CETATEXT000007482057 J3XLX1994X06X0000000920 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/48/20/CETATEXT000007482057.xml Texte Cour administrative d'appel de Bordeaux, 1e chambre, du 28 juin 1994, 92BX00920, inédit au recueil Lebon 1994-06-28 Cour administrative d'appel de Bordeaux 92BX00920 1E CHAMBRE Plein contentieux fiscal C M. CHARLIN M. CATUS Vu le recours du MINISTRE DU BUDGET, enregistré au greffe de la cour les 24 et 25 septembre 1992 ; le ministre du budget demande que la cour : - annule un jugement en date du 26 mai 1992 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a accordé à l'Etat, représenté par le ministre chargé des transports, la décharge des impositions à la taxe foncière des propriétés bâties à laquelle il avait été assujetti au titre des années 1988, 1989, 1990 et 1991, dans les rôles des communes de Bressols et de Castelsarrasin (Tarn et Garonne) ; - à titre principal, remette intégralement les impositions contestées à la charge de l'Etat, par le ministre de l'équipement, des transports et du tourisme ; - à titre subsidiaire, prononce la mutation de cote de ces impositions à la charge de la Société des Autoroutes du Sud de la France ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 31 mai 1994 : - le rapport de M. CHARLIN, conseiller ; - les observations de Me Louis X... pour le ministre de l'équipement, des transports et du tourisme et pour la Société des Autoroutes du Sud de la France ; - et les conclusions de M. CATUS, commissaire du gouvernement ; Considérant que le MINISTRE DU BUDGET fait appel du jugement en date du 26 mai 1992 par lequel le tribunal administratif de Toulouse a prononcé la décharge des taxes foncières sur les propriétés bâties et non bâties auxquelles l'Etat a été assujetti, au titre des années 1988 à 1991, à raison de diverses constructions dépendant de l'autoroute A 61 et sises sur les communes de Bressols et Castelsarrasin (Tarn et Garonne) ; Sur la régularité du jugement attaqué : Considérant que, par une décision antérieure à la demande enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse, le 31 janvier 1990 sous le numéro 90-216, le directeur des services fiscaux du département de Tarn et Garonne a déchargé la taxe foncière sur les propriétés non bâties établie, au titre de l'année 1988, sur la commune de Bressols ; que, par suite, les conclusions de la demande tendant à la décharge de cette taxe étaient irrecevables ; qu'il suit de là que c'est à tort que les premiers juges ont prononcé le dégrèvement de cette imposition ; que le jugement attaqué doit être annulé sur ce point ; Sur le bien-fondé de l'imposition à la taxe foncière sur les propriétés bâties : Considérant qu'aux termes de l'article 1380 du code général des impôts : "La taxe foncière est établie annuellement sur les propriétés bâties sises en France à l'exception de celles qui en sont expressément exonérées par les dispositions du présent code" ; que selon l'article 1382 du même code, sont exonérés de cette taxe : "1° Les immeubles nationaux, les immeubles départementaux pour les taxes perçues par les communes et par le département auquel ils appartiennent et les immeubles communaux pour les taxes perçues par les départements et par la commune à laquelle ils appartiennent, lorsqu'ils sont affectés à un service public ou d'utilité générale et non productifs de revenus, notamment ... ; Les immeubles qui sont incorporés gratuitement au domaine de l'Etat, des collectivités locales ou des établissements publics, en vertu d'une convention, sont imposables jusqu'à l'expiration de celle-ci" ; Considérant que, par une convention du 10 novembre 1975, l'Etat a concédé à la Société des Autoroutes du Sud de la France (A.S.F.) la construction, l'entretien et l'exploitation de l'autoroute A 61 entre Laprade et Narbonne ; que l'article 37
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.