CETATEXT000007549853 J5XLX1994X03X0000000098 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/54/98/CETATEXT000007549853.xml Texte Cour administrative d'appel de Nancy, 1e chambre, du 9 mars 1994, 92NC00098, inédit au recueil Lebon 1994-03-09 Cour administrative d'appel de Nancy 92NC00098 1E CHAMBRE Plein contentieux fiscal C M. LE CARPENTIER Mme FELMY VU la requête enregistrée le 5 février 1992 présentée pour la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE et la SA. "COMPAGNIE INTERNATIONALE DU CHAUFFAGE"; La SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE et la SA. "COMPAGNIE INTERNATIONALE DU CHAUFFAGE" demandent à la Cour : 1°/ d'annuler le jugement en date du 28 novembre 1991 par lequel le tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE tendant à obtenir la décharge de la taxe professionnelle à laquelle elle a été assujettie au titre des années 1981, 1982, 1983, 1984 et 1985 dans les rôles de la commune de Clacy-et-Thierret (Aisne) ; 2°/ d'accorder à la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE la décharge des impositions contestées ; VU les autres pièces du dossier ; VU le code général des impôts ; VU le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; VU la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; Les parties ayant été dûment averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 février 1994 : - le rapport de M. LE CARPENTIER, Conseiller, - les observations de Me X..., substituant la SCP DELAPORTE-BRIARD, avocat de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE et de la SA. "COMPAGNIE INTERNATIONALE DU CHAUFFAGE", - et les conclusions de Mme FELMY , Commissaire du Gouvernement ; Considérant que la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE et la SA. "COMPAGNIE INTERNATIONALE DU CHAUFFAGE" soutiennent à l'appui de leur requête en vue de la décharge de la taxe professionnelle à laquelle la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE a été assujettie au titre des années 1981, 1982, 1983, 1984 et 1985 que le jugement attaqué du tribunal administratif d'Amiens en date du 28 novembre 1991 serait insuffisamment motivé, entaché d'inexactitude matérielle des faits et aurait fait une appréciation inexacte des dispositions de l'article 1478 du code général des impôts ; Sur l'étendue du litige : Considérant que si la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE et la SA. "COMPAGNIE INTERNATIONALE DU CHAUFFAGE" déclarent demander la décharge de la taxe professionnelle relative aux années 1981 à 1985, il ressort de l'ensemble de leurs conclusions et moyens qu'elles ont entendu limiter l'étendue de leurs contestations aux seules années 1983 et 1985 ; Sur la régularité du jugement attaqué : Considérant que le jugement attaqué a indiqué que la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE exerçait antérieurement au 24 octobre 1982, date de la cessation de production de radiateurs en fonte dans son établissement de Clacy-et-Thierret, une activité d'entretien des installations et de stockage de matériels qu'elle a poursuivie ensuite ; qu'il n'y avait pas eu par conséquent au cours des années en litige de la part de la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE de cessation d'une activité suivie de la création d'une autre activité au sens du II de l'article 1478 du code général des impôts ; que le jugement attaqué répond ainsi à l'exigence de motivation posée par les dispositions de l'article R.200 du code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Sur le bien-fondé de l'imposition : Considérant que comme l'a jugé le tribunal administratif d'Amiens par la décision attaquée, en cessant le 24 octobre 1982 son activité de production dans son établissement de Clacy-et-Thierret puis en y assurant la maintenance des installations et le stockage des produits fabriqués antérieurement dans l'établissement en cause ainsi que ceux provenant d'autres établissements de l'entreprise, cette dernière n'a fait que poursuivre au cours de la période en litige l'exercice d'une même activité selon des modalités différentes, quand bien même son effectif aurait été réduit à six salariés en décembre 1983 ; Considérant qu'en ce qui concerne l'année 1985, la SOCIÉTÉ GÉNÉRALE DE FONDERIE fait en outre valoir d'une part qu'elle pouvait bénéficier des dispositions du paragraphe I de l'article 1478 du code général des impôts, et d'autre part qu'il aurait dû être tenu compte dans les bases de la taxe professionnelle à laquelle elle a été assujettie de la cession des terrains et bâtiments de Clacy-et-Thierret à la SA. "COMPAGNIE INTERNATIONALE DU CHAUFFAGE" le 13 juin 1985 , de la vente de matériels et d'outillages intervenue au cours de l'année 1984, du seul montant des salaires versés aux six employés en service le 31 décembre 1983 et des immobilisations utilisées et utilisables retenues pour l'assiette de la taxe foncière ; Considérant qu'aux termes de l'article 1467 du code général des impôts : "La taxe professionnelle a pour base
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.