léon Merlz, con- trolleur zu Holtz, und Leo M e r t z , Oberzolltrôleur supérieur des douanes à Harlange, ont kontrolleur zu Harlingen, in derselben Eigenété déplacés, dans la même qualité, le premier schaft nach Kleinbettingen bezw. Holtz verseht worden. à Kleinbettingen, le second à Holtz. Durch denselben Beschluß ist Hr. Peter Par le même arrêté le sieur Pierre Rodesch, receveur supérieur des douanes à Troisvierges, Rodesch, Oberzolleinnehmer zu Ulflingen, a été nommé contrôleur supérieur des douanes zum Oberzollkontrolleur zu Harlingen ernannt worden. à Harlange. Luxembourg, le 21 mai 1921. Luxemburg, den 21. Mai 1921. Le Directeur général des finances, Der General-Direktor der Finanzen, A. NEYENS, A. N e y e n s . Avis. — Douanes. Conformément au par. 60 de la loi pénale douanière, il est porté à la connaissance publique, qu'à la date du 17 septembre 1920, un, agent des douanes a saisi à Bettembourg, dans le fourgon d'un train omnibus partant pour Thionville, deux caisses contenant 36 kg. de nougat ordinaire, qu'une personne voulait exporter illicitement en France. Le propriétaire de cette marchandise est invité à faire valoir ses droits auprès de l'autorité sous-indiquée, (3e et dernière insertion de l'avis du 25 mars 1921, n° 18, p. 300.) Luxembourg, le 25 mai 1921. Direction des Douanes. Bekanntmachung. Zollwesen. Auf Grund Par. 60 des Zollstrafgesetzes wird hiermit zur öffentlichen Kenntnis gebracht, daß ein Zollbeamter am 17. September 1920 zu Bettemburg in dem Gepäckwagen eines nach Diedenhofen ausgehenden Personenzuges Kisten enthaltend .36 Kg. gewöhnlichen Mandelkuchen beschlagnahmt hat, die ein Unbekannter verbotswidrig nach Frankreich ausführen wollte. Ansprüche auf diese Ware sind bei der unterzeichneten Behörde geltend zu machen. (Dritte und letzte Insertion der Bekanntmachung vom 25. März 1921, Nr. 18. S. 300.) Luxemburg, den 25. Mai 1921. Großherzogliche Zolldirektion. 649 Avis. Douanes. er A partir du 1 juin 1921 le bureau des douanes à Wiltz est supprimé. Les marchandises en destination pour Wiltz, et environs devront à l'avenir être dédouanée-, au bureau d'entrée. Les destinataires ont la faculté de demander contre paiement des frais le dédouanement à Wiltz par le personnel du bureau d'entrée ou par le bureau de Schimpach si les circonstances le permettent. Luxembourg, le 26 mai 1921, Le Directeur général des finances, A. NEYENS. Bekanntmachung. Das Zollamt in Wiltz ist vom 1. Juni 1921 ab aufgehoben. Die nach Wiltz und Umgebung bestimmtem Warensendungen sind künftig beim Eingangszollamt zu verzollen. Es bleibt den Empfängern jedoch unbenommen, die Verzollung in Wiltz durch die Beamten des Eingangszollamtes oder, wenn angängig, durch das Zollamt Schimpach vornehmen zu lassen; hier für sind die tarifmäßigen Zollgebühren zu entrichten. Luxemburg den 26. Mai 1921. Der General Direktor der Finanzen, A. N e y e n s . Bekanntmachung. Avis. Règlement communal En séance du 14 avril 1921 le conseil communal d'Erpeldange a édicté un règlement sur les jeuxetamusementspublics.Cerèglement a été dûment approuvé et publié. Luxembourg, le 23 mai 1921. Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique, Avis. Règlement communal Jos. BECH En séance du 21 janvier 1921, le conseil communal de Remich a modifié les taxe prévues par le règlement communal sur les jeux et amusements publics. Cette modification a été dûment approuvée et publiée. Luxembourg, le 24 mai 1921. Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique, Jos. Bech. Avis. Règlement communal. En séance du 26 février 1921, le conseil communal de Dippach a augmenté les taxes Zollwesen. Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 14 April 1921 hat der Gemeinderat von Erpeldingen ein Reglement über dir öffentlichen Spiele und Belustigungen erlassen. Dieses Reglement ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden. Luxemburg, den 23. Mai 1921. Der General-Direcktor des Innern und öffentlichen Unterrichte, Jos Bech Bekanntmachung. Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 21.Januar 1921 hat des Gemeinderat von Remich die durch das Gemeindereglement uber die öffentlichen Spiele und Belustigungen vorgesehenen Taxen abgeundert. Diese Abanderung ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden.. Luxemburg, den 24.Mai 1921. Der General-Direktor des Innern und des öffentlichen Unterrichts, Jos. Bech. Bekanntmachung. Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 26 Februar 1921 hat der Gemeinderat von Dippach dle durch das 650 Gemeindereglement über die Wasserleitung vorgesehenen Taxen erhöht. Diese Abänderung ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden. prévues par le règlement communal sur la conduite d'eau. — Cette modification a été dûment approuvée et publiée. Luxemburg, den 24. Mai 1921. Luxembourg, le 24 mai 1921. Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique, Der General-Direktor des Innern und des öffentlichen Unterrichts, Jos. BECH. Jos. Bech. Bekanntmachung. Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 28. März 1921 hat der Gemeinderat von Kehlen die durch das Gemeindereglement über den Leichenwagendienst vorgesehenen Taxen abgeandert. Diese Abanderung ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden. Avis. — Règlement communal. En séance du 28 mars 1921, le conseil communal de Kehlen a modifié les taxes de corbillard prévues par le règlement communal sur le transport des morts, - Cette modification a été dûment approuvée et publiée. Luxemburg, den 24. Mai 1921. Luxembourg, le 24 mai 1921. Le Der General-Direktor des Innern und des öffentlichen Unterrichts, Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique, Jos. BECH. Jos. Bech. Emprunts communaux, — Tirage d'obligations. Communes et sections intéressées. Désignation de l'emprunt. Date Numéros sortis au tirage de 100 500 3, 19. 18, 55, 97, 128, Wormeldange. 3½% de er 1 l'échéance. juin 1921 1895 Luxembourg. 1 400.000 1er août 1921

(1918)32,
  1. Luxembourg, le 24 mai
  2. 6, 21, 37,
  3. 64, 118,
  4. Caisse chargée du remboursement. 1000 Banque 162, 292 313, 349, 411, 529 646,
  5. 991, 1011, 1172 Internationale. Société Luxembourg de crédit et de dépôts 651 Arrêté du 20 mai 1921, concernant la publication du rapport général de la Chambre de Commerce, pour l'année 1920, Beschluß vom
  6. M a i 1921, betreffend die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer für das Jahr
  7. LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'AGRICULTURE, DE L'INDUSTRIE ET DE LA PRÉVOYANCE SOCIALE, Der G e n e r a l - D i r e k t o r des Ackerbaus, der Industrie u. der sozialen F ü r s o r g e ; Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und der Industrie des Großherzogtums während des Jahres 1920; Vu le rapport de la Chambre de Commerce sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année 1920; Arrête ; Beschließt: Article unique. Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial. Luxembourg, le 20 mai 1921, Le Directeur général de l'agriculture, de l'industrie et de la prévoyance sociale, R. DE WAHA. Avis. Règlement communal. En séance du 26 mars 1921 le conseil communal de Clervaux a modifié les taxes d'eau prévues par le règlement sur conduite d'eau de cette localité. Cette modification a été dûment approuvée et publiée. Luxembourg, le 25 mai
  8. Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique Einziger Artikel. Erwahnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" veröffentlicht werden. Luxembourg,den20.Mal
  9. Der General-Direktor des Ackerbaus, der Industrie und dersozialenFürsorge, N. de W a h a . Bekanntmachung. Gemeindereglement. In seiner Sitzung vom 26 März 1921 der Gemeinderat von Clerf die durch das Reglement uber die Wasserleitung dieser Ortschaft vorgesehenen Taxen abgeandert. Diese Abanderung ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden. Luxemburg, den
  10. Mai
  11. Der General-Direktor des Innern und des öffentlichen Unterrichts, Jos. Bech. Jos. BECH. Avis. Règlement communal En séance du 12 février 1921, le conseil communal de Diekirch a édicté un règlement de police sur le colportage dans cette ville. Ce règlement a été dûment approuvé et publié. Bekanntmachung. Gemeindereglement.. In seiner Sitzung vom
  12. Februar 1921 hat der Gemeinderat von Diekirch ein Polizeireglement über das Hausieren in dieser Stadt. erlassen. Dieses Reglement ist vorschriftsmäßig genehmigt und veröffentlicht worden.. Luxembourg, le 26 mai
  13. Luxemburg den
  14. Mai
  15. Der General-Direktor des Innern Le Directeur général de l'intérieur und des öffentlichen Unterrichts, et de l'instruction publique, Jos. BECH. Jos. Bech 36 a 652 Bekanntmachung. Gemeindereglement.. In seiner Sitzung vom
  16. April 1921 hat der Gemeinderat von Bettemburg dir durch das Gemeindereglement über den Kirchhof dieser Ortschaft vorgesehenen taxen abgeändert. Diese Abanderung ist vorschriftsmäßig genehmigt Avis. — Règlement communal. En séance du 7 avril 1921, le conseil com- und veröffentlicht worden. munal de Bettembourg a modifié les taxes Luxemburg,den
  17. Mai.1921 prévues par le règlement communal sur le Der General-Direktor des Innern cimetière de cette localité de cette localité. — Cette modiund des öffentlichen Unterrichts fication a été dûment approuvée et publiée . Jos. B e c h . Luxembourg, le 26 mai
  18. Le Directeur général de l'intérieur et de l'instruction publique, Avis. — Sociétés deJos. secours mutuels. BECH Bekanntmachung Hilfskassen. Durch Beschluß des Unterzeichneten vom Par arrêté du soussigné, en date de ce jour, Hilfkasse "Sparverein la mutualité dite : Sparverein der Sektion, Lieler, heutigen Tage ist die à Lieler, a été légalement reconnue et ses d e r Sektion Lieler", zu Lieler, gesetzlich anerkannt und ihre Statut genehmigt worden. statuts ont été approuvés. Der Text der Statuts stimmt mit dem in Nummer 15 des Memorials von 1921 veröffentlichen Statut des Sparverein der Gemeinde Diekirch überein bis auf die durchNamenundSitzdesVereinsbedingten Abweichungen. Luxembourg le 22 mai
  19. Luxembourg, den 22.Mai
  20. Le Directeur général de l'agriculture, Der General-Direcktor der Ackerbaus, de l'industrie et de la prévoyance sociale, der Industrie und der sozialen Fürsorge, R. DE WAHA. R. de Waha. Avis —Sociétédesecoursmutuels. Par arrêté du soussigné, en date de ce jour, Bekanntmachung Hilfskassen. Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heutigen tage ist die Hilfskasse "Sparverein der Sektion Hellingen", zu Hellingen, connue et ses statuts ont été approuvés. gesetzlich anerkannt und ihr Statut genehmigt wochen. Der Text stimmt bis auf die durch Namen und Sitz der Hilfskasse bedingtenAbweichungenmitdem inNummer15desMemorialsvon1921veröffentlichten Statut des Sparvereins der Gemeinde Diekirch überein. Luxembourg, le 22 mai
  21. Luxemburg. den 22.Mai1921 Le Directeur général de l'agriculture, Der General Direktor des Ackerbaus, de l'industrie et de la prévoyance sociale, der Industrie und der sozialen Fürsorge, R. DE WAHA. R. de W a h a . la mutualité dite : Sparverein der Sektion Helligen, à Hellange, a été légalement re- 653 Avis. Société de secours Bekanntmachung. — Hilfskassen. mutuels. Par arrêté du soussigné, en date de ce jour, la mutualité dite : Sparverein der Gemeinde Vianden, àVianden,aétélégalementreconnue et ses statuts ont été approuvés : Durch Beschluß des Unterzeichneten vom heutigen Tage ist die Hilfskasse "Sparverein der Gemeinde Vianden, zu Vianden. gesetzlich anerkannt. und ihr Statut genehmigt worden. Statut des Sparvereins der Gemeinde Vianden A. Zweck des Vereins, Art.
  22. Der am 21.Dezember 1919 gegrundete Sparverein der Gemeinde Vianden, ist eine auf Gegensertigkert beruhende Genossenschaft, deren Wirkungskreis sich auf die Gemeinde Vianden und die Ortschaft Vianden erstreckt. Sie hat zum Zweck, ihnen Mitgliedern die Gelegenheit zu bieten, kleine wöchentliche Ersparnisse zinstragend anzulegen. B. Aufnahme und Ausschlussbedingungen der Mitglieder, Art.
  23. Die Aufnahme der Mitglieder geschieht, auf deren mündliches oder Schriftliches Ersuchen, durch den Vorstand und wird vollzogen durch Eintragen in die Mitgliederliste. Art.
  24. AI. Mitglieder konnen aufgenommen werden alle über 15 Jahre alten Personen; Minderjährige jedoch im Alter von 15 18 Jahren bedufen der Einwilligung ihres Vaters oder Vormundes, verheiratete Frauen derjenigen ihn Mannes, beziehungsweise des Friedensrichters, falls der Mann sich weigert oder abwe(…) ist, oder (…) befindet, seinen Willen gesetzmäßig kund zu (...), Art.
  25. Vater und Vormünder konnen die Einlagen zu Gunsten ihrer unter 15 beziehungsweise unter 18 Jahren alten Kinder und Mündel vornehmen. Letztere treten nach zurückgelegtem 15, oder
  26. Jähre, auf Antrag der Vater oder Vormunder, o(…) werteres an dessen Stelle. Anteilschein und Quittungsbuch werden gebul(…) auf (…) (…) über chr(...)eben wahrend der Vater oder Vormund 'ohne weiteren Anspruch an den Verein (…) . C. Rechte und Pflechten des Vereins und seiner Mitglieder. Mitglieder verpflichten .sich zur Entrichtung einer bestimmten wöchentlichen Art. 5, Die (…) Einlage. Art.
  27. Die (...) Einlage von die ein M(...) ein beträgt 10 Centimes: jeder höhere Beitrag. muß ein Vielfaches Art.
  28. Der wöchentliche Beitrag. zu welchem sich das einzelne Mitglied bei seinem Eintritt in den Verein verpflichte (…) zur (…)inkzahlung der Einlagen immer der gleiche, Art.
  29. Die Beiitrage- und zum Verains an den herzu bestimmten tagen und Stunden zu Händen das dazu bestellten (…) einzuzahlen der darüber quittiert. Art.
  30. 1.(…) Mitglied frei, eine beliebige Anzahl Wochenbeiträge zum Voraus zuentrichten. Art.
  31. Den Spar Einlagen bilden ein geschler(…) Ganze und werden so lange zusammengetragen, bis das gesammelte Kapital (…) Z(…) und Z(…) mit Einschluß der (…) und zur Verteilung an (…) Mitglieder bestimmten Lan(…))ahmen dem tausendfachen Beträge einer Wocheneinlage gleichkommt, worauf die gänzliche Auszahlung an die Mitglieder erfolgt. Art.
  32. Jedes Mitglieder (…) gegen Entrichtung einer Gebühr von 50 Centimes einen auf seinen. Namen lautenden A(…) sind zur Eintragung der zu leistenden Beiträge dienendes Quittungsbuch Art.
  33. Der (…) (…) den (…) in den Verein und die bedingungslose. A(…)erkennung (…) Art.
  34. Wer nachträglich dem Vereine beitreten will, hat bei seiner Aufnahme die schon er(…) } Wocheneinlagen nebst Zinsen und Zinseszinsen einzuzahlen. 654 Art.
  35. Befindet sich ein Mitglied mit seinen Beiträgen über einen Monat im Rückstände, so wird dasselbe durch Einschreibebrief aufgefordert, den geschuldeten Beitrag nebst der Einschreibegebühr von 30 Centimes, bei Verlust der Mitgliedschaft, binnen zwei Wochen einzuzahlen, Kommt das säumige Mitglied dieser. Aufforderung nicht nach, so wird es ohne weitere Förmlichkeiten von der Mitgliederliste gestrichen und erhält seine Einlagen, abzüglich des Einschreibeportos, mit drei Prozent Zinsen zurück. A r t
  36. Das Mitglied, welches vor dem durch Art. 10 festgesetzten Termine austreten will, erhält auf schriftliche Anfrage, sowie gegen Rückgabe des Anteilscheines und Quittungsbuches, den Betrag seiner Einlagen nebst 3 Prozent Zinsen binnen Monatsfrist zurück. Art.
  37. Stirbt ein Mitglied, so wird den Erbberechtigten, gegen Rückgabe des Anteilscheines und Quittungsbuches, dessen gemäß den Bestimmungen des Art. 15 zu berechnendes Guthaben gegen Kollektivquittung ausgefolgt, Art.
  38. Hat ein Mitglied 100 Wocheneinlagen eingezahlt, so können ihm seine Einlagen, falls sie wenigstens 100 Franken betragen, auf schriftlichen Antrag, nach einer Meldefrist von einem Monat, gegen Hinterlegung seines Anteilscheines, bis zum Betrage von zwei Drittel derselben zeitweilig gegen 4 Prozent Zinsenleihweise überlassen werden. D. Verwaltung, Art.
  39. Die Verwaltung und Geschäftsführung des Vereins geschieht durch einen von der Generalversammlung gewählten, aus sieben Mitgliedern bestehenden Vorstand, nämlich dem Präsidenten, dem Vizepräsidenten, dem Schriftführer-Kassierer, sowie vier Beigeordneten, die tunlichst auf die verschiedenen am Verein interessierten Ortschaften zu verteilen sind. Die Vorstandsmitglieder werden auf die Dauer von vier Jahren gewählt, und' alle zwei Jahre zur Hälfte erneuert, Art.
  40. Der Vorstand entscheidet über die Aufnahme der Vereinsmitglieder, die Anlagt der Gelder, die Art und Weise der Aufbewahrung der Wertpapiere und die Annahme von Schenkungen; er überwacht die Rechnungsführung und kontrolliert den Kassenbestand sowie die Vereintester; er wählt alle zwei Jahre aus seiner Mitte den Präsidenten, Vizepräsidenten und Schriftführer-Kassierer des Vereins; er beruft die Generalversammlung ein und stellt deren Tagesordnung auf. Art.
  41. Der Vorstand ist nur dann beschlußfähig, wenn die Mehrzahl der Mitglieder zugegen ist. Er faßt seine Beschlüsse mit absoluter Stimmenmehrheit. Bei Stimmengleichheit gibt die Stimme des Vorsitzenden den Aufschlag. Art.
  42. Der Vorstand tritt zusammen so oft es der Präsident oder drei Vorstandsmitglieder für zweckmäßig erachten. Die Einberufung desselben hat mindestens einen vollen Tag im Voraus durch den Präsidenten bezw. drei Vorstandsmitglieder zu geschehen. Art;
  43. Die Mitglied des Vorstandes üben ihr Amt unentgeltlich aus ; Jedoch kann dem SchriftführerKassierer durch die Generalversammlung von Jahr zu Jahr eine seiner Mühewaltung und Verantwortlichkeit entsprechende Entschädigung bewilligt werden, Art.
  44. Der Präsident vertritt den Verein im Verkehr mit den öffentlichen Behörden; er beruft den Vorstand und die Generalversammlung ein, leitet die Versammlungen und unterzeichnet mil dem Schriftführer-Kassierer rechtsverbindlich namens des Vereins bis zum Höchstbetrage von 500 Fr.; für alle diese Summe übersteigenden Auszahlungen ist die Unterzeichnung von mindestens fünf Vorstandsmitgliedern erforderte Art.
  45. Der Vizepräsident vertritt nötigenfalls den Präsidenten; dieser kann ihm alle seine Befugnisse übertragen. Art.
  46. Der Schriftführer-Kassierer führt die Korrespondenz, besorgt, auf Anweisung des Präsidenten ämtliche schriftliche Arbeiten des Vereins und sorgt für die Aufbewahrung des Archivs; er legt dem Vortande die Aufnahmegesuche vor und führt die Mitgliederliste. Er besorgt sämtliche, Geldangelegenheiten und Kassengeschäfte derart, daß seine Bücher jederzeit eine genaue Kontrolle des Kassenbestandes ermöglichen; er ist verantwortlich für die ihm anvertrauten Gelder 655 und Wertpapiere; Auszahlungen unterzeichnet er allein rechtsverbindlich bis zum Höchstbetrage von 100 Franken, Art.
  47. Dem Vorstand ist zwecks Ueberwachung der Kassenoperationen eine aus drei Mitgliedern zusammengesetzte Kontrollkommission beigeordnet, aus der alljährlich das amtsälteste Mitglied ausscheidet. Art.
  48. Die Kontrollkommission wählt alljährlich unter sich ihren Präsidenten, welcher mit den Einberufungen betraut ist; sie versammelt sich außer für die Rechnungsprüfung am Schlusse des Geschäftsjähren so oft sie es für notig erachtet, jedoch mindestens drei Mal im Jahre, behufs Vornahme der Kassenkontrolle und Revision der Vereinsregister und des Vereinsvermögens, und erstattet dem Vorstand entsprechenden Bericht, Art
  49. Die jährliche ordentliche Generalversammlung findet statt im Laufe des Monats Februar. Dieselbe besteht aus sämtlichen Mitgliedern des Vereins, Stimm- und wahlberechtigt sind nur die über 18 Jahre alten Mitglieder, Jedes Mitglied verfügt nur über eine Stimme. Art.
  50. Der ordentlichen Generalversammlung stehen folgende Befugnisse zu :
  51. Sie wählt mit ab Juter Stimmenmehrheit die Mitglieder des Vorstandes, sowie ein alljährlich zu ersetzendes Mitglied der Kontrollkommission;
  52. sie nimmt die von der Kontrollkommission geprüfte, am
  53. Dezember abzuschließende, Jahresrechnung entgegen;
  54. sie bestimmt die eventuell dem Schriftführer Kassierer zu bewilligende Entschädigung. Art.
  55. AußerordentlicheGeneralversammlungensind vom Präsidenten bezw, drei Vorstandsmitgliedern einzuberufen, so oft die Umstände es erheischen. Die Einberufung einer ausserordentlichen Generalversammlung ist obligatorisch, wenn ein diesbezüglicher, von mindestem einem Drittel der stimmberechtigten Mitglieder unterzeichneter Antrag mit Angäbe der Tagesordnung vorliegt. Art.
  56. Alle dem Verein betreffenden Schriftstucke und Urkunden sind unter dem Titel « Sparverein der Gemeinde Vianden» auszufertigen, Art.
  57. Alle Veröffentlichungen und Einberufungen werden durch Anschlag zur Kenntnis der Mitglieder gebracht. E. Das Gesellschaftskapital und seine Anlage, Art.
  58. Das Gesellschaftskapital besteht aus :
  59. den wöchentlichen Beiträgen der Mitglieder ;
  60. den Privatschenkungen und Vermächtnissen;
  61. den etwaigen Staats- und Gemeindezuschüssen;
  62. den Zinsen der angelegten Kapitalien. Art. 34 Der Kassenvorrat darf in der Regel die Summe von 200 Fr, nicht übersteigen. Die verfügbaren Gelder sind jedesmal vor Ende des Monates, während welchem der Eingang bei der Kasse erfolgtf an die Staatssparkasse abzuführen wo dieselben bis zur Anlage in luxemburger Staatsrenten oder sonstigen, von der Regierung genehmigten öffentlichen WertpapierenoderGemeindeobligationen verbleiben, Jegliche Kapitalanlage anderer Art ist ausgeschlossen. Art. 35 Die Staats und Gemeindesubrachen, sowie sämtliche Privatschenkungen und Vermächtnisse dienen, falls die Schenkgeber nicht anders daruber bestimmen zur Bildung eines Reservefonds, welcher ausschließlich zur Deckung unvorhergesehener Verluste bestimmt ist, Der Reservefonds darf nur im Notfalle und gemäß einem Votum der Generalversammlung angegriffen werden. Die Zinsen desselben können zur Bestreitung der Verwaltungskosten dienen. Der Verkauf von Rententiteln oder die Behebung hinterlegter Gelder, welche zum Reservefonds gehören, müssen durch den Vorstand gutgeheissen werden, Jeder diesbezügliche Beschluß ist von der Vorstandsmitglieder zu unterschreiben. 656 Art,
  63. Die Geschäftsgelder dürfen zu keinem andern, als dem ausdrücklich in den Statuten angewiesenen Zwecke verwendet werden. Art.
  64. Alle aus dem Geschäftsbetrieb sich ergebenden Gewinne und Verluste werden den einzelnen Mitgliedern im Verhältnis zu ihren respektiven Einlagen in Rechnung gebracht. Die Verwaltungsmitglieder können für Verluste nur dann persönlich haftbar gemacht werden, wenn dieselben nachweisbar-statutenwidriger Kapitalanlage oder mangelhafter Aufsicht zuzuschreiben sind. F.. BIldung neuer Abteilungen, — Vorzeitige Auszahlung denBestandeseiner ganzen Abteilung. Art.
  65. Findet sich zu gegebener Zeit eine genügende Anzahl neuer Spurer vor, so wird für diese eine neue Serie gebildet. Jede Abteilung hat gesonderte Rechnungsführung, untersteht jedoch einer sämtlichen Serien gemeinsamen Verwaltung, Art.
  66. Die vorzeitige Auszahlung der Einlagen einer ganzen Serie kann nur dann erfolgen, wenn sämtliche Mitglieder in einer eigens zu diesem Zweck, wenigstens einen Monat im voraus einzuberufenden GeneralVersammlung einer derartigen Auszahlung durch schriftliche Erklärung zustimmen. Der diesbezügliche Beschluß schliesst keineswegs die in Art. 41 vorgesehene Auflosung und Liquidierung des Vereins in sich und darf mithin unter keinen Umständen den etwa vorhandenen Reservefonds uber das in Art. 35 festgesetzte Maß berühren, G. Statutenabänderung. — Auflösung und Liquidierung. Schlichtung etwaiger Streitsachen, Art.
  67. Jeder Antrag auf Abänderung der Statuten muß dem Vorstände unterbreitet werden, welcher bestimmt, ob demselben Folge( zu geben ist oder nicht. Eine Statutenabänderung ist nur durch eine Generalversammlung zulässig, welcheWenigstenseineWoche im voraus eigens zu diesem Zweck, mit ausdrücklicher Angabe der Tagesordnung zusammenberufen sein und aus mindestens drei Viertel der eingeschriebenen Mitglieder bestehen muß. Wird in einer ersten Versammlung diese Anwesenheitsziffer nicht erreicht, so wird in derselben form eine zweite Generalversammlung einberufen, welche endgültig entscheidet, ohne Rucksicht auf die Zahl der anwesenden Mitglieder. Die Beschlüsse dieser Versammlung müssen, um gültig zu sein, mit wenigstens drei Viertel der Stummen der anwesenden stimmberechtigten Mitglieder gefaßt und von der Regierung in der form gene(..)ungt werden, welche durch Art. 2 des Grossh, Beschlusses vom
  68. Juli 1891 (Reglement über die auf Gegen seitigkeit beruhenden Hilfskassen) vorgeschrieben ist, Art.
  69. Die Auflösung und Liquidierung des Vereins kann nur erfolgen gernäß den Bestimmungen des Art. 10 des Gesetzes vom
  70. und der Art. 7 und 9 des Großh, Beschlusses vom
  71. Juli
  72. Art.
  73. Streitigkeiten, sind schiedsrichterlich zu erledigen. Der Vorstand und die Gegenpartei bezeichnen je ein Mitglied des Vereins als Schiedsrichter. Sind die beiden Schiedsrichter geleilter Ansicht, so ziehen sie ein drittes Mitglied hinzu, dessen Entscheidung endgültig ist. Bei Nichteinigung über die Wahl des dritten Schiedsrichters entscheidet der Friedensrichter des Kantons Vianden Luxembourg, le 22 mai 1921 Le Directeur général de l'agriculture, de l'industrie et de la prévoyance sociale, R. DE WAHA. Luxemburg, den 22 Mai
  74. Der General-Direktor des Ackerbaus, der Industrie und der sozialen Fürsorge, R. de Waha. 657 Société de Lecture. ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE, lundi, le 30 mai 1921, heures du soir. Ordre du jour. 1° Présentation du bilan et du Compte de Profits et Pertes, arrêtés au 31 décembre
  75. 2° Emploi du solde disponible. 3° Renouvellement partiel du Conseil d'Administration et du Comité de surveillance, 4° Renouvellement de la Commission des vins et de la Commission de ballottage. 5° Fixation du droit d'entrée et majoration de la cotisation de membre, Pour le Conseil d'Administration, Le Président. Société Anonyme Luxembourgeoise pour la Fabrication d'Explosifs de Sûreté, Kockelscheuer, Conformément à l'art. 21 des statuts, Messieurs les actionnaires sont convoqués en ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ANNUELLE pour le samedi, 1 juin prochain, à trois heures, de l'après-midi, au siège social de la société. Ordre du jour : Présentation du bilan et du compte de profits et pertes, 1° 2° Rapport du conseil d'administration et des commissaires. 3° Approbation du bilan et du compte de profits et pertes. 4° Décharge à donner aux administrateurs et aux commissaires. 5° Nomination d'un administrateur et de deux commissaires. Luxembourg, le 15 mai
  76. Le Conseil d'administration. Société Anonyme Luxembourgeoise des chemins de fer et minières Prince Henri, Siège social: 1, Avenue de la Porte Neuve, Luxembourg, Les porteurs de Bons de Caisse de la Société sont informés de ce que le coupon n° 6, à l'échéance du 1er juin 1921, est payable, à partir de cette date, à raison de fr. 22,50, net d'impôt, aux banques suivantes : Banque de Bruxelles, à Bruxelles, Banque Internationale, à Luxembourg, Banque Générale du Luxembourg, à Luxembourg Société Luxembourgeoise de Crédit et de Dépôt, succ. de Werling, Lambert et Cie. à Luxembourg; (…) Schlesinger Trier et Cie, à Berlin (…) Blerch(…) er à Berlin, au cours du jours Victor Bück Luxembourg. Mémorial Memorial du des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogtums Luxemburg. Annexe au N° 38 de 1921 RAPPORT GENERAL SUR LA Situation de l'Industrie et du Commerce PENDANT L'ANNÉE
  77. Considérations générales. On a souvent appelé, et non sans raison, l'année 1920 et« l'année des désillusion», Et si les désillusions qu'elle nous apporta désillusions politiques, économique financières, sociales et morales étaient dans l'ordre naturel des choses prévues en quelque sorte, leur constatation n'est pas moins attristante, Jamais peut être il ne s'est produit un revirement aussi brusque dans un espace de temps aussi court que celui qui s'est produit dans les conditions du commerce en
  78. A l'effervescence, brève autant que violente a succédé avec une rapidité déconcertante la défervescence. Aujourd'hui, nous nous retrouvons en pleine crise. Les espoirs extravagants, hâtivement conçus, se sont évanouis. Les rélations, qu'on voulait et qu'on provait promptes, se sont dérobées. Apres les quelques mois, d'incertitude succédant à l'armistice, l'industrie se remettait résolument au travail. La demande était pour ainsi dire illimitée. Les stocks étaient épuisés. L'Europe manquait en général de tous les article les de premiere nécessité; en outre, fortunes insolentes qui s'étaient édifiées pendant la guerre avaient besoins s'employer et les produits de texte trouvaient preneurs autant que ceux de premiere nécessité. Il s'ensuivit une orgie des spéculation et les prix montaient à des niveaux alarmants. L'intempérance de la demande amena le déséquilibre des 2 otages. Les différents gouvernements européens, surpris par un état de choses qu'ils n'étaient pas en mesure de prévoir n i de tempérer, ne paraient au déficit que par des émissions de billets à jet continu, qui, en augmentant encore les moyens de paiement, faisaient croire à une richesse factice de la population, entraînant de nouveaux achats et en même temps accentuaient la hausse du change. Des deux facteurs qui établissent les prix, l'offre et la demande, un seul, l'offre, était stabilisé et faisait la loi à la demande toujours grossissante et prête à tout accepter. Pour pouvoir fabriquer et livrer à travers les difficultés causées non pas tant par la rareté, qui n'existait réalité que pour quelques produits, mais par les difficultés de transport et de main-d'œuvre, l'industrie se disputait les matières premières et la main-d'œuvre, sûre qu'elle était du placement de ses produits, La notion du prix de revient se perdait. La demande était toujours supérieure à l'offre et rien n'arrêtait la course échevelée des prix. Il est évident que dans ces conditions une réaction devait ne produire, La position devenait dangereuse. Les choses approchaient d'un point auquel, d'une part le capital ne pouvait plus fournir l'énergie nécessaire à la machine industrielle et, d'autre part, la production commençait à devenir trop coûteuse pour les consommateurs. En printemps 1920 déjà quelques signes avant-coureurs de la crise commerciale qui se préparait se faisaient jour à travers les apparences d'une prospérité solidement assurée. Le premier et le plus important fut la baisse des frets. L'élévation du change maintenait, il est vrai, à un prix très haut les produits d'outre-mer. Aussi la baisse des frets ne fut-elle pas seule à jouer: les besoins les plus pressants commençaient à être satisfaits. Concurremment avec les frets, les prix de toutes choses se mirent à baiser. Les nombres indices en font foi. L'index anglais, qui avait atteint son maximum en avril 1920 avec 266,1, était descendu à 239,9 à la fin d'octobre. L'index de New-York dont le maximum avait été de 20,87 en janvier 1920 tombait à 15,675, soit une baisse des prix de 25 %. Les cotons, les laines et les caoutchoucs baissaient à leur tour. Les produits métallurgiques suivaient le mouvement. La crise, en se propageant, atteignait tous les pays, Même les pays les plus riches en étaient sérieusement affectés. De gros stocks se trouvaient sur le marché; il y avait mévente et l'on cherchait à pousser aux exportations, Ce revirement devait jeter le désarroi parmi les industriels et les commerçants qui avaient accumulé de grands stocks, accepté de nombreux intermédiaires et engagé de la main-d'œuvre à des prix démesurés. Des diminutions de travail furent faites dans beaucoup d'usines, mais sans résultat. Le pendule commercial arrivé au bout de sa course revenait d'autant plus brutalement en arrière qu'il avait été plus loin. En automne on commença à décharger les stocks à des prix considérablement réduits, Il y a lieu d'insister cependant sur ce que la racine du mal n'est pas dans la surproduction mais bien dans la sous-consommation. Les consommateurs refusèrent et furent même incapables dans la plupart des cas de suivre le mouvement désordonné des prix. D'instinct, ils sentirent que l'édifice artificiel devait s'ébranler un jour. Les besoins, très réels, furent différés. Sous la hautise de la «vague de baise», les consommateurs évitaient systématiquement de les couvrir, 3 Et l'on peut dire que la compression artificielle de la demande fut certainement une des causes déterminantes de la crise. Envisagée plus spécialement au point de vue national, l'année 1920 offre les mêmes caractéristiques. Toutefois, les répercussions de la crise mondiale sur le Luxembourg ne sont encore exaspérées du fait de la situation particulièrement défavorable que le pays occupe au point de vue de la concurrence internationale. L'incertitude au sujet de nos destinées économiques, si elle ne permettait pan à la trop courte période de prospérité du commencement de l'année de prendre toute non ampleur, devait aggraver encore la crise. L'industrie et le commerce ne se développent normalement que dans une atmosphère de stabilité, propice aux longs espoirs et aux vastes pensées. Contraints de vivre au jour le jour dans l'insécurité du lendamain, ils végètent. Et ce n'est à proprement parler que la spéculation malsaine qui tire profit d'une situation instable, mal définie. Toutes nos industries, de rares exceptions près, vivent d'exportation, Comme le marché indigène ne leur offre guerre de ressources, L'isolement économique, en se prolongeant, devait leur causer de graves préjudices, Les marchés voisins, protégés pas des barrières douanières, se dérobaient, étaient difficiles à travailler. Il est vrai que le marché allemand, qui n'était fermé à nos produits après l'armistice, présentait de nouveau un certain intérêt pendant le dernier trimestre, mais ni le régime des importations en franchise de douane en vertu de l'art, 268 du Traité de Versailles créait. des facilités incontestables à nos exportations, le bas cours du mark ne leur permettait guère de donner leur plein effet. D'une manière générale, les approvisionnements en combustibles étaient encore assez difficiles pendant lu première partie de l'année et la main-d'œuvre, par suite du renchérissement inquiétant énervant surtout par sa continuité, du coût de la vie, ne cessait d'augmenter dans de très fortes proportions, La comparaisons de la production de notre principale industrie, la sidérurgie, avec la dernière année normale avant la guerre, soit 1913 fournit des constatations peu réconfortantes: 1913 1920 3.7074.390 t. Minerai de fer 7.333.372.t 692.935 2.517.861 Fonte 569.545 1.182.227 Acier Des constatations analogues, si nous suivons la voie douloureuse des comparaisons, pourront être faites pour les autres industries qui, à un degré, ont souffert de la pénurie des combustibles de la difficulté des approvisionnements de la cherté de la main d'œuvre, du change défavorablesainsique des difficultés sans nombre dont s'entouraient les exportations, Quelques-unes, et parmis les plus intéressantes ont végété péniblement, En dehors de la situation industrielle est survenue in question commerciale proprement dite, la questions de la vente, ou plutôt de la diminution de la vente, qui a affecté toutes les branches de l'activité industrielle aussi bien que le commerce de gros de détail, La cherté écartait les acheteurs car la capacité ne pouvait suivre le prix des choses. Il convient d'ajouter encoure que les prix de détail, loin de diminuer n'ont pas cessé d'augmenter 4 pendant une grande partie de l'année, prenant toujours une portion plus considérable des sommes dont les acheteurs pouvaient disposer. Et la légère baisse qui se dessinait timidement vers la fin de l'année n'a pas été suffisante pour la réadaptation de la capacité d'achat aux pris, Un fait qui a contribué dann une large mesure à la diminution des achats et par conséquent dos commandes et de la production, c'est l'annonce de la baisse. Quand même celle-ci n'aurait pas dû se produire, et elle s'est produite pour un certain nombre d'articles, elle aurait déjà suffi pour arrêter les acheteurs qui se réservaient outre mesure. D'autre part, la question monétaire et l'instabilité notre situations financière ont pesé lourdement sur nos transactions commerciales pendant l'année écoulée. Si l'on tient compte du mouvement de nos échanges avec la Franco et la Belgique et du taux moyen de l'agio, on peut constater facilement que l'infériorité de notre change a dû nous causer à nouveau des pertes très considérables, lesquelles évidemment se reflètent sur le coût de la vie. Le tableau dos cours moyens approximatifs des francs français et belges à Luxembourg fait ressortir la situation fâcheuse dans laquelle le consommateur luxembourgeois se trouve placé par le fait de la dépréciation du franc national; il forme eu même temps un des meilleurs arguments qui militent on faveur de la conclusion d'une union économique: Année 1920 Francs français Francs belges 107,90 106,75 Janvier 100,125 107,30 Février 104,90 107,55 Mars 103,50 108,75 Avril 102,50 Mai 107,50 105,375 Juin 100,875 106, Juillet 100,375 106,625 100,25 Août Septembre 100,375 106,35 Octobre 106,25 100,50 Novembre 100,65 100,925 Décembre 101,125 106,95 Il est vrai que la crise et la forte, diminution de nos exportations ont contribué également dans une certains mesure à la dépréciation de notre change, Main la raison principale en réside dans notre système monétaire même qui, manquant de toute base sérieuse, est le plus grand obstacle à l'amélioration de notre crédit à l'étranger, déjà si peu reluisant par suite de l'état actuel de nos finances. Si la valeur intrinsèque de notre franc actuel est égale pour le moins à celle du franc français ou belge, on ne doit pas perdre de vue que notre circulation fiduciaire trop considérable pour le pays — n'est couverte n i par de l'or ni par des avoirs à l'étranger. La seules couverture que l'État puisse y affecter est fournie par les 200 millions de marks que l'Allemagne nous a laissée pour compte et que nous ne parvenons toujours pas à nous faire rembourser, Et cette garantie est vraiment insuffisante si l'on envisage le taux actuel du change allemand. La question de savoir sur quelle base nos Bous de caisse seront remboursés par le Gouvernement 5 n'est également pas élucidée car nous ignorons toujours si l'échange se fera au pair contre des francs belges le jour où l'union économique avec la Belgique entrera en vigueur. Il ne faut pas oublier, en outre, qu'une meilleure balance commerciale ne pourrait, provoquer, à elle seule, une amélioration sérieuse et durable de notre change, notre, balance financière, dont tout contrôle est pour ainsi dire impossible, pesant trop défavorablement sur nos échange avec l'étranger. En effet, par suite des circonstances diverses, et notamment de leur abondance, les capitaux seront forcés de prendre en grande partie le chemin de l'étranger, le placement dans le pays étant ou bien trop instable ou trop peu rémunérateur en général Toutes ces raisons expliquent suffisamment le fait de l'infériorité du pouvoir d'achat de notre unité monétaire actuelle hors du pays, Aussi non pouvoirs assumeraient-ils une grave responsabilité en laissant subsister le système monétaire dont nous Sommes dotés et qui nous a déjà occassionné de si lourdes pertes, car, ni économiquement ni financièrement, le pays ne peut, recouvrer sa prospérité dans. l'isolement où il se trouve depuis la dénonciation de l'union douanière avec; l'Allemagne. Que pouvons nous augurer de l'avenir? La soudaineté de la crise a déconcerté la plupart des intéressés, Sa généralité effraie. Toutefois la crise sera un acheminement vers l'équilibre, Elle préparera le retour à des prix qui, sans être ceux d'avant-guerre seront quand même plus rapprochés de la véritable valeur des choses. Depuis l'armistice nous avons vécu dans un équilibre économique absolument. faussé par l'impossibilité ou les lois générales ont été jouer, Il en est résulté prospérité artificielle : les peuples d'Europe alors sont crus riches alors qu'ils sont désespérément pauvres, et c'est seulement aujourd'hui que nous allons nous retrouver devant la réalité des faits. Travaux de la Chambre de Commerce. Parmi les questions que la Chambre de commerce a traitées en 1920, nous signalons particulièrement celles qui suivent : Protection de l'industrie indigène. En vue de documenter le Gouvernement sur les mesures prendre pour la protections de l'industrie indigène, la Chambre de commerce avait en février, par un communiqué à la presse, invité les intéressés à lui faire connaître leurs désiderata au sujet des licences d'importations,et éventuellement, les droit d'entrée à proposer. Des heures furent demandées pour les ardoises les ciments, les explosifs les tissus, le produit réfractaires, les briques (…), les articles de brosserie, les cirages, les bouchons en liège, fours à vapeur et articles analogues. La discussions de résultat de cette consultation est venue collaborer encore la manière de voir de la Chambre sur l'efficacité des mesures envisagés dans les derniers temps pour remédier aux conséquence fatale de notre isolement douanier. Pour combattre le marasme économique dans lequels les force vives du pays menacent de s'enlizer il faut une mesure radicale, décisive. La Chambre n'a d'ailleurs qu'une confiance très limitée dans l'efficacité de ces propositions: elle n'y voit que des expéditions Aux maux dont nous souffrons il n'y a qu'un remède: la réalisation de l'union économique que la Chambre de commerce ne cesse de réclamer depuis l'armistice et qui semble toujours se dérober. 6 A la date du 3 octobre, la Chambre a présenté une autre requête concernant les travaux d'impression. Elle a signalé au Gouvernement qu'une série de consommateurs luxembourgeois, voulant profiter du bas cours du mark, pansent leurs commandes de travaux d'impression à des maisons allemandes. Ainsi des périodiques subventionnés par le Gouvernement et des livres classiques de la Fédération des instituteurs seraient imprimés en Allemagne. Cet état de choses, ajoute lu Chambre, est d'autant plus à regret ter qu'à l'heure actuelle le degré d'occupation dans l'imprimerie laisse certainement à désirer et que des chômages, partiels sont à prévoir. Elle estime qu'il y aurait lieu d'accorder à cette branche la même protection dont elle jouit en France et on Belgique ou les imprimés sont soumis à un droit d'entrée de respectivement 84 et 36 fr. et propose au Gouvernement un droit d'entrée de 50 fr. par 100 kg. Importations de luxe. Sur l'invitation du Gouvernement, la Chambre de commerce a procédé à un nouvel examen de la question de la prohibition des importations de luxe en vue du raffermissement de noire change. La Chambre rappelle son premier avis sur cette question. Elle y convient qu'en théorie la mesure semble appelée à diminuer nos engagements envers l'étranger qui naissent des achats d'objets de luxe et de marchandises similaires, que, de plus, il ne s'agit que de l'interdiction de superfluités qui flattent l'amour propre, la vanité ou les dispositions frivoles de l'esprit et des sens, de sorte que, au point de vue économique, il n'y a rien à y objecter. Mais, conclut son premier avis, la question est autre. Elle se résume en ceci: Le but que pour suit le Gouvernement, de raffermir notre change sur l'étranger, pourra-t-il être réellement atteint ? La Chambre ne le croit pas. Les articles de luxe sont pour la plupart des articles présentant une valeur élevée par rapport à leur volume. Leur introduction en contrebande est donc extrêmement facile. Et comme elle promettrait de plus un beau bénéfice, une diminution des importations de luxe n'est pas à prévoir. Le commerce des articles prohibés passerait dans les mains des mercantis dont quatre années de guerre ont perfectionné l'éducation et stimulé l'audace, Il n'y a donc à attendre de cette mesure nulle amélioration de notre balance des paiements. Ce serait un coup d'épée dans l'eau. Un pays tout en lisière comme le Grand-Duché n'est pas à même d'assurer une surveillance efficace de ses frontières, Les années de guerre l'ont prouvé surabondamment, L'avis de la commission spéciale chargée d'examiner la question à son tour, tout en étant moins catégorique, se montre également fort sceptique à l'endroit des résultats à attendre de la prohibition des importations dites de luxe Le nouvel examen auquel la Chambre a procédé n'a apporté aucun élément d'appréciation de nature à modifier son premier avis, Licences d'exportations. Sur l'initiative de plusieurs firmes intéressées, la Chambre de commerce a été amenée à proposer le 20 avril au Gouvernement des modifications au régime des licences d'exportation. La Chambre tient à constater que dans certaines branche d'industrie la production dépasse considérablement les besoins d u pays. Le surplus de l a production d o i t être écoulé sur les marchés 7 étrangers: il sert à régler nos importations, Parmi les articles qui alimentent ainsi non exportations, il y a lieu de citer, entre, autres, les meubles, les gants, la brosserie, les machines, les tabacs, etc. Dans tous ces articles l'approvisionnement du pays est largement assuré et il n'est pas à prévoir qu'ils viennent à manquer, On peut ne demander alors si le régime actuel des licences d'exportation doit être maintenu intégralément et si, d'une manière générale, il ne semble pas indiqué de rendre l'exportation libre pour tous les articles qui se fabriquant ici en quantités dépassant les besoins de la consommation intérieure, Seraient appelés à bénéficier de cette liberté en tout premier lieu les articles énumérés plus haut, La Chambre estime encore que l'intérêt bien compris des consommateurs semble réclamer cette modification, En débarrassant l'industrie de toutes les entraves inutiles et en lui permettant de travailler à plein rendement, on la met en mesure de diminuer le prix des produits. Taxes d'exportations. La Chambre de commerce a présenté le 27 mai l'avis suivant sur le projet de loi ayant pour but d'autoriser le Gouvernement à percevoir des taxes d'exportation sur la production indigène; Le projet du Gouvernement vient à un moment où l'industrie est aux prises avec des difficulté de toutes sortes, causées par l'insuffisance des approvisionnements, la désorganisation des transports, l'instabilité des changes et le plus complet désarroi social qui se soit jamais vu, auxquelles s'ajoute encore l'imprécision de notre situation politique et économique internationale. Fortement handicapée déjà au point de vue de la concurrence sur le marché mondial, notre industrie aurait à supporter des charges supplémentaire du fait des taxes d'exportation, qui ont déjà reçu un commencement d'exécution depuis le 1er mai. Ausentimentunanimedelade C h a m b r e de commerce, la mesure envisagé par le. Gouvernement présente une gravité exceptionnelle. Les luxes d'exportations, dans leur essence même, constituent un expédient fiscal que les économistes condamnent à juste raison. « Les taxes à l'exportation sont, en principe mauvaises, dit Leroy-Beaulieu (Science de finances), au moins quand elles portent sur des marchandises pour ta production desquelles le pays n'a pas un avantage marqué, une sortie de monopole naturel. Sauf dans ce dernier cas, les droits à l'exportations empêchent l'agriculture ou l'industrie indigènes d'air teindre tout les développement dont elles seraient susceptibles de s'assurer un large débouché sur les marché du dehors», Peut on affirme sérieusement que le Luxembourg, détient un de ces monopoles? Le minerai de fer, auquel on pourrait songer ici, ne présente toujours pas ce caractère. A l'heure actuelles, nos minettes ont les plus grandes difficultés à soutenir la concurrence et de n'est que grâce à leurs prix relativement bas que les exploitants peuvent continuer encore l'extraction. En présences de la cherté des transports et des cokes, les usines étrangères qui se fournissaient dans notre basin minier préfèrent les minerais riches de Briey, plus avantageux au point de vue des transports et de leur traitement, L'industrie luxembouregeoise, de son coté, est, avant tout, une industrie d'exportation qui ne peut se confirmer sur le marché indigène. Notre industrie doit travailler le marché mondial, affronter 8 alors la concurrence des autres pays producteurs. Sans exportation, elle étoufferait entre nos frontières trop étroites. Au point de vue de la concurrence sur le marché mondial, notre grande industrie nous parlons ici en tout premier lieu de l'industries du fer, car c'est elle qui a été frappée la première par le décret du 29 avril — est on assez mauvais posture. Parmi les facteurs qui pèsent sur son prix de revient, nous citerons le prix de faveur auquel elle doit relaisser les scoties Thommas, la marche irrégulière de la production ainsi que les charges sociales qui dépassent sensiblement celles des usines françaises ou belges. L'allure des approvisionnements en combustible lui donne une franche infériorité vis-à-vis de la concurrence français ou belge, A ajouter que, pour suppléer aux insuffisances des arrivages de charbons français ou belges, les usines doivent recourir aux charbons anglais qui reviennent à 500 fr. la tonne environ. Cette infériorité s'affirme encore du fait des droits de douane prohibitifs auxquels se heurtent nos produits sidérurgiques, spécialement à leur entrée En France, et qui sont p. ex. de 50 fr. pour les aciers et n'élevant jusqu'à 270 ,300 fr. pour les fers de construction. Le prix de revient actuel des usines luxembourgeoises ne laisse, aujourd'hui, qu'une très faible marge de succès sur le marché mondial, A ce prix de revient, les taxes d'exportation viennent ajouter un élément nouveau qui doit détruire les prix les mieux établis et désorienter complètement l'industrie qui sera dans l'impossibilité de conclure de nouveaux marchés, Ce que nous disons de l'industrie sidérurgique, n'applique, et à plus forte raison, aux moyennes et petites industries. Ces industries ont à lutter actuellement avec des difficultés insurmontables sur les marchés étrangers. Citons p. ex. la fonderie, très gênée déjà dans ses approvisionnements à l'intérieur, qui doit acquitter jusqu'à 360 600 fr. à la tonne pour la toute mécanique à son entrée en France. Il s'agit icid'entreprisemodestes, comme les ateliers, les diverses industries du bâtiment, le floriculture etc., incapables de supporter longtemps une crise, En les frappant d'une taxe d'exportation, c'est-à-dire on les privant du marché étranger, la plupart d'entre celles seront réduites au chômage. La thèse que c'est l'acheteur, c'est-à-dire l'étranger, qui paye la taxe est trop spécieuse, Elle ne se soutient guère. La taxe, dans ses ultimes conséquences, se traduit par une augmentation correspondante du prix de revient du produit. A l'argument que l'Allemagne nous donne l'exemple des faxes d'exportation il y a lieu d'opposer que les taxes allemandes sont destinées essentiellement à enrayer les achats extravagants auxquels l'étranger se livrait à la faveur du bas cours du mark, Ces taxes sont une mesure de protection: elles procèdent de considérations économiques; elles sont destinées à compenser la différence entre le prix intrinsèque allemand et le prix mondial Aujourd'hui que le cours du mark s'est amélioré, les taxes forment un empêchement aux exportations qui sont devenues nulles, et l'on songe très sérieusement à les abolir. Une anomalie qui frappe dans l'arrêté du 20 avril, c'est la disproportion entre la taxe du minerai et celles des fontes, fers et aciers et qui est en défaveur de la production industrielle nationale Alors qu'une tonne de fonte exportée en Belgique est frappée d'une taxes de 40 fr., le minerai luxembourgeois nécessaire à la production d'une tonne de fonte en Belgique, en admettant 3½ tonnes 9 de minerai pour une tonne de fonte, n'acquit tarait que 3.50 fr. Le jeu des taxes établi depuis le 1er mai confère à l'usine belge importatrice de minerai luxembourgeois un avantage de 40 3.50 36.50 fr. sur usine luxembourgeoise exportant de la fonte en Belgique, La Chambre de commerce, vivement émue des conséquences inévitable de la mesure envisagée, engage très instamment le Gouvernement il abandonner son projet dont il serait difficile, d'examiner en ce moment toutes ces répercussions sur l'activité nationale, mais dont les effets seraient franchement désastreux. En ce moment même, le Gouvernement examine une série de mesures propres à relever le cours du franc luxembourgeois, La seule mesure vraiment efficace serait de stimuler l'activité industrielle, de favoriser les exportations, d'augmenter, en un mot, l'actif de notre balance den paiements. Or, ce serait précisément un des premiers effets des taxes proposées de faire baisser le volume des exportations et, parallèlement, le cours du franc luxembourgeois, Les taxes d'exportation sont destinées à couvrir le déficit sur le prix de vente du pain. Si la Chambre approuve l'idée de continuer la fourniture du pain au prix actuel aux classes laborieuses et peu aisées, il lui semble inadmissible que quelques industries fassent, à elles-seules, les frais de cette générosité collective, Elle s'expliqua difficilement encore pourquoi certaines branches de l'activité nationale soient mises à contribution au-delà de leurs forces pour faire l'aumône du pain à bon marché à une foule de gens riches ou aisés. La création de nouvelles ressources s'impose évidemment pour compenser le déchet sur le prix du pain. Mais comme cette générosité profite à tous indistinctement, il n'est que justice que tous participent dans les frais dans la mesure de leurs moyens. La Chambre donne à considérer alors au Gouvernement s'il ne convenait pan de couvrir le déficit sur la vente du pain par une supertaxe de l'impôt sur le revenu, L'exemple de la Belgique nous prouve, au demeurant, qu'une solution rationnelle du problème du pain n'est pas impossible, Tableaux inscrits du commerce extérieur, A la date du 1 février la Chambre a présenté au Gouvernement la requête suivante; La Chambre l'impression que depuis quelques temps, la balance du commerce s'est déplacée nettement en faveur du Grand Duché, Le mouvement des exportations a gagné ampleur: les expéditions de fers, de bois d'œuvre, de matériaux de construction de toutes sortes, sont assez; considérables, et; à l'heure actuelle, le total des exportations doit être supérieur aux importations, En présence de ce fait, le cours du franc luxembourgeois s'explique difficilement; alors que la balances des paiements, corollaire de la balance du commercer, est certainement en notre faveur, le change nous reste toujours défavorable. La Chambre suppose que l'ignorance dans laquelle l'étranger est du mouvement de nos échanges doit être pour quelque chose dans cette situations. Elle estimes, de plus, qu'on aurait tort d'abandonner l'amélioration du franc au libre jeu des transactions commerciales, Le pays est trop petit pour s'imposer à l'attentions des marchés voisins et le volume de ses affaires n'est pas assez puissant er pour décider un revirement énergique, incisif. 2 10 D'où la nécessité d'éclairer l'étranger sur notre situation véritable, d'appeler à notre secours l'éloquence des chiffres, de faire, en un mot, de la réclame en faveur du franc luxembourgeois. Le réclame la plus suggestive et la plus efficace, au .sentiment de la Chambre, serait de publier chaque mois, à l'instar de ce qui se fait dans d'autres pays, en Belgique p. ex., un tableau de notre commerce extérieur. Elle est persuadée que cette publication opérerait non seulement un prompt revirement du change, mais contribuerait à donner au franc luxembourgeois la place à laquelle il a le droit de prétendre. La Chambre a donc émis à l'unanimité le vœu suivant: Plaine au Gouvernement ordonner la publication d'un tableau mensuel des importations et des exportations en vue de l'amélioration de notre change sur l'étranger. Avoirs du marks. Sur la question des avoirs en marks, la Chambre de commerce a présenté le 1er février la requête ci-après: Notre Chambre croit savoir qu'en Suisse la grosse question des avoirs en marks vient d'être réglée de la manière suivante: Pour permettre aux établissements industriels et financiers de dresser leurs bilans annuels, une loi spéciale, publiée tout récemment, les autorise à amortir ces avoirs en 20 ans. Une mesure analogue paraît n'imposer chez nous. Le Gouvernement n'ignore pas que cette question intéresse au plus haut point nos milieux industriels et financiers Il y aurait lieu de faire remarquer à ce sujet qu'en Suisse les avoirs en marks ont leur origine, surtout dans, des affaires de spéculation, tandis que, chez nous, ils sont le résultat naturel et logique, forcé en quelque sorte, de notre situation spéciale vis-à-vis de l'Allemagne, de l'union douanière et du caractère officiel du mark. En attendant une prochaine solution de la question, la Chambre de commerce a donc l'honneur de proposer au Gouvernement un règlement dans le genre de celui qu'il trouvé la Suisse, c'està-dire de faire voter une loi autorisant les établissements industriels et financiers d'amortir leurs avoirs en marks en 30 à 40 ans pour les mettre, en mesures de dresser leurs bilans annuels. Elles attache une importance réelle à la prompte solution de cette questions. Impôt sur le chiffre d'affaires. Au sujet de l'avant-projet de loi portant création d'un impôt sur le chiffre d'affaire, la Chambre de commerce a présenté, à la date du 4 juin, l'avis suivant: La Chambre croit ne pouvoir formuler aucune objection contre le principe même de la loi, d'autant plus que l'impôt sur le chiffre d'affaires estes ntiel mentun impôt à incidence et qu'il a pour objet la création de nouvelles ressources dont l'État ne saurait se passer Quant aux personnes assujetties, la loi a pour effet, en limitant l'impôt à toutes les personnes qui, habituellement ou occasionnellement, achètent pour revendre, d'écarter les agricultures. Elles établit ainsi un privilège en faveur d'une branche de notre activité nationale, favorisée déjà en ce sons que, pour une série d'articles nécessaires à la vie, elle peut se suffire à elle-même. Il est permis de se demander si cette exonération est réellement justifiée. La conception ancienne de la pro- 11 duction agricole a disparu. L'agriculture, en s'industrialisant, fait appel aux méthodes techniques et commerciales de l'industrie, aux collaborations les plus diverses, et une ferme moderne ne doit pas différer sensiblement d'une usine. La Chambre exprime ensuite le désir voir exonérer les marchés en couru au moment de la promulgation de la loi, Elle relève enfin un argument invoqué dans l'exposé des m o t i f s auquel les récentes mesures prises par le Gouvernement ont enlevé sa valeur. L'exposé, en affirmant que «le prix de revient de nos produits sidérurgiques est inférieur à ceux de la Lorraine qui seuls entrent en concurrence avec les nôtres, ne tient évidemment pas compte des taxes d'exportation dont nos produits sont frappés depuis le 1er mai et qui ont déplacé fortement la balance en défaveur de la métallurige luxembourgeoise. A la date du 21 septembre, la Chambre a présenté encore sur cette question, des desiderata complémentaires: Alors que la loi française du 25 juin dernier assujettit à l'impôt toutes les importations, mais en exemptant les objets et marchandises exportés, le projet luxembourgeois frappe indistinctement les importations et les ventes à l'exportation, L'exposé des motifs fournit à ce sujet les explications suivantes: « Les importations seront à taxer pour établir un équilibre den charges entre elles et la production indigène, Les exportations ne seront non plus exonérées: Nous n'avons pas les même motifs que la France pour décréter une exemption pareille qui anéantirait d'ailleurs, en grande partie, le rendent fiscal du projet». Cette double taxe, qui doit être acquittée, une fois à l'importation, une seconde foin à la vente, et qui est appelée à accentuer encore l'état. d'infériorité de l'industrie luxembourgeoise vis-à-vis de la concurrence mondiale, préoccupe au plus haut point les établissement intéressés. Le Gouvernement ne doit pas ignore que notre industrie, par suite d'une série circonstances diverses est fortement handicapée dans la lutte avec la concurrence étranger. Dans notre avis du 27 mai sur le projet de loi concernant les taxe d'exportations, nous avons fait déjà un exposé des difficulté de l'heure présente. L'industrie luxembourgeoise, disons nous en substance, est, avant tout, une industrie d'exportation qui ne peut se confirmer sur le marché indique. Notre industrie doit travailler le marché mondial, Sans exportation, elle étoufferait entre nos frontières trop étroites. Au point de vue de la concurrence sur le marché mondial, notre grande industrie, la métallurgie, est en assez, mauvais posture, Parmi le facteurs qui pesent sur son prix de revient, nous citerons le prix de faveur auquel elle doit rélaisser le côtiers Thomas La marche irrégulière de la production ainsi que les charges sociales qui dépassent sensiblement celles de usines françaises et belges, L'allure irrégulière des approvisionnement en combustibles et surtout La taxe de péréquation sur les charbons qui grève les produits finis d'environ 200 fr. par tonne lui donnent une franche infériorité, Cette infériorité n'affirme encore du fait des droits de douane presque prohibitifs auxquels se heurtent nos produit, sidérurgique, spécialement à leur entrée en France. Il y a lieu d'ajouter que ce prix de revient, que ne laissait déjà à nos usines qu'une très faible marge de succès sur le marché mondial, s'est grossi d'un élément fiscal la taxe d'exploitation. La plupart de ces arguments s'appliquent, à un degré variable aux moyenne et petites industries, qui, toutes, souffrent plus ou moins des approvisionnement insuffisante et de la cherté 12 des combustibles, des difficulté à l'importation dans les pays étranger et des charge sociales. Chez quelques-unes l'injustice économique de la double taxation apparaît avec une netteté particulièrement convaincante. A titre d'exemple nous choisirons la ganterie. Cette industrie, qui doit lutter actuellement contre des difficultés presque insurmontables, qui tire tout ce qui sert à la fabrication de l'étranger et réexporte toute sa fabrication, devrait acquitter deux fois l'impôt, une fois à l'importation sur la totalité des matières premières et produits accessoires, une seconde fuit, sur la totalité de la production. A l'encontre du principe que nous avons trouvé jusqu'ici à la base de tout régime douanier, de laisser entrer en franchise les matières premières nécessaires à l'industrie en vue d'encourager et de stimuler l'activité nationale, le fine luxembourgeois se propose de frapper d'une taxe uniforme les importations et les exportations Alors que la loi française procède incontestablement d'un certain libéralisme économique, notre projet s'empreint d'un caractère franchement anti industriel. Si nous n'avons pas les mêmes motifs que la France pour décréter l'exemption des ventes à l'exportation, soit de faire rentrer par tous les moyens des devises étrangères il y a pour nous une raison impérieuse, absolument décisive qui domine la question; l'existence même de noire industrie qui, handicapée par un prix de revient excessif, désavantagée au point de vue des transporta, traquée par des mesures sociales, se débat au milieu des plus cruels embarras et ne peut envisager l'avenir sans de graves appréhensions. La Chambre de commerce croit de son devoir d'appeler l'attention toute particulière du Gouvernement sur les conséquences inévitables de la mesure projetée. Elle le prie d'abandonner la double taxation, en exemptant, comme l'a fait la loi française, les exportations En toute hypothèse, la taxe perçue sur les matières premières à leur entrée devrait être restituée au producteur lors de la sortie des produits fabriqués. Cette ristourne constituerait le minimum de protection que notre industrie semble en droit de réclamer, La Chambre a soumis encore, à la date du 30 décembre, un desideratum, négligé jusqu'alors, qui se dégage des négociations avec la, Belgique en vue de la conclusion d'une union économique: A la base d'une union économique se trouve l'égalité des conditions économiques conditions de production, de travail, d'échange - dans les pays contractants, La Chambre se demande si le projet d'impôt sur le chiffre d'affaires tient suffisamment compte de cette considération. Les exportations luxembourgeoise en Belgique auraient à supporter l'impôt sur le chiffre d'affaires, tandis que les exportations belges vers le Luxembourg en seraient exonérées, Cette inégalité de traitement, tout en mettant l'industrie luxembourgeoise en étal d'infériorité vis-à-vis de la concurrence belge, serait manifestement contraire à l'esprit même de l'union à conclure entre les deux La Chambre prie le Gouvernement de bien vouloir tenir compte de ce desideratum lors de la discussion de l'impôt sur le chiffre d'affaires ainsi que dann les négociations avec la Belgique. Réformefiscaleetfinancière. La Chambre a présenté le 8 octobre les desiderata suivants sur le programme fiscal et financier élaboré par le Gouvernement ; 13 La Chambre n'a qu'à féliciter le Gouvernement pour les excellents principes exposés en tête de la réforme: permanence du bilan budgétaire, réalisation d'un maximum d'économie, limitation des dépenses nouvelles à celles qui sont absolument indispensables, et dont la stricte application serait un gage précieux pour notre avenir financier et économique. Sans vouloir se livrer à de stériles critiques nur les grosses dépenses auxquelles les pouvoirs ont été entraînés sous la pression des événements, et qui n'auraient d'ailleurs qu'un intérêt rétrospectif la Chambre estime qu'il faut porter ses regards en avant et préparer l'avenir, un avenir stable, assuré, A cet effet, les pouvoirs n'ont qu'à marcher dans la voie, que le Gouvernement vient de tracer en tête de son exposé de la réforme financière et fiscale. La Chambre ne rend volontiers compte que, dans les graves conjonctures actuelles, le fise doit aviser à des ressources nouvelles pour apurer l'héritage néfaste des années de guerre et jeter les bases des budgets futurs. Elle se demande seulement ni le vaste et intéressant programme élaboré par le Gouvernement correspond dans toute son ampleur aux besoins nouveaux et s'il ne suffira pas de quelques uns des impôts proposés pour rétablir l'équilibre budgétaire. Partant de cette idée, elle croit qu'il serait prématuré de ne livrer den à présent à un examen de l'ensemble de la réforme projetée, Elle désirerai cependant être saisie en temps utile des d i v e r s projets séparés intéressant l'industrie et le commerce qui la composent, Sur la question de l'impôt sur le chiffre d'affaires elle s'est déjà prononcée dans son avis du 4 juin, complété par un avis supplémentaire du 2 septembre, La Chambre croit devoir se borner pour le moment à signaler au Gouvernement les desiderata ci après qui se sont dégagés de l'examen du projet: a) Abolition du secret professionnel des banques. Au cours de la séance de la Chambre des députés du 9 juin denier, l'abolition du secret professionnel des banques a été effleurée dans la discussion. La Chambre tient à souligner à cette occasion la justesse du point de vue défendu par le Gouvernement, à savoir que l'abolition du secret de banques provoquerait d'exode tous les capitaux.Il ne faut par perdre vue que le territoire Grand Duché est très exige, qu'il suffit d'une heure en chemin de fer pour mettre la frontière entre soi et le fise, et les contribuables auraient vite pris. leur parti de placer les capitaux à l'étranger, dans les succursales de nos établissements de crédit, soit à Arlon, soit à Langwy, soit à Thionville Ce ne serait donc pas le fise luxembourgeois qui bénéficierait d'une parcelle mesure, mais tout plus le fise étranger. Si nous chassons ces capi- aux du pays, nous entrerons évidemment à nos banques l'occasion de réaliser des bénéfices sur la manipulations de ces fonds. Loin d'atteindre le but que nous voulons atteindre, nous diminuerons donc les recettes du fise. b) impôt sur les valeurs mobilières. L'impôt projeté sur le revenu des valeurs mobilières fait appréhender une double impot (..)itons. Au entiment de la Chambre il serait excessif de frapper encore d'un impôt luxembourgeois les valeurs qui ont déjà imposées à l'étranger, En tout cas le Gouvernement devant veiller à éviter une double imposition qui réduirait singulièrement le revenu des valeurs mobilière et constitueront une charge intolérable pour les porteurs. 14 Proposition de loi réservant aux victimes du travail ainsi qu'aux travailleurs âgés de plus de 45 ans certains postes de travail dans les entreprises industrielles et commerciales, Sur cette question la Chambre a présenté à lu date du 3 octobre l'avis suivant ; Si le principe même de la loi « A chacun le travail selon ses forces » s'inspire d'une saine logique économique et sociale et doit, au sentiment de notre Chambre, dominer l'organisation industrielles il nous semble indiqué toutefois d'examiner attentivement l'opportunité d'une intervention législative dans le sens proposé. L'entrepreneur, dans toute entreprise bien dirigée, a un souci constant de l'emploi judicieux et efficace de toutes les forces qui concourent à la production, Bon intérêt bien compris lui ordonne de mettre toujours «the right man on the right place», de réserver les postes difficiles et fatigants à des hommes parfaitement au niveau de leur, tâche, de n'employer les ouvriers à capacité limitée qu'à des tâches correspondant à leurs moyens, de chercher, en un mot, à adapter dans la mesure du possible les forces ouvrières aux divers emplois de façon à leur faire produire un maximum de rendement. La productivité de l'industrie est à ce prix. Aux invalides l'entrepreneur réservera les postes les plus faciles. Ainsi le veut l'organisation industrielle, L'emploi d'ouvriers à capacité limitée à des postes au-dessus de leurs forces serait un acte de sabotage de sa propre production de la part de l'entrepreneur. Notre Chambre n'a pas connaissance que des abus réels ne soient produits à ce sujet, Elle croit savoir que les cas qui méritent quelque intérêts sont réglés invariablement par l'entremise de l'assurance-accident à la satisfaction des intéressés. La limitai ion de l'âge du plein rendement des ouvriers à 45 ans, que nous rencontrons ici pour la première fois, ne semble reposer sur aucune donnée scientifique. La machines humaine, assimilable en tant que machine à transformer la force, à une machine compliquées et extrêmement complexe, échappe à la précision dos mesures, et, dans sa mobilité continue, ne se laisse pas enserrer par une formule arbitraire. Et quoique la capacité de travail varie avec les individus, la durée et le genre de l'occupation, il est reconnu, qu'on principe, un ouvrier de 45 ans est dans la plénitude de ses forces, Rien ne justifie alors cette limitation qui, à ce que la Chambre croit, n'existe nulle part ailleurs, L'art. 10 de la proposition abandonne au Directeur général afférent la fixation d'un minimun de salaire pour chacun des postes de travail réservés. Il accorde ainsi au Gouvernement une action indirecte sur la formation des salaires en général, car il est à prévoir que le type de salaire créé pur le Gouvernement servira de point de repère pour la fixation des autres salaires. Une autre considération, assez curieuse, ne dégage de l'étude de la proposition. En cas de chômage partiel, l'entrepreneur devra nécessairement laisser occupés ces poules de travail qui sont fixés officiellement. Alors qu'il lui est loisible de congédier les ouvriers valides, il devra garder tous les hommes à rendement limité. En résumé, la réglementation proposée ne paraît correspondre à aucune nécessité et il serait difficile de lui reconnaître aucune valeur économique au sociale. Elle formerait un nouvel anneau dans la chaîne des entraves que le législateur apporte au développement de l'industrie. Superflue 15 ou gênante, elle ne semble tendre qu'à un but : créer des embarras à l'industrie, qui étouffe déjà sous le poids des règlements plus ou moins vexatoires que lui imposent les caprices politiques. Notre Chambre ne saurait assez mettre les pouvoirs en garde contre les expériences politicosociales qu'on multiplie à l'envi dans les derniers temps et qui portent un caractère franchement anti-économique, Elle tient encore à rappeler au Gouvernement que l'heure semble particulièrement mal choisie pour doter le Grand-Duché d'une règlementation essentiellement nationale du travail Au moment même où nous examinons la question de l'union économique à conclure., nous ne devons surtout pas perdre de vue que l'égalité des conditions du travail forme, avec la liberté des échanges, la base de cette union. La réglementation nationale du travail, outre qu'elle est parfaitement inutile, risquerait de devenir fort gênante demain. Minières. La statistique de production établie par l'Administration des Mines (voir pages 18 et 19) renseigne pour 1920: Bassin d'Esch. Bassin de Bassin de de Differd. Pétange Rumel. Dudel. 1580 1275 Totaux. 1035 Nombre des ouvriers occupé. 3890 Production totale 1.901.371 1.589.401 1.213.618 3.704.390 La production moyenne par ouvrier ressort à 952,3 tonnes d'une valeur de 9707 fr. environ, La comparaison avec les chiffres de la production de l'année précédente donne les résultats suivants: Année
  79. Année
  80. 3890 Nombre des ouvriers occupés 3660 Production totale 1.3.704.390 1.3.112.472 fr. 37.997.000 Valeur de la production fr.25.366.616 10.
  81. Prix moyen par tonne 8.15 27.453.900 Salaires et traitements payés 16.906.850 Les premiers mois de l'année 1920 n'étaient point défavorables pour nos minières, mais la crise qui commençait à se dessiner au printemps déjà sur le marché sidérurgique et s'accentuait rapidement, se répercuta nécessairement sur le marché des minettes, qui, en été commençait à offrir un aspect peu rassurant, La situation empirait progressivement jusqu'à la fin de l'année; elle se continue depuis sans laisser apparaître un indice de relèvement. Le difficultés dont s'entouraient les expéditions vers la rive droite du Rhin par l'intermédiaire du Service industriel français resp, du Bureau économique du Grand-Duché de Luxembourg, ont perduré et la fixation des prix définitifs restait en suspens, Pour les autres débouchés, la rive gauche du Rhin la Sarre, la Lorraine et la Belgique, la concurrence des nombreux intermédiaires s'est montrés particulièrement acharnés. Les prix payés à l'exploitation oscillaient autour de 7.59 à 9 fr. pour le premier semestre et autour de 9 à 11 fr. pour le second semestre pour les minerais d'environs 28°;, de fer beaucoup d'exploitant vendaient avec une garantie de fer de 28% et échelle de 0.50 à 1 fr. la tonne par % 16 Les usines de la rive droite du Rhin prenaient régulièrement jusqu'à fin septembre des quantités assez notables de nos minerais calcareux; la Sarre et la Lorraine prenaient quelque peu de minerais siliceux qui se vendaient de 10 à 13 fr. la tonne pour 35% de fer, le plus souvent avec garantie et échelle de 0.50—1 fr. la tonne et %. Le marché belge s'est montré assez réservé. Il n'était pas possible d'y placer de fortes quantités. Le marché des minerais siliceux, peu actif en général, devenait presque nul vers la fin de l'année et offrait peu d'espoir dans une amélioration prochaine. Un facteur qui a certainement contribué à précipiter la crise, c'est la concurrence désastreuse que les minerais de Briey font à nos minerais de faible teneur. Une série d'exploitations se sont vues forcées de cesser le travail. Ont chômé vers la fin de l'année; dans le basins de Rumelange, 8 à 10 minières sur 26, dans le bassin d'Esch, 6 minières sur 16, et dans le bassin de Pétange-Differdange, 7 à 9 minières sur
  82. L'effervescence des salaires s'est continuée sans interruption pendant toute l'année, Les augmentations s'élèvent à 20 à 30% en moyenne. Les salaires des mineurs se sont avancés de 26 fr. à 34 fr., ceux des rouleurs de 22 fr. à 29 fr., et ceux des journalière de 16 à 21 fr, Si le principal facteur du prix de revient, le salaire, a continué eu l'accentuant son mouvement à la hausse, les autres facteurs qui y concourent montrent une tendance assez diverse, peu uniforme toujours. Le bois de mine, très demandé à la sortie de l'hiver, a atteint jusqu'à 140 à 150 fr., prix qui s'est maintenu pondant le premier semestre. Cependant la baisse qui commençait à se dessiner au mois de septembre a ramené les prix des gros et fins poteaux vers la fin de l'année à 110 à 120 fr. le m3 rendu franco à la minière. La courbe du rendement qui montrait un recul assez inquiétant depuis 1919, recul que, pour les années de guerre, nous avons attribué au déficit d'énergie résultant de l'alimentation insuffisante de l'ouvrier, et que des causes psychologiques, morales et sociales d'un côté et des causes inhérentes à l'organisation industrielle d'un autre côté continaient à entretenir pendant l'après guerre, montre un léger relèvement. Le tableau ci-après permet de suivre la courbe du rendement depuis la dernière année normale. Production moyenne. Valeur. 1913
  83. 1.202.328 fr. 3.782,64 3.604,40 1914 1.140.391 723 1915 1.
  84. 1.420,30 1916 1.446.485 4.932,33 1917 1.077.217 4.491,99 1918 3.772,41 894,486 1919 855.400 6.930,80 1920 952.280 9.767.86 Nos importations de minerais se chiffrant à 1,016.079 tonnes dont 965.124 tonnes ont été importées de France et 50.955 tonnes de Suède, Il a été importé 27,169 tonnes, de minerai de manganèse, dont 24.833 tonnes des Indes, 1297 tonnes d'Espagne et 1939 tonnes d'Egypte. Les exportations marquent un progrès très sensible: elles ont passé de 1.207.510 tonnes à 2.042.889 tonnes. Les exportations vers l'Allemagne occupée se sont avancées de 437.401 tonnes à 17 475.061 tonnes, celles vers l'Allemagne non occupée, de 847.301 tonnes à 827.602 tonnes, celles vers à France, de 94,767 tonnes à 1188.468 tonnes, et celles vers la Belgique, de 328.041 tonnes à 551.768 tonnes. Le tableau ci-après donne le mouvement qu'a suivi la valeur de la production des minières depuis 1918: i Production 1908 1909 1910
  85. 5.800,868 5.793.875 6.263.385 6.059.797 » 6.533.930 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 7.333.372 5.007.457 6.139.434 0.752.207 4.276.550 » 3.131.400 3.112.472 » 3.704.390 1918 1919 1920 fr. » » » » » » » » Valeur totale Prix de la tonne 16.696.005 15.850.966 17,747.017 19.647.326 19.427.508 21.905.818 15.820.514 19,485,064 23.024.145 17.833.214 14,995.635 25.366.646 37,997.000 fr. 2,88 » 2,73 » 2,83 » 3,07 » 2,97 » 2,99 » 3,16 3,17 » 3,41 4,17 4,51 » 8,15 » 10,26 Rappel de la production des minières depuis 1868, Années Tonnes Années Tonnes 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 772.039 924.382 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1992 2,648.449 2.361.372 2.649,710 3.201.925 3.102.753 3.359.413 3.102.050 3.370, 352 3,351,938 3 958.280 911.695 990, 499 1,174,334 1.331.748 1.442.608 1.090.845 1.196.729 1.262.825 1.407.617 1.613.392 2.173.463 2.161.881 2.536 295 2.551.090 2 447 634 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 3.913 076 4.758,741 5,349,009 5 348.951 6 014.394 6.171.229 4 455 179 Années Tonnes 1902 5.130.009 0.010.012 6.347.781 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 1920 6.595.860 7.229.385 7.492.870 5 800.868 5.793.876 6268.
  86. 6.259.797 6.588.930 7.838.872 5.007.457 6.139,434 6.752.207 4.276.550 8.131.400 8.112.472 8,704,890 18 Nombre de tonnes. moyenne à 100° en fer en %. Valeur du minéral sur wagon par tonne, fr. Teneur es phosphore en %. Statistique M i - minette 1.038,202 .33 11 0.70 calcaire 175.350 23 6.65 0,59 minette 1.016.500 33,5 7,75 0,71 calcaire 133.874 21,25 4,25 0,55 minette 901.371 28,5 11,50 (1,0 minette
  87. 461 28,15 9,75 0,63 calcaire 0.404 21 Années. Production de minéral de fer, Bassins. Nombre moyen d'ouvriers occupes. Salaires et traitement!) payes (en francs). 1920 Differdange-Pétange . 1275 8,718.880 1148 1919 1920 Esch-s.-Alz. 1919 1920 Rumelange-Dudelange 1919 7.684.340 1024 4.614.509 1488 Totaux 1920 5.445.835 1035 1580 3890 Désignation du minerai, 11,050.680 6.845.506 27.453.900 minette 1.575.629 27,5 calcaire 13.772 minette 1.225.891 22 29 calcaire 3.282 minette 3.704.390 et calcaire minette 1919 3660 16.905.850 fit calcaire en faveur 1919 10,548.053 et calcaire minette et calcaire 0,50 0,62 5,50 8 0,69 20 29,5 3 22,5 10,05 5,35 0,59 29,75 8,15 0,64 20,75 3,75 0,51 3.112.472 2,50 minette 230 Différence 1920 de 4 9,50 591.918 0,08 0,25 nière pour 1920, Quantité exporter en Quantité vendeur OU dans le Grand Duche. to. 346 681 330 707 Allemagne territoire occupe. to. 180 270 France. territoire non occupé to. 138 063 Quantité Importée de France. Mis en dépôt. Pris du dépôt de
  88. Belgique Total. to. to. to. to. to. 844.-401 601.154 69.821
  89. 345 575.738 316.290 37.810 289.735 68.823 23.679 290.683 46,671 1.160.618 74.235 207.047 156.339 to. 188 030
  90. 098 243 920 92.894 161.640 231 791 69 41369 413 795 851 3 893 23.967 662 373 18 874 1 915 280 667 290 898 464 741 166 736 273.973 1 873 163.311 608.093 4 166 1.423 189 473 061 827.602 188.458 831.768 2.042 899 963.124 1 458 023 437 401 347,301 94 767 1 207 510 611 130 833 379 353.985 9.950 2.890 203.720 663 572 428 37 669 480 301 328.041 93 691 223 727 345.691 58.931 107.379 446.930 107.379 101.248 34,834 1.103 20 Production des Minières 21 Métallurgie. La métallurgie luxembourgeoise, qui est essentiellement une industrie d'exportation, devait subir fatalement la répercussion des événements qui agitaient le marché mondial. L'année 1920, après avoir débuté sous les auspices les plus encourageants, finit dans un marasme complet. La demande en toutes sortes de produits métallurgiques était très forte à des prix satisfaisants jusqu'au mois d'octobre où le marché s'alourdissait. Les ordres se raréfiaient brusquement et les prix étaient discutés. La faiblesse du marché s'accentuait très rapidement, et depuis le commencement de l'année 1921 la métallurgie se débat dans une crise, la plus aigue peut-être dont elle ait gardé le souvenir. La France absorbait une forte partie de nos produits, mais les expéditions se heurtaient à des droits d'entrée très élevés, presque prohibitifs, et vers la fin de l'année les affaires étaient en diminution sensible. La Belgique, exportatrice elle-même de grandes quantités de produits métallurgiques, n'offre en général que des ressources très restreintes à nos exportations. Seul le marché allemand, qui s'était fermé eu quelque sorte à nos produits depuis l'armistice, devenait plus intéressant vers la fin de l'exercice. Et si, pendant la première partie de l'année, l'industrie luxembourgeoise ne pouvait encore affronter la concurrence nur le marché allemand, abrité par le prix si avantageux des combustibles et les bas cours du mark, la chute des fers et aciers qui coïncidait avec la mise en vigueur de l'entrée de nos produits en franchise de droits en vertu de l'art. 268 c du Traité de Versailles, en ramenant non prix aux niveaux allemands, lui ouvrit de nouveau la possibilité de travailler en marché avec quelque chance de succès. Depuis ce temps, nos exportations en Allemagne ont repris une certaine ampleur. Comme les marchés voisins se dérobaient, se resserraient toujours davantage, la métallurgie était forcée de rechercher d'autres débouchés: la Hollande, la Suisse, l'Angleterre, mais surtout des débouchés plus lointains: le Levant, l'Amérique du Sud, les Indes. Des comptoirs de vente ont été organisés dans ces différents pays pour assurer la continuité des relations. La production, limitée par les approvisionnements en combustibles, quoiquesensiblementsupérieure à celle de l'année précédente, n'a pu s'adapter aux besoins de la demande. La production de la fonte, de 617.422 tonnes, s'est avancée à 692.935 tonnes, celle de l'acier, de 366.231 tonnes à 569,546 tonnes. Comme en 1919, la métallurgie restait sous l'entière dépendancedelaquestionducoke.Les approvisionnements étaient insuffisants et ne permettaient pas de donner à la production le développement qu'exigeaient les circonstances. La France continuait à rétrocéder à nos usines une partie des quantités qui lui étaient livrées par l'Allemagne aux prix de péréquation, mais les livraisons au débutdel'annéenedépassaientguère40.000tonnesparmois. A la suite de l'accord de Spa, la situation s'améliorait progressivement: les livraisons devenaient plus abondantes et, depuis le mois d'août, atteignaient 100.000 tonnes par mois. Sur l'intervention de la Commission des réparations, l'Allemagne fournit aux usines luxembourgeoises certaines quantités complémentaires de coke au prix intérieur, lequelles entrèrent dans un compte commun avec le coke français. Cet arrangement valut à nos usines l'avantage d'être approvisionnées en coke au prorata de leur capacité deproductiondanslamêmeproportionetauxmêmes 22 prix que les usines françaises. Et dès lors la métallurgie se trouvait plus à l'aiseaupointdevuedu combustible. Un seul établissement était en mesure de se fournir de coke belge. L'approvisionnement en charbon, s'il a causé des embarras moindres à la métallurgie, n'était guère moins précaire, On restait limité pour ainsi dire au commencement de l'année aux rares arrivages des bassins de la Sarre et de la Lorraine. Un accord avec le gouvernement belge eut pour résultat de nous assurer certaines quantités mensuelles de charbon belge, mais absolument insuffisantes. On eut recours alors à des charbons anglais qui, outre leur qualité peu satisfaisante, revenaient extrêmement cher. A la suite de l'intervention de la Commission des réparations les livraisons de charbon allemand reprirent à partir du mois d'août. Une détente réelle se produisit à la fin de l'année où les besoins de l'industrie pouvaient être largement couverts. Les pays qui profitent des fournitures de charbon on exécution des décisions de Spa se sont engagés à faire à l'Allemagne une avance pour la différence entre le prix intérieur allemandetle prix du marché mondial, différence qui s'élève à 40 marks-or par tonne. Une loi du 11 avril 1921 autorise le Gouvernement luxembourgeois à contribuer à ces avances, dont le montants'élèveà 54 millions, sous la garantie des usines métallurgiques. Les établissements qui participent aux fournitures de charbon faites en vertu de l'accord de Spa sont obligés de tenir l'Etat indemne de toute perte qui pourrait résulter pour lui du défaut éventuel de l'Allemagne de rembourser les avances au prorata des livraisons qui leur seront faites. L'Etat s'est assuré un privilège sur les biens de ces établissements qui n'est primé que par le droit desporteursd'obligationsoudebonsdecaisse émis avant la promulgation de cette loi. L'effervescence des salaires s'est continuée sans interruption pendant l'année 1920 qui renseigne une augmentation moyenne de salaires de 30 33% comparativement à l'année précédente. L'institution desconseilsd'usine dans les établissements industriels suscita les plus vives appréhensions qui se sont réalisées dans la suite et les événements si regrettables de mars 1921 amenèrent leur suppression. A partir du 1er mai, le Gouvernement, pour compenser le fort déchet sur le prixdeventedu pain, percevait des taxes sur les produits sidérurgiques, fixées comme suit: 40 fr. la tonne pour la fonte de fer, 60 fr. pour le fer et l'acier on lingots, barres, billettes, profilés, fils, tôles, etc., 26 fr. pour les mitrailles et les riblons de fer et d'acier, 1 fr. pour les minerais de fer et minettes, les scories de réchauffage et les pailles de train. Les usines métallurgiques, handicapées déjàparleurposition géographique et les inconvénients qui résultent de notre isolement économique protestèrent vivement contre ces taxes qui furentdiminuéesprogressivementetabrogésdéfinitivementpourle 14 novembre
  91. La situation actuelle du marché métallurgique est franchement mauvaise. Quoique les prix des fers et des aciers soient tombés au-dessous du prix de revient,lesusines,malgrétouslesefforts, ne parviennent pas à s'assurer du travail en quantité suffisante. Et comme les débouchés traditionnels ne donnent plus guère, elles doivent travailler d'autres marchés. Les perspectives d'avenir sont indécises. Aucune éclaircie nesemanifesteencemoment. L'atonie du marché est entretenue par la réserve des acheteurs quis'attendentàvoirbaisserles 23 prix encore. A cela il faut ajouter l'incertitude du lendemain, l'instabilité politique, économique financière et sociale, qui paralyse le goût des entreprises et arrête l'esprit d'initiative. Toutefois les besoins sont réels et ils ne pourront être différés indéfiniment. Le fond de la baisse est atteint. Quand les acheteurs auront acquis la conviction qu'ils auraient tort d'escomper de nouvelles baisses, les ordres reviendront au marché. Statistique de production. a) Hauts-Fourneaux. Nombre des fours existants Nombre des fours à feu Nombredessemainesdetravail Nombre des ouvriers occupés Montantdessalairespayés indigènes Consommation de minerais exotiques Consommation de cokes Production: fonte de moulage fonte Thomas fonte d'affinage Année 1919 Année 1920 47 47 47 20 780 17 19 685 4007 24.514.288 1.764.608 433.866 910.011 4785 fr. 19.739.544 4244 fr. fr. t. 3.910.153 t. 2.056.651 t. t. 1.808.790 t. t. ensemble Valeur de la production: fonte de moulage fonte Thomas fonte d'affinage Année 1918 t. 62.436 839.590 t. 57.507 1.196.404 12.760 t. 93.648 t. 1.266.271 t. fr. 11 000 906 62,204 630.161 570 487 617.422 t. fr. 24.013.448 fr. 32.798.260 133.743.374 349.657.679 253.662 241.328.390 113.900 254.590 396fr. 157.870.782 fr. 382.109.601 fr, Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production de la fonte pendant les dix dernières années. Production 1911 t. 1912 1913 1.728 973 2 252 229 2 547 861 1914 1915 1916 1917 1918 1919 1920 1 827 270 1 590 773 1 930 511 1 528 865 1 266 671 617 122 692 936 fr. Valeur totale 102.165 567 136 788 759 169 369 161 113 170 161 113 892 189 205 794 142 231 845 055 254 590.896 157.870.782 382.109.601 Prix moyen de la tonne fr. 59,09 60,29 64,11 60,60 71,59 105,54 151,78 201,10 255,69 551,03 24 b) Aciéries. Année 1920 Année 1919 Année 1918 7 7 Nombre des aciéries 1800 1360 1608 Nombre des ouvriers occupés fr. 5.832.630 fr. 9.976.117 fr. 7.240.610 Montant des salaires payés Consommation de matières premières : 623.341 t. t. 982.744 t. 407.458 fontes » 38.101 » » 11.116 35.406 mitrailles » 99.313 63.875 » 163.173 » chaux et dolomies Production: t. 366.231 t. 857.937 t. 569 545 acier brut (lingots) 4.564 15.423 » » 29.712 acier coulé et au four électr. » 89.850 137.710 212.196 scories de déphosphoration » 9,770 » 7.322 7.961 autres scories Valeur de la production: fr. 133.882,768 fr. 430.216 030 acier brut (lingots) fr. 199.573.806 » 11.274.961 » 4.039.703 acier coulé et au four électr. 16 096 843 35.056.767 » » 9.426.817 5.827.492 scories de déphosphoration. 462.201 343.698 102.100 » autres scories Le tableau ci-après donne le mouvement et la valeur de la production de l'acier brut (lingots) pendant les sept dernières années: Production Valeur totale Prix de la tonne 1914 t. 1.128.701 fr. 68,35 fr. 77.097.187 125,70 1915 » 967.821 » 121.553.064 1916 » 1.296.407 195.060.772 150,51 1917 1.053.596 207.045.891 1918 » 867.937 » 199.573.806 232,61 1919 » 366.231
  92. 882.768 1920 » 569.545 » 430.216.030 755,37 L'acier coulé et au four électriquerenseignepourlamêmepériode: 7 196,62 Production 1914 1915 1916 1917 1918 1919 1920 Valeur totale t. fr. 7.704 12.563 15.155 33.126 » 20.712 3.185 15.423 c) Laminoirs. » » fr. t. 853.274 3.345.000 Année 1919 5 2889 13.072.829 11.274.961 16.096.843 Année 1918 Nombre des laminoirs Nombre des ouvriers occupés Montant des salaires payés Consommation de lingots 3.093.750 3.411.757 3.574.136 9.653.635 Année 1920 5 fr. t. 4467 17.144.967 361.120 5 fr. t. 3557 21.356.817 567.574 25 Production: demi-produits matériel fixe de voie poutrelles et gros profilés barres et petits profilés fil machine bandages tôles palplanches chutes Valeur de la production: demi-produits matériel fixe de voie poutrelles et gros barres et petits profilés fil machine bandages tôles palplanches chutes profilés Nombre des fonderies en activité t. » t. » » 18.530 » 109.149 fr. 55.366.555 » 25.098.740 22.858.007 » 100.542.490 17.362.557 » 6.949.000 14.788.900 » » » fr. 108.027 31.495 58.120 83.513 t. » » 7.834 14.028 7.834 1.420 30.045 » 167.670 25.510 103.875 141.790 30.200 » » » 17.051 3.980 45.662 fr. 44.917.831 17.399.220 » 30.338.934 » 43.047.042 4.357.070 8.907.780 4.758.500 942.880 5.090.165 d) Fonderies. Année 1918 9 N o m b r edesouvriersoccupés Montant des salaires payés 225.448 70.405 59.603 289.266 51.489 fr. 133.346.722 25.474.590 » 97.065.869 138.527.961 » 39.616.505 » 20.181.056 4.975.631 7.202.482 Année 1920 9 Année 1919 9 738 2.581.713 fr. 9.206 6.074 t. » 10.440 t. 156 407 56 6.874 972 245 7.600 3.416 466 26 1.841 2.518 113 11.885 t. 10.849 fr. 24.085.792 680 2.220.056 fr. 763 3.986.041 Consommation de matières premières: fontes t. 11.184 t. 777 mitrailles Production: poterie t. 21 8.765 1.749 tuyaux machines acier coulé Poutre pour bâtiments Poutre spéciale diverses soit ensemble Valeur de la production t. fr. 19068 t. fr. 9.135.879 4 26 I. — Production de la Fonte. 27 II. Répartition de la Production ci-contre 28 III. — Production de l'Acier. 29 IV. Production des Fonderies. 30 Rappel de la production sidérurgique depuis
  93. Nombre Années des hauts fourneaux Production Tonnes 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892 1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901 1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910 1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919 1920 16 18 19 21 21 20 19 17 18 18 18 18 18 21 21 21 21 21 21 21 22 23 23 23 25 27 28 28 28 23 27 27 28 32 33 33 31 34 34 38 43 45 47 47 47 47 47 47 47 Production 184 573 256 349 246.600 270.377 230.500 215.388 248.377 261.236 260 666 293 015 376 587 334.688 365 997 419 610 300.044 523.770 501.733 559.912 544.994 586.515 558.280 679.816 694.812 898.898 870.373 954.867 982,929 970.885 916,403 1.080.305 1.217,830 1.198.002 1.368.252 1.400.105 1.485.272 1,299.918 1,552,590 1.682.519 1.728.973 2.252.229 2.547.861 1.827.270 1.590.773 1.950.514 1.528.865 1,266.071 617.422 692.935 Production des fonderies des hauts fourneaux Tonnes Tonnes 1.615 1.413 1.310 1.341 1 370 20.554 57.345 69.739 97.000 97.462 110.920 103.310 129.123 131.220 134.812 136.955 143.692 170.153 166 206 184.714 257.055 314.930 371.979 366.302 397.942 435.285 444.268 460.576 535.202 598.310 716.194 947.184 1.182.227 1.136.495 980.384 1.296.407 1.083.396 857.937 366.231 569.545 1.394 1.205 1,701 1.579 1.726 1 827 1 670 1.440 2 585 3.644 4 615 4 642 5 909 7 062 6.281 7.764 8 328 8 747 9 307 9.874 9 358 11 154 11 293 9 981 9 658 11.119 13 437 13 628 16.877 18.954 16.382 15.442 17.217 16.002 20.893 26.513 22 954 16.649 24.571 23.609 19.068 11 969 16.849 31 Ateliers de construction. La première moitié de l'année 1920 était marquée par une pénurie angoissante des matières premières indispensables, fontes, charbons et cokes, provoquant une hausse inouïe, dont le point de départ remontait au mois d'octobre 1919 pour atteindre son point c u l m i n a n t au mois d'octobre
  94. Un arrêt se produisit alors: les Indices d'une baisse générale commerçaient à se dessiner. Toutefois la chute des prix fut moins rapide que leur montée. Des oscillations continuelles d'une ampleur très variable rendaient extrêmement difficile l'établissement des prix et des conditions de vente, Les hausses extra des matières premières et des salaires, tout en élevant le chiffre d'affaires, absorbaient le capital roulant, forçant les usines d'avoir recoure dans une large mesure à des crédits de banque onéreux. La question du change formait une autre source de mécomptes, les paiements en francs luxembourgeois étant impossibles. En même temps, les charges fiscales et sociales ainsi que les frais de transport et de douane qui subissaient des augmentations brusques, souvent imprévues, pesaient sur le prix de revient. L'occupation des ateliers, jusqu'un novembre, était lionne, et les prix, sans donner dans les exagérations des autres branches, étaient rémunérateurs. Les prix convenus, justifiés par Ies variations brusques de tous les facteurs composant le prix de revient pendant l'exécution de la commande, étaient acceptés d'une manière générale. Le mouvement des prix des matières premières montre des écarts très considérables; Juill. 1911 Fonte Poutrelles Coke de moulage III fr. 75 80 Moyenne 1919 280 600 130 31 (déc.) 132 50 Janv. 1920 Maxim. 1920 Déc. 1920 450 480 960 750 1250 725 187 270 175 A partir de novembre le revirement est complet. Les consommateurs escomptant des réductions de prix toujours plus fortes, commencent à imposer aux fournisseurs des conditions de livraison moins avantageuses. Notre débouché principal pour les produit bruts ou demi ouvrés étaient la France et lit Belgique, notamment les régions dévastées. Le marché intérieur offrait peu de marge à cause de l'arrêt partiel ou total des aciéries et laminoirs; de plus la concurrence des usines belges se faisait assez vivement sentir. L'union économique projetée n'ouvre guère de perspective nouvelles à nos ateliers. La Belgique, forte de ses tradition industrielles et possédant un réservoir d'ouvriers extrêmement précieux, est certainement mieux outillée au point de vue industriel proprement dit et financier que les ateliers luxembourgeois. Il est donc à prévoir que le passage au nouveau régime ne se fera pas sans difficultés. Du côté de l'Allemagne nos exportations étaient pour ainsi dire nulles à cause de la dépréciation du mark, et la mise en vigueur du régime de faveur institué par le Traité de Versailles n'a pas sérieusement amélioré la situation. Les relations avec les autres pays, l'Italie, l'Espagne et les républiques américaines, ont pu être rétablies amenant des ordres d'une certaine importance. Les pays slaves, par contre, ne sont pas encore rentrés dans la sphère de notre activité. 32 Les conditions de travail ont été sous la dépendance des revendications ouvrières, souvent exagérées, qui, sous la pression de meneurs irresponsables, ont conduit à des extravagances. Les conseils d'usines, institués par arrêté du 20 avril 1919, étaient loin de ne confiner dans le rôle conciliateur que la pensée des auteurs leur assignait. Des grèves, suscitées par des questions de prestige, de salaire, et par des futilités parfois, éclataient fréquemment, mais leurs conséquences ont été enrayées par la fermeté et la loyauté des patrons. La Fédérations des industriels, au sein de laquelle les fondeurs et constructeurs, au nombre de 17, forment un sous-groupement, à été consolidée pour donner un contrepoids aux groupements ouvriers. Cette manifestation de solidarité n'a pas manqué de produire les effets les plus heureux. Les salaires ont continué leur mouvement ascendant, parallèlement avec le coût de la vie. L'augmentation, depuis te commencement jusqu'à la fin de Tannée, était de 25 à 50 %, suivant les localités et les usines. Dans le but de diminuer le prix de revient de la vie, Ies industriels, sur l'initative de la grosse métallurgie, créeront la « Société d'achats en commun.» Pour les établissements, dont la production varie avec les Saisons et doit être activée pendant des périodes plus ou moins longues, la journée de huit heures a été particulièrement néfaste. Vu remaniement de l'arrête qui l'institue s'impose en ce sens que les usines eu question resteraient libres de compenser pendant la morte-saison par des congés partiels Ies heures supplémentaires indispensables pendant la presse. Une telle mesure serait à l'avantage des patrons et des ouvriers. La situation actuelle est caractérisée par la persistance de la baisse qui a entraîné des chômages et d'autres complications économiques. Il eut impossible cependant d'occuper les ouvriers à travailler en stock, la faiblesse des prix menaçant de laisser les usines en perte sérieuse. L'avenir des fonderies et ateliers de construction se présente sous un aspect peu rassurant. Brusquement privés du vaste champ d'action que formait l'ancienne l'union douanière, l'organisation, l'expérience et parfois les moyens font défaut à ces établissements pour se faire valoir tout de suite sur d'autres marchés, fortement concurrencés, De plus, les grands centres du bassin minier attirent un nombre toujours croissant de travailleurs par l'appât des salaires plus élevés et des facilités plus grandes de la vie. Le même phénomène se présente pour les employés. On peut dire qu'il est devenu presque impossible aujourd'hui de trouver des correspondants, dessinateurs, etc. qui consentent à se fixer à la campagne. Il nous reste à signaler un fait qui mérite d'être relevé; l'usine de Colmar-Berg a formé ses portes. Cet établissement, dont les origines remontent à plusieurs siècles, formait un élément de prospérité pour toute la région où sa disparition a causé un désarroi fâcheux. Meubles en fer. Les conjonctures économiques si défavorables pour nos exportations on général n'ont pas permis une exploitation rationnelle de l'établissement Berl et C° ni une production rémunératrice. La situation particulière du Grand-Duché a amené un déplacement des conditions de production ainsi que des débouchés. Le travail, comme on 1920, n'a pu se continuer que sur une échelle très limité Faute de débouchés une partie du personnel a dû être congédiée. 33 Cet établissement est outillé pour le travail en série: sa production normale d'une semaine suffit pour couvrir des besoins de l'intérieur pendant des mois, alors que l'élévation des droits d'entrée perçus dans les pays voisins rend les exportations extrêmement difficiles. Et ce n'est que grâce à ses spécialités, qui forment un article de premier ordre, d'un travail soigné et fabriqué avec des matériaux de choix, qu'il a été en mesure d'effectuer des expéditions relativement rares vers l'étranger. Si cette industrie ne parvient pas à obtenir des facilités pour l'exportation, elle se verra dans l'impossibilité d'affronter dénommé la concurrence sur les marchés voisins. Clouterie, La première moitié de l'année 1920, nu lien de la baisse toujours attendue, a amené une hausse continue et très sensible de toutes les matières premières, notamment du fil machine et des charbons. Ce n'eut que vers le mois d'août que la baisse du fera commencé à se produire; elle s'est accrue si rapidement de mois en mois et dans des proportions telles que vers la fin de l'année la vente était complètement paralysée. La clouterie traverse à ce moment une des crises les plus aiguës qu'elle ait connue, D'un côté, l'ancienne clientèle de l'Alsace Lorraine et de la Rhénanie est perdue, soit par suite des droite de douane exorbitants soit par l'effet du change; d'un autre coté il été impossible encore des'assurerde nouveaux débouché à l'exportation. Cette industrie en était réduite à travailler sur stock vers la fin de l'année pour occuper les ouvriers. La production est en augmentation de 220 tonnes comparée à l'année dernière. Les prix de vent ont suivi la même courbe que le fil machine. Le nombre d'ouvriers hommes et femmes occupés régulièrement a été de 82 en moyenne. Les salaires sont encore en hausse, indépendamment de l'augmentation nécessitée par le renchérissement du painverslafindel'année. Industrie d u bâtiments Après une trop longue période de stagnation, qui commençait avec, la guerre pour se continuer jusqu'en 1919, le bâtiment, en 1920, a pris un vigoureux essor sur le territoire de la ville de Luxembourg où la crise des logements s'exaspérait jusqu'à prendre un aspect réellement inquiétant, plusieurs groupes de maisons familiales, commencés dans le cours de l'année passée s'achèvent en ce moment A ces constructions, d'une importance incontestable, il y a lieu d'ajouter une série d'immeubles aux allures plus monumentales, comme l'hôtel de l'Arbed, deux nouvelles banques, ainsi que des agrandissements, des appropriations et des modernisations d'anciens immeubles, A travers le bassin minier, si l'on excepte Ies deux groupes de maisons ouvrières construits à Esch et à Dudelange, l'activité a été plutôt insignifiante. Dans Ies campagnes, par contre, le bienêtre croissant a conduit à des agrandissements successifs des bâtiments de ferme, à des transformations, à l'embellissement et à l'aménagement plus hygiénique et plus confortable des maisons d'habitation. Toutefois la spéculation continue d'observer la plus grande réserve : le bâtiment ne tonte que médiocrement Ies entrepreneurs et rebute même les particuliers. La plupart des nouvelles maisons 5 34 familiales s'édifient sous les auspices de l'État et des grandes sociétés. Elles portant essentiellement un caractère d'entreprises de prévoyance sociale. Les prix si élevés des matériaux de construction et des salaires ne permettent plus à l'industrie du bâtiment de s'adapter aux besoins de la demande, toujours plus forte et plus impérieuse. A ces facteurs qui composent le prix de revient sont venues s'ajouter des mesures administratives qui constituent une restriction du droit de propriété. En général,

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