CETATEXT000007463604 J2XLX1999X05X0000001911 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/46/36/CETATEXT000007463604.xml Texte Cour administrative d'appel de Lyon, 2e chambre, du 26 mai 1999, 95LY01911, inédit au recueil Lebon 1999-05-26 Cour administrative d'appel de Lyon 95LY01911 2E CHAMBRE Plein contentieux fiscal C M. FONTBONNE M. MILLET Vu, enregistrée au greffe de la cour le 18 octobre 1995 la requête présentée par M. Marius CHIERCHIA demeurant ... ; M. CHIERCHIA demande à la cour : 1 ) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Marseille du 2 août 1995 en tant qu'il ne lui a accordé qu'une décharge partielle et a rejeté le surplus de sa demande tendant à obtenir la décharge de l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1979 ; 2 ) de lui accorder décharge de l'imposition restant en litige ; 3 ) de prescrire le cas échéant une expertise sur sa comptabilité ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 12 mai 1999 : - le rapport de M. FONTBONNE, premier conseiller ; - et les conclusions de M. MILLET, commissaire du gouvernement ; Considérant que pour contester l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1979 qui procède du rehaussement des résultats de la société de fait CHIERCHIA-CAVALIERE dont il détenait 50% des parts, M. CHIERCHIA soutient que le vérificateur a, à tort rejeté la comptabilité présentée par la société comme non probante et rectifié d'office son chiffre d'affaires ; Considérant qu'aux termes de l'article L.75 du livre des procédures fiscales alors en vigueur : "Les bénéfices ou les éléments qui servent au calcul des taxes sur le chiffre d'affaires déclarés par les contribuables peuvent être rectifiés d'office dans les cas suivants : ...
- b)lorsque des erreurs, omissions ou inexactitudes graves et répétées sont constatées dans la comptabilisation des opérations effectuées par les contribuables
- c)lorsque l'absence de pièces justificatives prive la comptabilité ou les documents en tenant lieu de toute valeur probante." ; Considérant que pour rejeter pour l'année 1979 comme non probante, la comptabilité présentée par la société de fait CHIERCHIA-CAVALIERE qui exploitait trois magasins de vente au détail de chaussures à Marseille, le vérificateur a, entre autres griefs, relevé que les recettes étaient enregistrées globalement en fin de journée sans que lui aient été présentés des brouillards de caisse ou de bandes de caisse enregistreuse justifiant du détail des ventes ; Considérant que M. CHIERCHIA ne conteste pas que la société enregistrait globalement ses recettes en fin de journée ; que s'il soutient que les bandes de caisse enregistreuse ont été tenues à la disposition du vérificateur en ajoutant que la société conserve lesdites bandes et qu'elle est prête à les produire dans le cas où la demande lui en serait faite ces simples affirmations qui ne sont assorties d'aucun élément versé au dossier, et énoncées pour la première fois dans la requête d'appel, ne sauraient remettre en cause les constatations du vérificateur relatives à l'absence de pièces justificatives de recettes consignées dans une notification de redressements en date du 22 décembre 1982 et sur lesquelles à aucun moment de la procédure d'imposition et notamment dans sa réponse du 22 janvier 1984, la société n'a présenté d'observations ; que si M. X... ajoute que la société est prête à produire lesdites bandes dans le cas où la demande lui en serait faite, il précise toutefois que les bandes qu'il prétend que la société a conservées, ne retracent pas la totalité des opérations ; que dès lors, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la portée des autres anomalies relevées par le vérificateur, cette absence de justification du détail des recettes, était à elle seule de nature à priver la comptabilité présentée de toute valeur probante ; que, par suite, sans qu'il soit nécessaire de prescrire une expertise, M. CHIERCHIA n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le vérificateur a, après avoir écarté la comptabilité présentée par la société, procédé à la rectification d'office de son chiffre d'affaires ; Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. CHIERCHIA n'est pas fondé à se plaindre de ce que par le jugement attaqué le tribunal administratif de MARSEILLE a rejeté le surplus de sa demande tendant à obtenir la décharge de l'imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1979 ;Article 1er : La requête de M. CHIERCHIA est rejetée. 19-06-02-07-04 CONTRIBUTIONS ET TAXES - TAXES SUR LE CHIFFRE D'AFFAIRES ET ASSIMILEES - TAXE SUR LA VALEUR AJOUTEE - PROCEDURE DE TAXATION - TAXATION, EVALUATION OU RECTIFICATION D'OFFICE CGI Livre des procédures fiscales L75