CETATEXT000007494440 J3XLX1999X12X0000000782 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/49/44/CETATEXT000007494440.xml Texte Cour administrative d'appel de Bordeaux, 2e chambre, du 13 décembre 1999, 98BX00782, inédit au recueil Lebon 1999-12-13 Cour administrative d'appel de Bordeaux 98BX00782 2E CHAMBRE C Mme VIARD M. REY Vu la requête enregistrée au greffe de la cour le 30 avril 1998 sous le n 98BX00782 présentée pour M. Abdallah BELKHIRI demeurant CD2 "Les Vignettes" n 3077 V G ... De Reuil (Eure) ; M. BELKHIRI demande à la cour d'annuler le jugement du 26 mars 1998 du tribunal administratif de Limoges en tant qu'il a rejeté sa demande de sursis à exécution de l'arrêté du 10 février 1997 par lequel le ministre de l'intérieur l'a enjoint de quitter le territoire français ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu l'ordonnance du 2 novembre 1945 modifiée ; Vu la convention européenne des droits de l'homme ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu la loi n 87-1127 du 31 décembre 1987 modifiée ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 15 novembre 1999 : - le rapport de Mme VIARD, rapporteur ; - les observations de Maître DE ROMEFORT, avocat de M. X... ; - et les conclusions de M. REY, commissaire du gouvernement ; Sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par le ministre de l'intérieur : Considérant qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article 26 de l'ordonnance du 2 novembre 1945 dans sa rédaction applicable au présent contentieux : "l'expulsion peut être prononcée : ... b) lorsqu'elle constitue une nécessité impérieuse pour la sûreté de l'Etat ou la sécurité publique, par dérogation à l'article 25." ; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier que M. BELKHIRI depuis 1986 s'est rendu coupable de façon répétée de vols, dont deux avec port d'arme ; que l'ensemble de ces faits lui ont valu treize ans d'emprisonnement ; qu'eu égard à la gravité et au caractère renouvelé de ces infractions, le ministre de l'intérieur n'a pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'expulsion de M. BELKHIRI constituait une nécessité impérieuse pour la sécurité publique ; que l'intéressé n'est pas fondé à se prévaloir à cet égard de directives ministérielles qui ne comportent que de simples recommandations ; Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales (CEDH) : "
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.