CETATEXT000022233111 JG_L_2010_05_000000327214 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/22/23/31/CETATEXT000022233111.xml Texte Conseil d'État, 6ème sous-section jugeant seule, 12/05/2010, 327214, Inédit au recueil Lebon 2010-05-12 Conseil d'État 327214 6ème sous-section jugeant seule Excès de pouvoir C Mme Maugüé M. Bruno Chavanat M. Guyomar Mattias Vu la requête et le nouveau mémoire, enregistrés les 20 avril et 27 mai 2009 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés par Mme Vijayalatchoumy B, élisant domicile chez ...; Mme B demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France a rejeté son recours dirigé contre la décision du 18 décembre 2008 par laquelle le consul général de France à Pondichéry (Inde) a refusé de lui délivrer un visa d'entrée et de court séjour en France ; 2°) d'enjoindre aux autorités compétentes de lui délivrer le visa sollicité ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le règlement (CE) n° 562/2006 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Bruno Chavanat, Maître des Requêtes, - les conclusions de M. Mattias Guyomar, rapporteur public ; Sur la légalité de la décision attaquée : Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête ; Considérant qu'aux termes de l'article 5 du règlement (CE) n° 562/2006 du Parlement européen et du Conseil, du 15 mars 2006, établissant un code communautaire relatif au régime de franchissement des frontières par les personnes l'étranger qui souhaite faire en France un séjour n'excédant pas trois mois sur une période de six mois doit : 1. (...) c) (...) disposer des moyens de subsistance suffisants, tant pour la durée du séjour envisagé que pour le retour dans le pays tiers dans lequel leur admission est garantie ou être en mesure d'acquérir légalement ces moyens (...) ; Considérant, en premier lieu, que si Mme B fait état d'une rémunération mensuelle modeste, il ressort des pièces du dossier qu'elle disposait, au jour où la commission de recours contre les refus de visa s'est prononcée, d'un solde créditeur sur son compte bancaire d'un montant supérieur à 2 000 euros, ainsi que sur son compte courant d'un montant supérieur à 5 400 euros ; qu'elle produit en outre une attestation d'accueil de M. C, chez qui elle doit être hébergée, validée par la mairie de Trappes
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.