id="page_main" x-ms-format-detection="none"> Imprimer cette page Taille d'impression S M L XL Nouvelle recherche JUPORTAL Fermer l'onglet Conseil d'État Jugement/arrêt du 27 mai 2008 No ECLI: ECLI:BE:RVSCE:2008:ARR.183.471 No Rôle: A. 152293/VIII-4585 Affaire: Arrêt 183471 - Divers (fonction publique) - 27/05/2008 Domaine juridique: Droit administratif Date d'introduction: 2008-06-09 Consultations: 59 - dernière vue 2026-06-29 08:07 Fiche Arrêt no 183.471 du 27 mai 2008 Fonction publique - Divers (fonction publique) Décision : Rejet Thésaurus Cassation: CONSEIL D'ETAT Thésaurus UTU: DROIT PUBLIC ET ADMINISTRATIF - CONSEIL D'ÉTAT - Arrêts (Conseil d'État) Texte de la décision CONSEIL D'ETAT, SECTION DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF. ARRET no 183.471 du 27 mai 2008 A.152.293/VIII-4585 En cause : SALVATO Stéphane, ayant élu domicile chez Me Jean-Pierre E. HERREMANS, avocat, rue Jules Bordet 15 6032 Mont-Sur-Marchienne, contre : l'Etat belge, représenté par le Ministre de la Défense. --------------------------------------------------------------------------------------------------------- -- LE PRESIDENT DE LA VIIIe CHAMBRE, Vu la requête introduite le 28 mai 2004 par Stéphane SALVATO qui demande l'annulation de : - de l'arrêté ministériel n/ 85.696 du 18 février 2004 par lequel le ministre de la Défense lui inflige la sanction de la démission d'office et le place en congé définitif; - de la décision du 26 février 2004 autorisant le chef de corps à déterminer la date à laquelle cette mesure prend cours et lui retirant de plein droit son grade; - de la décision du chef de corps de fixer à la date du 1er avril 2004 la date de la démission d'office; Vu les mémoires en réponse et en réplique régulièrement échangés; Vu le rapport de M. HERBIGNAT, premier auditeur chef de section au Conseil d'Etat; Vu la notification du rapport aux parties et le dernier mémoire de la partie requérante; Vu l'ordonnance du 31 mars 2008 notifiée aux parties, fixant l'affaire à l'audience publique du 23 mai 2008; VIII - 4585 - 1/8 Entendu, en son rapport, M. GEUS, président de chambre; Entendu, en leurs observations, Me OUKILI, loco Me HERREMANS, avocat, comparaissant pour le requérant, et le lieutenant colonel DE DECKER, administrateur militaire, comparaissant pour la partie adverse; Entendu, en son avis conforme, M. HERBIGNAT, premier auditeur chef de section; Vu le titre VI, chapitre II, des lois sur le Conseil d'Etat, coordonnées le 12 janvier 1973; Considérant que les circonstances de la cause sont les suivantes : Le 13 septembre 1982, Stéphane SALVATO s'engage en qualité de volontaire au sein des Forces armées. Le 1er avril 1985, le requérant est nommé au grade de caporal. Le 26 juin 1995, il est nommé au grade caporal-chef. Le 9 mai 2000, J.-Fr. DUMONT, substitut de l'Auditeur militaire, informe l'administration que la commission judiciaire du Conseil de guerre permanent siégeant à Bruxelles a ordonné l'écrou du requérant qui est inculpé de : " à BEAUMONT, A. entre le 01/09/1997 et le 01/03/1999, à plusieurs reprises Attentat à la pudeur avec violences ou menaces sur un enfant de moins de 16 ans accomplis avec la circonstance qu'il a autorité sur la victime (art. 373, al. 1-3, 374, 377 comme modifié par l'art. 3 de la Loi du 4 juillet 1989 et 378 du Code Pénal) B. entre le 02/03/1999 et le 12/04/2000, à plusieurs reprises Viol d'un enfant âgé de plus de 10 ans accomplis et de moins de 14 ans avec la circonstance qu'il a autorité sur la victime (art. 374, 375 al. 1er-2-6, 377 et 378 du Code Pénal)". Le 22 septembre 2000, le requérant est repris en force. Le 25 juin 2002, le Conseil de guerre permanent séant à Bruxelles condamne le requérant : VIII - 4585 - 2/8 " Quant à l'action publique Déclare le prévenu Salvato Stéphane coupable des faits mis à sa charge tels que libellés à la citation et le condamne pour les faits sub A et B à une peine unique de cinq ans d'emprisonnement : Le condamne à la dégradation militaire; Prononce contre le condamné l'interdiction des droits énumérés en l'article 31 numéros 1, 3, 4 et 5 du code pénal pour une durée de dix ans; Ordonne la restitution aux légitimes propriétaires des pièces saisies et déposées au greffe du Conseil de guerre permanent siégeant à Bruxelles sous les numéros 65/2000 postes 2 à 7 à SALVATO Stéphane et 73/2000 postes 2,3,4 et 7 à ROGER Cindy. Le condamne également aux frais de la procédure liquidés jusqu'ores à la somme de trois mille sept cent trente-huit euros soixante-sept cents et lui impose une indemnité de vingt-cinq euros; Prononce en outre, l'obligation de verser la somme de dix euros, augmentée de 40 décimes et portée ainsi à cinquante euros, à titre de contribution au Fonds spécial pour l'aide aux victimes d'actes intentionnels de violence;" Par une lettre du 18 décembre 2002, Th. BERGHMANS, auditeur militaire, fait parvenir à l'administration un extrait portant condamnation du requérant. Celui-ci a en effet été condamné le 27 novembre 2002 par la Cour militaire à : " - une peine unique de 5 ans d'emprisonnement; - l'interdiction des droits énumérés à l'article 31, 1/, 3/, 4/ et 5/ du code pénal pour une durée de 5 ans. Sursis : pendant 5 ans à l'exécution de la peine d'emprisonnement de cinq ans qui excède trois ans de cette peine.". Le 14 décembre 2002, cette condamnation est coulée en force de chose jugée et entraîne le retrait du grade. Le requérant est par conséquent replacé soldat volontaire de carrière. Le 6 février 2003, le lieutenant-colonel BASTIAANSE, chef de corps du Bataillon Quartier général Reine Astrid (unité du requérant), demande la comparution du requérant devant un conseil d'enquête en vue de la démission d'office de son emploi. Le même jour, le requérant prend connaissance de la demande du lieutenant-colonel BASTIAANSE; Le 20 mars 2003, le Ministre de la Défense estime que les faits qui sont à la base de la condamnation "doivent être examinés au point de vue administratif et légal par un conseil d'enquête en vue d'une éventuelle démission des forces armées". VIII - 4585 - 3/8 Le 31 mars 2003, le Chef de la Défense, par ordre, le capitaine- commandant Francis BRAMS, chef du bureau discipline de la direction générale Human Resources, communique au chef de corps du Bataillon Quartier général Reine Astrid (unité du requérant) qu'un conseil d'enquête sera constitué. Le 17 avril 2003, le requérant prend connaissance de la décision de constituer un conseil d'enquête. Le 13 mai 2003, le Chef de la Défense, par ordre, le capitaine-commandant Francis BRAMS informe le capitaine-commandant LESIRE, désigné par le directeur général Human Resources en tant que président des conseils d'enquête pour volontaires 2003, de la décision du Ministre de la Défense de faire comparaître le requérant devant un conseil d'enquête. Le 24 juin 2003, le capitaine-commandant LESIRE informe le chef de corps du Bataillon Quartier général Reine Astrid de la composition du conseil d'enquête effectuée après tirage au sort. Le 27 juin 2003, le capitaine-commandant LESIRE communique au requérant la composition du conseil d'enquête ainsi que la possibilité de récuser des membres ou de proposer d'éventuels témoins. Le même jour, le capitaine-commandant LESIRE informe l'ensemble des personnes tirées au sort le 24 juin 2003 de leur désignation en tant que membre du conseil d'enquête et de leur possibilité de proposer une raison d'empêchement ou une cause de récusation. Le 18 juillet 2003, l'adjudant TIREZ, secrétaire du conseil d'enquête, transmet au capitaine-commandant LESIRE, entre autres, les accusés de réception de 7 membres du conseil d'enquête. Le 6 août 2003, l'adjudant TIREZ, secrétaire du conseil d'enquête, transmet au capitaine-commandant LESIRE, entre autres, les accusés de réception du requérant concernant la notification de la composition du conseil d'enquête. Le requérant propose d'entendre cinq témoins. Le 19 août 2003, le requérant propose au capitaine-commandant LESIRE d'entendre quatre témoins supplémentaires. VIII - 4585 - 4/8 Après avoir recueilli l'ensemble des témoignages, le capitaine-commandant LESIRE convoque, le 22 octobre 2003, tous les membres ainsi que le requérant pour le conseil d'enquête qui siégera le 25 novembre 2003. Le 25 novembre 2003, le conseil d'enquête se réunit afin d'entendre le requérant. Le même jour, le requérant prend connaissance du procès-verbal de la séance du conseil d'enquête. Le 16 décembre 2003, Georgette FORTHOMME, la mère du requérant, envoie au capitaine-commandant LESIRE un mémoire résumant les moyens de défense du requérant. Le 18 décembre 2003, le conseil d'enquête remet son avis : " 2. PRONONCE SUR L'EXPOSE DES FAITS Nous avons procédé au vote sur la question : «Les faits sont-ils établis ?» Cinq voix ont répondu : OUI Zéro voix a répondu : NON 3. AVIS CONCERNANT LA GRAVITE DES FAITS Nous avons procédé au vote sur la question : «Les faits sont-ils graves ?» Cinq voix ont répondu : OUI Zéro voix a répondu : NON 4. AVIS CONCERNANT L'INCOMPATIBILITE AVEC L'ETAT DE VOLONTAIRE Nous avons procédé au vote sur la question : «Les faits sont-ils incompatibles avec l'état de «volontaire» » Zéro voix a répondu : OUI Cinq voix ont répondu : NON 5. MOTIVATION DES AVIS a. Gravité des faits :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.