CETATEXT000007551231 J5XLX1992X07X0000000140 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/55/12/CETATEXT000007551231.xml Texte Cour administrative d'appel de Nancy, du 9 juillet 1992, 91NC00140, inédit au recueil Lebon 1992-07-09 Cour administrative d'appel de Nancy 91NC00140 Plein contentieux fiscal C LE CARPENTIER DAMAY Vu la requête enregistrée le 8 mars 1991 présentée par M. Alfred DE JONG demeurant 614 rue Henri Durre à 59230 SAINT-AMAND-LES EAUX ; M. DE JONG demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement du 10 janvier 1991 par lequel le tribunal administratif de Lille a rejeté sa requête tendant à obtenir la décharge des compléments d'impôts sur le revenu auxquels il a été assujetti au titre des années 1974 à 1977 ; 2°) de lui accorder la décharge des impositions contestées ; Vu le mémoire en défense enregistré le 16 avril 1992 par lequel Mme A. DE JONG demande le sursis à exécution du jugement attaqué ; Vu le jugement attaqué ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; Les parties ayant été dûment averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 2 juillet 1992 : - le rapport de M. LE CARPENTIER, Conseiller, - et les conclusions de M. DAMAY, Commissaire du Gouvernement ; Considérant qu'à la suite d'une vérification de comptabilité du commerce de produits vétérinaires exploité par Mme DE JONG, les forfaits qui lui avaient été assignés au titre des années 1974, 1975, 1976, 1977 et 1978 ont été rendus caducs par l'administration ; que de nouveaux forfaits ayant été établis par l'administration conformément aux recommandations de la commission départementale des impôts directs et taxes sur le chiffre d'affaires, M. et Mme DE JONG ont été assujettis à des compléments d'impôts sur le revenu au titre des B.I.C. pour les années 1974 à 1977 ; que M. DE JONG conteste ces impositions complémentaires ; Sur l'étendue du litige : Considérant que par une décision en date du 12 août 1991, postérieurement à l'introduction de la requête, la direction des services fiscaux du Nord a prononcé à concurrence d'une somme de 9 704 F, soit 2 230 F pour 1974, 2 483 F et 109 F pour 1975 et 4 882 F pour 1976, le dégrèvement des pénalités au titre des impositions complémentaires de l'impôt sur le revenu auquel M. et Mme DE JONG ont été assujettis ; que les conclusions de la requête sont dans la limite de cette somme devenues sans objet ; Sur la caducité du forfait : En ce qui concerne les années 1974 et 1975 : Considérant qu'il est établi et non contesté que l'activité exercée par Mme DE JONG au cours des années 1974 et 1975 avait un caractère commercial ; que, c'est par suite à bon droit que l'administration a estimé que les revenus procurés par cette activité relevaient de la catégorie des B.I.C. ; que, dès lors, l'administration était fondée dans ces conditions à notifier à Mme DE JONG, pour les années en cause, une proposition de forfait au titre des B.I.C. indépendamment de la mise en oeuvre de la procédure de caducité de l'évaluation administrative prévue par l'article L.8 du livre des procédures fiscales ; En ce qui concerne les années 1976 à 1978 : Considérant que M. DE JONG soutient que, lorsqu'ils ont été fixés, les forfaits servant de base à l'impôt sur le revenu au titre des B.I.C. ne peuvent être remis en cause ; Considérant qu'aux termes de l'article 302 ter du code général des impôts : "-
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