id="page_main" x-ms-format-detection="none"> Print deze pagina Afdrukformaat S M L XL Nieuwe JUPORTAL-zoekopdracht Sluit Tab Raad van State Vonnis/arrest van 28 februari 2005 ECLI nr: ECLI:BE:RVSCE:2005:ARR.141.340 Rolnummer: A. 129537/VII-33356 Zaak: Arrest 141340 - - 28/02/2005 Rechtsgebied: Bestuursrecht Invoerdatum: 2005-03-04 Raadplegingen: 73 - laatst gezien 2026-07-02 08:11 Fiche Arrest nr 141.340 van 28 februari 2005 - Beslissing : Verwerping Thesaurus CAS: RAAD VAN STATE UTU-thesaurus: PUBLIEK EN ADMINISTRATIEF RECHT - RAAD VAN STATE - Arresten (Raad van State) Tekst van de beslissing RAAD VAN STATE, AFDELING ADMINISTRATIE nr. 141.340 van 28 februari 2005 in de zaak A. 129.537/VII-33.356 In zake : XXX, die woonplaats kiest bij Advocaat V. PUZAJ, kantoor houdende te 4000 LUIK, Rue du Général Bertrand 22 tegen : de Commissaris-generaal voor de vluchtelingen en de staatlozen. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------- DE VOORZITTER VAN DE VIIe KAMER, Gezien het verzoekschrift dat XXX, van XXX nationaliteit, op 18 november 2002 heeft ingediend om de vernietiging te vorderen van de beslissing van de Commissaris-generaal voor de vluchtelingen en de staatlozen van 8 november 2002 tot bevestiging van de beslissing van de Minister van Binnenlandse Zaken van 28 oktober 2002 tot weigering van verblijf, met bevel om het grondgebied van het Rijk te verlaten; Gelet op de beschikking van 26 november 2002 waarbij aan de verzoekende partij het voordeel van de kosteloze rechtspleging wordt verleend; Gelet op het administratief dossier; Gezien de memories van antwoord en wederantwoord; Gezien het verslag opgemaakt door Eerste Auditeur-afdelingshoofd H. VERHULST, op grond van artikel 23 van het koninklijk besluit van 9 juli 2000 houdende bijzondere procedureregeling inzake geschillen over beslissingen betreffende de toegang tot het grondgebied, het verblijf, de vestiging en de verwijdering van vreemdelingen; Gelet op de kennisgeving van dit verslag aan de partijen en gezien het verzoek tot voortzetting van de verzoekende partij teneinde te worden gehoord; Gelet op de beschikking van 12 januari 2005 waarbij de terechtzitting wordt bepaald op 15 februari 2005; Gehoord het verslag van Kamervoorzitter M.-R. BRACKE; VII-33.356-1/21 Gehoord de opmerkingen van Advocaat I. OLEKSY, die, loco Advocaat V. PUZAJ, verschijnt voor de verzoekende partij, en van Attaché M. HUYGHE, die verschijnt voor de verwerende partij; Gehoord het eensluidend advies van Eerste Auditeur-afdelingshoofd H. VERHULST; Gelet op titel VI, hoofdstuk II, van de wetten op de Raad van State, gecoördineerd op 12 januari 1973;
(2)de la Convention de Genève sur le statut des réfugiés ni à d'autres critères justifiant l'octroi de l'asile; Que l'article ler de la Convention de Genève, définit le “réfugie” comme étant la personne qui craint avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité, et qui ne peut ou du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; Que l'article ler n'exige rien d'autre qu'une crainte; Que la crainte est subjective et doit s'apprécier compte tenu des antécédents personnels et familiaux de la partie demanderesse (H.C.R., Guide des Procédures et Critères à appliquer pour déterminer le statut de réfugié politique au regard de la Convention de 1951 et du Protocole de 1957 relatifs au statut de réfugié, Genève, 1979, p. 12); Que la crainte est un état d'esprit et une condition subjective; Que sa constatation implique une “appréciation de la personnalité du demandeur” car “les réactions psychologiques des individus ne sont pas forcément identiques dans les mêmes circonstances" (François CREPEAU, “Droit d'asile: de l'hospitalité au contrôle migratoire", Collection de droit international, Editions BRUYLANT, Editions de l'Université de Bruxelles, 1995, p. 78); Que le Guide des Procédures et Critères du H.C.R. relève que des menaces à la vie ou la liberté sont toujours des persécutions (H.C.R., op. cit., Genève, 1979, point 5); Que ledit Guide relève également que des mesures diverses qui en elles-mêmes ne sont pas des persécutions ... pris(es) conjointement peuvent provoquer chez le demandeur un état d'esprit qui permet raisonnablement de dire qu'il craint d'être persécuté pour des motifs cumulés (H.C.R., op. cit., Genève, 1979, point 52); Que la Convention Internationale de Genève du 28.07.1951 relative au statut des réfugiés n'exige nullement l'existence d'une crainte de persécutions systématiques et individualisées (C.E., n/ 49.505, 07.10.1994, R.A.C.E., 1994, s.p.); VII-33.356-10/21 Attendu que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10.12.1948 énonce, en son article 14, le principe du droit d'asile; Qu'aux termes de l'article 14.1 de ladite Déclaration, “Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher l'asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays”; Attendu que l'article 33.1 de la Convention de Genève du 28.07.1951 dispose que: “Aucun Etat contractant n'expulsera ou ne refoulera de quelque manière que ce soit un réfugié sur les frontières du territoire où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à une certain groupe social ou de ses opinions politiques”; Qu'il résulte de cet article une interdiction d'expulsion et de refoulement; Que cette interdiction vise tant le réfugié en séjour irrégulier que celui se trouvant régulièrement sur le territoire; Que tout demandeur d'asile est dès lors protégé, quelque soit son statut, dans le pays d'accueil; Que le refoulement sur des frontières dangereuses pour la vie, la sécurité ou la liberté de la personne en cause est incompatible avec les dispositions du droit international de réfugiés; Attendu qu'en outre, un tel refoulement constituerait un traitement inhumain contraire à l'article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme du 04.11.1950; Que l'article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme prévoit que, “Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants”; Qu'en interdisant les traitements inhumains, l'article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme impose aux parties contractantes de ne pas renvoyer les réfugiés dans un pays où ils craindraient pour leur vie ou leur liberté; Attendu que la loi du 29.07.1991, relative à la motivation formelle des actes administratifs, dispose, en son article 2, que les actes administratifs des autorités administratives visées à l'article ler doivent faire l'objet d'une motivation formelle; Que conformément à l'article 3 de la loi du 29.07.1991, la motivation exigée consiste en l'indication dans l'acte des considérations de droit et de fait; Que la motivation doit être adéquate, précise et pertinente c'est-à-dire répondre aux faits et ne peut en aucun cas être une simple motivation d'appréciation subjective (C.E., 07.06.1995, n/ 53.583; C.E. 05.07.1995, n/ 54.317; C.E., 07.09.1995, n/ 55.056; C.E., 16.01.1996, n/ 57.531); Que la motivation doit reposer sur des faits réels et non sur un jugement de valeur du récit a priori considéré comme faux (C.E., 26.08.1994, n/ 48.810); Que la motivation doit être d'autant plus scrupuleuse lorsqu'elle aboutit à la conclusion que la demande est manifestement non fondée (C.E., n/ 56.754, 08.12.1995; C.E., n/ 57.708, 22.01.1996); Qu'il a été jugé qu'il y a lieu de tenir compte de l'ensemble des éléments du dossier et pas seulement des éléments défavorables à la reconnaissance du statut de réfugié (C.E., 16.01.1996, n/ 60.093: C.E. 28.10.1997, n/ 69.217); Qu'Amnesty International a rappelé dans un rapport d'août 1991, que les critères à utiliser pour juger du bien fondé d'une demande d'asile doivent tenir pleinement compte des conditions régnant dans le pays d'origine du demandeur et que les demandeurs d'asile doivent se voir accorder le bénéfice du doute comme il est recommandé par le Guide des Procédures et Critères à appliquer pour déterminer le statut de réfugié; Qu'en outre, “Les persécutions ne doivent pas nécessairement être le fait des autorités nationales. Pour qu'une persécution émanant de personnes privées puisse être prise en considération pour l'application de la Convention Internationale de Genève du 28.07.1951 relative au statut des réfugiés, il faut, selon les critères établis par le Haut Commissariat aux Réfugiés et aux Apatrides, qu'elle soit “sciemment” tolérée par les autorités ou que celles-ci soient incapables d'offrir “une protection efficace”. Les instances chargées de l'examen de la demande d'asile ne se sont pas interrogées sur les possibilités qu'avaient le requérant de bénéficier de la protection des autorités, ... compte tenu notamment de leur religion” (C.E., n/ 62.976, 06.11.1996, Rev. dr. étr., 1996, p. 759; T. Vreemd., 1997 (abrégé), 71); Attendu que selon François CREPEAU, “En vertu même du principe de reconnais- sance, le demandeur d'asile devrait être traité comme un réfugié dès son arrivée dans son pays d'accueil”; Que “Le caractère récognitif de la qualité de réfugié signifie qu'un individu reconnu réfugié était réfugié avant d'entrer dans le pays que lui reconnaît cette qualité, soit VII-33.356-11/21 généralement dès qu'il a quitté son pays d'origine pour une des raisons prévues dans la Convention de Genève du 28.07.1951 ...”; Que “Le principe de reconnaissance” est, en quelque sorte, une mise en oeuvre concrète de la présomption de bonne foi dont jouit a priori tout être humain, résultant de la qualité de sujet de droit dont dispose toute personne, au titre de son “égale dignité”, et constituant un de postulats fondamentaux de toute démocratie”; Que “Le demandeur d'asile est titulaire de cette “dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine” dont parle le préambule de la Déclaration des Droits de l’Homme du 10.12.1948 et est au nombre des êtres humains nés “libres et égaux en dignité et en droit”, selon son article 1”; Que “A ce titre, il doit bénéficier du principe général de la présomption de bonne foi”; Que “Le demandeur d'asile qui affirme être un réfugié doit être a priori cru et tenu pour tel”; Que “Cette présomption de bonne foi peut être déduite du droit international des réfugiés”; Que “C'est au demandeur d'asile de prouver qu'il entre bien dans la définition du statut dont il se réclame”; Que “Toutefois, compte tenu des effets de la persécution et des circonstances de son départ, il est admis que le réfugié puisse n'avoir aucun moyen matériel, autre que son témoignage de prouver les faits qu'il avance”; Que “Le H.C.R. recommande que la recherche de la preuve de la vérité soit partagée entre les autorités de l’Etat d'accueil et le demandeur d'asile et que celui-ci dispose toujours du bénéfice du doute quand bien même il ne pourrait présenter d'autres preuves que son témoignage” (François CREPEAU, op. cit., Editions BRUYLANT, Editions de l'Université de Bruxelles, 1995, pp. 126 à 129); Attendu qu'en l'espèce la décision du CGRA du 08.11.2002, confirmant le refus de séjour décidé par le délégué du Ministre de l'intérieur le 28.10.2002, ne répond aux exigences nécessitées par les dispositions précitées;
- Attendu que cette décision est insuffisamment motivée au sens des articles 2 et 3 de la loi du 29.07.1991 sur la motivation formelle des actes administratifs; Attendu que le requérant ne peut que faire siennes les observations faites par le Comité Belge d'Aide aux Réfugiés, Overlegcentrum Integratie Vluchtelingen, ainsi que la Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Etrangers et Apatrides dans leur rapport d'octobre 2001; Que ces trois ONG font ainsi état de différentes critiques relatives à la qualité des décisions du CGRA: - “Les motivations sont souvent stéréotypées, presque identiques pour une nationalité ou un groupe donnés.” “Exemple le plus clair: Les Kazakhs d'origine russe. Beaucoup d'entre eux ont été refusés sur base du rapport du fonctionnaire à l'immigration au Kazakhstan. Certaines décisions comportaient deux pages entières de description de tous les problèmes (parfois très graves) relatés par le demandeur d'asile, suivis d'une motivation laconique: la demande est manifestement non fondée puisqu'il "ressort, dudit rapport du fonctionnaire à l'immigration, que les personnes d'origine russe ne connaissent pas de problèmes au Kazakhstan.” - “La motivation fait parfois référence à des sources peu fiables. C'est ainsi que des décisions du CGRA relatives aux Kazakhs font référence aux informations parues dans la presse belge selon lesquelles il n'y a pas de problèmes dans ce pays.” - “Certaines déclarations sont sorties de leur contexte.” - “Les preuves déposées à l'appui du récit ne sont pas examinées à fond. Les documents ne sont pas traduits parce que le juriste estime a première vue qu'ils ne sont pas pertinents. Tout comme L'OE, le CGRA interprète trop largement la notion de recevabilité (débordement sur l'examen au fond) et interprète de manière erronée certaines notions (absence de persécution par les autorités, faits de droit commun) “(voir rapport d'octobre 2001, page 27);” Attendu que les trois ONG citent ainsi l'exemple d'un Kazakh d'origine tatare: “Au cours de son audition au CGRA, l'intéressé raconte un récit extrêmement détaillé. La transcription de ce récit comporte près de 30 pages. Décision irrecevable. La motivation comporte plus d'une page et demi de description de fait rapportés par l'homme. Suit alors un refus très laconique qui ne se réfère pas à ces faits mais se base exclusivement sur le rapport du fonctionnaire à l'immigration au Kazakhstan et sur des VII-33.356-12/21 articles de presse belge. En d'autres mots, la motivation négative n'est absolument pas individualisée: “En ce qui concerne les problèmes ethniques de l'intéressé, il y a lieu de faire remarquer que la persécution systématique par la population kazakhe invoquée par l'intéressé ne correspond pas à la documentation dont dispose le Commissariat Général. Dans cette documentation (Rapport de mission Kazakhstan du fonctionnaire à l'immigration Ministère de l'Intérieur ( ... ) et informations Kazakhstan CEDOCA, novembre 2000; De Standaard et la Libre Belgique, 31 octobre 2000), il n'est fait mention nulle part de telles persécutions. Bien plus, de ces informations, il ressort qu'il n'est pas question d'une quelconque persécution du groupe ethnique tatare. ( ... ) ". Le même raisonnement basé sur les mêmes sources est tenu en ce qui concerne les persécutions pour des raisons religieuses. Le CGRA conclut: “De ce qui précède, il ressort que la demande de l'intéressé est mensongère et manifestement non fondée, ... " (Rapport précité, p. 29); Attendu qu'en l'espèce, le CGRA n'a nullement pris en considération les faits personnels de persécution invoqués par le requérant; Que le CGRA a notifié une décision confirmant le refus de séjour compte tenu de ce que le requérant est macédonien. Que cette décision se fonde exclusivement sur le critère de nationalité du requérant, ce qui est tout à fait inadmissible et contraire aux Conventions Internationales mentionnées ci-dessus; Que l'article 3 de la Convention de Genève du 28.07.1951 dispose que: “Les Etats contractants appliqueront les dispositions de cette convention aux réfugiés sans discrimination quant à la race, la religion ou le pays d'origine”; Que le CGRA réserve un traitement différent aux candidats réfugiés selon leurs pays d'origine; Que le requérant a été victime d'une discrimination en raison de son pays d'origine, discrimination interdite par l'article 3 précité;
- Attendu que le CGRA relève que le requérant a fui la XXX durant l'été 2001; que jusqu'à son départ pour la Belgique en août 2002, il a séjourné de manière ininterrompue au K.; que le requérant n'aurait pas quitté le K. en raison d'une crainte fondée de persécution au sens de l'article 1 de la Convention de Genève du 28.07.1951; Attendu que le requérant est de nationalité XXX et d'origine ethnique a.; Que compte tenu de sa nationalité, il était impossible pour le requérant de s'établir au K.; qu'en effet, il y est considéré comme un étranger; Que durant son séjour au K., le requérant a vécu caché;
- Attendu que le CGRA considère que le requérant n'invoque pas suffisamment d'éléments démontrant que lors d'un éventuel retour en XXX, il serait victime de persécutions au sens de la Convention de Genève du 28.07.1951; Attendu qu'en cas de retour en XXX, la vie du requérant serait gravement menacée; Qu'en effet, le requérant est recherché par les autorités XXX en raison de ses prétendues activités et celles de son frère au sein de l'U.; Que le requérant a reçu plusieurs convocations de la police; Que le requérant n'a pas donné suite à une convocation pour le service militaire; Qu'en cas de retour en XXX, le requérant sera emprisonné et enrôlé dans l'armée; Attendu que cette considération n'énerve en rien la cohérence du récit d'asile du requérant; Que cet élément est indifférent; Attendu que selon le CGR, un loi d'amnistie serait en vigueur depuis le 08.03.2002; que cette loi prévoit l'arrêt des procédures pénales engagées, la rémission complète des peines d'emprisonnement pour les personnes qui étaient soupçonnées d'avoir préparé ou commis des faits criminels en rapport avec le conflit de 2001 (01.01.2001 au 20.09.2001); Attendu que dans la réalité, cette loi n'est pas appliquée; que tous les jours, des personnes sont arrêtées, emprisonnées et tuées; Que par ailleurs, le requérant n'ayant pas participé à la guerre en XXX, cette loi ne lui est pas applicable; Qu'en outre, cette loi est sans incidence sur les problèmes rencontrés par le requérant; qu'elle vise à amnistier certains faits; qu'elle ne fait cependant pas obstacle aux persécutions subies par les individus, dont le requérant et qu'il subirait encore en cas de retour en XXX; Que le moyen invoqué par le CGRA n'est pas pertinent; VII-33.356-13/21 Attendu que selon les informations en possession du CGRA, l'article 241, alinéa 5 du Code pénal macédonien prévoit une diminution de la peine lorsqu'une personne s'étant rendue à l'étranger en vue de se soustraire au service militaire, se rend volontairement aux autorités; Attendu que le CGRA reconnaît ainsi que le requérant encourt une peine d'emprison- nement; Attendu que le CGRA ne relève aucune contradiction entre les déclarations successives du requérant; Attendu que cela démontre la constance et la cohérence du récit d'asile du requérant.”; 2.3.
- Overwegende dat de verwerende partij in de memorie van antwoord als volgt repliceert : “Derde middel: schending van artikel 52 van de Vreemdelingenwet en artikel 14 van de Universele verklaring van de rechten van de Mens, artikel 1 en 33 van de Vluchteling- enconventie en van de Wet van 29 juli 1991 betreffende de uitdrukkelijke motivering van bestuurshandelingen. Verweerder merkt vooreerst op dat de Universele Verklaring van de Rechten van de Mens eveneens geen rechtstreekse werking heeft en bijgevolg het middel wat dit betreft juridische grondslag mist. Artikel 33 van de Vluchtelingenconventie bepaalt het belangrijkste rechtsgevolg van het erkend worden als vluchteling (non-refoulement) en kan bijgevolg niet geschonden worden gezien het voorwerp van de bestreden beslissing er net in bestaat dat verzoekers asielaanvraag onontvankelijk werd bevonden. Wat betreft de schending van de motiveringsplicht blijft verzoeker in gebreke concreet aan te tonen welk onderdeel van de motivering met een gebrek zou zijn behept. In tegendeel verzoeker verwerpt de bestreden beslissing als zou zijn asielaanvraag niet individueel zijn onderzocht en gaat vervolgens omstandig in op vermeende toestanden in Kazachstan die van algemene aard zijn en geenszins op verzoeker zijn toegepast, die trouwens uit XXX komt. Verzoeker formuleert ook enkele opmerkingen i.v.m. de toestand uit XXX. Uiteindelijk komt het verzoekschrift er ook toe in te gaan op de concrete in de bestreden beslissing opgenomen motieven. Verzoeker beweert dat hij gedurende zijn verblijf in K. ondergedoken leefde. Verweerder antwoordt dat dit argument feitelijke grondslag mist. Verzoeker heeft dit nooit als dusdanig tijdens de asielprocedure voorgesteld. Bovendien kan hieruit niet worden afgeleid dat verzoeker K. verliet omwille een gegronde vrees voor vervolging in zin van de Conventie, zeker gezien verzoeker dit uitdrukkelijk ontkende.”; 2.3.
- Overwegende dat de verzoekende partij in de memorie van wederant- woord geen nieuwe argumenten ontwikkelt; 2.3.
- Overwegende vooreerst dat, wat de ingeroepen schending van artikel 1 van de Conventie van Genève betreft, moet worden opgemerkt dat deze bepaling geen rechtstreekse werking heeft, zodat de schending ervan als dusdanig niet dienstig kan worden ingeroepen; dat daarnaast uit de redactie van artikel 33 van de Conventie van Genève duidelijk blijkt dat deze bepaling enkel van toepassing is op erkende vluchtelingen; dat verzoeker momenteel geen erkende vluchteling is; dat deze bepaling aldus niet van toepassing is; dat, wat de schending van artikel 14 van de Universele Verklaring van de Rechten van de Mens betreft, verzoeker dit onderdeel van het middel onvoldoende uitwerkt; dat verzoeker zich beperkt tot algemene affirmaties, zonder concreet aan te tonen op welke manier de bestreden beslissing dit artikel schendt; dat, wat de ingeroepen schending van artikel 3 van het EVRM VII-33.356-14/21 betreft, verzoeker moet aantonen dat er ernstige en zwaarwichtige gronden aanwezig zijn om aan te nemen dat in het land waarnaar hij mag worden teruggeleid, hij een ernstig en reëel risico loopt te worden blootgesteld aan foltering of mensonterende behandeling; dat de bescherming verleend via artikel 3 van het E.V.R.M. immers slechts in uitzonderlijke gevallen toepassing zal vinden; dat degene die aanvoert dat hij een dergelijk risico loopt zijn beweringen moet staven met een begin van bewijs; dat inzonderheid een blote bewering of eenvoudige vrees voor onmenselijke behandeling op zich niet volstaan om een inbreuk uit te maken op artikel 3 van het E.V.R.M.; dat verzoeker in casu het vereiste bewijs niet aanbrengt; Overwegende dat voorts uit de uiteenzetting van het middel blijkt dat verzoeker de motieven van de bestreden beslissing kent, doch dat hij betwist dat de opgegeven motieven de beslissing kunnen dragen; dat verzoeker aldus in wezen een schending van de materiële motiveringsplicht aanvoert; dat nochtans, zoals reeds bij de bespreking van het tweede middel aangehaald, in de bestreden beslissing uitdrukkelijk wordt vermeld waarom de Commissaris-generaal een bevestigende beslissing neemt, met name omdat verzoeker meer dan drie maanden onafgebroken in K. heeft verbleven en deze provincie niet heeft verlaten uit een gegronde vrees voor vervolging in de zin van de Conventie van Genève, daar de door hem aangehaalde elementen problemen van socio-economische aard betreffen die als dusdanig niet onder het toepassingsgebied van de Conventie van Genève ressorteren, en bijkomend omdat verzoeker onvoldoende feiten of elementen heeft aangehaald waaruit zou kunnen blijken dat hij bij een eventuele terugkeer naar XXX alsnog een gegronde vrees voor vervolging dient te hebben; dat verzoeker dit betwist en meent dat hij in zijn land van herkomst wel degelijk dient te vrezen voor vervolging; dat verzoeker zich echter beperkt tot het formuleren van beweringen, het verwijzen naar rapporten, en het citeren van stukken daaruit, zonder deze ook maar enigszins te betrekken op zijn persoonlijke situatie of te staven met enig begin van bewijs; dat loutere beweringen niet kunnen worden bijgevallen; Overwegende dat voor zover verzoeker erop wijst dat het voor hem onmogelijk is naar XXX terug te keren en dat hij gedurende zijn verblijf in K. ondergedoken leefde, in de bestreden beslissing uitdrukkelijk wordt vermeld dat er sinds 8 maart 2002 in XXX een amnestie wet van kracht is; dat verzoeker het bestaan van voornoemde amnestie wet niet betwist doch opmerkt dat de wet in de praktijk niet wordt toegepast; dat verzoeker zijn bewering wederom niet staaft met concrete elementen waardoor er geen geloof aan kan worden gehecht; dat waar verzoeker verder nog argumenteert dat hij niet heeft deelgenomen aan de oorlog in XXX zodat de wet toch niet op hem van toepassing is, niet kan worden ingezien hoe dit argument de wettigheid van de bestreden beslissing kan aantasten, aangezien in dat geval verzoekers vermeende vrees voor vervolging bij een eventuele terugkeer naar XXX nog minder overtuigt; VII-33.356-15/21 Overwegende dat verzoeker voorts erop wijst dat de Commissaris- generaal erkent dat verzoeker een gevangenisstraf riskeert omwille van zijn desertie; dat verzoekers opmerking evenwel niets afdoet aan de vaststelling in de bestreden beslissing dat “een eventuele straf omwille van (verzoekers) dienstweigering niet als een vervolging in de zin van de Vluchtelingenconventie (kan) worden beschouwd”; dat verzoeker tot slot opmerkt dat geen tegenstrijdigheden werden vastgesteld; dat deze opmerking geen afbreuk doet aan de wettigheid van de bestreden beslissing, aangezien niet noodzakelijk tegenstrijdigheden moeten worden vastgesteld opdat de Commissaris-generaal tot de onontvankelijkheid van een asielaanvraag kan besluiten; Overwegende dat verzoeker zich in zijn uiteenzetting van dit middel in wezen telkens beperkt tot het aanhalen van algemene, overwegend theoretische uiteenzetting- en, zonder in te gaan op de concrete motieven die aan de bestreden beslissing ten grondslag liggen en deze met pertinente gegevens te weerleggen; dat verzoeker het aldus niet aannemelijk maakt dat het oordeel van de Commissaris-generaal kennelijk onredelijk is, noch dat de bestreden beslissing gebrekkig werd gemotiveerd; dat een schending van artikel 52 van de Vreemdelingenwet evenmin wordt aangetoond; dat het derde middel bijgevolg niet gegrond is; 2.4.
- Overwegende dat de verzoekende partij een vierde middel als volgt uiteenzet : “Quatrieme moyen pris de la violation de l'article 13 de la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales du 04.11.1950, de l'article 16 de la Convention de Genève du 28.07.1951, et du droit de disposer d'un recours effectif en cas d 'atteinte a un droit fondamental Attendu que le requérant entend invoquer un quatrième moyen à l'appui du présent recours en annulation; Que ce nouveau moyen est dirigé contre la décision du CGRA du 08.11.2002 en ce qu'elle enjoint au requérant, sauf décision contraire du Ministre de l'intérieur ou de son délégué, de quitter le territoire dans les cinq jours à dater de la notification; Que suivant l'article 113 quater,§ 2, al. 2, de l'A.R. du 08.10.1981, “En cas de confirmation de la décision contestée (refusant le séjour), et sauf instruction contraire du Ministre ou de son délégué, la décision du commissaire Général aux Réfugiés et aux Apatrides ( ... ) reproduit le délai pour quitter le territoire vu qu'il a été fixé dans la décision contestée. Ce délai commence à courir à dater de la notification de la décision de confirmation”; Que dans la décision contestée, le CGRA a dès lors confirmé la décision du délégué du Ministre de l'Intérieur du 28.10.2002 refusant au requérant le séjour et lui enjoignant l'ordre de quitter le territoire dans les cinq jours;
- Attendu que l'acte attaqué viole le droit à un recours effectif garanti par l'article 13 de la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l‘Homme et des Libertés Fondamentales; Attendu que l'article 13 CEDH stipule: “Toute personne dont les droits et libertés reconnus par la présente convention ont été violés, a droit à l'octroi d'un recours effectif devant une instance nationale alors même que la violation aurait été commise par des personnes agissant dans l'exercice de leur fonction officielle”; Que cette disposition bénéficie de l'effet direct dans l'ordre juridique interne belge (Cass., 01.06.1966, Pas., 1243; Cass., 26.09.1966, Pas., 1967, 89; Cass., 14.11.1980, Pas., 1981, 317; Cass., 07.09.1982, Pas., 1983, 18; Cass., 30.05.1984, Pas., 560; Civ. VII-33.356-16/21 Bxl, 16.03.1987, Rev, dr. Etr., 1987, p. 36; Civ. Liège, référé, 09.11.1987, Rev. dr. Etr., p. 721; Civ. Bxl, 25.11.1987, J T, 1987, p. 719; Civ. Liège, 01.03.1987, J.L.M.B., p. 471; Civ. Liège, référé, 19.01.1989); Que le droit consacré par l'article 13 n'a pas d'existence indépendante, devant être nécessairement invoqué parallèlement à la disposition dont la violation est alléguée; qu'il s'agit cependant d'un texte autonome, en ce que sa violation ne présuppose pas une atteinte préalable à une autre clause normative; que le texte garantit ce droit de recours à quiconque allègue, de manière plausible, une violation de ses droits et libertés protégés par la Convention, dès lors que les griefs invoqués sont “défendables”; Que s'agissant de réfugiés, les droits dont la violation sera alléguée sont principale- ment ceux découlant des articles 3 et 8 de la Convention, protégeant l'individu à l'encontre de tout traitement inhumain ou dégradant et lui garantissant le droit au respect de sa vie familiale; Que la section de législation du Conseil d'Etat avait dans son avis préalable à la modification législative du 06.05.1993 souligné que si la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales ne vise pas expressément le droit d'asile, il peut être déduit de plusieurs de ses dispositions l'interdiction dans des circonstances déterminées, de refouler ou d'expu1ser des personnes demandant que leur soit reconnue la qualité de réfugié; que l'avis fait ainsi spécialement référence aux articles 3 et 8 dont la violation doit pouvoir être sanctionnée à travers un recours effectif au sens de l'article 13 de la Convention (Doc. Parl. Sénat, Avis du CE, session 1992-1993, n/ 555/1, p. 46); Que le recours doit non seulement exister en fait, mais également être utile et efficace; Que s'agissant de l'effectivité du recours interne au sens de l'article 26 de la Convention - qui exige du requérant qu'il ait épuisé les voies de recours internes préalablement à la saisine des organes du Conseil de l’Europe - la jurisprudence constante de la Commission considère qu’un recours qui n'a pas pour effet de suspendre l'exécution d'une décision d'expulsion n'est pas efficace aux fins de l'article 26 et n'a pas a être exercé lorsque le requérant allègue une violation de l'article 3 de la Convention" (Com. Eur., D. H., req. n/ 17.262/90, décision du 27.02.1991, A c. France); Qu'il se déduit de celle lecture du terme “effectif” pour la Commission qu'un recours ne reçoit cette qualification au sens de la Convention que lorsque qu'il emporte suspension de la mesure querellée; que dans l'affaire A. contre France, la Commission poursuivait sans ambiguïté comme suit: “Il en va de même pour le recours non suspensif à exercer devant le Conseil d'Etat contre une décision ayant refusé l'asile à une personne, celle-ci étant dès lors susceptible d'être reconduite à la frontière avant que la juridiction saisie du recours contre cette décision ait statué” (Com. Eur. D. H., req. n/ 17.262/90, décision du 27.02.1991, A c. France); Que le recours en annulation institué par les lois coordonnées sur le Conseil d'Etat du 12.01.1973 n'a pas d'effet suspensif; Que dans la mesure où la loi permet l'éloignement d'un étranger auquel a été notifié un ordre de quitter le territoire contre lequel un recours a été introduit, le candidat réfugié ne bénéficie pas d'un recours effectif au sens de l'article 13 précité; Qu'il y a donc violation de l'article 13 de la CEDH; Attendu que le droit de disposer d'un recours effectif en cas d'atteinte à un droit fondamental est élevé au rang de principe général de droit constitutionnel par la Cour d'Arbitrage, et ce indépendamment de toute référence à l'article 13; Que la Cour d'Arbitrage érige ce droit en “une exigence essentielle de l'Etat de droit” (C.A., 14.07.1994, JT, 1994, pp. 673 et suivantes); Que la Cour d'Arbitrage déduit que le recours en annulation auprès du Conseil d'Etat n'apparaît pas comme l'exercice d'un recours effectif puisque les délais de procédure ne permettront pas dans la plupart des cas d'obtenir un arrêt en temps utile (C.A., 14.07.1994, op. cit.); Que le critère déterminant dégagé par la Cour dArbitrage est l'effet utile du recours offert; Que “Le principe d'effectivité des recours est fonction de la possibilité de demander la suspension d'un acte attaqué, suspension qui de plus doit avoir un effet utile” (Sylvie SAROLEA, “La Défense du candidat réfugié”. in Loi du 15.12.1980: 15 ans après, Rev. dr. Etr., n/ 90, pp. 5 73 et svtes; Rev. dr. Etr. N/ 86, pp. 542 et svtes); Que tel n'est pas le cas en l'espèce puisque le recours en annulation devant le Conseil d'Elat n'a pas d'effet suspensif; VII-33.356-17/21 Que dans un arrêt du 05.02.2002, la Cour Européenne des Droits de l’Homme a rappelé, concernant un groupe de ressortissants slovaques d'origine tzigane expulsés de Belgique en octobre 1999, que: “L'effectivité des recours exigés par l'article 13 suppose qu'ils puissent empêcher l'exécution des mesures contraires à la Convention et dont les conséquences sont potentiellement irréversibles (voir, mutatis mutandis, Jabari c. Turquie, arrêt du 11 juillet 2000, n/ 40035/98, § 50 (non publié). En conséquence, l'article 13 s'oppose à ce que pareilles mesures soient exécutées avant même l'issue de l'examen par les autorités nationales de sa comptabilité avec la Convention. Toutefois, les Etats contractants jouissent d'une certaine marge d'appréciation quant à la manière de se conformer aux obligations que leur fait l'article 13” (voir l'arrêt Chahal c. Royaume-Uni, précité, p. 1870, § 145) (...). "Le recours en suspension ordinaire fait partie des recours qui, d'après le document contenant la décision du Commissaire Général du 18 juin 1999, s'offraient aux requérants pour attaquer celle-ci. Sachant que d'après cette décision, les intéressés disposaient de cinq jours seulement pour quitter le territoire national, que le recours en suspension ordinaire n'est pas lui-même suspensif et que le Conseil d’Etat dispose de quarante-cinq jours pour statuer sur un tel recours (article 17 § 4 des lois coordonnées sur le Conseil d'Etat), la seule mention de celui-ci parmi les recours disponibles était, pour le moins, de nature à créer la confusion dans le chef des requérants.” “S'agissant du recours en suspension d'extrême urgence, il n'est pas suspensif lui non plus (...).” “Les exigences de l'article 13, tout comme celles des autres dispositions de la Convention, sont de l'ordre de la garantie, et non du simple bon vouloir ou de l'arrangement pratique. C'est là une des conséquences de la prééminence du droit, l'un des principes fondamentaux d'une société démocratique, inhérent à l'ensemble des articles de la Convention (voir, mutatis mutandis, latridis c. Grèce, [GC], n/ 31107/96, § 58, CEDH, 1999-II) (...)” “Au bout du compte, le requérant n'a aucune garantie de voir le Conseil dEtat et l'administration se conformer dans tous les cas à la pratique décrite, ni a fortiori, de voir le Conseil d'Etat statuer, ou même siéger, avant son expulsion, ou l'administration respecter un délai minimum raisonnable.” “Il y a là autant d'éléments qui rendent le traitement du recours trop aléatoire pour pouvoir satisfaire aux exigences de l'article 13” (Cour. Eur. D.H., CONKA c. Belgique, requête n/ 51.564/99, arrêt du 05.02.2002, inédit); Que la Cour Européenne des Droits de l'Homme a dès lors estimé que les demandeurs d'asile en Belgique ne disposent pas de recours conformes à l'article 13 précité, dès lors que la requête en suspension d'extrême urgence, la requête en suspension et le recours en annulation au Conseil d'Etat ne sont pas suspensif;
- Attendu que l'article 16 de la Convention de Genève du 28.07.1951 dispose: “Tout réfugié aura, sur le territoire des Etats contractants, libre et facile accès devant les Tribunaux”; Que cet article est directement applicable et prime sur les dispositions de droit interne; Qu'il se déduit de cet article que l'accès à la justice ne doit pas subir d'entraves; Que le 08.11.2002, le requérant s'est vu notifier l'ordre de quitter le territoire dans les cinq ours à compter de la date de notification de la décision du CGRA; Que la présence du requérant sur le territoire du Royaume est indispensable afin de lui permettre défaire valoir ses moyens et assurer sa défense; Qu'en ordonnant au requérant l'ordre de quitter le territoire, l'acte attaqué viole le droit à un recours effectif garanti par l'article 13 de la CEDH et érigé en principe général de droit constitutionnel par la Cour d'Arbitrage, ainsi que par l'article 16 de la Convention de Genève du 28.07.1951; Que le quatrième moyen évoqué par le requérant à l'appui de son recours en annulation est fondé, Attendu qu'il résulte de l'ensemble des arguments développés que la décision du CGRA du 08.11.2002 viole l'article 52 de la loi du 15.12.1980, l'article 26 du Pacte International de New York du 19.12.1966, l'article 14 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du
- 12.1948, les articles 3, 13 et 14 de la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales du 04.11.1950, l'article 4 du Protocole n/ 4 du 16.11.1963 et l'article 1 du Protocole n/ 12 du 04.11.2000 à la Convention de Sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, les articles 1, 3, 16 et 33 de la Convention de Genève du 28.07.1951, VII-33.356-18/21 les articles 2 et 3 de la loi du 29.07.1991 relative à la motivation formelle des actes administratifs le droit de disposer d'un recours effectif en cas d'atteinte à un droit fondamental ainsi que les principes de bonne administration, du respect des droits de la défense, d'équitable procédure et du contradictoire en tant que principes généraux de droit, Que le CGRA ne pouvait, sans violer l'obligation de motivation et sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, décider de rejeter la demande d'asile du requérant dès le stade de la recevabilité.”; 2.4.
- Overwegende dat de verwerende partij in de memorie van antwoord als volgt repliceert : “Vierde middel: schending van artikel 13 van het E.V.R.M. en artikel 16 van de Conventie van Genève. Verweerder merkt vooreerst op dat een schending van artikel 13 E.V.R.M. gelet op de inhoud en het doel van de rechtsregel niet dienstig kan worden op geworpen zonder ook de bepaling van hetzelfde Verdrag aan te duiden waarvan de schending een effectief rechtsmiddel vereist. In zoverre verzoeker hieraan niet voldeed is het middel onontvank- elijk. Verzoeker 'vermeldt' wel verder in de uitwerking van het middel artikel 3 en 8 van het E.V.R.M. doch blijft in gebreke enige concrete uitwerking hieraan te geven of aan te duiden welke schending van wat en door wie en op welke wijze van deze bepalingen zou zijn begaan. Het E.H.R.M. heeft onlangs nog, en wel in een zaak tegen België en in verband met de asielprocedure en aanverwante procedure gesteld dat: The Court reiterates that Article 13 of the Convention guarantees the availability at national level of a remedy to enforce the substance of the Convention rights and freedoms in whatever form they may happen to be secured in the domestic legal order. The effect of Article 13 is thus to require the provision of a domestic remedy to deal with the substance of an “arguable complaint” under the Convention and to grant appropriate relief. The scope of the Contracting States' obligations under Article 13 varies depending on the nature of the applicant's complaint; however, the remedy required by Article 13 must be “effective” in practice as well as in law. The “effective- ness” of a “remedy” within the meaning of Article 13 does not depend on the certainty of a favourable outcome for the applicant. Nor does the “authority” referred to in that provision necessarily have to be a judicial authority; but if it is not, its powers and the guarantees which it affords are relevant in determining whether the remedy before it is effective. Also, even if a single remedy does not by itself entirely satisfy the require- ments of Article 13, the aggregate of remedies provided for under domestic law may do so (see, many among other authorities, Kudla v. Poland [GC], no. 30210/96, § 157, ECHR 2000).
- However, for Article 13 to be applicable, the complaint must also be arguable (see, mutatis mutandis, the Chahal v. the United Kingdorn judgment of 15 November 1996, Reports 1996-V, p. 1870, § 147). In the instant case, the complaints of a violation of Article 3 which the Court declared manifestly ill-founded on 13 March 2001 were not arguable. Accordingly, there has been no violation of Article 13 taken together with Article
- Conka vs Belgium, nr. 51564/99, EHRM, 5 februari 2002 Alvorens over te gaan tot het onderzoek of er al dan niet sprake is van een schending van artikel 13, dient eerst vast te komen staan of de ingeroepen schending van de andere verdragsbepaling wel ernstig is (arguable complaint). Gelet op het feit dat verzoekers de schending van artikel 3 en 8 helemaal niet uitwerken, kan zelfs niet worden getoetst of er al dan niet een schending van artikel 13 plaatsvond. Verweerder wenst in subsidiaire orde toe te voegen dat gelet op het feit dat dit vierde middel in essentie een kritiek is op een keuze van de wetgever (de niet opschortende werking van het indienen van een verzoekschrift bij de Raad) het nooit van aard kan zijn aan te tonen dat de bestreden beslissing behept is met een gebrek gesanctioneerd met de vernietiging van de beslissing, noch komt het aan de Raad toe hierover, binnen de marginale toetsing van de legaliteit van de beslissing hier een uitspraak over te doen.”; VII-33.356-19/21 2.4.
- Overwegende dat de verzoekende partij in de memorie van wederant- woord geen nieuwe argumenten ontwikkelt; 2.4.
- Overwegende dat, wat de aangevoerde schending van artikel 13 van het E.V.R.M. betreft, dient te worden vastgesteld dat dit verdragsartikel niet zelfstandig kan worden ingeroepen, zonder aan te tonen dat een door het voornoemd verdrag beschermde vrijheid of recht geschonden is; dat verzoeker in het middel samen met artikel 13 van het E.V.R.M. een schending lijkt in te roepen van de artikelen 3 en 8 van het E.V.R.M.; dat verzoeker echter nalaat in concreto aan te duiden op welke wijze de bestreden beslissing laatstgenoemde artikelen zou schenden; dat verzoeker zich daarentegen alweer beperkt tot een algemene uiteenzetting, waaronder het citeren van rechtspraak van het Europees Hof voor de rechten van de mens; dat, gezien de schending van artikel 3 en artikel 8 van het E.V.R.M. niet kan worden weerhouden, niet dient worden nagegaan of artikel 13 van het E.V.R.M. in casu van toepassing is en desgevallend geschonden werd; dat voor zover verzoeker verder een schending van artikel 16 van de Conventie van Genève inroept, erop gewezen dient te worden dat deze bepaling van toepassing is op vluchtelingen in de zin van artikel 1 van de Conventie van Genève; dat, aangezien verzoeker niet als vluchteling werd erkend, deze bepaling niet dienstig kan worden aangevoerd; dat het vierde middel niet tot de nietigverklaring kan leiden;
- Overwegende dat de verzoekende partij geen gegrond middel tot nietigverklaring heeft aangevoerd; dat derhalve het beroep tot nietigverklaring wordt verworpen, BESLUIT: Artikel
- Het beroep tot nietigverklaring wordt verworpen. Artikel
- De kosten van het beroep, bepaald op 175 euro, komen ten laste van de verzoekende partij. Aldus te Brussel, na beraad, uitgesproken in openbare terechtzitting, op achtentwintig februari tweeduizend en vijf, door: VII-33.356-20/21 Mevr. M.-R. BRACKE, kamervoorzitter, Mevr. E. IMPENS, toegevoegd griffier. De griffier, De voorzitter, E. IMPENS. M.-R. BRACKE. VII-33.356-21/21 PDF document ECLI:BE:RVSCE:2005:ARR.141.340 Print deze pagina Afdrukformaat S M L XL Nieuwe JUPORTAL-zoekopdracht Sluit Tab <div