(5): 1. Accès par la rue Carl Jost : - le projet doit être en lien avec le projet autoroutier Cerexhe-Heuseux/Beaufays; - le projet ne doit pas augmenter le trafic de transit dans la rue Carl Jost. Tant que l'autoroute n'existe pas, les camions risquent de remonter la rue Carl Jost pour éviter les feux de Micheroux afin de rejoindre Barchon. Quel est le sens de la circulation ? La circulation dans la rue est déjà dangereuse, car les automobilistes y roulent vite. L'augmentation du trafic rendrait la situation plus dangereuse encore; - le type de charroi (camions, camionnettes ou semi-remorques) et leur limitation en volume; - création de places de parking pour les riverains et de cartes de riverains; - sortie sur la rue A. Falla avec obligation d'aller tourner au rond-point si nécessaire. 2. Qu'entend-on par « parc d'activités économiques » ? - quelles sont les activités qui peuvent être acceptées dans le parc d'activités économiques ? - le zoning de Trooz est pris en (mauvais) exemple pour diverses craintes : épaves de vieilles voitures, entreprises de travaux publics, test de voitures;une société brûle ses déchets chaque mois (notamment des pneus); des jeunes viennent rouler en motos ou mobylettes sur le site; les camions se garent comme sur une aire de repos; risques de vandalisme accrus et, en lien avec le « vandalisme », les alarmes fonctionnent de manière intempestive; - garantie demandée de non pollution, atmosphérique, sonore et visuelle; - assurance que le site sera calme la nuit de 20 h 00 7 h 00, le dimanche et les jours fériés; - il ne faut aucun éclairage la nuit. 3. Organisation du site : - l'écran de verdure : comme il est prévu, nous coupe de tout soleil ! l'écran est beaucoup trop proche.Demande des caractéristiques; - demande que les plantations soient faites avant de débuter les travaux de voirie; - proximité de l'aire de manoeuvres : cul de sac à 10 m du mur des jardins, c'est jugé beaucoup trop proche; - la hauteur des bâtiments entre 5,5 m et 7,5 m (2e étages) est jugée trop importante. 4. Quelle est l'opportunité de ce projet ?; - il y a de plus en plus de zonings de ce type (Barchon, Trooz, Aubel, Herve...), est-ce nécessaire d'en ajouter ? 5. Un tel projet ne doit-il pas être soumis à une étude d'incidence ? Considérant que la SPI+ a fait savoir, le 8 janvier 2009, à la Direction de l'Equipement des Parcs d'Activités, que : 1.Accès par la rue Carl Jost : - le projet tel que proposé vise l'accueil d'entreprises essentiellement locales dont l'accès à la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux/Beaufays n'est pas indispensable à la pérennité (même si elle leur apporterait une accessibilité régionale). Le projet a été élaboré de manière indépendante à la réalisation de cette liaison. Néanmoins, dans l'hypothèse de la construction de la liaison autoroutière Cerexhe-Heuseux/Beaufays, une concertation avec les services compétents de la Région wallonne (SPW - DGO1 Routes et bâtiments) a été menée afin d'intégrer les aménagements de l'îlot d'entreprises au giratoire qui serait créé dans le cadre des travaux de l'autoroute. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - l'accès par la rue Carl Jost est possible via les terrains achetés par le SPW (ex MET) dans le cadre de l'aménagement de la liaison « Cerexhe-Heuseux/Beaufays ». Accès qui pourrait ensuite être relié en direct à un éventuel futur rond-point. L'accès au parc se fait donc au début de la rue Carl Jost - zone sans habitation - l'essentiel du charroi proviendra en effet de la RN3 (accessibilité régionale) et de manière plus exceptionnelle sur le tronçon nord de la rue Carl Jost (accessibilité inter-quartier). Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - le type de véhicule utilisé est fonction des activités qui peuvent être admises sur le site. En tout état de cause, les activités autorisées doivent être compatibles avec la zone d'habitat. Il s'agit principalement de répondre à une demande locale d'investisseurs désireux de créer ou de mieux localiser leur P.M.E. dans des secteurs compatibles avec les autres fonctions proches (habitat et commerce), entre elles et avec l'environnement proche et ne générant pas le charroi lourd qui est rencontré dans certaines ZAE. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - la création de l'îlot d'entreprises de Retinne ne changera en rien le nombre de places de stationnement disponibles dans la rue Carl Jost. Les entreprises qui s'installeront devront, en tout état de cause, prévoir un nombre suffisant de places de parking. Le projet n'évolue donc pas sur ce point. - un accès direct à la route régionale est impossible dans l'état actuel de son aménagement : la voie rectiligne à 3 bandes encourage les vitesses élevées alors que le tronçon est en agglomération (50 km/h sur ce tronçon). L'aménagement d'une berme centrale franchissable et d'îlots de protection étudié par le SPW (ex MET) ne résoudra pas le problème de la sortie du site par des camions et encore moins celui du franchissement de la voirie par tous les véhicules. Afin de garantir un deuxième accès (ou une sortie de secours), il est prévu une voirie qui ne serait accessible qu'occasionnellement. Le projet n'évolue donc pas sur ce point. 2. Qu'entend-on par « parc d'activités économiques » ? - des réponses à ces remarques sont apportées dans les points précédents. Si le projet n'évolue pas sur ce point, la SPI+ s'engage néanmoins à faire respecter les prescriptions de la charte urbanistique et environnementale et du plan masse. - l'éclairage est nécessaire à la sécurisation des espaces publics. Le projet n'évolue donc pas sur ce point. 3. Organisation du site : - une zone tampon périphérique de 15 mètres de largeur est obligatoire le long des propriétés résidentielles.Elle est constituée comme suit depuis la limite de la zone : * 7 mètres exclusivement plantés et affectés à l'espace vert comprenant une haie de hêtres ou de charmes (4 plants au mètre à 50 cm de la limite parcellaire et taillés à une hauteur de 2,50
- m)et un double rang d'arbres d'essence indigène (plantés et taillés en massif à 2,50 mètres et 5 mètres de la limite parcellaire) avec quelques arbres haute tige d'essence indigène. Ces plantations sont réalisées par la SPI+ lors de l'aménagement de la zone. Elles sont ensuite entretenues et gérées par le propriétaire de la parcelle. A ce titre, un régime de co-propriété pourrait éventuellement être organisé. * 8 mètres non exclusivement plantés et pouvant être affectés à la circulation et au stationnement sans que ces activités ne puissent constituer des nuisances pour le voisinage (1 arbre haute tige d'essence indigène par 2 emplacements de stationnement). Le sol doit être perméable. * Tout stockage y est interdit. L'argument de la perte de clarté due aux plantations ne peut être retenu du fait de ces caractéristiques d'aménagement et de la situation des lieux : la rue Arsène Falla se situe en effet au sud de la zone (aucun impact sur l'ensoleillement des parcelles arrière) et, pour ce qui concerne la rue Carl Jost - située à l'est - l'impact sera limité par la présence sur la majorité du fond des parcelles du chemin d'accès au manège (soit un dégagement complémentaire de 10 m). Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - l'aire de manoeuvre est séparée des limites des propriétés de la rue Carl Jost de la zone tampon et de la zone de recul et de parcage (15 mètres). Par ailleurs, au-delà de cette zone, un chemin d'accès au manège est présent séparant de ce fait le fond des propriétés riverains d'environ 25 m au total de l'aire de manoeuvres. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - il s'agit de bâtiments présentant des gabarits proches des constructions voisines soit effectivement un rez-de-chaussée et deux étages au maximum. Le projet n'évolue donc pas sur ce point. 4. Quelle est l'opportunité de ce projet ? Le projet est justifié au point 5.5. du dossier de demande. Une étude de la CPDT précise que la sous-région de Liège présente une saturation à très court terme et, par conséquent, la nécessité de développer de nouvelles zones d'activités pour l'accueil d'entreprises. L'opportunité du projet est donc bien réelle. Le projet n'évolue donc pas sur ce point. 5. Un tel projet ne doit-il pas être soumis à une étude d'incidence ? Un dossier de demande d'expropriation et de reconnaissance de zone d'activités économiques n'est pas soumis à une évaluation des incidences sur l'environnement.Le Gouvernement wallon estime en effet qu'il ne convient pas de prendre en considération ces dossiers comme des « plans et programmes susceptibles d'avoir une incidence sur l'environnement » car il s'agit de « petites zones de niveau local » au sens de la Directive 2001/42/CE et sa transposition en droit wallon (Livre Ier du Code de l'Environnement). Le projet de voirie pourrait l'être cependant si le fonctionnaire délégué estime que les travaux envisagés dans la demande de permis peuvent avoir un impact important sur l'environnement. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; Vu la lettre de réclamation relevant les craintes et problèmes suivants : - perte de tranquillité le samedi et le dimanche à cause des nuisances sonores du trafic des livraisons, et celui des clients. - perte de clarté à cause des bâtiments et des rangées d'arbres et de leurs feuilles qui tomberont dans les jardins. - crainte de l'accès piéton réalisé et de personnes malintentionnés qui emprunteraient ce chemin; Considérant que la SPI+ a fait savoir, le 8 janvier 2009, à la Direction de l'Equipement des Parcs d'Activités, que : - les éléments d'information concernant le type d'entreprise admise sur l'îlot d'entreprises est précisé ci-avant. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - il s'agit de bâtiments présentant des gabarits proches des constructions voisines soit un rez-de-chaussée et deux étages au maximum. L'orientation de la zone n'implique pas une perte de clarté tant du point de vue des bâtiments qui y seront construits pour la rue Arsène Falla situé au sud de l'îlot d'entreprises. Les plantations dans la zone tampon présentent une haie de hêtres ou de charmes (4 plants au mètre à 50 cm de la limite parcellaire et taillés à une hauteur de 2,50
- m)et un double rang d'arbres d'essence indigène (plantés et taillés en massif à 2,50 mètres et 5 mètres de la limite parcellaire) avec quelques arbres hautes tiges d'essence indigène. Le type de plantation (haie d'arbres marcescents) et leur entretien n'impliqueront que des nuisances limitées et certainement pas ce que l'on pourrait qualifier de trouble anormal de voisinage. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - dans le cadre de la mise en oeuvre de l'îlot d'entreprises, les accès piéton et cycliste se sont révélés nécessaires en termes de connections qu'il convient d'établir avec les chemins existants et le RAVeL. Ces chemins seront soumis au contrôle de la police locale de Fléron et n'apportent pas de différences quant à l'accessibilité de l'arrière des parcelles des habitations. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; Vu la lettre signée par 4 réclamants relevant le problème les remarques suivantes : - la délimitation latérale de la route d'accès au parc économique à partir de la rue Carl-Jost (route qui passera sur l'ancienne maison Nyssen, nos 8 et 10, rue Carl-Jost, à Retinne), n'est pas très nette et semble partiellement passer sur la parcelle cadastrée S.B. nos 252 n2 et 252 o2; - de l'autre côté de la Nationale 3, rue A. Falla, s'étendent des terrains où l'installation d'un zoning industriel ou semi-industriel est possible; - craintes quant au type d'activité qui pourra y être autorisé; - remarques sur les possibilités d'accès, l'accessibilité de la zone par la Nationale 3, les problèmes de mobilité et de parcage dans la rue Carl Jost; Considérant que la SPI+ a fait savoir, le 8 janvier 2009, à la Direction de l'Equipement des Parcs d'Activités, que : - le projet n'empiète en rien sur cette propriété. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - ces terrains ne permettent pas l'installation d'entreprises puisqu'ils sont affectés en zone agricole au plan de secteur. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; - des réponses à ces remarques sont apportées dans les points précédents. Le projet n'évolue donc pas sur ce point; Vu la lettre de réclamation relevant le problème les remarques suivantes : - craintes quant au type d'activités qui pourra y être autorisées; - remarques sur les possibilités d'accès, l'accessibilité de la zone par la Nationale 3, les problèmes de mobilité et de parcage dans la rue Carl Jost; Considérant les réponses que la SPI+ a déjà apportés à ces remarques; Considérant que le décret du 11 mars 2004 confie au Service public de Wallonie la responsabilité de l'appréciation des réclamations et que la présente délibération reprend l'entièreté de celles-ci; Considérant que l'opération se justifie par la nécessité pour la SPI+ d'obtenir un arrêté d'expropriation pour cause d'utilité publique dans le but d'acquérir les terrains nécessaires à la réalisation des travaux d'infrastructures et à l'implantation de nouvelles entreprises; Considérant que la justification de l'utilité publique découle de l'application du décret du 11 mars 2004 précité; Considérant que le collège communal de la ville Fléron a émis un avis favorable sur la demande de reconnaissance et d'expropriation en date du 24 octobre 2008; Vu l'avis favorable conditionnel du fonctionnaire délégué de Liège-1 émis en date du 19 août 2008, sous réserve des modifications à apporter suite au refus du permis d'urbanisme; Considérant que la SPI+ s'est engagée à apporter les modifications nécessaires; Considérant que la SPI+ s'est engagée à prendre en compte les avis émis lors de l'enquête publique relative à la demande de permis sur « Travaux de modification de voirie, création de voirie, pour le Parc d'activités économiques de Rétinne »; Vu l'avis favorable de la DGA émis en date du 30 septembre 2008; Vu l'avis favorable du MET - Direction générale des Autoroutes et Routes - Division du réseau est - Direction des Routes de Liège, émis en date du 1er septembre 2008; Vu l'avis réputé favorable par défaut de la Direction générale opérationnelle de l'Agriculture, des Ressources naturelles et de l'Environnement; Vu l'avis réputé favorable par défaut de la Direction générale opérationnelle de l'Aménagement du Territoire, du Logement, du Patrimoine et de l'Energie; Considérant les réponses, données par la SPI+, aux remarques faites lors des enquêtes publiques; Vu que ces réponses sont satisfaisantes et montrent la pertinence du projet; Considérant que le périmètre d'expropriation correspond au périmètre de la nouvelle zone d'activités économiques moins une grande partie de la zone appartenant déjà à la SPI+; Considérant que la procédure décrite dans le décret du 11 mars 2004 précité a été respectée et permet à l'autorité de statuer en parfaite connaissance de cause; Considérant que l'objectif poursuivi par le projet présenté par la SPI+ est de créer une nouvelle zone d'activités économiques mixtes; Considérant que la pertinence économique de ce projet ressort clairement des justifications apportées dans le dossier; Considérant que cette procédure de reconnaissance et d'expropriation vise à mettre le plus rapidement possible des terrains à la disposition des activités économiques, Arrête : Article 1er.Il y a lieu de reconnaître d'utilité publique de la mise en oeuvre, au bénéfice d'activités économiques mixtes, des terrains délimités par un liseré rouge et de l'expropriation des terrains en hachuré repris au « plan d'expropriation et de reconnaissance » ci-annexé et situés sur le territoire de la commune de Fléron. Art. 2.L'intercommunale SPI+, est autorisée à procéder à l'expropriation de ces terrains conformément aux dispositions de la loi du 26 juillet 1962Documents pertinents retrouvés type loi prom. 26/07/1962 pub. 26/02/2010 numac 2010000080 source service public federal interieur Loi relative à la procédure d'extrême urgence en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique. - Coordination officieuse en langue allemande fermer relative à la procédure d'extrême urgence en matière d'expropriation pour cause d'utilité publique. Namur, le 7 juillet 2009. A. ANTOINE Pour la consultation du tableau, voir image