(2012)fait état de quatre sous-régions paysagères abritant chacune une biodiversité singulière (sous-région densément urbanisée, sous influence forestière, sous influence agricole, et humide et de vallées) ; Que le PRDD encourage le renforcement du paysage naturel, au travers notamment du renforcement des maillages vert et bleu et de la protection de la biodiversité (stratégie 5) ; Considérant qu'on observe que les sites de haute valeur biologique se trouvent principalement dans la deuxième couronne, dont une grande partie est désignée comme la zone de protection de la ville verte de seconde couronne selon le PRDD ; Que cependant, comme cela peut être constaté à l'analyse des surfaces non bâties en Région de Bruxelles-Capitale par interprétation d'images satellitaires, les habitats naturels de la deuxième couronne (y compris la forêt de Soignes) se caractérisent par une fragmentation, ce qui constitue une menace pour la biodiversité ; Que certains indicateurs vont en outre dans le sens d'une évolution négative de la couverture végétale en Région de Bruxelles-Capitale;, entre 2005 et 2020, la superficie totale des parcelles non bâties de la Région a régressé selon un taux annuel moyen de 0,54%, passant de 5 564 ha à 5 128 ha ; Que le taux d'imperméabilisation a quasiment doublé en 50 ans, passant de 26% en 1955 à 47% en 2006 ; Considérant qu'on observe qu'en 2020, la végétation couvrait 52,4% du territoire régional ; Que cependant, comme le constate le plan régional Nature 2016-2020, le caractère vert de la Région ne s'exprime pas sur l'ensemble du territoire régional avec la même intensité ; qu'en première couronne, le pourcentage de couverture végétale par bloc d'habitations descend fréquemment sous les 30%, voire même sous les 10% en centre-ville ; qu'en plus, la connectivité spatiale entre espaces verts est moindre dans les zones plus centrales qu'à la périphérie de la Région ; Considérant que Bruxelles Environnement a établi un schéma de monitoring de la biodiversité bruxelloise (faune et flore) ; que des inventaires et des études sont réalisés régulièrement (par groupe d'espèces) ; qu'en matière de biodiversité, le dernier rapport sur l'état de l'Environnement 2020 ainsi que le 2nd atlas des mammifères de la Région bruxelloise renseignent que certaines tendances sont contrastées entre la disparition de certaines espèces et la (ré)apparition de nouvelles espèces indigènes (mammifères, oiseaux) ; que l'on constate ainsi : - un déclin de population d'oiseaux pour 16 espèces sur les 40 - un déclin généralisé des reptiles et les amphibiens indigènes - la présence de 17 espèces de chiroptères sur 23 à l'échelle belge - 3 espèces de mammifères recensées entre 1997-2000 n'ont plus été observées après 2001 ; - Inversement, 6 nouvelles espèces ont été inventoriées. Considérant que la mise à jour de la Carte d'Evaluation Biologique permet d'effectuer une analyse de l'évolution de l'état de la valeur biologique du territoire régional entre 1998 et 2018 ; qu'on observe qu'environ 27% des unités territoriales comparables entre 1998 et 2018 ont subi une forme de dégradation (soit l'équivalent de 230 Ha), 72% ont connu un maintien de leur valeur biologique ou une modification considérée comme neutre, et 1% a connu une augmentation de sa valeur biologique ; Que la nouvelle méthodologie aboutissant à la version actualisée de la Carte d'Evaluation Biologique permet d'évaluer la valeur biologique de l'ensemble du territoire régional ; que cette méthodologie a certaines limites d'interprétations identifiées par le Gouvernement ; que la carte renseigne néanmoins que 95.9% des ilots ayant un score A bénéficient aujourd'hui d'un statut de protection, 68.3% pour les ilots ayant un score B, 25.2 % pour les îlots ayant un score C. Considérant que le PRAS doit apporter des réponses concrètes aux enjeux de préservation de la biodiversité à l'échelle régionale ; que la biodiversité et les infrastructures bâties sont toutes deux constitutives de l'équilibre de l'écosystème urbain Considérant que l'axe 2 du PRDD vise à mobiliser le territoire pour développer un cadre de vie agréable, durable et attractif ; que dans ce cadre, le PRDD encourage le développement des espaces publics et des espaces verts comme supports de la qualité du cadre de vie (stratégie 2) ; Qu'il préconise notamment la création de nouveaux espaces verts dans la partie centrale et dense de Bruxelles, identifiée comme zone de verdoiement, le renforcement du caractère vert des intérieurs d'îlot et la préservation du caractère vert de la seconde couronne ; Que l'on constate que seulement un tiers des ménages bruxellois environ a accès à un jardin ; qu'un Bruxellois sur cinq réside dans une zone de carence en espaces verts, soit à au moins 8 minutes à pied d'un espace vert public de plus d'un hectare ; Que les quartiers centraux se caractérisent par une densité d'habitants forte, ce qui rend le besoin social et environnemental d'espaces verts particulièrement prégnant ; Considérant que les données cartographiques de Bruxelles Environnement démontrent une concentration des ilots de chaleurs, de la pollution de l'air et d'un faible couvert végétal sur les mêmes zones régionales ; Considérant que l'augmentation du nombre d'espaces verts et de leur qualité peut atténuer les polluants atmosphériques qui contribuent de manière significative au réchauffement de la planète et entraînent chaque année la mort prématurée de 7 millions de personnes causée par la pollution de l'air. Considérant que les espaces verts contribuent à la qualité de vie en ville, tant d'un point de vue de l'atténuation de nuisances (bruit, pollutions) que d'un point de vue socio-culturel (loisirs, détente, santé physique et mentale, éducation...). Qu'il convient donc de préserver au maximum les espaces verts, voire de les développer dans les zones de verdoiement prioritaires (1ère couronne),ainsi que de favoriser les continuités entre ceux-ci en particulier sur les grands axes structurants de façon à lutter contre les îlots de chaleur et assurer une meilleure qualité de l'air ; Considérant que la localisation des espaces verts, leur taille et leur qualité devront être déterminées, outre en fonction des zones de carence, également en fonction des services écosystémiques qu'ils rendent, notamment leurs capacités d'infiltration et de rétention de l'eau et leur contribution à la captation de carbone. Considérant que la gestion des risques doit être pris en considération, en particulier dans la lutte contre les inondations.
- Offrir un cadre à l'agriculture urbaine Considérant que les zones agricoles du PRAS ont une superficie totale de 227 ha ; Qu'on observe que la plupart des activités agricoles urbaines sont localisées en dehors des zones agricoles du PRAS, dans les zones d'espaces verts, d'habitat, résidentielles ou mixtes entre autres ; que sur les 232.9 Ha de surfaces agricoles déclarées à la PAC, 111 Ha sont des zones agricoles définies par le PRAS ; Qu'on constate donc un décalage spatial entre zones agricoles du PRAS, les terres déclarées à la PAC, les nouveaux projets professionnels et les potagers urbains ; Que l'activité agricole et agroécologique permet de préserver la pleine terre et nourrir adéquatement les sols ; Qu'il apparait nécessaire pour atteindre les objectifs de résilience environnementale et alimentaire que s'est fixés le gouvernement de préserver la fonction agricole en milieu urbain ; Considérant que toujours dans le cadre de son axe 2, le PRDD vise à renforcer le paysager naturel et encourage le développement et la préservation de l'agriculture urbaine à Bruxelles afin de renforcer les espaces ouverts à l'échelle métropolitaine (stratégie 5) ; Considérant la DPR prévoit que « L'objectif est de tendre vers une véritable stratégie agricole urbaine en lançant une Alliance « Emploi - Environnement - Alimentation durable » économique et d'emploi rassemblant les acteurs de l'agriculture urbaine, de l'Horeca, de la transformation et de la distribution, de la formation et de l'emploi de Bruxelles et ses environs pour maximiser la production, la transformation et la consommation de denrées alimentaires locales, durables et financièrement accessibles ». Considérant la traduction de cette intention politique dans les objectifs de la Stratégie Good Food, touchant notamment au soutien à la production agricole professionnelle et citoyenne urbaine ; que ce soutien se traduit entre autre par une facilitation de l'accès au foncier agricole. Considérant que l'agriculture urbaine qui se développe en Région bruxelloise revêt un caractère multifonctionnel, participant à la préservation des écosystèmes, à la cohésion sociale, étant une filière économique, permettant l'accès à une alimentation de qualité et qu'il convient de soutenir cette multifonctionnalité ; ; que la réémergence de l'agriculture urbaine est multifacette et innovante, vu les typologies de production multiples, les profils variés des porteurs de projets et modèles ; Considérant que le PRAS n'appréhende pas cette activité de façon spécifique, en dehors des zones agricoles ; Qu'il apparait nécessaire d'intégrer l'agriculture urbaine de façon spécifique dans la planification urbaine et, le cas échéant, de renforcer par ailleurs la vocation propre des zones agricoles ; Qu'il apparait également nécessaire pour atteindre les objectifs de résilience environnementale et alimentaire que s'est fixés le gouvernement de préserver et renforcer la fonction agricole en milieu urbain ; que cet objectif se traduit notamment par une réflexion sur la préservation des terres agricoles de fait et de droit, ainsi que leur développement.
- Analyser la possibilité et l'opportunité d'intégrer dans le PRAS des zones à densifier ou à dédensifier Considérant qu'actuellement, on observe une croissance de la population en Région de Bruxelles-Capitale d'environ 2.500 habitants par année d'après Statbel ; Que la population en 2020 est estimée à 1.214.921 habitants, et que selon BFP, Statbel et IBSA, les prévisions sont de : - En 2040 : 1.266.370 habitants ; - En 2050 : 1.288.845 habitants ; Que les quartiers centraux présentent une densité forte avec plus de 20.000 habitants par km2, pour une moyenne régionale de 7.380 habitants par km2, d'après Statbel ; Considérant que la Région de Bruxelles-Capitale est plus densément peuplée que les autres villes belges, mais moins que d'autres villes métropolitaines européennes ; Que comme le relève le PRDD, la répartition de la population sur le territoire régional est très inégale, avec des quartiers centraux et de première couronne très denses et une seconde couronne qui l'est beaucoup moins ; que ces occupations du territoire très différentes font partie de la problématique de la fracture sociale ; Considérant qu'on constate que les quartiers centraux sont également fortement minéralisés au sol ; que selon les statistiques Statbel et Urbis, les emprises au sol se rapprochent de l'indice 1 avec une imperméabilisation du sol à hauteur de 80 %, par les constructions ou les voiries ; Que ces quartiers présentent un phénomène important d'ilots de chaleur comme le montrent les cartes de Bruxelles Environnement ; Que le taux d'imperméabilisation moyen est passé de 26% à 47% entre 1955 et 2006 (ULB-IGEA, 2006) et que cette tendance se poursuit ; qu'en effet, la consommation territoriale et l'imperméabilisation entre 2011 et 2018 s'élèvent à 20 ha d'après Urbis ; que selon les données de l'IBSA, 47 % de la surface totale de la Région est imperméabilisé ; Considérant qu'on observe que depuis 2003, la majorité de la création de logements a eu lieu dans des zones déjà caractérisées par une forte densité de logements, soit les quartiers de première couronne, à l'exception de quelques grands projets de logement dans la deuxième couronne sur le territoire des communes d'Evere, Uccle et Anderlecht, alors que les quartiers de la première couronne sont caractérisés par : - le manque d'espaces publics et verts accessibles, en particulier dans le croissant pauvre ; - la reconversion d'activités de production en logements, ce qui réduit la mixité fonctionnelle ; - la disparition des établissements commerciaux, notamment dans les quartiers centraux ; Considérant que l'axe 1 du PRDD vise à mobiliser le territoire pour construire l'armature du développement ; que dans ce cadre, le PRDD encourage le développement d'une densification maîtrisée, conditionnée à la réunion de plusieurs caractéristiques, telles qu'une bonne accessibilité en transport public, une proportionnalité à la dimension de l'espace public et à la taille des parcelles et des îlots, le respect du patrimoine architectural, la présence suffisante d'espaces verts, la revalorisation du bâti existant et la création de services de proximité (stratégie 2) ; Que parallèlement, le PRDD propose des opérations de dédensification dans les quartiers trop denses, notamment en aérant les intérieurs d'îlot, afin de rééquilibrer la géographie sociale de la ville-région qui est actuellement très dualisée ; Qu'il s'agit donc de répartir la croissance démographique et de développer une politique de densification raisonnée et/ou de dédensification (par exemple dans certains intérieurs d'îlot), adaptée aux territoires, associée au maintien et développement du maillage vert et bleu valorisant le bâti existant et préservant au mieux les surfaces perméables et végétalisées; Considérant qu'en fonction de la croissance démographique attendue, il est nécessaire de prévoir les équipements, aménités et infrastructures qui doivent accompagner cette croissance pour répondre à l'ambition d'un cadre de vie qualitatif, tels que des écoles, des équipements sportifs, des espaces verts, des commerces de proximité et des infrastructures de mobilité ; Que, d'un point de vue théorique, l'implantation de toutes ces fonctions, concomitamment à celle de nouveaux logements entraîne une densification du bâti ; que, cependant, une bonne accessibilité à des espaces verts de proximité est également recherchée ; que selon le PRDD, 30 % de la population de la Région habite à plus de 400 m des espaces verts ; que la préservation des espaces naturels/perméables et de la biodiversité est essentielle pour les fonctions socio-culturelles et écosystémiques que remplissent ces espaces ; qu'il y a donc un équilibre à trouver entre densification bâtie (dédensification dans certains cas) et le développement des espaces verts ; Que la DPR prévoit également que « la politique de développement territorial visera à améliorer les qualités d'habitabilité et d'attractivité des quartiers centraux les plus denses notamment en créant des espaces verts et îlots de fraîcheur, en réduisant la surface bâtie au sol et en augmentant les équipements de quartier » ; que le Gouvernement entend ainsi envisager la dédensification bâtie quand elle apparait comme la réponse à une urbanisation de qualité ; Considérant que, dans ce cadre, il serait intéressant de prendre en compte les infrastructures bâties en sous-sol ; Considérant que la qualité des sols peut être un critère pertinent à prendre en compte dans les choix et les formes de (dé)densification qui seront étudiés ; Considérant qu'après avoir identifié les périmètres à densifier et à dédensifier, il conviendra d'analyser la possibilité et l'opportunité d'intégrer dans le PRAS des mécanismes favorisant la mise en oeuvre de cet objectif, notamment au regard de la révision du RRU actuellement en cours ainsi qu'à la nécessaire articulation cohérente entre ces deux outils ;
- Actualisation Considérant que certaines erreurs matérielles ont été constatées dans les cartes;Que la révision du PRAS est l'occasion de les corriger ;
- Evaluation des incidences Considérant que la présente modification du PRAS fera l'objet d'un rapport sur ses incidences environnementales en vertu de l'annexe D du CoBAT et des articles 57, 1er, alinéa 2 de l' Ordonnance du 1er mars 2012Documents pertinents retrouvés type ordonnance prom. 01/03/2012 pub. 16/03/2012 numac 2012031122 source region de bruxelles-capitale Ordonnance relative à la conservation de la nature fermer relative à la conservation de la nature ; Par ces considérations, Sur proposition du Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du Développement territorial et de la Rénovation urbaine, du Tourisme, de la Promotion de l'Image de Bruxelles et du Biculturel d'Intérêt régional, Après délibération, Arrête : Article 1er.Le plan régional d'affectation du sol adopté par arrêté du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale du 3 mai 2001 est soumis à modification, dans les limites fixées par le présent arrêté. Art. 2.Le Ministre-Président est chargé de l'exécution de la présente décision. Bruxelles, le 23 décembre
- Pour le Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale : Le Ministre-Président du Gouvernement de la Région de Bruxelles- Capitale, chargé de l'Aménagement du Territoire, R. VERVOORT