CETATEXT000020252661 J6_L_2008_12_000000702576 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/20/25/26/CETATEXT000020252661.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 15/12/2008, 07MA02576, Inédit au recueil Lebon 2008-12-15 Cour Administrative d'Appel de Marseille 07MA02576 5ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. PERRIER BOCHNAKIAN M. Patrick FRANCOZ Mme PAIX Vu la requête, transmise par télécopie le 9 juillet 2007, régularisée le 17 juillet 2007, enregistrée au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n° 07MA02576, présentée par Me Bochnakian, avocat, pour M. Nadjib X, élisant domicile ... ; M. X demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0503256 du 9 mai 2007 par lequel le Tribunal administratif de Nice a rejeté sa demande d'annulation de la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer et des collectivités territoriales a rejeté sa demande d'abrogation de l'arrêté d'expulsion dont il a fait l'objet le 17 janvier 1985 ; 2°) d'abroger l'arrêté d'expulsion du 17 janvier 1985 ; 3°) de condamner l'Etat à lui verser une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; .......................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu la convention internationale sur les droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ; Vu l'ordonnance modifiée n° 45-2658 du 2 novembre 1945 ; Vu le décret n° 82-440 du 26 mai 1982 modifié par les décrets n° 97-24 du 13janvier 1997 et n° 2005-615 du 30 mai 2005 ; Vu le décret n° 83-1025 du 28 novembre 1983 ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 24 novembre 2008 : - le rapport de M. Francoz, premier conseiller ; - les observations de Me Bochnakian, avocat de M. X ; - et les conclusions de Mme Paix, commissaire du gouvernement ; Considérant que par une demande en date du 22 décembre 2004 adressée au ministre de l'intérieur par voie postale en courrier recommandé avec avis de réception, M. X, de nationalité algérienne, a sollicité l'abrogation de l'arrêté d'expulsion pris à son encontre le 17 janvier 1985 ; que le ministre de l'intérieur étant tenu par les dispositions de l'article 7 du décret n° 83-1025 du 28 novembre 1983 de transmettre cette demande au préfet du Var, compétent sur le fondement des dispositions de l'article 5-II nouveau du décret modifié n° 82-440 du 26 mai 1982 modifié pour décider de l'éventuelle abrogation de l'arrêté d'expulsion en cause, celui-ci doit être regardé en l'absence de toute réponse explicite, comme ayant opposé une décision implicite de rejet au terme d'un délai de quatre mois ayant suivi la réception de la demande ; que cette décision tacite doit être regardée comme celle attaquée par M. X devant le Tribunal administratif de Nice ; Considérant que pour demander l'annulation du jugement du 9 mai 2007 et de la décision préfectorale susvisés, ainsi que l'abrogation de l'arrêté d'expulsion du 17 janvier 1985, M. X renouvelle en appel les moyens, opérant s'agissant d'une demande d'abrogation d'une décision d'expulsion, développés devant le Tribunal administratif de Nice et tirés de ce que les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant doivent être prises en considération dans l'intérêt supérieur de ses trois enfants nés et scolarisés en France et de ce que, eu égard à l'ancienneté et à la persistance de sa situation familiale en France, à l'ancienneté des délits qui sont à l'origine de la mesure d'expulsion du 17 janvier 1985, à l'antériorité de cette dernière, au fait qu'il n'a fait l'objet d'aucune autre condamnation et qu'il ne représente plus une menace pour l'ordre public, la décision implicite de refus d'abrogation du 17 janvier 1985 est de nature à porter atteinte à son droit à une vie privée et familiale normale au sens des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Considérant que pour rejeter la demande de M. X tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande d'abrogation présentée le 22 décembre 2004 à l'encontre de la mesure d'expulsion du 17 janvier 1985, ainsi qu'à l'abrogation de cette dernière, le Tribunal administratif de Nice a, par le jugement attaqué, considéré que le demandeur ne démontrait pas ne plus présenter de risques de troubles à l'ordre public, que le refus d'abrogation qui lui a été opposé en vue de prévenir la commission de nouvelles infractions aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect à une vie privée et familiale normale au sens des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et, enfin, que le refus d'abroger aurait porté une atteinte réelle à l'intérêt supérieur de ses trois enfants au sens des stipulations de l'article 3-1 de convention internationale sur les droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ; Sur la légalité de la décision préfectorale implicite de rejet : Considérant, d'une part, qu'aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant susvisée que : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale » et que selon l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : «
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.