En bref
Cette loi établit les règles pour la participation de l'administration des postes dans les abonnements aux journaux et publications périodiques au Luxembourg, ainsi que les tarifs et conditions associés.
Ce qu'elle réglemente
- La prise en charge par l'administration des postes des abonnements aux journaux et écrits périodiques.
- La définition des publications périodiques et des suppléments.
- Les modalités de paiement et de remboursement des abonnements.
- Les tarifs et conditions d'expédition pour les journaux indigènes et étrangers.
Qui elle concerne
- L'administration des postes du Grand-Duché de Luxembourg.
- Les éditeurs de journaux et publications périodiques.
- Les abonnés aux journaux et publications périodiques.
Points clés
- L'administration des postes gère les abonnements et la livraison des journaux à l'intérieur du Grand-Duché.
- Le paiement de l'abonnement est exigible d'avance, mais l'administration s'efforce d'obtenir le remboursement en cas d'interruption de publication.
- Le prix d'abonnement pour un journal indigène se compose du prix d'éditeur, du port d'affranchissement (1 à 2 centimes par 50 grammes selon la fréquence de parution) et d'une remise trimestrielle de 10 centimes.
- Les suppléments extraordinaires sont soumis à une taxe de 1 centime par 50 grammes et ne peuvent excéder deux feuilles adhérentes.
Texte de loi
725 MÉMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthums Luxemburg. Vendredi, 30 décembre 1892. N°.71. Freitag, 30. Dezember 1892. Loi du 26 décembre 1892, concernant les remises Gesetz vom 26. Dezember 1892, betreffend die dues aux receveurs de l'administration de l'enden Einregistrirungs- und Domänen-Einnehregistrement et des domaines du chef de la permern für die Einziehung der Besitzwechselception des droits sur les mutations immobilières gebühren zustehenden Remisen. à titre onéreux. Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc. ; Wir Adolph, von Gottes Gnaden, Großherzog von Luxemburg, Herzog von Nassau, u, u., u. ; Notre Conseil d'État entendu ; De l'assentiment de la Chambre des députés ; Vu la décision de la Chambre des députés du 14 décembre courant et celle du Conseil d'État du 23 du même mois, portant qu'il n'y a pas lieu à second vote ; Nach Anhörung Unseres Staatsrathes; M i t Zustimmung der Kammer der Abgeordneten ; Nach Einsicht der Entscheidung der Abgeordnetenkammer vom 14. d. M t s . und derjenigen des Staatsrathes vom 23. dess. M s . , wonach eine zweite Abstimmung nicht erfolgen soll; Avons ordonné et ordonnons : Haben verordnet und verordnen: Article unique. En attendant la révision du tarif du 17 mai 1874, ainsi que des dispositions qui s'y rattachent, la liquidation des remises des receveurs de l'administration de l'enregistrement et des domaines continuera à se faire, à partir du 1 e r janvier 1893, sur le taux des droits tel qu'il a existé avant la mise en vigueur de la loi du 22 mai 1892, portant réduction à 2 pCt. du principal des droits d'enregistrement à percevoir sur les transmissions immobilières énumérées à l'art. 69 § VII nos 1 à 6 de la l o i du 22 frimaire an VII. II sera procédé au remaniement immédiat du dit tarif, au cas où la sanction et l'application éventuelle de l'une ou l'autre des dispositions du projet de révision générale de la perception des droits fiscaux, actuellement soumis à la Einziger Artikel. Bis zur Revision des Tarifs vom 17. M a i 1874, sowie der darauf bezüglichen Bestimmungen, erfolgt die Liquidation der Remisen der Einregistrirungs- und Domänen-Empfänger vom 1. Januar 1893 ab, nach dem Satz der Gebühren wie dieselben vor dem Gesetze vom 22. M a i 1892, welches die hinsichtlich des im Art. 69 § V I I Nrn. 1—6 des Gesetzes vom 22. Frimaire Jahr V I I aufgezählten Güterübertragungen zu erhebenden Haupt-Einregistrirungsgebühren auf 2 Prozent herabgesetzt, bestanden haben. Eine Umänderung des genannten Tarifs soll sofort eintreten, falls die eventuelle Sanktion und Anwendung der Bestimmungen des gegenwärtig der Legislatur vorliegenden Entwurfes einer allgemeinen Revision der Fiskal-Gebühren für alle 726 législature, auront produit pour tous les préposés de la dite administration, ou pour l'un ou l'autre d'entre eux, une plus-value de recettes égale ou supérieure au montant de la diminution réalisée par la loi du 22 mai 1892. oder einen einzelnen Einnehmer genannter Verwaltung einen dem Betrage der durch das Gesetz vom 22. M a i 1892 herbeigeführten Verminderung gleichkommenden oder denselben übersteigenden Mehrertrag abgegeben haben wird. Mandons et ordonnons que la présente loi soit insérée au Mémorial, pour être exécutée et observée par tous ceux que la chose concerne. Befehlen und verordnen, daß dieses Gesetz in'3 „Memorial" eingerückt werde, um von Allen, die es betrifft, ausgeführt und befolgt zu werden. Schloß Hohenburg, den 26. Dezember 1892. Adolph. Der General-Director der Finanzen, M. Mongenast. Château de Hohenbourg, le 26 décembre 1892. ADOLPHE. Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. Arrêté grand-ducal du 26 décembre 1892, concer- Großh. Beschluß vom 26. Dezember 1892, den nant l'intervention de la poste dans les abonnePostbezug von Zeitungen und Zeitschriften ments aux journaux et publications périodiques. betreffend. Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc. ; Vu l'arrangement signé à Vienne le 4 juillet 1891, au sujet de l'intervention de la poste dans les abonnements aux journaux et publications périodiques ; Notre Conseil d'État entendu ; Sur le rapport de Notre Directeur général des finances et après délibération du Gouvernement en conseil ; Avons arrêté et arrêtons : er Wir Adolph, von Gottes Gnaden, Großherzog von Luxemburg, Herzog von Nassau, u, u., u. ; Nach Einsicht des zu Wien am 4. J u l i 1891 abgeschlossenen Uebereinkommens, betreffend den. Postbezug von Zeitungen und Zeitschriften ; Nach Anhörung Unseres Staatsrathes ; Auf den Bericht Unseres General-Directors der Finanzen und nach Berathung der Regierung im Conseil ; Haben beschlossen und beschließen: Art. 1 . L'administration des postes est chargée de satisfaire à toute demande d'abonnement aux journaux et écrits périodiques dans l'intérieur du Grand-Duché et d'en soigner l'envoi et la remise aux abonnés. Art. 1. Die Postverwaltung befaßt sich mit der Annahme aller Zeitungsbestellungen im I n nern des Großherzogthums und besorgt deren Versand sowie die regelmäßige Zustellung an die Abonnenten. Art. 2. Sont considérés comme publications périodiques les journaux et revues et en général toutes les publications qu'on peut se procurer par voie d'abonnement et dont la durée n'est pas limitée. Sont considérées comme suppléments les feuilles détachées formant la suite d'un journal Art. 2. Als Zeitschriften werden betrachtet die Zeitungen und Rundschauen, sowie alle Publicationen, welche man sich durch Abonnement verschaffen kann und deren Erscheinen nicht zeitlich begrenzt ist. Als Zeitungsbeilagen sind anzusehen die Einzelblätter, welche die Fortsetzung einer Zeitung 727 et ne constituant pas, par elles-mêmes, une publication distincte. Elles doivent porter en tête le titre de supplément avec l'indication de la publication et du numéro auxquels elles se rattachent. sind, ohne für sich selbst eine eigene Publikation zu bilden. Am Kopfe müssen sie den Vermerk "Beilage" mit Angabe der betreffenden Zeitschrift und der Nummer tragen. Art. 3. Le payement de l'abonnement est exigible d'avance. il ne donne aucun recours contre l'administration dans le cas où le transport d'un journal ou écrit périodique viendrait à être interdit ou que la publication viendrait à cesser avant l'expiration du temps pour lequel l'abonnement aura été demandé; mais l'administration prête ses bons offices à l'effet d'obtenir, autant que possible, le remboursement, aux abonnés, du prix du journal pour la période pendant laquelle l'abonnement n'a pas été servi. A r t 3. Der Abonnementspreis ist voraus zu entrichten. Die Postverwaltung übernimmt keine Gewähr für den Fall, wo der Vertrieb einer Zeitung oder Zeitschrift verboten oder deren Erscheinen vor Ablauf der Abonnementszeit eingestellt wird; die Verwaltung wird jedoch bemüht sein, dem Abonnenten zur Erstattung des vorausbezahlten Abonnementspreises für die Zeit zu verhelfen, für welche das Abonnement nicht geliefert wurde. Art. 4. Le prix d'abonnement à un journal ou écrit périodique indigène est perçu par abonnement, supplément compris, et se compose:
- a)du prix d'editeur ;
- b)du port d'affranchissement qui est fixé par exemplaire ou numéro, supplément compris, et par 50 grammes, à 1 centime si le journal paraît une fois, à 1½ centimes s'il paraît deux fois, et à 2 centimes s'il paraît trois fois ou plus de trois fois par jour ;
- c)d'une remise de 10 centimes par abonnement et par trimestre. Art. 4. Der Abonnementspreis einer inländischen Zeitung oder Zeitschrift, mit Einschluß der Beilagen, besteht aus:
- a)dem Einkaufspreise;
- b)dem Porto, welches für je ein Exemplar oder Nummer mit Einschluß der Beilage, und für je 50 Gramm, 1 Centime bei einmaligem täglichen Erscheinen, 1½ Centimen bei zweimaligem und 2 Centimen bei drei oder mehrmaligem täglichen Erscheinen beträgt ;
- c)einer vierteljährigen Taxe von 10 Centimen für jedes Abonnement. Art. 5. 1° Als außergewöhnliche Zeitungsbeilagen werden betrachtet:
- a)die Drucksachen, welche nach Form, Papier, Druck oder sonstiger Beschaffenheit nicht als Bestandtheile der Zeitung oder Zeitschrift angesehen werden können, mit der sie versandt werden ;
- b)diejenigen Drucksachen, welche zwar als regelmäßige Beiblätter zu Zeitungen erscheinen, aber auch unabhängig von der Zeitung für sich allein bezogen werden können. 2° Bei jeder Verfendung außergewöhnlicher Beilagen hat der Verleger dieselben bei der AufgabePostanstalt anzumelden, sowie das Porto für alle der Zeitung beizulegenden Exemplare voraus zu entrichten. Das Einlegen der einzelnen ZeitungsMagen ist Sache des Verlegers. Art. 5. 1° Sont à considérer comme suppléments extraordinaires de journaux :
- a)les imprimés qui d'après la forme, le papier, l'impression ou toutes autres conditions ne peuvent être considérés comme partie du journal avec lequel ils seront expédiés ;
- b)les écrits qui paraissent comme suppléments réguliers de journaux et qui sont en même temps fournis à des abonnés indépendamment du journal principal. 2" L'éditeur est obligé, lors de l'expédition de suppléments extraordinaires, d'en faire chaque fois la déclaration au bureau des postes d'origine et de payer en même temps le port pour le nombre des exemplaires à expédier. il incombe à l'éditeur d'insérer les suppléments dans les numéros afférents du journal. 728 Chaque supplément extraordinaire de journal ne peut se composer tout au plus que de deux feuilles adhérentes. 3° Les bureaux de poste sont autorisés à suspendre l'expédition et la remise des journaux jusqu'au payement intégral des ports dus pour les suppléments extraordinaires y insérés. Ils sont également autorisés à refuser les suppléments qui, d'après le format et l'épaisseur du papier ou tout autre conditionnement, ne remplissent pas les conditions requises pour être expédiés sans inconvénient dans les paquets de journaux. 4° Chaque supplément extraordinaire est soumis à la taxe de 1 centime par 50 grammes. Art. 6. il est perçu un port de lettre :
- a)en cas d'abonnement tardif, si l'abonné demande la livraison des numéros déjà parus pour son terme d'abonnement ;
- b)si un abonné réclame après un délai moral la livraison d'un ou de plusieurs numéros de son abonnement. Les bureaux de poste ne dressent les commandes de l'espèce que sur la demande des abonnés. Art. 7. En cas de translation du domicile de l'abonné dans le ressort d'un bureau de poste autre que celui où l'abonnement est servi, il est prélevé un droit de 50 centimes toutes les fois que l'abonné change de bureau distributeur. il n'est cependant perçu aucun nouveau droit si le même abonnement revient au bureau où il a pris cours en premier lieu. Jede außergewöhnliche Zeitungsbeilage darf nicht über zwei zusammenhängende Blätter stark sein. 3° Die Postanstalten sind berechtigt, sowohl die Versendung als die Zustellung so lange aufzuschieben, bis das Porto der beigeschlossenen außergewöhnlichen Beilagen erlegt ist. Sie sind desgleichen berechtigt, solche außergewöhnlichen Zeitungsbeilagen zurückzuweisen, welche nach Format und Stärke des Papiers oder sonstiger Beschaffenheit zur Beförderung in den Zeitungspacketen nicht geeignet erscheinen. 4° Jede außergewöhnliche Beilage unterliegt einer Taxe von 1 Centim für je 50 Gramm. Art. 6. Ein gewöhnliches Briefporto wird erhoben :
- a)wenn bei verspäteter Bestellung der Abonnent die Nachlieferung der für die Bezugszeit bereits erschienenen Nummern begehrt;
- b)wenn ein Abonnent nach einer gewissen Frist die Nachlieferung einer oder mehrerer Nummern seiner Zeitung verlangt. Die vorerwähnten Nachbestellungen erfolgen nur auf ausorückliches Verlangen des Abonnenten. Art. 7. Bei Verlegung der Wohnung in einen andern Bestellbezirk wird für die jedesmalige Neberweisung der Zeitung nach einer andern Postanstalt eine Gebühr von 50 Centimen erhoben; geschieht die Ueberweisung wieder nach dem ursprünglichen Postamte, so ist keine neue Gebühr zu erheben. Art. 8. L'import des sommes revenant aux éditeurs leur sera payé par les soins des bureaux de poste le plus tôt possible, et en tout cas dans le courant du troisième mois de l'abonnement. Art. 8. Die den Verlegern zustehenden Abonnementsgelder werden ihnen durch Vermittelung der Postämter möglichst bald und jedenfalls im Laufe des dritten Abonnementsmonats ausbezahlt. Art. 9. Les journaux et écrits périodiques que les éditeurs ou les particuliers adressent directement aux destinataires moyennant affranchissement préalable effectué par l'apposition Art. 9. Auf diejenigen Zeitungen und Zeitschriften, welche von den Verlegern oder P r i vaten direkt und zwar gegen vorherige Frankirung vermittelst Briefmarken versandt werden. 729 de timbres-poste, ne sont pas soumis aux dis- finden vorstehende Bedingungen keine Anwenpositions qui précèdent. dung. Art. 10. Les abonnements de ou pour l'étran- Art. 10. Zeitungsbestellungen von oder nach ger sont soumis à la taxe ci-après : dem Auslande unterliegen nachstehender Taxe: A. Relations avec les pays ayant adhéré à l'arrangement de Vienne du 4 juillet 1891 : A. Im Verkehre mit den dem WienerAbkommen vom 4. Juli 1891 beigetretenen Ländern: 1° Le prix d'abonnement à un journal de l'in1° Der Abonnementspreis einer inländischen térieur comprend : Zeitung begreift:
- a)le prix d'éditeur ;
- a)den Einkaufspreis ;
- b)l'affranchissement et la remise fixés pour
- b)das Porto und die inländische Zeitungsles abonnements indigènes ; gebühr ;
- c)les droits de transit éventuels.
- c)die eventuelle Transitgebühr. 2° Le prix d'abonnement à un journal étran2° Der Abonnementspreis einer ausländischen ger comprend : Zeitung begreift:
- a)le prix de revient fixé par l'étranger ;
- a)den vom Auslande festgesetzten Erlaßpreis ;
- b)l'affranchissement et la remise fixés pour
- b)das Porto und die inländische Zeitungsgebuhr. les abonnements indigènes. B. Im Verkehre mit andern fremden Ländern: 1° Le prix d'abonnement à un journal de l'in1° Der Abonnementspreis einer inländischen térieur comprend : Zeitung begreift:
- a)le prix d'éditeur ;
- a)den Einkaufspreis;
- b)das internationale Porto ;
- b)le port international ;
- c)die inländische Bestellgebühr.
- c)la remise fixée pour les abonnements in- B. Relations avec les autres pays étrangers : digènes. 2° Le prix d'abonnement à un journal étran2° Der Abonnementspreis einer ausländischen ger comprend : Zeitung begreift:
- a)le prix de revient fixé par l'éditeur ;
- a)den vom Auslande festgesetzten Erlaßpreis ;
- b)das Porto und die inländische Bestellgeb) l'affranchissement et la remise fixés pour bühr; les journaux indigènes ;
- c)das Porto des Bestellschreibens, sowie die
- c)le port de la lettre de commande, ainsi que le port et les frais éventuels des payements à eventuellen Gebühren für die dem Auslande zu bewirkenden Zahlungen. effectuer à l'étranger. Art. 11. Alle frühern diesem Beschlusse zuArt. 11. Toutes les dispositions antérieures widerlaufenden Bestimmungen sind abgeschafft. contraires au présent arrêté sont rapportées. Art. 12. Notre Directeur général des finances Art. 12. Unser General-Director der Finanzen est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui ist mit der Ausführung gegenwärtigen Beschlusses entrera en vigueur à partir du 1 e r janvier 1893. beauftragt, welcher mit dem 1. Januar 1893 in Château de Hohenbourg, le 26 décembre 1892. ADOLPHE. Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. Wirksamkeit tritt. Schloß-Hohenburg, den 26. Dezember 1892. Adolph. Der General-Director der Finanzen, M. Mongenast. 730 Arrêté grand-ducal du 20 décembre 1892, portant Grotzh. Beschlutz vom 20. Dezember 1892, das Reglement über den Fleischhandel betreffend. règlement du commerce des viandes. Nous ADOLPHE, par la grâce de Dieu, Grand-Duc de Luxembourg, Duc de Nassau, etc., etc., etc.; Vu la loi du 18 septembre 1892, concernant le contrôle des denrées alimentaires, notamment des viandes ; Notre Conseil d'Etat entendu ; Sur le rapport de Notre Directeur général de l'intérieur et après délibération du Gouvernement en conseil ; Avons arrêté et arrêtons : L'abatage des animaux de boucherie, la vente de viandes fraîches de boucherie, la vente de volaille, de gibier frais et de poisson, la fabrication de produits alimentaires au moyen de viandes, ainsi que la vente de ces produits, et enfin le transport des viandes fraîches ou préparées, seront désormais régis par les dispositions spéciales ci-après, indépendamment de celles des lois et arrêtés relatifs au commerce des denrées alimentaires en général, a la police des établissements dangereux, insalubres ou incommodes et à la police sanitaire des animaux domestiques, ainsi que des dispositions des règlements de police sur la matière, portés par les communes dans les limites de l'art. 36 de la loi communale. § 1 er . — Abatage des animaux de boucherie. Wir Adolph, von Gottes Gnaden, Großherzog von Luxemburg, Herzog von Nassau, u., u, u. ; Nach Einsicht des Gesetzes vom 18. September 1892, betreffend die Controlle der Nahrungsmittel, namentlich des Fleisches; Nach Anhörung Unseres Staatsrathes; Auf den Bericht Unseres General-Directors des Innern und nach Berathung der Regierung im Conseil ; Haben beschlossen und beschließen : Das Tödten von Schlachtvieh, der Verkauf von frisch geschlachtetem Fleische, Geflügel, frischem Wildpret und Fischen, die Fabrikation und der Verkauf von aus Fleisch bereiteten Nahrungsmitteln, sowie endlich der Transport frischen Fleisches oder von Fleischwaaren sollen in Zukunft durch die folgenden speziellen Bestimmungen geregelt werden, unbeschadet sowohl der schon erlassenen Gesetze und Verordnungen, betreffend den Handel mit Nahrungsmitteln im Allgemeinen, als der polizeilichen Bestimmungen hinsichtlich der gefahrdrohenden, unsauberen oder unpassenden Schlachtstätten, sowie der von der Veterinärpolizei erlassenen Verordnungen und endlich derjenigen Bestimmungen der diesbezüglichen von den Gemeindeverwaltungen auf Grund des Art. 36 des Gemeindegesetzes erlassenen Polizeireglemente. § 1. — Ueber das Tödten viehes. des Schlacht- Art. 1 er . Les animaux de boucherie, y comArt. 1 . Das Schlachtvieh, einschließlich des pris te porc, dont la viande, les issues, la graisse Schweines, dessen Fleisch, Eingeweide, Fett oder ou le sang sont destinés à l'alimentation pu- Blut zur menschlichen Nahrung bestimmt sind, blique, seront examinés après l'abatage par muß nach der Schlachtung von einem Sachl'expert-inspecteur nommé soit par l'adminis- verständigen besichtigt werden, der für die öffenttration communale, pour le service des abattoirs lichen Schlachthäuser durch die Gemeindeverwalpublies, soit par le Gouvernement, pour les tungen, im Uebrigen durch die Regierung ernannt autres cas. Les nominations faîtes par l'admi- wird. Die von den Gemeindebehörden ausgehenden nistration communale sont soumises, a l'appro- Ernennungen unterliegen der Genehmigung der bation du Gouvernement. Regierung. 731 Art. 2. Dans les communes où il réside un ou plusieurs médecins-vétérinaires ou dans les communes immédiatement limitrophes de ces localités, les fonctions d'expert-inspecteur sont confiées de préférence à ces praticiens. Si les fonctions d'expert-inspecteur ne sont pas confiées à des médecins-vétérinaires, ceux qui seront appelés à les occuper devront remplir les conditions déterminées par le Gouvernement. Art. 2. In den Gemeinden, wo ein oder mehrere Thierärzte ihren Wohnsitz haben, sowie in Gemeinden, die unmittelbar an solche Ortschaften grenzen, sind die Untersuchungen vorzugsweise diesen praktischen Thierärzten zu übertragen. Sind zum Zwecke der Untersuchungen Nicht« Thierärzte berufen, so haben diese die von der Regierung festgesetzten Bedingungen zu erfüllen. Art. 3. L'expert-inspecteur non vétérinaire, lorsqu'il constate un état anormal, provoque sans délai l'intervention du médecin-vétérinaire désigné a l'effet d'instrumenter en pareil cas et en informe, en même temps, le bourgmestre, qui prend les mesures de police nécessaires. Art. 3. Wenn ein Sachverständiger, der nicht Thierarzt ist, einen abnormen Zustand konstatirt, so hat er ohne Verzug die Zuziehung des Thierarztes zu erwirken, der den Auftrag erhalten hat, in solchen Fällen einzuschreiten, und zu gleicher Zeit den Bürgermeister, welcher die nöthigen Polizeimaßregeln zu treffen hat, davon zu benachrichtigen. Art. 4. Nach dem Abschlachten, immerhin aber noch vor der Zerstückelung des Thieres, dessen Fell noch nicht abgezogen oder wenigstens an einem Theile des. Körpers sich im natürlichen Zusammenhang mit diesem befinden muß, hat der Sachverständige an Ort und Stelle die Untersuchung des ganzen Thieres und dessen innerer Organe vorzunehmen, die ihm alsdann bereit gestellt sein müssen. Vor der Ankunft des Sachverständigen müssen En attendant l'arrivée de l'expert, les viscères abdominaux seront extraits en masse et con- die Baucheingeweide vollständig herausgenommen servés de façon à les maintenir dans leurs rap- und so aufbewahrt werden, daß ihre Zugehörigkeit ports normaux. Les organes pectoraux seront zu dem betreffenden Körper erkennbar bleckt. adhérents à l'animal. Chez les solipèdes, indé- Die Brusteingeweide sind am Körper zu belassen; pendamment des organes précités, la trachée et außerdem müssen bei den Einhufern noch ganz besonders, außer den Brusteingeweiden, Luftröhre und le larynx resteront également attachés. Schlundkopf in der natürlichen Lage verbleiben. Art. 5. Die Fleischbeschau geschieht an den Art. 5. L'inspection aura lieu aux jours et heures fixés, d'un commun accord, entre l'ex- zwischen dem Experten und den Interessent«« pert et les intéressés, et en cas de désaccord, vereinbarten Tagen und Stunden; falls selbe par le Gouvernement ou par la commune, si sich jedoch nicht verständigen können, werden letztere von der Regierung oder aber, wenn ein celle-ci possède un abattoir public. öffentliches Schlachthaus vorhanden ist, von der Gemeindeverwaltung festgesetzt. Im Falle unabweisbarer Nothwendigkeit ist En cas de nécessité absolue, l'abatage pourra das Abschlachten außerhalb der für die Fleichse faire en dehors des jours et heures fixés beschau festgesetzten Tageszeiten nur nach vorpour l'inspection, après information immédiate heriger Benachrichtigung des Inspektors gestattet. de l'inspecteur. Art. 4. Après l'abatage et avant le dépècement de la bête, la peau y adhérant encore naturellement, soit en tout, soit en partie, l'expert se rendra sur les lieux pour procéder à l'inspection du cadavre et des organes internes, lesquels devront être tenus a sa disposition. 732 L'inspecteur peut faire, dans les organes et dans les viandes, les entailles et les découpures nécessaires à l'effet de s'assurer de leur état réel. L'expert notera sur un registre le signalement de la bête ainsi que son état de santé. En cas de maladie de la bête, l'expert délivrera à l'intéressé un certificat mentionnant la nature de l'accident ou de l'affection, son degré d'avancement, les renseignements obtenus sur la nature des médicaments administrés, le mode d'abatage et l'évaluation approximative de la perte dans le cas où une partie de la viande devrait être rejetée de la consommation. Ce certificat devra être communiqué, à toute réquisition, à l'autorité. Art. 6. Si, à la suite de l'expertise pratiquée après l'abatage, la viande, les issues, etc., sont reconnues propres à l'alimentation, l'expert y apposera une estampille conforme a un modèle prescrit, sur chaque quartier au moins, ou sur chaque demi-bête, lorsqu'il s'agit d'agneaux, de chevreaux ou de cochons de lait. Art. 7. Si l'inspection établit que la bête est en tout ou en partie impropre à l'alimentation, le vétérinaire déterminera si et sous quelles conditions la graisse, la peau, les sabots, etc., pourront être utilisés, ou si ces parties doivent être détruites par le feu ou être enfouies en même temps que la viande. L'enfouissement de la viande déclarée impropre à la consommation et des autres parties non utilisables sera opéré immédiatement sur les ordres de l'inspecteur, après que tout aura été imbibé au préalable d'un mélange composé de parties égales d'eau et d'acide phénique ou de pétrole. La destruction par le feu peut se faire en dehors de la commune sous la surveillance de l'expert-inspecteur. Dem Inspektor ist es unbenommen, in den Organen und dem Fleisch alle Einschnitte und Zerlegungen vorzunehmen, welche er für nothwendig erachtet, um sich über deren wirklichen Zustand zu vergewissern. Der Sachverständige hat ein Register anzulegen, in welchem er das Signalement des Thieres und dessen Gesundheitszustand vermerkt. Wird ein Thier krank befunden, so mutz der Sachverständige dem Interessenten eine Bescheinigung verabfolgen mit Angabe der Natur und Art des Unfalles oder der Krankheit, des Fortschrittsgrades derselben, der über die angewandten Heilmittel genommenen Aufschlüsse, der A r t und Weise des Schlachtens, sowie der annähernden Berechnung des Verlustes für den Fall, daß ein Theil des Fleisches von dem Verbrauche ausgeschlossen werden muß. Diese Bescheinigung muß der Behorde bei jedesmaliger Aufforderung vorgezeigt werden. Art. 6. Sobald infolge der nach dem Abschlachten vorgenommenen Untersuchung das Fleisch, die Eingeweide u.s.w. anerkanntermaßen als zur Nahrung tauglich erklärt worden sind, muß der Sachverständige bei größeren Thieren wenigstens jedes Viertel, bei kleineren Thieren, wie Lämmer, Zicklein, Ferkel, jede Hälfte derselben mit einem vorschriftsmäßigen Stempel versehen. Art. 7. Ergibt die Untersuchung, daß ein Thier ganz oder theilweise zur menschlichen Nahrung untauglich ist, so hat der Thierarzt zu bestimmen, ob und unter welchen Bedingungen das Fett, die Haut, die Hufe u . s . w . benutzt werden dürfen, oder ob diese Theile durch Feuer zerstört oder gleichzeitig mit dem Fleische zu verscharren sind. Das Verscharren des zum Verbrauch untauglich erklärten Fleisches, sowie der anderen nicht verwendbaren Theile findet unverzüglich auf Anordnung bes Inspektors statt, und zwar nachdem das Ganze zuvor mit einer aus gleichen Theilen Wasser und Carbolsäure oder Petrol zusammengesetzten Mischung durchtränkt worden ist. Die Zerstorung durch das Feuer kann außerhalb der Gemeinde unter Aufsicht des Experten geschehen. 733 Art. 8. Une instruction ministérielle déterArt. 8. Ein Ministerial-Erlaß wird die Fälle minera les cas où la viande, les issues, etc., festsetzen, in welchen Fleisch, Eingeweide u . s . w . devront être toujours déclarées insalubres. immer für ungesund zu erklären sind. Art. 9. Si l'intéressé n'accepte pas la décision Art. 9. Erkennt ein Interessent das Gutachten de l'expert, il pourra faire procéder à une eines Sachverständigen nicht an, so steht es ihm contre-expertise par un médecin-vétérinaire de frei, sich ein Gegengutachten von einem Thierarzt son choix. seiner Wahl einzuholen. En cas de désaccord, on aura recours à un Wird hierbei kein Einverständniß erzielt, so muß troisième expert, qui sera un autre médecin- von den beiden Sachverständigen ein anderer vétérinaire désigné par les deux experts et dont Thierarzt zur Rachuntersuchung berufen werden, l'avis prévaudra. Si les deux experts ne peuvent dessen Entscheidung maßgebend ist. Können oder ou ne veulent choisir un tiers expert, celui-ci wollen die beiden Experten diesen dritten Sachsera désigné par le membre du Gouvernement verständiger nicht selbst wählen, so wird derselbe du service afférent ou par son délégué. durch das betreffende Regierungsmitglied oder dessen Delegirten ernannt. Art. 10. Les frais d'expertise sont à charge Art. 10. Die Untersuchungskosten sind durch des communes qui possèdent un abattoir public, die Gemeinden, welche ein Schlachthaus besitzen, sans préjudice des subsides de l'Etat. selbst zu tragen, vorbehaltlich der etwa vom Staate zu bewilligenden Subsidien. Dans les autres cas, ces frais sont à charge In allen anderen Fällen sind fragliche Kosten de l'Etat. zu Beiast des Staates. En cas de contre-expertise, les frais seront Die Kosten der Gegenuntersuchung sind, falls die supportés par l'intéressé si la décision du pre- Entscheidung des ersten Experten aufrecht erhalten mier expert est confirmée, et par la commune et bleibt, durch den Interessenten zu decken; andernrespectivement par l'État, dans le cas contraire. falls aber durch die Gemeinde bezw. den Staat. Art. 11. L'abatage et le dépècement des cheArt. 1 1 . Die Abschlachtung und Zerstückelung vaux (ânes ou mulets) destinés à l'alimentation der für die menschliche Nahrung bestimmten Pferde publique, ne peuvent s'effectuer que dans une (Esel oder Maulesel) darf nur in solchen Schlachttuerie ou un abattoir affecté spécialement à cette stätten geschehen, welche eigens zu diesem Behufe industrie, à l'exclusion absolue des clos d'équar- errichtet sind und zwar mit gänzlichem Ausschluß rissage. der Abdeckereien. Toutefois, le bourgmestre peut autoriser l'abaAusnahmsweise, wenn in Folge Unfalles der tage sur place d'un cheval (âne ou mulet) des- Transport des Thieres unmoglich geworden ist, tiné à l'alimentation publique, dans le cas où, kann der Bürgermeister gestatten, daß ein zum par suite d'un accident grave, le transport de la Nahrungsgebrauche bestimmtes Pferd (Esel oder bête est rendu impossible. L'expert-inspecteur Maulesel) zur Stelle geschlachtet werde- Der en sera informé immédiatement. Expert-Inspektor muß jedoch unverzüglich davon in Kenntniß gesetzt werden. L'estampille appliquée par l'expert sur la Der auf das Pferdesleisch von dem Sachverviande de cheval devra porter la mention ständigen gedrückte Stempel trägt den Vermerk "Pferd". « Cheval ». 71« 734 § 2. — Vente de viandes fraiches de boucherie, ainsi que d'issues, de graisses et de sang frais. § 2. — Neber den Verkauf von frischem Schlachtfleische, sowie Eingeweiden, Fett und frischem Blute. Art. 12. Es ist verboten Fleisch, Eingeweide, Fett oder frisches Blut zu verkaufen oder feilzuhalten, das von Schlachtvieh herrührt, welches nicht den vorstehenden Bestimmungen gemäß im Großherzogthum abgeschlachtet worden ist. Art. 12. il est interdit de vendre, d'exposer en vente ou de détenir pour la vente, de la Mande, des issues, des graisses ou du sang frais provenant de bêtes de boucherie abattues dans le Grand-Duché dans des conditions qui seraient contraires aux prescriptions du présent règlement. Diese Fleischwaaren müssen überdies gut erCes produits doivent être de plus en bon état halten sein. de conservation. Art. 13. Les viandes fraîches de boucherie Art. 13. Das von auswärts eingeführte frische importées de l'étranger ne sont admises à la Fleisch darf nur in ganzen Viehstücken, in Halben vente qu'à l'état de bêtes entières, demi-bêtes oder in Vierteln eingeführt werden ; den letzteren ou quartiers de devant, et qu'a condition de müssen die Lungen, Leber und Milz in natürl'adhérence des poumons, du foie et de la rate. lichem Zusammenhange anhaften. Diese Vorschrift Cette condition ne s'applique pas aux viandes ist auf Hammelfleisch nicht anwendbar. de mouton. En outre, pour pouvoir être livrées au comBehufs Zulassung zum Verkauf muß überdies merce, les viandes, comme aussi les issues et les dem importirten Fleisch, Eingeweiden und frischen graisses fraîches importées dans le pays, doivent: Fett: 1" être accompagnées d'un certificat de bonne 1° ein von einem luxemburgischen thierärztlichen qualité, délivré dans le Grand-Duché par un Sachverständigen über die gute Beschaffenheit expert-inspecteur porteur du diplôme de méde- lautendes Attest beigegeben sein; cin-vétérinaire ; 2° muß dasselbe mit einem besonderen nach 2° porter une estampille spéciale, apposée Anleitung des Art. 6 vorgeschriebenen Stempel par l'expert conformément aux indications de versehen sein, welcher den Vermerk trägt : „Von l'art, 6, avec la mention « Etranger ». Auswärts". Handelt es sich um Eingeweide oder Fett, so lorsqu'il s'agit d'issues ou de graisse, l'estampille pourra être appliquée sur les récipients kann der Stempel auf deren Umhüllungen gesetzt werden. qui les contiennent.. Art. 14. Die Untersuchung des frischen, von Art. 14. L'expertise des viandes fraîches importées de l'étranger sera effectuée par l'expert- auswärts eingeführten Fleisches kann von dem inspecteur, soit à la frontière, soit au lieu de Sachverständigen entweder an der Grenze oder destination, soit en tout autre endroit au choix am Bestimmungs- oder an irgend einem anderen Ort, ganz nach der Wahl des Importeurs und de l'importateur et de l'expert. Experten, vorgenommen werden. Les frais de déplacement seront supportés Die Reise- und Aufenthaltskosten fallen zur par l'importateur. Last des Importeurs. Les contre-expertises devront être pratiquées Die Superrevisionen werden in Gemäßheit der comme il est dit aux Art. 9 et 10. Art. 9 und 10 behandelt. Art. 15. Le débit de la viande fraîche de cheArt. 15. Der Verkauf des frischen Pferdeval (âne ou mulet) ne peut s'effectuer que dans fleisches (Esel oder Maulesel) darf nur in Ständen 735 des étaux portant une enseigne avec l'inscription « Boucherie chevaline» en gros caractères. Toutefois, en cas d'abatage chez un particulier, à la suite d'un accident, si la viande a été reconnue saine, conformément aux dispositions du présent règlement, elle pourra être débitée dans la demeure de ce particulier. L'exploitant d'une boucherie chevaline ne pourra se livrer dans cette boucherie au commerce d'autres viandes. stattfinden, die mit der Aufschrift „Pferdeschlächterei" in großen Buchstaben versehen sind. Jedoch ausnahmsweise und zwar bei Unfällen, wie sie das gegenwärtige Reglement vorgesehen hat, darf das bei einem Privatmanne geschlachtete und für gesund erklärte Fleisch in dessen Behausung zum Verkauf gestellt werden. Der Pferdemetzger darf in seinem Laden kein anderes als Pferdefleisch feilhalten. 3. —Ueber den Verkauf von Geflügel, Wildpret, Kaninchen und Fischen. Art. 16. Der Verkauf von Geflügel, Wildpret, Art. 16 La vente des volailles, du gibier, des lapins domestiques et des poissons sur les Kaninchen und Fischen auf den Märkten oder marchés et chez les marchands de comestibles bei Delikatessenhändlern unterliegt einer besonders sera l'objet d'une surveillance attentive de la achtsamen Ueberwachung seitens der Fleischpart des experts-inspecteurs des viandes ou des Expert-Inspektoren oder auch der eigens zu diesem Behufe bezeichneten Sachkundigen. experts spécialement désignés à cet effet. Im Falle von Streitigkeiten muß nach AnEn cas de contestation, il sera procédé comme leitung von Art. 9 und 10 verfahren werden. il est dit aux Art. 9 et 10. § 4. — Ueber Fabrikation oder Zube§ 4. — Fabrication ou préparation de produits reitung der Nahrungsmittel, die von alimentaires à l'aide de viandes, issues (abats), Schlachtfleisch, Eingeweiden (Abfällen), graisses ou sang. Fett oder Blut herstammen. § 3. — Vente de volaille, gibier, lapins domestiques et poissons. § Art. 17. Die Herstellung von Nahrungsmitteln aus Schlachtfleisch, Eingeweiden (Abfällen), Fett oder Blut, als da sind: Hackfleisch, Bratwurst, Schlackwurst, Cervelatwurst, Blutwurst, gesalzenes, geräuchertes oder gedörrtes Fleisch, Fleischkonserven, Fleischextrakt, Peptonc, Speisefett, Margarine, verschiedene Fleischwaaren-Produkte, Kaldaunen, auch Erzeugnisse der Kochkunst, die zum Verkaufe gelangen sollen, darf nur in solchen Lokalen erfolgen, die regelrecht als solche,: Schlächterei, Fleischverkaufsstätten, Wursthandel, Kaldaunenwäsche, Pöckelanstalten, Fleischzubereitungsanstalten, Restaurants u . s . w . erkannt sind. Ausgenommen hiervon sind die Abdeckereien. Es kann jedoch ausnahmsweise Privatleuten, Toutefois, il sera permis aux particuliers qui abattent des porcs chez eux, d'y préparer pour die in ihrer Behausung Schweine schlachten, gela vente, par salaison ou par fumage, la viande stattet werden, sie dortselbft zum Verkaufe durch de ces animaux, à la condition que chaque Pöckelung oder Räucherung zuzubereiten und dann Art. 17. La fabrication ou préparation à l'aide de viandes, issues (abats), graisses ou sang, de produits alimentaires tels que hachis, saucisses, saucissons, cervelas, boudins, viandes salées, fumées ou boucanées, conserves de viande, extraits de viande, peptones, graisses alimentaires, margarine, produits divers de la charcuterie, de la triperie ou de l'art culinaire, destinés à la vente, ne pourra s'effectuer que dans des établissements régulièrement exploités à titre de boucheries, charcuteries, triperies, ateliers pour la salaison et la préparation des viandes, restaurants, etc., à l'exclusion des clos d'équarrissage. 736 morceau destiné à la vente porte l'estampille apposée par l'expert-inspecteur au moment de l'abatage. Art. 18. On ne pourra employer à la préparation des dits produits alimentaires, dans les établissements désignés ci-dessus, d'autres viandes, issues, graisses, etc., de boucherie, que celles provenant de bêtes abattues ou introduites et vérifiées dans le Grand-Duché dans les conditions déterminées par le présent règlement. Ces viandes, issues, etc., doivent d'ailleurs, comme toutes autres matières premières employées, être en bon état de conservation. nur unter der Bedingung, daß jedes zum Verkauf bestimmte Stück gleich nach dem Schlachten mit dem vorschriftsmäßigen Stempel versehen wird. Art. 18. Zur Zubereitung genannter Nahrungsmittel in den dazu bestimmten Lokalitäten darf nur solches Fleisch, Eingeweide, Fett u . s . w . verwendet werden, das von Thieren herrührt, welche unter den durch gegenwärtiges Reglement bestimmten Bedingungen ins Großherzogthum eingeführt oder hier abgeschlachtet und untersucht worden sind. Dieses Fleisch nebst Eingeweiden u.s.w., sowie auch alle zu Fabrikationszwecken benöthigten Stoffe muß sich in gutem Zustande befinden. § 5. — Vente de viandes, issues, graisses, etc., préparées. § 5. — Ueber den Verkauf von zubereitetem Fleisch, Eingeweiden, Fett u. Art. 19. Den Schlächtern, Fleischhändlern, Kaldaunenwäschern und den übrigen Händlern mit Nahrungsmitteln, einschließlich der Hoteliers und Gastwirthe, ist es verboten, Fleisch, Eingeweide, Fett, Speck, u . s . w . , das den Bestimmungen der Art. 17 und 18 entgegen im Lande zubereitet worden ist, zu verkaufen, zum Verkauf auszustellen oder feil zu bieten. Art. 19. il est défendu aux bouchers, charcutiers, tripiers et autres marchands de comestibles, y compris les hôteliers et restaurateurs, de vendre, d'exposer en vente ou de détenir pour la vente, des viandes, issues, graisses, lards, etc., préparés dans le pays en contravention aux dispositions des Art. 17 et 18. Art. 20. Les produits alimentaires préparés à l'étranger à l'aide de viandes, issues, graisses, etc., de boucherie, les lards et les jambons exotiques, seront, avant la mise en vente, vérifiés par l'expert-inspecteur, conformément à l'art. 14. Si l'expert juge ces produits propres à l'alimentation, il apposera sur chaque pièce ou sur chaque colis une estampille avec le mot «Étranger». Les contre-expertises devront être pratiquées comme il est dit aux Art. 9 et 10. Art. 20. Die von Auswärts stammenden, vermittelst Fleisch, Eingeweide, Fett, u.s.w. hergestellten Nahrungsmittel, wozu auch ausländischer Speck und Schinken gehören, müssen vor dem Verkauf in Gemäßheit des Art. 14 von einem Expert-Inspektor untersucht werden. Erachtet der Sachverständige die Waare geeignet für den menschlichen Genuß, so erhält jedes Stück oder dessen Umhüllung einen Stempel mit dem Vermerke "Von Auswärts". Gegenuntersuchungen haben nach Vorschrift der Art. 9 und 10 zu geschehen. Art. 21. il est défendu aux restaurateurs et à tous autres marchands de comestibles de vendre de la viande de cheval préparée sans en indiquer clairement l'espèce, ou de mélanger frauduleusement de la viande de cheval avec d'autres viandes. Art. 2 1 . Den Gastwirthen, sowie allen andern Händlern mit Nahrungsmitteln ist es verboten, zubereitetes Pferdefleisch ohne genaue Bezeichnung als solches zu verkaufen, oder in betrügerischer Absicht Pferdefleisch mit anderm Fleisch zu vermischen. 737 § 6. — Transport des viandes fraîches ou préparées. Art. 22. Les viandes, issues, etc., fraîches ou préparées, seront soumises à la surveillance des experts-inspecteurs et de la police générale et locale, aussi bien durant leur transport d'un lieu à un autre que durant leur manutention dans les locaux où s'effectuent leur préparation ou leur débit. Les porteurs ou conducteurs de ces produits seront tenus, a chaque réquisition, de déclarer le nom et la demeure de l'expéditeur et du destinataire. Art. 23. La viande, les issues, etc., de boucherie , destinées à l'alimentation publique, pourront être transportées d'une commune à une autre, soit par morceaux estampillés, soit par colis indivisible portant une marque spéciale apposée par un expert-inspecteur. Les administrations communales auront la faculté de subordonner l'introduction sur leur territoire de viandes, issues, etc., de boucherie, fraîches ou préparées, déjà expertisées dans une autre commune en exécution du présent règlement, à une nouvelle expertise suivie de l'apposition d'une estampille supplémentaire. Les frais de cette expertise seront à la charge des communes qui jugeront à propos de l'exiger. § 7. — Dispositions générales et transitoires. Art. 24. Le bouclier ou charcutier doit tenir un registre contenant
- a)le numéro d'ordre,
- b)la date de l'abatage,
- c)la désignation des animaux abattus,
- d)les observations,
- e)les observations ou décisions éventuelles de l'inspecteur. Art. 25. Les viandes, issues ou préparations de charcuterie introduites dans le commerce doivent être renseignées dans un registre spécial avec indication
- a)du numéro d'ordre,
- b)de § 6 . — Neber den Transport von frischem oder zubereitetem Fleische. Art. 32. Fleisch, Eingeweide, u.s.w., sowohl in frischem als auch im zubereitetem Zustande, müssen während des Transportes von einem O r t zum andern und während der Manipulationen i n den Lokalen, in welchen ihre Zubereitung oder ihre Verkaufszurichtung bewirkt wird, von den Sachverständigen sowie der allgemeinen und der Ortspolizei beaufsichtigt werden. Die Träger oder Führer fraglicher Produkte sind gehalten auf jede Aufforderung hin Namen und Wohnung des Absenders sowie des Empfängers anzugeben. Art. 23. Die für die menschliche Nahrung bestimmten Fleischwaaren, Eingeweide u.s.w. dürfen von einer Gemeinde nach der andern versandt, müssen aber Stück für Stück gestempelt oder in ungetrennten Collis versandt werden, die einen von einem Expert-Inspektor aufgedrückten Spezialstempel tragen. Die Gemeinden find berechtigt, das bei ihnen eingeführte Schlachtfleisch, die Eingeweide, sowohl im frischen als im zubereiteten Zustande, wenn es auch schon von Sachverständigen anderwärts nach vorstehendem Reglemente untersucht worden war, einer erneuten Untersuchung zu unterziehen und mit einem Ergänzungsstempel zu versehen. Die Kosten dieser erneuten Untersuchung fallen der veranlassenden Gemeinde zur Last. § 7. — Allgemeine und UebergangsBestimmungen. Art. 24. Der Metzger oder Schweinemetzger hat ein Register anzulegen, welches unter
- a)Andeutung der Reihenfolge Aufschluß gibt über
- b)das Datum des Schlachtens,
- c)die Bezeichnung des geschlachteten Thieres,
- d)die Bemerkungen,
- e)die etwaigen Bemerkungen oder Entscheidungen des Inspektors. Art. 25. Das in den Handel kommende Fleisch, die Eingeweide oder Fleischwaaren sind in ein spezielles Register einzutragen unter Angabe
- a)der Reihenfolge,
- b)des Eingangsdatums,
- c)738 la date de l'entrée,
- c)de la désignation de la der Bezeichnung der Waare,
- d)des Gewichtes, marchandise,
- d)du poids,
- e)du nom et lieu de
- e)des Namens und Ortes der Herkunft,
- s)der provenance,
- f)des observations,
- g)des obser- Bemerkungen, und
- g)der eventuellen Bemervations ou décisions éventuelles de l'inspecteur. kungen oder Entscheidungen des Inspektors. Art. 26. Der Inspektor hat über jeden Ver Art. 26. L'inspecteur tiendra livre pour käufer unter folgenden Rubriken Buch zu halten: chaque débitant avec les rubriques suivantes : 3) Ordnungsnummer,
- b)Datum der Untera) le numéro d'ordre,
- b)la date de la visite,
- c)l'objet de la visite,
- d)les observations et suchung,
- c)Gegenstand der Untersuchung und
- d)eventuelle Bemerkungen und Entscheide. décisions éventuelles. Art. 27. Zuwiderhandlungen gegen vorstehende Art. 27. Les infractions aux dispositions qui précèdent seront punies des peines comminées Bestimmungen werden mit den durch das Gesetz par la loi du 6 mars 1818, sans préjudice de vom 6. März 1818 angedrohten Strafen geahndet, l'application des peines plus fortes établies par unbeschadet der durch das Strafgesetzbuch oder andere Spezialgesetze vorgesehenenstrengerenStrafen. le Code pénal ou par d'autres lois spéciales. Art. 28. Notre Directeur général de l'intérieur est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera applicable à partir du 1 e r février 1893. Art. 28. Unser General-Director des Innern ist mit der Ausführung gegenwärtigen Beschlusses beauftragt, welcher vom 1. Februar 1893 ab in Kraft tritt. Frankfurt, den 20. Dezember 1892. Francfort, le 20 décembre 1892, Adolph. ADOLPHE. Le Directeur général de l'intérieur, H. KIRPACH. Der General-Director des Innern, H. Kirpach. Arrêté du 29 décembre 1892, concernant le con- Beschluß vom 29. Dezember 1892, die Kontrolle trôle du commerce des viandes. des Fleischhandels betreffend. LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L'INTÉRIEUR ; Der General-Director des Innern; Vu la loi du 18 septembre 1892, sur le conNach Einsicht des Gesetzes vom 18. September trôle des denrées alimentaires, notamment des 1892, über die Kontrolle der Nahrungsmittel, naviandes, ainsi que l'arrêté grand-ducal du 20 dé- mentlich des Fleisches, sowie des durch Großh. cembre 1892, portant règlement sur le com- Beschluß vom 20. Dezember 1892 eingeführten merce des viandes ; Reglements über den Fleischhandel; Arrête ; Beschließt: Art. 1. Nachbenannte Thierärzte sind zu proArt. 1er. Sont nommés provisoirement exvisorischen Fleischbeschauern ernannt: perts-inspecteurs des viandes, les vétérinaires ci-après désignés : 1° M. Ch. Siegen de Luxembourg ; 1. Hr. Karl Siegen von Luxemburg; 2° M. Jules Mederich de Luxembourg ; 2. Hr. Julius Diederich von Luxemburg; 3° M. Jules Bivort de Hollerich ; 3. Hr. Julius B i v o r t von Hollerich; 4° M. J. Kurth de Dahlem ; 4. Hr. J. Kurth von Dahlem; 5° M. Félix Hoffmann de Dudelange ; 5 Hr. Felix Hoffmann von Düdelingen; 739 6° M. N . Schmiedeier d'Esch-sur-l'Alzette ; 7° M. N . Bourg de Mersch ; 8° M. C. Wolff de Diekirch ; 9° M. J. Hoffmann d'Ettelbruck ; 10° M. N. Krombach de Redange ; 11° M. J.-B. Huberty de Wiltz ; 12° M. E. Knepper d'Echternach ; 13° M. N . Mackel de Grevenmacher ; 14° M. A. Neyen de Remich. 6. Hr. N. Schmiedeler von Esch a. d. Alz; 7. Hr. N. B o u r g von Mersch; 8. Hr. C. W o l f f von Diekirch; 9. Hr. I . H o f f m a n n von Ettelbrück; 10. Hr. N. Krombach von Redingen; 11. Hr. I . B. Huberty von Wiltz; 12. Hr. E. Knepper von Echternach; 13. Hr N. Mackel von Grevenmacher; 14. Kr. U. Neyen von Remich. Art. 2. In den nachbenannten Gemeinden und Ortschaften sind insbesondere mit dem Dienste der Fleischbeschau betraut: 1. Hr. K. Siegen, für die Stadt Luxemburg, das Bahnhofviertel, die Gemeinden Eich, Rollingergrund, Walferdingen und Steinsel; Art. 2. Sont spécialement charges, jusqu'à disposition contraire, du service de l'inspection dans les communes et localités suivantes : 1° M. Ch. Siegen, pour la ville de Luxembourg, le quartier de la gare centrale, les communes d'Eich, Rollingergrund, Walferdange et Steinsel ; 2. Hr. J. Diederich, für die Gemeinden 2° M. J. Diederich, pour les communes de Bertrange, Contern, Niederanven, Sandweiler, Bartringen, Contern, Niederanven, Sandweiler, Schüttringen, Strassen, Kehlen und Kopstal; Schuttrange, Strassen, Kehlen ei Kopstal ; 3. Hr. J. Bivort, für die Gemeinden Holle8° M. ,1. Bivort, pour les communes de Hollerich (excepté le quartier de la gare centrale), rich (mit Ausschluß des Bahnhofoiertels), Hamm, Hamm, Hesperange, Weiler-la-Tour, Leude- Hesperingen, Weiler-zum-Thurm, Leudelingen und Röser; lange et Rœser ; 4. Hr. J. K u r t h , für die Gemeinden Nieder4° M. J Kurth, pour les communes de Baskerschen, Küntzig, Dippach, Garnich, Hobscheid, charage, Clemency, Dippach, Garnich, HobMamer, Körich, Simmern und Steinfort; scheid, Mamer, Kœrich, Septfontaines et Steinfort ; 5. Hr. F. H o f f m a n n , für die Gemeinden 5° M. F. Hoffmann, pour les communes de Bettembourg, Dudelange, Kayl, Rumelange et Bettemburg, Düdelingen, Kayl, Rümelingen und die Ortschaft Hellingen ; le village de Hellange ; 6 Hr. N. Schmiedeler, für die Gemeinden 6° M. N . Schmiedeier, pour les communes de Esch-sur-l'Alzette, Differdange, Mondercange, Esch a/Alz., Differdingen, Monnerich, Petingen, Reckingen, Sassenheim und Schifflingen; Petange, Reckange, Sanem et Schifflange ; 7. Hr. N. B o u r g , für den Kanton Mersch 7° M. N . Bourg, pour le canton de Mersch et und die Gemeinde Junglinster; la commune de Junglinster ; 8. Hr. C. Wolff, für die Gemeinden Diekirch, 8° M. C. Wolff, pour les communes de Diekirch, Bastendorf, Bettendorf, Ermsdorf, Bastendorf, Bettendorf, Ermsdorf, Hoscheid, MeHoscheid, Medernach, Reisdorf, Vianden et dernach, Reisdorf, Vianden und Fuhren ; und Fouhren ; et temporairement, jusqu'à la nomi- zeitweilig, bis zur Ernennung eines Titulars für nation d'un titulaire à l'inspection de Clervaux- Clerf-Putscheid, für die Gemeinden Putscheid und Putscheid, pour les communes de Putscheid et Hosingen ; de Hosingen ; 9. Hr. J. Hoffmann, für die Gemeinden 9° M. J. Hoffmann, pour les communes d'Ettelbruck, Bourscheid, Erpeldange, Feulen, Ettelbrück, Burscheid, Erpeldingen, Feulen, Merzig 740 Merzig et Schieren ; et temporairement jusqu'à und Schieren; und zeitweilig, bis zu obenerla nomination prémentionnée, pour les com- wähnter Ernennung, für die Gemeinden Consmunes de Consthum, Clervaux et Munshausen ; thum, Clerf und Munshausen; 40° M. N. Krombach, pour le canton de Re- 10. Hr. N. Krombach, für den Kanton dange ; Redingen ; 11° M. L-B. Huberty, pour le canton de Wiltz; 11. Hr. I. V. Huberty, für den Kanton et temporairement jusqu'à la nomination pré- Wiltz; und zeitweilig, bis zu vorerwähnter Ermentionnée, pour les communes d'Asselborn, nennung, für die Gemeinden Asselborn, NiederBasbellain, Bœvange, Hachiville, Heinerscheid beßlingen, Bögen, Helzingen, Heiderscheid und et Weiswampach ; Weiswampach ; 42° M. Knepper, pour le canton d'Echternach ; 12. Hr. Knepper, für den Kanton Echternach ; 43° M. N, Mackel, pour le canton de Greven- 13. Hr. N. Mackel, für den Kanton Grevenmacher, sans la commune de Junglinster ; macher, ohne die Gemeinde Junglinster ; 44° M. A. Neyen, pour le canton de Remich 14. Hr. A. Neyen, für den Kanton Remich et les villages d'Aspelt et de Frisange. und die Ortschaften Aspelt und Frisingen. Art. 3. En cas d'empêchement les expertsArt. 3. I m Verhinderungsfalle werden obeninspecteurs susdénommés se remplaceront mu- genannte Fleischbeschauer sich gegenseitig ersetzen, tuellement, sans préjudice de nos dispositions unbeschadet unserer besonderen Verfügungen. spéciales. Art. 4. Le présent arrêté sera inséré au Art. 4 . Gegenwärtiger Beschluß soll ins "MeMémorial. morial" eingerückt werden. Luxembourg, le 29 décembre 1892. Le Directeur général de l'intérieur, H . KIRPACH. Luxemburg, den 29. Dezember 1892. Der General-Director des Innern, H. Kirpach. Avis. — Timbre. il résulte d'une quittance délivrée par le receveur de l'enregistrement au bureau de Diekirch, le 22 décembre 1892, Reg. gén., vol. 49, Art. 482, que la société anonyme de la Brasserie de Diekirch a acquitté les droits de timbre à raison de quatre cents obligations de 500 francs chacune, portant les numéros 804 à 4200. La présente publication est destinée à satisfaire à la disposition de l'Art de la loi du 15 janvier 1872. Bekanntmachung. — Stempelwesen. Avis. — Mines. Aux termes de l'art. 5 de la convention du 27 novembre 1885, approuvée par la loi du 28 Bekanntmachung. — Bergwerke. Aus einer am 22. Dezember 1892, Haupt-Reg. Band 49, Art. 482, vom Einregistrirungs-Einnehmer zu Diekirch ausgestellten Quittung erhellt, daß die Gesellschaft der Diekircher Aktien-Brauerei die Stempelgebühren von vierhundert Obligationen à 500 Fr., mit den Nummern 801-1200, entrichtet hat. Gegenwärtige Bekanntmachung soll der Bestimmung im Art. 5 des Gesetzes vom 25. Januar 1872 Genüge leisten. Luxembourg, te 29 décembre 1892. Luxemburg, den 29.Dezember1892. Der General-Director der Finanzen, Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. M. Mongenast. Zufolge Art. 5 des durch Gesetz vom 28. April 1886 genehmigten Vertrags vom 27. November 741 avril 1886, la société anonyme des chemins de fer cantonaux luxembourgeois a droit à la concession de 172 hectares de mines de fer dans le canton d'Esch-sur-l'Alzette. Conformément à l'art. 2 de la loi du 12 juin 1874, sur le régime des mines et minières de fer, le public est informé que les plans de délimitation d'une surface de 43 H. 85 A. 78 c. de terrains miniers demandés par la société prédésignée, par moitié dans chacune des communes de Rumelange et de Differdange, se trouvent déposés pendant un mois aux secrétariats des communes respectives. Luxembourg, le 28 décembre 1892. Le Directeur général de l'intérieur, H . KIRPACH. Avis. — Postes. il est porté à la connaissance du public qu'à partir du 1 e r janvier prochain, un nouveau service de transport de messageries est établi entre Troisvierges et la station de cette localité. Les heures de départ et d'arrivée sont fixées comme suit : Départ de Troisvierges 5 45, 8 03, 9 33, 10 35 m . 2 OS, 3 OS, 5 30, 7 10 s. Arrivée à la station 5 50, 8 10, 9 38, 10 40 m . 2 10, 3 10, 5 35, 7 15 s. Départ de la station... 5 SO, 8 30, 9 40, 10 45 m . 2 25, 3 15, 5 45, 7 20 s. Arrivée à Troisvierges. 5 55, 8 35, 9 45, 10 50 m . 2 30, 3 20, 3 50, 7 25 s. Luxembourg, le 50 décembre 1892. Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. 1885 hat die anonyme Gesellschaft der luxem-burger Kantonal-Eisenbahnen Anspruch auf eine Erz-Concession von 172 Hektaren im Kanton Esch a. d. Alzette. In Gemäßheit des Art. 2 des Gesetzes vom 12. Juni 1874 über Elsenerzgruben und Erzgräbereien wird zur öffentlichen Kenntniß gebracht, daß die Pläne der von benannter Gesellschaft begehrten Concession von 43 H. 85 A. 78 c , zur Hälfte in jeder der Gemeinden Rümlingen und Differdingen, während einem Monat auf den Sekretariaten der betreffenden Gemeinden aufliegen. Luxemburg, den 28. Dezember 1892. Der General-Director des Innern, H. Kirpach. Bekanntmachung. — Postwesen. Es wird hiermit zur öffentlichen Kenntniß gebracht, daß vom 1. Januar nächsthin ab, ein neu eingerichteter Postfuhrdienst zwischen Ulflingen und der Eisenbahnstation dieser Ortschaft errichtet ist. Die Abfahrts- und Ankunftsstunden sind festgesetzt, wie folgt: Abfahrt von Ulflingen 5 45, 8 05, 9 33, 10 35 Vm. 2 05, 3 05, 5 30, 7 10 Nm. Ankunft an der Station 5 50, 8 10, 9 38, 10 40 Vm. 2 10, 3 10, 5 35, 7 15 Nm. Abfahrt von der Station 5 50, 8 30, 9 40, 10 45 Vm. 2 25, 3 15, 5 45, 7 20 Nm. Ankunft in Ulflingen. 5 55, 8 35, 9 45, 10 50 Vm. 2 30, 3 20, 5 50, 7 25 Nm. Luxemburg, den 30. Dezember 1892. Der General-Director der Finanzen, M. Mongenast. Bekanntmachung. — Höherer und mittlerer Unterricht. Durch Großh. Beschluß vom 28. Dezember c. Par arrêté grand-ducal du 28 décembre courant ont été nommés répétiteurs de première sind zu Repetenten erster Klasse ernannt worden : classe : 1° am Gymnasium des Athenäums, Hr. Eugen 1° au gymnase de l'Athénée, M. Eugène Wolff, Wolff, Repetent zweiter Klasse; répétiteur de deuxième classe ; 2° an der Handels- und Gewerbeschule des 2° à l'école industrielle et commerciale de Avis. — Enseignement supérieur et moyen. 716 712 l'Athénée, M. Michel Hansen, répétiteur de deu- Athenäums, Hr. Michel Hansen, Repetent zweiter Klasse ; xième classe ; 3° am Gymnasium zu Diekirch, die HH. Peter 3° au gymnase de Diekirch, MM. Pierre Steffes et Jules Wilhelm, répétiteurs de deuxième classe; S t e f f e s und Julius Wilhelm, Repetenten zweiter Klasse; 4° am Progymnasium zu Echternach, Hr. Nic. 4° au progymnase d'Echternach, M. Nicolas P e f f e r , Repetent zweiter Klasse. Peffer, répétiteur de deuxième classe. Luxembourg, le 30 décembre 1892. Le Directeur général des finances, M . MONGENAST. Circulaire concernant la mise en vigueur de la loi du 26 décembre 1892 sur la publicité des contrats de mariage. Je crois devoir rendre les officiers de l'état civil attentifs aux modifications introduites, à partir du 1er janvier prochain, par la loi du 26 décembre ct., dans les formalités accompagnant la célébration du mariage. La première de ces modifications se rapporte à l'art. 75 du Code civil. Dorénavant, après la lecture des pièces requises et des dispositions légales afférentes, l'officier de l'état civil «interpellera les futurs époux ainsi que les personnes qui autorisent le mariage, si elles sont présentes, d'avoir à déclarer s'il a été tait un contrat de mariage et, dans le cas de l'affirmative, la date de ce contrat, ainsi que les nom et lieu de résidence du notaire qui l'aura reçu ». La seconde innovation se rapporte plus spécialement à la rédaction de l'acte de mariage lui-même. Celui-ci devra contenir, en dehors des indications prescrites jusqu'à ce jour par l'ait. 76 du Code civil, un n° 10, énonçant « la date des conventions matrimoniales des époux et l'indication du notaire qui les aura reçues, faute de quoi les clauses dérogatoires au droit commun ne pourront être opposées aux tiers qui ont contracté avec les époux dans l'ignorance de ces conventions matrimoniales. — Dans le cas où la déclaration aurait été omise ou serait erronée, la rectification de l'acte, en ce qui touche l'omission ou l'erreur, pourra Luxemburg, den 30. Dezember 1892. Der General-Director der Finanzen, M. M o n g e n a s t . Rundschreiben, betreffend das Gesetz über die Öffentlichkeit der Heirathskontrakte. Ich mache die C i v i l s t a n d s b e a m t e n auf die Änderungen aufmerksam, welche vom 1. Januar k. in den Formalitäten der Eheschließung infolge des Gesetzes vom 26. Dezember d. J. eingetreten sind. Die erste Änderung betrifft Art. 75 des Civilgesetzbuches. In Zukunft hat der Civilstandsbeamte, nach Verlesung der erforderlichen Schriftstücke und der einschlägigen Gesetzesbestimmungen, „die künftigen Ehegatten, sowie die zur Heirath ermächtigenden Personen, falls selbe zugegen sind, darüber zu befragen, ob ein Heirathskontrakt abgeschlossen worden ist; im Bejahungsfall sind Name und Wohnort des Notars anzugeben, welcher den Kontrakt aufgenommen hat." Die zweite Neuerung bezieht sich auf die Abfassung der Heirathsurkunde. Außer den bisher durch Art. 76 des Civilgesetzbuches vorgeschriebenen Angaben muß diese Urkunde künftig unter Nr. 10° angeben : „das Datum des Ehevertrages der Gatten und Bezeichnung des Notars, welcher denselben aufgenommen hat, mangels dessen die Klauseln, welche vom gemeinen Recht abweichen, gegen Dritte, die ohne Kenntniß jenes Ehevertrages mit den Gatten kontrahirt haben, nicht geltend gemacht werden können. — Falls die Erklärung unterblieben oder irrig ist, kann die Richtigstellung der Urkunde inbezug auf die Unterlassung oder den Irrthum durch den Staats- 743 être demandée par le procureur d'État, sans préjudice du droit des parties intéressées, conformément à l'art. 99 ». Les officiers de l'état civil voudront en prendre note pour que la loi reçoive son exécution dès sa mise en vigueur, c.-à-d. à partir du 1er janvier 1893. Luxembourg, le 50 décembre 1892. anwalt verlangt werden, unbeschadet des Rechtes der betheiligten Partheien, gemäß Art. 99." Die Civilstandsbeamten wollen dafür sorgen, daß das Gesetz vom Tage seiner Inkrafttretung an, d. h. vom 1. Januar 1893 ab, beobachtet werde. Luxemburg, den 30. Dezember 1892. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Der Staatsminister, Präsident der Regierung, Eyschen. EYSCHEN. Arrêté concernant la publication du rapport général de la Chambre de commerce pour l'année 1891. L E MINISTRE D'ÉTAT, PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT ; Vu le rapport général de la Chambre de commerce sur la situation du commerce et de l'industrie dans le Grand-Duché pendant l'année 1891 ; Arrête : Le rapport prémentionné sera publié comme annexe au Mémorial de la présente année. Luxembourg, le 30 décembre 1892. Beschluß, die Veröffentlichung des allgemeinen Berichtes der Handelskammer für das Jahr 1891 betreffend. Der Staatsminister, Präsident der Regierung; Nach Einsicht des allgemeinen Berichtes der Handelskammer über die Lage des Handels und der Industrie des Großherzogthums während des Jahres 1891 ; Beschließt : Erwähnter Bericht soll als Beilage zum „Memorial" dieses Jahres veröffentlicht werden. Luxemburg, den 30. Dezember 1892. Le Ministre d'État, Président du Gouvernement, Der Staatsminister, Präsident der Regierung, EYSCHEN. Luxbg. Imp. Lib. d.l. C. V. Bück ; L. Bück, Succ Evschen. MÉMORIAL Memorial DU des Grand-Duché de Luxembourg. Großherzogthus Luxemburg. ANNEXE au N° 71 de 1892. RAPPORT GÉNÉRAL SUR LA Situation de l'Industrie, et du Commerce pendant l'année 1891. Quand à pareille époque de l'année 1891 nous faisions un aperçu sur la situation générale du commerce et de l'industrie en 1890, nous ne pouvions nous dérober aux impressions du moment et sous leur influence nous comparions avec regret les pertes de l'année 1891, qui suivaient de trop près la situation prospère de 1890. Nous disions alors : « Les récoltes sont manquées ou détruites; une dépréciation sensible » a envahi toutes les branches de l'activité commerciale et industrielle, sans excepter le ca» pital mobilier atteint jusque dans ses placements les plus solides; aujourd'hui il est pénible » de nous reporter à la fin de l'année 1890, et d'y constater l'arrêt brusque auquel se heurtait » alors le développement des progrès économiques. » L'année 1891 était, en effet, défavorable à tous les points de vue. Les récoltes laissaient à désirer sous le rapport de la quantité et de la qualité; la grêle avait fait des ravages inouïs dans une grande partie du pays, où bon nombre de cultivateurs voyaient perdre en un jour le fruit de longs labeurs. L'industrie métallurgique, cette source de notre prospérité nationale, n'était non seulement arrêtée dans sa marche ascensionnelle, elle a même eu à traverser des moments difficiles, précurseurs d'un état de crise. Cette périchtation trouve son explication dans une série d'événements, tant d'ordre économique que politique. C'était, avant tout, l'arrêt brusque dos exportations dû au Mac Kinley-Bill ; ensuite la méfiance dans les nouvelles entreprises, méfiance qui devait naître à la suite de la crise financière de 1891 ; puis les grèves des ouvriers, les récoltes insuffisantes, les inondations de la Ruhr, la cherté des combustibles, etc., etc. Si pour l'année 1890 nous avons pu signaler les bienfaits d'une coincidence de récoltes abondantes avec la prospérité de notre industrie principale, pour 1891 il ne nous reste qu'à déplorer les conséquences graves et inquiétantes d'une coincidence en sens contraire. Le paysan, loin d'économiser sur les produits du sol, doit recourir aux notaires et aux banques pour recommencer sa laborieuse campagne ; l'ouvrier n'est pas mis en état de faire fructifier le prix de son travail. 2 Encore le capitaliste, qui a vu en 1891 diminuer et le prix et le rendement de ses placements, arrête ses dépenses et les limite au stricte nécessaire. Tout essor manque, les fonds deviennent rares et le commerce doit s'en ressentir en premier lieu. Aussi ne cesse-t-il de se plaindre de l'étal actuel des affaires, notamment de la lenteur apportée dans le règlement des créances, lenteur traduite à l'état d'abus qui met le négociant dans le cas d'être le banquier de ses clients. Cette situation est déplorable et nous ne voyons pas de remède au mal tant que la concurrence étrangère, forcée d'écouler son trop plein au prix de mille sacrifices, n'aura pas cessé d'importer avec les marchandises dépréciées des conditions de vente inouies et inusitées jusqu'ici. Luttant avec énergie contre cette puissante concurrence de nos voisins, notre commerçant, grâce à ses longues relations, garde le dessus, mais, nous le répétons, au prix de maintes concessions. Et, hâtons-nous de le dire, le résultat de nos affaires commerciales n'est pas mauvais cependant ; si les principes d'économie et de simplicité étaient mieux développés, le commerçant se trouverait dans une position qui lui serait enviée par l'industriel et le fonctionnaire. L'industrie, en effet, exposée à toutes les péripéties inhérentes aux changements continuels des traités de commerce, a traversé en 1891 une époque critique. Les rapports qui vont suivre attestent, à peu d'exceptions près, une situation peu prospère. En dehors de la métallurgie, ce ne sont que les brasseries, les meuneries, les fonderies et les fabriques de tabacs qui ont eu des résultats satisfaisants pendant l'année écoulée. D'autres industries, arrêtées dans l'écoulement de leurs produits par ces barrières infranchissables que leur opposent des tarifs de droits protecteurs, n'atteignent pas le chiffre de vente qui serait en proportion avec l'importance du capital engagé et des installations industrielles. Nous avons tout lieu de croire que ces difficultés n'auront qu'un caractère passager et nous formons des vœux pour que la reprise se fasse sentir bientôt, tant dans l'intérêt des capitaux engagés qu'au profit de la population ouvrière attachée à ces industries. Pour les tanneries à vieux procédés, et les petites draperies, la crise actuelle n'est pas de date récente ;depuis quinze ans environ cette partie de notre industrie nationale est en lutte sérieuse contre les éléments contraires toujours croissants. Le découragement a envahi tes plus patients de ces industriels et nous aurons bientôt la triste perspective d'assister à un chômage général de toutes ces industries, qui vivaient jusqu'ici, mais péniblement, du faible bénéfice réalisé sur l'exportation de leurs produits. Cette situation est grave plutôt au point de vue de la question ouvrière, les industriels mêmes étant pour la plupart des gens avisés. Déjà deux localités principales de notre pays, jadis florissantes, ressentent vivement les conséquences fâcheuses de cette crise; la population ouvrière est sans ressource aucune, et dans l'incertitude du lendemain. Pour peu que cette situation se prolonge, l'ouvrier doit songer à quittter sa demeure natale pour chercher ailleurs, à l'étranger, ces moyens de subsistance que le pays ne peut plus lui offrir. Notre Gouvernement suit avec une vraie sollicitude cet état des choses et, reconnaissant la gravité de la situation actuelle, il cherche à former l'ouvrier et l'apprenti, à lui donner des éléments d'instruction qui devront le mettre au moins au niveau des pays qui nous entourent. Sous ce rapport tout restait à faire chez nous. Dans les pays avoisinants, l'enseignement obligatoire existe depuis longtemps jusqu'à l'âge de quatorze ans ; sortis de l'école, l'ouvrier 3 et l'apprenti avaient mille facilités d'étendre leurs connaissances dans les écoles du soir, les Fortbildungsschulen, les écoles professionnelles, établissements que le besoin de la situation a fait naître tant sur l'initiative officielle que sur intervention privée. L'ouvrier et l'apprenti, qui quittent notre pays pour chercher à l'étranger leur gagne-pain, eut à lutter contre ce perfectionnement autoritaire et pas n'est besoin d'ajouter que la lutte doit être inégale au préjudice des Luxembourgeois. Pour entrer dans ce mouvement d'instruction complémentaire, la Chambre de commerce, sur l'initiative du Gouvernement, a fait organiser des conférences dans les principales localités du pays, à Luxembourg, Esch, Diekirch, Ettelbruck et Wiltz. Le but de ces conférences était de montrer aux intéressés ce qu'il leur fallait apprendre pour soutenir la concurrence sur le terrain de l'instruction pratique, de leur faire voir les progrès de notre époque et de les engager à suivre plus tard les cours en voie d'organisation dans toutes les localités principales du pays, sur les matières qu'on n'avait fait qu'indiquer dans le cours des conférences. L'assistance nombreuse à ces réunions prouve à elle seule que ce nouveau mouvement était compris par les personnes auxquelles on s'adressait et qui évidemment sentaient qu'il y avait lieu de compléter leurs connaissances théoriques et pratiques. Nous sommes donc autorisés à croire que les cours qui fonctionnent, dès l'année 1892, répondent pleinement à notre attente. A côté de ces conférences, le Gouvernement vient d'organiser également des écoles spéciales de tissage pour former des spécialistes capables de se mesurer avec l'étranger : des écoles de dessin, des cours de mécanique, de tailleurs de pierres etc. fonctionnent utilement et sont suivis par un grand nombre de personnes de tout âge, avides de se perfectionner. Le premier essai a pleinement réussi ; aussi la Chambre de commerce portera-t-elle tout son dévouement à assurer le progrès et la vitalité des nouvelles organisations. C'est dans cet ordre d'idées que la Chambre de commerce a prêté son concours à la confection et la publication d'un manuel qui paraîtra incessamment, lequel, tout en traitant la matière de l'enseignement commercial à fond, tiendra compte particulièrement des lois et usages de notre pays ; nous ne doutons pas que cet ouvrage ne soit appelé à rendre de grands services, tant à notre jeunesse dans ses études préparatoires qu'aux commerçants mêmes dans l'exercice pratique. Certainement les efforts de la Chambre de commerce seraient restés infructueux, si la Chambre des députés n'avait pas ratifié le crédit de 30,000 fr. que le Gouvernement, dans l'intérêt du commerce et de l'industrie, a fait inscrire pour la première fois dans le budget de l'État. Le Gouvernement a l'intention bien arrêtée de suivre avec intérêt le sort de notre commerce et de l'industrie et d'aider dans la mesure du possible. A côté de cet appui moral, nos établissements de banque continuent à prêter leur concours et ne demandent qu'à alimenter spécialement les bonnes affaires de notre pays. La valeur de ce concours doit être appréciée dans l'augmentation constante du mouvement de leurs affaires. Le taux d'intérêt de l'escompte et des avances n'a guère varié pendant l'année 1891 et se place entre 4 et 5 pCt ; le taux d'intérêt appliqué par nos banques est fixé sur la base du taux 4 d'escompte de la Reichsbank ; ce taux n'ayant guère donné lieu à de sensibles oscillations, notre taux d'intérêt a eu également un caractère durable. L'augmentation du mouvement dans nos affaires de banque a coincidé, pour cette annéeci, avec les tableaux statistiques de nos chemins de fer. Les transports ont diminué dans des proportions sensibles : pour le Guillaume-Luxembourg, nous trouvons une différence, en 1890, de 25,000 tonnes; pour le Prince-Henri de 224,000 tonnes. Les diverses branches de nos services de poste et de télégraphe ont fourni une légère augmentation sur le mouvement de l'année 1890 ; de même, le total des déposants à la Caisse d'épargne dépasse celui de 1890 de 630,000 fr. environ. Notre pays n'a eu à souffrir d'aucune perturbation dans les affaires de crédit; la situation actuelle, sous ce rapport, ne montre aucun point noir à l'borizon. Nous pouvons constater, à notre grande satisfaction, qu'en général nos affaires commerciales et industrielles sont saines et reposent sur une base solide. Aussi les faillites et concordats préventifs déclarés et accordés en 1891 sont peu nombreux ; nous trouvons : pour l'arrondissement de Luxembourg 17 faillites et 9 concordats ; pour l'arrondissement de Diekirch 4 faillites et 3 concordats ; encore ne s'agit-il que de liquidations très modestes. Dans l'intérêt du commerce nous croyons bien faire en reproduisant ici la recommandation adressée au Gouvernement dans notre rapport de 1890 sur les concordats préventifs : « Au sujet des concordats préventifs, les plaintes de nos commerçants ne cessent pas. Certes, le principe de sauver l'honneur du débiteur malheureux et de bonne foi est juste et sympathique et il n'y aurait de ce chef aucune critique, si le mode de liquidation même offrait plus de garantie aux créanciers. Les propositions concordataires devraient être appuyées de garanties réelles et sérieuses ; toutes autres propositions, et surtout celle qui tend à confier au débiteur même, sans aucune garantie, la liquidation de son actif, ne devraient pas être acceptées. » La Chambre de commerce a continué, pendant l'année 1891, à étudier les diverses questions qui intéressent notre classe ouvrière et, dans ses rapports au Gouvernement, elle a fait connaître ses intentions et sa manière de voir. v ne nous appartient pas de nous étendre plus longuement ici sur ces diverses questions qui font l'objet d'études spéciales, préparatoires à des projets de loi que le Gouvernement soumettra en temps et lieu à la législature. Le programme de l'organisation d'enseignement de notre école industrielle et commerciale a été établi par une commission de laquelle faisaient partie quelques membres de notre collège ; ce programme, qui a eu l'approbation do l'autorité supérieure, fonctionnera à partir de l'année 1892, nous espérons, avec succès. Dans le courant de l'année 1891 le Gouvernement avait invité la Chambre de commerce à examiner d'une manière approfondie la question de savoir si, en principe, le Gouvernement grand-ducal devait offrir son concours à la réalisation du projet de la canalisation de la Moselle. En présence d'une question aussi importante qui touche gravement aux intérêts de l'industrie minière et métallurgique, ainsi qu'à ceux du commerce du pays, la Chambre de 5 commerce a cru devoir s'adresser aux divers industriels et commerçants aux fins d'en obtenir tous les renseignements propres à la guider dans ses délibérations. Des rapports bien développés et appuyés sur des supputations irréfutables sont parvenus à la Chambre de commerce, qui, à son tour, les a adressés au Gouvernement; ces rapports concordant avec les avis personnels des membres de la Chambre de commerce, concluent que la canalisation de la Moselle entraînerait la ruine de nos exploitations minières et porterait une atteinte grave à notre industrie métallurgique, tout en créant une situation désastreuse à nos établissements de transport et au commerce du pays. Desiderata. Dans ses rapports au Gouvernement, sous les dates des 29 janvier 1891 et 18 avril 1892, la Chambre de commerce a fait ressortir l'importance de nos relations commerciales et autres avec la place d'Anvers, en même temps qu'elle a insisté sur l'utilité de créer, dans cette grande métropole de commerce, un poste d'agent consulaire du Grand-Duché. I l résulte, en effet, des renseignements statistiques que les relations de commerce avec cette place ont pris un développement considérable ; qu'il s'agit donc de protéger dans leurs opérations nos négociants par une représentation officielle. D'un autre côté, le nombre des émigrants pour les États-Unis, qui passent par Anvers, peut être taxé en moyenne annuelle à quinze cents, auxquels i l conviendrait d'ajouter les personnes qui rentrent d'Amérique dans le Grand-Duché ; enfin le nombre des Luxembourgeois qui se sont fixés à Anvers même dépasse celui de trois cents. Notre demande d'ériger un vice-consulat à Anvers se trouverait donc justifiée en présence de cette situation et des difficultés innombrables auxquelles sont exposés nos compatriotes ignorant la langue, les us et coutumes locaux. Chaudières. Le nombre des chaudières à vapeur, en activité dans le Grand-Duché, de 278 qu'il était en 1890, s'élève aujourd'hui à 391. Nous nous permettons de réitérer la proposition faite au Gouvernement dans nos rapports antérieurs, tendant à ce que les propriétaires de générateurs soient obligés de faire partie d'une association pour la surveillance des chaudières, comme cela existe en Belgique et en Allemagne. C'est pour parer au danger d'explosion qui augmente avec le nombre des chaudières, que nous appelons l'attention du Gouvernement sur cet objet. Relations extérieures. MM. H. Vannerus, chargé d'affaires du Grand-Duché à Paris ; - H. de Villers, chargé d'affaires du Grand-Duché à Berlin ; Eug. Bastin, consul général du Grand-Duché à Paris, rue Bizet, 6, Avenue Marceau; G. de Laveleye, consul général du Grand-Duché à Bruxelles, place de Louvain, 21 ; G. Schneider, consul général du Grand-Duché à Vienne, I , Bartenstein-Strasse, 9. 6 En outre, en vertu d'un arrangement intervenu le 6-7 janvier 1880 entre le Grand-Duché et les Pays-Bas, et confirmé par une déclaration faite par M . le Ministre des affaires étrangères à La Haye, le 10 février 1892, les agents diplomatiques et consulaires Néerlandais sont autorisés à prêter leurs offices au Gouvernement du Grand-Duché et aux sujets Luxembourgeois, dans les lieux où le Gouvernement Luxembourgeois n'a pas d'agents spécialement accrédités, et au même titre qu'aux sujets Néerlandais. Poudrerie. La poudrerie de Kockelscheuer (Luxembourg) a travaillé dans les mêmes conditions que précédemment. La production s'élève environ à 500,000 kilogr. qui ont pour débouché le Grand-Duché et la Lorraine. Population. La population du Grand-Duché s'élevait, d'après le dernier recensement (décembre 1890), .à 211,088 âmes, celle de la Ville de Luxembourg à 18,187 âmes. Contributions. fr. Contribution foncière mobilière . ... patentes sur les mines (loi de 1889) . personnelle sur les mines (redevances) . Montant pour tout le pays. Dont pour la ville de Luxembourg 966,785 85 630,633 60 13,621 00 26,377 44 80,160 63,159 66 65,003 86 274,913 50 3,696 00 7,480 Brasserie. Nous pouvons constater que l'année 1891 a été bien propice à notre industrie brassicole. Malgré la violente concurrence que nous avons à supporter de la part de l'Allemagne, nos brasseries continuent à suivre une marche ascendante, ce qui est prouvé par une production de 102,880 hectolitres de bière en 1891, qui n'a été que de 94,000 hectolitres en 1890. Les droits d'accises payés sur 2,884,700 hectolitres de malt d'orge ont été de 128,607 50 francs. 7 Caisse d'épargne du Grand-Duché de Luxembourg. (Ouverte le 25 septembre i859.) Taux d'intérêt bonifié aux déposants : 3 pCt. — Maximum du livret fr. 1000. S bureaux annexes et 25 bureaux auxiliaires. Résumé des opérations et de la situation des années 1890 et 1891. 1890. 1891. 1. Nombre de livrets existant au 31 décembre 1890. . . 10393 2. délivrés en 1891 3. soldés en 1891 4. existant au 31 décembre 1891. . . 5. Avoir total des déposants en principal et intérêts à la fin de l'exercice 5,136,232 01 6. Avoir moyen par déposant 494 20 7. Versements. — Nombre 9764 Somme 1,395,868 34 8. Moyenne des versements par déposant 142 96 9. Remboursements.—Nombre 5141 Somme 958,270 24 10. Moyenne des remboursements par déposant . . . . 185 80 11. Rapport du nombre des déposants à celui des habitants du pays . . 1/2 0 12. Excédant des versements sur les remboursements . 440,598 10 13. Intérêts bonifiés aux déposants dans le courant de l'exer6,960 40 cice sur les livrets remboursés pour solde . . . . 14. Intérêts bonifiés aux déposants à la fin de l'exercice. — 131,275 86 (Intérêts capitalisés) 15. Portefeuille. — Évaluations d'après les cours au 31 déc. 5,277,892 16 6,066,696 03 Valeur nominale 213,053 44 16. Fonds de réserve 17. Caisse d'épargne scolaire, fondée en 1874 et fonctionnant dans les communes de Luxembourg, Hamm, Itzig, Rollingergrund, Ettelbruck et Diekirch. 18460 Nombre total des dépôts depuis 1874 . . . . 130,241 60 Montant total des dépôts Situation financière au 31 décembre 1891. Actif. FR. CT. Passif. 2574 1497 11470 5,766,225 39 502 72 10434 1,527,929 50 146 44 5792 1,054,886 38 182 12 472,943 12 7,668 56 149,414 64 5,836,366 32 6,848,182 02 278,484 82 19771 141,205 35 FR. CT. 11,881 59 1. Avoir des déposants . . . 5,766,225 39 1. Numéraire en caisse . . . 24,567 57 2. Frais d'administration . . 2. Disponible chez les agents 85 81 . . . . . 21,378 26 3. Réescompte. comptables du pays et divers 4. Fonds de réserve et béné3. Disponible a la Banque Inter207,131 52 fices de cours au 31 déc. . 318,878 18 nationale 32,999 26 4 Intérêts à recevoir . . . 5. P o r t 5,836,366 e f e u 32 i l l e . . . . . . 6,109.756 95 6,109,756 95 8 Taxes communales d'octroi à Luxembourg. en 1890 L'octroi a produit : frs. 207,546 29 1° en droits généraux 2° en droits d'accises sur les bières fabriquées dans 12,085 95 l'intérieur de la ville 219,632 24 Total. . . en 1891, 218,514 67 12,445 36 230,968 03 Abattoir communal. Bétail abattu : Agneaux, porcelets au dessous de 25 kilos Moutons et chèvres Porcs... Veaux Taches et génisses Bœufs et taureaux . . . . , Nombre de têtes de bétail Poids Droits d'abattage et recettes diverses en 1890 en 1891 4 2 4,586 4,628 3,877 4,845 . 5,510 6,298 721 969 632 673 17,303 15,719 , 1,192,573 kilos 1,190,509 31,875 32,566 78 frs. Ville de Luxembourg. Foires aux draps. Année 1891. — Nombre du draps exposés en vente, 182 ; de flanelle 15 ; de molleton 33 ; couvertures de flanelle 3 douzaines ; fil de laine 60 kilos. Lesdeuxfoiresaux draps qui se tiennent l'une au printemps, l'autre en automne, vont toufours en déclinant. Celle du printemps n'a pu avoir lieu faute de marchandises exposées. Foires aux cuirs. Aux deux foires aux cuirs (au printemps et en automne) étaient exposés : cuir fort 7,510 kilos; cuir d'empeigne 6,546 kilos; cuir de vache 20,399 kilos ; déchets 472 kilos ; peaux de mouton 2,744 kilos ; peaux de veaux 2,066 kilos ; peaux de cheval 214 kilos. Ces deux foires étaient très animées et il fut vendu plus que les trois quarts des marchandises exposées. Banque Internationale à L u x e m b o u r g . Le résultat de l'exercice 1891 a été sensiblement inférieur à celui des deux exercices précédents. Tandis que pour les exercices 1889 et 1890 la Banque a distribué à ses actionnaires un dividende de 8 pCt, celui de l'exercice 1891 a été fixé à 6½ pCt. Le rapport de la direction à l'assemblée générale des actionnaires, signale comme motif du résultat moins favorable du dernier exercice, la baisse du taux de l'escompte et du produit des reports, ainsi que la dépréciation des cours des valeurs composant le portefeuille de la ^banque. 9 Dans le cours de l'année 1891, la banque s'est intéressée comme commanditaire avec un capital très important chez la maison Delbruck Léo & Cie à Berlin. L'escompte des effets de commerce à Luxembourg- et à sa succursale à Metz s'est élevé à fr. 68,150,000 contre fr. 70,920,000 pendant l'exercice antérieur. Voici un extrait des principaux articles du bilan 31 décembre 1891 : A l'Actif. Au passif. fr. 1,613,700 Capital-actions Caisse . . . . fr. 20,000,000 Portefeuille 5,130,000 Circulation 1,114,000 Effets publics 6,027,000 Comptes courants créditeurs 19,557,000 Reports 8,862,000 Dépôts 400,000 Commandites 14,495,500 Réserve 6,188,000 Comptes courants débiteurs 15,273,000 Compte de prévision. . . 1,000,000 Traites à payer . . . . 2,413,000 L assemblée générale des actionnaires du 25 avril 1892 a voté plusieurs modifications aux statuts de la banque, dont les principales concernent la caisse hypothécaire de cet établissement. Signalons notamment la disposition qui autorise la banque à mettre à la disposition de sa baisse hypothécaire un capital de trois millions de francs. Commerce de c h e v a u x . Comme nous l'avions prévu, l'importance du commerce de chevaux a de beaucoup diminué dans le Grand-Duché et cela parce que les bons chevaux y sont devenus de plus en plus rares. L'élevage du cheval, qui autrefois constituait une grande source de revenus pour le pays, a presque complètement disparu. Le Gouvernement, en vue de remédier au manque presque absolu de bons reproducteurs, avait fait annoncer qu'une commission était chargée d'acheter les meilleurs sujets qu'on lui présenterait, à un jour du mois de mars, sur les glacis de la ville de Luxembourg. Cette annonce resta sans résultat, la commission n'ayant trouvé que cinq sujets plus ou moins convenables. MM. Eugène Fischer, président de la Commission d'agriculture, Weicker, député et agronome à Sandweiler, et Alphonse Worms, négociant en chevaux, reçurent la mission d'aller à l'étranger acheter des chevaux en assez grand nombre pour repeupler le pays. Sur le désir expressément formulé dans une séance de la Chambre des députés, la commission chargée des achats (M. Weicker, empêché, s'était fait remplacer par M. Charles Risch, agronome et industriel à Capellen), s'est rendue en Bretagne, quoiqu'elle ne se promît pas beaucoup de résultats de l'importation de la race bretonne, et a acheté dans le Finistère vingt-huit juments de trois à six ans. Elle a en outre acheté dans le Hainaut, au mois de juillet, quatorze poulains et pouliches laiterons, plus un poulain étalon de dix-huit mois et une pouliche de dix-huit mois. Le 24 juillet 1891, ces quarante-six sujets ont été vendus en vente publique sur le champ de foire de Luxembourg. 2 10 Par la grande affluence d'amateurs, on a vu que cette mesure était généralement bien accueillie, et les prix obtenus ont été très élevés. La commission s'est réunie de nouveau au mois d'octobre et a acheté dans la province du Hainaut soixante-et-un poulains et pouliches de dix-huit mois, qui ont été vendus le 21 octobre, le 18 novembre et le 19 décembre à l'hôtel Becker à la Gare de Luxembourg. Ces ventes ont produit de bons résultats et nous avons la conviction que si l'on continue pendant quelques années encore à agir de la même façon, le Grand-Duché de Luxembourg, qui autrefois était recherché pour la bonne qualité de ses chevaux, le sera de nouveau par les amateurs. Fayencerie de Septfontaines. La fayencerie de Septfontaines s'est ressentie du malaise général des affaires, particulièrement dans la deuxième moitié de l'année. Les prévisions pour l'année suivante laissent peu d'espoir d'amélioration. Néanmoins, par suite du développement donné à la fabrication des carreaux de revêtement, le personnel a été augmenté et porté au chiffre de 212 personnes. Les transports par chemin de fer ont atteint les chiffres suivants : 2,640,000 kilos. Matières diverses arrivées 3,340,000 kilos. Houille Produits expédiés 5,980,000 kilos. 1,458,400 kilos. Fabrication de poterie commune à Nospelt, commune de Kehlen. Il n'y a pas de grand changement à relever dans cette branche. Les circonstances ne permettent pas de donner une plus grande extension à cette fabrication ; les moyens d'existence des fabricants, le manque de bons chemins de communication avec les routes de l'État et la distance des chemins de fer s'y opposent, de sorte que l'écoulement des productions doit se faire exclusivement dans le rayon du Grand-Duché. En 1891 i l n'y avait, comme auparavant, que cinq poteries qui fonctionnaient régulièrement en consommant à peu près 300 stères de bois de chauffage, à défaut de fourneaux réglés pour le charbon. La matière première dont ils se servaient a atteint le chiffre approximatif de 85,740 kilos.. La production en 1891, consistant en tuiles, en ustensiles de cuisine et en pots à fleurs, était de 4700 douzaines à 2, 4, 6, 8, 12, 18 et 24 pièces sur la douzaine pour tuiles et ustensiles et 30, 40, 50, 60, 80 et 100 pièces sur la douzaine pour les pots à fleurs, ce qui formait 170,400 pièces avec un poids à peu près égal à celui de la matière brute, en ce qu'il est constaté que cette dernière ne perd presque rien de son poids pendant l'opération de la cuisson. Les cinq poteries en activité occupaient une douzaine d'ouvriers, qui pouvaient gagner en moyenne deux francs par jour. 11 Ganterie. L'année 1891 n'a pas été plus favorable pour la ganterie luxembourgeoise que la précédente. La vente au marché des États-Unis, qui a toujours été le débouché préféré pour la fine ganterie du Grand-Duché, est toujours difficile à la suite du Mac Kinley Bill. L'ancienne clientèle de nos fabriques dans ce pays n'a pu être maintenue qu'avec des sacrifices. La vente du gant fin en Europe est par la môme raison sujette à une concurrence acharnée, qui a réduit les prix de vente à un niveau qui ne laisse plus de bénéfice. Les chiffres de la production et le nombre des personnes occupées ont été à peu près les mômes comme l'année passée. Les prix des salaires n'ont pas varié. La ganterie luxembourgeoise n'aurait pas besoin du libre échange pour concourir victorieusement à l'étranger. Mais elle souffre gravement par des droits d'entrée exagérés qui, par exemple, l'obligent à payer dans les Etats-Unis jusqu'au-delà de 50 pCt. de la valeur de la marchandise. Horticulture. L'horticulture dans toutes ses branches a été bien éprouvée pendant l'année 1891. L'hiver rigoureux a surpris bien des prousions et c'est surtout au début du printemps que la perte s'est fait sentir, alors que l'on était forcé d'acheter bien cher à l'étranger des produits indispensables pour compléter les commandes, afin de satisfaire aux demandes des clients. Nos maisons d'exportation ont également à enregistrer de grandes pertes ; une quantité importante des plantes destinées à la vente du printemps 1891, n'ayant pas été soigneusement abritées, ont été détruites par une température se tenant trop longtemps à un degré que l'on ne connaissait guère dans nos contrées ; il en était de même de la nouvelle plantation de rosiers ; aussi les plantes échappées au fléau ont-elles trouvé facilement amateur. Les demandes d'arbres fruitiers ralentissent et les prix offerts sont dérisoires ; quelques variétés seulement obtiennent encore des prix raisonnables, mais il faut du tout premier choix et celui-ci revient trop cher, si l'on songe qu'il ne s'en trouve qu'une faible fraction dans une récolte. Les plantes d'ornement ont été assez recherchées et dans des conditions acceptables. Le maraîcher intelligent et actif qui est parvenu à produire des primeurs en temps utile a pu réunir de belles recettes, vu les prix hors ligne des mois de mars et avril. Les nouveaux tarifs douaniers, votés par plusieurs pays dans le courant de 1891, pèsent Lourdementsur quelques produits d'exportation, entravant sensiblement nos relations avec l'étranger. Le salaire des ouvriers et les prix des matières premières augmentent d'une manière constante et peu en rapport avec les prix de vente des produits. Bonneterie et tricot. L'année 1891 n'a pas été favorable à l'industrie bonnetière dans le Grand-Duché. Les craintes que nous émettions dans notre rapport de fin 1890 au sujet des suites que provoquerait probablement l'adoption du Mac Kinley Bill en Amérique, ont malheureuse- 12 ment été confirmées, et l'industrie de tricot est une de celles qui dans le Zollverein en ont le plus sensiblement souffert, et, d'autant plus, qu'elle se ressent également du malaise des affaires qui a particulièrement atteint toutes les branches de l'industrie textile. La France et la Suède vont également introduire une forte augmentation des droits d'entrée sur nos articles, laquelle aura pour conséquence d'enlever encore ces débouchés de plus à cette industrie déjà si fortement éprouvée. Aussi n'est-ce qu'au prix de grands sacrifices, et surtout pour occuper ses ouvriers, que les fabriques de tricot du pays ont travaillé cet hiver. Comme débouché i l ne leur reste pour ainsi dire plus que le Zollverein ; sur ce terrain encore la lutte est inégale et a notre désavantage. D'abord, et chose essentielle, parce que dans ce pays la main-d'œuvre est sensiblement inférieure à la nôtre, ensuite, comme près de la moitié des produits de cette industrie s'expédie par colis postal, les fabricants luxembourgeois paient de ce chef un supplément onéreux à la poste dont leurs concurrents du Zollverein sont exemptés. Il serait désirable de voir disparaître cette anomalie n'existant qu'au détriment de l'industrie et du commerce luxembourgeois. Le nombre des ouvriers employés dans les deux fabriques de tricot de Pulvermuhl et Walferdange est resté le même qu'en 1890. Teinturerie, tissus. La teinturerie a été assez bien occupée pendant toute la durée de l'année 1891. Par contre, la dite année a été néfaste pour le commerce des tissus. La baisse continuelle sur les cotons a dégénéré en débâcle générale vers la fin de l'année, où les prix en étaient devenus tellement bas comme on ne les a jamais connus. Le bon marché des cotons a entraîné nécessairement aussi la baisse sur les tissus de lins moyens et ordinaires et nous constatons que l'année 1891 a été une des plus mauvaises pour le commerce des tissus que nous ayons jamais traversées. Manufacture de vêtements de « Charles Jubert à Luxembourg ». Cette fabrique continue à occuper environ 250 tailleurs et couturières travaillant à façon. La production de cette maison s'écoule dans le Grand-Duché, en Alsace-Lorraine, en Suisse, en Belgique et en Hollande. La fabrication comprend tous les vêtements de travail pour hommes, les uniformes, les vêtements en draps et en molleton imperméable. Industrie de la fonte. La situation favorable, en 1889, de l'industrie du fer et de l'acier dans presque tous les pays ne s'est malheureusement pas continuée en 1890 : tout un nombre d'événements fâcheux, tant d'ordre économique que politique, sont venus peu à peu jeter le trouble sur le marché, et i l s'en est suivi un mouvement de recul qui, après quelques faibles élans vers une amélioration, n'a pas seulement persisté en 1891, mais s'est encore accentué cette année dans une mesure inquiétante. 13 Nous citerons parmi les événements d'ordre économique qui ont influencé le marché en 1890-1892 : 1° les modifications au régime douanier des Etats-Unis de l'Amérique du Nord, par le vote du Mac Kinley Bill, mis en vigueur pendant la seconde moitié de 1890, modifications qui, sans avoir produit l'effet qu'on en attendait, ont amené néanmoins la perte (pour tout un nombre de fabricats) du marché nord-américain jusque-là si important pour l'exportation allemande ; 2° la politique commerciale, tant des États-Unis à l'égard de l'Amérique méridionale et du Sud, politique qui tend à obtenir par des traités de commerce des avantages d'importation sur les pays de l'ancien monde, et à rendre impossible, de cette manière, à ces derniers la concurrence sur les marchés que nous venons de nommer, que celle de la plupart des pays de l'Europe, la Russie, la France, l'Autriche, l'Italie et la Suisse surtout, qui continuent de s'entourer de barrières douanières de plus en plus infranchissables ; 3° les crises financières en Espagne et au Portugal qui ont empêché le capital, rendu méfiant, de s'intéresser à des entreprises dans ces pays ; 1° les nouveaux traités de commerce de l'Allemagne avec l'Autriche, l'Italie, la Belgique et la Suisse, traités qui, tout en assurant aux pays contractants une certaine stabilité de leurs tarifs douaniers, n'ont cependant pas procuré à l'Allemagne des réductions de frais d'entrée assez importantes pour donner un nouvel essor a l'exportation vers les pays venant en ligne de compte; 5° les grèves en Ecosse, notamment dans le Durhamshire, qui ont pris une extension de pas moins de cinq mois et qui, avec la spéculation dans les Warrants écossais, ont empêché si longtemps l'assainissement des affaires dans le Royaume-Uni ; ensuite le commencement de grève, en mai 1891, dans les bassins houilliers du Rhin et de Westphalie, qui a enrayé le mouvement vers le mieux qui s'était à peine manifesté en Allemagne ; 6° les récoltes médiocres qui ont déçu tant d'espérances et ont amoindri, dans une forte proportion, la capacité d'achat de la population agricole ; 7° l'hiver rigoureux de 1890 à 1891, avec ses inondations qui ont ravagé la vallée de la Ruhr, et ont eu pour conséquence, pendant assez longtemps, le désarroi dans le trafic des chemins de fer et le défaut sensible de matériel roulant ; 8° l'apparition, pour la seconde fois, de la maladie de l'influenza, qui cette fois a demandé un fort tribut dans les centres ouvriers allemand et belge. Comme événements d'ordre politique, il nous suffira de mentionner les sanglantes révolutions qui ne cessent de troubler les Républiques de l'Amérique centrale et du Sud, révolutions qui ont commencé par la guerre acharnée que se sont faite le Chili et le Pérou, pour continuer dans la République Argentine et au Brésil, et qui en ce moment encore sévissent en Vénezuéla et dans les Républiques de l'Archipel Ouest indien. Nous venons d'énumérer la plupart des événements, venant du dehors, qui ont exercé une influence facheuse sur l'industrie et le commerce des pays de l'Union douanière allemande, donc de notre pays aussi, tributaire surtout de l'Allemagne, quant à l'écoulement des produits de ses hauts-fourneaux. Mais d'autres circonstances encore et qui ont pris naissance en Allemagne même, sont venues s'ajouter à celles dont l'exposé précède : 14 C'est avant tout la disproportion entre la production et la consommation qui, l'exportation diminuant, s'est manifestée sur le marché intérieur, disproportion qui devait être d'autant plus forte que les progrès réalisés depuis des années par l'industrie allemande, ont eu pour conséquence l'accroissement constant des moyens de production, et qui a trouvé son expression dans un dérangement d'équilibre entre l'offre et la demande. C'est ensuite le renchérissement disproportionnel du combustible par le syndicat des cokes, établi à Bochum, qui, contrairement à ce qui est pratiqué dans d'autres syndicats, préfère vendre son trop-plein à l'étranger à des conditions excessivement réduites, que de diminuer ses prix pour les consommateurs du pays de l'Union douanière, et de contribuer ainsi, pour sa part, à conserver à l'industrie du Zollverein sa capacité d'exportation. Ce sont incontestablement les usines de notre bassin industriel qui ont eu le plus à souffrir de cet état de choses ; car Bochum jette sur le marché français des quantités considérables de coke, à des prix sensiblement plus bas que ceux qu'on accorde aux consommateurs du Luxembourg et de la Lorraine, et soutient ainsi la concurrence directe de l'étranger, c'est-à-dire des bassins de Longwy et Nancy. Aussi qu'on ne dise pas, comme la Chambre de commerce de Siegen, rapport sur la situation du commerce et de l'industrie de son arrondissement en 1891 (parlant du GrandDuché et de la Lorraine), que nos maîtres de forges jouissent de conditions exceptionnelles auprès de Bochum ; qu'on n'oublie pas plutôt que si Siegen paie des prix pour coke sur wagon, station de départ, un peu plus élevés que ceux accordés au Luxembourg et à la Lorraine, nous avons par contre des frais de transport jusqu'à destination, tant pour coke que pour fonte, bien autrement élevés que ceux dont sont grevés les cokes consommés et les fontes produites dans le pays de Siegen. Si on ajoute aux circonstances que nous avons fait valoir dans ce qui précède, pour constater la situation peu favorable du commerce et de l'industrie, grevés de charges considérables par suite de la nouvelle législation politico-sociale, charges qui pèsent d'autant plus en temps de dépression, on conviendra qu'il n'en aurait pas fallu autant pour passer de hausse en 1889, à l'état actuel, Et si, malgré toutes ces circonstances, les producteurs de fonte du Grand-Duché ont pu maintenir, à peu de chose près, en 1891, tant leur production au niveau de ce qu'elle était pendant l'exercice précédent, que leurs prix de vente pour les différentes espèces de fonte à une hauteur donnant un bénéfice correspondant quelque peu aux risques attachés à l'industrie de la fonte, c'est grâce d'abord à l'entente qui existe entre eux depuis douze ans et d'une maison qui, jusque-là, n'en faisait pas partie ; c'est grâce ensuite à la sage prudence qui précède à la gestion des affaires du syndicat, prudence qui ne fera jamais perdre de vue que si, d'un côté, une association de la nature de celle prénommée, a le moyen d'empêcher les baisses ruineuses par la réduction de la production et la vente du trop-plein à l'étranger, elle devra cependant toujours tenir compte, de l'autre, des rapports qui, le marché se trouvant dans des conditions normales, existent entre l'offre et la demande. 15 Industrie minière et métallurgique du Grand-Duché en 1891.
- a)Minières. Nombre de sièges Production générale en Valeur de la Nombre d'exploitation... 57 tonnes... 3,102,050300 production... fr. 7,550,478 41 d'ouvriers... 4,203
- b)Industrie métallurgique. Nombre d'établissements... 7 Nombre de hauts-fourneaux... 21 Nombre de hauts-fourneaux en marche ... 20 Production : Fonte d'affinage... tonnes 124,233100) Thomas... 321,078050 tonnes 344,993750 Moulage... 99,682600) Valeur de la production... fr. 27,873,516 62 Nombre d'ouvriers... 1,789
- c)Fonderies. Nombre de fonderies... 7 Production : Poterie, pièces de machines et divers (y compris Dudelange avec 4693625 tonnes)... tonnes 7,062725 Valeur de la production... fr. 966,100 Nombre d'ouvriers... 244 N.B. — La fonderie de Dudelange n'a pas travaillé pour la vente de ses produits, mais exclusivement pour nouvelles constructions dans ses usines, entretien et pièces de rechange.
- d)Aciérie (Thomas). 1 Nombre de laminoirs... Production :
- a)lingots... tonnes 110,920
- b)blooms, billets, platines...
- c)produits finis, rails, fer marchand (Flusseisen). Valeur totale... fr. 11,872,905 650 Nombre d'ouvriers... Exportation des produits des hauts-fourneaux et forges de Dudelange. Pour la Suisse et l'Italie l'exportation a été de 2,691 tonnes = 314,043 mk. ; pour la France de 7336 tonnes = 778,965 mk. ; pour la Belgique de 2308 tonnes = 241,078 mk. ; pour l'Angleterre de 9,570 tonnes = 1,388,153 mk. ; pour l'Amérique de 7,351 tonnes = 789,876 mk. Les seuls produits que la société de Dudelange vend en Amérique sont les billettes, et les nouveaux droits ne varient que très insensiblement entre la taxe ancienne et la nouvelle, si les produits ne dépassent pas la valeur de 100 mk. par tonne. Aujourd'hui Dudelange vend à 72 mk. par tonne. Le prix de 100 mk. n'est atteint que dans les moments très prospères et lorsque généralement la vente est si facile qu'on n'a pas à s'inquiéter des droits américains. C'est surtout sur les produits finis, tels que les tôles, la machine, les fers marchands etc que les droits ont été augmentés à tel point qu'il est fort difficile d'exporter en Amérique. I. MINERAIS DU GRAND-DUCHÉ Total de la Production. Tonnes II. HAUTS-FOURNEAUX DU GRAND-DUCHE Total de la Production Fontes. DI. PRODUCTION DE FONTE D'AFFINAGE, Tonnes MOULAGE ET THOMAS. IV. FONDERIES DU GRAND-DUCHÉ Total de la Production. Fonderies. 20 I. — Total de la production Minerais du Grand-Duché. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 722,059 924,382 911,695 990,499 1,174,334 1,331,743 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1,442,668 1,090,845 1,196,729 1,262,825 1,407,617 1,613,392 1880 1881 1882 1883 1884 1885 2,173,463 2,161,881 2,539,295 2,551,090 2,447,634 2,648,449 1886 1887 1888 1889 1890 1891 2,361,372 2,649,710 3,261,925 3,102,753 3,359,413 3,102,478 Tonnes. 15 1874 246,600 14 1875 270,377 14 1876 230,500 14 1877 215,388 16 1878 248,377 18 1879 261,236 Année. Tonnes. 19 21 21 20 19 17 1880 1881 1882 1883 1884 1885 260,666 293,615 376,587 334,688 365,997 419,610 Année. Tonnes, Nombre de Hauts-Fourneaux. 93,408 1868 1869 122,534 1870 128,300 1871 142,897 1872 184,573 1873 256,449 Année. Nombre de Hauts-Fourneaux. Tonnes. Nombre de Hauts-Fourneaux. Année. Nombre de Hauts-Fourneaux, III. — Total de la production Fontes. 18 18 18 18 18 21 1886 1887 1888 1889 1890 1891 400,644 492,038 523,776 561,733 558,912 544,994 21 21 20 21 21 21 I I I . — Total de la production de fonte d'affinage, moulage et Thomas. FONTE D'AFFINAGE. FONTE DE MOULAGE. FONTE THOMAS. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1874 1875 1876 1877 1878 1879 93,408 122,554 128,300 142,897 184,573 256,449 246,600 270,377 230,500 215,388 248,377 261,236 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 243,740 235,263 260,492 206,726 198,190 201,702 148,089 196,184 199,151 198,033 191,056 124,233 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 16,926 29.133 38,936 49,106 76,662 109,680 75,956 75,622 75,129 84,582 67,790 99,683 1881 1882 1883 1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 29,219 77,159 78,855 91,145 108,227 176,599 220,232 249,496 279,118 300,066 321,078 Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. Année. Tonnes. 1868 1869 1870 1871 1872 1873 1,200 1,011 1,141 1,536 1,615 1,443 1874 1875 1876 1877 1878 1879 1,310 1,341 1,370 1,269 1,394 1,915 1880 1881 1882 1883 1884 1885 1,701 1,579 1,726 1,827 1,670 1,440 1886 1887 1888 1889 1890 1891 2,585 3,644 4,615 4,642 5,909 IV. — Total de la production Fonderies. 7,062 Tonnes PRODUCTION DE L'ACIER THOMAS à Dudelange. Année Tonnes 1886 20. 554 1881 57346 1888 69.739 1889 97.900 1890 97.462 1891 110.920 22 Fabrique de meubles en fer de A. Berl & Comp. Cette industrie a produit pendant l'année 1891 environ 45,000 pièces de lit et meubles en fer. La consommation en fers, fontes etc. a été de 1,000,000 kilogr. ; celle en bois pour 15,000 fr. et celle en houille de Sarre et de Belgique de 300 tonnes. Le nombre d'ouvriers employés a été de 75. Usine à gaz à Luxembourg. Cette usine a produit, en 1891,1,079,710 mètres cubes de gaz; elle a consommé en houille 3,667,700 kilos. Le nombre des ouvriers employés a été de 31. L'usine a payé en salaires 35,878 fr. Imprimerie ; librairie. En 1891 le Grand-Duché possédait 19 imprimeries, dont 10 à Luxembourg, 2 à Grevenmacher, 2 à Esch-s.-l'Alzette et 1 dans chacune des localités de Diekirch, Echternach, Ettelbruck, Remich et Wiltz. 173 ouvriers étaient occupés dans ces différents ateliers, savoir : 88 compositeurs, 17 imprimeurs, 23 apprentis, 45 manœuvres. Les salaires variaient entre 3,50, 3,75 et 4 fr II y avait en exploitation : 12 presses à bras et 21 presses mécaniques, dont 12 à vapeur. Le pays comptait 2 établissements lithographiques et 10 librairies. Les relieurs employaient 26 à 28 ouvriers, travaillant chez eux ; prix d'une journée fr. 2,50 à fr. 3. Meunerie. Les affaires ont été anormales. La disette ayant obligé la Russie à fermer ses greniers importants, les achats se sont faits en bonne partie en Amérique à longs termes de livraison. Cette spéculation reposait sur la perspective d'une mauvaise récolte. Sous les auspices d'une récolte abondante, la Russie a cependant permis de reprendre les transactions. Dans ces circonstances, les provisions acquises à chers deniers ont dû être vendues presque sans bénéfice. Fabrication de papier. La fabrication du papier a suivi son cours normal, tout en progressant. Il n'y a aucun fait nouveau à signaler cette année ; sauf que la concurrence continue à 23 augmenter ses limites, que nous souffrons des conditions défavorables dans lesquelles se trouve le marché allemand, qui est encombré des produits indigènes, le Zollverein s'étant vu fermer les portes de beaucoup de marchés étrangers. Industrie plâtrière. L'industrie plâtrière a subi une forte dépression depuis quelques années par l'introduction des scories phosphatées et leur emploi dans l'agriculture. Ce fait a presque réduit à néant la consommation de plâtre pour l'agriculture. Les plâtres communs servant à la fabrication des engrais n'ayant plus d'emploi, encombrent les lieux d'extraction et renchérissent, par leur stérilité sur les carrières, les plâtres de qualité supérieure. Il en résulte une augmentation notable du prix de revient des plâtres fins, dont, en outre, l'emploi se réduit peu à peu aux usages pour bâtisses, tandis que la consommation dans les fabriques de produits chimiques diminue journellement. L'exportation des plâtres fins est presque nulle et l'exploitation des carrières n'est plus rémunératrice. Une réduction du prix de transport des plâtres pour la Belgique, en rapport avec la réduction de 30 pCt. subie par le prix de vente, serait certainement heureuse ; il serait possible de regagner une partie du marché envahi par les plâtres parisiens, grâce au transport par eau, peu coûteux, — et par les scories phosphatées —, celles-ci ne pouvant pas remplacer les plâtres dans plusieurs cas, suivant la nature du sol ; malgré cela les scories ont la vogue. Cet ensemble défavorable d'une industrie jadis florissante pourrait entraîner l'arrêt complet de l'exploitation. Tannerie. En tannerie, rien de marquant à signaler, sinon que la crise ne fait guère mine de s'arrêter et que plusieurs fabricants ont fermé leurs établissements ou diminué leur production. Le prix des écorces va continuellement en diminuant et l'on peut admettre une baisse de 20 pCt. Pour peu que cet état fâcheux continue, les haies à écorces perdront énormément de leur valeur, ce qui pourrait bien entraîner la ruine de beaucoup de cultivateurs des Ardennes. L'importation des matières tannantes exotiques se pratique sur une grande échelle et l'emploi de celles-ci est devenu, pour ainsi dire, une nécessité pour les tanneurs qui travaillent à court terme, ou pour ceux qui veulent chercher une augmentation du poids de leurs cuirs. 24 STATISTIQUE DOUANIÈRE. Commerce d'importation, d'exportation et de transit. Nachweisung I . — Waaren-Einfuhr während des Jahres 1891 fur den Verbrauch und Handel Luxemburg's, über die Zoll-Aemter des Grossherzogthums. Land Mengen aus welchem die Waaren eingeführt in Kilogramm. wurden. Waarengattung. 1. Abfälle. Abfalle von der id..... Abfalle zur id.... Thierischer id.... Guano Kleie... id.... Knochen id.... Vorstchend nicht genannte Lumpen.... Eisenfabrikation... Leimfabrikation... Dunger.... ... ... Abfalle... Belgien. Frankreich. id.. Belgien. id.. Frankreich. Belgien. id.. Frankreich. id.. Belgien. id.. id.. 71 3 3067 1721 32662 9004 19597 1335724 31494 108 14925 38895 12408 2. Baumwolle und Baumwollenwaaren. Rohe Baumwolle Bumwollabfalle... . . . . Gekammte Baumwolle . . . id.. . . Baumwollwatte . . Baumwollengarn (rohes) . . id.. id.. . . (gefarbtes)... id.. Baumwollenzwirn . id.. Ungewebte baumwollene Dochte. Baumwollene Gewebe (rohe) . . id.. id.. (gebleichte)... Belgien. id.. id.. Frankreich. id.. id.. Belgien. id.. Frankreich. id.. Belgien. Frankreich. id.. Belgien. id.. 14442 31109 607 33 17 5 35359 4850 12 2625 139 493 98 134 56 25 Land Mengen. ausweichem die Waaren eingeführt in Kilogramm. Waarengattung. wurden. Baumwollene Gewebe (gebleichte).. id.... Baumwollener Sammet... id..... Baumwollene Gewebe (gelarbte).. id..... id..... id.... Baumwollene Posamentierwaaren... id.... Baumwollene Strumpfwaaren... id... Undichte baumwollene Gewebe (rohe) . . . . id.. (gebleichte) . , id.. . . . Baumwollene Gardinenstoffe (gebleichte) . . . id.. . . . id.. . . . id.. (rohe)... Baumwollene Spitzen und Stickereien . . . . id.. . . . . Baumwollene Fischernetze... Baumwollene Putzlappen... id..... Schmirgeltuch.... id.... Frankreich. England. Belgien. Frankreich. id.. Belgien. England. Oesterreich. Belgien. Frankreich. id.. Belgien. id.. id.. Frankreich. id.. Belgien. Schweiz. Belgien. id.. Frankreich. id.. id.. Belgien. id.. Frankreich. 90 4 2 4 623 710 73 36 223 38 207 98 43 4 200 61 22 5 4 19 76 19 11 80 18 77 Belgien. Frankreich. Belgien. id.. Frankreich. id.. Belgien. 80000 3. Blei, auch mit Spiesglanz, Zink oder Zinn legiert, und Waaren daraus. Rohes Blei in Bleiglatte... Gewalztes Buchdrucker id.. Bleierne id.. Blocken.... Blei... Schriften... Rohren... 2 430 469 48 20 214 4 26 Land Mengen aus welchem die Waaren eingefuhrt in Kilogramm. wurden. Waarengattung. Bleiwaaren id.... id.. Spielzeug aus id.... (grobe).... (feine)... Blei... Belgien. Frankreich. id.. id.. Belgien 478 4601 8989 159 102 Belgien. Schweiz. Italien. Frankreich. id.. Belgien. id.. Frankreich. id.. Belgien. 2314 4960 41810 432 273 129 18 62 90 3 6 3 4. Bürstenbinder- und Siebmacherwaaren. Bursten und Besen aus id..... id.... id.... Bürsten und Besen aus id..... Grobe id.... Feine id..... Feine id. .... Reisstroh... Borsten... Siebmacherwaaren... Burstenbindenvaaren... Siebmaoherwaaren.... id.. Frankreich. 5. Droguerie-, Apotheker-,und Farbenwaaren. Aether.... Aetherische Bleistifte.... id. Alkoholhaltige id.... id..... Firnisse... id.... id.... id.... Malerfarben.... id.... id.... Ultramarin... id... Oele... Belgien. id.. id.. Frankreich. Essenzen... id.. Italien Belgien. id.. Frankreich. England. Holland. Belgien. Frankreich. England. Belgien. Holland. 2 173 19 61 37 1 20 8734 92 25 1066 367 44 1 77 203 27 Waarengattung. Land aus welchem Mengen die Waarem eingelührt in Kilogramm. wurden. Ultramarin Zundholzer und Zundkerzchen id.. Oxalsaure id. Aetzkali Aetznatron id. Alaun Buchdruckerschwarze Chlorkalk id. Farbholzextrakte id.. Gelatine Kitte id. id. Leim id. id. Russ Siegellack id. Sprengstoffe id. Tinte id. Wagenschmiere Schuhwichse id. Zundwaaren Belgien. 81 16 21 id.. 1441 Frankreich. Belgien. 198 36 15 2 Frankreich. id.. id.. Holland. Belgien. id.. 21012 id.. 1798 56 Frankreich. 2 id.. 5194 3985 Belgien. Frankreich. id.. Schweiz. Belgien. id.. Oesterreich. Frankreich. Belgien. id.. Frankreich. id.. Belgien. id.. Frankreich. Belgien. id.. Frankreich, 87 110 6 3087 371 81 974 30 43 476 11 33 80 2119 Soda (kalzmirte) id.. 300 592 195 863 475 465 id.. Frankreich. 2088 id.. id.. Belgien. 28 Waarengattung. Pottasche Soda (rohe) id. id. Wasserglas id. Alizarin Ammoniak (kohlensaures) Anilinœl... Anilinfarben Bleiweiss Borax id. Catechu Chromalaun Chromsaures Kali Rohe Erzeugnisse zur Bürstenfabrikation id.. id. id.. Farbholz (blaues) id.. id.. id.. (gelbes) id.. id.. (rothes) Tamin id. Gerbstoffextrakte id.. id.. Glycerin Gummi arabicum id.. id.. Land Mengen aus welchem die Waaren eingeführt in Kilogramm. wurden. Belgien. 32 id.. 3160 Frankreich. England. Belgien. Frankreich. id.. Belgien. 112 525 28 id.. id.. id.. id.. Frankreich. Belgien. id.. id.. id.. Frankreich. Oesterreich. England. Belgien. Frankreich. Oesterreich. id.. Belgien. id.. id.. Amerika. Belgien. Schweiz. Frankreich. Belgien. 1104 1 651 1462 420 10848 104 294 844 40 4464 1624 479 1 3 5117 3 10000 10000 8171 38997 45548 15686 20815 1 1045 279 id.. 1436 Holland. Frankreich. 31 111 Land Waarengattung. Indigo... Insecktenpulver... id.... Islandisches Moos.... Kohlensaurer, schwefelsaurer etc. Kalk. id.. Knoppern, Eckerdoppern, Valonea id.. id.. Krapp Lakntzensaft... id.... Mineralwasser... (Farberröthe)... id.... id.... Schwefelsaures Natron... Natron (unterschwefeligsaures. . . . Quercitron... Chilisalpeter... id.... Kalisalpeter... Salpetersaure... Salzsaure... Schiesspulver... Schwefel... Schwefelkalium... Schwefelsaure... Seegras ... id.... Superphosphat.... Terpentinœl... id.... Kupfervitriol... id.... Eisenvitriol... Mengen aus welchem die Waaren eingeführt in Kilogramm wurden. Belgien. Oesterreich. Frankreich. Belgien. id.. Frankreich. Oesterreich. Türkei. Belgien. id.. id.. Frankreich. id.. Oesterreich. Belgien. id.. id.. id.. id.. Frankreich. Belgien. 17 24 2 50 6943 2303 5218 10324 13138 90 2 3105 1791 2 6 2663 790 1093 660065 260 120070 id.. id.. id.. id.. Frankreich. Belgien. id.. Frankreich. Belgien id.. Frankreich. id.. Belgien. id.. 73172 482 28254 5060 15340 1536 110 931524 68138 2539 273 1340 1080 30 Land Waarengattung. Eisenvitriol... Weinstein.... id.... Zinkweiss... Zinnpräparate, Zinnsimresalze... id.... Vorstehend nicht genannte Farbe- und Gerbematerialien id.... id.... id..... id.... Vorstehend nicht genannte Fabrikate und Präparate der Industrie und Pharmazie. . . id.. id.. id.. id.. id.. id.. id.. Vorstehend nicht genannte Erzeugnisse zum Gewerbe- und Medizinalgebrauch .. id.. id.. id.. Geschlemmte Kreide... 6. Eisen und Eisenwaaren. Brucheisen... id.... id.... Boheisen ... Eisenbahnlasehen. id... Mengen aus welchem die Waaren eingeführt in Kilogramm. wurden. Frankreich. id.. Belgien. id.. id.. Frankreich. id.. Holland. Oesterreich. England. Belgien. 228 20 793 323 1768 441 62 226 3 7 2306 id.. Oesterreich. England. Holland. Schweiz. Italien. Amerika. Frankreich. 1186 Belgien. Frankreich. Oesterreich. England. Schweiz. Frankreich. 6426 Belgien. Frankreich. Oesterreich. Belgien. id.. Frankreich. 4 35 25 2 4 2 116 280 1 55 1 45267 926 267 3 677983 891 46189 31 Waarengattung. Eisenbahnschienen id. Radkranzeisen id. Schmiedbares Eisen m Staben id. id. id. id. Luppeneisen Platten u. Bleche aus schmiedbarem Eisen (rohe) id. Weissblech id. Eisen-Stahldrath (roher) id. id. (polirt, verzinnt, verkupfert, etc. Ganz grobe rohe Eisengusswaaren id. id. Ambosse, Schraubstocke und Winden id. Ganz grobe eiserne Ketten Drahtseile Bestandteile zu Eisenbahnwagen Rohren aus schmiedbarem Eisen Grobe Eisenwaaren id. id. id. id. Drahtstifte Schrauben und Schraubenbolzen id. Abgeschliffene Eisenwaaren Land Meng aus welchem die Waaren eingefuhrt in Kilogramm. wurden. Frankreich. Belgien. id. Frankreich. id. Oesterreich. England. Schweiz. Belgien. Frankreich. id. Belgien. id. Frankreich. id. Belgien. id. id. Frankreich. England. Belgien. Frankreich. Belgien. id. id. id. id. Holland. England. Schweiz. Frankreich. Belgien. id. Frankreich. id. 1180583 104723 157 8 4569 5 5 1 90341 32 2253 23458 53 66 129 8 85 128684 130042 1 23701 3153 1070 85 40117 11728 88127 6 4 110 57601 68 1661 3866 19653 32 Waarengattung. Abgeschliffene Eisenwaaren id. id. id. id. Eiserne Werkzeuge id. Feine Eisengusswaaren id. Spielzeug aus Eisenguss id. Feine Eisenwaaren id. id. id. id. id. id. Spielzeug aus Eisen id. id. Gewehre id. id. Schreibfedern aus Stahl id. Uhrfurnituren aus unedlen Metallen id. id. 7. Erde, Erze, edle Metalle, Asbest und Asbestwaaren. Asbestfieber Bimstein Cement id. Land Mengen aus welchem die Waaren eingefuhrt in Kilogramm. wurden. Holland. England. Schweiz. Italien. Belgien. id. Frankreich. id. Belgien. id. Frankreich. id. Holland. Oesterreich. England Schweiz. Amerika. Belgien. id. Frankreich. Oesterreich. Belgien. Oesterreich. Frankreich. id. Belgien. id. Schweiz. Frankreich. 173 30 64 1 26356 891 1958 3004 532 3 70 2891 346 19 13 2 12 1653 5 406 1 364 2 10 19 1 16 4 82 Belgien. id. id. Frankreich. 108 229 65028 138435 33 Waarengattung. Erden id. Farbenerde id. Gyps id. Graphit Kalk (gebrannter) id. id. (phosphorsaurer) id. Porzellanerde Kreide (rohe) Krypolith Schwerspath Vorstehend nicht genannte Erden id. Bleierze id. Eisenerze id. id. Manganerze Schlacken id. *) Vorstehend nicht genannte Erze Pappe und Papier aus Asbest Garne, Schnure, Strange etc. aus Asbest Asbestgewebe id. Land Mengen aus -welchem die Waaren eingefuhrt in Kilogramm. wurden. Frankreich. Belgien. id. Frankreich. id. Belgien. id. id. Frankreich. id. Belgien. id. id. id. id. id. Frankreich. id. Belgien. id. Frankreich. Schweiz. Belgien. id. Frankreich. Belgien. id. id. id. Frankreich. 13000 9953311 19469 12 33721 13150 260 25492191 21409 6400 303661 260634 369 4 4900 2022 1961 16 7840 4830039 13 6 450016 679115 28200000 36 5 93 8 115 *) Werden von auslandischen Huttenwerken auf Luxemburgisches Gebiet abgelageit. 5 34 Waarengattung. 8. Flachs und andere vegetabilische Spinnstoffe mit Ausnahme der Baumwolle, roh, geröstet, gebrochen oder gehechelt, auch Abfälle. Flachs, auch gebleicht oder gefarbt Hanf, desgleichen Werg id. Vorstehend nicht genannte vegetabilische Spinnstoffe id. 9. Getreide und andere Erzeugnisse des Landbaues. Weizen id. id. id. id. id. id. id. Roggen id. Hafer id. id. Buchweizen Geniessbare Bohnen (trockene) id. id. id. Trockene Erbsen id. Linsen id. Lupinen Land aus welchem dieWaareneingeführt wurden. Mengen in Kilogramm. Belgien. id. Frankreich. Belgien. 1920 206 8 158 id. Frankreich. 8 3171 Belgien. Rumanien. Serbien. Russland. Amerika. Chili. Egypten. Frankreich. id. Belgien. id. Schweiz. Frankreich. Belgien. id. Russland. Oesterreich. Frankreich. id. Belgien. id. Oesterreich. Belgien. 7902141 716595 30300 353500 317150 10100 121200 151 58388 1101239 29825 2506 313 12294 31163 78 72327 22 399 2193 21 100 466 35 Waarengattung. Hirse id. Gerste id. id. id. Mohnsamen Raps- und Rübsaat Leinsaat Palmkerne Mais und Dari id. Malz id. Weinbeeren (Tafeltrauben) id. id. id. id. Getrocknete Cichorienwurzeln Frische Blumen id. id. id. Eicheln Trocke