CETATEXT000023662479 J0_L_2011_01_000001000017 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/23/66/24/CETATEXT000023662479.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Versailles, 2ème Chambre, 27/01/2011, 10VE00017, Inédit au recueil Lebon 2011-01-27 Cour Administrative d'Appel de Versailles 10VE00017 2ème Chambre excès de pouvoir C M. BOULEAU CECEN Mme Isabelle AGIER-CABANES Mme KERMORGANT Vu la requête, enregistrée le 4 janvier 2010 au greffe de la Cour administrative d'appel de Versailles, présentée pour M. Huseyin A, demeurant chez M. Komurcu B, ..., par Me Cecen ; M. A demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0907521 en date du 3 décembre 2009 par lequel le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 19 juin 2009 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de titre de séjour, a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de sa destination ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir cet arrêté ; 3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa demande ; Il soutient que toute sa famille a dû fuir la Turquie et que plusieurs de ses membres bénéficient du statut de réfugié ou de la nationalité française ; que sa femme et lui seraient en danger en cas de retour dans ce pays dès lors qu'ils sont kurdes de confession alevi ; qu'il vit en France depuis 2003 ; que son droit au respect de sa vie privée et familiale a été méconnu ; que l'arrêté méconnaît les dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'erreur manifeste d'appréciation ; qu'il n'a plus de famille en Turquie, et son épouse non plus ; que son épouse et ses quatre enfants, dont l'une est née en France, vivent avec lui sur le territoire national ; qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche et d'un contrat préalable d'embauche ; que ses enfants sont bien intégrés à la société française ; que les Kurdes sont réprimés en Turquie ; ........................................................................................................ Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 13 janvier 2011 : - le rapport de Mme Agier-Cabanes, premier conseiller, - et les conclusions de Mme Kermorgant, rapporteur public ; Considérant qu'aux termes de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : I. - L'autorité administrative qui refuse la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour à un étranger ou qui lui retire son titre de séjour, son récépissé de demande de carte de séjour ou son autorisation provisoire de séjour, pour un motif autre que l'existence d'une menace à l'ordre public, peut assortir sa décision d'une obligation de quitter le territoire français, laquelle fixe le pays à destination duquel l'étranger sera renvoyé s'il ne respecte pas le délai de départ volontaire prévu au troisième alinéa. ; Considérant que, par arrêté du 19 juin 2009, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de titre de séjour présentée, sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par M. A, ressortissant turc, né le 8 octobre 1968, aux motifs notamment qu'il ne remplissait pas les conditions de délivrance d'une autorisation de travail définies par l'arrêté du 18 janvier 2008, qu'il ne justifiait pas d'un visa long séjour ni d'un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou d' une autorisation de travail et qu'il ne pouvait pas se prévaloir des dispositions de l'article L. 313-11 7° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; que le préfet de la Seine-Saint-Denis a assorti ce refus de titre de séjour d'une obligation de quitter le territoire français, laquelle fixe le pays à destination duquel l'intéressé doit être renvoyé ; Sur la légalité de l'arrêté attaqué : En ce qui concerne le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français : Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée au 1° de l'article L. 313-10 sur le fondement du troisième alinéa de cet article peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 311-7 (...) ; qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A justifie, à l'appui de sa demande, de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels ; que, dès lors, les dispositions de l'article L. 313-14 du code précité ne trouvent pas à s'appliquer ; Considérant, en premier lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.