pour certains travailleurs âgés, en cas de licenciement; - la convention collective de travail n° 143 du 23 avril 2019 du Conseil national du Travail fixant l'âge à partir duquel un régime de chômage avec complément d'entreprise peut être octroyé à certains travailleurs âgés licenciés, ayant été occupés dans le cadre d'un métier lourd. La présente convention collective de travail produit ses effets le 1er juillet 2023 et cesse d'être en vigueur le 31 décembre 2023. Art. 3.En exécution de l'article 3, 3° des statuts, fixés par la convention collective de travail du 16 novembre 2021, conclue au sein de la Commission paritaire de l'industrie de l'habillement et de la confection, contenant la coordination des statuts du "Fonds social de garantie pour l'industrie de l'habillement et de la confection", il est octroyé aux travailleurs visés à l'article 4 une
, dont le montant et les modalités d'octroi et de liquidation sont fixés ci-après, à charge du fonds susmentionné. III. Conditions pour avoir droit à l'
.L'
visée à l'article 3 comprend l'octroi d'avantages similaires, tels que prévus dans la convention collective de travail n° 17 précitée. Cette
est octroyée aux travailleurs licenciés entre le 1er juillet 2023 et le 31 décembre 2023 qui ont atteint l'âge de 60 ans ou plus à la fin du contrat de travail et qui peuvent à ce moment-là justifier d'un passé professionnel de 35 ans en tant que salarié. Le travailleur doit, conformément à l'article 3, § 8 de l'arrêté royal du 3 mai 2007 précité et à l'alinéa 2 du présent article, être âgé de 60 ans au moment de la fin du contrat de travail et pendant la période de validité de la présente convention collective de travail. Le travailleur doit en outre être licencié pendant la période du 1er juillet 2023 au 31 décembre 2023. Art. 5.Les travailleurs qui satisfont aux conditions d'âge imposées par l'article 4 entrent en ligne de compte pour l'
mentionnée dans ce même article 4, si, en sus des conditions prévues par la réglementation du chômage pour pouvoir bénéficier du régime de chômage avec complément d'entreprise, ils peuvent aussi apporter la preuve : - d'une ancienneté de 13 ans au sein de l'entreprise à la fin de la période de préavis et d'un passé professionnel total de 35 ans; - d'un emploi dans un métier lourd pendant 5/7 ans au cours des dernières 10/15 années avant la fin du contrat de travail. Par "métier lourd", l'on sous-entend : le travail en équipes successives, le travail en services interrompus et le travail sous un régime tel que visé dans la convention collective de travail n° 46. Art. 6.Les travailleurs qui satisfont aux conditions fixées aux articles 4 et 5 ont droit à l'
, pour autant qu'ils reçoivent des allocations de chômage en application de la réglementation sur le régime de chômage avec complément d'entreprise. Art. 7.Ce régime vaut également pour les travailleurs qui seraient temporairement sortis du système et qui voudraient à nouveau en bénéficier, pour autant qu'ils reçoivent à nouveau les indemnités légales de chômage. Sont également applicables, les dispositions de l'article 4bis et de l'article 4quater de la convention collective de travail n° 17 précitée. IV. Montant de l'
.Le montant de l'
est égal à la moitié de la différence entre le salaire net de référence et l'allocation de chômage. Art. 9.Le salaire net de référence est égal au salaire mensuel brut, plafonné à 4 851,02 EUR au 1er juillet 2023 et diminué des cotisations personnelles de sécurité sociale et de la retenue fiscale. Le plafond de 4 851,02 EUR est lié à l'indice des prix à la consommation, conformément aux dispositions de la loi du 2 août 1971Documents pertinents retrouvés type loi prom. 02/08/1971 pub. 20/02/2009 numac 2009000070 source service public federal interieur Loi organisant un régime de liaison à l'indice des prix à la consommation des traitements, salaires, pensions, allocations et subventions à charge du trésor public, de certaines prestations sociales, des limites de rémunération à prendre en considération pour le calcul de certaines cotisations de sécurité sociale des travailleurs, ainsi que des obligations imposées en matière sociale aux travailleurs indépendants. - Coordination officieuse en langue allemande fermer organisant un régime de liaison à l'indice des prix à la consommation des traitements, salaires, pensions, allocations et subventions à charge du trésor public, de certaines prestations sociales, des limites de rémunération à prendre en considération pour le calcul de certaines cotisations de sécurité sociale des travailleurs, ainsi que des obligations imposées en matière sociale aux travailleurs indépendants. Par ailleurs, ce plafond est revu le 1er janvier de chaque année en fonction de l'évolution des salaires réglementaires, conformément à ce qui est décidé à leur sujet au sein du Conseil national du Travail. La rémunération nette de référence est arrondie à l'euro supérieur. Art. 10.§ 1er. Le salaire brut comprend les primes contractuelles qui sont liées directement aux prestations effectuées par les travailleurs, sur lesquelles s'opèrent des retenues pour la sécurité sociale et dont la périodicité de paiement n'excède pas le mois. Il comprend également les avantages en nature qui sont soumis à des retenues pour la sécurité sociale. Par contre, les primes ou indemnités octroyées en contrepartie de coûts réels ne sont pas prises en considération. §
sera calculée sur le salaire des douze mois qui précèdent le licenciement, augmentée sur la base de l'indexation ou sur une base conventionnelle. § 8. Si le travailleur bénéficie d'une rémunération variable et au cas où l'application du salaire du dernier mois de référence donnerait lieu à une
inférieure à l'
calculée sur la base du salaire moyen gagné dans le courant des douze mois qui précèdent le licenciement, le travailleur en question pourra prétendre à une
qui est calculée sur la base du salaire moyen gagné dans le courant de ces douze mois qui précèdent le licenciement. Art. 11.Si le montant de l'
, calculée dans un régime de travail à temps plein conformément aux articles 8 à 10 susmentionnés, est inférieur à 80,00 EUR, un montant de 80,00 EUR est prévu à partir du 1er' juillet 2005. V. Droits des travailleurs occupés à temps partiel Art. 12.Les travailleurs occupés dans un régime de travail à temps partiel avant le licenciement concerné, ont droit à l'
visée à l'article 4, pour autant qu'ils satisfassent aux conditions fixées aux articles 4 et 5 de la présente convention collective de travail et s'ils ont droit à des allocations de chômage. L'
est calculée sur la base du salaire prévu pour le régime de travail à temps partiel, sauf si le travailleur peut se prévaloir des exceptions fixées aux articles 13 et 14 ci-après. Art. 13.L'
prévue à l'article 4, qui est accordée aux travailleurs qui travaillent involontairement à temps partiel conformément à l'article 29 de l'arrêté royal du 25 novembre 1991, sera calculée par rapport au salaire gagné par un travailleur à temps plein et non par rapport au salaire de l'emploi à temps partiel, pour autant que le travailleur : - soit puisse prouver une occupation à temps plein de 5 ans dans le secteur de l'habillement et de la confection pendant une période de 10 ans qui précède l'adhésion au régime de chômage avec complément d'entreprise; - soit puisse prouver une ancienneté de 20 ans d'occupation à temps plein dans le secteur de l'habillement et de la confection. Art. 14.L'
prévue à l'article 4, qui est accordée aux travailleurs ayant accepté volontairement un emploi à temps partiel dans le secteur de l'habillement et de la confection, sera calculée par rapport au salaire gagné par un travailleur à temps plein et non pas par rapport au salaire pour l'emploi à temps partiel, pour autant que le travailleur puisse prouver une ancienneté de 20 ans d'occupation dans l'industrie de l'habillement et de la confection. L'
prévue à l'article 4 qui est accordée aux travailleurs ayant exercé un droit au crédit-temps, tel que visé dans la convention collective de travail n° 103 du Conseil national du Travail, sera calculée conformément au salaire gagné par un travailleur à temps plein et non pas par rapport au salaire de l'emploi à temps partiel. VI. Adaptation du montant de l'
.Le montant de l'
payée est lié aux fluctuations de l'indice des prix à la consommation, selon les modalités qui sont applicables en matière d'allocations de chômage, conformément aux dispositions de la loi précitée du 2 août 1971. En outre, le montant de cette indemnité est revu annuellement le 1er janvier en fonction de l'évolution des salaires réglementaires, conformément à ce qui est décidé à leur sujet au sein du Conseil national du Travail. Pour les travailleurs qui accèdent au régime dans le courant de l'année, l'adaptation se fait sur la base de l'évolution des salaires réglementaires, compte tenu du moment de l'année où ils accèdent au régime; chaque trimestre étant pris en considération pour le calcul de l'adaptation. VII. Cumul de l'
avec d'autres avantages Art. 16.L'
ne peut être cumulée avec d'autres indemnités ou allocations spéciales octroyées en cas de licenciement en vertu de dispositions légales ou réglementaires. Le travailleur qui est licencié dans les conditions prévues à l'article 4 doit d'abord épuiser les droits découlant de ces dispositions, avant de pouvoir prétendre à l'
prévue à l'article 4. L'interdiction de cumul formulée à l'alinéa précédent n'est pas applicable à l'indemnité de fermeture, prévue par la loi du 26 juin 2002Documents pertinents retrouvés type loi prom. 26/06/2002 pub. 09/08/2002 numac 2002012847 source ministere de l'emploi et du travail Loi relative aux fermetures d'entreprises fermer relative aux fermetures d'entreprises. VIII. Procédure de concertation Art. 17.Avant de licencier un ou plusieurs travailleurs visés à l'article 4, l'employeur se concertera avec les représentants du personnel au conseil d'entreprise ou, à défaut de conseil d'entreprise, avec la délégation syndicale. A défaut de conseil d'entreprise ou de délégation syndicale, cette concertation a lieu avec les représentants des organisations représentatives des travailleurs ou, à défaut, avec les travailleurs de l'entreprise. Avant de prendre une décision en vue de licencier, l'employeur invite en outre le travailleur concerné, par support durable, à un entretien pendant les heures de travail au siège de l'entreprise. Cet entretien a pour but de donner au travailleur la possibilité de faire connaître ses objections à l'égard du licenciement envisagé par l'employeur. Conformément à la convention collective de travail du 7 mai 1976, conclue en Commission paritaire de l'industrie de l'habillement et de la confection, relative au statut des délégations syndicales, notamment l'article 9, le travailleur peut se faire assister par son délégué syndical lors de cet entretien. Le préavis peut être donné au plus tôt le deuxième jour ouvrable après le jour où cet entretien a eu lieu ou était prévu. Les travailleurs licenciés ont la possibilité d'accepter ou de refuser le régime complémentaire et par conséquent de faire partie de la réserve de main-d'oeuvre. IX. Paiement de l'
et des cotisations patronales spéciales Art. 18.§ 1er. Le paiement de l'
visée dans la présente convention collective de travail est effectué mensuellement par le "Fonds social de garantie pour l'industrie de l'habillement et de la confection". § 2. Le "Fonds social de garantie pour l'industrie de l'habillement et de la confection" paye également les cotisations patronales spéciales qui sont dues dans le régime de chômage avec complément d'entreprise, visé au chapitre VI du titre XI de la loi du 27 décembre 2006Documents pertinents retrouvés type loi prom. 27/12/2006 pub. 28/12/2006 numac 2006021363 source service public federal chancellerie du premier ministre Loi portant des dispositions diverses
payée par le fonds social de garantie précité. Ceci signifie que le fonds social de garantie précité ne prend en charge que partiellement les obligations des employeurs si d'autres paiements sont encore effectués au bénéficiaire, outre celui à charge du "Fonds social de garantie pour l'industrie de l'habillement et de la confection". Par conséquent, le débiteur de toutes indemnités autres que celle payée par le "Fonds social de garantie pour l'industrie de l'habillement et de la confection" assure lui-même le paiement des cotisations patronales spéciales, dues sur les paiements qu'il effectue. § 3. Comme prévu à l'article 7 de la présente convention collective de travail, l'
continue d'être versée dans les cas spéciaux de reprise du travail, prévus à l'article 4bis et à l'article 4quater de la convention collective de travail n° 17 précitée. Hormis ces cas, tels que la prise d'une activité ou du travail pour le compte de l'employeur qui a licencié l'ayant droit au complément d'entreprise visé dans la présente convention collective de travail, aucun complément d'entreprise n'est dû, sachant que celui-ci serait considéré en tant que salaire et ne serait donc pas considéré comme un complément à une allocation sociale, vu l'article 124, § 6 de la loi du 27 décembre 2006Documents pertinents retrouvés type loi prom. 27/12/2006 pub. 28/12/2006 numac 2006021363 source service public federal chancellerie du premier ministre Loi portant des dispositions diverses
à charge du fonds de sécurité d'existence s'effectue par le travailleur ou par une organisation des travailleurs représentée dans la commission paritaire. Art. 20.Les difficultés d'interprétation générale de la présente convention collective de travail peuvent être réglées par le conseil d'administration du "Fonds social de garantie pour l'industrie de l'habillement et de la confection", par référence à et dans l'esprit de la convention collective de travail n° 17 précitée. Art. 21.S'il s'avère que les données mentionnées sur le document délivré par les services du chômage ne sont pas conformes aux dispositions de la réglementation relative au chômage et/ou aux dispositions mentionnées dans la présente convention collective de travail, le directeur du "Fonds social de garantie pour l'industrie de l'habillement et de la confection" informera sans délai l'Office national de l'Emploi afin d'arriver à un calcul correct des indemnités visées dans la présente convention collective de travail. Vu pour être annexé à l'arrêté royal du 21 novembre 2023. Le Ministre du Travail, P.-Y. DERMAGNE
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.