CETATEXT000023603759 J1_L_2011_01_000000901315 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/23/60/37/CETATEXT000023603759.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Paris, 9ème Chambre, 27/01/2011, 09PA01315, Inédit au recueil Lebon 2011-01-27 Cour Administrative d'Appel de Paris 09PA01315 9ème Chambre plein contentieux C M. STORTZ SELARL TOUTTEE, CARRE ET ASSOCIES M. Alain LERCHER Mme BERNARD Vu la requête et le mémoire complémentaire, enregistrés le 9 mars 2009 et le 5 août 2009, présentés pour M. Youssef A, demeurant ..., par Me Touttée ; M. A demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0317829/1-3 du 31 décembre 2008, en tant que par ledit jugement le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales qui lui ont été assignées au titre des années 1999 et 2000; 2°) de prononcer la décharge des impositions contestées ainsi que des pénalités y afférentes ; 3°) de condamner l'Etat au remboursement des frais irrépétibles pour un montant de 5 000 euros ; ..................................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 janvier 2011 : - le rapport de M. Lercher, rapporteur, - les conclusions de Mme Bernard, rapporteur public, - et les observations de Me Thouin, pour M. A ; Considérant qu'à la suite d'une vérification de comptabilité de la société Sogal, dont M. A est le président-directeur général, portant sur les années 1999 et 2000, l'administration a rejeté la déduction de dépenses remboursées à M. A et considérées comme non exposées dans l'intérêt direct de l'exploitation de cette société ; que M. A a fait l'objet, par suite, de divers rehaussements de son revenu global imposable à l'impôt sur le revenu et aux contributions sociales pour les années 1999 et 2000 ; que par jugement du 31 décembre 2008, le Tribunal administratif de Paris a réduit la base des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales qui lui ont été assignées au titre desdites années d'une somme de 596,08 euros (3 910 F) et rejeté le surplus de sa demande tendant à la réduction des cotisations supplémentaires litigieuses ainsi que des pénalités y afférentes ; que M. A fait appel, dans cette mesure, de ce jugement ; Sur l'appel principal : Sur l'étendue du litige : Considérant, d'une part, que M. A renonce à contester en appel le caractère personnel des dépenses qui lui ont été remboursées par la société Sogal à hauteur de 6 002 F, correspondant aux factures suivantes : 1 489 F (Brasserie de l'M à Chamonix), 958 F (train Paris-Cluses via Lyon et retour), 190 F (Pizza Pasta à Lyon), 3 365 F (avion Paris-Beyrouth) ; Considérant, d'autre part, qu'au cours de l'instance devant la Cour, par décision du 9 juin 2010, le ministre du budget, des comptes publics et de la réforme de l'Etat a prononcé le dégrèvement en droits et pénalités, à concurrence d'une somme de 2 100 euros du complément d'impôt sur le revenu auquel M. A a été assujetti au titre de l'année 1999 ; que les conclusions de la requête de M. A relatives à cette imposition sont, dans cette mesure, devenues sans objet ; Sur le bien fondé des impositions : En ce qui concerne la charge de la preuve : Considérant qu'aux termes de l'article R. 57-1 du livre des procédures fiscales, dans sa rédaction applicable : La notification de redressement prévue à l'article L. 57 fait connaître au contribuable la nature et les motifs du redressement envisagé. L'administration invite, en même temps, l'intéressé à faire parvenir son acceptation ou ses observations dans un délai de trente jours à compter de la réception de cette notification ; qu'aux termes de l'article R. 194-1 du même livre, dans sa rédaction applicable : Lorsque ayant donné son accord au redressement ou s'étant abstenu de répondre dans le délai légal à la notification de redressement, le contribuable présente cependant une réclamation faisant suite à une procédure contradictoire de redressement, il peut obtenir la décharge ou la réduction de l'imposition, en démontrant son caractère exagéré ; Considérant qu'il résulte de l'instruction que M. A n'a pas fait connaître, dans le délai de trente jours prévu par les dispositions précitées de l'article R. 57-1 du livre des procédures fiscales, son désaccord avec le redressement envisagé par le vérificateur, mentionné dans la notification de redressement du 13 avril 2001 ; qu'il s'ensuit qu'en application des dispositions précitées des articles R. 57-1 et R. 194-1, M. A, qui doit être regardé comme ayant tacitement accepté le redressement en cause, supporte ainsi la charge de démontrer le caractère exagéré de l'imposition supplémentaire qui en a résulté ; En ce qui concerne le remboursement de frais à M. A : Considérant qu'aux termes de l'article 39 du code général des impôts : 1. Le bénéfice net est établi sous déduction de toutes charges, celles-ci comprenant, sous réserve des dispositions du 5, notamment : 1° les frais généraux de toute nature, les dépenses de personnel (...). 5- Sont également déductibles les dépenses suivantes :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.