id="page_main" x-ms-format-detection="none"> Imprimer cette page Taille d'impression S M L XL Nouvelle recherche JUPORTAL Fermer l'onglet Conseil d'État Jugement/arrêt du 23 décembre 2020 No ECLI: ECLI:BE:RVSCE:2020:ARR.249.330 No Rôle: A. 226782/XV-3927 Affaire: Arrêt 249330 - Règlements fédéraux (institutions, intérieur et pouvoirs locaux) - 23/12/2020 Domaine juridique: Droit administratif Date d'introduction: 2020-12-31 Consultations: 82 - dernière vue 2026-06-20 01:23 Fiche Arrêt no 249.330 du 23 décembre 2020 Institutions, Intérieur et pouvoirs locaux - Règlements fédéraux (institutions, intérieur et pouvoirs locaux) Décision : Annulation Thésaurus Cassation: CONSEIL D'ETAT Thésaurus UTU: DROIT PUBLIC ET ADMINISTRATIF - CONSEIL D'ÉTAT - Arrêts (Conseil d'État) Texte de la décision CONSEIL D’ÉTAT, SECTION DU CONTENTIEUX ADMINISTRATIF XVe CHAMBRE no 249.330 du 23 décembre 2020 A. 226.782/XV-3927 En cause : la ville de Péruwelz, représentée par son collège communal, ayant élu domicile chez Me Benoît VERZELE, avocat, drève Gustave Fache 3/4 7700 Mouscron, contre : l’État belge, représenté par le ministre de l’Intérieur, des Réformes institutionnelles et du Renouveau démocratique, ayant élu domicile chez Me Bernard RENSON, avocat, rue Père Eudore Devroye 47 1040 Bruxelles. Partie intervenante : la ville de Liège, représentée par son collège communal, ayant élu domicile chez Me Jacques DE BOECK, avocat, avenue Rogier 17 4000 Liège. ------------------------------------------------------------------------------------------------------ I. Objet de la requête Par une requête introduite le 26 novembre 2018, la ville de Péruwelz demande l’annulation de « l’arrêté ministériel du 17 septembre 2018, publié au Moniteur belge le 27 septembre 2018, portant exécution de l’arrêté royal du 25 décembre 2017 déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité ». XV - 3927 - 1/16 II. Procédure L’avis visé à l’article 3quater du règlement général de procédure a été publié au Moniteur belge du 30 août 2019. Par une requête introduite par la voie électronique le 17 juillet 2019, la ville de Liège demande à être reçue en qualité de partie intervenante. Cette intervention a été accueillie provisoirement par une ordonnance du 21 août 2019. Le dossier administratif a été déposé. Les mémoires en réponse, en réplique et en intervention ont été régulièrement échangés. M. Éric Thibaut, auditeur général adjoint au Conseil d’État, a rédigé un rapport sur la base de l’article 12 du règlement général de procédure. Le rapport a été notifié aux parties. Les parties ont déposé un dernier mémoire. Par une ordonnance du 23 septembre 2020, l’affaire a été fixée à l’audience du 15 décembre 2020. Mme Pascale Vandernacht, président de chambre, a exposé son rapport. Par des courriels des 3 et 4 décembre 2020, les parties ont informé le Conseil d’État de leur intention de se référer à leurs écrits de procédure lors de l’audience. En raison de la crise sanitaire liée à la pandémie du coronavirus COVID- 19, et afin de limiter un maximum les déplacements et les contacts entre personnes, elles ont, compte tenu de leur intention, été dispensées d’une présence à l’audience. M. Éric Thibaut, auditeur général adjoint, a été entendu en son avis contraire. Il est fait application des dispositions relatives à l’emploi des langues, inscrites au titre VI, chapitre II, des lois sur le Conseil d’État, coordonnées le 12 janvier 1973. XV - 3927 - 2/16 III. Faits 1. Le 19 décembre 2001, est pris un arrêté royal de promotion de mise à l’emploi des demandeurs d’emploi de longue durée. 2. Le 15 mai 2007, est sanctionnée et promulguée la loi relative à la création de la fonction de gardien de la paix, à la création du service des gardiens de la paix et à la modification de l’article 119bis de la Nouvelle loi communale. 3. Les 3 et 24 septembre 2012, ainsi que le 19 novembre 2012, la partie requérante conclut trois contrats de travail « ACTIVA-APS » en vue de l’exercice de fonctions de « gardiens de la paix ». Ces travailleurs sont bénéficiaires du régime de l’arrêté royal du 19 décembre 2001, précité, ce qu’atteste l’octroi de cartes de travail « ACTIVA-APS » par l’ONEm, permettant ainsi des réductions de cotisations patronales ONSS durant vingt trimestres et l’octroi d’une allocation de travail de 900 euros durant soixante mois. 4. Le 7 novembre 2013, après l’avis n° 53.950/2/V de la section de législation du Conseil d’État, le Roi adopte l’arrêté relatif aux plans stratégiques de sécurité et de prévention et aux dispositifs gardiens de la paix. Cet arrêté royal se donne pour base légale l’article 69 de la loi du 30 mars 1994 portant des dispositions sociales et fixe, notamment, des règles relatives aux conditions de conclusion de conventions entre les communes et le ministre de l’Intérieur, les conditions d’octroi et d’utilisation de l’allocation financière et détermine, en annexe, une liste de communes bénéficiaires et de montants alloués au titre du « plan stratégique de sécurité et de prévention », au titre de « gardiens de la paix – contingent complémentaire Activa 346 » et au titre de « gardiens de la paix – dispositif Activa 90 ». La partie requérante bénéficie, pour la période du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2017, d’une allocation annuelle « plan stratégique de sécurité et de prévention » de 79.811,01 euros et d’une allocation annuelle « gardiens de la paix – contingent complémentaire Activa 346 » de 22.824,71 euros. La ville de Liège reçoit, pour la même période, respectivement une première allocation de 1.975.693,14 euros et une seconde de 160.179,64 euros. 5. Le 24 décembre 2013, est pris, sans que le préambule ne mentionne la consultation de la section de législation du Conseil d’État, un arrêté ministériel XV - 3927 - 3/16 déterminant les modalités d’introduction, de suivi, d’évaluation et déterminant les modalités d’octroi, d’utilisation et de contrôle de l’allocation financière relatives aux plans stratégiques de sécurité et de prévention 2014-2017. 6. Le 6 janvier 2014, la loi spéciale relative à la Sixième réforme de l’État est sanctionnée et promulguée. Elle entre en vigueur le 1er juillet 2014. 7. Le 26 août 2015 , la partie requérante conclut un quatrième contrat de travail « ACTIVA-APS », en vue de l’exercice de fonctions de « gardiens de la paix » par le travailleur concerné, bénéficiaire du régime de l’arrêté royal du 19 décembre 2001, attesté par l’octroi de la carte de travail « ACTIVA-APS » délivrée par l’ONEm, permettant des réductions de cotisations patronales ONSS durant vingt trimestres ainsi qu’une allocation de travail de 900 euros durant soixante mois . L’attestation indique qu’à la suite de la sixième réforme de l’État, la compétence pour la délivrance des attestations relatives au droit aux allocations d’activation est transférée depuis le 1er juillet 2014 aux régions et à la Communauté germanophone, l’ONEm continuant, durant une phase transitoire, à exercer cette compétence, le payement des allocations d’activation n’étant cependant pas transféré. 8. Le 2 février 2017, le décret régional wallon relatif aux aides à l’emploi à destination des groupe-cibles abroge, notamment, différents arrêtés royaux dont l’arrêté royal du 19 décembre 2001, précité. Il est entré en vigueur le 1er juillet 2017. L’article 32, alinéa 3, de ce décret, inséré par le décret du 17 juillet 2018, produisant ses effets au 1er janvier 2018, dispose que les mesures transitoires qu’il porte pour ce qui concerne des dispositions octroyant des réductions de cotisations sociales patronales sur la base de la loi-programme (I) du 24 décembre 2002, cessent de produire leurs effets à partir du jour de l’entrée en vigueur de l’arrêté royal déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité, pour les réductions de cotisations sociales patronales dont bénéficient les employeurs pour les agents de prévention et de sécurité entrés en service avant le 1er juillet 2017. L’article 40 du même décret, complété par le décret du 17 juillet 2018, sortant également ses effets au 1er janvier 2018, fixe le même principe que celui de l’article 32, précité, pour ce qui concerne cette fois les allocations de travail des travailleurs aux conditions fixées par l’arrêté royal du 19 décembre 2001, précité et par l’arrêté royal du 29 mars 2006 d’exécution de l’article 7, § 1er, alinéa 3, m), de XV - 3927 - 4/16 l’arrêté-loi du 28 décembre 1944 relatif à la sécurité sociale des travailleurs pour la promotion de mise à l’emploi des jeunes moins qualifiés ou très peu qualifiés. 9. Le 25 décembre 2017, est pris l’arrêté royal relatif à la prolongation 2018-2019 des plans stratégiques de sécurité et de prévention. Son préambule ne fait aucune référence à la consultation de la section de législation du Conseil d’État. Cet arrêté royal indique comme base légale les articles 69 et 69bis de la loi du 30 mars 1994 portant des dispositions sociales et comprend, notamment, la prolongation des plans stratégiques de sécurité et de prévention 2014-2017 à partir du 1er janvier 2018 pour deux ans, les règles relatives aux objectifs des plans stratégiques et de prévention, les conditions de modification des conventions entre les communes et le ministre de l’Intérieur et les conditions d’octroi et d’utilisation de l’allocation financière, et en annexe, une liste de communes et de montants alloués au titre du « plan stratégique de sécurité et de prévention », au titre de « gardiens de la paix – contingent complémentaire Activa 346 » et au titre de « gardiens de la paix – dispositif Activa 90 ». L’article 7 de cet arrêté royal conditionne l’octroi de « l’allocation financière » à la conclusion d’une convention avec le ministre de l’Intérieur. Il prévoit l’octroi de cette allocation dont les montants figurent en annexe 1 qui attribue nominativement à la partie requérante une allocation financière de 79.811,01 euros fondée sur le « plan stratégique de sécurité et de prévention » et une allocation financière de 22.824,71 euros au titre de « gardiens de la paix – Contingent complémentaire Activa 346 ». Aucune allocation ne lui est attribuée du titre du dispositif Activa 90. La ville de Liège obtient respectivement 1.975.693,14 euros et 160.179,64 euros ainsi qu’une allocation Activa 90 de 51.355,61 euros. 10. Le même 25 décembre 2017, est pris un arrêté royal déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité. Son préambule ne vise aucune consultation de la section de législation et se donne pour fondement légal les articles 121 à 124 de loi du 22 mai 2003 portant organisation du budget et de la comptabilité de l’État fédéral. Dans ses considérants, il mentionne la loi du 15 mai 2007 relative à la création de la fonction de gardien de la paix, à la création du service des gardiens de la paix et à la modification de l’article 119bis de la Nouvelle loi communale et indique « qu’en exécution de la sixième réforme de l’État, il convient d’organiser le maintien du financement fédéral de la fonction de gardien de la paix par l’octroi de subventions aux communes bénéficiaires de l’ancienne mesure d’activation ». XV - 3927 - 5/16 Il contient une liste de 71 communes bénéficiaires dont la partie requérante et la partie intervenante ainsi que des règles relatives à l’octroi de l’intervention financière, à sa garantie annuelle, au contenu de cette intervention, aux modalités de son paiement et de son contrôle ainsi qu’à la récupération des sommes indues. Aucun montant n’est attribué par commune bénéficiaire. Il est publié au Moniteur belge du 18 janvier 2018 en produisant ses effets au 1er janvier 2018. 11. Le 27 décembre 2017, le ministre de l’Intérieur adopte un arrêté déterminant les modalités d’introduction, de suivi, d’évaluation et déterminant les modalités d’octroi, d’utilisation et de contrôle de l’allocation financière relatives aux plans stratégiques de sécurité et de prévention 2018-2019. Le préambule de cet arrêté ministériel ne fait aucune référence à un avis de la section de législation du Conseil d’État et indique qu’il se fonde sur l’arrêté royal du 25 décembre 2017 relatif à la prolongation 2018-2019 des plans stratégiques de sécurité et de prévention. Son annexe VI attribue à la partie requérante « 3 x ACTIVA 1/3 EPT », soit un ETP. 12. Le 1er mars 2018, les services de la partie adverse informent le bourgmestre de la partie requérante des modalités du nouveau financement fédéral de la fonction de gardiens de la paix et se réfèrent aux modalités décrites dans l’arrêté royal du 25 décembre 2017 déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité, entré en vigueur le 1er janvier 2018. Le courriel se termine par l’indication selon laquelle le contingent maximum de gardiens de la paix pouvant bénéficier du financement fédéral pour la commune sera déterminé par un arrêté ministériel d’exécution. 13. Le 17 septembre 2018, est pris un arrêté ministériel portant exécution de l’arrêté royal du 25 décembre 2017 déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité. Il se présente comme suit : « Le Ministre de la Sécurité et de l’Intérieur, Vu la loi du 22 mai 2003 portant organisation du budget et de la comptabilité de l’État fédéral, les articles 121 à 124; XV - 3927 - 6/16 Vu l’Arrêté royal du 25 décembre 2017 déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité; Vu l’avis de l’inspecteur des finances, donné le 23 juillet 2018; Considérant la loi du 15 mai 2007 relative à la création de la fonction de gardien de la paix, à la création du service des gardiens de la paix et à la modification de l’article 119bis de la nouvelle loi communale, modifiée par la loi du 24 juillet 2008 portant dispositions diverses (I), et en particulier le Titre XII, Chapitre III; Considérant l’arrêté royal du 7 novembre 2013 relatif aux plans stratégiques de sécurité et de prévention et dispositifs gardiens de la paix; Considérant l’arrêté ministériel du 24 décembre 2013 déterminant les modalités d’introduction, de suivi, d’évaluation et déterminant les modalités d’octroi, d’utilisation et de contrôle de l’allocation financière relatives aux plans stratégiques de sécurité et de prévention 2014-2017; Considérant qu’en exécution de l’arrêté royal du 25 décembre 2017, il convient d’attribuer par commune le nombre de gardiens de la paix pouvant bénéficier du financement fédéral complémentaire de la fonction de gardien de la paix, Arrête : CHAPITRE 1er. - Définitions Article 1er. Pour l’application du présent arrêté, il y a lieu d’entendre par : 1° commune : communes/villes désignées par le ministre et disposant d’un financement pour les gardiens de la paix via un plan stratégique de sécurité et de prévention et/ou via les dispositifs contingents complémentaires (90 et/ou 346); 2° plan stratégique de sécurité et de prévention : convention conclue entre le ministre de la Sécurité et de l’Intérieur et une commune, et qui détermine des objectifs que la commune doit atteindre au terme de la période de validité que couvre la convention. Cette convention englobe également les différents objectifs poursuivis par les dispositifs « contingents complémentaires Activa 346 ETP » et “dispositif 90 Activa- ETP”; 3° gardiens de la paix : fonctionnaires communaux chargés de missions de sécurité et de prévention, axées sur l’augmentation du sentiment de sécurité des citoyens et la prévention des nuisances publiques et de la criminalité, au moyen d’une ou de plusieurs activités, telles que déterminées à l’article 3 de la loi du 15 mai 2007 relative à la création de la fonction de gardien de la paix, à la création du service des gardiens de la paix et à la modification de l’article 119bis de la nouvelle loi communale. CHAPITRE 2. - Modalités de financement Section 1ère. - Modalités d’octroi Art. 2. § 1er. Dans les limites des crédits disponibles, le ministre de l’Intérieur octroie une intervention financière aux communes désignées à l’art. 2, § 1er de l’arrêté royal du 25 décembre 2017 déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité. L’intervention financière est octroyée aux communes au titre d’intervention complémentaire dans les charges salariales découlant des prestations assurées par les gardiens de la paix dans le cadre des plans stratégiques de sécurité et de prévention. § 2. Figurent à l’annexe 1ère, la liste des communes et le nombre de gardiens de la paix par commune pour lesquels une intervention financière peut être octroyée. Section 2. - Modalités financières Art. 3. § 1er. Sous réserve des crédits disponibles, l’allocation financière est garantie annuellement. § 2. Pour chaque recrutement d’un gardien de la paix dans le cadre d’un plan stratégique de sécurité et de prévention, la commune reçoit une allocation annuelle maximum de 17.200 € par équivalent temps pour les frais de mise à l’emploi. XV - 3927 - 7/16 Cette allocation est octroyée : 1° indépendamment du niveau d’engagement de l’agent; 2° au prorata du régime de travail contractuel; 3° pour la période pendant laquelle le gardien de la paix peut justifier d’une prestation effective; 4° à la condition que la prestation ait été assurée dans le cadre des objectifs du plan stratégique de sécurité et de prévention de la commune; 5° et à la condition que l’agent satisfasse aux conditions, telles que déterminées à l’article 8, 1° à 8° de la loi du 15 mai 2007 relative à la création de la fonction de gardien de la paix, à la création du service des gardiens de la paix et à la modification de l’article 119bis de la nouvelle loi communale. Art. 4. § 1er. Le recrutement de personnel donne lieu à l’octroi d’une intervention forfaitaire maximale couvrant les charges réelles auxquelles la commune est confrontée dans le cadre de la prestation de l’agent. Les charges réelles comprennent l’ensemble des frais de mise à l’emploi (salaire, charges patronales et autres) déduction faite des primes, allocations, ou exonérations spéciales liées aux statuts sous lesquels les agents sont recrutés et dont la commune a pu bénéficier. § 2. L’intervention du ministre de l’Intérieur dans les frais de personnel concerne : - Rémunération; - Charges patronales; - Pécule de vacance; - Prime de fin d’année; - Primes bilinguisme; - Indemnités pour prestations irrégulières; - Heures supplémentaires; - Cotisations sociales; - Assurance légale responsabilité civile liée à la mise en activité des agents recrutés; - Indemnités de licenciement lorsque le préavis est presté; - Frais de déplacement pour le trajet domicile - lieu de travail en transport commun - train, tram, bus, métro - et ce à concurrence d’un montant équivalent à l’intervention légale de l’employeur; Les dépenses suivants (sic) ne peuvent être acceptés (sic) : - les indemnités de licenciement lorsque le préavis n’est pas presté; - les frais de secrétariat sociaux; - les frais ou masses d’habillements, frais de matériel et autres frais connexes tel que dédommagements particuliers. Art. 5. Seules les dépenses engagées entre le 1er janvier et le 31 décembre de l’année concernée seront prises en considération lors des décomptes annuels, et ce à la condition que la commune ait été exposée à ces frais dans le cadre de prestations réelles de l’agent durant cette même période. Art. 6. Le présent arrêté produit ses effets au 1er janvier 2018. Annexe 1ère : Nombre de gardiens de la paix ACTIVA-APS octroyés dans les plans stratégiques et contingents complémentaires (Activa 346/Activa 90) par commune Referentiekader / Cadre de référence Commune / SVPP Bijkomend contingent Dispositief TOTAAL / Gemeente / PSSP 346 / Contingent 90 / TOTAL complémentaire 346 Dispositif 90 ANDERLUES 0,00 0,00 0,00 0,00 […] LIÈGE 0,00 13,00 7,00 20,00 XV - 3927 - 8/16 […] PERUWELZ 0,00 1,00 0,00 1,00 […] ». Il s’agit de l’acte attaqué. IV. Examen du mémoire en intervention IV.1. Thèses des parties Dans son mémoire en intervention, la ville de Liège expose, notamment, que l’acte attaqué est fondé sur l’arrêté royal du 25 décembre 2017 déterminant les modalités du financement complémentaire des gardiens de la paix des plans stratégiques de prévention et de sécurité et notamment son article 2, § 2, alors que cet arrêté royal n’a pas été précédé d’un avis préalable de la section de législation du Conseil d’État. Elle conclut qu’en raison de l’illégalité de l’arrêté royal du 25 décembre 2017, précité, l’acte attaqué est, de ce fait, dépourvu de base légale, ce qui constitue également un moyen d’ordre public. Elle sollicite ainsi que l’arrêté royal du 25 décembre 2017, précité, soit écarté sur la base de l’article 159 de la Constitution. Dans son dernier mémoire, elle fait valoir que cet arrêté royal a été adopté aux fins de transformer le régime des anciennes réductions ONSS en un nouveau régime de « financement complémentaire » du dispositif des gardiens de la paix, compatible avec la sixième réforme de l’État. Selon elle, il ne s’agit pas d’un arrêté qui octroie une série de subventions à des communes mais bien un acte qui fixe de manière générale et abstraite le nouveau régime applicable. Elle se prévaut plus particulièrement des articles 1 à 5 de l’arrêté royal qui fixent dans quelles conditions le subventionnement peut intervenir. Selon elle, il s’agit bien d’un acte de nature réglementaire. Dans son dernier mémoire, la partie adverse estime, pour sa part, que l’arrêté royal du 25 décembre 2017, précité ne vise en son article 2 que les communes bénéficiaires et ne s’adresse donc pas à la généralité de sorte qu’il ne peut être qualifié d’acte réglementaire au sens de l’article 3, § 1er, des lois coordonnées sur le Conseil d’État. Il s’agit, selon elle, d’un arrêté qui rassemble une série d’actes individuels. XV - 3927 - 9/16 La partie requérante n’a pas abordé un tel moyen dans ses écrits de procédure. IV.2 Appréciation
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.