CETATEXT000007880782 JGXLX1995X05X0000055149 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/07/88/07/CETATEXT000007880782.xml Texte Conseil d'Etat, 4 SS, du 19 mai 1995, 155149, inédit au recueil Lebon 1995-05-19 Conseil d'Etat 155149 4 SS C Mme Lallemand M. Aguila Vu la requête enregistrée le 11 janvier 1994 au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat, présentée par M. Camille X..., demeurant ... ; M. X... demande que le Conseil d'Etat annule la décision du 22 octobre 1993 par laquelle le conseil national de l'Ordre des médecins ne l'a pas autorisé à faire état de la qualification de médecin qualifié spécialiste en pédiatrie ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu l'arrêté du 16 octobre 1989 portant approbation du règlement relatif à la qualification des médecins établi par le conseil national de l'Ordre ; Vu la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ; Vu le code des tribunaux administratifs et des cours administratives d'appel ; Vu l'ordonnance n° 45-1708 du 31 juillet 1945, le décret n° 53-934 du 30 septembre 1953 et la loi n° 87-1127 du 31 décembre 1987 ; Après avoir entendu en audience publique : - le rapport de Mme Lallemand, Conseiller d'Etat, - les observations de la SCP Vier, Barthélemy, avocat du conseil national de l'Ordre des médecins, - les conclusions de M. Aguila, Commissaire du gouvernement ; Considérant qu'en rappelant les étapes de la carrière de M. X... depuis qu'il a obtenu son diplôme de docteur en médecine en 1988, le conseil national de l'Ordre des médecins n'a pas fondé sa décision sur des faits matériellement inexacts ; Considérant que si M. X... soutient que le conseil national aurait dû prendre en compte les stages de pédiatrie qu'il a effectués avant d'obtenir son diplôme de docteur en médecine, il ressort des pièces du dossier qu'en estimant que l'expérience de M. X... postérieure à l'achèvement de ses études médicales ne permettait pas d'estimer qu'il avait acquis les connaissances particulières nécessaires à la qualification en pédiatrie, le conseil national de l'Ordre des médecins n'a commis ni erreur de doit ni erreur manifeste d'appréciation ; Considérant qu'il résulte de tout ce qui précède que M. X... n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par la décision attaquée, le conseil national de l'Ordre des médecins a rejeté sa demande ; Sur les conclusions du conseil national de l'Ordre des médecins tendant à l'application de l'article 75-I de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 : Considérant qu'il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application des dispositions de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 et de condamner M. X... à verser au conseil national de l'Ordre des médecins la somme qu'il demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens ;Article 1er : La requête de M. X... est rejetée.Article 2 : Les conclusions du conseil national de l'Ordre des médecins tendant à l'application de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. Camille X..., au conseil national de l'Ordre des médecins et au ministre d'Etat, ministre des affaires sociales, de la santé et de la ville. 55-03-01 PROFESSIONS - CHARGES ET OFFICES - CONDITIONS D'EXERCICE DES PROFESSIONS - MEDECINS. Loi 91-647 1991-07-10 art. 75
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.