id="page_main" x-ms-format-detection="none"> Imprimer cette page Taille d'impression S M L XL Nouvelle recherche JUPORTAL Fermer l'onglet Conseil d'État Jugement/arrêt du 01 décembre 2010 No ECLI: ECLI:BE:RVSCE:2010:ARR.209.387 No Rôle: A. 197862/XV-1356 Affaire: Arrêt 209387 - Permis d'urbanisme et permis mixtes - 01/12/2010 Domaine juridique: Droit administratif Date d'introduction: 2010-12-06 Consultations: 68 - dernière vue 2026-06-30 05:29 Fiche Arrêt no 209.387 du 1 décembre 2010 Aménagement du territoire, urbanisme, environnement et affaires connexes - Permis d'urbanisme et permis mixtes Décision : Rejet Thésaurus Cassation: CONSEIL D'ETAT Thésaurus UTU: DROIT PUBLIC ET ADMINISTRATIF - CONSEIL D'ÉTAT - Arrêts (Conseil d'État) Texte de la décision CONSEIL D’ÉTAT, SECTION DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF ARR ÊT no 209.387 du 1er décembre 2010 A. 197.862/XV-1356 En cause : la s.p.r.l. AYCO, ayant élu domicile chez Mes B. VAN HAELST et P. THIELEMANS, avocats, boulevard de Waterloo 34 1000 Bruxelles, contre : la Région de Bruxelles-Capitale. ----------------------------------------------------------------------------------------------------- LE PRÉSIDENT F.F. DE LA XVe CHAMBRE SIÉGEANT EN RÉFÉRÉ, Vu la requête unique introduite le 4 octobre 2010 par la s.p.r.l. AYCO, qui sollicite notamment la suspension de l’exécution de la décision prise le 3 mai 2010 par le Collège d’urbanisme de la Région de Bruxelles-Capitale, qui en application de l’article 173 du CoBAT tient lieu de décision de refus du Gouvernement de la Région d’octroi d’un permis d’urbanisme relatif au bien sis boulevard Anspach, 49 et visant à changer l’utilisation du commerce en snack et à transformer la devanture commerciale; Vu le rapport de M. P. DEBROUX, auditeur au Conseil d’État; Vu l'ordonnance du 9 novembre 2010 fixant l'affaire à l'audience du 30 novembre 2010 à 14 heures; Vu la notification aux parties du rapport et de l'avis de fixation à l'audience; Entendu, en son rapport, M. Ph. QUERTAINMONT, conseiller d’État, président de chambre f.f.; Entendu, en ses observations, Me L. CHEVALIER, loco Mes B. VAN HAELST et P. THIELEMANS, avocat, comparaissant pour la partie requérante; XV - 1356 - 1/6 Entendu, en son avis conforme, M. P. DEBROUX, auditeur; Vu le titre VI, chapitre II, des lois sur le Conseil d’État, coordonnées le 12 janvier 1973; Considérant que la Région de Bruxelles-Capitale, partie adverse, s’est abstenue de déposer une note d’observations et un dossier administratif; qu’il s’ensuit que les faits utiles à l’examen du recours sont tels qu’exposés par la requérante dans sa demande de suspension: 1. La société requérante exerce une activité commerciale visant le développement d’une chaîne de snacks sous l’enseigne «Sultans of Kebap». Dans ce contexte, elle a notamment conclu avec la Régie foncière des propriétés communales de la ville de Bruxelles un contrat de bail commercial, d’une durée de neuf ans prenant cours le 1er mai 2006, visant l’exploitation d’un rez-de-chaussée commercial situé boulevard Anspach, 49. L’article 2 du contrat de bail précise que «les lieux loués seront affectés principalement à l’exploitation d’un café ILLY, sandwicherie, croissanterie, pâtisserie». 2. La requérante expose qu’en raison de «l’état de vétusté avancé du bien, qui nécessitait une réfection complète afin de permettre l’exercice d’une activité commerciale», elle a entamé en 2008 des travaux de rénovation. La ville de Bruxelles a ensuite reproché à la requérante de ne pas avoir sollicité de permis d’urbanisme, notamment en raison de la modification de l’ancienne vitrine avec modification du parement et du changement de l’affectation commerciale. 3. A la date du 28 août 2008, la requérante a déposé un dossier de demande de permis d’urbanisme en vue d’obtenir l’autorisation de «modifier l’utilisation d’un commerce de vente au détail vers snack». Le permis sollicité a été refusé le 14 janvier 2010 par la ville de Bruxelles. Ce refus se fonde notamment sur l'avis de la Commission de concertation et relève essentiellement que «ce type de commerce génèrerait des nuisances (odeurs...)», que «la prolifération de ce type de commerces compromet la diversité commerciale» et que «ce type d'aménagement dévalorise l'identité commerciale du boulevard et ne s'intègre pas à l'architecture de l'immeuble». 4. Le 19 février suivant, la requérante a introduit un recours contre ce refus auprès du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale. XV - 1356 - 2/6 Le 3 mai 2010, le Collège d’urbanisme, après avoir entendu la requérante, émet son avis. Cet avis estime que le recours est recevable mais non fondé. Cet avis, qui conclut que le permis doit être refusé, se fonde notamment sur les considérations suivantes: «-la demande tend à régulariser le changement d'utilisation d'un commerce de produits liés au cinéma en un snack, la modification de la vitrine commerciale par la démolition de l'allège et le placement de 4 portes-fenêtres ainsi que le placement de 3 enseignes parallèles à la façade. -le snack a pour vocation de servir des plats chauds et la préparation de ceux-ci nécessite l'utilisation d'une hotte munie d’un système d’extraction des odeurs vers la toiture afin de ne pas incommoder les logements situés aux étages. -en l’absence d’un système d’évacuation de la hotte en toiture, la demande consiste en un mauvais aménagement des lieux. -s’agissant des enseignes, outre leur nombre trop important, celles-ci ne sont pas conformes au Règlement régional d'urbanisme, en plusieurs points.» 5. Le 7 juillet 2010, l’avocat de la requérante met la Région de Bruxelles-Capitale en demeure de se prononcer sur son recours. La Région s’étant abstenue de prendre une décision dans le délai prévu à l’article 173 du CoBAT, l’avis précité du 3 mai 2010 du Collège d’urbanisme tient lieu de décision de refus du permis et constitue l’acte attaqué; Considérant que lorsqu’une personne morale décide d'introduire un recours devant le Conseil d’État, la décision d'agir doit être prise par l'organe compétent et régulièrement constitué; qu’à cet égard, il découle de l’article 12 des statuts de la s.p.r.l. AYCO, publiés aux annexes du Moniteur belge du 6 avril 2004, que c’est le gérant ou le conseil de gérance qui sont compétents, en application des articles 257 et 258 du Code des sociétés, pour «accomplir tous les actes nécessaires ou utiles à l’accomplissement de l’objet social de la société sauf ceux que la loi réserve à l’assemblée générale»; qu’en vertu de l’article 257 précité, «chaque gérant représente la société à l’égard des tiers et en justice, soit en demandant, soit en défendant»; Considérant qu’en annexe à sa requête au Conseil d’État, la s.p.r.l. AYCO a joint un procès-verbal de l’assemblée générale extraordinaire du 30 septembre 2010, qui indique que l’assemblée ne peut accepter la décision de refus de permis d’urbanisme qui avait été introduite concernant le bien sis boulevard Anspach 49 à Bruxelles et, «à l’unanimité des membres présents ou représentés, décide d’introduire un recours à l’encontre (
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.