(1)et le personnel civil attaché au corps de police, en application de l'article 217 de la nouvelle loi communale, ne peuvent non plus être chargés d'exécuter des tâches dont la police communale est déchargée en vertu de l'article 25 de la loi sur la fonction de police. Il s'ensuit que la réglementation de la responsabilité civile des fonctionnaires de police mentionnée aux articles 47 et suivants de la loi sur la fonction de police risque dès lors de ne pas être d'application si un dommage est causé ou subi par un policier qui exécuterait une tâche administrative visée par le présent point. En leur confiant ces tâches, le bourgmestre risque d'engager la responsabilité civile de la commune. En outre, le fonctionnaire de police victime d'un acte intentionnel de violence à l'occasion de l'exécution (illégale) de ces missions risquerait de ne pas pouvoir bénéficier de l'indemnité spéciale prévue par la réglementation. Pour rappel, sont à considérer comme des tâches administratives ne pouvant plus être effectuées par les services de police: 1. les tâches figurant en annexe à la présente circulaire.dans la poursuite des lignes de force de la circulaire du 22 octobre 1987 et de celle du 7 avril 1995, moyennant certaines adaptations justifiées par l'évolution de la législation et des pratiques : a. en matière électorale, la police peut cependant être chargée, en cas d'urgence, de la remise de plis du président aux membres des différents bureaux chargés des opérations électorales;b. pour mémoire, les policiers communaux qui participent aux recensements décennaux à titre personnel ne peuvent le faire pendant le service ni en uniforme;c. la délivrance de certificats pour le compte de l'Office national des allocations familiales; Nous rappelons que la délivrance de documents qui serait imposée à la police par des textes légaux, doit évidemment être exécutée. Ainsi, les certificats d'indigence doivent être délivrés par les services de police, conformément à l'article 676, 3° du code judiciaire. 2. Contrôle des chômeurs.3. Recherches et opérations en vue de : a.la délivrance de permis en matière d'établissements incommodes ou insalubres; b. la délivrance de permis de bâtir et de lotir;c. la délivrance de permis de déversements de déchets chimiques ou autres; d. la gestion des changements d'adresse sur les certificats d'immatriculation (voir A.R. du 27 décembre 1993, M.B. 18/1/94); e. la numérotation des bâtiments. C. Allégement et simplification de certaines missions. En matière pénale, certaines tâches administratives doivent être accomplies par les services de police pour permettre au Ministère public de mettre une affaire en état ou au juge d'instruction de communiquer le dossier. D'autres tâches sont liées à l'exécution d'une sanction ou à la clôture d'un dossier. D'une manière générale et pour décharger les services de police, les autorités judiciaires sont invitées à utiliser de manière systématique les moyens informatiques qui sont mis à leur disposition (par exemple la connexion au Registre national des personnes physiques). De même, l'utilisation de la voie postale - le cas échéant l'envoi recommandé avec ou sans accusé de réception - est indiquée pour transmettre les convocations, avis d'audience, propositions de transaction, et pièces diverses. Ce n'est qu'en cas d'extrême urgence, lorsque plusieurs envois sont demeurés sans suite ou si la poursuite de la procédure devait être mise en cause suite à l'absence de réaction de(
- s)l'intéressé(
- s)aux envois postaux, que les services de police doivent être sollicités. Pour le surplus, plusieurs allégements et simplifications de procédures existantes sont proposés. 1. Non-paiement d'amendes pénales. Avant de renvoyer le dossier au Ministère public qui le transmet à un service de police, le receveur des domaines et des amendes pénales enverra systématiquement au moins 2 rappels au condamné faisant état des possibilités d'octroi de termes et délais et des suites possibles en cas de non-paiement. Après envoi des rappels susmentionnés et après avoir utilisé de ses propres moyens d'enquête, le receveur peut, avant de faire appel aux services de l'huissier de justice, dans des cas exceptionnels, s'adresser à la police communale afin qu'elle procède à une enquête de solvabilité sommaire tout en tenant compte des possibilités d'enquête dont dispose l'huissier de justice. 2. Vérification des adresses. En cas d'audition demandée par l'autorité judiciaire lorsque le service de police constate que la personne concernée réside à une autre adresse et dans une autre commune, le dossier est retourné à l'autorité judiciaire avec communication de la nouvelle adresse. Cette adresse est mentionnée sur l'apostille ou sur un extrait du registre national des personnes physiques, qui est daté et signé par un officier de police judiciaire. Aucun procès-verbal, même simplifié, ne doit plus être rédigé. 3. Désistement de plainte et vérification de l'indemnisation. Si une compagnie d'assurances intervient dans un dossier répressif, le Ministère public ne demandera plus au service de police la confirmation de l'indemnisation et du désistement. Cette demande sera directement introduite auprès de la compagnie d'assurances intervenante en vue d'obtenir un document de désistement signé par le préjudicié et faisant clairement apparaître qu'il a été indemnisé. La procédure usuelle est maintenue dans les autres cas de désistement de plainte. 4. Délivrance d'actes d'Etat civil pour le Ministère public. Le Ministère public s'adressera directement à l'Officier de l'Etat civil ou, pour les actes des années précédentes, au greffe du tribunal de première instance qui possède un double des registres de l'Etat civil. 5. Permis d'inhumer ou d'incinérer. Dans la mesure où le magistrat de service dispose d'une intonation suffisante pour prendre la décision de ne pas s'opposer à la délivrance par l'officier de l'Etat civil, d'un permis d'inhumer ou d'incinérer, il peut se satisfaire d'un rapport téléphonique ou d'un procès-verbal ou autre pièce d'usage transmis par fax. En l'absence d'appareil fax, le procès-verbal devra être porté. Dans tous les cas, le procès-verbal original est transmis dès le lendemain par la voie d'usage. L'autorisation du Ministère public peut être donnée par téléphone ou par l'envoi d'un fax à l'officier d'Etat civil. 6. Restitution d'objets saisis. Après que le Ministère public ait donné son accord pour la restitution d'objets saisis, le greffe invite l'intéressé par un envoi recommandé avec accusé de réception à se présenter au greffe. Le document possédera un talon qui sera retourné quand l'intéressé abandonnera les objets. Le courrier mentionnera qu'en cas d'absence de réponse dans un délai de 3 mois, les objets seront remis aux Domaines. Ce n'est que dans le cas où le recommandé n'aurait pas été retiré, que la police interviendra à la demande du Ministère public pour faire parvenir une copie de la convocation. 7. Notification des arrêtés de réquisition (loi du 19 août 1948 relative aux prestations d'intérêt général en temps de paix). Il est possible de faire appel aux services de police dans le cadre de ladite législation, mais seulement en cas d'urgence et si aucune autre solution n'est possible. En ce qui concerne l'exécution, par la police communale, de tâches administratives liées à la compétence de l'autorité communale, et en vue d'éviter les contentieux qui pourraient surgir entre le bourgmestre et le chef de corps à ce propos, Mesdames et Messieurs les bourgmestres et chefs de corps de la police communale sont invités à conclure et à formaliser par écrit, sans délai, un accord à ce sujet. Ils sont invités à transmettre une copie de cet accord au Gouverneur. Des modifications ou compléments éventuels à cet accord doivent être formalisés de la même façon. Il est à noter que l'accord en question ne remet nullement en cause les relations hiérarchiques existant entre les bourgmestres et les chefs de corps: il n'a qu'une signification pragmatique. Il convient, en effet, d'interpréter le terme d'« accord », non dans son sens juridique, mais dans le sens d'accords mutuels bien définis, et ce, par rapport à des tâches administratives qui pourraient être susceptibles d'interprétation. Notons enfin que cet accord ne concernera que les matières dont question au point A de la présente circulaire. Nous prions Mesdames et Messieurs les Gouverneurs de veiller à l'application correcte de la présente circulaire. Si des points de dissension subsistent lors de la concertation entre le bourgmestre et le chef de corps en vue de la rédaction de cet accord, nous demandons à Madame et Messieurs les gouverneurs de province d'intervenir de la façon la plus adéquate possible afin d'arriver à une solution. La présente circulaire entre en vigueur le dixième jour suivant sa publication au Moniteur belge. Nous prions Madame et Messieurs les Procureurs généraux ainsi que Mesdames et Messieurs les Gouverneurs, d'assurer la diffusion de la présente circulaire aux autorités et services concernés. Il est en outre demandé à Mesdames et Messieurs les Gouverneurs de province de publier au Mémorial administratif la date de publication de la présente circulaire au Moniteur belge. Le Ministre de l'Intérieur, L. Van Den Bossche. Le Ministre de la Justice, T. Van Parys. _______ Note
(1)Arrêté royal du 10 juin 1994 déterminant les conditions auxquelles les communes peuvent conclure un contrat de sécurité ou bénéficier d'une aide financière pour le recrutement de personnel supplémentaire dans le cadre de leur service de police (M.B. du 30 juin 1994). Annexe Tâches administratives qui ne doivent plus être exercées par les services de police.
- Remise de plis concernant : - changement d'adresse; - invitation à retirer la carte d'identité; - invitation à retirer la carte de travail; - convocation pour le conseil communal; - convocation électorale; - formulaires provinciaux et communaux de déclarations des impôts;
- Signification des : - déclarations d'insalubrité; - actes relatifs à l'exécution de travaux concernant la propriété; - demandes de changement d'adresse de mineurs;
- Affichage des : - demandes de commodo et incommodo; - autorisations d'entreprises; - autorisations de permis de bâtir;
- Renseignements concernant : - les recensements et statistiques agricoles, d'animaux, de cuitées, de force motrice, de personnel occupé, de débits de tabac, de brocanteurs, de compositions de famille, etc...
- Etablissement et délivrance de : - attestations de toute nature; - permis d'abattage d'animaux; - déclarations pour les droits de succession;
- Administration des : - permis de conduire; - registre des étrangers; - cartes de marchands ambulants; - loi sur l'élection de domicile; - passeports + cartes d'identité;
- Milice : - remise de documents;
- Enquêtes administratives concernant : - la non-restitution des livres loués par la bibliothèque communale; - les vaccinations anti-variolique et anti-poliomyélitique; - les arriérés d'impôts; - les décorations; - prolongation de carte d'identité, carte de travail; - dépôt d'immondices;
- Contrôles et contacts concernant : - les nécessiteux; - les malades mentaux.