CETATEXT000020131812 J6_L_2008_12_000000701844 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/20/13/18/CETATEXT000020131812.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Marseille, 7ème chambre - formation à 3, 18/12/2008, 07MA01844, Inédit au recueil Lebon 2008-12-18 Cour Administrative d'Appel de Marseille 07MA01844 7ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. FERULLA SELARL ROLAND MARMILLOT Mme Sylvie BADER-KOZA M. DIEU Vu la requête, enregistrée le 23 mai 2007 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille sous le n° 07MA01844, présentée pour M. Khariman X, de nationalité turque, demeurant ..., par Me Marmillot, avocat ; M. X demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0700571 en date du 10 mai 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté en date du 31 janvier 2007 par lequel le préfet de Vaucluse a refusé de lui délivrer un titre de séjour et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai d'un mois ; 2°) d'annuler l'arrêté du préfet de Vaucluse en date du 31 janvier 2007 ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; .......................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 20 novembre 2008 : - le rapport de Mme Bader-Koza, rapporteur ; - les conclusions de M. Dieu, commissaire du gouvernement ; Considérant que M. X, de nationalité turque, né en 1962, a sollicité l'admission au séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que, par un arrêté en date du 31 janvier 2007, le préfet de Vaucluse a rejeté sa demande et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français ; que, par un jugement en date du 10 mai 2007 dont M. X relève appel, le Tribunal administratif de Nîmes a rejeté la demande de ce dernier tendant à l'annulation dudit arrêté ; Sur la légalité externe : Considérant, en premier lieu, que, par arrêté n° SI20 06-09-11-0050-PREF en date du 11 septembre 2006, publié au recueil des actes administratifs de l'Etat dans le département de Vaucluse, M. Hugues Parant, préfet dudit département a donné délégation à M. Hubert Vernet, secrétaire général, pour signer tous arrêtés, sauf exclusions ne s'étendant pas aux décisions relatives au séjour et à l'éloignement des étrangers ; que, par suite, le moyen tiré du défaut de compétence de l'auteur de l'acte querellé manque en fait et doit, dès lors, être écarté ; Considérant, en second lieu, que l'arrêté contesté du 31 janvier 2007 vise la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; qu'il ressort de l'examen de l'arrêté précité que la décision de refus de titre de séjour énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, et notamment la circonstance que l'intéressé est marié et qu'il a trois enfants résidant en Turquie et qu'ainsi, il ne saurait se prévaloir de sa vie commune avec Mlle ; que s'il est exact que l'arrêté ne mentionne pas qu'un enfant est né en 2005 du concubinage avec Mlle , cette circonstance ne saurait suffire à faire regarder la décision préfectorale comme insuffisamment motivée ; que, par suite, comme l'ont estimé les premiers juges, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté ; Sur la légalité interne : Considérant qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : «
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.