SERVICE PUBLIC FEDERAL INTERIEUR 7 JUILLET 2006. - Circulaire ministérielle PLP 41 en vue du renforcement et/ou de l'ajustement de la politique de sécurité locale ainsi que de l'approche spécifique en matière de criminalité juvénile avec, en particulier, un point de contact pour les écoles Messieurs les Gouverneurs de Province, Mme le Gouverneur de l'arrondissement administratif de Bruxelles-Capitale, Monsieur le Commissaire général de la police fédérale, Monsieur l'Inspecteur général de la police fédérale et de la police locale, Mesdames et Messieurs les Bourgmestres, Mmes et MM les Chefs de corps de la Police locale, Pour information : Monsieur le Président du Comité de contrôle permanent des services de police, Monsieur le Président de la Commission permanente de la police locale, Monsieur le Directeur général de la Direction générale Sécuritéet Politique de la prévention, Mesdames et Messieurs les Commissaires d'arrondissement. Madame, Monsieur le Gouverneur, Mesdames et Messieurs les Bourgmestres, Les récents événements dramatiques qu'a connus notre pays, m'incitent à renforcer et à accélérer un certain nombre de mesures et initiatives prises dans le domaine de la prévention et de l'approche intégrale de la criminalité juvénile. La sécurité est l'affaire de chacun d'entre nous. C'est précisément pour cette raison que je souhaite sensibiliser et encourager les autorités locales ainsi que la police locale à prendre certaines mesures et/ou à renforcer les mesures existantes dans ce domaine et, notamment, pour les phénomènes de violence, de menace avec violence et d'extorsion (mieux connu sous le nom de « steaming ») et la détention d'armes par les jeunes. Dans notre pays, la lutte contre la criminalité juvénile est basée sur deux piliers. Un premier pilier concerne les mesures socio-préventives. Nous entendons garantir et renforcer la cohésion sociale dans notre société via une série de mesures socio-préventives. Grâce à une cohésion sociale optimale, nous souhaitons que les jeunes disposent d'un ou de plusieurs filets de sécurité afin d'éviter qu'ils tombent dans la criminalité. Un « climat » social optimal avec un encadrement adéquat doit leur offrir de meilleures perspectives que celles d'une « carrière criminelle ». Un second pilier est basé sur un large éventail de mesures qui ont trait au maintien de l'ordre, et ce, tant sur le plan de l'ordre public que dans le domaine du droit pénal, du droit de la jeunesse et du droit administratif. La présente circulaire traite spécifiquement de la violence, de la menace avec violence et de l'extorsion (le « steaming »), de la détention d'armes par les jeunes ainsi que des mesures devant être prises dans ce cadre. Il faut distinguer quatre catégories de mesures : - Elaborer une approche méthodologique de ces phénomènes dans le cadre de la politique de sécurité et policière concertée; - Prévoir des mesures d'accompagnement pour garantir un environnement scolaire sûr; - Diffuser des initiatives et mesures dans le domaine de l'approche de la criminalité juvénile; - Respecter un timing et une procédure stricts. 1. Elaborer une approche méthodologique de ces phénomènes dans le cadre de la politique de sécurité et policière concertée Le but est de renforcer et/ou ajuster la politique de sécurité et policière locale suivie, notamment via le plan zonal de sécurité.Ce plan policier permet en effet d'assurer l'harmonisation entre les mesures administratives préventives et la politique de recherche et de poursuite du parquet. Les mesures proposées ci-après sont prises conformément et en application des articles 35 à 37 de la Loi sur la police intégrée, structurée à deux niveaux (LPI). Le texte suivant ne porte aucun préjudice aux différentes dispositions reprises dans la PLP 35 relative à la procédure de dépôt des plans zonaux de sécurité et de leur approbation par les Ministres de l'Intérieur et de la Justice. Dans les domaines des phénomènes précités, je souhaite mener une approche intégrée et intégrale. Ces faits feront dans tous les cas l'objet d'une réaction judiciaire, le fonctionnement de la police et du parquet sera toujours géré au sein d'une chaîne et en réseau. 1.1. Sensibilisation en matière de violence, menace avec violence et extorsion (« steaming ») et détention d'armes par les jeunes. Je demande aux membres du Conseil zonal de sécurité (CZS) de se contacter et d'organiser une concertation sur cette matière dans les meilleurs délais. L'objectif poursuivi, pour votre territoire, est d'analyser (à nouveau) et de vérifier quelles mesures doivent être définies, renforcées et/ou ajustées. Si le débat et, plus spécifiquement, l'exploitation et la contextualisation des sources, tant objectives que subjectives, font apparaître que la zone ne connaît pas de problèmes dans ce domaine, il est tout de même fortement préconisé de prendre certaines mesures et initiatives d'une manière préventive et proactive. Celles-ci ont une importance cruciale pour pouvoir résoudre la problématique en la matière. A ce stade, le débat peut donner lieu à l'instauration d'une campagne de sensibilisation (par exemple envers les écoles, les associations de jeunesse,...). D'autres actions ne sont, bien entendu, pas exclues. Il appartiendra au Conseil zonal de sécurité d'en décider. 1.2. Ajuster et/ou renforcer les mesures existantes en matière de violence, de menace avec violence, d'extorsion (« steaming ») et de détention d'armes par les jeunes. 1.2.1. Renforcer les mesures existantes Suite au débat de fond mené au sein du Conseil zonal de sécurité, cette assemblée décidera si, oui ou non, il s'avère nécessaire de prendre des mesures (supplémentaires) d'ordre administratif, policier et/ou judiciaire. 1.2.2. Ajuster Si les partenaires de la concertation démontrent par le biais du modèle d'argumentation (voir PLP 35 et les manuels en la matière) qu'une certaine forme d'action s'impose dans ce domaine, je vous demande avec insistance de bien vouloir adapter le Plan zonal de sécurité. Ainsi, le phénomène en question pourra être repris et traité tout comme les autres priorités du Plan zonal de sécurité. La discussion de ces phénomènes spécifiques de délinquance juvénile ainsi que les éventuelles conclusions et décisions feront l'objet d'un compte-rendu dans le procès-verbal de la concertation de sécurité en question. Au cas où ces phénomènes seraient déjà repris en tant que priorité dans le Plan zonal de sécurité, aucune action complémentaire ne s'impose bien entendu au sein du Conseil zonal de sécurité. Il serait utile cependant de vérifier si, au niveau de la transposition vers le plan d'action, par exemple, les objectifs sont poursuivis de la manière la plus efficace et effective possible. 2. Prévoir des mesures d'accompagnement pour garantir un environnement scolaire sûr L'environnement scolaire offre des opportunités pour mettre en place des réseaux.Il offre, aux jeunes des possibilités de développer un réseau social sûr visant le bien-être collectif. Mais il peut permettre à des personnes ou des organisations qui ont un style de vie et/ou une vision « déviante » de s'y développer également et d'influencer ces jeunes d'une manière négative. Dans les deux cas, on vise les mêmes jeunes « clients ». Bien que la police ne puisse, « à elle seule », garantir un environnement scolaire sûr, elle doit néanmoins utiliser, pour ce faire, tous les moyens dont elle dispose. Une approche en chaîne et en réseau fondée sur le Community policing ou la fonction de police orientée vers la société, est recommandée ici. La conjonction des cinq piliers du Community policing peut contribuer à la création d' un réseau social sûr visant le bien-être collectif. Je demande donc à la police locale de prendre des mesures d'accompagnement, fondées sur les principes et/ou les piliers du Community Policing afin de contribuer - avec les autres partenaires - à un environnement scolaire sûr. Je demande à la police de mettre en place un partenariat avec la (les) communauté(
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.