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02MA00746

CETATEXT000007595413 J6XLX2006X06X000000200746 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/59/54/CETATEXT000007595413.xml Texte Cour administrative d'appel de Marseille, 3ème chambre - formation à 3, du 22 juin 2006, 02MA00746, inédit au recueil Lebon 2006-06-22 Cour administrative d'appel de Marseille 02MA00746 Rejet 3EME CHAMBRE - FORMATION A 3 autres C M. DARRIEUTORT PASCAL M. Laurent MARCOVICI M. TROTTIER Vu la requête enregistrée le 24 avril 2002 et les mémoires complémentaires en date du 19 janvier 2004 et 30 décembre 2004 pour M. X... X ...), par Me Y... ; M. X demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n°9707754 et 9803286 en date du 18 février 2002, par lequel le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande tendant à la décharge de la cotisation de taxe d'habitation à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 1995 et de l'année 1996, dans les rôles de la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer et tendant à la condamnation de l'Etat à lui verser une somme de 5 000 francs au titre des frais non compris dans les dépens ; 2°) de prononcer la décharge des cotisations à la taxe foncière auxquelles il a été assujetti au titre des années 1995 et 1996 ; 3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que le droit de plaidoirie et le droit de timbre ; …………………………………………………………………………………………………….. Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 18 mai 2006 : - le rapport de M. Marcovici, rapporteur ; - et les conclusions de M. Trottier, commissaire du gouvernement ; Considérant que M. X... X demande la décharge des cotisations de taxe d'habitation auxquelles il a été assujetti au titre des années 1995 et 1996 à raison de la maison dont il est locataire sur le territoire de la commune des Saintes-Maries-de-la-Mer ; Considérant qu'aux termes de l'article 1407 du code général des impôts : «I. La taxe d'habitation est due : 1° Pour tous les locaux meublés affectés à l'habitation» ; qu'aux termes de l'article 1415 du code général des impôts : «La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition» ; Considérant qu'il est constant que le bien dont est locataire M. X a la nature de propriété bâtie et n'est pas dépourvu de meubles ; que la circonstance que cette propriété, qui dispose d'ailleurs de l'eau courante, ne dispose pas d'installations lui fournissant une eau potable, ne s'oppose pas à son assujettissement à la taxe d'habitation ; que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-3 du code de la construction et de l'habitation qui impose aux logements l'installation d'une alimentation en eau potable, est inopérant ; que si le requérant invoque les dispositions de la loi du 30 juillet 1990 aux termes desquelles l'évaluation cadastrale doit être déterminée en fonction du marché locatif, il n'établit pas, en tout état de cause, que la propriété serait impropre à la location ; qu'au demeurant si la loi n° 95-115 du 4 février 1995 d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire prévoit que «Les résultats de la révision générale des évaluations cadastrales seront incorporés dans les rôles d'imposition au plus tard le 1er janvier 1997, dans les conditions fixées par la loi prévue par le deuxième alinéa du I de l'article 47 de la loi n° 90-669 du 30 juillet 1990 relative à la révision générale des évaluations des immeubles retenus pour la détermination des bases des impôts directs locaux», ces résultats n'étaient pas incorporés à la date des 1er janvier 1995 et 1996 ; qu'ainsi M. X n'est pas fondé à invoquer les dispositions précités ; Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article 1496 du code général des impôts : I - La valeur locative des locaux affectés à l'habitation … est déterminée par comparaison avec celle de locaux de référence, choisis dans la commune, pour nature et catégorie de locaux…» ; qu'aux termes des dispositions de l'article 324 Z de l'annexe III au code général des impôts : «I- L'évaluation par comparaison consiste à attribuer à un immeuble ou à un local donné, une valeur locative proportionnelle à celle qui a été adoptée pour d'autres biens de même nature pris comme type. II - Les types dont il s'agit doivent correspondre aux catégories dans lesquelles peuvent être rangés les biens de la commune visés aux articles 324 Y à 324 AC, au regard de l'affectation, de la situation, de la nature de la construction, de son importance, de son état d'entretien et de son aménagement» ; qu'il n'est pas contesté que le local utilisé pour servir de référence à l'imposition des locaux en cause, correspondait aux catégories dans lesquelles peuvent être rangés les biens de la commune visés aux articles 324 Y à 324 AC, au regard de l'affectation, de la situation, de la nature de la construction, de son importance, de son état d'entretien et de son aménagement ; que l'absence d'installation d'eau potable dans un local n'exclut pas ledit local, des catégories définies par l'article 324 Z de l'annexe III du code général des impôts précité ; qu'au demeurant, l'existence de telles installations est prise en compte dans le calcul de la valeur locative, aux termes des dispositions de l'article 324 T de l'annexe III au code général des impôts ; Considérant, que l'imposition en litige étant légalement établie, ainsi qu'il vient d'être dit, M. X ne peut utilement prétendre qu'elle est contraire à l'égalité des citoyens devant les charges publiques ; Considérant qu'il résulte de ce qui précède que M. X n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le Tribunal administratif de Marseille a rejeté sa demande ; Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative s'opposent à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, soit condamné à verser à M. X les sommes qu'il réclame au titre des frais non compris dans les dépens ; D E C I D E : Article 1 : La requête susvisée de M. X est rejetée. Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. X... X et au ministre de l'économie, des finances et de l'industrie. Copie en sera adressée au directeur de contrôle fiscal sud-est et à Me Y.... N° 02MA00746 2

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