(6)dans l'urine d'un sportif constitue une infraction à moins qu'il ne soit établi que ce rapport est dû à un état physiologique ou pathologique, p.ex. faible excrétion d'épitestostérone, production androgène d'une tumeur ou déficiences enzymatiques. Dans le cas d'un rapport T/E supérieur à 6, la fédération sportive ou la fédération sportive internationale peut, en application de son règlement, faire effectuer un examen sous la direction de son autorité médicale compétente avant que l'échantillon ne soit déclaré positif. Un rapport complet sera rédigé; il comprendra éventuellement une étude des tests précédents et ultérieurs ainsi que les résultats des tests endocriniens. Si les tests précédents ne sont pas disponibles, le sportif devra subir un contrôle sans annonce préalable au moins une fois par mois durant trois mois. Les résultats de ces examens devront être inclus dans le rapport. A défaut de collaboration de la part du sportif, il en résultera une déclaration d'échantillon positif. Les preuves obtenues à partir des profils métaboliques et/ou de l'étude des rapports isotopiques pourront être utilisées afin de tirer des conclusions définitives. 2. Autres agents anabolisants Clenbutérol, zéranol. S5. HORMONES PEPTIDIQUES Les substances qui suivent sont interdites, y compris leurs mimétiques, analogues et facteurs de libération : 1. Erythropoïétine (EPO) 2.Hormone de croissance (hGH) et facteur de croissance analogue à l'insuline (IGF-1) 3. Gonadotrophine chorionique (hCG) interdite chez le sportif de sexe masculin seulement 4.Gonadotrophines hypophysaires et synthétiques (LH) interdites chez le sportif de sexe masculin seulement 5. Insuline 6.Corticotrophines A moins que le sportif puisse démontrer que la concentration était due à un état physiologique ou pathologique, un échantillon sera considéré comme contenant une substance interdite (selon la liste ci-dessus) lorsque la concentration de substance interdite ou de ses métabolites et/ou de ses marqueurs dans l'échantillon du sportif est supérieure aux valeurs normales chez l'humain, et ne correspond en conséquence pas à une production endogène normale. En outre, la présence d'analogues, mimétiques, marqueur(
- s)diagnostique(
- s)ou facteurs de libération d'une hormone apparaissant dans la liste ci-dessus, ou de tout autre résultat indiquant que la substance détectée n'est pas une hormone présente de façon naturelle, sera rapportée comme un résultat d'analyse anormal. S6. BETA-2 AGONISTES Les béta-2 agonistes, y compris leurs isomères (D- et L-), sont interdits. Cependant, le formotérol, le salbutamol, le salmétérol et la terbutaline sont permis par inhalation seulement pour prévenir et/ou traiter l'asthme et l'asthme ou bronchoconstriction d'effort. Une autorisation médicale pour autorisation d'usage à des fins thérapeutiques est requise. Même si une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques est accordée, si le laboratoire a rapporté une concentration de salbutamol (libre plus glucoronide) supérieure à 1000 ng/mL, ce résultat sera considéré comme un résultat d'analyse anormal jusqu'à ce que le sportif prouve que ce résultat anormal est consécutif à l'usage thérapeutique de salbutamol par voie inhalée. S7. AGENTS AVEC ACTIVITE ANTI-OESTROGENE Les inhibiteurs d'aromatase, clomiphène, cyclofénil, tamoxifène sont interdits chez le sportif de sexe masculin seulement. S8. AGENTS MASQUANTS Les agents masquants sont interdits. Ces produits ont le potentiel d'interférer avec l'excrétion des substances interdites, de dissimuler leur présence dans l'urine ou les autres échantillons utilisés pour contrôler le dopage, ou encore de modifier les paramètres hématologiques. Les agents masquants incluent, sans s'y limiter : Diurétiques*, épitestostérone, probénécide, succédanés de plasma (par exemple dextran, hydroxyéthylamidon). *Une autorisation médicale pour autorisation d'usage à des fins thérapeutiques est invalide si l'échantillon d'urine du sportif contient un diurétique détecté en association avec des substances interdites à leurs niveaux seuils ou en dessous de leurs niveaux seuils. Les diurétiques incluent : acétazolamide, amiloride, bumétanide, canrénone, chlortalidone, acide étacrynique, furosémide, indapamide, mersalyl, spironolactone, thiazides (par exemple, bendrofluméthiazide, chlorothiazide, hydrochlorothiazide) et triamtérène, et autres substances possédant une structure chimique similaire ou des effets pharmacologiques similaires. S9. GLUCOCORTICOIDES Les glucocorticoïdes sont interdits lorsqu'ils sont administrés par voie orale, rectale, intraveineuse ou intramusculaire. Toute autre voie d'administration nécessite une justification médicale d'autorisation d'usage à des fins thérapeutiques. METHODES INTERDITES M1. AMELIORATION DU TRANSFERT D'OXYGENE Ce qui suit est interdit : a. Dopage sanguin.Le dopage sanguin est l'utilisation de produits sanguins autologues, homologues ou hétérologues ou de globules rouges de toute origine, dans un autre but que pour un traitement médical justifié. b. L'usage de produits qui améliorent la consommation, le transport ou la libération de l'oxygène, comme les érythropoïétines, les produits d'hémoglobine modifiée incluant sans s'y limiter les substituts de sang à base d'hémoglobine, les produits à base d'hémoglobines réticulées, les produits chimiques perfluorés et l'éfaproxiral (RSR13). M2. MANIPULATION PHARMACOLOGIQUE, CHIMIQUE ET PHYSIQUE La manipulation pharmacologique, chimique et physique correspond à l'emploi de substances et de méthodes, incluant les agents masquants, qui altèrent, visent à altérer ou sont susceptibles d'altérer l'intégrité et la validité des spécimens recueillis lors des contrôles du dopage. Cette catégorie comprend, sans s'y limiter, la cathétérisation, la substitution et/ou l'altération de l'urine, l'inhibition de l'excrétion rénale et l'altération des concentrations de testostérone et d'épitestostérone. M3. DOPAGE GENETIQUE Le dopage génétique ou cellulaire se définit comme l'usage non thérapeutique de gènes, d'éléments génétiques et/ou de cellules ayant la capacité d'améliorer la performance sportive. SUBSTANCES ET METHODES INTERDITES EN ET HORS COMPETITION Toutes les catégories indiquées ci-dessous font référence à toutes les substances et méthodes indiquées dans la section correspondante. SUBSTANCES INTERDITES S4. AGENTS ANABOLISANTS S5. HORMONES PEPTIDIQUES S6. BETA-2 AGONISTES (uniquement le clenbutérol, et le salbutamol dont la concentration dans l'urine est supérieure à 1000 ng/mL) S7. AGENTS AVEC ACTIVITE ANTI-OESTROGENIQUE S8. AGENTS MASQUANTS METHODES INTERDITES M1. AMELIORATION DU TRANSFERT D'OXYGENE M2. MANIPULATION PHARMACOLOGIQUE, CHIMIQUE ET PHYSIQUE M3. DOPAGE GENETIQUE SUBSTANCES INTERDITES DANS CERTAINS SPORTS P1. ALCOOL L'alcool (éthanol) est interdit en compétition seulement, dans les sports suivants. La détection sera effectuée par éthylométrie. Le seuil de violation est indiqué entre parenthèses. Si aucune valeur n'est indiquée, la présence de la moindre quantité d'alcool constituera une violation des règles antidopage. Aéronautique (FAI) (0.05 g/L) Automobile (FIA) Billard (WCBS) Boules (CMSB) (0.50 g/L) Football (FIFA) Gymnastique (FIG) (0.10 g/L) Karaté (WKF) (0.40 g/L) Lutte (FILA) Motocyclisme (FIM) Pentathlon moderne (UIPM) (0.10 g/L) Roller Sports (FIRS) (0.02 g/L) Ski (FIS) Tir à l'arc (FITA) (0.10 g/L) Triathlon (ITU) (0.40 g/L) P2. BETA-BLOQUANTS A moins d'indication contraire, les béta-bloquants sont interdits en compétition seulement, dans les sports suivants. Aéronautique (FAI) Automobile (FIA) Billard (WCBS) Bobsleigh (FIBT) Boules (CMSB) Bridge (FMB) Curling (WCF) Echecs (FIDE) Football (FIFA) Gymnastique (FIG) Lutte (FILA) Motocyclisme (FIM) Natation (FINA) en plongeon et nage synchronisée Pentathlon moderne (UIPM) Quilles (FIQ) Ski (FIS) saut à skis et snowboard free style Tir (ISSF) (aussi interdits hors compétition) Tir à l'arc (FITA) (aussi interdits hors compétition) Voile (ISAF) barreurs seulement Les béta-bloquants incluent, sans s'y limiter : acébutolol, alprénolol, aténolol, bétaxolol, bisoprolol, bunolol, cartéolol, carvédilol, céliprolol, esmolol, labétalol, lévobunolol, métipranolol, métoprolol, nadolol, oxprénolol, pindolol, propranolol, sotalol, timolol. P3. DIURETIQUES Les diurétiques sont interdits en et hors compétition comme agents masquants. Cependant, dans les sports ci-dessous catégorisés par le poids et dans les sports où une perte de poids peut améliorer la performance, aucune autorisation pour usage à des fins thérapeutiques ne peut être accordée pour l'utilisation de diurétiques. Aviron (poids léger) (FISA) Body-building (IFBB) Boxe (AIBA) Haltérophilie (IWF) Judo (IJF) Karaté (WKF) Lutte (FILA) Powerlifting (IPF) Ski (FIS) pour le saut à skis seulement Taekwondo (WTF) Wushu (IWUF) Vu pour être annexé à l'arrêté du Gouvernement du 10 décembre 2003, Bruxelles, le 10 décembre 2003. Par le Gouvernement de la Communauté française : La Ministre de l'Aide à la Jeunesse et de la Santé, Mme N. MARECHAL