CETATEXT000007622994 JFXLX1988X05X0000067161 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/62/29/CETATEXT000007622994.xml Texte Conseil d'Etat, 8 / 9 SSR, du 11 mai 1988, 67161 70387, publié au recueil Lebon 1988-05-11 Conseil d'Etat 67161 70387 Annulation réduction 8 / 9 SSR Plein contentieux fiscal A M. Ducamin M. de Vulpillières M. Chahid-Nouraï Vu °1, sous le °n 67 161, la requête enregistrée le 26 mars 1985 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par l'ASSOCIATION IMMOBILIERE SAINTE-RITA, dont le siège est ..., représentée par son président en exercice, et tendant à ce que le Conseil d'Etat : °1) annule le jugement du 8 novembre 1984 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre de l'année 1980 dans les rôles de la commune de Bondy (Seine-Saint-Denis), °2) lui accorde la réduction de l'imposition contestée, Vu °2, sous le °n 70 387, la requête enregistrée le 11 juillet 1985, au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée par l'ASSOCIATION IMMOBILIERE SAINTE-RITA, dont le siège est ..., représentée par son président en exercice, et tendant à ce que le Conseil d'Etat : °1) annule le jugement du 14 mai 1985 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la réduction de la taxe foncière sur les propriétés bâties à laquelle elle a été assujettie au titre des années 1981 et 1982 dans les rôles de la commune de Bondy (Seine-Saint-Denis), °2) lui accorde la réduction de l'imposition contestée, Vu les autres pièces des dossiers ; Vu le code général des impôts Vu le code des tribunaux administratifs ; Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ; Vu la loi du 30 décembre 1977 ; Après avoir entendu : - le rapport de M. de Vulpillières, Conseiller d'Etat, - les conclusions de M. Chahid-Nouraï, Commissaire du gouvernement ; Considérant que les requêtes de l'ASSOCIATION IMMOBILIERE SAINTE-RITA présentent à juger la même question ; qu'il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule décision ; Considérant que, pour demander la réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties auxquelles elle a été assujettie au titre des années 1980, 1981 et 1982 en tant que propriétaire d'un ensemble immobilier situé dans la commune de Bondy (Seine-Saint-Denis) et qui est utilisé comme établissement d'enseignement par l'association des Instituts de l'Assomption, l'ASSOCIATION IMMOBILIERE SAINTE-RITA soutient que la valeur locative ayant servi de base pour le calcul des impositions a été actualisée à tort, au 1er janvier 1980, au moyen du coefficient correspondant aux locaux commerciaux et biens divers alors qu'elle aurait dû l'être au moyen du coefficient correspondant aux locaux d'habitation et à usage professionnel ; Considérant qu'aux termes de l'article 1494 du code général des impôts : "La valeur locative des biens passibles de la taxe foncière sur les propriétés bâties, de la taxe d'habitation ou d'une taxe annexe établie sur les mêmes bases est déterminée, conformément aux règles définies par les articles 1495 à 1508, pour chaque propriété u fraction de propriété normalement destinée à une utilisation distincte" ; qu'aux termes de l'article 1496 du même code : "I. La valeur locative des locaux affectés à l'habitation ou servant à l'exercice d'une profession autre qu'agricole, commerciale, artisanale ou industrielle est déterminée par comparaison avec celle de locaux de référence choisis, dans la commune, pour chaque nature et catégorie de locaux" ; qu'aux termes de l'article 1497 dudit code : "Par dérogation à l'article 1496-I, les locaux d'habitation qui présentent un caractère exceptionnel et les locaux à usage professionnel spécialement aménagés pour l'exercice d'une activité particulière sont évalués dans les conditions prévues à l'article 1498" ; qu'aux termes de l'article 1498 dudit code : "La valeur locative de tous les biens autres que les locaux d'habitation ou à usage professionnel visés à l'article 1496-I et que les établissements industriels visés à l'article 1499 est déterminée au moyen de l'une des méthodes indiquées ci-après : - °1 Pour les biens donnés en location à des conditions de prix normales, la valeur locative est celle qui ressort de cette location ; - °2 a. Pour les biens loués à des conditions de prix anormales ou occupés par leur propriétaire, occupés par un tiers à un autre titre que la location, vacants ou concédés à titre gratuit, la valeur locative est déterminée par comparaison. - Les termes de comparaison sont choisis dans la commune. Ils peuvent être choisis hors de la commune pour procéder à l'évaluation des immeubles d'un caractère particulier ou exceptionnel ; - b. La valeur locative des termes de comparaison est arrêtée : - Soit en partant du bail en cours à la date de référence de la révision lorsque l'immeuble type était loué normalement à cette date, - Soit, dans le cas contraire, par comparaison avec des immeubles similaires situés dans la commune ou dans une localité présentant, du point de vue économique, une situation analogue à celle de la commune en cause et qui faisaient l'objet à cette date de locations consenties à des conditions de prix normales ; - °3 A défaut de ces bases, la valeur locative est déterminée par voie d'appréciation directe" ; qu'enfin, aux termes de l'article 1518 ducode général des impôts, dans sa rédaction applicable en l'espèce : "I. Dans l'intervalle de deux révisions générales, les valeurs locatives définies aux articles 1496-I et II et 1497 et 1498 ...sont actualisées tous les deux ans au moyen de coefficients correspondant à l'évolution de ces valeurs, entre la date de référence de la dernière révision générale et celle retenue pour l'actualisation ... II Les coefficients visés au I sont fixés ... pour les propriétés bâties, par secteur géographique et par nature ou catégorie de biens ... III L'incorporation dans les rôles d'impôts directs locaux des résultats de la première actualisation des valeurs locatives foncières est fixée au 1er janvier
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.