CETATEXT000026048472 J1_L_2012_06_000001104242 CETAT texte/juri/admin/CETA/TEXT/00/00/26/04/84/CETATEXT000026048472.xml Texte Cour administrative d'appel de Paris, 2ème chambre , 20/06/2012, 11PA04242, Inédit au recueil Lebon 2012-06-20 Cour administrative d'appel de Paris 11PA04242 2ème chambre excès de pouvoir C Mme TANDONNET-TUROT GOLDMAN M. Franck MAGNARD M. EGLOFF Vu la requête, enregistrée le 22 septembre 2011, présentée pour M. Elias A, demeurant ...), par Me Goldman ; M. A demande à la Cour : 1°) d'annuler le jugement n° 1101822/7-2 du 22 juillet 2011 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2010 par lequel le préfet de police a prononcé son expulsion du territoire français ; 2°) d'annuler pour excès de pouvoir ledit arrêté ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ; ..................................................................................................................... Vu les autres pièces du dossier ; Vu la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ; Vu la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; Vu l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ; Vu la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs ; Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; Vu le code de justice administrative ; Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ; Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 6 juin 2012 : - le rapport de M. Magnard, rapporteur, - les conclusions de M. Egloff, rapporteur public, - et les observations de Me Goldman, pour M. A ; Considérant que M. A fait appel du jugement n° 1101822/7-2 du 22 juillet 2011 par lequel le Tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 décembre 2010 par lequel le préfet de police a prononcé son expulsion du territoire français ; Sur les conclusions à fin d'annulation : Considérant qu'aux termes de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " (...) l'expulsion peut être prononcée si la présence en France d'un étranger constitue une menace grave pour l'ordre public " ; Considérant, en premier lieu, que l'arrêté attaqué, qui énonce les considérations de droit et de fait qui le fondent et qui rappelle la condamnation de l'intéressé par le Tribunal correctionnel de Paris le 11 février 2008, ainsi que les motifs de cette condamnation, est suffisamment motivé, alors même que le préfet de police n'a pas détaillé les éléments relatifs au comportement d'ensemble de M. A ; Considérant, en deuxième lieu, que M. A a été condamné le 11 février 2008 par le Tribunal correctionnel de Paris à cinq ans d'emprisonnement pour des faits d'agression sexuelle sur sa fille ; qu'eu égard à la gravité de ces faits, le préfet de police n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en prononçant son expulsion, alors même que le juge pénal n'a pas ordonné l'interdiction de l'intéressé du territoire français, qu'aucune autre condamnation n'a été prononcée à son encontre et que M. A, père de deux enfants nés en France et résidant sur le territoire français, a des attaches familiales en France et y a exercé des emplois ; Considérant, en troisième lieu, qu'aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : "
Explication IA à partir du texte officiel de la loi. Indicatif, ne remplace pas un conseil juridique.