CETATEXT000019674184 J4_L_2007_12_000000701899 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/19/67/41/CETATEXT000019674184.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Nantes, 3ème Chambre, 28/12/2007, 07NT01899, Inédit au recueil Lebon 2007-12-28 Cour Administrative d'Appel de Nantes 07NT01899 3ème Chambre plein contentieux C M. LOOTEN PRIGENT M. Jean-Pierre LOOTEN M. MILLET Vu la requête, enregistrée le 12 juillet 2007, présentée pour M. et Mme X, demeurant ..., par Me Prigent, avocat au barreau de Rennes ; M. et Mme X demandent à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 05-4267 du 27 avril 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande tendant à la condamnation de la commune de Saint-Nicolas-de-Redon à leur verser une somme de 17 434,14 euros en réparation du préjudice subi à l'occasion de travaux effectués pour ladite commune ; 2°) de condamner la commune de Saint-Nicolas-de-Redon à leur verser les sommes de 14 297,46 euros (9 673,10 + 4 624,36 euros), correspondant au coût des travaux à effectuer et 3 136,68 euros au titre du trouble de jouissance, dire que ces sommes porteront intérêts à compter de la décision à intervenir ; 3°) de condamner la commune de Saint-Nicolas-de-Redon au paiement d'une somme de 8 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; ..................................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 20 décembre 2007 : - le rapport de M. Looten, président ; - les observations de Me Naux, substituant Me Martin-Bouhours, avocat de la commune de Saint-Nicolas-de-Redon ; - les observations de Me Leray, substituant Me Morvan, avocat de la société Egetra ; - et les conclusions de M. Millet, commissaire du gouvernement ; Sur la responsabilité de la commune de Saint-Nicolas-de-Redon : Considérant que par un contrat en date du 23 octobre 2001, la commune de Saint-Nicolas-de-Redon (Loire-Atlantique) a confié à la société Egetra la réalisation de travaux de remise en état de son réseau de collecte des eaux pluviales ; que ces travaux ont débuté en janvier 2002 ; que la société Egetra a notamment procédé, impasse des Tannins, à proximité de la maison d'habitation de M. et Mme X, à l'ouverture d'une tranchée d'un mètre de large sur une profondeur de 1,6 mètre pour la pose d'une canalisation en PVC d'un diamètre de 600 mms ; que les requérants interjettent appel du jugement du 27 avril 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nantes a rejeté leur demande tendant à l'indemnisation des préjudices résultant de la présence de fissures verticales situées sur un pignon de leur maison qui seraient apparues à la suite de ces travaux ; Considérant qu'à la demande de la commune de Saint-Nicolas-de-Redon un constat d'huissier a été établi ; que, nonobstant les mentions contradictoires figurant sur les différentes copies du procès-verbal de ce constat, il ressort clairement des pièces du dossier et du constat lui-même, dont toutes les versions font état de projets de travaux qui doivent débuter au mois de janvier 2002, que ledit constat a été établi le 20 décembre 2001, date à laquelle il a été enregistré sous le n° 531, au répertoire des actes soumis à la taxe forfaitaire prévue par l'article 802 bis du code général des impôts ; que ledit constat a ainsi été établi avant le début des travaux litigieux ; que si les requérants soutiennent sans contredit que ce constat n'a pas été établi contradictoirement il peut cependant être retenu à titre d'élément d'information ; que si, ainsi que l'ont relevé les premiers juges, plusieurs corrections ont été apportées au procès-verbal de ce constat, il est constant cependant qu'ont été annexées aux différentes versions de ce constat la même collection de planches photographiques ; que ces différentes versions mentionnent toutes, en page 4, une maison dont l'un des pignons est très fissuré et faïencé : épreuve photographique
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.