CETATEXT000007779492 JGXLX1990X05X0000009235 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/77/94/CETATEXT000007779492.xml Texte Conseil d'Etat, 2 / 6 SSR, du 14 mai 1990, 109235, inédit au recueil Lebon 1990-05-14 Conseil d'Etat 109235 2 / 6 SSR C Groshens Abraham Vu la requête, enregistrée le 24 juillet 1989 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour la SOCIETE SAYAG ELECTRONIC dont le siège social est ... ; la SOCIETE SAYAG ELECTRONIC demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler l'ordonnance du 7 juillet 1989 par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a rejeté sa requête tendant à la suspension de l'astreinte ordonnée par un arrêté du maire de Paris en date du 24 mai 1989 ; 2°) d'ordonner la suspension de l'astreinte administrative prononcée à son encontre ; 3°) de condamner la ville de Paris ou l'Etat à lui verser une indemnité de 15 000 F sur le fondement de l'article 1er du décret du 2 septembre 1981 ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs ; Vu la loi n° 1150 du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et présenseignes ; Vu le décret n° 82-211 du 24 février 1982 ; Vu le décret n° 88-907 du 2 septembre 1988 ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; Après avoir entendu : - le rapport de M. Groshens, Conseiller d'Etat, - les observations de la S.C.P. Delaporte, Briard, avocat de la SOCIETE SAYAG ELECTRONIC et de Me Foussard, avocat du maire de Paris, - les conclusions de M. Abraham, Commissaire du gouvernement ; Considérant qu'aux termes de l'article 25 de la loi du 29 décembre 1979 relative à la publicité, aux enseignes et préenseignes, l'arrêté ordonnant soit la suppression soit la mise en conformité avec les dispositions de ladite loi ou des textes réglementaires pris pour son application, des publicités, enseignes et préenseignes "fixe le délai imparti pour la suppression ou la mise en conformité ... et, le cas échéant, la remise en état des lieux. A l'expiration de ce délai, ... la personne à qui il a été notifié est redevable d'une astreinte de cent francs par jour et par publicité, enseigne ou préenseigne maintenue... Lorsque la mise en demeure a été déférée au tribunal administratif pour excès de pouvoir, le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il délègue statuant en référé, peut, si la demande lui en est présentée dans les huit jours francs de la notification de l'arrêté et si les moyens énoncés dans la requête paraissent sérieux et de nature à justifier l'annulation de l'arrêté, ordonner la suspension de l'astreinte jusqu'à la décision à intervenir au principal. Le président statue dans les quinze jours de la saisine ... L'ordonnance est exécutoire, nonobstant appel devant le Conseil d'Etat..." ; Considérant qu'en l'état de l'instruction aucun des moyens présentés par la SOCIETE SAYAG ELECTRONIC devant le tribunal administratif de Paris, à l'appui de ses conclsions tendant à l'annulation pour excès de pouvoir de l'arrêté en date du 24 mai 1989 par lequel le maire de Paris l'a mise en demeure de déposer dans un délai de quinze jours, sous peine d'une astreinte de 174,70 francs par jour l'enseigne lumineuse placée par elle sur la façade de l'immeuble situé ...
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.