CETATEXT000007424031 J0XLX2006X10X000000600070 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/42/40/CETATEXT000007424031.xml Texte Cour administrative d'appel de Versailles, Juges des Reconduites à la frontière, du 19 octobre 2006, 06VE00070, inédit au recueil Lebon 2006-10-19 Cour administrative d'appel de Versailles 06VE00070 Rejet JUGES DES RECONDUITES A LA FRONTIERE excès de pouvoir C DE BOOSERE-LEPIDI M. Bernard BONHOMME M. BRUNELLI Vu la requête, enregistrée le 13 janvier 2006, présentée pour M. Nicolas X, élisant domicile chez Melle Nadine Y ..., par Me de Boosere-lepidi ; M. X demande à la cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0509885 du 29 novembre 2005 par lequel le magistrat délégué par le président du Tribunal administratif de Versailles a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 23 novembre 2005 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a décidé sa reconduite à la frontière ; 2°) d'annuler cet arrêté pour excès de pouvoir ; Il soutient que l'arrêté attaqué porte atteinte à une situation de concubinage établie et qu'il n'a plus d'attaches familiales dans son pays d'origine ; ……………………………………………………………………………………………. Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le décret n° 95304 portant publication de la convention d'application de l'accord de Schengen du 19 juin 1990 ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience : Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 5 octobre 2006 : - le rapport de M. Bonhomme, magistrat délégué ; - les observations de Me de Boosere-lepidi ; - et les conclusions de M. Brunelli, commissaire du gouvernement ; Considérant qu'aux termes de l'article L.511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'autorité administrative compétente peut, par arrêté motivé, décider qu'un étranger sera reconduit à la frontière dans les cas suivants : (...)2° Si l'étranger s'est maintenu sur le territoire au-delà de la validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation de visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France sans être titulaire d'un premier titre de séjour régulièrement délivré » ; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. X, de nationalité camerounaise, entré en France le 15 février 2005 sous couvert d'un visa d'une durée de 18 jours, s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la validité de son visa ; qu'il entrait ainsi dans le champ d'application de la disposition précitée ; Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.