CETATEXT000007601781 J7XLX2003X12X000000001090 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/60/17/CETATEXT000007601781.xml Texte Cour administrative d'appel de Douai, 2e chambre - formation à 3, du 30 décembre 2003, 00DA01090, inédit au recueil Lebon 2003-12-30 Cour administrative d'appel de Douai 00DA01090 Rejet 2E CHAMBRE - FORMATION A 3 plein contentieux C M. Gipoulon M. Nowak M. Paganel Vu la requête, enregistrée au greffe de la Cour le 11 septembre 2000, présentée par M. Yves X demeurant ... (Pas-de-Calais), 21 résidence du bois ; M. Yves X demande à la Cour : 1' d'annuler le jugement n° 962182 en date du 30 juin 2000 par lequel le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande en décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre des années 1988, 1989 et 1990 ; 2' de prononcer la décharge demandée ; Il soutient que les dispositions de l'article 201 du code général des impôts ne sont pas applicables à la cession d'éléments de son exploitation agricole dont il a conservé à titre transitoire l'élevage de moutons ; qu'il entend se prévaloir de l'interprétation formelle de la loi fiscale exprimée dans la documentation administrative 4 B 241 du 15 juin 1991 qui exclut la prise en compte des plus-values et moins-values à court terme de cession pour la compensation générale avec les autres plus-values et moins-values de l'exercice en cours ; Vu le jugement attaqué ; Vu, enregistré au greffe le 30 avril 2001, le mémoire en défense présenté par le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie et concluant au rejet de la requête ; il soutient que les dispositions de l'article 201 du code général des impôts visent la cession ou cessation, en totalité ou en partie, des exploitations agricoles et sont applicables en l'espèce ; que le requérant fait une interprétation incorrecte de la doctrine administrative exprimée sous la référence 4 B 241 ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience, Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 décembre 2003 où siégeaient MM. Gipoulon, président de chambre, Nowak, premier conseiller, et Mme Eliot, conseiller : - le rapport de M. Nowak, premier conseiller, - et les conclusions de M. Paganel, commissaire du gouvernement ; Considérant que M. Yves X qui était agriculteur dans le département de l'Aisne a cédé le 10 janvier 1991 à la société civile agricole de la Vallée Rochette son activité de polyculture et a conservé l'élevage de moutons qui y était associé et a repris le 25 juin 1991 une nouvelle exploitation agricole à ... dans le département du Pas de Calais ; qu'à l'issue de la vérification de comptabilité de ses exercices clos les 30 juin 1988 à 1991 et faute d'avoir souscrit une déclaration de résultat arrêté au 10 janvier 1991 conformément aux dispositions de l'article 201 du code général des impôts, l'administration a imposé à l'impôt sur le revenu, au titre de l'année 1991, le résultat de l'exercice clos le 30 juin 1991 ainsi que la totalité d'une plus-value à court terme dont M. X n°avait déclarée qu'un tiers dans ce résultat faisant ainsi application des dispositions de l'article 39 quaterdecies du même code, le solde ayant bénéficié d'une imposition différée ; que par une réclamation du 14 décembre 1993, M. X a demandé la décharge du complément d'impôt sur le revenu procédant ce dernier redressement au motif que n°était pas justifiée la remise en cause de l'étalement de la plus-value à court terme effectué conformément à cet article 39 quaterdecies ; que tout en maintenant le principe de l'imposition immédiate des revenus et notamment de la plus-value à court terme, l'administration a prononcé un dégrèvement en accordant à M. X le bénéfice de l'étalement d'imposition de cette plus-value conformément aux dispositions de l'article 163 du code général des impôts alors en vigueur et a, en conséquence, mis en recouvrement le 30 novembre 1995 des compléments d'impôt sur le revenu au titre des années 1988, 1989 et 1990 ; que M. X qui doit être regardé comme faisant appel du jugement par lequel le tribunal administratif d'Amiens a rejeté sa demande en décharge de ces compléments d'impôt sur le revenu conteste, dans son principe, l'application des dispositions de l'article 201 du code général des impôts et le refus du bénéfice des dispositions de l'article 39 quaterdecies du même code ; Considérant qu'aux termes de l'article 201 du code général des impôts : '
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.