CETATEXT000025469057 JG_L_2012_03_000000339116 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/25/46/90/CETATEXT000025469057.xml Texte Conseil d'État, 9ème et 10ème sous-sections réunies, 05/03/2012, 339116, Inédit au recueil Lebon 2012-03-05 Conseil d'État 339116 9ème et 10ème sous-sections réunies Plein contentieux C M. Philippe Martin SCP CELICE, BLANCPAIN, SOLTNER M. Benoit Bohnert M. Pierre Collin Vu le pourvoi du MINISTRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA REFORME DE L'ETAT, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT, enregistré le 30 avril 2010 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat ; le ministre demande au Conseil d'Etat : 1°) d'annuler l'arrêt n° 09BX00324 du 2 mars 2010 par lequel la cour administrative de Bordeaux a, sur l'appel de la société Outside Surf Travel tendant à l'annulation du jugement n° 06011525 du 4 décembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2004, annulé ce jugement et accordé à cette société la décharge de ces rappels ainsi que des pénalités correspondantes ; 2°) de renvoyer l'affaire devant la cour administrative d'appel de Bordeaux ; Vu les autres pièces du dossier ; Vu la sixième directive 77/388/CEE du Conseil du 17 mars 1977 ; Vu la directive 90/314/CEE du Conseil du 13 juin 1990 ; Vu le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ; Vu le code de justice administrative ; Après avoir entendu en séance publique : - le rapport de M. Benoit Bohnert, Maître des Requêtes, - les observations de la SCP Célice, Blancpain, Soltner, avocat de la société Outside Surf Travel, - les conclusions de M. Pierre Collin, rapporteur public ; La parole ayant été à nouveau donnée à la SCP Célice, Blancpain, Soltner, avocat de la société Outside Surf Travel ; Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que M. Norbert Hoischen, ressortissant allemand, a organisé par l'intermédiaire de la société Outside Surf Travel implantée à Cologne (RFA) des stages de surf sur la côte landaise ; qu'il participait lui-même à l'encadrement de ces stages, avec l'appui de moniteurs allemands ; que, dans le cadre d'une vérification de comptabilité de cette société diligentée pour la période du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2004, l'administration fiscale, estimant que son activité ne pouvait être regardée comme celle d'une agence de voyages établie en Allemagne et taxable seulement dans cet Etat en vertu de l'article 26 de la sixième directive 77/388/CEE du Conseil du 17 mai 1977, dès lors qu'elle était réalisée sur le territoire français, a mis à la charge de la société Outside Surf Travel des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de la période comprise entre le 1er janvier 2002 et le 31 décembre 2004 sur le fondement de l'article 259 A du code général des impôts ; qu'après rejet de ses réclamations dirigées contre ces rappels, la société Outside Surf Travel a saisi le juge de l'impôt du litige l'opposant à l'administration fiscale ; que le MINISTRE DU BUDGET, DES COMPTES PUBLICS ET DE LA REFORME DE L'ETAT, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT, se pourvoit en cassation contre l'arrêt du 2 mars 2010 par lequel la cour administrative de Bordeaux a, sur l'appel de la société Outside Surf Travel tendant à l'annulation du jugement du 4 décembre 2008 par lequel le tribunal administratif de Pau a rejeté sa demande tendant à la décharge des compléments de taxe sur la valeur ajoutée qui lui ont été réclamés au titre de la période du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2004, annulé ce jugement et accordé à cette société la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée en litige ; Considérant qu'aux termes de l'article 26 de la sixième directive 77/388/CEE du Conseil du 17 mars 1977, dans sa rédaction applicable à la période d'imposition concernée, instituant un régime de taxation sur la marge pour les agences de voyages : Régime particulier des agences de voyages -
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.