CETATEXT000024183875 J7_L_2011_06_000000901183 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/24/18/38/CETATEXT000024183875.xml Texte Cour administrative d'appel de Douai, 3e chambre - formation à 3 (ter), 09/06/2011, 09DA01183, Inédit au recueil Lebon 2011-06-09 Cour administrative d'appel de Douai 09DA01183 3e chambre - formation à 3 (ter) excès de pouvoir C Mme Appeche-Otani Mme Maryse Pestka Mme Baes Honoré Vu la requête, enregistrée le 5 août 2009 au greffe de la Cour administrative d'appel de Douai, présentée par M. Frantz A, demeurant ... ; M. A demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 0603038 du 11 juin 2009 par lequel le Tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande tendant, d'une part, à ce que l'Etat soit condamné à lui verser une somme de 1 million d'euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de sa mise à la retraite à compter du 1er juin 2006 consécutivement à l'accident de travail dont il a été victime le 28 novembre 2005 et de divers agissements fautifs de son administration, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint à son administration de le réintégrer au grade de commissaire divisionnaire à compter du 1er juin 2006 et de lui octroyer une pension d'invalidité au taux de 24 %, enfin, à ce qu'il soit enjoint à l'Etat de réintégrer son fils au sein de la police nationale et à ce que l'Etat soit condamné à verser à son fils une somme de 50 000 euros à titre de dommages-intérêts ; 2°) d'enjoindre à l'administration de le réintégrer au sein de la police nationale ; -------------------------------------------------------------------------------------------------------- Vu les autres pièces du dossier ; Vu le décret n° 86-442 du 14 mars 1986, modifié, relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Maryse Pestka, premier conseiller, les conclusions de Mme Corinne Baes Honoré, rapporteur public, aucune partie n'étant présente ni représentée ; Considérant que le 28 novembre 2005, M. Frantz A, brigadier major affecté à la brigade de surveillance du territoire de Rouen, a tiré accidentellement avec son arme de service à l'intérieur de son bureau ; qu'il a été victime du bruit de l'explosion d'un radiateur endommagé par le tir et de l'aspersion d'eau chaude qui en est résulté ; que l'imputabilité au service de cet accident, qui a entrainé un arrêt de travail de l'intéressé jusqu'au 31 mai 2006, a été reconnue ; que, par un courrier manuscrit daté du 8 mars 2006, M. A a demandé sa mise à la retraite à compter du 1er juin 2006 ; que cette mise à la retraite lui a été accordée par un arrêté du 9 mars 2006, notifié le 26 mars 2006 ; que, par un courrier du 26 juillet 2006, M. A a demandé au ministre de l'intérieur de lancer des procédures disciplinaires, voire des poursuites pénales contre certains de ses collègues et supérieurs hiérarchiques, de l'indemniser du préjudice ayant résulté de sa mise à la retraite anticipée mais non souhaitée, avec reclassement ; que, par un courrier du 22 septembre 2006, le préfet chargé du Secrétariat général pour l'administration de la police de Rennes a rejeté sa demande ; que M. A relève appel du jugement du 11 juin 2009 par lequel le Tribunal administratif de Rouen a rejeté sa demande tendant, d'une part, à ce que l'Etat soit condamné à lui verser une somme de 1 million d'euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de sa mise à la retraite à compter du 1er juin 2006 consécutivement à l'accident de travail dont il a été victime le 28 novembre 2005 et de divers agissements fautifs de son administration, d'autre part, à ce qu'il soit enjoint à son administration de le réintégrer au grade de commissaire divisionnaire à compter du 1er juin 2006 et de lui octroyer une pension d'invalidité au taux de 24 %, enfin à ce qu'il soit enjoint à l'Etat de réintégrer son fils au sein de la police nationale et à ce que l'Etat soit condamné à verser à celui-ci une somme de 50 000 euros à titre de dommages-intérêts ; Considérant, en premier lieu, que M. A soutient que l'arrêté du 9 mars 2006 par lequel il a été admis à faire valoir ses droits à la retraite par anticipation est entaché d'un vice de procédure dans la mesure où il aurait été signé avant qu'il ait déposé sa demande ; qu'il ressort toutefois des pièces du dossier que cet arrêté vise la demande formulée par l'intéressé le 8 mars 2006, et que ladite demande manuscrite, datée du 8 mars 2006, faisant état d'entretiens téléphoniques antérieurs, et confirmant sa demande de départ à la retraite pour le 1/6/2006 a été transmise par télécopie à son administration le 9 mars 2006 ; que, par suite, et en tout état de cause, M. A n'est pas fondé à soutenir que cet arrêté serait entaché d'une illégalité fautive de nature à engager la responsabilité de l'Etat ; Considérant, en deuxième lieu, qu'aux termes de l'article 12 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 susvisé : Dans chaque département, il est institué une commission de réforme départementale compétente à l'égard des personnels mentionnés à l'article
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.