CETATEXT000023996793 J6_L_2011_04_000000903283 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/23/99/67/CETATEXT000023996793.xml Texte Cour Administrative d'Appel de Marseille, 5ème chambre - formation à 3, 07/04/2011, 09MA03283, Inédit au recueil Lebon 2011-04-07 Cour Administrative d'Appel de Marseille 09MA03283 5ème chambre - formation à 3 excès de pouvoir C M. FERULLA CABINET CICCOLINI AVOCATS ASSOCIES M. Frédéric SALVAGE Mme CHENAL-PETER Vu la requête, enregistrée le 27 août 2009 au greffe de la Cour administrative d'appel de Marseille, sous le n°09MA03283, présentée pour Mme Najoua A, demeurant ..., par Me Ciccolini, avocat ; Mme A demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n°09001605 du 15 juillet 2009 du Tribunal administratif de Nice rejetant ses demandes tendant à l'annulation des décisions du 23 février 2009 du préfet des Alpes-Maritimes lui refusant l'octroi d'un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ; 2°) d'annuler les décisions sus mentionnées ; 3°) d'enjoindre au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer un titre de séjour vie privée et familiale dans le délai de trente jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir à peine de 100 euros d'astreinte par jour de retard ; ............................................................................................. Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu l'article 1er de l'arrêté du 27 janvier 2009 qui autorise la Cour administrative d'appel de Marseille à appliquer, à titre expérimental, les dispositions de l'article 2 du décret du 7 janvier 2009, situant l'intervention du rapporteur public avant les observations des parties ou de leurs mandataires ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 10 mars 2011 : - le rapport de M. Salvage, premier conseiller ; - et les conclusions de Mme Chenal-Peter, rapporteur public ; Considérant que Mme A, de nationalité tunisienne, interjette appel du jugement du 15 juillet 2009 du Tribunal administratif de Nice rejetant ses demandes tendant à l'annulation des décisions du 23 février 2009 du préfet des Alpes-Maritimes lui refusant l'octroi d'un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ; Considérant que la décision contestée vise les textes applicables en l'espèce et les circonstances que Mme A ne justifie pas de la date précise de son entrée en France et de sa régularité ; qu'elle ne dispose pas d'un visa d'une durée supérieure à trois mois ; qu'elle n'établit pas avoir sa résidence habituelle en France depuis 2003 ; que ladite décision apprécie la situation de ses enfants et de son époux ; qu'elle précise, enfin, que l'intéressée ne peut établir, malgré des attaches familiales en France, avoir constitué une cellule familiale qui soit à la fois intense, ancienne et stable, ni ne plus avoir d'attaches dans son pays d'origine ; qu'ainsi, nonobstant l'absence de certaines précisions notamment sur la belle famille de Mme A, la décision du 23 février 2009 est suffisamment motivée en fait et en droit ; Considérant qu'aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales 1.Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et des libertés d'autrui ; que selon les stipulations de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien sus visé : Sans préjudice des dispositions du
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.